dimanche 24 février 2013 - par alinea

La parité

Belle engeance qu'on peut regarder de différentes façons : le ressenti, primaire, spontané ; la pensée ou la raison ; et son observation.

 

De manière très irrationnelle, la parité m'humilie ; je ne me sens pas une petite chose fragile à laquelle il faudrait faire une attention particulière, je n'aime pas être discriminée ni être le chouchou du prof, et si je n'aime pas qu'on me claque la porte au nez, je n'aime pas bien non plus qu'on me la tienne avec ce petit quelque chose d'artificiel, qui s'appelle galanterie et qui n'est qu'une habitude ou bien un vrai geste condescendant. La parité est une galanterie organisée et légiférée ; aussi une volonté, là encore, de tout gérer, de tout maîtriser.

Au niveau du ressenti, à chacun son histoire, son éducation ; la mienne a été très féministe, dans une famille de filles avec un père extrêmement « féminin » dans sa sensibilité et dans son amour des femmes, au moins de la sienne et de ses filles ! On ne m'a jamais inculqué que je devais mouler mes fesses pour réussir.

C'est peut-être pour ça que je n'ai travaillé qu'avec des hommes, dans tous les métiers que j'ai exercés, et que, dans mes activités physiques, je n'ai jamais été cette créature délicate à qui on doit porter les seaux. Par ailleurs, je n'ai jamais eu d'ambition de pouvoir.

Le ressenti est donc question intime, il n'y a pas là sujet à discuter.

Mais on peut le savoir et en tenir compte en élaborant sa pensée.

Toutes les revendications féministes à l'heure actuelle ont probablement leurs raisons d'être mais le fait de revendiquer me chagrine : en effet, c'est une attente de reconnaissance de l'être, et non du faire, la quête de quelques gratifications ; une position infantile à mes yeux. Les luttes avaient leurs justification au début du XXe siècle ; elles ont porté leurs fruits mais quel que soit l'âge que l'on ait aujourd'hui, il faut bien avouer que l'on a « hérité » ! Nous sommes parties, ou nous partons, donc toutes sur des bases débroussaillées, et il me semble bien que ce que l'on nomme machisme aujourd'hui n'est en fait que pouvoir : pour moi, Merkel, Tatcher, Lagarde, Parisot sont des machos ! Personnellement je n'ai guère envie qu'on embarque les femmes sur ce bateau-là ! Les spécimens que l'on a déjà suffisent !

Et puis il y a les autres, celles qui jouent des fesses et du regard mais crient que c'est leur tête qu'elles vendent, et ambitionnent de jolis postes d'influence ou de pouvoir.

Imposer une loi qui dicte que « tout le monde est égaux », c'est se foutre de nous ! En tous domaines, du plus intime au plus professionnel, chaque individu se situe dans le dépassement de soi : l'acquisition de savoir ou de savoir-faire, l' élusion des petites entourloupes propres à chaque milieu, la connaissance de soi ou l'intuition qui nous guide à coup sûr ; bref, rien qui soit typiquement féminin ; tout le monde est logé à la même enseigne. Tout le monde accepte de passer par le moule des diplômes ou des rites d'embauches, tout le monde s'en remet aux mains de n'importe qui, par acceptation apprise de l'autorité. Lettre de motivation qui ne doit comporter que l'énumération des codes imposés ; curriculum vitae qui doit grossir ce qui convient – ou ce que l'on croit qui convient- et taire le reste, faire la liste de ses diplômes consentis par des doctes qui vous ont trouvés au poil pour perpétuer le système, bref.

Tout le monde obéit. C'est la condition exclusive d'éviter l'exclusion.

Les femmes sont plus dociles qui, d'après ce que j'en sais, réussissent mieux que les hommes dans ce formatage.

Les femmes abandonnent leurs enfants pour continuer d'être congratulées. Ou bien elles n'en font pas.

La parité ambitionne que toute femme soit considérée égale à l'homme dans l'esclavage.

En ce qui concerne les prises de pouvoir, postes rares et élevés, on exigera de la femme qu'elle taise ses langueurs, ses cycles, ses migraines, qu'elle n'utilise que son mental. Et celui-ci aura même le pouvoir de lui réguler son taux d'hormones ! Développe ton efficacité lui dit-on, pour accroître ta compétitivité ; et les femmes, flattées peut-être de tant d'attention, s'exécuteront.

Nous vivons dans un monde où tout ce qui dépasse craint ; où tout ce qui se retire menace ; où ne peut épanouir qu'un petit bout de soi, utile, dit-on, à la société. Quant au reste, arrange-toi comme tu peux, on ne veut pas le savoir.

Le femme ne garde plus de sa féminité que les fringues, quelques codes de comportement qui avantagent ! Surtout pour celles qui seront la potiche – secrétaire, petite main, faire-valoir- d'un patron. Ah ! La belle envolée du progrès.

Les femmes de la campagne abattent du boulot ; elles sont en pantalon de nos jours et ne tortillent pas du cul dans les rangées de vigne. Personne ne les remet en question ; personne ne remet en doute leur efficacité ni leur importance. Les petites mains, mâles ou femelles sont les bienvenues ; certes pour le bûcheronnage, le problème ne se pose pas : si une femme se propose c'est qu'elle sera au top ! Sinon, le partage des tâches s'effectue en fonction des nécessités. Pourquoi utiliser des gros bras qui peuvent tracer les sillons, abattre des arbres, arracher des souches, pour donner le grain aux poules pendant que les petits bras feraient le reste ? Ce n'est que pure logique, pure organisation de survie.

On ne peut pas généraliser : il y a des femmes qui se contentent de ricaner aux bons mots du pouvoir, juste pour avoir le privilège insigne de le fréquenter.

Il y a les femmes déterminées à avoir ce pouvoir, pas besoin de lois pour elles, leur succès est assuré.

Il y a celles qui s'en foutent et n'ont envie que de se réaliser : quel que soit leur domaine, elles auront des difficultés car s'afficher libres et autonomes est en soi une rébellion qu'aucune loi n'encourage.

Et puis, toutes les autres, qui obéissent et exposent un grain de beauté au sein pour prouver leur singularité ; pourquoi vouloir être originale alors que l'originalité isole ? Toutes semblables, toutes unies, toutes solidaires, c'est pas plus rigolo ?

La parité donc, n'est qu'une hypocrisie de plus de la part des libéraux, qu'une volonté de soumettre, qu'un enfumage pour masquer les desseins, dévier les chemins, interdire les écarts, et que tout soit en ordre !

 

Quant à l'observation des faits, il faut bien dire qu'elle les éclaire sous une lumière crue, avec peu de nuances, juste quelques contraintes de plus.

Dans ma vie politique, on en est venu à s'insinuer à l'intérieur de mon vote ! Le choix était : un homme/une femme. Pardi ! Que la femme proposée fut une intrigante ambitieuse, dont je ne voulais pas comme représentante, ou la potiche de l'ambitieux bien placé, proposée par lui, dont je ne voulais pas non plus, avec dix hommes et trois femmes en liste, il me fallait ne pas choisir ! Deux hommes sur le bulletin valait bulletin nul : c'est ce que j'ai fait ! Mais rien à dire ni rien à discuter : on applique une loi de parité sur des données douteuses ( je voulais dire « honteuses »).

Dans la même veine, magouilles électorales obligent, j'ai failli être prise comme candidate à la législature. Au dernier moment, face au FN, je doutai, malgré ma connaissance du milieu, d'avoir les 5% nécessaires aux remboursements de mes frais ! 20 000 euros tout de même ; et je ne les avais pas !! Mais la discrimination n'est pas là évidemment ; non, dans cette circonscription, il nous fallait une femme ! « Ils » en ont trouvé une, qui s'est vite inscrite au parti et qui ne s'est pas trop mal débrouillée ; je l'ai rencontrée : chapeau bas.

Quand les gros machos de droite éructent que les femmes sont bien souvent des potiches au service des ambitions des mecs, la gauche s'offusque et éructe qu'ils ne sont que des gros cons de machos de droite ! Je ne remets pas en cause ce qualificatif qui est très probablement juste mais cela fait-il avancer les choses de les nier ?

Et faut-il toujours confondre l'alibi de lazzi ( la robe à fleurs de Cécile Duflot) à du sexisme ? Le « con d'arabe » à du racisme ? Je suis la première à lever le majeur à l'encontre d'une pouf qui roule à plein pot dans mon bled et à la traiter de « connasse » ou bien à lever les yeux au ciel en disant « « Ah ! Les femmes au volant » quand je roule derrière une conductrice qui ne sait pas où elle veut aller et qui se croit seule sur la route ! Et quand mon copain marocain fait une connerie, je lui dit bien souvent « qu'il bosse comme un arabe » !! Certes, ça n'a rien à voir, le sourire en coin et la complicité me disculpent.

Comment peut-on prétendre appliquer une loi qui ne prend en compte aucune des composantes, complexes, historiques, d'une réalité héritée ? Comment peut-on, une fois de plus, mettre un chapeau, qui est plus un couvercle, sur des faits dont on étudie jamais les causes avec minutie ? Comment peut-on espérer résoudre un problème si on ne s'attaque pas à ses causes ?

C'est qu'on ne le veut pas ! Cela tombe sous le sens !

J'en ai rencontré des gus qui me traitaient de « gonzesse » sur tous les tons du dédain, parce que j'étais bonne là où ils étaient mauvais ; dans un milieu macho il faut bien le dire ; pure jalousie car il faut bien savoir que même dans ces milieux hautement virils (!), les hommes véritablement compétents reconnaissaient sans chichis ni complaisance, mes compétences : j'étais leur égale, point. Ils n'en étaient pas diminués pour autant.

Alors, s'il y a moins de femmes que d'hommes à vouloir se fourvoyer dans des carrières sclérosées d'une politique politicienne dévoyée ou administratives ou commerciales, quelle importance ?

Et quand on parle de salaires, moindre pour les femmes, on ne pense pas à Ockrent ! Mais aux caissières, mais aux nounous... chercher la femme derrière, celle qui exploite bien sûr.

La loi à laquelle il me plairait de ne pas contrevenir, serait celle qui dissoudrait les castes, qui abattrait les classes, qui tirerait partie des différences, qui encouragerait la réalisation de soi, qui écrabouillerait les mégères « féministes » de tout poil qui encaissent les dividendes, qui exploitent les femmes qui à leurs yeux ne sont bonnes qu'à servir : quand arrêtera-t-on de se faire croire à une guerre des sexes alors qu'il n'y a de guerre qu'entre les exploités et leurs exploiteurs ? Quand arrêterons-nous de marcher, que dis-je, de courir vers les idées imposées, les bonnes idées, ah oui, pour nous éloigner des véritables problèmes ?

Quand les bonnes femmes modernes et tout, arrêteront-elles de se faire infiltrer du botox dans les joues, dans les seins, dans les fesses à moins qu'elle ne s'en fassent ôter le gras ?

Le féminisme ? Vous en êtes loin, vous qui vous soumettez à ces chimères ; et qu'on ne vienne pas me dire qu'il faut bien commencer par un bout ! Parce que commencer par là, c'est n'avoir rien compris, et c'est ne rien vouloir ! En tout cas, cela se situe aux antipodes de ma réalité, de celle des miens et, plus loin, de ce que je peux en savoir.

 

Pour conclure

La parité ? On peut afficher qu’elle est un pis-aller, une première étape obligée, pourquoi pas, mais elle crée si souvent des situations affligeantes qu’on est en droit de se demander quel est son véritable but.

S’il s’agit de « mettre des femmes à tout prix » dans des positions visibles jusque là dévolues aux hommes, on est en voie de réussite même si ça et là les électrices elles-mêmes ne suivent pas. Mais s’il s’agit de transformer un tant soit peu le monde, de faire bouger les mentalités, ce moyen parait bien humiliant à certaines d’entre nous : si l’on se retourne sur mon silence expectatif dans la moindre réunion de comité pour me proposer une corvée, je me demande si c’est mon appartenance à un sexe qui me vaut cet honneur. La plupart des femmes propulsées ainsi, sont, je vous l’affirme, les pantins paravents d’hommes plus haut placés parce qu'ils ont besoin de ces pions qui seront, ils n’en doutent pas, pleins de gratitude. Je parle de « propulser » par cette méthode dite de parité obligée !

Le défaut d’un tel artifice est qu’il ne s'intéresse pas du tout à donner à chacune, ou que chacune puisse prendre, la conscience et la force de s’impliquer dans les affaires publiques.

 

On se contente de peu dans ce monde où l’immédiat et le superficiel sont les valeurs incontournables. Faut-il pour autant s'y soumettre ?



128 réactions


    • Rounga Roungalashinga 26 février 2013 16:04

      Alors comme ça, les femmes, en accédant à des postes élevés, feront donc étalage de leur incompétence au vu et au su de tous, et cela va les décrédibiliser officiellement ?


      Ce n’est pas du tout ce que j’ai dit.


      Tandis que, lorsqu’elles se contentaient d’apporter le café dans les Conseils d’Administration 100% hommes, elles étaient au contraire reconnues et admirées pour leur vrai savoir-faire.


      Rien à voir, non plus, avec ce que j’ai dit.


      quand je vois tant d’hommes occuper les postes les plus élevés dans l’administration ou la politique, moi, je me permets aussi, tout comme vous, de « soupçonner qu’ils ont acquis leur place non pas parce qu’ils avaient les compétences requises, mais uniquement en raison de leur sexe. »


      Objection stupide. Pour deux raisons :
      1) Vous raisonnez comme si, pour désigner quelqu’un à un poste élevé, il y avait parmi les candidats 50% d’hommes et 50% de femmes, et que, en dernière instance, on choisissait, parmi ceux qui ont les compétences, en priorité les hommes, quand bien même des femmes auraient des compétences plus élevées.
      Vous savez bien que ce tableau est bien peu fidèle à la réalité. Parmi les candidats il y a en général beaucoup plus d’hommes que de femmes, et si un individu a les compétences requises parmi eux, en admettant que ce soit uniquement la compétence qui joue, il y a par conséquent statistiquement plus de chances pour que ce soit un homme.
      2) Si vous admettez que l’obtention de responsabilités élevées serait uniquement une question de sexe et non de compétences, alors le remède consiste à établir comme seul critère d’obtention d’un poste la compétence, et non pas à se focaliser davantage sur le sexe. La parité revient donc finalement à réparer une injustice par une autre injustice.


    • Rounga Roungalashinga 26 février 2013 16:07

      C’est déjà un peu le cas Rounga : il n’est qu’à voir la parité du gouvernement !!

      Très judicieuse remarque : au gouvernement, une parité parfaite, mais les femmes, généralement plutôt jolies, héritent des ministères annexes. Un bien bel exemple de progressisme, en effet.


    • COLRE COLRE 26 février 2013 18:40

      « Ce n’est pas du tout ce que j’ai dit »

      C’est exactement ce que vous avez dit… 

      Rounga, votre mauvaise foi rend impossible toute discussion. Venir dire que l’accès des femmes aux responsabilités « fera reculer la cause des femmes », fallait la sortir celle-là !…

      Et l’accès des femmes aux salaires élevés ne leur rendra pas service en provoquant la jalousie des autres femmes ?
      …ou cela fera fuir les hommes qui n’aiment pas les femmes financièrement dominantes et tant pis pour elles ?
      …ou l’argent ne fait pas le bonheur et elle le regretteront ?… smiley

      Je ne perds plus mon temps à réfuter ces sophismes et ces pseudo-paradoxes…


    • Rounga Roungalashinga 27 février 2013 08:32

      COLRE, je crois que votre problème vient du fait que vous identifiez totalement la parité avec l’accession des femmes à des postes importants. C’est la raison pour laquelle, quand j’écris : « la parité fera probablement plus reculer la cause des femmes », vous lisez « l’accès des femmes aux responsabilités fera reculer la cause des femmes ». C’est une grave méprise, car ce qu’il faut lire est en réalité : « l’accès des femmes aux responsabilités par le moyen des quotas fera reculer la cause des femmes », car c’est exactement ce que la parité signifie. La partie en gras modifie le sens de la phrase du tout au tout.

      Vous terminez votre dernier commentaire en m’attribuant un certain nombre de sophismes que je n’ai jamais écrits, pour conclure en vous donnant l’air de balayer mes arguments avec une facilité censée m’humilier. Il est donc assez cocasse de vous voir m’accuser dès le départ de mauvaise foi. En la matière, on est en droit de s’interroger sur qui peut donner des leçons à l’autre.

      Quoi qu’il en soit, si vous avez le temps, j’aimerais soumettre à votre réflexion quelques remarques supplémentaires.

      Par exemple, je m’étonne de voir, dans votre discours, se côtoyer les notions de parité et de représentativité. Que signifie ce rapprochement ? Accorderiez-vous une importance prépondérante au sexe d’un représentant pour que vous le sentiez représentatif de vous ? Les hommes se sentiraient représentés par tous les parlementaires hommes et les femmes par toutes les parlementaires femmes ? Voilà une idée bien étrange. Pourquoi le critère, ou un des critères, en la matière devrait être le sexe ? Pourquoi ne pas définir la représentativité selon d’autres critères, comme la taille, le poids, la chevelure, de façon à ce que les gros chauves puissent se sentir représentés par les hommes politiques gros et chauves ? Il serait de bon ton de rappeler que l’on n’est représenté par un homme politique qu’en raison du fait qu’il défend nos propres intérêts en tant que citoyen faisant partie d’une classe socio-culturelle déterminée. Il s’agit donc de critères purement économiques et sociaux, et le fait que le représentant en question soit un homme ou une femme n’est d’aucune importance.
      Je me permets, à la suite de cette remarque de bon sens, d’enfoncer un peu le clou, et de questionner cette importance accordée au sexe des personnes quand, dans le même temps, une certaine idéologie ambiante aimerait bien nous faire croire qu’un homme et une femme, c’est pareil. Nous voyons cela au sujet de la « théorie du gender » et du mariage homo : selon la première, le genre n’est qu’une contruction sociale qu’on peut déconstruire et modifier indépendamment du sexe, qui n’est qu’une contingence biologique, et les défenseurs du second affirment avec conviction que la parentalité par des individus de même sexe peut très bien être établie comme une norme au même titre que la parentalité classique, c’est à dire hétérosexuelle. Il semble donc que dans ces considérations, le sexe des protagonistes est un détail de peu, voire d’aucune importance. Il paraîtrait même que ceux qui affirment qu’un papa et une maman, ce n’est pas la même chose, et qu’un enfant a besoin des deux pour s’épanouir le mieux possible, sont des réactionnaires ou des intégristes. J’aimerais donc qu’on m’aide à y voir plus clair, et qu’un partisan de la parité, de la « théorie du gender » et du mariage homo m’explique quand il faut accorder une importance au sexe des individus et quand il ne le faut pas. Suis-je réac de penser que le sexe des individus est une composante incontournable des rapports interpersonnels, mais qui n’a aucune importance dans tout ce qui ressort de l’économie, de la politique, de la technique, de la production intellectuelle ? Faut-il que je pense l’inverse ? J’espère que vous pourrez m’éclairer, si jamais vous vous sentez concernée.


    • alinea Alinea 27 février 2013 10:41

      Quelle clarté Rounga dans vos propos dépassionnés : bravo !


    • COLRE COLRE 27 février 2013 11:35

      Rounga, Ce n’est pas parce que vos commentaires sont policés qu’ils sont argumentés. Ce n’est pas la première fois que je vous le dis, c’est lassant. Et vous, comme d’autres ici, pratiquez le sophisme perpétuel + le noyage de poisson. J’y perds mon temps. 

      Je discute volontiers avec tous ceux que j’estime de bonne foi. Sinon, soit je ne lis plus leurs commentaires (la plupart), soit je joue un peu d’ironie soft sur leurs contradictions. C’est cette dernière solution que je pratique parfois avec vous, mais cela ne sert à rien…

      Exemple, vous dites que « mon problème », c’est que j’identifie « totalement la parité avec l’accession des femmes à des postes importants ».

      Vous ne voyez même pas à quel point cette idée est absurde, et si je vous réponds : « j’identifie tout autant la parité avec l’accession des hommes à des postes subalternes… », est-ce que cela fait sens pour vous ? je crains que non… Vous ne voyez pas la différence. Avez-vous lu Le Quai de Ouistreham d’Aubenas qui témoigne de l’intérieur de la précarisation des métiers du ménage, et des femmes en particulier ?
      Oserez-vous encore prétendre que les métiers de l’entretien ne sont pas féminisés ?
      Oserez-vous déclarer qu’il n’y a pas le choix de sélectionner des femmes « compétentes » aux postes de responsabilité ? et pourtant, ce sont des hommes qui y sont…
      Oseriez-vous encore arguer que « Vous raisonnez comme si, pour désigner quelqu’un à un poste élevé, il y avait parmi les candidats 50% d’hommes et 50% de femmes » ?
      LÀ, il y a plus de 90% de femmes, comment expliquez-vous que ce soit les hommes qui occupent les postes supérieurs, les travaux de ménage les moins pénibles, les postes de contremaitres, ceux qui exigent l’obéissance, et ils ne s’en privent pas ?
      Tout petit pouvoir, mais pouvoir quand même…

      Si vous refusez de voir de pareilles évidences, c’est que vous êtes d’une totale mauvaise foi, ou vous êtes un ignorant. Alors, il faut lire, les études, les récits, les témoignages, et pas se contenter de plaquer sur la réalité une opinion péremptoire formatée par vos croyances et vos certitudes superficielles.


    • alinea Alinea 27 février 2013 12:25

      Tout à fait d’accord pour les petites mains féminines et précarisées dans les emplois de service ; les emplois à la personne, c’est bien pourquoi je constate que les féministes, pour se hisser, ont besoin de cette exploitation et c’est bien cela qui me chagrine. Si la parité arrive dans les travaux agricoles, cela est assez récent ; mais les hommes qui se payent le marteau-piqueur, les vapeurs de goudron, les manards de bâtiment, etc : eux aussi ont leur part d’exploitation et de précarisation, non ?
      Mais à ma connaissance, la parité ne concerne que les femmes en politique ( toute femme en politique exploite des femmes à la maison) ; on n’en sort pas ! La parité obligée partout, c’est une dictature. En attendant, les choses évoluent... c’est une femme qui fait l’entretien du village où j’habite ; c’est une femme qui a soudé le portail de mes voisins, c’est un homme qui vient faire la toilette de mon vieux voisin border line, etc.


    • Rounga Roungalashinga 27 février 2013 14:07

      Ce n’est pas la première fois que je vous le dis, c’est lassant. Et vous, comme d’autres ici, pratiquez le sophisme perpétuel + le noyage de poisson. J’y perds mon temps.


      COLRE, vous ne vous rendez pas compte à quel point vous êtes insultante dans vos commentaires. Ainsi, tout les arguments que j’ai développés ne sont que néant ? Pour quelle raison ? Vous ne le dites même pas, vous l’affirmez, simplement, et cela vous suffit. Imputer la mauvaise foi à votre interlocuteur semble être votre méthode favorite d’argumentation, tant ce thème revient souvent dans vos interventions. Ce qu’on peut observer, c’est que cela vous dispense systématiquement de répondre aux objections qui vous sont faites. Parfois même vous vous prémunissez à l’avance des objections potentielles en décrétant en premier lieu qu’affirmer le contraire de vous serait être de mauvaise foi. On dirait vraiment que vous partez du principe que vous avez raison, et que ceux qui ne s’inclinent pas devant vos affirmations sont réfractaires à la vérité. Cependant, vous pouvez adopter l’attitude que vous voulez, cela ne change rien au fait que les propos que vous m’avez fait tenir n’avaient rien à voir avec ceux que je tenais réellement. Il suffit de relire l’intégralité de mon commentaire du 26 février 13h52, en lisant tous les mots de chaque phrase, pour se rendre compte du détournement, volontaire ou pas, que vous en avez fait.

      Je regrette également que vous refusiez de vous prêter aux réflexions que je soulevais dans le précédent commentaire, je suis sûr que j’aurais pu apprendre des choses intéressantes. Mais puisque vous avez décidé que c’est du « noyage de poisson » et du « sophisme perpétuel », je ne peux pas vous forcer à répondre...


      Exemple, vous dites que « mon problème », c’est que j’identifie « totalement la parité avec l’accession des femmes à des postes importants ».

      Vous ne voyez même pas à quel point cette idée est absurde, et si je vous réponds : « j’identifie tout autant la parité avec l’accession des hommes à des postes subalternes… », est-ce que cela fait sens pour vous ? je crains que non…

       

      Non, COLRE, c’est vous-même qui avez fait cette identification, en réécrivant « l’accès des femmes aux responsabilités fera reculer la cause des femmes » là où j’avais écrit « la parité fera probablement plus reculer la cause des femmes ». Je n’y peux rien.

       

      Avez-vous lu Le Quai de Ouistreham d’Aubenas qui témoigne de l’intérieur de la précarisation des métiers du ménage, et des femmes en particulier ?


      Non, mais je sens qu’on s’éloigne du sujet...


      Oserez-vous encore prétendre que les métiers de l’entretien ne sont pas féminisés ?

      Ca n’a jamais été mon intention, étant donné que je ne parlais pas des métiers de l’entretien, mais des partis politiques et des conseils d’administration (commentaire du 26 février, 13h52), pas d’un métier en particulier, sinon on peut énumérer tous les métiers féminisés (enseignement, barreau) et les métiers masculinisés (bâtiment, armée), sans que cela nous mène nulle part.

       

      LÀ, il y a plus de 90% de femmes, comment expliquez-vous que ce soit les hommes qui occupent les postes supérieurs, les travaux de ménage les moins pénibles, les postes de contremaitres, ceux qui exigent l’obéissance, et ils ne s’en privent pas ?


      Etant donné que je ne connais pas le dossier sur les métiers de l’entretien, je ne sais pas comment l’expliquer. Vous qui avez visiblement étudié la question, quelle explication proposez-vous ?
      En attendant votre analyse, je fais remarquer tout de même que prendre un cas particulier n’a jamais démontré une vérité générale. Les discours qu’on entend le plus souvent sur la parité concernent les partis politiques, les conseils d’administration des banques, des grandes entreprises, et là, dans la quasi-totalité des cas, ce que j’affirmais sur la proportion de femmes parmi les candidats est tout à fait vrai.


    • COLRE COLRE 27 février 2013 16:21

      Ce sera désormais sans moi, Rounga… j’ai autre chose à faire qu’à démêler éternellement vos arguties filandreuses, juste pour avoir raison.

      Me reprocher de vous avoir fait dire « l’accès des femmes aux responsabilités fera reculer la cause des femmes » au lieu de « la parité fera probablement plus reculer la cause des femmes », j’avoue que les bras m’en tombent…

      La différence est sans doute tellement ÉNÔÔÔRME, que je ne la vois pas. J’ai affreusement trahi votre pensée…
      À quoi bon discuter dans ces conditions ? 


      Il faudrait apprendre à discuter honnêtement dans l’esprit d’un échange…

      Je veux bien vous taxer d’ignorance plutôt que de mauvaise foi. Dans ce cas, apprenez d’abord les innombrables cas de discrimination sociale que subissent les femmes (rien qu’en France, je vous laisse imaginer en dehors de l’Europe), en salaire, à l’embauche, au temps partiel imposé, en qualité de boulot, en horaires fractionnés… 

      Lisez le Quai de Ouistreham par ex., et aussi d’autres blogs qu’AV qui est particulièrement sexiste. Le « plafond de verre », vous connaissez ? célèbre expression qui évoque le plafond invisible que rencontrent les femmes quand elles cherchent à s’élever de leurs conditions médiocres.
      Il est apparemment invisible pour vous, mais pas pour elles qui s’y cognent.


    • alinea Alinea 27 février 2013 16:31

      C’est curieux ce malentendu : Rounga ne dit pas que la condition des femmes est formidable, il s’en tient à la loi de la parité, qui, on est bien d’accord, s’adressent aux femmes qui veulent participer au pouvoir !
      Moi je dis : voyons, cette loi n’aurait-elle pas des effets pervers ? n’avantagerait-elle pas les femmes qui, pour une raison ou une autre, n’en ont pas besoin ?
      Bien à vous COLRE


    • Rounga Roungalashinga 27 février 2013 16:40

      Me reprocher de vous avoir fait dire « l’accès des femmes aux responsabilités fera reculer la cause des femmes » au lieu de « la parité fera probablement plus reculer la cause des femmes », j’avoue que les bras m’en tombent…

      La différence est sans doute tellement ÉNÔÔÔRME, que je ne la vois pas.


      Je vous ai expliqué où se situe la différence, qui est effectivement de taille. Je l’avais même mise en gras, pour être sûr que vous la voyez. Lisez-vous au moins les phrases jusqu’au bout ?

      Mais comme je suis très patient, je vais vous expliquer d’une autre manière.
      Imaginons deux cas :
      A- Une femme parvient à un poste important, en l’absence de toute mesure paritaire.
      B- Une femme parvient à un poste important, et des mesures paritaires sont en vigueur.

      Dans le cas A, ce qui est courronné, c’est le mérite de la personne, les compétences qu’elle a acquises, peut-être durement, et l’accession à ce poste la valorise.
      Dans le cas B, nous ne savons pas si l’accession au poste est dû aux mêmes raisons que dans le cas A, ou si elle ne doit cette promotion qu’à un hasard numérique. Peut-être manquait-il une femme à ce poste pour satisfaire la loi du 50-50, et on a donc choisi parmi les femmes celle qui avait les compétences les plus élevées pour le poste. Mais alors si nous sommes dans cette éventualité, il s’ensuit deux choses :
      -un homme a été discriminé, et on en revient donc à ce que je disais plus haut, à savoir qu’une injustice a été « réparée » par une autre injustice
      -la raison véritable de la promotion de cette femme est son sexe et non sa compétence. Quoi de plus humiliant pour elle ?


      Voilà, j’ai redit exactement ce que j’avais expliqué dans mon premier commentaire. J’espère que cette fois vous réussirez à comprendre.


       Dans ce cas, apprenez d’abord les innombrables cas de discrimination sociale que subissent les femmes (rien qu’en France, je vous laisse imaginer en dehors de l’Europe), en salaire, à l’embauche, au temps partiel imposé, en qualité de boulot, en horaires fractionnés…

      Lisez le Quai de Ouistreham par ex., et aussi d’autres blogs qu’AV qui est particulièrement sexiste. Le « plafond de verre », vous connaissez ? célèbre expression qui évoque le plafond invisible que rencontrent les femmes quand elles cherchent à s’élever de leurs conditions médiocres.
      Il est apparemment invisible pour vous, mais pas pour elles qui s’y cognent.

       


      Vous ne parlez pas du sujet. Je dis que la parité est une fausse solution pour réaliser l’égalité homme-femme, vous me répondez que je nie les inégalités homme-femme. Impossible de nous entendre tant que vous persisterez ainsi. Il faudrait apprendre à discuter honnêtement dans l’esprit d’un échange…


    • Raymond SAMUEL paconform 3 mars 2013 15:32

      Quel est le sexe qui fait la guerre à l’autre ? analysez les mots employés par les hommes et par les féministes et vous aurez la réponse.


  • COLRE COLRE 26 février 2013 01:14

    Anarchiste ?! ben alors, pourquoi se jeter sur la parité ?? le monde politique dans son ensemble ne devrait pas vous concerner, autant hommes que femmes… si vous vous « foutez » de la "parité, pourquoi en faire un titre et un sujet… je ne comprends pas.

    Seriner ces histoires de parité, c’est avoir une vision de la politique par le petit bout de la lorgnette. A la française, quoi ! Comme si le politique n’était pas le champ social fondateur, de toute éternité, celui qui gère les sociétés humaines et régit nos vies à tous ! il faudrait être fou (folle) pour l’abandonner à la politicaillerie de bas étage, des prébendes du copinage et des cooptations entre dominants. 

    Les politiques doivent être triés sur le volet et REPRÉSENTATIFS. Et ils ne sont pas non plus incrustés à leur poste, comme je le disais l’autre jour sur un autre article : le cumul des mandats est à supprimer en tout premier lieu. Cela ouvrira la scène du « pouvoir » à un personnel divers et renouvelé.

    Mais il faut aussi que l’ensemble de la population soit sensible à ces questions de justice sociale et ne s’accrochent pas comme des naufragés au vieilles lunes de la politique à la papa !


    • alinea Alinea 26 février 2013 01:33

      J’ai fait un commentaire en ce sens à citoyenrené un peu plus haut. Quant à la politique, le problème est que je vis dans le réel, et le réel n’est pas anarchiste ; je milite au parti de <gauche, parce que j’y trouve, entre tout, ce qui me va le mieux ; mais mes tripes n’acceptent pas les données, jamais déconstruites de toutes ces petites choses que l’on accepte comme des vérités. Si je pensais comme tout le monde, je n’écrirais pas ! Ce que je veux faire passer c’est cela : ne rien accepter d’autre, pour soi, que l’on ait au préalable décortiqué, analysé, déconstruit ; ensuite, en connaissance de cause, avec ou sans compromis, on avance. Je suis idéaliste mais dans le même temps j’ai un sens aigu de la réalité.
      Le monde politique me concerne parce que je vis, ici, maintenant, dans ce monde-là. J’ai été marginale et « épargnée » pendant de nombreuses années, mais on ne peut vivre en dehors si on s’intéresse aux autres. Et je m’intéresse aux autres !


    • COLRE COLRE 26 février 2013 01:47

      Mais… smiley savez-vous que le Parti de gauche est l’un des plus avancés en matière de parité ?? son exigence égalitaire le place, très loin devant les autres, autant dans ses ateliers que par la voie de Melenchon ou de ses cadres. Ses déclarations contre tous les ostracismet (envers les femmes, les homos, les immigrés) sont absolument constantes, et ils ne font pas de cadeaux, croyez-moi ! Le discours de ce parti est au coeur de toutes les émancipations et j’y adhère totalement !

      Je ne vous comprends plus du tout… Et c’est justement parce que je suis dans le « réel », comme je le disais ci-dessus, que je ne mélange pas mes angoisses et la réalité.


    • alinea Alinea 26 février 2013 02:02

      Ma petite expérience décrite dans l’article, c’est au PG que je l’ai vécue ! Je peux militer et rester critique !


    • COLRE COLRE 26 février 2013 10:50

      Alinea, même si nous ne sommes pas d’accord, moi aussi il m’intéresse toujours de discuter si l’échange est loyal. 

      À une autre fois  smiley


  • Dominique TONIN Dominique TONIN 26 février 2013 10:17

    La parité est le prolongement des luttes instillées par les VEIL- ALIMI et BADINTER qui en sont les pionnières.

    Certes, cette parité réclamée fait grincer des dents plrs politiques machos qui s’en passeraient bien, sauf à avoir qques potiches décoratives sur ou sous le bureau (pardon) !
    Ceux là me répugnent en tant qu’homme respectueux de la femme. Car je pense que la femme a parfaitement sa place dans notre société -cela n’est plus à prouver- mais surtout dans la sphère politique.
    Si l’on excepte celles qui « couchent » pour réussir, force est de reconnaître que la femme dans son immense majorité, et physiologiquement parlant, à bcp moins l’esprit à guerroyer ou à se complaire dans des situations conflictuelles. C’est en cela que la femme est nécessaire et complémentaire à l’homme.
    Et puis, pour ne plus avoir à regarder à la loupe la parité entre hommes et femmes, procédons au tirage au sort !
    Déjà, avec un tirage au sort universalisé, les hommes au pouvoir ne seraient plus, il ne pourraient plus user de leur pouvoir.
    Si vous y ajoutez un turne-over par le non cumul des mandats et l’interdiction de faire deux mandats successifs, vous gommez radicalement tous les abus de pouvoir et les conflits d’intérêts qui existent aujourd’hui.
    C’est pourtant simple, mais aucun leader politique actuel n’aura le courage de le mettre en place. C’est donc à nous,le peuple de le faire, et ça commence aujourd’hui !

  • Raymond SAMUEL paconform 26 février 2013 18:04

    COLRE.

    Vous dites :

    - « L’organisation socio-économique des pays nordiques découle de l’attention accordée aux besoins des femmes et plus particulièrement de l’existence d’un réseau hyper -développé de crèches pour les enfants. »

    Il faudrait que les pouvoirs publics (français) fassent prévaloir l’intérêt des enfants sur celui des femmes (et des hommes ! disons : des parents).

    Malheureusement, le gouvernement a une oreille très ouverte pour les féministes et quasi aucune pour les enfants et ceux qui les défendent.

     .


    • COLRE COLRE 26 février 2013 18:35

      A quoi pensez-vous ? C’est quoi faire prévaloir l’intérêt des enfants par rapport à ceux des parents ?


  • Raymond SAMUEL paconform 27 février 2013 11:45

    COLRE,

    Vous confirmez hélas !

    Vous ne pensez qu’à l’intérêt des femmes (c’est vous qui le dites) et non à celui des enfants.
    L’intérêt des enfants n’est pas d’aller à la crèche mais d’être avec leurs parents dont ils ne peuvent pas être séparés sans dommage avant un certain âge, quelque peu variable mais toujours au-delà de celui qu’on leur inflige.

    Les parents sont obligés d’avoir deux revenus pour boucler le mois ?

    Eh bien c’est là une partie du problème, et c’est sur le problème qu’il faut agir, pas en sacrifiant d’abord les enfants. Il faut travailler pour réduire le coût de la vie et pour consommer moins.

    Certains prétendent que la crèche c’est bien pour les petits enfants (obligatoire pour les socialiser). Je dis que si c’est bien de les éloigner de leurs parents, il faut aussi les envoyer en colonies de vacances et peut-être en classe de neige ?


    • COLRE COLRE 27 février 2013 11:56

      Absolument faux, lisez mieux : je parle de « parent », je ne parle ni de mère ni de père. C’est vous qui pensez que les pères n’ont pas à garder leurs enfants, non ?


  • Raymond SAMUEL paconform 27 février 2013 14:38

    C’est vous (pas moi) qui avez écrit : « l’organisation socio-économique des pays nordiques découle de l’attention accordée aux besoins des femmes », vous ne parlez pas de « parents » en écrivant ça !

    Et pourquoi dites-vous que je « pense » que les pères n’ont pas à garder les enfants ?

    Si vous voulez savoir ce que je pense, lisez ce que j’écris, ici et ailleurs.
    Vous sauriez alors que je réclame le droit pour les pères de s’occuper de leurs enfants au titre de parent, à égalité avec les mères, ce qui n’a encore jamais été le cas.
    Que les pères remplacent les mères qui ne veulent pas rester au foyer et vice-versa, l’idéal étant le mi-temps (ou aprox.) chacun.
    Si les adultes acceptaient le fait que la priorité doit aller aux enfants on chercherait davantage à savoir ce qui leur convient et on ne réclamerait plus l’ouverture de crèches, mais de maisons vertes.


    • COLRE COLRE 27 février 2013 15:33

      Ce que j’ai écrit n’est pas une pétition de principe personnelle, bien au contraire, mais une citation, entre guillemets. Il s’agit de l’expérience réelle, concrète, menée en Norvège. Or, en Norvège comme ailleurs, les traditions sont puissantes et ce sont les femmes à qui incombe le plus souvent la charge de « rester à la maison ». C’est donc à elles que les responsables norvégiens ont pensé en développant des réseaux de crèches.

      Mais, en principe, je suis d’accord, cela devrait concerner autant les pères que les mères (sauf qu’en réalité, ce n’est pas le cas). Nous sommes d’accord : il s’agit bien de « parent » et non de « père » ou de "mère.

      Maintenant, si votre propos est de critiquer les crèches, là, nous ne serons pas d’accord, tout simplement car je ne vois pas un mari sacrifier sa carrière et rester à la maison s’occuper des enfants pendant que son épouse va travailler dehors. Ques uns, sans doute, mais ce sera une petite minorité.

      Je suis une pragmatique, et je sais que les mentalités ne sont absolument pas prêtes. Amusez-vous à lire davantage les forums, et vous y constaterez que pour la plupart des hommes ici, la place des femmes est à la maison !


  • Raymond SAMUEL paconform 27 février 2013 22:36

    Le problème ne se pose pas de la façon dont vous l’ exposez.

    Merci de m’avoir répondu.

    Bonne soirée.


  • egos 3 mars 2013 19:40

    Skååållll
    la patience paye, enfin une bonne raion pour commencer un régime éthylique,
    homemade vodka titre 80°
    la rivalité des femmes, leur frivolité, le démon de la séduction, cocktail d’hormones, inconséquentes,
    et pour l’accès aux responsabilités, fastoche, la composition des boards parmi les tops machin truc en atteste,
    idem les grosses, moyennes, petites, mini,sexy, high tech, entreprises of course à ce stade, les clichés font place au très très long métrage, stylé Kurosawa
    une anthologie du féminisme ne doit pas être votre tasse de rasayanaprash
    bon, il est un peu tôt, je vais m’en servir une à votre santé, voire plus si affinités
    le féminisme, notre epoir, ce n’est pas pour tout de suite, le pire ennemi de la femme restant son propre genre, il et vrai qu’après l’avènement du libéralisme financier et son corollaire nwo, cela faisait beaucoup à ingurgiter
    merci encore pour vos propos apaisants et faites de beaux rêves


    • alinea Alinea 3 mars 2013 21:03

      Je croyais que l’alcool blanc donnait les idées claires !
       Je n’arrive pas à démêler si vous m’accusez d’être anti féministe - je peux vous le pardonner puisque vous ne me connaissez pas- ou si c’est le contraire !
      C’est exact que je pense que mon propre genre joue contre lui-même en participant à de tels enfumages ! En jouant le jeu de « je-veux-parvenir-à-tout-prix » aux faîtes de la gloire du néo-libéralisme !
      À la vôtre !


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