La macronie ne meurt pas que deux fois : 17, 24 Octobre, et ensuite ?
La macronie va-t-elle entraîner le reste du pays dans son agonie ?
Dès le 6 Octobre nous écrivions, à propos du mouvement lycéen :
« Bavures sanglantes et provocations, manipulées ou non, "on n'est plus à une connerie près..." semble penser la macronie...
Effectivement, si le but, probable, était de faire monter la tension pour réapparaître en "sauveur", il y a donc d'ores et déjà un "raté" essentiel. Selon sa propre logique il aurait fallu que le pouvoir laisse la tension monter et la situation dégénérer essentiellement du côté des manifestants, du moins en apparence, comme il le fait souvent avec l'aide de provocateurs, avant de monter ouvertement le niveau de répression de son côté, en revendiquant une "escalade proportionnée"... »
Force est de constater que le 17 Octobre, c'est exactement ce que le pouvoir macronien a fait : organiser son « dispositif policier » pour que la situation puisse dégénérer « spontanément », ou du moins, que le développement des violences apparaisse comme tel.
Le 24 le dispositif policier a donc « miraculeusement » retrouvé toute son efficacité pour en faire une journée de manif syndicale quasiment « lambda », à ceci près que le « reflux » du niveau de mobilisation n'est pas du tout à la hauteur des « espérances » du pouvoir, ce qui constitue donc finalement un nouvel échec pour la macronie.
La réalité de ce 24 Octobre est donc que le mécontentement social est évidemment en réalité profondément enraciné par une décennie complète, et même plus, de reculs économiques et sociaux dans tous les domaines. Un mécontentement qui dépasse donc maintenant le cap de la peur instillée par la journée de chaos « planifiée » du 17 Octobre.
Ce qu'il faut souligner, c'est qu'il n'y a pas nécessairement, et même, vraisemblablement pas, de "provocation policière" directe et spécifique dans le cas de Limoges ou d'autres violences et incendies de cette journée particulière.
La police ne fait qu'obéir, actuellement, aux ordres du système et du pouvoir en place, y compris et surtout concernant l'ampleur du dispositif à mettre en place dans telle ou telle situation.
C'est donc bien l'ensemble de cette journée du 17 Octobre, avec une sous mobilisation policière délibérée et des consignes de relative "modération", qui a fonctionné comme un piège politique et une provocation destinés à rétablir, par la terreur, le rapport de forces en faveur du pouvoir, sinon du système.
La responsabilité de ce piège est donc essentiellement politique, et non pas policière. Elle est donc concrètement celle du pouvoir macronien.
C'est donc aussi et jusqu'à un certain point une responsabilité "partagée" entre tous les intervenants politiques systémiques, de droite à gauche, mais en passant d'abord par le « centre » actuellement officiellement "aux affaires". C'est une responsabilité qui est celle de toutes les forces politiques bénéficiaires de ce système, et donc principalement de la bande des trois « M », Macron, Marine, Mélenchon.
A rappeler qu'au-delà de la "vague lycéenne" préalable au 17 Octobre des voix de divers horizons de l'opposition militante et de la société civile avaient pointé l'origine douteuse de cette « initiative spontanée » déguisée en « résurgence » du mouvement des « Gilets Jaunes », qui n'était déjà pas exempt de multiples manipulations et provocations « systémiques ». Et finalement, et dès la veille, divers observateurs avaient déjà pointé la faiblesse du dispositif policier prévu par rapport aux attentes perceptibles sur les réseaux sociaux.
Mais la « terreur » instillée par le chaos du 17 Octobre n'a donc pas été suffisamment convaincante en termes de manipulation pour contrebalancer la frustration et le mécontentement social profonds accumulés depuis plusieurs décennies déjà, mais qui atteignent désormais leur paroxysme avec la macronie.
Ce « paroxysme » n'est pas seulement le fruit de la « surdité » macronienne aux revendications, mais bien le fruit d'une évolution économique et sociale globale générée par le banco-centralisme qui commandite directement ou indirectement cette situation, même si elle atteint un « paroxysme » particulier en France, du fait d'une situation économique et sociale potentiellement « extrême » dans l'écart entre les besoins sociaux urgents et insatisfaits qui se sont accumulés, d'une part, et de l'autre les possibilités de financement des solutions, possibilités qui se sont réduites comme peau de chagrin avec les divers budgets de quasi « liquidation » du patrimoine économique national « votés » ou imposés depuis des années...
Au fil des années le scandale des fonds publics gaspillés fait miroir à la dégradation des services publics dans tous les domaines, dont celui de l'Education Nationale.
Mais les fonds publics « gaspillés » ne sont évidemment pas « perdus » pour tout le monde, et notamment pas, en premier lieu, pour toutes les strates politiques et bureaucratiques du système banco-centraliste qui a désormais remplacé le capitalisme « classique », système obsolète qui a déjà depuis la crise de 2007-2008 dépassé ses propres limites historiques pour faire place à ce nouveau système de domination de classe, quasiment fondé sur le seul parasitisme bureaucratique et financier.
La bourgeoisie capitaliste « classique » s'était imposée en France à travers diverses phases de violence et de chaos de la fin du XVIIIème siècle à la fin du XIXème siècle, et essentiellement à travers diverses formes de pouvoir autoritaire.
La mutation banco-centraliste en France prend donc des formes particulièrement aiguës et violentes à la fois du fait de son « héritage » historique et de la situation économique et sociale particulièrement mauvaise générée spécifiquement par la macronie, mais qui s'est de fait positionnée en « avant-garde » de cette mutation depuis son tristement célèbre « Quoi qu'il en coûte ! » covidiste de 2020.
Entre « gaspillage » parasitaire systémique des fonds publics, liquidation du potentiel économique national dans tous les domaines ou presque, et délabrement de toutes les institutions de services publics, d'une part, et de l'autre l'impossibilité de dégager de nouvelles capacités budgétaires sans alourdir encore au delà de ce qui supportable le déficit budgétaire et l'endettement de la France, c'est tout le pays qui se trouve désormais tenu potentiellement en esclavage par la laisse mondialiste de ses créanciers.
Répondre aux revendications sociales sans finir de ruiner l'économie nationale, telle est la situation complètement insoluble dans laquelle se trouve actuellement pris le pouvoir macronien, comme résultat de sa décennie au pouvoir.
Finir de ruiner le pays pour sauver la face et tenter de « restaurer l'ordre » à quelques mois de la fin de son mandat, telle semble être la seule issue de ce pouvoir à l'agonie, et celle vers laquelle il se dirige.
Après lui, le déluge, mais c'est celui de la dette publique, payée, in fine, en termes d'intérêts en hausse vertigineuse, par tous les citoyens.
Ceux qui encaissent les dividendes du chaos en sont, fondamentalement, les véritables initiateurs, même lorsqu'ils diffusent ensuite sur tous les médias systémiques des "leçons de morale civique", aussi formellement justifiées soient-elles.
Pour sortir des griffes de ces bureaucrates parasites il nous faut donc prendre notre destinée citoyenne en main à travers une remise sur pieds de notre constitution, avec un contrôle populaire démocratique direct à la base de la circulation de notre dette publique comme plus globalement de la circulation monétaire et du crédit en général, sur notre territoire national. (*)
Luniterre
Récent sur Ciel de France,
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17 Octobre 2026, Stratégie systémique du chaos : Qui paye quoi ??? (Récapitulatif)
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