jeudi 16 octobre 2025 - par ddacoudre

La Horde sauvage

Le titre d’un vieux film, mais aussi celui de notre époque.
Depuis quelques siècles, la horde sauvage s’est répandue sur Terre. Il ne reste plus beaucoup d’endroits où l’homme n’ait pas posé le pied. Et si ce n’était que ses pieds, nous n’en serions pas là.
Mais il y a aussi posé son regard et son intelligence, au service de ses désirs pour accomplir une destinée. Et cela a fait le reste.

Ainsi se déroule notre existence : nous savons associer nos désirs à ce que la nature offre à notre portée, et notre intelligence devient l’outil qui permet de les satisfaire.

La nature n’a ni bien ni mal

Dans la nature, il n’y a pas de bien ni de mal. Seulement ce qui peut nous faire vivre et ce qui peut nous tuer. Et si mourir n’est pas le mal, anticiper la mort pour satisfaire nos désirs l’est sans doute davantage.

Notre destinée dépend de l’ensemble des effets engendrés par nos milliards d’actions quotidiennes.
Chaque jour, en quelques millisecondes, elles se produisent toutes, sans que nous en ayons conscience. Nous vivons ce flux, que nous le voulions ou non. Celui qui pourrait faire un choix conscient dans ce laps de temps serait déjà un transhumain comme les ordinateurs des traders,
capables d’agir à la microseconde.

Mais notre cerveau, lui, est plus lent. Et pendant qu’il délibère, le monde a déjà changé plusieurs fois.

La vitesse et la liberté

Sur Terre, nous ne vivons pas tous à la même vitesse. Et cette vitesse conduit le rythme de nos vies.
Nous croyons que la liberté, c’est d’aller vite. Mais la vitesse est privative de liberté.

À pied, nous allons où nous voulons. En avion, nous allons là où l’avion veut bien nous conduire, et durant le voyage, nous ne disposons plus de notre existence.
Nous confondons la rapidité avec la liberté, le déplacement avec la possession du temps.

Se déplacer vite, ce n’est pas être libre : c’est seulement satisfaire un désir. La véritable liberté,
c’est d’aller où bon nous semble, à la vitesse que l’on choisit, sans être aliéné par le travail ni par la technique.

Hier, nos ancêtres ignoraient que la Terre était ronde, mais ils avançaient, tout droit. Les peuples premiers, eux, sont libres : ils vont où bon leur semble, sans quitter leur milieu. La liberté dépend donc aussi de ce que l’on connaît du monde.

L’homme, toujours attaché à son arbre

Quand l’humain dispose de ressources nourricières à portée de main, il ne quitte pas l’arbre qui le nourrit. C’est encore vrai aujourd’hui. Nous restons là où sont nos attaches et ne partons que contraints : par le travail, les rencontres, ou la nécessité. Changer de lieu, c’est toujours un arrachement. Et pourtant, nos moyens de communication rendent ces arrachements de plus en plus fréquents, et de plus en plus rapides.

Aller vite, gagner du temps c’est devenu une seconde nature. Cette avidité, cet “appétit de vie”,
est devenue une appétit de consommation. Nous ne faisons que prolonger nos désirs
par la technologie.

Le théâtre de la vie

Rien n’arrive parce que nous le voulons. Ce sont les enchaînements de nos actions
qui nous reviennent comme un écho. Le savoir devient alors essentiel, car il éclaire la frontière entre être acteur et être responsable. Nous ne sommes que les acteurs d’une pièce que d’autres ont écrite avant nous. Nous la rejouons chaque jour, en y ajoutant nos répliques, espérant tenir le rôle principal. Quand un événement survient bon ou mauvais, utile ou nuisible il résulte d’un ensemble d’actes plus vaste que nous. Mais comme il faut un responsable, nous désignons l’acteur visible,
et nous lui remettons une médaille ou lui coupons la tête.

Vivre ainsi, c’est croire que nous décidons, alors que nous ne faisons qu’improviser dans un scénario collectif que nous ne maîtrisons qu’à moitié.

La norme, l’ignorance et la peur

Ne disposant d’aucune certitude, nous cherchons sans cesse des confirmations. Rien n’est plus rassurant que la mesure, le ratio, la norme tout ce qui donne le sentiment de pouvoir “contrôler la pièce”. Et ceux qui n’en comprennent pas les codes rendent les autres responsables par peur ou par envie.

La horde sauvage numérique

Nous sommes donc toujours une horde sauvage, courant de plus en plus vite, remplaçant notre lenteur par des technologies qui nous dépassent. Non que notre cerveau soit inférieur il restera toujours supérieur, car c’est nous qui avons créé la machine.
Mais là où elle met une seconde, il nous faut une journée. La machine ne nous surpasse qu’en vitesse, jamais en conscience.

Les traders sont l’exemple parfait : obsédés par le gain de temps, ils vont jusqu’à interdire les piétons devant leurs bureaux, de peur d’arriver en retard d’une minute sur un marché qui bouge à la nanoseconde.

La vitesse contre l’humain

Demain, les machines travailleront pour nous. Mais la vraie question sera :
interdirons-nous alors l’humain ?

Au lieu de libérer l’homme, nous risquons de le maintenir enfermé dans des frontières, des murs, des normes dans une prison de vitesse et de confort. Hier, seuls les aventuriers faisaient le tour du monde. Aujourd’hui, nous le faisons tous en vacances.

Mais si nous continuons à penser comme la horde sauvage, les puissants chercheront à rendre l’homme servile de la machine, plutôt que d’en faire le maître éclairé.

La horde et la pollution

Pour s’enrichir, les dominants ont développé la politique de l’offre,
et avec elle, la pollution qui l’accompagne. Aujourd’hui, la société leur demande de dépolluer.
Ils répondent : “Oui, à condition que cela rapporte.”Et voilà le raisonnement de la horde sauvage :
agir seulement si le gain est mesurable. Nous en sommes là mais rien ne nous interdit de comprendre, et peut-être, un jour, de ralentir.

La horde sauvage court vers demain à toute vitesse, sans comprendre qu’elle fuit l’humanité qu’elle laisse derrière elle.


8 réactions


  • Live demain mardi 14/10/2025 à partir de 20h30 avec Vincent Pavan : https://fb.me/1NxaMSKqjmf9UWc
    Nous avons reçu une lettre officielle de l’Agence européenne du médicament (EMA) datée du 9 octobre 2025.
    Elle nous intime de supprimer toutes les données extraites du système EudraVigilance, notamment le pays d’occurrence des effets indésirables liés aux vaccins Covid.
    Autrement dit, il devient impossible d’analyser les signalements par pays, pourtant essentiels pour comprendre les différences de profil et de fréquence des effets selon les contextes nationaux.
    L’EMA justifie cette demande par des arguments de protection des données personnelles, estimant que la mention du pays d’occurrence pourrait constituer un identifiant indirect.
    Avec Vincent, nous avons donc reçu l’ordre officiel de supprimer ces informations, sous peine de violation du règlement européen sur la protection des données.
    Un courrier qui pose une question simple : pourquoi empêcher toute lecture différenciée des données selon les pays ?
    Pourquoi le rédacteur de cette lettre ne fait-il pas partie de l’organigramme de l’EMA, lettre pourtant signée par l’un des dirigeants de l’EMA ?
    Pourquoi cette demande intervient-elle 3 ans après ?
    Autant de zones d’ombre que nous avons choisi de dénoncer.
    Avec Vincent Pavan, demain mardi 14/10/2025 à partir de 20h30.


    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 16 octobre 2025 18:41

      @SPQR-audacieux complotiste-Monde de menteurs
        Réponse à une question simple : pourquoi empêcher toute lecture différenciée des données selon les pays ?
        Ce n’est pas sujet de l’article. Vous vous trompez d’histoire d’amour de EudraVigilance.
        Je dirais même plus, vous en faites de la pub. smiley


    • Francis Francis 16 octobre 2025 18:54

      @SPQR-audacieux complotiste-Monde de menteurs
       
      ’’Live demain mardi 14/10/2025 à partir de 20h30 avec Vincent Pavan
      — >
      Vu que nous sommes aujourd’hui le 16, il conviendrait d’écrire : « Live avant hier, mardi 14/10/2025 avec Vincent Pavan »
       
      Vidéo à voir et à transmettre. Elle fait état d’une injonction officielle émanant de l’Agence européenne du médicament (EMA) datée du 9 octobre 2025 qui
      ordonne aux chercheurs de supprimer toutes les données en leur possession extraites du système EudraVigilance, données relatives notamment aux pays d’occurrence des effets indésirables liés aux vaccins Covid.

       
      Ceux qui ont vu la récente vidéo du Pr Didier Raoult savent que, contrairement à ce qui a été dit par les autorités politiques et de santé, les stratégies des différents pays n’ont pas été toutes identiques, loin s’en faut (confinements, masques, traitements alternatifs, taux d’injections ...)


    • ddacoudre ddacoudre 16 octobre 2025 20:59

      @SPQR-audacieux complotiste-Monde de menteurs
      bonjour
      je suppose qu’avec ce commentaire tu veux indiquer que l’UE n’est pas une bonne chose quand elle pend des décisions aussi stupides face à la nécessité face à des microbes qui n’ont pas de frontière d’en poser.
      cordialement. ddacoudre overblog


  • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 16 octobre 2025 18:34

    Bon billet comme dab

    Une chanson ancienne est toujours actuelle 

    Le problème c’est qu’on oublie de les regarder.

     smiley


    • ddacoudre ddacoudre 16 octobre 2025 21:03

      @Réflexions du Miroir
      bonjour
      merci pour la chanson, comme tu dis elle est toujours d’actualité
      cordialement


  • L’un des premiers décret de Lecornu : obligation à tous les opérateurs internet et aux réseaux sociaux de stocker pendant 1 an (! !) les données suivantes :

    -Les données de trafic (qui a communiqué avec qui, quand, comment, etc.).
    -Les données de localisation (où se trouvait l’utilisateur lors de la communication).
    -Les données permettant d’identifier les contributeurs de contenus en ligne.
    But : Permettre aux autorités de prévenir ou réagir à des menaces graves contre la sécurité nationale (! !!)
    Source JORF du 16 octpbre 2025 - (décret n° 2025-980 du 15/10/2025)


    • ddacoudre ddacoudre 17 octobre 2025 07:50

      @SPQR-audacieux complotiste-Monde de menteurs
      merci pour l’info
      ce texte en rejoint d’autre de 2024 t 2021 sur le contrôle des réseaux. Certes les réseaux servent à tenir des propos malveillants, mais il ne sont que des outils ceux qui sont malveillants ce sont les hommes. Tout cela pose le problème de la liberté d’expression. Nous sommes entrés dans une société liberticide.. La technologie ne fait qu’amplifier les mouvements ;. Hier les escrocs devaient frapper aux portes aujourd’hui, ils entrent par le net.
      cordialement ddacoudre overblog


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