La Droite de papa
Immigration : 1990, quand les propositions de la droite ressemblaient à celles du FN
Intéressant de savoir ce qu'était la droite il y a 20 ans, comment elle a évolué , les raisons de cette évolution ou de son reniement
Voici les discours que tenait la droite de papa celle du RPR d'Alain Juppé et de Fillon

<<La France ne peut plus être un pays d'immigration,elle n'est pas en mesure d’accueillir de nouveaux immigrants>>
… Voilà, entre autres, ce à quoi s’engageaient la droite et le centre, en cas de retour au pouvoir, à l’occasion de ses “états généraux de l’opposition” (RPR et UDF, transformés en UMP) consacrés à l’immigration, des 31 mars et 1er avril 1990 à Villepinte.
Juppé était en première ligne avec Chirac et Sarkozy
Villepinte 1990
Nous fermerons les frontières
nous suspendrons l'immigration
Nous reconduirons les clandestins d'où ils sont venus
nous réserverons les prestations sociales aux Français
Alain JUPPE
Comparez avec le discours tenu maintenant par Alain juppé, étonnant non ?

Parmi les participants des noms de politiques que l'on retrouve encore, dont celui qui brigue la présidence de la république.
Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, Michèle Alliot-Marie, Roselyne Bachelot, Alain Juppé, Gérard Longuet, mais aussi… François Bayrou. Coresponsable, au nom du RPR, de cette convention, Nicolas Sarkozy Alain Madelin
La droite de cette époque n'hésitait pas à pointer du doigt « la fécondité des étrangères très supérieure à celle des Françaises (3,2 enfants contre 1,84) et spécialement celle des Maghrébines (entre 4 et 5 enfants) »
La droite d’il y a vingt et un ans estimait que ''la nationalité Française ne devait pas être accordée automatiquement pour les enfants d'étrangers nés sur le sol Français et devait être demandée et étudiée à 16 ans."
donc remise en cause du droit du sol
La droite décomplexée dénonçait concernant l’école, « l’importance numérique des enfants d’immigrés est trop forte dans certains secteurs géographiques » : « L’école, avançait-elle, n’est pas un lieu d’expression multiculturelle. »
Concernant l’islam, l’UMP avait une position très ferme pour assumer que
''L'Islam n’apparaît pas conforme à nos fondements sociaux et semble incompatible avec le droit français ''
Que s'est-il passé depuis 20 ans ?
Pourquoi ces politiques de droite ont changé radicalement de position ?
-L'immigration a-t-elle diminué ?
Non ! l'immigration il y a vingt ans venait surtout d'Afrique du nord, elle était facilement contrôlable.
Aujourd'hui les migrants économiques et réfugiés de guerre arrivent de partout, surtout des clandestins.
-Leur changement radical de cap est- il une posture intellectuelle calculée, ou une prise en compte de réalités qui rendent impossibles la défense de leurs valeurs.
Les politiques autrefois patriotes, et souverainistes comme Fillon ont viré Européens et mondialistes par choix et obligation.
Obligés de ravaler les valeurs qu’ils défendaient, patriotisme, défense de l'identité et de la culture Française.
Changement accepté sans difficulté, la soif de pouvoir donnant à ces assoifés de puissance la possibilité de contorsions extraordinaires.
L'immigration ne pouvant plus être jugulée ni contrôlée pour toutes les raisons que l'on connaît,
- Plus de frontières, plus de souveraineté nationale, réglementations Européennes contraignantes, poids des puissances financières et des économistes, pressions des associations.
Devant l'impossibilité qu'ils ont contribué à établir d'appliquer leur principes fondamentaux, il ne leur reste plus qu'à vendre le multiculturalisme donc l'immigration aux Français,
L'immigration est redevenue une richesse, c'est le credo adopté par les politiques. Il ont adopté la posture stoïcienne d'Epictète 'ne perds pas ton énergie à te battre contre ce que tu ne peux changer' , et le principe ''ce sont les convictions qui nous paralysent'', donc ils font abstraction de leurs convictions. Le cynisme a remplacé l'idéal.
Puisque l'on ne peut plus assimiler les nouveaux arrivants, c'est aux Français de s'assimiler à la nouvelle société.
Voila les hommes que nous avons mis au pouvoir et qui demandent à nouveau notre suffrage, versatiles, sans colonne vertébrale, sans valeurs pérennes, prêts à tous les compromis et toutes les compromissions, sans parler des magouilles et malversations.
Si de nouveaux hommes politiques, vaccinés et nourris au biberon de la mondialisation étaient venus nous vendre ce nouvel ordre mondial, on aurait pu comprendre, accepter ou pas si on avait eu le choix, mais là ce sont les mêmes qui nous tenaient ces discours protectionnistes et souverainistes d'il y a vingt ans, qui ont vendu leur âme pour un conserver du pouvoir, et nous concoctent un monde complètement différent de leurs aspirations premières, et peut être des nôtres.
Seul un référendum indiquerait la volonté populaire concernant la politique migratoire, mais il n'est pas question de demander au peuple son avis, on serait obligé de ne pas en tenir compte comme cela s'est déjà produit. Certains y pensent, mais les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent.
Avons-nous les dirigeants que nous méritons ?
A voir les 4 millions de moutons qui sont allés payer pour être cocus, c'est bien possible.

Si ce n'est pas le cas, si nous pensons que nous voulons et méritons des hommes plus intègres, alors ?
Serons-nous capables un jour de botter le cul à tous ces faux dévots comme ils le méritent ?
Pas demain, demain nous allons peut-être remettre en selle ''Le meilleur d'entre nous'' comme disait Chirac notre vénérable Juppé ou un de ses pairs, un de ces derviches tourneurs qui nous donnent le vertige.

