lundi 24 novembre 2025 - par Patrice Bravo

La Maison Blanche mène une guerre psychologique contre Maduro

Une frappe américaine contre le Venezuela ou des négociations avec son gouvernement sont attendues dans les prochains jours. 

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a fêté ses 63 ans le 23 novembre. Pour lui, ce jour a été assombri par le renforcement continu du groupe naval américain dans la mer des Caraïbes et par des informations alarmantes des médias selon lesquelles les États-Unis seraient sur le point d'attaquer le Venezuela. L'agence Reuters, citant des responsables américains, a rapporté que les États-Unis étaient prêts à lancer une "nouvelle phase d'opérations sur le Venezuela" dans les prochains jours. 

L'agence n'a donné aucun autre détail. Il est possible que le groupe naval, vraiment impressionnant, dirigé par le porte-avions Gerald R. Ford, prépare une attaque. Il est possible que cela s'inscrive dans la continuité d'une stratégie d'intimidation de Maduro et de son entourage proche. Auparavant, le président américain Donald Trump avait déclaré qu'il avait "déjà pris une décision" concernant les actions à venir au Venezuela, mais sans préciser laquelle. "J'ai déjà pris une décision, oui. Je ne peux pas vous dire laquelle, mais je l'ai prise", a déclaré Trump le 14 novembre après des réunions avec des hauts responsables de son administration, en réponse à une question des journalistes sur une opération militaire au Venezuela. 

D'après des fuites dans les médias, on sait que les militaires américains ont proposé plusieurs options au chef de l'État. Par exemple, poursuivre les frappes contre des cibles maritimes ou les étendre également à des cibles terrestres, que la Maison Blanche associerait ensuite à des terroristes et des trafiquants de drogue pour justifier ces attaques. De plus, Maduro et ses alliés pourraient eux-mêmes être la cible. Une autre option serait de mener une opération militaire à grande échelle visant à renverser le gouvernement vénézuélien. Parallèlement, le journal The New York Times a récemment rapporté que des négociations secrètes intensives avaient eu lieu entre les États-Unis et Maduro. Apparemment, le président vénézuélien aurait accepté de démissionner dans les deux prochaines années si sa sécurité était garantie, mais Washington n'a pas accepté. Néanmoins, les experts n'excluent pas la possibilité que des négociations et un certain compromis avec Maduro soient finalement possibles. 

Le renforcement des positions américaines dans la région s'accompagne par des exercices militaires avec des alliés, comme l'État insulaire de Trinité-et-Tobago. Ainsi, des plans pour mener des actions de combat conjointes avaient été annoncés le 14 novembre. Et le 20 novembre, trois navires militaires américains, dont un destroyer, se sont approchés des côtes du Venezuela. Il s'agissait vraisemblablement d'une partie des exercices. 

Parallèlement à la conduite d'opérations de force, la pression psychologique sur Caracas reste d'actualité pour Washington. Le journal The Washington Post a rapporté des projets des autorités américaines de larguer des tracts depuis un avion sur le territoire du pays latino-américain le jour de l'anniversaire de Maduro. Ce plan était supposé être une nouvelle étape pour rapprocher le jour où le président vénézuélien serait contraint de fuir le pays. On suppose qu'une telle action pourrait encourager l'opposition locale à renverser le président sans recourir à une attaque directe contre le Venezuela. 

Ce plan rappelle l'année 2003, lorsque les troupes américaines avaient largué des tracts sur l'Irak avant de mener une opération militaire. Les documents diffusés avertissaient les soldats irakiens de ne pas tirer sur les avions de l'armée de l'air américaine et conseillaient aux Irakiens d'écouter les émissions de radio américaines. 

Washington justifie la présence du groupe naval dans la mer des Caraïbes par la lutte contre les trafiquants de drogue qui transportent des substances interdites d'Amérique latine vers les États-Unis, et le renforcement de la pression sur le Venezuela par le fait que l'administration Maduro n'en fait pas assez pour lutter contre les cartels. Il y a des raisons de croire que l'objectif principal est de renverser le dirigeant vénézuélien et de le remplacer par une figure acceptable pour les États-Unis. Quelqu'un comme le président argentin Javier Milei, par exemple, l'un des amis de Trump en Amérique latine. Actuellement, la candidate numéro un pour ce rôle est la chef informelle de l'opposition vénézuélienne, la prix Nobel María Corina Machado, ou son collaborateur et représentant Edmundo González Urrutia. Ce dernier, après qu'on a empêché Machado de se présenter, était candidat à la présidence du Venezuela en 2024. Une part importante des pays considère Urrutia, et non Maduro, comme le vainqueur de cette élection. 

Actuellement, la situation dans la région est caractérisée par une incertitude totale. Des fuites d'information ont lieu dans le but d'observer et d'évaluer la réaction de la contrepartie. La cible principale de la pression actuelle est l'armée vénézuélienne, qui conserve toujours le dernier mot dans la prise de décisions politiques.

Alexandre Lemoine

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3 réactions


  • beo111 beo111 24 novembre 2025 19:18

    Monstrueux.


  • Julian Dalrimple-sikes Julian Dalrimple-sikes 25 novembre 2025 07:14

    Partout , tout le temps, sauf les quelques secondes d’éjaculations physiques ou mentales volées ici et là, nous humains sommes en guerre, combat, les uns contre les autres, chaque moi qui a comme référence le même moi, est terrifié par la vie elle même que chaque moi au fond refuse car naître = mourir..

    Cette guerre est un choix et ne correspond en rien à notre nature profonde que nous avons en grande partie détruite..

    les gagnants de ce choix dément, toujours ceux qui coopèrent pour niquer les autres qui ne coopèrent sur rien du tout, tout pour ma gueule, chacun sa merde étant l’horizon devenu indépassable de la masse prise comme nombre..

    d’où ceci : 1>99...%, 

    ces gagnants ont réussi à ce que parmi les 99% la majorité accepte de croire que notre nature humaine profonde et superficielle est de tuer, voler, combattre, détruire etc, la masse y croit parce que chacun alors se dit sans meme le savoir qu’il se dit cela, que ainsi je peux faire tout ce que je veux..et que du gateau toujours collectif, seul je ne serais pas, n’existerait pas, que de ce gateau je vais en avoir un max, pensant par là même trouver une sécurité matérielle maximum et sans fin, car plus j’ai plus je suis terrifié de perdre, ça ne marche jamais, la démence atteinte est alors à son maximum..

    nous ne sommes plus vivants en fait.

    ceci est insécurité et souffrance constante, perçue ou pas ne change rien à ce fait.

    Cette insécurité souffrance que « je » essaye de fuir sans rien en savoir ni des tenants( origines) ni des aboutissants ( effets) , fuir ? ce qui n’est pas possible sauf de détruire le corps ( suicide) , car moi et insécurité mental
    + souffrance c’est en fait la même chose, un seul objet, je souffre, je suis en insécurité, comprendre il faut est le seul chemin, et tout ceci rend souvent mauvais, déments fou, violent, etc

    au minimum cela va faire que je perçois la vie ( le réel) comme une survie sans fin ( désir...)

    des lors cette insécurité se transforme en quête purement rhétorique, idéale, basée sur ...rien sauf la quête elle même, de sécurité.

    Au passage ceci ayant détruit genre 95% de nos capacités innées, indispensables bien sur pour être vivants zombifiés nous sommes devenus par choix..

    le tout en général échappant à la pensée analytique superficielle qui a détruit tout le reste dans la psyché, nous avons donc pour vivre un moyen, un outil qui n’a d’aptitudes et encore que dans les domaines pratiques, doit t’on considérer Hiroshima et autres saloperies comme une aptitude ou de la démence pure due à une psyché qui a dégénéré ?

    la réponse est dans la question..

    enfin etc


  • titi titi 25 novembre 2025 16:36

    @L’auteur

    C’est sûr que c’est pas sympa de mettre de la pressions sur un pays tiers.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_de_la_Guayana_Esequiba_de_2023


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