vendredi 12 janvier - par Amaury Grandgil

La politesse c’est pas ringard

 Prenant le train de banlieue ce matin je vois encore comme tous les matins blêmes :

Une dame d'un certain âge bâillant à s'en décrocher la mâchoire...

Un jeune homme qui écoute de la musique à se rendre sourd dans ses écouteurs sans se soucier de ses voisins...

Un type gardant les pieds sur le siège devant lui apparemment sans se rendre compte qu'il bloque le passage aux autres voyageurs...

Un monsieur ayant déposé son sac sur deux sièges à côté de lui, se fichant visiblement de bloquer trois places...

 

Ils étaient tous de milieux différents, aucune exclusive...

En écrivant ce petit texte, certains m'accuseront peut-être d'être un vieux con. Peu me chaut. Mais il est indubitable que la politesse, la simple correction ne sont plus de mise en 2018. Il est des enfants ne sachant plus les bases de la vie en société, ce qui n'est pas de leur faute ni de leur responsabilité. Beaucoup des parents, des géniteurs, des éducateurs, pour se défausser de leurs responsabilité en font une lubie de bourgeois BCBG caricatural.

 

Ce serait un truc de vieille Mémée du XVIème arrondissement, ils sortent généralement le texte que Platon écrivait déjà sous l'Antiquité sur les jeunes en révolte. Ce qui excuse visiblement aux yeux de beaucoup de ne plus avoir aucune retenue quand ils baillent, quand ils éternuent, quand ils parlent, fort, au téléphone.

L'autre en face n'existe pas, il peut, il doit tout supporter, y compris les rhabillages peu élégants en public.

« Ben quoi c'est naturel » entend-on souvent comme ultime parade...

On se demande bien d'ailleurs pourquoi à suivre ce raisonnement, l'être humain s'habille, mange avec des couverts, assis (ou allongé pourquoi pas ?) à une table ? Pourquoi il demande l'autorisation aux femmes ou aux hommes qu'il convoite pour faire l'amour avec eux ? Pourquoi pour résoudre les conflits il ne balance pas un ou deux coups de poing, coups de pied bien placés et n'en parlons plus ?

Encore une fois d'aucuns rétorqueront que « c'est naturel »...

Le naturel devient il est vrai un argument publicitaire, un argument pour se mettre en valeur. Il convient d'être « naturel ». Et donc le plus souvent de ne pas l'être, de singer ce que l'on pense être ce naturel. J'ai pour ma part horreur de ces personnes qui revendiquent de l'être avec beaucoup d'affectation. C'est une excuse pour leurs carences en éducation comme en sensibilité ou en culture. C'est aussi une manière de compenser leurs complexes d'infériorité/supériorité. Eux ils ne sont pas prétentieux ou vaniteux, eux ils sont spontanés et naturels. Enfin, c'est ce qu'ils disent.

La politesse, la correction ne sont pourtant pas que des lubies de vieux schnock. Elles permettent de garantir le respect dû à chacun quel qu'il soit. Être poli ce n'est pas seulement l'être entre personnes de son milieu, c'est l'être aussi bien avec un SDF qu'avec un membre dit de « la haute » où d'ailleurs il devient d'usage de se comporter en véritable gougnafier mal élevé sous le prétexte de l'état de nature. C'est le genre d'argument qui poussent certains écolos et autres bourgeois pédagogues à adopter une philosophie de vie que René Bazin, l'écrivain pétainiste auteur de « la Terre qui meurt ».n'aurait pas reniée, ce qui est amusant on me dira...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

Amaury – Grandgil

 

illustration prise ici



57 réactions


  • ZenZoe ZenZoe 12 janvier 12:04

    Juste un symptome que le vivre ensemble n’existe plus, puisque la politesse, c’est justement le moyen et la vitrine du vivre ensemble. Il n’y a plus de société française en fait.


  • Enarca 12 janvier 12:04

    Quand au sommet de l’état, nos présidents sont capables de sortir des :
    -« casse toi pauv’con »
    -des « sans-dents »
    ou « d’illettrées »

    il ne faut alors pas s’étonner des conséquences de l’exemple donné.


  • Choucas Choucas 12 janvier 12:04

     
     
     
    L’étiquette, l’esprit, l’amour courtois, la pudeur, le respect, la vergogne, la foi, la coutume, étaient marques intérieures d’une civilisation extérieure.
     
    Le gogochon multiethniqué multiakulti n’en a pas, aussi faut il le conduire comme un troupeau primale bucco anal, à coup de diarrhée réglementaire.
     
     

    « Le partage social et moral entre innocents et coupables doit lui-même être remis en cause : renverser la domination sereine du bien sur le mal, de l’ordre sur le désordre » Foucault, gourou gogochon


  • sylvie 12 janvier 12:06

    la politesse c’est aussi d’écrire des articles qui en sont


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 12 janvier 12:25

      @sylvie
      Qui vous oblige à les lire chère amie ?


    • Choucas Choucas 12 janvier 13:08

      petit complément alors
       
      « Quand un peuple n’a plus de mœurs , il fait des lois. » Tacite
       
      « Le despotisme, qui, de sa nature, est craintif, voit dans l’isolement des hommes le gage le plus certain de sa propre durée, et il met d’ordinaire tous ses soins à les isoler [multiethniquer]. Il n’est pas de vice du cœur humain qui lui agrée autant que l’égoïsme : un despote pardonne aisément aux gouvernés de ne point l’aimer, pourvu qu’ils ne s’aiment pas entre eux. » Tocqueville : De la démocratie en Amérique
       
      « [Hobbes affirmait] que la subordination de toutes les relations sociales aux lois du Marché avaient balayé les dernières restriction de la guerre de tous contre tous, ainsi que les illusions apaisantes qui masquaient celles-ci [...] le plaisir devenait la seule activité vitale, comme Sade fût le premier à le comprendre [...] Aucune forme de pensée [morale] où de sentiment n’a de place logique dans une société basée sur la production de marchandises [...] Sade perçut que l’émancipation bourgeoise [bobo de gôôôche Ploutocrate Sexialiste], portée à sa conclusion logique, serait amenée à détruire le culte sentimental à la femme et à la famille, cultes poussés à l’extrême par cette même [ancienne] bourgeoisie.
      [Sade] comprit que la condamnation de la vénération de la femme devait s’accompagner d’une défense des droits sexuels de celle-ci - le droit de disposer de son propre corps, comme diraient les féministes [...] Il avait perçu, plus clairement que les féministes, qu’en régime capitaliste, toute liberté aboutissait finalement au même point : L’obligation universelle de jouir et de se donner en jouissance [...] La défense de la sphère privée aboutit à sa négation, que la glorification de l’individu aboutit à son annihilation. »
       ‘La culture du narcissisme’ Christopher Latsch


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 12 janvier 13:22

      @Choucas
      Nous sommes dans une forme élevée de totalitarisme consenti et dans la culture du narcissisme


  • Le Panda Le Panda 12 janvier 13:11

    Amaury bonjour

    En écrivant ce petit texte, certains m’accuseront peut-être d’être un vieux con. Peu me chaut. Mais il est indubitable que la politesse, la simple correction ne sont plus de mise en 2018. Il est des enfants ne sachant plus les bases de la vie en société, ce qui n’est pas de leur faute ni de leur responsabilité. Beaucoup des parents, des géniteurs, des éducateurs, pour se défausser de leurs responsabilité en font une lubie de bourgeois BCBG caricatural.

    Objectivement tu penses que cela date que depuis 2018 ? Je pense qu’il y a plus de deux décennies que la politesse reste comme le respect des insultes à la porte du garage de la rage de ceux qui justement n’ont en pas. Comme la vision des articles qui sert plus que de débats entre certains non publiés.

    J’en profite pour te présenter mes meilleurs vœux à l’orée de la nouvelle année et peut-être au plaisir d’échanger.

    Cordialement

    Le Panda


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 12 janvier 13:19

      @Le Panda
      Je ne pense pas que cela date de 2018 mais ça s’aggrave depuis une vingtaine d’années et cela participe de l’atomisation de la société.

      Mes bon voeux à toi aussi


  • moderatus moderatus 12 janvier 13:27

    Bonjour Armaury,

    Nous sommes à une époque particulière où les gens font le tour de leur nombril à mobylette.

    « parlez moi de moi, il n’y a que cela qui m’intéresse »

    c’est le leitmotive actuel.

    mais nous somme des vieux cons qui radotent n’est-ce -pas ?


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 12 janvier 13:32

      @moderatus
      Sans doute ? Mais ça ne me dérange pas smiley


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 12 janvier 23:59


      Dommage que, par simple respect de la chronologie, ce sont bel et bien les vieux cons qui ont créé le monde d’aujourd’hui, et pas les jeunes ado qui arrivent.

      Alors qu’est ce qui a cloché ?

      Le monde est-il vraiment si moche qu’ils le disent ?

      Je ne sais...


  • hervepasgrave hervepasgrave 12 janvier 13:49

    Bonjour,
    excuse moi l’auteur car je n’ai vu qu’un commentaire et un autre en ouvrant la page de ton article,pas plus !.I Cela ne me laisse pas indifférent et pour cause.Mes plus grands enfants sont arrivé maintenant a la quarantaine et oui ! 40 ans. Quand ils étaient jeunes ,combien de fois ils m’ont reproché de leur avoir appris la politesse envers les personnes plus âgées.Et oui ! le pire c’est une triste réalité.Si vous comptez que cela fait au bas mot déjà 25/30ans de cela il n’y a pas de quoi se réjouir.Les vieux et oui les vieux mais a l’époque ils avaient comme case de départ la quarantaine et cela s’aggravait avec les ages .Étaient sans gênes,gueulards, profiteurs et j’en passe des meilleurs.Alors qui gueule aujourd’hui encore ces mêmes vieux ? Non, ces mêmes adultes qui sont devenus des vieux de jour en jours.qu’ils aillent donc en enfer (remarquez que je n’ai pas dit « qu’ils aillent se faire foutre » .Je fais des efforts de langage,non ?) Aujourd’hui encore c’est du même tonneau et cela passe de manière invisible tellement depuis des décennies c’est devenu une habitude. La dernière en date j’emmenais ma fille en fin de grossesse pour faire des courses.Le lieu ,loin des grandes villes ou il reste encore un fond de civilité,mais vraiment peu,il faut le dire.et bien ils ne se bouscule pas pour laisser la place a une femme enceinte et qui montre des signes de souffrances a laisser la place pour deux pacotilles.Alors avant de gueuler ;fermez là ! Je me fou de la censure et n’hésite pas a vous appeler« bandes d’encu...Alors, fermer vos grandes G ,vous devriez avoir honte et vous terrer. »Pour ma part cela serait un grand bien et pour les adeptes de la dépopulations cela ferait de la place,beaucoup de place.Triste réalité,mais s’il fallait regarder les personnes ici et présent dans l’article ,j’ai comme l’intuition qu’ils ne sont pas si jeunes que cela.Mais je conçois que se sont des trous du cul protégés du monde commun et quand ils veulent aujourd’hui voyager,ils rencontre quelques problèmes.Mais cestpasgrave !c’est une leçon de vie.Mais combien en tirerons la leçons ?


  • sleeping-zombie 12 janvier 14:03

    Bonjour, (et bonne année)

    A titre personnel, je distingue deux phénomènes bien distincts dans ce que tu regroupes sous le terme de « politesse ».
    -le savoir-vivre
    -la convention

    Le savoir-vivre, c’est ne pas nuire aux autres. La convention, c’est complètement arbitraire.
    Par exemple : le type qui met les pieds (ou son sac), sur le siège d’en face, ça t’empêche de t’assoir, c’est un manque de savoir vivre.
    Par contre, le type qui baille... c’est juste « moche », mais de quoi ça te prive ? C’est comme reprocher aux gens d’être mal habillés, ce qui se traduit par « être habillé comme un pauvre ».
    A partir du moment ou on utilise une convention pour marquer une classe sociale (et à notre époque où les pauvres ne meurent plus de faim, ils ne se distinguent des riches que par convention), c’est absurde de reprocher aux gens la conventions qu’ils appliquent à leur comportements... comme reprocher aux parisiens de beaucoup trop accentuer les sons en « k ».

    Bref, je suis d’accord sur le manque de savoir vivre général, mais ça me parait illusoire d’appeler à tous respecter la même convention, quand les conventions sont justement créées pour marquer les classes sociales.

    cordialement,


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 12 janvier 14:27

      @sleeping-zombie
      mes grands parents étaient pour l’une secrétaire ayant terminée l’école à 14 ans, pour l’autre ouvrier ayant arrêté à 12. Et ils obéissaient à des conventions, certes, permettant de montrer leur respect. Ces conventions ne sont pas liées à des milieux sociaux contrairement à ce que l’on pense.

      Et cordialement, Amaury


    • sleeping-zombie 12 janvier 19:09

      @Amaury Grandgil
      Il y a des conventions qui traversent les milieux sociaux. et d’autres pas.

      Allez, un exemple : dire « bonjour » à la caissière -> des riches le font. des pauvres le font. des riches ne le font pas, des pauvres ne le font pas. pas de règle.
      Allez, un autre exemple : cracher par terre -> c’est un truc d’hommes pauvres, et seulement d’hommes pauvres. C’est à la fois un marqueur social, mais aussi sexuel. Pourtant, a ma connaissance, les femmes salivent aussi, donc c’est pas biologique...


    • sleeping-zombie 12 janvier 19:11

      @sleeping-zombie
      mais tu as raisons, j’ai écris « les » conventions, ce qui laisse supposer « toutes les conventions ». Ta rectification était nécessaire :D


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 12 janvier 19:58

      @sleeping-zombie

      c’était vrai il y a quelques années, ça a changé depuis

    • Agafia Agafia 13 janvier 21:16

      @sleeping-zombie

       (...) C’est comme reprocher aux gens d’être mal habillés, ce qui se traduit par « être habillé comme un pauvre ». (...)

      Là, je me permets de contredire ceux qui osent ce genre d’affirmation. L’élégance et l’art de se vêtir n’a rien à voir avec le fric. On peut être pauvre et arborer un style vestimentaire tout à fait chic, loin du laisser aller que je suis la première à déplorer, et qui va de pair avec le laisser aller comportemental et celui du langage. Tout cela ne coûte rien, n’est qu’une question d’éducation et du respect envers soi même et envers les autres. La politesse comme l’élégance, c’est gratuit !

      Laissez moi une heure dans un Emmaus, un Secours Populaire ou n’importe quelle friperie et je vous concocte une tenue élégante et stylée pour moins de 10 euros, et une garde robe pour moins de 50.

    • sleeping-zombie 14 janvier 07:14

      @Agafia
      « On peut », oui.

      Mais la culture et les préjugés qui les accompagnent sont du domaine de la statistique, lequel ne s’applique pas forcément à tout le monde, mais juste à la majorité.

      « On peut », mais, globalement, on ne le fait pas.
      En France, en ce début de 20eme siècle, on ne distingue plus un pauvre d’un riche par le tour de taille (merci l’économie), par les stigmates de maladie (merci la médecine) ou par l’alphabétisation (merci l’éducation nationale, quoi que sur ce dernier point....)
      On distingue un pauvre d’un riche par le langage, le comportement social et l’habillement. Ce ne sera peut-être plus vrai dans 50 ans, mais pour l’instant c’est le cas.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 15 janvier 09:02

      @sleeping-zombie
      Non on distingue de moins en moins un pauvre d’un riche.
      Par contre les pauvres souffrent de plus en plus d’obésité morbide à cause’ de la malbouffe


  • eddofr eddofr 12 janvier 14:37

    Bonjour,


    Égocentrisme et agressivité voilà les deux coupables, les deux malfaisants qui ont assassiné la dame civilité et sa demi-sœur savoir-vivre.
    Les deux pauvres donzelles, pourtant bien âgées et affaiblies ont été rouées de coups, piétinées, leurs vêtements arrachés et laissées pour morte dans le caniveau de nos égoïsmes.

    Aujourd’hui, tout le monde exige le respect sans en accorder aucun (de respect).

    Aujourd’hui, chacun revendique la parole sans jamais écouter.

    Aujourd’hui, c’est chacun pour soi et même Dieu n’est plus pour tous.

    Je ne sais pas quand cela à commencé.

    Il y quelques années, sincèrement, je pensais qu’on ne pourrait tomber plus bas, que le balancier ne pouvait que ramener un peu de collectif et de vivre ensembles.

    Oh combien me trompais-je ...

    Nous sommes dans la merde jusqu’au cou .. maintenant il va falloir se mettre à genou.

  • Buzzcocks 12 janvier 14:45

    Dans les années 80, Gildas invitait Kirk Douglas dans Nulle Part Ailleurs (une émission d’odieux bobos), l’américain dans un français parfait disait avec ironie et humour « la France, c’est le pays du caca de chien par terre ».

    Et vu l’age du bonhomme, il a du faire ce constat à travers ses nombreuses visites dans notre pays durant le 20eme siècle.

    Évidemment, quand on est reacosphériste, on ne peut admettre qu’avant, les gens faisaient chier leurs clebs, et que finalement, l’impolitesse ne date pas d’aujourd’hui.
    Il va voir un arabe faire chier son pitbull sur le trottoir et illico publier un article sur son blog pour témoigner de cette vision d’horreur et ainsi prouver que ces gens sont vraiment sales.

    Dommage que Kirk Douglas n’ait pas eu de blog ou de journal personnel, pour nous faire part de ses observations. On aurait pu comparer les époques. Et faire un vrai travail de sociologie sur l’incivilité en France au 20eme siècle.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 12 janvier 14:51

      @Buzzcocks
      Personne ne dit que c’est nouveau ou que c’était mieux avant juste que c’est pire maintenant.

      Une autre incorrection c’est invectiver une personne que face à face vous respecteriez.


    • Buzzcocks 12 janvier 14:56

      @Amaury Grandgil
      C’est pire... mais ça repose sur votre témoignage dans un métro.... Ca fait quand même un peu léger pour élaborer une thèse de sociologie.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 12 janvier 14:58

      @Buzzcocks
      Partir d’une anecdote vécue, que tout le monde a vécu au moins une fois, c’est un procédé littéraire point. Et rien d’autres.


    • Buzzcocks 12 janvier 15:02

      @Amaury Grandgil
      Mais scientifiquement, ça ne vaut rien, et ça ne prouve rien.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 12 janvier 15:05

      @Buzzcocks
      ah oui l’argument du scientifique...
      quand on contredit vos certitudes ce n’est pas scientifique, et dire son opinion, surtout une opinion contraire aux vôtres non plus.


    • Buzzcocks 12 janvier 16:22

      @Amaury Grandgil
      Désolé mais effectivement votre doigt mouillé ne veut pas grand chose.


    • Buzzcocks 12 janvier 16:23

      @Buzzcocks
      vaut pas veut


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 12 janvier 16:31

      @Buzzcocks Ils ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas


    • Buzzcocks 12 janvier 16:58

      @Amaury Grandgil
      Je peux y aller de mon anecdote qui prouve totalement le contraire. Mais on peut strictement rien en déduire et dire, si en 2017, on est plus poli ou moins. C’est juste une histoire.

      Donc voilà mon histoire, à l’époque, j’avais une copine Russe. On était début janvier, et on rentrait du ciné, un soir, chez moi. Et il se trouve que j’habite une tour qui fait surement un peu ghetto (mais bon, en Russie, c’est pire). Et là, Nadejzda me confie que la nuit, elle aurait peur de rentrer seul chez moi, car y a quand même pas mal de mecs lugubres dans ma zone.
      On arrive dans le passage piétonnier qui mène à ma tour et on croise un groupe de 4 blacks à capuches qui zonent. On passe devant eux, et l’un d’eux nous invective d’un « bonne année m’sieur dame ».
      Etant lecteur de vos élucubrations, j’étais le premier surpris.... si j’en crois la littérature agoravoxienne (Mérivac, Amaury, Moderatus et l’autre con de Choucas), un black à capuche, c’est un dégénéré islamisé impoli et dangereux... pourquoi me souhaite t’il une joyeuse année ????? Mes mains tremblent, je pense que ce black va sortir un couteau pour me rançonner et ensuite violer cette super créature venue de Kirov ????

      Et non, les mecs étaient juste sympathiques et donc je lui ai rendu ses voeux. Des mecs que je ne connaissais pourtant pas.

      20 mètres plus loin, je pouvais donc rassurer Nadejzda et lui dire « tu vois, ils sont cools, pas de raison d’avoir peur ». Mais elle devait aussi être lectrice de Merivac, Moderatus, Amaury et l’autre con de Choucas, elle était quand même à moitié rassurée.

      Voilà une histoire qui tendrait à prouver qu’il y a des gens forts sympathiques en banlieue parisienne, et super polis. mais mon histoire ne prouve pourtant rien. Comme la votre.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 12 janvier 17:32

      @Buzzcocks

      Sinon blague à part c’est vous qui assimilez mauvaise éducation et diversité, pas moi. Durant mes quinze ans je trouvais les élèves très bien élevés, ayant des valeurs, le problème étant que ce sont de moins en moins les nôtres. Cette absence de civilité ce sont surtout les petits français dits de souche que leurs parents oublient d’éduquer ou transmettre quoi que ce soit


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 12 janvier 17:36

      @Amaury Grandgil

      Mes quinze ans de ZEP voulais je dire


    • Enarca 12 janvier 18:42

      @Buzzcocks

      riri prend aussi le bus et , tout aussi courageusement, il éduque les sauvageons et sauvageonnes .. smiley


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 12 janvier 19:56

      @Enarca
      dans le bac à sable ?


    • leypanou 13 janvier 11:31

      @Amaury Grandgil
      Cette absence de civilité ce sont surtout les petits français dits de souche : pourquoi « surtout » ? Les petits français dits de souche ne sont ni meilleurs ni pires que les autres.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 13 janvier 13:25

      @leypanou
      les gosses de cité que je croisais comme prof étaient la plupart du temps mieux éduqués


  • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 12 janvier 17:27

    Et sinon vous avez baisé ensuite ?


  • Louise Louise 12 janvier 18:46

    Pour apprendre aux petits et aux jeunes à être polis, il faut commencer par l’être avec eux.

    J’ai entendu un prof dire à mon fils (qui a maintenent 50 ans) qu’il était un petit con, cela m’avait choquée à l’époque.

  • petit gibus 12 janvier 20:01
    Quand t on cause de politesse 
    dans nos vieilles sociétés du « vivre ensemble » smiley
    Ne confond t on pas trop souvent singeries de mœurs et hypocrisie ?

    Pourquoi m’obliger à faire des courbettes
    à notre ami don quichotte chevalier blanc modératus sur A/V
    si je le rencontre dans la rue 
    quand il exclut à coup de pied au cul
    de son salon de thé smiley
    les ceusses qui lui brossent l’échine à rebrousse poil en toute amitié ? smiley

  • simplesanstete 12 janvier 21:46

    Mr Grandgil

    Le meilleur des mondes se propage, 70% sous médocs, ces petits jésus en voie de réalisation incarné sont très coupables entre vie privée et vie publique ,rien à dire, le quand dit raton les tourmente au plus haut point, la dictature du prolétariat,cad du rien, vivre semblable dans du vraisemblable ....c’est maintenant. Au début était l’image et ils périront par l’image qu’ils transporte et qui les transporte....à perdre connaissance avec l’insu  portable. De profundis l’entropie, il y a même une boisson ÉNER GISANTE qui se nomme Punch Monster !

  • Raymond75 13 janvier 10:03

    L’évolution des relations personnelles est en relation avec l’évolution des liens sociaux.
    --- Depuis une vingtaine d’année, la société est entièrement soumise à la finance internationale, où le plus fort a le devoir impératif d’écraser le plus faible. L’Union Européenne est devenue une vaste supercherie entièrement dédiée au dumping fiscal et social, à la concurrence imposée et totalement faussée, à l’évasion fiscale, à la désindustrialisation et à son corollaire l’immigration incontrôlée (intra et extra européenne) là ou il ne peut y avoir transfert de l’activité ailleurs. Les droits sociaux et les services publics sont considérés comme des charges ’qui rendent la France improductive’, et le chômage de masse fait que seuls celles et ceux qu disposent d’un réseau, les gosses de riches, s’en sortent. Voilà la société dégueulasse dans laquelle nous vivons depuis une vingtaine d’années.
    --- Dans ces conditions, comment le respect de l’autre, la simple politesse, la cordialité, la volonté de rendre service et d’être aimable peuvent ils survivre, d’autant plus que l’Éducation Nationale a depuis longtemps renoncé à enseigner la formation civique, pour ne pas dire la morale, afin de ne pas faire de vagues. Et depuis une dizaine d’années, on voit l’obscurantisme identitaire et religieux nous conduire vers le communautarisme et la haine de l’autre, sans réaction des pouvoirs publics.
    --- L’évolution de notre société me répugne, et c’est très attristant. ---


  • zygzornifle zygzornifle 13 janvier 11:14

    la politesse s’apprend en famille tout petit puis a l’école , 


    mes parents m’on appris la politesse tout petit et c’était des ouvriers ....



    • Raymond75 13 janvier 11:41

      @zygzornifle
      Oui, la politesse s’apprend en famille, d’abord, mais pas seulement. La société a pour rôle de combler les insuffisances familiales.


  • Djam Djam 13 janvier 12:21

    @ Amaury

    Bien vu. Je pense que nous sommes très nombreux à constater ce comportement de gougnafiers. Récemment, un commentateur d’AV, sur un autre thème, rappelait à point nommé l’ouvrage du regretté Gilles Châtelet : VIVRE ET PENSER COMME DES PORCS. L’auteur avait parfaitement saisi le devenir de la société française sur ce point.

    Il faut relier ce délitement grossier à l’hyper capitalisme qui est basé sur la libération de toute pulsion. Pour jouir de toute chose, par l’acte d’acquisition et d’accaparement, avec argent ou crédit, il faut en effet que la jouissance personnelle ne rencontre aucune limite, aucune loi. Ce sont les enfants des enfants 68tard. Les premiers 68tards ayant importé cette idéologie où tout ce qui concerne les us et coutume du passé était à détruire. C’est fait et ils appellent cela le « progressisme ».

    L’homme d’avant était ce qu’on appelle un homme « névrosé » au sens freudien du terme, c’est-à-dire qu’il était « castré ». Entendez qu’il avait intériorisé la capacité à gérer ses frustrations (attendre, différer le moment de sa jouissance) ce qui lui permettait d’avoir une certaine tenue. Ce n’est donc pas du tout une question de milieu social puisque même les peu scolarisés venant des campagnes avaient cette nécessaire tenue qu’exige la vie en commun. Il suffit de revoir les vieux films en noir et blanc pour découvrir comment parlait et se tenait l’homme ordinaire, frappant !

    Dans un entretien pas très ancien, Isabelle Sorente, écrivain et essayiste, à la question sur pourquoi la société fabrique-t-elle autant d’esprits violents, elle avait répondu :
    « Nous avons eu le 19ème siècle et ses névrosés, puis le 20ème siècle qui a produit ses phobiques et obsessionnels... le 21ème siècle est en train de fabriquer ses pervers manipulateurs qui trouvent normal d’utiliser autrui à des fins personnelles ».
    Tout est dit. L’ultra libéralisme produit des petits pervers qui n’ont aucune limite dans la recherche de leur satisfaction personnelle et immédiate.

    1945, fin de la guerre et infiltration notoire de l’american way of life dans la ruralité française. Les lois du fric, de l’immédiateté, de l’acquisition à tout prix, la « modernité » qui a inversé littéralement les valeurs en érigeant le « moi je » (souvenez-vous, Pascale Brugnot, productrice de télé des années 80, qui produisit la 1ère émission éponyme qu’on appelle aujourd’hui les « talkshow »... le bla bla vulgaire de M et Mme Toutlemonde).

    Vint ensuite Mai 68, étape 2, qui n’avait d’objectif que de préparer le terrain à cette barbarie ordinaire là. Elle a fabriqué les parents de ceux qui allaient sous peu nous imposer l’arrogance des personne sans culture, sans raffinement mais dont l’énergie vitale, la « gnaque » allait renverser la table et faire émerger des petits ambitieux agités, compulsifs, incapables de se tenir, accros à n’importe quel gadget et colifichet vendus par le fascinant qualificatif de technologique. Cohn Bendit et ses petite camarades, tous installés durablement aux postes ad hoc pour balayer l’ordre ancien jugé ringard, limitant et dépassé. Rappelez-vous la réflexion du pseudo philosophe BHL dit Botule qui voulu « ...faire taire le coq gaulois... » (https://www.dailymotion.com/video/xqzcsd) pour commencer le travail de destruction par diabolisation de ce qu’on appelle une nation... avec ses us et coutumes, bien entendu.

    Les années 80, la Mitterrandie, fut l’étape 3 de l’encrage durable en France des post-modernes (les enfants des 68tards, qui entraient largement dans la vie active). Ce fut aussi l’avènement de la notion de « management » dans tous les domaines. Effacement des hiérarchies naturelles au profit d’un machin « transversal » et ’« matriciel » (!) qui allait mettre au même niveau, paraît-il, les hommes d’expérience et les jeunes débutants surdiplômés. On a vu le désastre et on en finit pas d’en voir la poursuite dans toutes les multinationales organisées avec cette hérésie managériale.

    Puis arrivèrent les années 90/2000 avec l’avènement du pire : l’Union Européenne. Etape 4 qui allait entériner, couler dans le béton des multiples Traités iniques les résidus de résistances au rouleau compresseur de la violence ordinaire généralisée. Tous pareils pour tout et en tout. Même allure vestimentaire avachie parce que fabriquée à bas coût, même bouffe frelatée parce que industrialisée à 90 % et importée et industrialisée, même idéologie du fric, de la réussite rapide et du vol assumé d’idées, de brevets, d’invention... bref, les années 90 officialisèrent le début de la violence officielle comme arme de prédation de l’un sur l’autre. Aucun hasard si cela fut marqué du sceaux de l’ignominie : le fameux 11/9.

    Le 11/9 américain, étape 5, année noire, marqué par le feu, le sang, la vengeance sans limite, a détrôné quasiment tous les drames monstrueux antérieurs (sauf un !). Il fut LE prétexte qui permit à l’empire du pire d’aller déclencher le chaos partout où quelque chose était à piller, à voler, à redessiner, à violer, au nom, bien sûr, du Bien, du Juste et du Bon. Sous leurs yeux ahuris et fascinés par le déferlement d’une telle pulsion de mort, les dernières générations se déploient dans un monde, celui de l’internet, où la surface relativement normale n’est que la masque d’un dark web qui représente en réalité plus de 60 % des activités mafieuses et sordides de l’économie ultra libérée, sans limite, sans loi, sans régulateur, au premier chef : les gouvernements dits « profonds » ou « deep governments », ceux qui en réalité gouvernent les destinées de milliards de gens.

    C’est dans ce monde hors la loi quasi officialisé que ces jeunes gens existent. Ils sont les symptômes ordinaires de cette barbarie banalisée qui se manifeste lentement mais sûrement partout dans des espaces où privé et public sont devenus indistincts comme le reste. La confusion des genres est partout et voulue. Ne pas permettre la démarcation, criminaliser la moindre différenciation au nom de l’égalitarisme, faire dans « l’authentique » pour faire vrai et naturel, jeter habilement les uns contre les autres pour empêcher toute cohésion... On appelle cela la stratégie du chaos.

    Et nous voilà dans les années 2018, à peine plus de 20 ans après l’arnaque européenne, avec le constat indéniable de l’énormité de cette arnaque qui a créé un Centre germano-américain exclusivement organisée par et pour le Grand Commerce Global où la loi et la limite n’existe quasiment pas à part celles du droit privé américain. Les mafieux, acteurs de complément se succèdent au pilotage des « gouvernances » du monde, sorte de clubs privés au service de la grande dérégulation mondiale, et sans surprise derrière le cirque médiatique, la fureur sur écrans omniprésents distille son évangile : Libéralisme total et loi du plus fort.

    Et sans surprise, l’on voit partout se manifester de plus en plus fréquemment la barbarie... l’incorrection dans les transports en commun n’étant qu’un des multiples détails de cette barbarie qui se déploie progressivement partout.

    Relire Hannah Arrendt et sa brillante explication de la banalité du mal. Il y a urgence.


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