mardi 29 juillet 2025 - par politzer

La Guerre en approche III

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Es ist Kieg Es is Krieg

Die fetten Hände behaglich verschränkt
vorn über der bauchigen Weste,
steht einer am Lager und lächelt und denkt :
„’s ist Krieg ! Das ist doch das beste !
Das Leder geräumt, und der Friede ist weit.
Jetzt mach in anderen Chosen –
Noch ist die blühende, goldene Zeit !
Noch sind die Tage der Rosen !“

Kurt Tucholsky,

 

Et la horde des écrivassiers français gueuler :

« Guerre ! Guerre !

 

 

Jeffrey Sachs, économiste de renommée mondiale et professeur à l'université Columbia, a dénoncé à plusieurs reprises les éléments russophobes au sein de l'État profond américain (souvent désigné comme le "deep state", incluant le complexe militaro-industriel, la CIA, le NSC et les néoconservateurs) qui, selon lui, poussent à une escalade dangereuse, risquant une guerre mondiale, notamment dans le contexte de la guerre en Ukraine.

Ses critiques s'inscrivent dans une analyse plus large de la politique étrangère américaine post-Guerre froide, qu'il voit comme une quête hégémonique unipolaire, prolongeant les tensions impérialistes et ignorant les préoccupations sécuritaires légitimes de la Russie.

Ces dénonciations apparaissent dans des interviews, articles et interventions publiques récentes (jusqu'en 2025), où il accuse ces forces d'avoir provoqué le conflit en Ukraine et de mener le monde au bord d'une catastrophe nucléaire.

Contexte de ses dénonciations

Sachs argue que la fin de l'Union soviétique en 1991 a été une opportunité manquée pour une coopération pacifique, sabotée par l'Occident. Au lieu d'aider économiquement la Russie (comme il l'avait proposé sous Gorbatchev et Eltsine), les États-Unis ont opté pour une domination militaire via l'élargissement de l'OTAN, malgré des promesses contraires faites à Gorbatchev et Eltsine. Cela a alimenté une russophobie structurelle au sein des élites américaines, vue comme une continuation de la Guerre froide.

Dans un article de 2024, il déclare : "The end of the Soviet period and the beginning of the Yeltsin presidency occasioned the rise of the neoconservatives to power in the United States.

The neocons did not and do not want a mutually respectful relationship with Russia. They sought and until today seek a unipolar world led by a hegemonic U.S."

 

 Cette quête d'hégémonie, selon Sachs, a conduit à des guerres successives et à une rupture croissante avec le reste du monde, exacerbant les risques de conflit mondial.Sur le "deep state" et la russophobie

Sachs cible explicitement le "deep state" – qu'il associe au Pentagone, à la CIA, aux marchands de canons et aux lobbies influents – comme responsable d'une politique belliqueuse anti-russe.

 Dans des interventions de 2024-2025, il affirme que ces forces ont mené les États-Unis à une guerre par procuration avec la Russie en Ukraine, ignorant les avertissements russes sur les "lignes rouges" sécuritaires. Par exemple, il déclare : "We are in a hot war today between the U.S. and Russia in Ukraine in part because the U.S. could not take 'yes' for an answer in the early 1990s."

 

 Il dénonce une russophobie idéologique qui pousse à ignorer les intérêts russes, comme l'expansion de l'OTAN vers l'Est, qualifiée de provocation directe

Dans une interview de 2024, il souligne : "Here we are near the brink of nuclear war because the United States just can't keep its goddamn nose out of anyone's backyard, and we kept pushing for NATO enlargement."

 Sachs accuse aussi l Etat profond d'être un promoteur historique de cette politique, remontant aux années 1970, et d'utiliser des proxies (comme les jihadistes ou l'Ukraine) pour affaiblir la Russie.

Il va plus loin en liant cela à une plutocratie où la politique est dictée par des intérêts occultes, non par le peuple américain : "We are a plutocracy where politics is driven by huge money that has nothing to do with us... if we continue to be led by the CIA, NSC, Pentagon, the arms contractors, the Israel lobby and all the rest, we are just going to go deeper and deeper into war."

 Pour Sachs, cette dynamique russophobe n'est pas nouvelle mais s'intensifie, avec des sanctions inefficaces et une militarisation qui n'ont pas "mis la Russie à genoux" comme espéré par le deep state.

Risque de guerre mondiale

Sachs avertit que ces politiques mènent au bord d'une guerre mondiale, potentiellement nucléaire. Il plaide pour la paix et la diplomatie, affirmant : "I'm pro-American. I'm pro-Russian. I'm pro-China. I'm pro-Earth. I want us to get along. I'm completely anti-war, especially in the nuclear age, because I actually don't want our world blown up."

 Dans des débats de 2025, il critique les néocons pour leur arrogance, qui a provoqué la guerre en Ukraine et risque une escalade globale.

 Il appelle à des négociations pour éviter une "boucherie" nucléaire, soulignant que Trump ou d'autres leaders manquent de courage face au deep state.

Réactions et contexte actuel (2025)

Ses propos ont suscité des controverses : certains médias l'accusent d'être une "voix du Kremlin", tandis que d'autres le voient comme un analyste lucide dénonçant l'impérialisme américain. En 2025, avec l'escalade en Ukraine et des tensions USA-Chine/Iran, Sachs continue d'intervenir (par ex. sur YouTube et podcasts) pour alerter sur ces risques.

 Ses vues s'alignent sur une perspective anti-impérialiste, rappelant que la guerre en Ukraine est "provoquée" par les États-Unis, et qu'une solution passe par un respect mutuel, non par l'hégémonie.

En résumé, Sachs dénonce vigoureusement ces forces russophobes du deep state comme des acteurs irresponsables menant le monde à la catastrophe, appelant à une désescalade immédiate pour éviter une guerre mondiale. Ses analyses restent pertinentes dans la conjoncture de 2025, marquée par des conflits persistants.

 



6 réactions


  • sylvain sylvain 29 juillet 2025 21:24

    Il a raison, mais c’est un peu tard pour ecouter. Maintenant il faut arreter une guerre, plus l’eviter. L’europe aurait son mot a dire si elle existait reellement, autrement que comme base arriere de l’empire americain


    • Durand Durand 30 juillet 2025 08:22

      @sylvain

      L’Europe est plutôt une base avancée de l’Empire, un empire qui n’est “américain“ QUE par commodité pour l’empire véritable qui, lui, est avant tout financier, ce qu’explique très bien Michael Hudson dans cette vidéo :

      https://m.youtube.com/watch?v=ngmxOmgJUsA

      ..


    • sylvain sylvain 30 juillet 2025 13:51

      @Durand
      oui je l’appelle americain par commodite, mais ca ne recouvre pas toute sa
      realite : occidental, financier, le regne de l’oligarchie mondialisee lui va pas mal aussi


    • Durand Durand 30 juillet 2025 15:14

      @sylvain

      … Et vous et moi oublions une précision importante : la finance est avant tout apatride…

      ..


    • sylvain sylvain 30 juillet 2025 15:58

      @Durand
      La finance n’a pas de patrie, mais certaines patries rejettent la finance, ou ont une finance bien a eux, ou la controlent. Ce qui fait que d’une certaine manière la finance a une patrie en negatif, ou en tout cas soutiendra certains pays contre d’autres en fonction de ses interets


  • DACH 1er août 2025 12:02

    Qui veut faire la guerre, continuer la guerre contre l’Ukraine et contre les Européens ? Réponse : V V Poutine. «  La Russie n’a pas de frontières. » 


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