vendredi 31 octobre 2025 - par Christophe Bugeau

La jeunesse d’origine extra-européenne à Toulouse : une diversité enracinée et en expansion

En 2017, la part des enfants immigrés ou enfants d’immigrés d’origine extra-européenne parmi les 0–18 ans atteint 24,7 % dans l’unité urbaine de Toulouse.
Autrement dit, un jeune sur quatre grandissant dans la métropole toulousaine a au moins un parent né hors d’Europe. Ce chiffre, supérieur à la moyenne des grandes villes françaises, souligne la vitalité démographique et la diversité culturelle de la région toulousaine.

Jeunesse toulouse {JPEG}

 

Mais il convient de rappeler que ces données, issues de France Stratégie et de l’INSEE, ne recensent que les enfants dont les parents sont nés à l’étranger. Elles n’incluent pas les petits-enfants d’immigrés, c’est-à-dire la troisième génération, déjà bien implantée dans certains quartiers de l’agglomération. Leur nombre exact est inconnu, mais leur poids réel dans la jeunesse toulousaine est sans doute significatif et s’ajoutent donc aux 24,7 % d’enfants d’immigrés à la première génération.


Une croissance portée par la deuxième génération

L’âge moyen des jeunes de 0 à 18 ans en 2017 est d’environ 9 ans, ce qui situe leur année de naissance autour de 2008.
Beaucoup viennent de familles venues du Maghreb, d’Afrique subsaharienne, mais aussi d’Asie du Sud-Est ou du Moyen-Orient.

Ces enfants sont nés en France, scolarisés dans les écoles de la métropole, et grandissent dans des familles désormais installées récemment.


En revanche, les petits-enfants des immigrés arrivés dans les années 1980 – ne figurent pas dans les statistiques. Ce sont pourtant eux qui composent une part croissante de la jeunesse toulousaine, notamment dans les zones à forte natalité.

Ainsi, la diversité visible de Toulouse n’est plus seulement le fruit de migrations récentes, mais celui d’une transmission générationnelle.


Une répartition spatiale contrastée

La carte met en évidence des écarts nets selon les communes :

  • Le cœur de la métropole (Toulouse intra-muros, Colomiers, Tournefeuille, Blagnac, Muret) présente des taux souvent supérieurs à 25 %, et parfois proches de 30 %.
  • Les secteurs du sud et du nord-est, plus populaires (Ramonville, Cugnaux, Fenouillet), dépassent fréquemment 20 %.
  • En revanche, les communes périurbaines les plus éloignées (Balma, Quint-Fonsegrives, Fonsorbes, Saint-Orens) restent autour de 10 à 15 %.

Cette géographie illustre un phénomène de ségrégation douce : les familles issues de l’immigration se concentrent dans les zones centrales ou anciennes, tandis que les périphéries restent plus homogènes socialement.
Mais contrairement à d’autres métropoles, Toulouse connaît aussi une diffusion progressive de cette population vers la première couronne, portée par la mobilité résidentielle et la recherche de logements familiaux.


Un dynamisme démographique fort

Le poids de la jeunesse extra-européenne reflète aussi la vitalité démographique de la métropole. Toulouse est l’une des grandes villes les plus jeunes de France : près d’un tiers de sa population a moins de 25 ans.
Les naissances issues de familles d’origine extra-européenne y jouent un rôle moteur : leur taux de fécondité est souvent supérieur à la moyenne, contribuant à renouveler la population locale.


Conclusion : une jeunesse française et plurielle

Avec près d’un quart de ses jeunes issus de l’immigration extra-européenne – et probablement bien davantage si l’on ajoutait les petits-enfants d’immigrés –, Toulouse illustre une dynamique de diversité stable et durable.
Cette jeunesse est urbaine, scolarisée et déjà installée dans les structures sociales de la ville.

Autres informations : https://france-vigilante.fr/blog-regards-vigilants

Toulouse : ses quartiers : https://www.youtube.com/watch?v=F1160Dk5UCU&t=4s

 



8 réactions


  • titi titi 1er novembre 2025 09:18

    A part ça, le grand remplacement est un fantasme de l’extrême droite.


  • Alex la Plume Alex la Plume 1er novembre 2025 10:40

    Le grand remplacement n’est plus une théorie, c’est une réalité sociologique en marche.

    À travers le communautarisme croissant et l’apartheid culturel qui s’installe dans certains quartiers, la France voit émerger une jeunesse qui ne se reconnaît plus dans les valeurs républicaines.

      

    Les statistiques sont sans appel : surreprésentation des personnes issues de l’immigration dans les prisons, implication massive dans les émeutes urbaines, rejet de l’autorité et des institutions.

       

    Ce n’est pas une question de couleur de peau, mais de rupture culturelle et identitaire. Quand l’intégration échoue, c’est le vivre-ensemble qui s’effondre.


  • Tolzan Tolzan 1er novembre 2025 15:58

    Hello Christophe Bugeau,

    Merci pour votre merveilleux article sur l’enrichissement culturel, les bienfaits de la submersion migratoire. Cela rappelle le feuilleton de propagande « plus belle la vie » que l’on nous a servi tous les jours pendant des années.

    Cependant, pour que vous redescendiez sur terre et compreniez le rejet massif des Français qui en ont archi marre de l’immigration africaine, je vous suggère d’aller vivre un an au Mirail.

    Pourquoi pas ?

    Les loyers sont très bas et c’est le merveilleux quartier toulousain, emblématique du vivre ensemble heureux et apaisé, du bonheur induit par la mixité culturelle. Et puis, n’oubliez pas de scolariser vos enfants dans l’école du coin..... ils seront entourés d’analphabètes qui ne parlent pas français entre eux (ce qui en dit long sur leur intégration), qui ont un vocabulaire (en français) d’une centaine de mots, dont la moitié d’insultes. Si vous avez une compagne, demandez lui d’aller faire quelques courses non voilée à la nuit tombée pour apprécier la sécurité dans la pénombre du Mirail. Ah, j’oubliais : prenez aussi une assurance automobile incluant le vol et l’incendie..

    Ensuite, dans un an, pourquoi ne pas revenir nous parler de l’enrichissement culturel ? Vous verrez : il y a l’idéologie, mais les faits sont têtus !!!


  • LeMerou 2 novembre 2025 07:42
    @Christophe Bugeau

    Bonjour,

    J’ai relevé ceci dans votre texte

    « vitalité démographique et la diversité culturelle de la région toulousaine », « une jeunesse française et plurielle »,« Un dynamisme démographique fort »

    pour finir avec ceci  :
    « Les naissances issues de familles d’origine extra-européenne y jouent un rôle moteur : leur taux de fécondité est souvent supérieur à la moyenne, contribuant à renouveler la population locale. »

    Quel tableau idylique, représentant ce qui nous est vanté depuis un demi-siècle l’intégration heureuse, le multiculturalisme bienveillant etc, etc..

    3 millions de chômeurs, ces enfants « extra-européens » (vous avez de l’humour) issus d’une fécondité qui vous émeut favorisée aussi par le climat viendrons t-ils grossir les rangs du chômage, ou auront ils un travail ? Leur évitant d’être une charge pour la société ?

    C’est bien beau de procréer faut ensuite que le fruit de ces accouplements puissent subvenir aux besoins de leur parents,

    Je note que la ville rose, à vu sa production de violette se réduire, remplacé par le trafic de narcotique en augmentation de 136 % secteur d’activité « extra-européen » en plein boum, faisant rêver les chinois qui peine. 

    La criminalité à augmentée elle aussi, les incivilités aussi, mais elles ne sont pas véritablement comptabilisées ou sous le manteau pour éviter les stigmatisations néfastes, fachistes, raciste, etc, etc, bref tout le vocabulaire bien connu.

    La gastronomie Toulousaine va devenir halal d’ici peu afin de satisfaire sa population « extra-européenne » en expension, le chemin de Saint va etre dévié au nom de la Laicité, bref affligeant.

    Mais devant votre ferveur sans faille je me dis que vous devez surement vivre parmi les « extra européen », il ne peut en être autrement non pour nous livrer un tel récit.


  • L'apostilleur L’apostilleur 2 novembre 2025 08:21

    @ l’auteur 

    Pour compléter votre papier avec l’opinion d’un démographe au Collège de France et FR3 : https://onenpensequoi.over-blog.com/2024/10/l-information-par-fr3-il-est-impossible-de-dire-qu-on-est-envahi-en-france-les-chiffres-le-prouvent.html



    • LeMerou 2 novembre 2025 10:21

      @L’apostilleur

      Le « multiculturalisme » n’est qu’un concept sociologique, généralement évoqué par des intellectuels de gauche, comme il est bon ton de l’être lorsque le sujet est évoqué, abordé, car seule la gauche a des valeurs humanistes, ce fait est notable et le contester déclenche les foudres de l’enfer à minima. Et nous devions expier jusqu’à la coupe notre histoire colonialiste.. 

      Il est amusant de constater que les « travailleurs Français » à l’étranger se rassemble entre eux, et pourquoi ? 

      Maintenant, est entretenu un mélange malsain entre multiculturalisme, immigration légale ou pas d’ailleurs. Il est dit en justificatif, que l’immigration est pourvoyeuse de salariés effectuant des « taches » que les « Français » ne veulent pas faire, c’est pour certain un besoin absolu, fondamental afin de maintenir un « tissu économique ».

      Est ajouté hypocritement par les défendeurs de la thèse, que c’est un apport bénéfique à la culture du Pays. Rendez vous compte du bienfait apporté, vous ne pouvez pas découvrir leur culture chez eux, mais nous la faisons venir à vous.

      Ne nous méprenons pas, les « intellectuels » ou « élites », ardent défenseurs ces concepts ne sont pas domiciliés dans les fameux quartiers ou sont regroupés les « étrangers », tout au plus au gré des actualités, ils communiquent avec eux, s’associent le temps d’une revendication pour gagner bien vite leur petit monde d’entre soi.

      S’il est agréable de fréquenter des personnes d’une autre culture de temps en temps, c’est un tout autre sujet d’être plongé en permanence dedans. Car associé à la culture il y a aussi une autre composante, que personne n’évoque, ou ne veux évoquer, c’est la religion, qui peut être plus fervente chez l’un que chez l’autre. Il n’y a pas à critiquer ou contester la religion de l’autre, sauf quant elle s’impose à vous.

      Le « multiculturalisme » à mon sens a existé fut un temps lors de la reconstruction par des gens venant de pays frontaliers, à la culture quasi similaire. Il a même existé un peu après l’indépendance Algérienne, par ceux venus de réfugier chez nous, se sentant plus « Français » qu’Algérien, même s’ils ont étés exploités n’ayons pas peur de le dire, il faut leur rendre gloire même si cela n’a jamais été fait. C’est le après des décennies plus tard, que cela à dégénéré et ce la continu, s’amplifie même, il faut être aveugle ou « politicien » pour ne pas le voir.

      L’immigration en soit, n’est pas foncièrement gênante, il est tout a fait possible, compréhensible même de favoriser cette dernière afin de combler un déficit de matière première, sauf que dans notre cas avec 3,3 millions de chômeurs c’est tout simplement délirant. Nous préférons, enfin les « élites », préfèrent l’immigration pour tenir les emplois en mal de main d’oeuvre, et rémunérer ceux qui ne veulent pas les effectuer.

      De surcroit nous produisons depuis quelques décennies des diplômés en tout genre, alors que nous manquons de bras, conséquence de la dévalorisation insensée du travail manuel et d’une idéologie sociétale.
      Les troisièmes lignes (terme immonde) « découvert » ou mis en exergue lors de la crise du Covid est un exemple flagrant, de ce qu’est devenu la société, la troisième ligne est un esclavagisme moderne, certes il leur a été attribué des droits. Mais ramasser les poubelles, balayer les rues, creuser un trou, bâtir une maison, livrer une pizza et que sais encore est indigne d’un Français dans une société du paraître ce que l’on est pas.


    • L'apostilleur L’apostilleur 2 novembre 2025 14:44

      @LeMerou
      Qui vous contredira ?
      « ..Car associé à la culture il y a aussi une autre composante, que personne n’évoque, ou ne veux évoquer, c’est la religion, qui peut être plus fervente chez l’un que chez l’autre. Il n’y a pas à critiquer ou contester la religion de l’autre, sauf quant elle s’impose à vous.. »
      En 1865, les français musulmans et juifs d’Algérie pouvaient accéder à la citoyenneté moyennant la reconnaissance des lois françaises et l’abandon de leur statut individuel (charia et loi misaïque). Des procedures sévères vérifiaient leur attachement réel à la France. 
      Ils préféreront ne pas demander la citoyenneté.


  • La parabole orwellienne traite explicitement des totalitarismes du XXème siècle, XXIème siècle :
    • le parti unique et le culte du chef,
    • la gouvernance par la terreur,
    • la soif de conquête impérialiste,
    • la négation de toute altérité,
    • la propagande et la manipulation,
    • le négationnisme et la falsification de l’Histoire. 
    Au nom du Parti, Big Brother, figure du chef omniprésent affiché sur tous les murs , surveille le peuple, le contraint et le punit.
    Il agit sur les pensées, impose les slogans, crée une nouvelle langue appauvrie, organise de grandes manifestations soi-disant spontanées, désigne des boucs émissaires, instaure des confessions publiques. 
    Le régime est en permanence en guerre car il faut souder les masses contre un ennemi extérieur. Et si celui-ci change, il suffit de changer les discours, les anathèmes et de rectifier l’Histoire.
    Trois Blocs s’affrontent dorénavant : 
    • l’Océania qui regroupe les Amériques, l’Australie, le Sud de l’Afrique et, curieusement, le Royaume Uni
    • l’Eurasia composée du reste de l’Europe et de l’URSS
    • l’Estasia assimilée à l’Asie
    Les trois empires revendiquent le Nord de l’Afrique et le Moyen-Orient, ce qui justifie la guerre permanente.
    L’étonnante actualité de ce découpage, à l’exception de la place de l’Europe arrimée définitivement au camp occidental, laisse songeur…
    Les trois blocs sont dirigés par des systèmes totalitaires (l’Angsoc ou socialisme anglais, le néo-bolchévisme et le « culte de la mort » propre à l’Asie). Ils sont tous d’essence communiste avec une élite privilégiée et des prolétaires asservis. 
    Concrètement, les composantes du monde orwellien sont les suivantes :
    • la surveillance de tous par tous est assurée par les « télécrans » et la délation généralisée, y compris au sein des familles, avec l’implication d’enfants fanatisés.
    « Le télécran recevait et transmettait simultanément. (…) On devait vivre (…) en admettant que tout son émis était entendu et que (…) tout mouvement était perçu. » .
    « La famille, en fait, était devenue une extension de la Police de la Pensée. C’était un stratagème grâce auquel tous, nuit et jour, étaient entourés d’espions qui les connaissaient intimement. » .
    • la violence et la terreur font partie de la vie de chacun, les exécutions sont nombreuses, les disparitions aussi.
    « C’était toujours la nuit qu’ils venaient vous prendre. Toujours la nuit ! La seule chose à faire était de se tuer avant. (…) Mais il fallait un courage désespéré pour se tuer dans un monde où on ne pouvait se procurer ni arme à feu, ni poison rapide et sûr. ».
    • la guerre est permanente et joue un rôle de stabilisateur économique et social. Elle est indispensable au pouvoir dictatorial installé dans chacun des trois blocs. C’est pourquoi, elle ne sera jamais finie…
    « La guerre est le moyen de briser (…) les matériaux qui, autrement, pourraient être employés à donner trop de confort aux masses et, partant, trop d’intelligence en fin de compte. ». 
    « La conscience d’être en guerre, et par conséquent en danger, fait que la possession de tout le pouvoir par une petite caste semble être la condition naturelle et inévitable de survie. ».
    • pour conforter l’adhésion du peuple, rien ne vaut la désignation d’un bouc émissaire que l’on peut haïr à satiété. C’est le rôle dévolu au visage d’Emmanuel Goldstein, l’Ennemi du Peuple. Ancien compagnon de lutte de Big Brother, il est le renégat et le traitre. Sa figure emblématique remplit tous les jours le programme des « Deux Minutes de la Haine ». Désigné comme juif portant « une barbiche en forme de bouc », au « visage intelligent et pourtant méprisable », Goldstein est évidemment l’ombre portée de Léon TROTSKI (né BRONSTEIN).
     
    • cet univers est pauvre et triste même si la propagande d’Etat proclame le contraire avec force statistiques triomphantes. 
    « On n’avait jamais eu de chaussettes ou de sous-vêtemets qui ne fussent pleins de trous. Le mobilier avait toujours été bosselé et branlant, les pièces insuffisamment chauffées, les rames de métro bondées, les maisons délabrées, le pain noir. ».
    Cette pauvreté est imposée aux prolétaires (l’essentiel de la population) et aux membres subalternes du Parti. Par contre, les dirigeants, peu nombreux, jouissent d’une aisance confortable.
    • enfin, le changement d’alliance militaire, la disgrâce imposée à certains dirigeants, les succès économiques toujours en progression nécessitent une remise en ordre constante du passé et de ses archives.
    La « mutabilité du passé » est un dogme fort du système et occupe de nombreux rédacteurs chargés de modifier les sources historiques, journaux et livres en particulier.
    Pour asseoir cette gymnastique intellectuelle permanente, deux outils ont été conçus :
    • le novlangue tout d’abord, langage simplifié à l’extrême, évite la réflexion. En annexe du roman, les principes du novlangue précisent les caractères de cet idiome. Par exemple,
    « D’innombrables mots comme honneur, justice, moralité, internationalisme, science, religion, avaient simplement cessé d’exister. Quelques mots-couvertures les englobaient et, en les englobant, les supprimaient. ».
    • la « double-pensée » ou le <<en même temps>>, par ailleurs, explicite l’indispensable mécanique de l’esprit . 
    « la double-pensée est le pouvoir de garder à l’esprit simultanément deux croyances contradictoires, et de les accepter toutes deux. 
    L’illustration de cette technique est parfaite dans la dénomination des quatre ministères qui sont chargés d’appliquer les ordres du Parti.
    « Le ministère de la Paix s’occupe de la guerre,
    celui de la Vérité,
    des mensonges,
    celui de l’Amour sans limite, ni morale ,
    de la torture,
    celui de l’Abondance,
    de la famine. »
    Le totalitarisme est Hélas, son actualité ne se dément pas.


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