lundi 17 novembre 2014 - par Boogie_Five

La libération des chômeurs

Durant quelques années, ne trouvant pas de place dans le monde du travail, la honte et la solitude me pesaient sur les épaules, comme si la responsabilité du monde m’incombait. Je ne faisais rien et pourtant ce poids me revenait et m’empêchait d’agir. Je me sentais coupable de vivre. Et plus ça continuait, et plus je m’isolais, à l’écart de tous ceux que je connaissais. Fatalement, seuls ceux qui peuvent le moins vous aider restent à vos côtés, et j’étais encore plus triste de ne pas pouvoir les aider à mon tour. Et c’est là que toute la violence absurde de la « société » moderne vous apparaît le plus clairement : le monde s’avère rempli des milliers de bandes organisées qui s’autoproclament assez solidaires et justes avec leurs prochains, mais qui, en fait, expriment une angoisse encore plus grande face à la précarité que les précaires eux-mêmes et donc hésitent encore moins à délaisser un prochain ou une connaissance dès qu’elle sort un peu du circuit professionnel ou financier. C’est le processus dénommé « néolibéralisme ».

Cette réaction face à la pauvreté est bien connue, et les fantasmes qui y sont reliés aussi. Toute une métaphysique de l’enfer moderne pourrait être retracée là-dessus. La peur enferme les gens dans une cage dès que le vent souffle un peu fort. Je croyais que l’exclusion des chômeurs était une conséquence rationnelle du travail salarié. Je suis chômeur parce que, d’une certaine façon, j’en suis responsable. Je ne suis pas adapté au système, qui fonctionne mieux quand je n’y participe pas. Je dois changer en même temps que le système change et s’améliore, sinon ma vie sera médiocre et vaine. C’est vrai en partie, mais aussi je me suis rendu compte qu’il y a beaucoup de fabulation dans tous ces discours : il existe aussi un bon nombre de travailleurs qui sont inutiles ou peu efficaces, mais ça, c’est avec l’expérience professionnelle que je l’ai appris. Les angoisses irrationnelles prennent en otage la raison et dressent des murailles autour des cerveaux humains faibles.

Le problème du chômage devient celui de la valeur donnée en général à la vie des uns et des autres, et là les choses se compliquent. Comment puis-je soutenir un système qui néglige la vie, et la mienne en particulier ? Le droit au travail ferait sourire aujourd’hui, alors que la population ne jure que par le travail. Un rire jaune, presque macabre, pour ne pas dire cynique et assassin, traverse la clairière. Le chômage se révèle être la négation pure du système, quelques soient les points de vue des uns et des autres. C’est une ligne rouge fatale qui désintègre tout rapport humain. Un passage extensible à l’orée de la mort, une imminence de l’éternel où il n’y a pas d’amour, peu d’amitié, peu d’espoir, une promesse certaine d’une agonie à petit feu. Vous ne servez à rien, passez votre chemin, le suicide social est pour vous la meilleure solution, laissent entendre les petits chefs.

Le recrutement actuel justifie des procédés qui essayent d’être à la hauteur de cette crainte de la mort sociale, de cette négation pure qu’il construit lui-même. Cette frontière entre le marché du travail et l’espace en dehors est-elle la préfiguration de formes de sélection entre ceux qui devront mourir et ceux qui devront vivre dans un futur proche voulu par certains mouvements politiques ? Notamment ceux qui parlent de « cancer de la société » en parlant de l’assistanat ? Le défi est de répondre à cette question que certains travailleurs imposent à l’ensemble de la population : ceux qui sont appelés chômeurs sont-ils des individus que le système de travail moderne considère superflus, transformables en choses inertes et sans volonté ?

Vous l’avez compris, étant donné la gravité de la crise économique, je voulais vous faire prendre conscience, à propos du débat général sur le chômage, qu’il s’agit en fait, sous le langage policé que la vie civile impose encore aux politiciens, des conditions du droit de tuer ou de faire survivre des individus qui ne sont pas intégrés dans le système de travail. À partir de ce constat, il ne s’agit plus d’espérer quoi que ce soit au niveau de la société, du système ou de la politique. Le roi a déjà parlé et César reprendra ce qui doit lui revenir. La majorité de la population espère encore je-ne-sais-quoi du cynisme néolibéral, mais il est vrai que les citoyens deviennent de plus en plus sceptiques sur la bonne marche de ce procédé à l’avenir. Ils vont se faire avoir, c’est certain. Le malheur des honnêtes gens est d’être trop crédule face à la « réalité », par intérêt ou par passion. Aujourd’hui il s’agit de se protéger, et les premiers qui doivent s’en soucier, ce sont justement ceux qui n’en n’ont pas les moyens. L’association libre et non contrainte, où le travail gratuit et un nouveau type d’honneur ont toutes leurs places, est alors le meilleur moyen de se débarrasser de cette honte infligée à la masse qu’imposent les oligarchies ultra-modernistes. Y participer le moins possible, c’est gagner, et s’associer intelligemment entre exclus, c’est mieux survivre, voilà les nouveaux mots d’ordre ! 



64 réactions


  • Captain Marlo Fifi Brind_acier 17 novembre 2014 09:26

    Bonjour,
    Le chômage dans la zone euro est plus élevé que dans les pays de l’ UE sans l’euro, et bien plus qu’ailleurs, comme en Suisse ou en Norvège, qui ne sont ni dans l’euro ni dans l’ UE, et dont la santé économique est remarquable.


    La zone euro n’avait pas pour but de créer une zone économiquement prospère, mais d’en finir avec les Etats providence. C’est l’inventeur de l’euro, Robert Mundell qui l’explique.

    Un autre pays a une croissance à 4,5% par an, c’est l’ Equateur, dont le Président est Raphaël Correa. Il est venu à la Sorbonne expliquer qu’il faut faire exactement l’inverse de ce que préconisent le FMI et l’ Union européenne :

    - Il ne faut pas faire de coupes sombres dans les dépenses publiques
    - Il faut des programmes de redistribution pour lutter contre la pauvreté
    - Et faire des investissements publics
    Et on obtient une croissance à 4,5% par an.

    Pour faire la même chose en France, il faut deux conditions :
    - redevenir un pays indépendant et souverain, donc sortir de l’ UE et de l’euro
    - avoir un gouvernement qui s’intéresse à l’intérêt général de ses concitoyens, comme Corréa.

  • Francis, agnotologue JL 17 novembre 2014 11:20

    La Droite et la Gauche sont également respectueuses de l’égalité et de la liberté, avec des nuances. Politiquement, il s’établit toujours entre les deux camps un consensus autour d’une équité qui est tantôt favorable à la liberté c’est-à-dire penchée à droite, tantôt pondérée par l’égalité, donc penchée à gauche.

    Le néolibéralisme qui réfute toutes considérations d’égalité, est par cette définition, situé à l’extrême droite.


    • Boogie_Five Boogie_Five 17 novembre 2014 16:46

      C’est pas mal comme définition mais je trouve, à mon avis, qu’il en manque la moitié. Je m’explique : une société totalement inégalitaire ne peut pas survivre, ne serait-ce que pour des raisons d’organisation. En face d’une hiérarchisation absolue, il y’a une idée d’un pouvoir unique, et d’une identité qui s’impose autoritairement à tous, même au souverain. En ce sens, le néolibéralisme serait plus qu’un parti, mais aussi un prélude à une forme de totalitarisme, dans laquelle la gauche idéologique peut tout à fait se reconnaître (je m’inclus donc la critique). 


    • Francis, agnotologue JL 18 novembre 2014 09:50

      Oui, bien sûr que la gauche idéologique se reconnait dans le néolibéralisme, mais c’est parce que l’une comme l’autre sont ennemis du pouvoir politique, rédhibitoirement corrompu pour les idéologues et insupportablement liberticide pour les libéraux.


    • dan taneli dan taneli 18 novembre 2014 14:21

      Bonjour Boogie Five

      Je viens de lire votre article. Criant de vérité. On arrive au bout d’un système destructeur...
      Mais avant qu’une nouvelle « société » civile se mette en place il va falloir s’accrocher. Cependant il y a de l’’espoir, beaucoup d’espoir.
      Voici deux livres qui viennent de paraître : « Est-ce ainsi que les hommes vivent » - Faire face à la crise et résister (ed. Fayard) de Claude Halmos. Il s’agit d’une psychanalyste qui pour la première fois fait entendre la voix... d’une psychanalyste sur le sujet ! Chose rare. .. Elle a beaucoup de patients (si l’on peut dire) en souffrance de chômage. Livre plein d’empathie et de révolte...
      L’autre ouvrage, de l’excellent Jean Ziegler « Retournez les fusils, choisir son camp » ed.Seuil.
      Je ne l’ai pas encore lu, mais vous pouvez allez voir sur « oumatv » une vidéo où il est interviewé sur son livre, et où il parle de la nouvelle société civile qui est en train de naître, bien que peu visible,matraqués que nous sommes par la propagande en oeuvre de démoralisation.
      Bien sûr ces livres sont chers, peut-être les trouverez vous en bibliothèque dans quelque temps.

      Quant à l’auteure de l’article qui fut journaliste free-lance et a fait une enquête d’investigation sur notre pays il y a déjà un bon bout de temps, elle prépare un livre numérique sur le sujet également pour l’année prochaine, qui s’intitule « Ames errantes - sans emploi - » résultat de cette enquête et de sa propre expérience du chômage.

      Bonne journée à vous.


    • Boogie_Five Boogie_Five 18 novembre 2014 21:29

      Merci pour ton soutien, ça fait toujours. Oui, il y a beaucoup d’espoir, à condition que les citoyens qui sont opposés à cette organisation et à la guerre s’organisent et se mettent d’accord sur les solutions à prendre. 


      Je jetterai un coup d’oeil aux lectures que tu me conseilles. Je connais Jean Ziegler, son livre sur « les nouveaux maîtres du monde » m’avait frappé. 

      Bonne soirée, et à bientôt. 

  • howahkan Hotah 17 novembre 2014 11:37




    Krishnamurti : discussion avec un « interlocuteur trés riche ».

    K : ouvrons la boite de pandore que l’on ne veut pas voir et regardons : pour accumuler de la richesse on doit être cruel, être radin, avoir le cœur sec,être d’ une cruauté impitoyable, faire des calculs fourbes,être malhonnête, il faut avoir cette action totalement et uniquement égocentrique qui est a peine recouverte  par des mots qui sonnent bien comme responsabilité, devoir,efficacité et droits....etc



    interlocuteur
    :oui tout ceci est vrai et bien plus
    Je n’ai jamais eu de considération pour personne ; maintenant que je regarde tout cela je vois que tout tournait autours de moi J’etais le centre, bien que pretendant ne pas l’etre.Je vois tout cela maintenant ! Mais que faire ?? Comment « aimer »
    je n’ai aucune chaleur humaine, aucune compassion pour les hommes. J’ai été cruel et ceux qui devraient être avec moi ne sont pas là.Je sais que je n’ai jamais « aimé »(sens large), et je vois bien que si j’avais « aimé » je ne serais pas dans cette situation.Que faire ? dois je donner mes propriétés, ma richesse ?

    krishnamurti
     : si vous trouvez que le jardin que vous avez cultivé n’a produit que des graines empoisonnées, vous devez les arracher jusqu’à la racine..vous devez faire tomber les murs qui les ont abrité. Vous ne le ferez peut être pas, mais ceci doit impérativement être fait ! car mourir riche est le signe d’avoir vécu en vain.
    Mais au delà de tout cela , il doit y avoir cette « flamme brûlante » qui purifie l’esprit et le cœur(pour k le cœur signifie le cerveau dans son intégralité dont une partie ne marche plus ou pas) et qui laisse place à tout ce qui est neuf, nouveau.
    cette flamme ne vient pas de l’esprit humain,çà n’est pas quelque chose que l’on peut cultiver !
    Montrer sa bienveillance peut être cultivé pour « briller » aux yeux des autres, mais cette activité appelé « rendre service aux autres »,bien que nécessaire et bénéfique, n’est pas l’ Amour(au sens large-universel).. ; la très prisée tolérance, la compassion de l’église et du temple qui est elle aussi cultivée, le parlé amical-gentil, les manières douces, l’adoration du Sauveur etc, rien de cela n’est L’Amour (au sens large et universel)

    • howahkan Hotah 17 novembre 2014 11:45

      Les racines profondes de la démence ordinaire humaines ne sont pas perçues, comprises , donc éliminées... que ce soit par les auto proclamées élites et tous les autres..de ce fait le couple maudit maître esclave persiste......
      ceci est tout sauf vivre....mais bon.....tant que les mythes faux de la compétition qui en fait élimine donc tue et est guerre et du meilleur sont en place, rien ne va bouger profondément...c’est impossible..
      cela dit une telle vie ,faute d’une vraie vie semble convenir non ?? avec un peu plus de blé on résigne des deux mains et on referme sa « gueule » !!


    • Le421... Refuznik !! Le421 17 novembre 2014 18:52

      mourir riche est le signe d’avoir vécu en vain...

      A méditer.


  • Neymare Neymare 17 novembre 2014 11:43

    "Le problème du chômage devient celui de la valeur donnée en général à la vie des uns et des autres, et là les choses se compliquent« 

    C’est à vous d’évaluer la valeur de votre vie, et non au système. Pour le système c’est assez simple : seuls la vie des membres de l’oligarchie a une valeur. Ils accordent une certaine valeur également a la vie de ceux qui bossent pour qu’ils puissent s’engraisser tout en jouant au golf, mais c’est une valeur toute relative : un peu comme la valeur que vous accordez a votre aspirateur, ça peut toujours servir
    Concernant les »assistés" évidemment aucune valeur ne leur est accordé, hormis pour faire peur a ceux qui bossent et qu’ils ferment leur gueule
    Le probleme de beaucoup de personnes c’est qu’ils se laissent influencer par la pensée dominante, et ils se voient au travers des yeux des autres, n’ayant pas d’autres repères.
    Nous gagnerions beaucoup a ne pas nous laisser influencer par la propagande de l’oligarchie, qui sont de toute façon des feignasses profitant du travail des autres


    • howahkan Hotah 17 novembre 2014 11:49

      Salut jean ..tu dis : Nous gagnerions beaucoup a ne pas nous laisser influencer par la propagande de l’oligarchie, qui sont de toute façon des feignasses profitant du travail des autres

      tout à fait exact..ceci n’est pas perçu, vu ,compris, en général...


    • Boogie_Five Boogie_Five 17 novembre 2014 12:02

      Tu as assez bien résumé ce que je voulais dire, et avec un certain panache. Mais honnêtement, c’est aussi une caricature, il y a des gens conscients du problème dans toutes les sphères de la société. Ce n’est pas tant la question du système qui est seulement en jeu, mais de la cohésion sociale de l’ensemble. Les européens peuvent très bien vivre à l’américaine, seulement ils n’ont pas les avantages de la politique des Etats-Unis : une course folle à la croissance et à la consommation énergétique...


    • Neymare Neymare 17 novembre 2014 13:09

      Salut Howakhan et Boogie five

      Oui évidemment c’est caricatural, chaque etre humain est différent, il y a des cons et des bons partout. Ce que je voulais dire c’est que l’image que tu as de toi meme ne dépend que de toi. Et je pense que c’est ce qui manque dans notre système éducatif, d’apprendre aux enfants a sortir de l’influence des autres pour se forger une opinion propre.
      La cohésion sociale c’est justement ce que veut éviter l’oligarchie (diviser pour mieux régner). Le mode de vie a l’américaine, ça fait rever certaines personnes mais on voit bien que c’est un système sans avenir.


    • howahkan Hotah 17 novembre 2014 14:14

      oui jean, la cohésion sociale me semble être naturelle, elle ne dépends pas de la pensée mais des faits de la vie comme du genre : seul, vraiment seul je ne survis pas ....je ne suis meme pas né !!!

      A partir de là le collectif est ce qui prime !!!!
      les leaders doivent être perçu pour ce qu’ils sont : des voleurs !! sauf très tres rares exceptions...en général assassinés smiley

      veut on continuer sur cette voie ? si oui,alors prions le maître pour qu’il soit généreux et magnanime

      sinon , il faut virer le maître....la masse prise comme nombre étant bien plus puissante que toutes les armées , qui sentant le mauvais venir peuvent très bien alors devenir paysans ,détruire les armes pour les remplacer par des outils....

       smiley


    • zelectron zelectron 17 novembre 2014 14:54

      IL N’Y A PAS UN SEUL CHÔMEUR QUI SOIT EX-FONCTIONNAIRE, BIZARRE NON ?


    • lsga lsga 17 novembre 2014 14:57

      zlectron n’a pas entendu parler de la Catégorie C de la fonction publique territoriale. 


    • foufouille foufouille 17 novembre 2014 15:09

      « IL N’Y A PAS UN SEUL CHÔMEUR QUI SOIT EX-FONCTIONNAIRE, BIZARRE NON ? »
      si il est plus fonctionnaire, il peut être chomeur, sauf trop vieux.


    • Neymare Neymare 17 novembre 2014 15:21

      « la cohésion sociale me semble être naturelle »
      Oui Howahkan, la cohésion, l’unité est ce qui permet de résoudre tous les problemes. Malheureusement, ceux qui profitent de la situation font tout pour l’éviter, sinon, ils ne seraient plus d’aucune utilité.
      Un jour l’humanité arrivera a cette unité qui est la chose la plus naturelle qui soit, puisque nous provenons nous memes de l’unité
      Tout ce monde, son histoire et son devenir est une vaste histoire qui nous est raconté, rien n’est le fait du hasard. Il faut juste s’en tenir au role d’observateur de l’histoire, nous ne sommes pas directement impliqués dans tout celà


    • Boogie_Five Boogie_Five 17 novembre 2014 16:51

      Ne crois pas ça, l’administration a de plus en plus recours aux contractuels, qui peuvent se faire virer du jour au lendemain ! 


    • foufouille foufouille 17 novembre 2014 17:24

      fonctionnaire = titulaire fonctionnaire. je suppose.


  • Boogie_Five Boogie_Five 17 novembre 2014 11:54

    Merci pour ces informations. Il est indéniable que depuis la création de la zone Euro, il y a eu des changements radicaux dans le fonctionnement de l’économie des pays européens. Cependant, la crise étant déjà là depuis les années 70 et donc la monnaie unique n’explique pas tout. Il s’est passé quelque chose de plus profond dans les rapports sociaux et la psychologie collective des sociétés développées. 


    Les autres régions du monde ont parfois du mal à comprendre ce qu’il se passe en Europe, à propos de ce refus de relance économique et d’intervention publique, c’est pour vous dire l’importance de ce blocage socio-politique au niveau des élites européennes. Je suis désolé, mais la situation est ainsi parce que les citoyens ont voté pour des représentants qui mettent en place cette organisation. Donc, il y a une large part des citoyens qui sont satisfaits de cette situation en se fichant pas mal du chômage, du problème de l’ouverture des frontières, etc. 

    En revanche, il est indéniable que le non-respect du référendum sur le traité européen de 2005 est bel et bien un casus belli qui a de grandes conséquences politiques. Le non-respect de ce vote est une très bonne raison pour faire la guerre à un gouvernement, en accord avec les principes du « Traité du gouvernement civil » de John Locke. Dans l’histoire, des populations ont déclenché des guerres civiles pour moins que ça. 

    Alors, que dois-je faire ? Prendre les armes ? Ou m’écarter d’un conflit à l’issue incertaine et potentiellement très dangereux ? Avant d’en arriver à cette extrémité, qui s’imposera peut-être à tous si la situation s’aggrave encore, je suis certain qu’il est possible de fédérer une grande partie des populations européennes pour construire d’autres relations socio-politiques alternatives à celles proposées par les banquiers luxembourgeois, mesquine et finalement petite bourgeoise. 

    • Alice Rupert 17 novembre 2014 13:36

      Effectivement, l’Euro et l’UE ne sont que de bonnes excuses. Le chômage massif a commencé des la fin des années 1960, après mai 1968 . Euro : 2012.


      «  Il s’est passé quelque chose de plus profond dans les rapports sociaux et la psychologie collective des sociétés développées. »

      Excusez-moi mais c’est de la langue de bois, ça.

       

      Le chômage a été délibérément voulu et créé pour faire baisser les salaires et faire taire les revendications.


      De leur côté les merdias (aux mains de qui, au fait ?) ont été chargés de culpabiliser les chômeurs - « qui ne veulent pas travailler », « qui ne cherchent pas d’emploi », « qui préfèrent vivre d’allocations » etc. etc.).

       

      Cher auteur, je comprend votre désarroi, mais vous êtes un exemple vivant de cette culpabilisation.

       

      Au lieu de vous dire que vous êtes un « « inadapté » (à quoi ? Aux désirs de la classe dominante ?), relevez la tête.

       

      Situation actuelle après 45 ans de cette politique voulue :

       

      . on arrive aux 10 millions de chômeurs ; lire http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/vrais-chiffres-chomage-septembre-158515

       

      . offres d’emploi 2013 : moins de 300.000, et encore, beaucoup d’annonces sont bidon (pubs, obsolètes, annulées etc.) ou proposent des « postes » consistant à 1 heure ou 2 de travail et non pas de vrais emplois.

       

      . Faites la soustraction  smiley 


    • lsga lsga 17 novembre 2014 13:37

      et oui Rupert, ce sont les politiques Keynésiennes et l’augmentation des salaires qui ont causé la crise économique des années 70.

       

    • Alice Rupert 17 novembre 2014 13:41

      Euro  : 2002, pardon, et non 2012. Tout de même, plus de 33 ans après le commencement du chômage massif. : 2002 - 1969 -> 33.


    • Boogie_Five Boogie_Five 17 novembre 2014 17:09

      C’est vrai que c’est flippant. Oui, j’essaye de relever la tête. J’ai été aveuglé pendant longtemps, j’étais dans le brouillard, effectivement. Puis je vois que je ne suis pas seul, des milliers de citoyens m’emportent. Je n’ai pas une langue de bois, je prends le problème à un autre niveau, en partant de la base. La situation actuelle de chômage de masse a été voulu, certes, mais n’a été possible qu’avec des compromis entre des groupes sociaux, des conventions, des lois, des pratiques, des théories. Ce n’est pas seulement une élite opposée à la masse, c’est aussi une division du peuple en deux ou trois camps, qui peuvent avoir à la fois des intérêts communs et des intérêts antagonistes. Quand je disais qu’il s’est passé de quelque chose de plus profond, c’est sur le pacte social, le minimum de communication nécessaire entre tous les citoyens, malgré l’inégalité des conditions de vie. Encore plus profond que le chômage, la vision de l’homme, de l’histoire, de la citoyenneté, de la République. Mon sentiment est que nous sommes passés dans une autre forme de civilisation, indécise, où la modernité fait place à la barbarie, mais pas seulement comme violence, aussi comme force légitime, acceptable, nécessaire et irréversible. 


  • Captain Marlo Fifi Brind_acier 17 novembre 2014 12:13

    Boogie,
    Il faut se rassembler provisoirement au delà des divergences, pour en sortir !

    Les électeurs ont voté Maastritch parce que personne ne leur expliqué exactement que dedans :

    - Il y avait l’ OTAN, une alliance militaire et diplomatique, au profit des intérêts américains.

    - L’UE, qui est un système fédéraliste anti-démocratique.

    - Et l’euro dont on découvre maintenant qu’il a été mis en place pour en finir avec le modèle social, pour faire baisser globalement le prix du travail.

    C’est aussi le Traité de Maastritch qui a supprimé le contrôle des mouvements de capitaux, d’où les délocalisations...


    • lsga lsga 17 novembre 2014 12:27

      Les électeurs européens votent à Droite depuis 30 ans, pas étonnant qu’on ai une Europe pareil. 

       
      Et vous voudriez qu’on vote encore pour un parti de Droite (enfin, d’extrême droite) comme l’UPR pour changer les choses ?
       
      N’importe quoi...

    • Boogie_Five Boogie_Five 18 novembre 2014 11:40

      Fifi 


      Il faut se ressembler, c’est le message que je voulais faire passer. Je ne connais pas l’UPR, mais je préfére agir dans un mouvement citoyen, le peuple n’a pas besoin de parti. Vous vous rendez compte si déjà tous les désabusés de la politique institutionnelle se rassemblaient pour faire une force de frappe sociale, économique et électorale - il y a une possibilité de rassembler au bas mot 10 millions de citoyens (en âge de voter). 

      En ce sens, ce serait bien de parler de vive voix et d’organisez des rendez-vous pour s’organiser, soit en se rattachant à des mouvements sociaux qui existent déjà, soit en fondant un nouveau mouvement sur lequel tous ceux qui sont là se mettent d’accord sur la forme d’organisation que celui prendrait. 

      Car internet ne suffit pas, il faut matérialiser cette opinion sur la place publique, la rendre vivante, chaleureuse et fraternelle. 

  • Yurf_coco Yurf_coco 17 novembre 2014 14:11

    Moi je trouve que le travail de la droite libérale a très très très très bien fait son travail de désinformation depuis des années... Le PS leur ayant emboîté le pas depuis.


    Des phrases qui aujourd’hui raisonnent dans toute les têtes :
    « Ah bah moi j’ai pas de vacance, je suis pas fonctionnaire », ou « Ces chômeurs assistés qui ne cherchent pas travail et s’achètent des TV et des bmx », « ces étrangers qui viennent et font 8 enfants pour les alloc », ces « gens de la sncf qui ont tellement d’avantage » et puis « ces jeunes qui veulent pas bosser », ces « intermittents qui travail 2 jours par mois », « les syndicats qui ne servent à rien » et ainsi de suite et ainsi de suite.

    On a réussi pour chacun, a trouver que tous les autres sont le problèmes, chômeurs y compris et puis quand c’est pas ça, c’est les LGBT et j’en passe...

    Dans notre contexte économique dépressif, chacun peut trouver un bouc émissaire pour lâcher son venin entre deux coups de rouge. Et chacun se conforte que « LUI » il mérite bien, mais que le voisin, est forcement un mec qui profite.

    Quand à la politique... Tout ce qui est à gauche (donc a gauche du PS) est dépeint en marginal farfelu communiste-léniniste... Donc il nous reste comme choix (qu’on nous propose au 20H), le FN, le PS et UMP.

    Et ce contexte créer de toute pièce est juste PARFAIT POUR NE JAMAIS CHANGER. Chacun croyant voter contre les autres et pour lui... En fait, chacun vote contre lui-même.

    • Boogie_Five Boogie_Five 17 novembre 2014 17:17

      Nous sommes comme enfermés dans une cage. Coincés sans alternative possible de regarder ce cirque quotidien des politiques. C’est de la base que tout reviendra, il faut s’en détacher. Il est fort possible qu’à la prochaine présidentielle, si c’est un choix Hollande/Le Pen ou Sarko/Le Pen, je n’irai pas voter. Je dois bien avouer que Juppé m’intrigue, à cause de sa vision un plus large des problèmes, mais je ne suis pas certain qu’il sera en capacité d’améliorer la situation


    • Yurf_coco Yurf_coco 18 novembre 2014 08:59

      Moi si il y a lepen j’irai faire mon devoir. Par contre si c’est PS/UMP, je n’irai pas à cette mascarade.


      Car pour moi PS/UMP (et centre... ils sont assimilés dans la petite tambouille oligarchique mais ne représente pas grand monde), font la même chose économiquement. Détruire l’état au profit de l’entreprise. Détruire le bon sens et la solidarité au nom du libre échange qui est censé magiquement réglé tous nos problèmes grâce çà la main invisible (théorie des années 70, Adam smith).

      Je pense que LE débat économique à venir (et quelque part il l’est déjà) pour sortir de l’impasse se résume à une et une seule question : Plus de régulation ou moins de régulation.

      UMP/PS font moins de régulation, on enlève toute les règle et après on attends gentillement que la sphère financière privé fasse de la recherche, de l’investissement, tout ça écologiquement et dans l’intérêt du bien commun. 

      OU, comme je le pense... On crois pas que se soit possible, que l’investissement privé ne s’orientera que dans du rentable, dans de l’écologiquement désastreux et alors on remets l’état au centre du jeu. 

      On lui redonne des moyens, (on SE redonne des moyens), on arrête les petits arrangement privé/publique (Autoroute, Eau, énergie, transport, santé, banque assurance, éducation) qui nous coûte une fortune (il faut bien payer le profit des « investisseurs-rentiers », contrairement au service publique qui n’en a pas besoin, pas autant) qui ne fait qu’enrichir une poignée d’« investisseurs-rentiers » qui logent leur bénéfices dans les paradis fiscaux. 

      On REPRENDS ce qui a été et est toujours à nous, on empoche les bénéfices et ON investit dans l’avenir. Je ne suis pas contre la propriété privé, ni le marché privé. Mais compter sur l’investissement privé, pour le bien commun, pour moi c’est juste une bonne blague... Et pour moi c’est la cause de la panne économique mondiale, sans parler de la non répartition des richesses.

      Mais comme les sociaux-démocrate-libéraux, voient que leur politique depuis 30 ans nous plongent dans le mur, au lieu de remettre en question ce qu’ils font, ils ne font que de la surenchère. D’où le débat centrale : Moins de régulation, ou plus de régulation. Et ce débat ne peut avoir lieu qu’entre PS/UMP CONTRE la gauche (vert, PG, PC).

    • Boogie_Five Boogie_Five 18 novembre 2014 12:12

      La régulation peut se réaliser au niveau mondial, l’économie française s’est rendue trop dépendante des marchés extérieurs pour faire de la régulation au niveau national. Le débat n’est pas seulement entre les partis de gouvernement (ps, ump) et la gauche de la gauche (verts, npa, pc, pg), tu oublies un peu vite le Front national, qui propose aussi une autre sorte de régulation - la fermeture des frontières, donc le protectionnisme, est une forme de régulation. 


      La question est : pourquoi la gauche radicale ne prend pas dans le pays ? 

      - Le problème de cette gauche est que son discours et ses actes ont été trop liés aux institutions, notamment dans l’éducation nationale et dans les mouvements associatifs, et donc la population n’arrive pas à bien voir les différences dans la pratique du pouvoir. Manque de visibilité et d’auto-analyse, donc, qui sème la confusion - le cas du parti communiste dans les élections municipales est très éclairant sur ce point. Les représentants de ce mouvement sont perçus comme des personnes somme toute aisées, profitant du système et le défendant d’une certaine façon. 

      - En plus de cette raison sociologique, le problème du renouveau idéologique et du langage : il manque à cette gauche radicale une base théorique d’ensemble qui met de la cohérence dans son discours. Cette gauche institutionnelle a un discours attrape-tout un peu conservateur (que les autres partis font aussi, c’est vrai), mais en définitive ne pose pas de véritables choix de société, ni de vision claire de la société française. Son discours est un peu : à part les facistes et les grands patrons, tout le monde est gentil et il faut un peu de bonne volonté pour appliquer une politique de gauche. Quelque part, ils ne sont pas assez radicaux et populistes dans leurs façons de dire et de faire, alors qu’aujourd’hui c’est la surenchère à la destruction qui marche et frappe les foules. D’où les succès du Front national. 

    • lsga lsga 18 novembre 2014 12:15

      yurf_coco : ton devoir, c’est de renverser la bourgeoisie.


    • Yurf_coco Yurf_coco 18 novembre 2014 16:34

      La régulation au niveau mondiale ? Impossible... Avec les USA qui font pression sur la planète entière, via le FMI, l’OMC, l’OTAN etc ? 


      Y’a qu’à voir tous les pays sur lesquelles ils appliquent unilatéralement et sans aucune justification des embargos sans commune mesure. 

      Par contre... Pour l’Europe, ça n’a rien à voir. Oui c’est possible, je pense même que c’est inévitable si ils veulent éviter une explosion sociale. Regardez ce qui se passe concernant les investissement, les paradis fiscaux, même le TAFTA qui aurait dû tombé tout cuit... Tout cela est mis sur la sellette car ils savent que si par leur actions le chômage grimpe jusqu’à 25% en Europe c’est l’explosion et qu’ils vont tous sauter.

      Et pour moi si, le débat est entre les politiques libérales (UMP/PS/CENTRE) et la Gauche (pas la gauche de la gauche) composé du PG, PC, VERT et tous les micro partis.

      Oui j’occulte le FN. Car :

      1) ils ne passeront jamais. Ils n’ont jamais dépasser 15% des français en nombre de vote... (quand bien même ils font 25% de la moitié des français qui votent).

      2) Ils n’ont aucune culture économique... Quand on base une politique uniquement sur l’étranger, ça n’a pas de sens. Ce n’est même pas de la régulation, c’est du populisme pur et dur. Et à dire vrai, ils commencent un peu à s’instruire économiquement... Chaque argument nouveau (et bon) vient de la gauche. Comme quoi, même eux admette l’échec de l’austérité, de la privatisation a tout va. 

      Mais comme pour les médias, seul le FN existe dans l’opposition (car quand on est d’extrême droite, on a le respect, mais quand on est de gauche on est un marginale-bobo-communiste-coupeur de tête et irréaliste. A force de le répéter, au 20H a tout va... Bah voilà, la gauche est morte du manque de culture et d’autocritique des gens. les politiques et les médias ont TUE le débat de fond de la politique économique. C’est aujourd’hui interdit de parler d’autre chose que de libéralisme avec un peu de sociale.

      Y’a qu’a voir le dernier commentaire : de ILSA Comme si je faisais une chasse aux bourgeois.... Vous voyez la caricature automatique et formatée ?? C’est quand même triste de ne pas pouvoir être pris au sérieux tellement les gens ont été abrutis. D’ailleurs merci à vous de débattre intelligemment.

      Et quand je dis la gauche est morte, je partage un peu votre point de vue, la gauche n’est absolument pas mobilisé. Effectivement, ils ne sont pas cohérents... Ils sont tous derrières leurs parties.. De peur de prendre le risque de disparaître en fusionnant (cas du PC).

      Mais si on veut une gauche pour 2017, va falloir qu’ils se sortent les doigts et qu’ils se mettent autour de la table (donc toujours, les PS déçus, PG, FG, PC, Vert). Si eux, on un projet (neuf) une idéologie commune, une ligne directrice, moi je vous fais le parie qu’ils sont les premiers à sortir au premier tour des élections présidentielles. 

      Regardez en Espagne, ça se produit en ce moment. Mais hélas pas des parties politiques (ou leur PS à eux ont aussi retourné leur veste), mais du peuple lui même. Et ça se produit car chez eux l’explosion sociale est plus avancé. J’espère qu’on aura pas a en arriver là, car c’est une perte de temps. 

    • lsga lsga 18 novembre 2014 16:36

      meuh si c possible : une bonne révolution mondiale, avec l’instauration d’une démocratie mondiale.


    • lsga lsga 18 novembre 2014 17:25

      Les révolutions se produisent entre 2 à 3 fois par siècle par pays.

       
      Le plan B : laissez faire le Capitalisme, qui creuse sa propre tombe. Permettre au libéraux de diminuer le risque de guerre mondiale en uniformisant (par le bas) le niveau de vie sur terre. 
       
      Votre plan à vous mène droit à la guerre mondiale, vous ne vous en rendez pas compte. 

    • Yurf_coco Yurf_coco 18 novembre 2014 19:13

      Laissez faire le capitalisme, c’est ça la solution « en douceur » ?


      Qu’est ce qui va se passer quand il n’y aura plus de pétrole, que les nappes phréatiques encore pas polluées s’assécheront, que le terrorisme sera au plus haut, les tension internationales aussi, quand le dollar s’effondrera... Et les pays « développés » seront limite en guerre civil... 

      La, les très très très riche s’en sortiront encre, car c’est le peuple qui serra divisé et meurtrie.

      Moi je ne propose pas la guerre. Avoir 51% des parts de certains domaines de bien commun, se n’est pas si monstrueux. Beaucoup moins que de laisser épuisé les ressources, détruire la planète et appauvrie la planète. Ça c’est le scénario du « soleil vert », pour ceux qui l’ont vu.

      Et comme cette stratégie marchera, et que ça ne va pas nul part, et que tout le monde est au courant de tout, tous les peuples sauteront sur cet exemple !! Se sera peut être l’occasion de créer une nouvelle forme de démocratie.

      Et quand ça arrivera on aura des sociétés de jeunes !!! Nos sociétés occidentales actuelles d’après guerre sont composées de TROP de vieux ! Ça n’aide pas au changement. 

    • lsga lsga 18 novembre 2014 19:18

      non, ma solution en douceur c’est faire la Révolution Mondiale.

       
      Sinon, laissez faire le Capitalisme, c’est à dire le laisser écraser la classe moyenne occidentale réactionnaire (vous) qui fait obstacle à la révolution mondiale.
       

    • Yurf_coco Yurf_coco 19 novembre 2014 08:42

      Moi je suis réac ? 


      J’aurai tout entendu.... D’habitude on me traite plutôt de bobo-communiste-arriéré. Comme ça la panoplie sera complète. 

      J’ai lu le lien, intéressant... Mais gentillet je dirais. Dans ce plan, on regroupe pour tout reprendre d’un coup. Magiquement, mondialement, tout le monde la main dans la main. Sauf que, dans un contexte de tension internationale, à la limite de la guerre... Les combats sociaux sont complètements expliqué par le reste. L’humain va d’abord chercher a protéger sa vie avant son emploi. 

      Et j’irai même jusqu’à pousser : Si une tel révolution tend à arrivé... Vous pouvez être sur qu’une fausse guerre sera déclarer pour stopper cet élan... Fausse guerre fomenté par la classe la plus haute. Il y en a même qui pense que les guerres actuelles sont déjà des diversions !

      Mais c’est bien, au moins vous avez un plan. Bonne chance pour votre révolution magique qui sort de nul part.

  • bernard29 bernard29 17 novembre 2014 15:07

    On sait depuis longtemps que nos sociétés se satisfont très bien, ou peuvent se permettre un taux de 10 % à 12 % de chômage, de marginaux ou de précaires, sans que cela pose véritablement de gros problèmes macroéconomiques. 

    Il y a de nombreuses techniques pour éviter que cela devienne un problème. D’abord, organiser un turn-over des personnes aux chômage, développer la mobilité des personnes, multiplier les occupations temporaires et factices ( stages de formation etc ), développer l’intérim, voire les CDDs, intervenir sur les diverses catégories de précaires ( un jour les jeunes, un autre jour les anciens, les longues durées, les sans qualification etc etc..). ,

    Mais, cela peut ne pas suffire et on a pu remarquer récemment qu’ un taux de 20 % à 22 % de chômeurs déclenchait déjà des troubles graves ( Espagne, Grèce ...), mais ce n’est pas encore la révolution. Cependant la percée exceptionnelle d’un nouveau parti politique comme PODEMOS en Espagne montre qu’un mouvement est en train de naître. Il est intéressant de noter que dans le programme de PODEMOS, la proposition d’un revenu universel de base est en bonne place.

    Mais et vous qu’en pensez vous de ces débats sur le revenu universel de base ? et , est-ce que vous pensez qu’ une telle innovation est susceptible de répondre à votre sentiment d’exclusion, d’isolement, et de « mort sociale » ? .

     


    • Boogie_Five Boogie_Five 17 novembre 2014 17:28

      Alors là, un débat sur le revenu universel m’intéresse beaucoup, et j’aimerai bien en savoir plus sur le sujet. J’ai quand même un avis là-dessus (je peux me tromper bien sûr) : 


      - Mon appréhension est qu’un revenu universel provoquerait une montée des prix, et que ce revenu se transforme en super-RSA. Pour que le revenu universel soit possible, il faudrait augmenter tous les salaires et la valeur d’échange de la monnaie. Donc, deuxième condition, il faut une monnaie mondiale pour un revenu minimum mondial. 

      - Deuxièmement, pour éviter ce problème, ce revenu universel universel peut être pensé dans le cadre d’une économie solidaire, en prenant comme base l’usage et la possession de biens de première nécessité - logement, nourriture, santé et éducation - sans étendre la « gratuité » à tous les secteurs de l’industrie et des services. 

      C’est une idée très intéressante et je demande à voir. 

    • Hervé Hum Hervé Hum 17 novembre 2014 18:19

      Boogie, la gratuité c’est le système actuel qui le permet pour les propriétaires de l’appareil productif et financier !

      La gratuité, c’est le Soleil, l’eau et la terre, tout le reste, c’est à dire la vie sous toutes ses formes, n’a rien de gratuit. Pour qu’une forme de vie se rende gratuit autre chose que les éléments cités, c’est à dire une autre forme de vie, il faut soit échanger, soit voler. Il y a des cas où c’est gagnant gagnant, d’autres où c’est l’un qui perd et l’autre qui gagne et enfin bien sûr, le cas où c’est perdant-perdant !

      La gratuité est donc une arnaque, n’existe pas et est contre productif. Aucun service public n’est gratuit et n’a de raison de l’être.

      Concernant le revenu de base, vous posez les bonnes questions !

      enfin, il faut bien comprendre que la monnaie n’est pas la valeur d’échange d’un bien, mais uniquement celle du temps de vie, soit à dédier à autrui, soit détenu sur autrui.


  • Le p’tit Charles 17 novembre 2014 16:25

    Dans la vie il n’y a que deux possibilités...avoir du courage ou non..vouloir travailler ou non..des centaines de milliers d’offres existes à pole emploi..mais personnes n’en veut..étrange pays ou on regarde passer les trains.. !


    • Boogie_Five Boogie_Five 17 novembre 2014 17:30

      Mais à quelle époque tu vis ? Plus personne n’y croit à ça. Même Pierre Gattaz n’ose plus sortir cette ânerie ! 


    • Le p’tit Charles 18 novembre 2014 07:44

      bravo, vous avez gagner le grand prix du caramel-mou fabriqué en Chine pour avoir compris qu’en france le peuple n’était pas très courageux (pour preuve sa classe politique au pouvoir) mise en place par les françois et les françoises !
      Grandeur et décadence...ou le lavage de cerveau pour tous..


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 18 novembre 2014 08:29

      Le p’tit Charles,
      Les Français ne sont pas courageux ! Quel mépris !

      Les médias en France sont pires qu’en Angleterre et aux USA dans la propagande !
      S’ils ont besoin de nous manipuler, c’est qu’ils en ont peur, sinon, pas la peine de se donner autant de mal pour mentir !


      Les Français sont certainement le peuple le plus politisé du monde, ils s’en méfient comme de la peste ! Les Américains en particulier, savent que ça peut tourner vinaigre n’importe quand.

      Lisez le livre « Des secrets si bien gardés » de Nouzille
      C’est une compilation de documents américains déclassifiés de la CIA et de la Maison Blanche, qui montre bien qu’ils ont surveillé tous les gouvernements français, ainsi que l’opinion publique française, dont ils se méfient.

    • Le p’tit Charles 18 novembre 2014 10:08

      Pourtant c’est un constat facile à faire ?..’voir dans quel état se trouve notre pays)
      Mais la majorité à de la m.... sur les yeux..alors forcément ça gêne.. !
      bonne journée


  • Hervé Hum Hervé Hum 17 novembre 2014 17:12

    Cher auteur, comme l’ont rappelé certains intervenants, le chômage est voulu et en fait, il n’existe que par volonté et non par fatalité. Résorber le problème du chômage dans la conjecture d’aujourd’hui est bien plus facile que de le maintenir. C’est contraire aux apparences, c’est certains.

    Vous écrivez

    "Donc, il y a une large part des citoyens qui sont satisfaits de cette situation en se fichant pas mal du chômage, du problème de l’ouverture des frontières, etc."

    Vous sortez ici tous les poncifs véhiculés et martelés par les médias meanstreams, mais là aussi, rien de fataliste sinon la volonté d’une ploutocratie afin de défendre ses propres intérêts et dont l’art est bien de savoir manipuler les autres. Ici, il ne faut pas tant regarder des personnes en particulier mais bien un état d’esprit, une ou plutôt des natures d’être.

    En fait donc, rien de plus facile aujourd’hui de régler les pseudos problèmes du chômage, de l’immigration, etc... Mais voilà, c’est pas du tout amusant pour les natures d’être prédatrice, charognardes et parasites.Eh oui, l’argument fort des néolibéraux est simplement de dire que tous les autres systèmes sont ennuyeux à l’exception du leur ! Des gens meurent ou en souffres ? Eh bien tant pis pour eux ou alors, qu’ils inversent le rapport de force !


  • Boogie_Five Boogie_Five 17 novembre 2014 17:59
    Euh... Je n’ai pas beaucoup entendu dire dans les médias qu’untel ou untel se fiche de ces problèmes, le chômage par exemple. Peut être pendant la présidence de Sarkozy. Mais aujourd’hui ils évitent de faire des aussi grosses gaffes. 

    Mais mon cher, c’est une réalité qu’un certain nombre de citoyens se fichent du problème du chômage, sinon ils ne voteraient pas pour des partis politiques qui en portent la responsabilité depuis plus de quarante ans. Ceux-là votent pour leur propre intérêt, et sont aussi d’accord avec que disent les médias qui relaient beaucoup la pensée de ces majorités politiques. Pour autant, faut-il le nier et faire comme si ça n’existe pas ? Je ne crois pas, ne serait-ce que pour se repérer dans le champ social : nous savons ainsi sur qui il faut compter et sur qui il ne faut pas compter. c’est juste de l’information, pas une opinion politique. Sinon, bien sûr, moi je suis pour un autre discours ! Et pour construire ce nouveau discours, et bien il est nécessaire de décortiquer les discours des uns et des autres, pour qu’il soit solide, inflexible et efficace. 



  • Le421... Refuznik !! Le421 17 novembre 2014 18:58

    Et pourtant !!
    Regardez-donc la campagne du Medef « beau travail »...
    Des milliers et des milliers d’emplois sont à pourvoir tous les soirs !!
    Ce qui prouve bien que les chômeurs sont des feignants qui ne veulent pas bosser.
    Ou alors...
    Ils nous prennent pour des cons ??
    Non, pas possible !!
    Le Medef, c’est du sérieux, non ??  smiley


  • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 17 novembre 2014 22:43

    Je lis et j’archive les faits divers.

    Plus particulièrement ceux consacrés aux détournements, vols, fraudes…

     

    Et j’y découvre perpétuellement des détails étonnants.

    Très souvent, les délinquants salariés retrouvent très vite un emploi, sans aucune difficulté, comme c’est étrange.

    Il n’est pas rare de trouver un condamné avec un casier judiciaire long comme un jour sans pain, multirécidiviste mais trouvant toujours un emploi.

     

    Plus curieux ; ce sont toutes ces personnes de nationalité étrangère qui trouvent immédiatement un emploi en France ; récemment encore, un salarié impliqué dans une affaire de vol était de nationalité tchétchène …

     

    Le pompon étant bien sûr tous ces travailleurs étrangers qui ont réussi à trouver un emploi, quel miracle, mais qui restent « sans papiers »… Le monde à l’envers.

     

    Oui, le monde à l’envers.

    En France, les valeurs continuent de s’inverser.

     

    Si tu es honnête, travailleur, consciencieux, sans relations, tu resteras sur le carreau.

     

    Les tricheurs, les magouilleurs, les menteurs sont désormais préférés.

    Ainsi que ceux qui savent y faire avec les relations, les associations, et avec toute la maffia grouillante autour des élus.

     

    Encore mieux si tu as du caractère : si tu es respectueux des règlements, si tu es poli, si tu es placide, si tu es gentil, tu n’auras rien.

    Si tu utilises la violence, si tu es agressif, si tu exiges, si tu menaces, on te donnera ce que tu désires. 


    • Boogie_Five Boogie_Five 18 novembre 2014 12:39

      On n’en parle assez souvent de cela, mais j’ai pu remarqué aussi que l’état d’esprit du magouilleur, vu finalement comme « débrouillard », est privilégié à un état d’esprit civique et fraternel. 


      Même moi je me suis fait déjà avoir, dans mes amitiés, par des individus qui ont un tel comportement déviant et criminogène. J’ai une explication au succès de ce comportement :

      - Le criminel est aussi une victime, qui porte sa souffrance et peut l’exploiter habilement pour toucher les autres. Il est assez difficile de reconnaître le vrai du faux et ça touche chacun de nous profondément dans les valeurs essentielles : la sympathie, l’amour du prochain, la justice sociale, etc. 

      - Le rôle que la société donne à l’agressivité de manière générale : dans une économie où la concurrence fait loi, les comportements violents dans les sociétés commerçantes sont survalorisés. En fait, il n’y a que la violence des petits délinquants qui gêne, mais les grands criminels sont héroïsés, iconographiés comme porteurs de certaines valeurs - le courage, la justice primitive, la vengeance et l’incarnation du tragique. A ce propos il est assez drôle qu’il y a aussi une lutte des classes chez les criminels, les petits mafieux peuvent critiquer les grands chefs et cherchent à se rapprocher de la population. 

  • Raymond SAMUEL Raymond SAMUEL 18 novembre 2014 10:00

    L’auteur,

    - « ...voila les nouveaux mots d’ordre ».

    Réjouissez-vous d’avoir été chômeur. Vous avez appris quelque chose que ceux qui ont un job n’apprennent pas.

    Vous avez maintenant vôtre chance de bien vivre. Mais vous resterez quand-même un peu seul contre tous, jusqu’à ce que ceux qui auront fait le même parcours que vous soient assez nombreux pour faire un autre monde.

    Mais n’oubliez pas que vous devrez créer vôtre nourriture et en grande partie celle de vôtre famille si vous en avez une, vôtre logement, vôtre chauffage etc...Vôtre survie en quelque sorte.

    Vous êtes sur la bonne voie. Reste à transformer l’essai...


    • Boogie_Five Boogie_Five 18 novembre 2014 12:46

      Merci pour ces encouragements ! 


      Après beaucoup de citoyens modestes peuvent s’engager dans cette voie, sans connaître le chômage sur le moment. 

      Pour la survie, c’est souvent plus facile à plusieurs que tout seul. Oui, seul contre tous parce que les chômeurs et ceux qui les connaissent ne sont pas encore organisés pour agir dans la société, pour être visibles dans les médias et finalement pour faire triompher un message de paix. C’est le but de ma démarche. 


      Cordialement 

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