vendredi 22 mai - par Hamed

La perpétuelle évolution de l’humanité et le « Soi du monde ». La Puissance de l’histoire

 La première question que l’on doit se poser ou que tout être humain doit se poser est celle-ci : « qui est moi ? Qui est soi ? Qui est-on ? » Connaissons-nous réellement ? Existons-nous réellement ? Bien sûr cela paraît absurde de dire « existons-nous réellement alors que nous existons, nous vivons, nous respirons l’air de l’atmosphère, nous bougeons, nous travaillons, nous parlons, nous mangeons, etc. » Il reste cependant qu’il y a, qu’il existe une part de mystère en nous, et tout humain lui est arrivé de dire dans le silence de soi, qui est-il ? Pourquoi existe-il ? Et s’il existe, pourquoi meurt-il ? Donc, c’est une incompréhension de l’être humain qui existe et demain il ne doit plus exister. La vie et la mort préexistent-elles avant que l’être ne vient à exister ?

 

La réponse va de soi. Il est ce pourquoi il est, i.e. il doit exister pour ensuite ne pas exister. Dès lors, il est par ce double rapport en lui, d’être et de ne pas être, et seul le temps différencie les deux états. Il est donc un « étant », et un étant est d’être en vie et de mourir après la vie parce qu’il est régi ainsi. S’est-il régi ainsi ? Non, ce n’est pas lui qui a tracé ce pourquoi il est. Dieu l’a tracé ? Cela est certain. Et l’être humain peut-il connaître Dieu, cela est certain, qu’il connaît Dieu. Mais comment peut-il connaître Dieu qui ne lui apparaît d’aucune façon ? A-t-il une certitude de l’existence de l’Inconnaissable, i.e. Dieu ? La question ici est duale. Des hommes et des femmes qui sont croyants ont une certitude que Dieu existe. Des hommes et des femmes qui sont athées ont une certitude que Dieu n’existe pas.

 

Mais alors pourquoi les mêmes êtres humains qui sont des étants, d’être seulement, d’exister par quelque prodige dont ils ne savent rien, tous voués à la vie et à la mort, donc existent pour qu’ensuite cessent d’exister ne sont pas d’accord sur Celui, sur Dieu qui a créé le monde, tout l’univers ? Parce que ces êtres humains ne sont humains que parce qu’ils sont humains. Donc par leur humanité dont ils ne savent pas beaucoup sur leur espèce qu’ils doivent être libres de prendre parti pour ce dont ils ne savent rien selon leurs pensées qu’ils ont du monde. Aussi si les croyants sont croyants, c’est parce que leur « soi » qui n’est par leur moi dit à leur moi que Dieu existe. Et effectivement Dieu existe parce que nous ne saurions exister s’il n’existait pas une Essence suprême qui nous fait exister et fait exister l’univers dont nous ne sommes qu’une infinitésimale partie de l’univers.

 

Maintenant ceux qui réfute l’existence de Dieu le doivent-ils à eux-mêmes, i.e. ce par quoi ils nient l’existence de Dieu ? Le même processus s’opère pour les non-croyants, c’est leur « soi  » qui n’est pas leur moi qui leur dit que Dieu n’existe pas. Pourquoi alors existe-t-il deux caractères dans un même caractère humain. Et il existe d’autres caractères humains, tels les animistes. Et donc la croyance humaine peut s’opérer de plusieurs manières. Comme au sein même des croyants, il existe plusieurs religions.

 

Donc c’est un problème complexe que la croyance et l’incroyance. Il demeure pourtant que tous nos actes humains sont régis par le soi. En clair, nous sommes ce que nous sommes par le soi qui est propre à chaque être. Dès lors nous reprenons la question posée plus haut. Tout d’abord « qui est moi ? » Ne relève-t-il pas de « qui est soi ? » Alors définissons « qui est soi ? » N’est-il pas l’essence de notre être dont nous ne savons rien ? Qu’est-ce que l’essence humaine ? D’où vient cette réflexion dans l’humain que nous sommes ? N’est-ce pas de notre pensée ? Et qu’est-ce que la pensée ? Combien de philosophes se sont attaqués à cette question depuis l’antiquité, depuis que l’humain a pris conscience de son humanité ? Ont-ils répondu ? Oui, ils ont répondu mais, ont répondu humainement, ce qui n’a que renforcé l’humain que nous sommes. Et le mérite revient à «  leur soi  ». Dès lors, on est en droit de se poser la question sur ce « soi  » qui nous donne, nous amène à «  penser ».

 

Force de dire que les êtres humains doivent leur être à leur soi, et leur soi à leur pensée. Et c’est une vérité. Qui peut dire que je suis soi par moi-même ? Ou je pense par moi-même ? Les êtres humains ne peuvent être soi par eux-mêmes, ni penser par eux-mêmes ? Ils sont mortels, et toute leur existence est due à leur « soi », à leurs « pensées » dont ils ne savent pas son essence. Combien l’être dit qu’il est soi-même, qu’il pense sa pensée, il n’est en fait qu’une intériorité dans cette extériorité qui n’est pas à lui mais lui permet d’être lui. En clair, il est intérieur à ce soi et à cette pensée tout en étant extérieurs à lui. Ou l’inverse, il est extérieur à ce soi et à cette pensée tout en étant intérieurs à lui. L’être humain est donc « moi  », ce qui est plus juste. Des philosophes l’appellent « je  », ce qui ne change pas le moi humain. Le « moi  » ou le « je » signifie qu’il est, comme l’énonce Descartes « Je suis donc j’existe ».

 

Mais peut-on se satisfaire de ce « Je suis donc j’existe » ? Certes c’est un grand pas de l’humanité de penser qu’elle est donc elle existe. Mais cette humanité n’explique pas le sens de son existence dans le sens pourquoi elle existe. Il ressort que cette question qui ne se pose pas beaucoup, l’être humain existe et ne va pas plus loin, est fondamentale pour la compréhension de l’être.

 

Alors que répondre ? Et tout d’abord est-ce que c’est ’être humain qui répond ? Ou sa pensée, son soi qui répond ? Force de dire que l’humain ne peut répondre que par ce soi et sa pensée qui ne sont pas lui mais l’amènent à être lui Et c’est ainsi que l’être humain est « moi » dans ce soi indéfinissable qu’il ne peut définir parce que précisément il est indéfinissable, parce que son moi tend toujours vers ce soi. Donc l’être humain est un moi tendant vers son soi et c’est la Nature ou l’Essence qui en a décidé ainsi. Il est ainsi, l’être humain existe réellement et sa réalité est à la fois subjective – par la pensée libre de penser ce que l’être humain veut penser – et objective – par la pensée selon ce que sa pensée lui définit en buts et en fins de son existence, selon son étant propre à son existence.

 

Donc les êtres humains, en tant qu’état de nature, ne sont en fait que des « moi ». Tout être humain dira je suis moi, je suis ce que je suis, je suis moi-même, et peu importe s’il dit je suis soi parce qu’il ne peut être « soi » qui appartient à tous les hommes, comme la « pensée » appartient aussi à tous les hommes. Il ne prend que ce que son soi ou sa pensée lui donne.

 

Puisque les êtres humains sont des états de nature et se différencient les uns des autres, se pose alors la notion du bien et du mal, et cette notion joue un rôle central dans l’évolution de l’humanité. On peut dire que le bien et le mal, par son essence, régit l’humanité. Pourquoi ?

 

Si le mal n’existait pas, le bien ne pourrait exister. Comme la mort est par définition « elle qui qui définit la vie. » Si la mort n’existait pas, peut-on dire que les êtres humains qui viendraient à exister éternellement existent ? Il est évident que non. S’ils existaient éternellement, la question d’exister n’aurait plus raison d’être posée. Donc force de dire que « c’est parce qu’il y a la mort, qu’il y a la vie, l’existence » L’existence et donc la vie n’ont un sens que parce que la mort existe. « Et c’est un paradoxe que nous existons que parce que nous devons mourir. » C’est dire l’étrangeté de la vie humaine.

 

Le même processus pour le bien et le mal. Le mal et donc la mort, ne sont-ils pas les justificatifs du sens de nos vies. Comme en mathématique, 1+1 égale deux et 1-1 égale zéro. Nous sommes à la fois une addition et une soustraction du même sens d’exister. Je suis moi dans la vie qui doit se terminer par ma mort, 1-1. Je suis moi ma vie et ma mort, 1+1, pour que j’existe. Une situation duale où l’être humain n’est en rien dans ce qui le fait, il subit simplement son existence. Mais, malgré tout par sa pensée, l’être se repose encore le sens du bien et du mal dont la mort, cet étant d’addition et de soustraction qui ne donne qu’une justification naturelle d’exister, mais ne donne pas l’essentiel dans le pourquoi d’exister.

 

Il n’est pas seulement cet « étant d’être naturel », conçu par l’Essence dont nous ne savons rien, mais aussi du pourquoi de ce qui fait notre état, notre devenir en tant qu’êtres humains qui ne cessent de changer, de progresser, de générations en générations et toutes vouées à disparaître. Une existence pour l’inexistence à venir pour tous les humains. Et pourquoi des êtres humains différenciés dès leur naissance, les uns nés sous une bonne étoile, d’autres nés moins favorisés par la Nature.

 

Là aussi se pose encore la question sur « le sens de l’humain dans la compréhension du moi et du soi dans la différentiation de l’état de nature de chaque homme, comme de chaque peuple. » En clair, pourquoi un être naît favorisé, un autre naît défavorisé. Pourquoi un être est plus poussé vers le mal, un autre plus poussé vers le bien ? De même pourquoi un peuple vit dans la pauvreté ? Un autre vit dans l’opulence ?

 

Là aussi, agit l’étrangeté de l’existence et relève du « Soi dans la Création de l’humanité ». Si un être naît favorisé c’est parce qu’il était favorisé en puissance. En clair, il devait l’être. Son moi a été façonné par le Soi universel. Cela devrait être ainsi. Il devait être riche, devenir savant, ou devenir simplement un être satisfait de son être. Et ces êtres satisfaits de leur être sont en plus grand nombre. Pour les nations avancés, leurs réussites relèvent de données historiques, géographiques, climatologiques, démographiques et celles-ci du « Soi anhistorique ». « L’être humain ne peut expliquer l’étant. Parce que lui-même est inexplicable puisqu’il dépend d’une pensée qui ne lui appartient pas en propre, dans le sens qu’il n’est pas créateur de sa pensée. Il est simplement et donc en devenir. »

 

Pour ceux qui n’ont pas réussi ou réussissent mal, subissent ce que leurs actes leur font subir. Comme le criminel qui n’était pas un criminel, de même un voleur qui n’était pas un voleur, puis le sont devenus par leurs étants. Donc leur destinée relève du devenir de leurs êtres et du « Soi du monde qui a donné le moi du monde ». De même pour les peuples pauvres qui naissent, existent dans une géographie défavorable, ne sont pas pauvres parce qu’ils sont pauvres. Ils sont pauvres parce qu’ils devaient être pauvres. Et ils sont encore en plus grand nombre que les riches. Ce ne sont ni les hommes ni les peuples qui choisissent leurs destinées.

 

Les peuples qui croient choisir leurs destinées sont surtout les peuples riches et pensent qu’ils ont un pouvoir sur les autres peuples parce qu’ils sont riches. Ce qui est une réalité puisque cette réalité est vécue. Et ce pouvoir, ils l’ont parce que cela a été ainsi. Et cela s’explique selon l’argumentation que chaque être humain aura à « faire  ». Acceptée par les uns et non par les autres, il demeure que les nations ne sont pas devenus riches d’eux-mêmes, malgré l’histoire qui en atteste. Ils le sont devenus parce que tout a été réuni pour que cela doive être. Mais l’humanité progresse, et au fur et à mesure la richesse progresse et la pauvreté diminue. Une loi de la nature, de l’étant.

 

Initialement, les peuples riches et les peuples pauvres étaient identiques, depuis l’âge préhistorique. Ils ne sont devenus que ce qu’ils sont que par ce qui leur a été donné par le « Soi du monde », tout au long de leur histoire. Et les maux que les peuples vivent comme les migrations qui se font au péril de leur vie et le rejet qu’ils qu’elles affrontent pour rejoindre les pays riches, comme les crises et les guerres qui n’en finissent pas dans quelques régions du monde sont des états de nature. Cela devait être encore ainsi parce que ce sont des états de nature régi par le « Soi du monde ».

 

Prenons l’extrême pauvreté dans certaines régions du monde, en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, par exemple, ou encore des guerres qui sont concentrées que dans les pays musulmans et parce qu’il y a des guerres pour le pétrole, c’est parce que cela doit être ainsi. Si, par exemple, l’humanité trouve une nouvelle richesse énergétique et déclasse le pétrole à l’instar du charbon, les guerres n’auront plus de sens dans le monde musulman. Les régions du monde musulman vont rejoindre les autres régions du monde « paisibles  ». Et comme on le voit aujourd’hui, il n’y a pratiquement aucune guerre dans le monde à part dans le monde musulman. Le planisphère du monde représenterait une humanité en paix. Un prodige auquel sera arrivé l’humain. Mais on le devrait au « Soi du monde ».

 

Un autre aspect du « moi du monde  ». Si les moi des êtres sont «  différenciés  », c’est parce que c’est «  nécessaire  ». Si les peuples riches et les peuples pauvres n’existaient pas, que tous les peuples étaient riches ou étaient pauvres, que serait alors le sens de l’humain ? La richesse alors n’aura pas de sens, de même la pauvreté perdrait son sens. Donc le « Soi du monde » qui régit l’humanité donne sens à son existence et à son devenir qui voit diminuer le fossé entre le monde riche et le monde pauvre.

 

Et ce sont ces luttes contre la pauvreté et le désarroi des peuples qui sont inscrites dans la marche de l’histoire. Les peuples pauvres sont ce qui apparaît à nos « moi » du monde, mais ne sont pas pauvres au « Soi qui régit le monde ». Un peuple riche peut devenir un peuple moins riche ou relativement pauvre mais ne perdra jamais sa dignité. Un peuple pauvre peut devenir un peuple moins pauvre ou relativement riche. Il existe un « principe d’équivalence dans le devenir dans l’histoire ».

 

L’histoire témoigne que le monde, au début du XXe siècle, était entièrement colonisé. La fin de la première moitié du XXe siècle voit s’opérer le début de la décolonisation. La question qui se pose est comment comprendre le retournement de l’histoire ? Et la question se pose aussi à ces peuples qui se sont décolonisés. « Se sont-ils décolonisés par leurs propres forces ? Et si cela a été, pourquoi ne se sont-ils pas décolonisés les siècles précédents ?

 

La réponse est simple. Ils se sont décolonisés parce qu’ils devaient être décolonisés. Ce n’est pas venu de leur chef, c’est venu de l’histoire du monde. Et qui régit l’histoire de l’humanité ? Si ce n’est le « Soi du monde qui est présent dans chaque acte, dans chaque événement humain ». Nous ne sommes pas, nous sommes seulement. Nous n’existons pas, nous existons seulement.

 

Comme l’énonce Heidegger, « Nous eksistons. » Par conséquent, les deux Guerres mondiales comme la crise de 1929 qui était le catalyseur de la Seconde étaient simplement des événements inscrits dans la marche de l’histoire. Étrange que cette catalyse chimique opérée par une crise de 1929 et a engendré une dépression économique mondiale ? Puis donné la Deuxième Guerre mondiale avec toutes les conséquences que l’humanité a connues après ce séisme de près six années de guerre.

 

On peut se poser la même question sur le Covid-19 aujourd’hui qui a engendré un confinement presque planétaire et une décélération économique majeure en un temps pratiquement instantané de moins de trois mois ? Jamais une situation n’a existé de mémoire d’homme. Joue-t-il le Covid-19 comme un autre catalyseur à un autre événement majeur à venir ? Ou marque-t-il simplement une nouvelle transformation de l’humanité ? Mais alors laquelle ?

 

Une autre question mérite une réponse. A l’instar du Covid-19 apparu aujourd’hui, les deux Guerres mondiales relevaient-elles de la fatalité ? La réponse ne souffre d’aucune équivoque. « Si ces guerres ont été fatales, nous êtres humains relevions aussi de la fatalité du monde. Et tout l’univers est fatal. » Est-ce la «  fatalité » qui a créé le monde ? Et que signifie la fatalité ? N’est-ce pas une prédétermination ? « Sommes-nous alors prédéterminés ? » Impossible de penser à la fatalité sinon du seul sens qu’elle veut signifier que « la fatalité en fait n’est pas fatalité mais simplement un mur de notre raison qui ne pouvant pas comprendre simplifie en substituant la fatalité à la raison. »

 

Aussi doit-on dire que les Deux Guerres mondiales ont été rendues nécessaires par le devenir du monde. Les puissants rêvaient d’occire leurs puissants adversaires pour les supplanter dans la marche de l’histoire. Hitler, s’il a gravi, en quelques années, toutes les marches pour être au sommet de l’Allemagne, c’est parce que cela devait être ainsi. La conjoncture historique allait de pair avec ce que recelait son moi dont il n’est pour rien puisque cela lui a été donné à sa naissance au point que, plus tard, il se pensait investi d’une mission divine pour élever l’Allemagne au-dessus de toutes les nations européennes. Et cette Europe était, à l’époque, « maîtresse du monde ». Et cette pensée qu’Hitler pensait était réelle, parce que cela devait être, Hitler donc n’a pas été, il était tout simplement.

 

Nous voyons là dans le devenir du monde, un formidable concours historique dans la marche de l’humanité en perpétuelle évolution. Donc il n’y a pas de fatalité, les peuples devaient se libérer de la tutelle coloniale européenne. Et cela entrait dans la marche du monde.

 

Même la tutelle coloniale européenne sur les autres peuples du monde n’aurait pu s’opérer si elle-même n’entrait pas dans le « Soi du monde ». Ne prenant que l’inscription des naissances des êtres humains dans les registres d’état-civil dans un grand nombre de pays. Cet état-civil n’existait pas. Ce n’est que lorsque ces pays ont été colonisés que les colonisateurs ont commencé à inscrire les colonisés à l’état civil pour les compter, les suivre dans leur évolution et les asservir en tant que butins de guerre. A l’indépendance, ces peuples héritèrent des états-civils, des mairies, des préfectures, d’une organisation administrative qui était une réalité et leur a servi pour édifier leurs nations.

 

Aussi comprend-on que l’histoire des hommes est leur œuvre sauf qu’elle est inscrite dans leur étant, lui-même inscrit dans le « Soi du monde ». Il demeure comme le témoigne l’histoire de l’humanité, les guerres entre les puissances sont désormais interdites, et les dernières régions où se livrent encore des guerres et qui sont essentiellement concentrées dans le monde musulman pour cette matière stratégique le pétrole, et viendront inéluctablement à leurs fins. Le monde musulman aura alors rejoint le monde « paisible », dès lors l’humanité entrera dans une paix perpétuelle. Et ce seront les arsenaux nucléaires que le « Soi du monde » a fait découvrir à l’homme qui veilleront sur la paix mondiale. Et le Covid-19 aujourd’hui viendra encore tisser cette solidarité dans la paix mondiale à venir.

 

Est-ce cette perspective qui attend le monde dans les décennies à venir ? Est-il utopique de rêver que le « Soi du monde » consentira-t-il à ce monde humain à venir existant dans la paix ? Tout est permis à l’humain que nous sommes. A voir seulement l’Occident uni qui a mis fin à la guerre par la « Puissance de l’histoire ». Ou encore l’Asie avec ses grandes puissances démographiques la Chine et l’Inde, et le grand territoire de la Russie, qui lie l’Europe à l’Asie. Ou encore les deux Amériques qui viendront à s’unir, dont celle du Nord a déjà scellé son union.

 

Ce sont des signes qui ne trompent pas. Oui, tout est permis à l’humain que nous sommes. Il ne restera que l’Afrique et le monde arabe qui n’ont pas fait encore leur choix. Ce sera alors au « Soi du monde » de les aider dans leur choix. Et ce choix va probablement jouxter le monde africain et musulman aux deux grands ensembles l’Asie à l’Europe. Tel est le monde à venir où l’homme à la fois œuvrera et subira la marche de l’histoire.

 

Medjdoub Hamed
Auteur et chercheur spécialisé en économie mondiale,
relations internationales et prospective.



2 réactions


  • bidubiduA bidubiduA 22 mai 18:48

    "Et effectivement Dieu existe parce que nous ne saurions exister s’il n’existait pas une Essence suprême qui nous fait exister et fait exister l’univers dont nous ne sommes qu’une infinitésimale partie de l’univers.

    "

    .

    Et bien sûr vous en avez toutes les preuves....


  • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 23 mai 00:38

    J’ai décroché à partir de là « Non, ce n’est pas lui qui a tracé ce pourquoi il est. Dieu l’a tracé ? Cela est certain. » ... Jusque là, l’article servait une forme de heideggerisme/sartrisme. OK.

    Mais ici le lien logique de cause à effet est rompu, au prix de l’argument d’autorité, or je ne reconnais pas d’autorité à monsieur Hamed. Mais il y a plus : comment savoir si « DIeu », alors seulement qu’on doute de son existence ? Le trick était cartésien aussi, anciennement, mais l’époque était au fidéisme. Ici, il vient comme un néant sur la soupe.

    Qu’est-ce que « Dieu » ? Est-il seulement un « qui » ? D’où vient « Dieu » quel qu’il soit, ou qui qu’il soit ? Que fait ici « Dieu » dans le raisonnement ? Que vient-« il » sauvegarder pour l’auteur du raisonnement dans la démarche ? ... Toute la philosophie de l’auteur vient ici naufrager.

    Pour ma part, je ne connais pas de « Dieu ». On m’en parle beaucoup, on en témoigne souvent, mais je ne sais pas à quelle expérience cela devrait bien référer dans mon expérience vécue ... en dehors d’un Ego suprêmement abstrait dont le truc est d’une banalité affligeante.

    Si « Dieu » existe, je pose mon cul dessus, et c’est la seule façon de l’adorer. Mon aventure spirituelle ne commence véritablement qu’avec les dieux.


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