lundi 16 septembre 2013 - par alinea

La Mariposa, le corps joyeux

Je me plais à penser que nous ne sommes qu'un corps ; je pourrais même dire, je sais que nous ne sommes qu'un corps. Il y a évidemment plusieurs preuves à cela ; la mort, naturellement et puis toutes les maladies dégénératives, celles qui nous grignotent le cerveau et qui ne laissent rien de nous...

Cela n'a rien de désobligeant et je crois que par les temps qui courent, nous aurions tout intérêt à redescendre jusqu'à ces fondamentaux. Je dis redescendre, parce que je sais bien que pour la plupart des gens, l'esprit est de plus haute volée !!

Pas pour moi, juste parce que l'esprit est dépendant du corps ; vous me direz que le corps est dépendant de l'esprit, un esprit fou ne laisse pas un corps sain ; peut-être que si notre esprit nous commandait de nous déplacer à cloche-pied, notre corps ne serait pas très long à se déformer et à nous faire souffrir ; mais c'est sans commune mesure avec les effets d'un cerveau qui se délite et qui laisse la carcasse à peu près dans ses formes !

Quiconque peut observer les effets de métastases et d'oedèmes, dans le cerveau, sur les sensations, les connaissances, l'identité et la conscience d'un individu, conçoit que toutes nos valeurs, notre culture et notre spiritualité sont comme qui dirait des miasmes, des humeurs secrétées par lui !

Tout est cerveau et ce n'est pas raisonnable !!

Dans tous les cas, quand le cerveau est atteint il n'y a plus d'intelligence, de connaissance, de spiritualité qui tiennent ! Quelquefois il ne reste que la politesse !!

Les femmes plus que les hommes, avec leurs cycles qui ne sont pas toujours régulateurs d'humeur, elles qui portent les enfants, les allaitent, savent ce qu'est un corps, pas seulement par le jogging du vendredi soir ou les cours de danse, ou le sport ! On dit d'elles d'ailleurs qu'elles sont plus ci, qu'elles sont moins ça, au fond qu'elles sont bonnes à tout faire ! Oui, les femmes ont conscience de l'intérieur de leur corps, si j'ose dire, en dehors de la souffrance.

Mais ce corps est très mal traité !

On pourrait s'appesantir sur la ligne d'un corps idéal, qui change selon les modes ! Mais c'est la seule présence du corps sain dans nos sociétés ; je n'ai rien de plus à en dire ! On peut trouver dommage ce qui apparaît comme une dictature de l'esthétique ; d'un autre côté, ceux qu'on voit dans les rues sont à ce point difformes qu'il semble bien qu'on n'obéisse plus guère aux diktats de la mode.

Mais ce qui reste, plus sournoisement ancré comme une vérité, est que le corps est l'enveloppe, que l'on tartine, que l'on botoxe, que l'on bronze, quand il commence à vieillir, mais que cette enveloppe ne doit pas se manifester ; à la moindre alerte de douleur, on cible un médoc ; c'est une occultation pure et simple que ce rapport au corps, on l'aborde par l'extérieur mais il faut le faire taire.

C'est dommage car le corps nous parle, franc, direct, d'abord doucement et puis, s'apercevant qu'on ne l'écoute pas, il finit par hurler ; ensuite il s'étiole puis meurt.

Pourquoi aujourd'hui fait-on taire son corps ?

C'est pourtant mon corps qui entend les infos, les décodent ou non ; c'est lui qui mémorise les données que j'organiserai pour en faire ma philosophie ; c'est lui qui voit, interprète et tient mon pinceau ; c'est lui qui glisse sur les cordes de mon violon, lui qui danse ou sculpte, lui qui mange et qui nourrit, lui qui se bat, se défend, c'est lui qui sauve ou condamne.

Qui d'autre ?

Qui d'autre titube et ne peut plus aligner deux idées si je le bourre d'alcool ? Qui s'excite et croit comprendre le monde si je le goinfre d'amphétamines ? Qui se croit génial après un petit joint, à la guitare ?

On l'a coupé en morceaux pour les besoins de la médecine ; c'est comme la viande : il y a les morceaux de choix et les bas-morceaux. La cervelle est très prisée, hyper valorisée, d'autres râbles semblent accessoires.

Cette médecine des petits bouts a enfoncé le clou d'une société schizophrène ; mon estomac n'est pas moi qui me fait souffrir, je n'ai pas idée de comment faire pour le soigner, je file chez un tiers payé par la communauté pour avaler des cachets produits par des labos qui se fichent comme d'une guigne de ma santé mais aiment les sous de la sécu !

Prendre soin de son corps, on dit aussi prendre soin de soi, aujourd'hui c'est se raser les poils des jambes et sous les bras, l'enduire de lait hydratant pour avoir la peau douce, sans savoir que suer est plus sain et rend la peau beaucoup plus douce encore !!

Prendre soin de soi, c'est croire que les choses nous tombent dessus, qu'avant on n'y peut rien, une totale innocence en quelque sorte, ignorance encouragée par les médecins qui en font leur beurre et par les labos déjà cités.

Mais le plus étonnant, car c'est un phénomène qui est apparu de manière très rapide, c'est un mélange de refus – de la douleur, de la maladie- et d'acceptation- d'être pris en charge, d'obéir , que cette prise en charge fasse ou ne fasse pas écho à son ressenti !

Il faut dire que la plupart des médecins sont capables d'un diagnostique : microbes ou virus, et d'un traitement : antibiotiques ; dans le premier cas, pour tuer les microbes, dans le deuxième, au cas où il y ait une complication microbienne ! La société actuelle ne donne absolument plus le loisir de se soigner tout seul, c'est-à-dire laisser faire la maladie, s'aider de quelques tisanes, se reposer et attendre ! Cette manière de faire pourtant renforce les défenses, donne du repos à un moment propice, les maladies ne nous tombant pas dessus par hasard !

Il y a dans le domaine du corps, donc de la santé, le même paradoxe que dans d'autres domaines ; pour moi c'est un paradoxe, pour d'autres c'est un parallèle ! Nous trouvons les remèdes aux maux que nous inventons ou produisons comme effets pervers à de nouvelles habitudes.

Car il est vrai qu'aujourd'hui nous avons un panel impressionnant de médecines parallèles, pas toujours douces d'ailleurs, dont l'efficacité n'est pas à remettre en question alors qu'elles sont considérées comme des toquades de bobos new age ou des reliquats de l'obscurantisme moyen-âgeux ! Ces médecines- sauf dérives sectaires avec gourou charismatique- demandent au malade une participation, un investissement de toute sa personne dans son processus de guérison ; pourtant nombreux sont les thérapeutes qui exercent leur art sur des corps abandonnés  ! Je veux dire par là que beaucoup comptent sur la magie qui opérera grâce à la confiance de leur abandon, de la même manière que pour la médecine qui n'a de traditionnel que le nom !

Alors de deux choses l'une : soit nous avons une vie si difficile, fatigante et peu valorisante qu'on s'use et que l'on n'a même plus le courage de s'occuper de soi, soit on est resté enfant et on a besoin de sa maman pour s'occuper de soi !

Ou bien les deux, mon premier entraînant mon second !

Seulement, on s'occupe mal de nous ; on ne nous soigne pas, on ne nous aide pas à recouvrer la santé, on étouffe ou tait un symptôme ; on nous fait rouler  !

Le connais-toi toi-même passe par là bien entendu ; rien n'est acquis à l'homme, même pas son corps, c'est injuste ! Et celui, adulé, de mon amoureux et l'autre, désiré, de votre princesse, pas plus.

Le corps est torturé en pays civilisé, vous n'allez pas me dire que c'est civilisé !

La beauté d'un corps, ce ne sont pas les plumes qu'on lui fiche, ni les fards ni les accessoires dont on l'affuble, la beauté d'un corps c'est sa santé, son authenticité, sa grande connivence avec l'esprit qui en émane : la beauté des femmes africaines, ce ne sont pas à proprement parler les lignes harmonieuses de leur contour, c'est l'harmonie entre les lignes et l'âme.

Mais on ne se soucie pas de la beauté, on se soucie des modes ; les modes font la beauté : des femmes rondes de la fin du XIXe siècle, aux efflanquées affamées de la fin du XXe, en passant par les androgynes de la belle Époque, chaque modèle a eu droit à son heure de gloire !

L'humain n'étant pas un bel animal, ce que l'on regarde, c'est plutôt quelques détails.. des yeux, des mains, des jambes et le regard est souvent entaché de projections sexuées !! Mais quand on le voit marcher, courir, on pâlit de honte ! Je dis toujours l'humain, c'est un gros complexe sans doute qui me fait parler ainsi : je veux dire, l'occidental et affilié ! Ce mode de vie, cette nourriture si fast(!), ces valeurs subséquentes font du corps, on dirait, une entrave... à quoi ? je ne sais !

La schizophrénie vous dis-je...

Nous sommes saucissonnés et pour être bons il vaut mieux ne s'intéresser qu'à une seule tranche ; habiter tous ses recoins et refuser d'être le vecteur d'un seul atome, -proposé, induit ou imposé- paradoxalement, dans un monde ou l'individu est paraît-il roi- plonge dans une marginalité et une incompréhension qui ne nourrit pas son homme !

Mais bien sûr, de la même manière que chaque touriste est sûr d'être un voyageur du simple fait qu'il est sincère dans sa curiosité, chaque humain occidental est sûr d'être dans une relation parfaite à son corps sauf à prendre conscience d'une addiction particulière ; être comme tout le monde est normal et être normal c'est être juste. Rien n'y fera, l'homme oublie toujours qu'il y a trois temps et qu'hier il était responsable de demain !

Cependant, par le petit bout de la lorgnette, le bruit se répand que les médicaments, ben, c'est pas forcément ça ! Bien sûr, on est bien obligé si on a du cholestérol, du diabète ou de l'hypertension – maman déjà avait ça, c'est de famille !- mais après un deuil, la veuve ne se sent pas toujours obligée d'avaler des neuroleptiques !

Maman était bossue, papa avait mal aux genoux, mère-grand avait un cancer de l'estomac, alors, c'est normal ! Mais papa avait les yeux bleus et maman de mauvaises dents alors on ne s'attarde pas trop à ce que j'aie des bonnes dents et les yeux bruns !!

L'obéissance et le sentiment induit de la fatalité me paraissent être les seules sagesses que s'accorde une majorité de gens, mine de rien  ; ce constat me rend enragée... l'adaptabilité n'est pas forcément le meilleur moyen de sauver l'espèce ! Car s'adapter aux diktats ( souvent implicites) des voyous qui ont le pouvoir et l'argent, c'est au contraire suivre le bélier aveugle qui entraîne son troupeau dans le trou !!

La conscience de soi exige la désobéissance ! Mais elle inclut, elle est même totalement, la place de l'homme dans le monde, sa propre place dans le monde, aussi cette place doit-elle avoir des contours et non pas se diluer dans l'ignorance ou la désinvolture mais aussi tenir compte de l'autre !

L'exact inverse de ce qui est aujourd'hui : un individualisme forcené qui, en réalité, n'est qu'un leurre puisque l'individu est indifférencié dans une masse confuse.

Certes le rapport au corps a toujours été éreinté dans les civilisations, quelles qu'elles fussent, mais bizarrement, dans la nôtre où les prises de conscience du quidam ordinaire n'ont jamais été aussi vives, le corps reste, et peut-être plus que jamais à cause des « progrès » de la science ( pesticides, manipulations génétiques, industrialisation,etc,) le grand perdant.

Fermons la boucle : or qu'y a-t-il de nous hors ce corps ?

 

« Le corps est semblable à la terre. Il est un territoire en soi.Comme tout paysage, il court le risque d'être envahi de constructions, découpé en parcelles et ruiné de mille manières....

On ne peut dire du corps qu'il est censé être comme ci ou comme ça. Ce qui compte, c'est de savoir si ce corps éprouve du bonheur, de la joie, du plaisir, s'il est bien en contact direct avec le cœur, avec l'âme, avec le sauvage. S'il bouge et danse à sa façon. C'est cela et rien d'autre. »

(Clarissa Pinlola Estès, Le corps joyeux : la chair sauvage.)



22 réactions


  • bakerstreet bakerstreet 16 septembre 2013 12:37

    Bonjour Alinea


    L’ennui, c’est que votre article est trop riche en nourriture.

     A peine a t’on vroudrait on réenchérir sur une de vos réflexions, qu’une autre se profile. 

    « Je me plais à penser que nous ne sommes qu’un corps ; je pourrais même dire, je sais que nous ne sommes qu’un corps »
    J’ai cru dans un premier temps que vous parliez non seulement de vous, mais aussi de nous tous, et de même l’univers, de Gaïa, et peut être est ce votre message sublliminal en fin de compte....
    « La Terre est un être vivant dont nous sommes le système nerveux » - Disait James Lovelock.....
    Et il semble avéré qu’un battement d’ailes de papillons ,de l’autre coté de la planète, n’est pas sans effet sur nous....Alors, vous pensez, Fukushima, ce papillon géant à tête de mort.
    Notre intelligence sans doute nous guide. Remarquez qu’elle nous rend tout aussi aveugle. Pour revenir à Fukushima, ils n’auraient jamais construit cette centrale, s’ils avaient écouté leur coeur. Mais ils ont écouté leur intelligence, s’en sont remis à leur ordinateurs, à des simulations. Celles ci leur donnèrent une arrogance de technocrate sûr de leur fait : Jamais un tsumani ne pourrait passer par dessus les murs de confinement. 
    S’ils avaient écouté leur coeur, nous n’en serions pas là.

     Avez vous vu « une histoire de coeur » dernièrement, sur arte, ( toujours consultable sur arte plus sept, en replay) une petite merveille qui nous montre comment la place centrale de l’individu est passée du coeur au cerveau, et réduit à une simple pompe)
    De jolies citations que j’aimerais encadrer, comme m’a mère le faisait dans ces petits cadres en bois, qu’elle accrochait aux poutres, et dont j’aimais me moquer, avec leur coté ringard de souvenir de vacances ramenés il y a fort longtemps :
     « Hélas, il n’y pas d’instinct comme celui du coeur » Lord Byron.
    « Un visage faux doit cacher ce que sait un coeur faux » Shakespeare"

    Le monde est passé à la moulinette de Descartes, à une sorte de logique froide, désenchantée, où l’on nous a appris que les émotions n’étaient que source d’erreurs, et qu’il fallait s’en remettre aux spécialistes froids à lunettes. 
    Il ne s’agit pas évidemment de nier les bienfaits de la science, ni des lunettes, mais de revenir à une harmonie salutaire, entre coeur et raison.

    Le coeur cré d’étranges harmonies, même de façon tellurique, au delà des apparences, des connaissances de chair, et des visages.
     Le bon et le mauvais, il n’y a même pas besoin de gouter d’un plat pour savoir que celui ci ne nous conviendra pas. 
    Pour mon compte, j’ai toujours préféré, aux plus merveilleux papillons épinglés morts sur un présentoir, celui d’un vulgaire papillon blanc qui bat des ailes au bout du jardin

    • alinea Alinea 16 septembre 2013 13:16

      C’est l’autre cerveau qui nous relie au coeur ; taire le corps c’est taire notre animalité, donc notre coeur, notre âme ( anima ; animal).. ce n’est pas quelque chose que l’on a à apprendre, c’est quelque chose que l’on sait ! si c’est perdu, c’est perdu.. parfois cela peut resurgir au détour d’un chemin.. et change la vie de celui ou celle qui le retrouve
      Mon texte est un peu brouillon, c’est ça ? Confus... j’en ai bien l’impression, pardon.. mais je n’ai pas de leçon à faire et faire ce lit-là au carré ne m’est pas aisé !
      La Mariposa, c’est la femme papillon : la femme sauvage !
      Bakerstreet, je vous remercie ( c’est dans ce sens-là parce que mon doigt a d’abord frappé le B ; je l’ai suivi !!!!!)


  • gaijin gaijin 16 septembre 2013 12:51

    oui sur l’importance du corps
    mais non on n’est pas que le corps !
    bien sur on peut se demander ou est passé l’esprit quand le cerveau est détruit mais cela ne signifie pas que l’esprit est produit par le cerveau .....
    le cerveau est l’interface entre le corps et l’esprit comme mon pc est l’interface entre moi et le web ......
    si je casse le clavier je n’accède plus a rien mais je peut encore récupérer mon disque dur
    si je casse mon disque dur je perd tout ou partie de mes données.
    sauf celles qui sont stockées ailleurs .....

    ( par esprit j’entends quelque chose d’autre que la pensée .......)


    • alinea Alinea 16 septembre 2013 13:08

      un esprit immortel ?
      Non ! une fois l’humanité disparue, plus personne pour le percevoir !! l’esprit, c’est l’inconscient collectif de Jung ; je ne le nie pas mais il est issu du corps !
      mémoire, savoir, transmission,mythes, symboles, contes... tout ce qui se perpétue de l’un à l’autre, qui circule sans la matière doit trouver une matière qui le décode et sort d’une matière qui l’encode...
      Enfin, je ne ferais pas une guerre pour défendre mon réel ! smiley


    • gaijin gaijin 16 septembre 2013 14:01

      « Enfin, je ne ferais pas une guerre pour défendre mon réel ! »
      j’espère bien ....
      c’est vrai que quand on fréquente AV ça peut sembler étonnant mais il est possible ( au moins en théorie ) d’exprimer des points de vue différents sans automatiquement s’envoyer les assiettes a la figure smiley


    • Neymare Neymare 16 septembre 2013 14:13

      @Alinea
      « je ne le nie pas mais il est issu du corps »

      Erreur d’appréciation : vous considérez donc comme vrai uniquement ce que vous pouvez voir avec vos yeux : mais qui vous dit que vos yeux (ou vos autres sens) ne sont pas trop limités pour percevoir l’origine des choses ?
      Votre corps (ainsi que le reste de l’univers) est composé d’énergie identique partout : qu’est ce qui différencie votre corps du reste à ce niveau ultramicroscopique ?
      Je vais vous le dire : absolument rien
      Le jour ou vous aurez appris à percevoir les choses telles qu’elles sont (et non telles qu’on vous a dit qu’elles étaient) : vous verrez qu’entre votre corps et le reste de l’univers physique il n’y a pas de séparation ou une séparation totalement arbitraire créée par votre esprit
      Commencez vous à saisir de quelle illusion vous etes le jouet ? vous considérez comme la seule source du mental quelque chose qui n’existe pas réellement, qui n’est qu’une illusion.

      Si l’on considère de façon tout à fait impartiale l’univers physique, on est bien obligé d’admettre qu’il n’existe que 3 choses différentes : l’énergie, l’information et la conscience.
      Tout le reste n’est qu’illusions basées sur ces 3 éléments, par conséquent l’Esprit ne peut venir que de ces 3 choses et non de quelque chose composé lui meme de ces 3 éléments de base.
      Question de logique


    • alinea Alinea 16 septembre 2013 14:23

      Je n’ai jamais réussi à voir l’esprit !
      Et je ne place pas l’homme si haut dans la hiérarchie du vivant ; l’esprit est coïncidant de la vie ; voilà comment je perçois les choses !


    • Neymare Neymare 16 septembre 2013 14:37

      @Alinea

      Vous voulez sans doute dire que l’esprit est coincidant de la vie biologique ? mais comment expliquez vous alors que d’un point de vue fondamental (c’est à dire la réalité meme de cet univers) il n’existe pas de différence entre ce corps biologique et le reste de l’univers ?

      Comment expliquez vous que l’esprit ne nait que de quelque chose qui, au final, n’est qu’une convention (par ce qu’il est perceptible par nos sens) mais ne correspond à aucune réalité tangible quand on fait abstraction des sens ?

      J’ai fait la meme erreur durant de nombreuses années par ce qu’on m’avait appris que les choses étaient comme ça et pas autrement, que seule la réalité matérielle visible était vraie : avant de me rendre compte que c’était une grave erreur


    • alinea Alinea 16 septembre 2013 14:53

      Je ne sais pas si mes sens sont conventionnels mais je sais que je ne suis et perçois que par eux ; comme j’en ai un sixième et que j’ai mauvaise vue, je ne réduis pas la réalité au visible ;
      Pour moi, c’est du même acabit de dire que ce que je perçois n’est que maya ou bien que la seule chose de vraie est ce que je vois !
      Je pose mes pieds nus sur la mousse fraîche ; je m’allonge et n’ai aucun besoin de leur permission. Mes rêveries sont aussi vraies que leurs réalités, plus proche en tout cas de la vérité que tous les spots publicitaires que j’ai pu voir. L’empreinte du monde sur moi ne laisse pas de mots : indicible veut dire sans partage. Ma vérité est niée. On m’a mise au monde, je suis au monde.
      (Ervine d’Ase : Amours en noir et blanc)


    • gaijin gaijin 16 septembre 2013 14:59

      « Je n’ai jamais réussi à voir l’esprit ! »

      il était une fois quelqu’un qui a dit :
      «  il ont des yeux et ils ne voient pas , ils ont des oreilles et ils n’entendent pas »
       smiley


    • alinea Alinea 16 septembre 2013 15:03

      gaijin : et qui dit : il y a ceux qui voient l’esprit mais qui ne me voient pas ?
       smiley


    • gaijin gaijin 16 septembre 2013 17:23

      alinéa
      en substance je crois que c’est dulcinéa

      « pourquoi fait ’il toutes ces choses ?
       pourquoi fait il cela ?
       pourquoi voit il pousser la rose
       là ou la rose ne poussera pas ...... »

      c’est dans l’homme de la mancha de brel ............


  • Karol Karol 16 septembre 2013 16:22

    Merci Alinéa de nous rappeler que notre esprit si prolifique, si inventif, si transgressif, ne doit pas oublier de qui il tient : de notre corps.
    Nous sommes le seul animal a naître totalement inachevé et à voir besoin de la transmission de toute un arsenal de savoirs pour pouvoir survivre et s’émanciper d’un environnement hostile. Le problème est que cette faculté, à se perfectionner, de génération en génération, par le langage et la connaissance,nous monte à la tête et nous laisserait croire, si on n’y prenait garde, que l’on peut trahir ce corps qui nous abrite en s’affranchissant des propres règles de fonctionnement de cette belle mécanique aux performances limitées.


    • alinea Alinea 16 septembre 2013 18:48

      Bonsoir Karol,
      On trahit ce corps, on le rend objet ! c’est dans ce temps long où l’on devient mature, encore tout dépendant, que l’on forge tous nos maux...


  • télé ton destin télé ton destin 16 septembre 2013 16:47

    Pourquoi les poules pondent des œufs ? Pour que les œufs fassent des poules.
    Pourquoi les amoureux s’embrassent ? C’est pour que les pigeons roucoulent.
    Pourquoi les jolies fleurs se fanent ? Parce que ça fait partie du charme.
    Pourquoi le diable et le bon Dieu ? C’est pour faire parler les curieux.

    Pourquoi le feu brûle le bois ? C’est pour bien réchauffer nos corps.
    Pourquoi la mer se retire ? C’est pour qu’on lui dise Encore.
    Pourquoi le soleil disparaît ? Pour l’autre partie du décor.
    Pourquoi le diable et le bon Dieu ? C’est pour faire parler les curieux.

    Pourquoi le loup mange l’agneau ? Parce qu’il faut bien se nourrir.
    Pourquoi le lièvre et la tortue ? Parce que rien ne sert de courir.
    Pourquoi les anges ont-ils des ailes ? Pour nous faire croire au Père Noël.
    Pourquoi le diable et le bon Dieu ? C’est pour faire parler les curieux.

    Ça t’a plu, le petit voyage ? Ah oui, beaucoup.
    On a vu de belles choses, eh  ? J’aurais bien voulu voir les sauterelles !
    Sauterelles, pourquoi des sauterelles ? Et des libellules aussi.
    À la prochaine fois, d’accord ? D’accord.

    Je peux te demander quelque chose ? Quoi encore ?
    On continue mais cette fois-ci c’est toi qui chantes. Pas question.
    S’il te plaît. Non, mais non.
    Allez, c’est le dernier couplet. Tu ne crois pas que tu pousses un peu le bouchon ?

    Pourquoi notre cœur fait tic-tac ? Parce que la pluie fait flic flac.
    Pourquoi le temps passe si vite ? Parce que le vent lui rend visite.
    Pourquoi tu me prends par la main ? Parce qu’avec toi je suis bien.
    Pourquoi le diable et le bon Dieu ? C’est pour faire parler les curieux.

    Générique du film Le papillon, visible ici (sous-titré).
    Chanson interprétée par Michel Serrault et Claire Bouanich.
    Paroles : Philippe Muyl.

    Il s’agit d’un autre type de papillon, en d’autres saisons.

    Joli texte, merci, bonne journée.


    • alinea Alinea 16 septembre 2013 18:50

      J’ai regardé ce film ; je l’avais déjà vu mais ça m’a fait plaisir de le revoir ; je n’y pensais plus !
      Merci


    • alinea Alinea 16 septembre 2013 18:53

      Si j’en crois votre avatar, vous chevauchez Uranus et caracolez dans les espaces interstellaires ?
      Je ne sais pas si je pourrai vous suivre mais j’essaierai ! je regarderai et lirai tout ça : rien ne m’en dit rien, ce sera donc du tout neuf !!


    • Pillippe Stephan Uraniumk 16 septembre 2013 19:20

      J’ai de la chance (c’est relatif) je suis ce que les gens appel un médium et je fait des incursions dans ce monde spirituel souvent sans l’exercice de ma volonté d’ailleur
      je précise que je n’ai rien à vendre


  • Christian Labrune Christian Labrune 16 septembre 2013 19:07

    @Rosemar

    Pour ceux que ça intéresse, je conseillerai « L’image du corps » de Paul Schilder. On trouve ça dans la collection « Tel » de Gallimard. Merleau-Ponty, dans sa « Phénoménologie de la perception », en avait fait ses choux gras. Au point que, quelquefois, c’est presque du plagiat.

    Cela dit, le corps, ne devrait pas exister. L’esprit non plus. Tout cela, c’est une perte de temps.


  • jack mandon jack mandon 19 septembre 2013 14:54

    Justement petite soeur,

    Le papillon, parlons en.

    « Ce que la chenille appelle la fin du monde, le sage l’appelle papillon »

    A cette belle dentelle que tu as savamment déployée,
    il fallait bien que Lao-tseu...que j’ai très bien connu, s’en mêlât

    (j’ai juste pour la conjugaison maitresse ?) 


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