vendredi 5 mars 2021 - par cariou

La planète des singes

 

Selon l'anthropologue Tim D. White, « nous sommes une espèce jeune, un singe technologiquement sophistiqué, bipède doté d'un cerveau, avec un impact planétaire et des aspirations extraterrestres ». Certains parleront de lucidité, d'autres d'autodérision, etc. Cette courte description résume-t-elle notre espèce ?

Source de la citation : https://citation-celebre.leparisien.fr/auteur/tim-white

JPEG - 152.6 ko
KELLEPICS
Source : https://pixabay.com/photos/composing-monkey-woman-laugh-sepia-2925179/

 

Une espèce jeune

Notre durée d'existence actuelle représente 0.0067% de celle de notre planète. Nous multiplions les mauvais choix (conflits, tyrannies, pollutions, etc.) à l'image d'un enfant qui casse ses jouets. En fait, même si cela peut s'avérer dangereux, nous apprenons. Avant la révolution scientifique, nous stagnions car on se souciait peu de la maîtrise de notre environnement pour réduire nos maux : conflits pour les ressources, famines, épidémies, etc.
 
 
Un singe technologiquement sophistiqué

Nous nous gargarisons de découvertes scientifiques (récentes) pour nous créditer d'une maturité anticipée. Lorsqu'un puits de pétrole (au fond de l'océan) fuit, nous ne savons pas le refermer. Lorsque de l'eau de mer pénètre dans un réacteur nucléaire, nous ne savons pas la décontaminer. Lorsque nous rejetons du CO2 dans l'atmosphère, nous ne savons pas le recycler. Etc. Un singe sait dégrader son environnement mais il ignore la façon de le rétablir.
 
 
Un bipède doté d'un cerveau

Nous fonctionnions encore sur le modèle des clans. Or, ce modèle multiplie les inepties. Dans nos organisations, il perdure sous la forme de processus de cooptation privilégiant des membres du clan. La plus grande ineptie concerne possiblement l'énergie et date des années 1910. À cette époque, des clans marginalisèrent un ingénieur visionnaire. De nos jours, nous le connaissons sous le nom d'un constructeur automobile de véhicules électriques.
 
Dans un autre registre, un des archétypes les plus anciens peut se définir par la pensée unique. Des déclinaisons existent depuis la nuit des temps : l'idéologie manichéenne, la propagande induite, etc. De plus, de nos jours, la culture et la langue uniques s’affirment comme des objectifs commerciaux car des firmes transnationales ne veulent plus traduire des produits et ne souhaitent plus adapter la publicité à de multiples bassins culturels. Elles se retranchent derrière des économies d'échelle mais cela dissimule mal un trouble cognitif de notre jeune espèce.
 
 
Avec un impact planétaire

Notre impact planétaire complexifie notre environnement et notre premier réflexe consiste donc à uniformiser. Or, on assimile uniformisation et réduction de la complexité. Prenons un exemple. Un informaticien doit produire un programme (une interface homme-machine). Il code l'équivalent d'un roman-fleuve (non commenté) et ensuite, plus personne (sauf lui) ne peut maintenir ce programme. En fait, on pouvait faire aussi bien (sinon mieux) en diminuant le volume de rédaction par vingt. En plus, cela laissait du temps pour transmettre un héritage (la documentation).
 
Depuis quelques années, des bugs informatiques augmentent la précarité (retraites, allocations, aides, aides bis, aides ter, etc.). Or, des entreprises de renom produisent ces logiciels hors de contrôle. Pourtant, notre intellect sait déjà réduire la complexité. Le problème semble résider dans un archétype anachronique : plus on est inintelligible, plus on paraît intelligent.
 
 
Avec des aspirations extraterrestres

Dès que nous poserons le pied sur une autre planète, cette terminologie (au sens actuel) tombera en désuétude car nous deviendrons nous-mêmes des extraterrestres. Certains souligneront (non sans raison) que nos objectifs spatiaux ciblent des ressources minières. Ces dernières permettront au moins de diminuer la compétition locale. Enfin, une petite lumière s'alluma dans l'esprit humain un certain jour de juillet 1969. On peut donc penser que nous aspirons à la rallumer.
 
 
PS
Le titre provocateur de l'article permet également d'anticiper le 60è anniversaire de l'ouvrage de Pierre Boulle dont aucune adaptation à l'écran ne restitue fidèlement le contenu.

 



15 réactions


  • Clocel Clocel 5 mars 2021 16:42

    Véran est très proche de ce bon Docteur Zaïus (livre) dans ses arrangements avec les protocoles scientifiques, on sent bien qu’Hippocrate et Paracelse ne sont pas une de ses sources d’inspiration.

    La science moderne flirte dangereusement avec les bénéficiaires des
    capitaux privés qui sont aussi les furieux défenseurs d’un agenda délétère pour l’ensemble du vivant.

    Les orangs-outans ont bien compris la menace de l’huile de palme et ils défendent leur territoire pendant que sapiens lui, se vautrent encore dans son pseudo-confort de tard venu.


  • Étirév 6 mars 2021 03:00

    Pierre Boule était un visionnaire.
    Il avait bien cerné le problème humain, et le vrai sens de l’évolution de l’humanité qui est l’antithèse du darwinisme.
    Il savait que les premiers hommes n’étaient pas les fils des singes, pas plus d’ailleurs qu’ils n’étaient le vieil Adam des théologiens fait de toutes pièces par un Dieu inconnu.
    Il avait compris que ces deux chemins inverses qui avaient été suivis pour nous expliquer les origines, révèlaient les grandes faiblesses humaines.
    Il savait que l’homme livré à ses instincts plus qu’à sa raison, s’enfonçait dans une voie décroissante qui lui donne des caractères physiques qui le rapprochent de l’animal, de l’Anthropoïde. Il avait donc compris que c’est pour cacher cette vérité que l’homme s’était mis soudain à affirmer que le singe est son ancêtre, pour justifier cette ressemblance.
    D’autres, depuis des siècles, connaissaient et enseignaient cette vérité psychologique que l’homme livré à ses instincts se rapproche de la brute. Il n’y a que le Darwinisme qui ait nié cette vérité, et l’ai renversée.
    Aussi, en considérant simplement le degré de débauche atteint aujourd’hui par nos élites masculines, et l’état de déchéance et d’ignorance atteint par les masses, on est forcé d’affirmer une loi toute contraire à celle de la théorie Darwinienne, mais parfaitement en accord avec le roman dystopique de Pierre Boulle : l’homme qui s’abandonne aux impulsions de sa nature, c’est-à-dire qui agit selon la sélection naturelle, cet homme-là ne vient pas du singe, il y va.
    Demandez à George Taylor !


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 6 mars 2021 10:13

    Amusant, mais hier en lisant les secrets du zodiaque de Denderah, j’apprends que THOTH HERMES TRISMEGISTE (DJEHOUTY) est parfois représenté avec un IBIS, mais souvent une tête de BABOIN....Chacun cherchant le lieu d’origine de la civilisation, l’Ethiopie est souvent citée. Lucy, ou Dinqnesh (ge’ez : ድንቅ ነሽ), parfois écrit Dinknesh, est le surnom donné au fossile de l’espèce éteinte Australopithecus afarensis découvert en 1974 sur le site de Hadar, en Éthiopie, par une équipe de recherche internationale. Ce fossile est daté de 3,18 millions d’années. Lucy se rapportant bien sûr à la lumière. Hermès étant un dieu lunaire du langage, nous imaginons aisément que le singe fut le plus proche de l’homme parce qu’il savait singer et se faire comprendre quand il voulait quelque chose. L’anagramme de singe étant : signe.....BABOUIN signifiant enfant au berceau dont le premier langage est le BABIL (BABEL)


  • SPQR audacieux complotiste chasseur de complot SPQR Sono Pazzi Questi Romani 6 mars 2021 10:17

    La planète des singes 🦍 se trouve menacée de toutes parts . Les Macrons et autres cancel-culture, féministes désirent fortement voir disparaître l’arbre la branche, le singe et l’humain . Macron doit absolument être démystifié par la révélation de sa haine .

    Quant à l’escroquerie du monothéisme, un jour le feu salvateur réduira en cendre cette curieuse insulte.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 6 mars 2021 10:41

    THOT et Ptah se complétaient descendant tous les deux d’un dieu Solaire : RE. La lune comme un miroir ne reflète-t-elle les messages du Soleil. Et Hermes est le messager. Il y a 28-29 jours dans le cycles lunaire. 28 qui correspond à l’ALPHABET ARABE.... On considère que l’alphabet arabe est un dérivé de l’alphabet araméen dans sa variante nabatéenne ou bien syriaque, lui-même descendant du phénicien (alphabet qui, entre autres, donne naissance à l’alphabet hébreu, à l’alphabet grec et, partant, au cyrillique, aux lettres latines, etc.). Les égyptiens étaient de grand navigateurs et ne possédant pas encore de système d’orientation, ils se fiaient au cosmos. qu’ils connaissaient bien mieux que nous. On a trouvé des bateaux similaires à ceux des égyptien en AUSTRALIE. Darwin était sur la bonne voie. Il est facile d’imaginer le parcours du singe jusqu’à l’homme. Et celui de l’homme jusqu,à la divinité qu’ils situaient dans le cosmos..Qu’actuellement nous régressons. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire. Comment expliquer la féodalité après les Pyramides et le siècle de Périclès. Darwin s’est peut-être trompé sur un point, l’homme n’évoluait pas de manière progressive mais par cycles. Un peu comme le coureur reculant pour faire un bond en avant...INSPIR-EXPIR. 


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 6 mars 2021 11:06

    Sait-on que seuls les singes, les chauves-souris, les éléphants ont leurs menstrues.....Qui chez l’humain correspond au cycle lunaire. Seuls les allemands considère que la lune représente l’homme et le soleil la femme. 


Réagir