lundi 24 février - par lephénix

La prison de verre

Nos "données personnelles" ne nous appartiennent plus. Elles sont devenues une « ressource brute gratuite » que nous livrons à chaque instant de notre « vie numérique » à des intérêts très privés. Pour ces derniers, elles constituent une rente - une véritable « mine d’or » à ciel ouvert exploitée gra-tui-te-ment... Dans notre société d’exposition permanente, rappelle le philosophe franco-américain Bernard E. Harcourt, « nous sommes vus, observés et surveillés comme si nous étions dans un pavillon en verre-miroir » - et nous y prenons même plaisir...

 

Aujourd’hui, le moindre de nos gestes au quotidien, de nos mouvements de clavier à nos achats « en ligne » génère une hallucinante accumulation de données susceptibles d’être exploitées par d’autres intérêts que les nôtres. Ces données constituent notre « identité virtuelle », un « moi numérique » amplifié à chaque clic, soumis à une surveillance électronique constante qui supplante graduellement notre identité sociale de citoyen et de sujet privé. Notre frénésie à « surfer » et envoyer messages, videos ou autres « partages » de « fichiers » nous surexpose, nous fait pister et profiler dans tous les aspects de notre vie par un « conglomérat de services de surveillance » souligne le philosophe Bernard E. Harcourt. Mais qui veut vraiment le savoir ? Le « plaisir » ( ?) compulsif que nous prenons à cette mise à nu numérique fait oublier les précautions les plus élémentaires...

Aujourd’hui, plus moyen de remplir une formalité administrative ou d’acheter un billet de train ou d’autobus sans devoir le faire « en ligne » - et donc devoir tout livrer de soi... Nous nous exposons, nous nous affichons en permanence en alimentant un flux numérique ininterrompu – nous vivons dans une société de surveillance et d’exposition permanente comme dans une cage en verre, rappelle Bernard E. Harcourt : « c’est ainsi que la surveillance fonctionne aujourd’hui dans les démocraties libérales : avec des désirs simples, aménagés et recommandés pour nous, comme l’envie de jouer à un jeu vidéo préféré, poster sur Facebook une vidéo virale, instagrammer un selfie, tweeter une conférence, consulter la météo, vérifier ses messages, skyper avec notre amoureux (se), envoyer une émoticône sur Messenger. Nous avons le réflexe de nous quantifier, de surveiller nos constantes, nos variations et nos changements physiques. Et, ce faisant, nous nous exposons. »

 

Mise à nu et servitude volontaires

 

Non seulement nous survivons de plus en plus mal sous une surveillance et une coercition constantes mais nous nous exposons de nous-mêmes, sans même y être contraints le moins du monde : « Chacun de nous travaille à s’exposer et à partager nos informations personnelles. Le secteur de la sécurité nous a, de fait, délégué ce travail, et ce à un prix dérisoire : le programme Prism ne coûte que 20 millions de dollars par an, ce qui n’est rien pour un programme de surveillance de cette ampleur.  »

Aurions-nous vraiment besoin de "ça" ? C’est-à-dire d’être connectés en permanence à nos gadgets électroniques dont nous devenons les esclaves sans en avoir le moindre besoin, comme des moules sans rocher ou des naufragés sans île, en suscitant cette quantité de traces numériques susceptibles d’une exploitation mal intentionnée ? Avons-nous besoin de nous mettre ainsi à nu, juste pour « jouir » ( ?) d’un illusoire rayonnement numérique ?

Publicité

Est-ce bien nous qui les tenons bien en mains, nos gadgets, ou bien seraient-ce eux qui nous tiennent ?

Avons-nous vraiment besoin de nous mettre à la merci d’une « oligarchie voyeuriste » et tentaculaire (NSA, Google, Facebook, Netflix, Amazon, Skype, Microsoft, Target, etc.) qui tire le plus grand « profit » de notre frénétique inconséquence et de notre incontinence exhibitionniste  ?

Nous avons bel et bien consenti à laisser notre « réalité » se réduire à un « fait techniquement produit » par l’appareillage de notre système technique... La « révolution numérique » est sociale et prend les populations dans sa nasse logicielle en une vertigineuse convergence de toutes les formes de surveillance. Les « algorithmes de prédiction » permettant d’établir des profils de « suspects » à partir de la masse de big data nous font entrer dans la sphère inconnue d’une justice et d’une police « par anticipation »...

Le « numérique » (du latin numerus, « relatif aux nombres ») semble bel et bien avoir gobé « l’éthique » toute crue derrière les écrans aveuglants de nos calculs d’optimisation permanents... L’humain est-il soluble dans sa calculabilité et sa prévisibilité ?

La surconsommation numériste forcée avalerait-elle toute réalité humaine dans un devenir computationnel sans avenir ?

« Pour vivre heureux, vivons cachés » dit le dicton. Bien loin de nous préserver, nous persistons à nous dépouiller de nos données pour « moins que rien », alors que l’information est « l’une des premières ressources de la société occidentale contemporaine ».

Devrions-nous, au nom de ceux qui n’ont « rien à cacher », accepter de « devenir des marchandises » et des variables d'ajustement de cette économie numérique en accélération permanente et abdiquer tout contrôle sur la diffusion de nos petits secrets ?

Non seulement nous renonçons à notre vie privée mais nous consentons à nous dissocier de notre densité humaine et charnelle pour nous laisser « dématérialiser » dans une trame numérique faite de gadgets électroniques qu’il suffirait de ne pas acheter pour qu’ils ne se vendent pas : « Nous nous sommes construits un pavillon de verre réfléchissant : nous nous exposons au regard des autres et adhérons à la transparence virtuelle avec un plaisir d’exhibitionniste  »...

Le « plaisir » (! !!) est bien le moteur de cette frénésie exhibitionniste et attentatoire à nos libertés les plus élémentaires : « Notre société d’exposition n’est plus une simple société orwellienne ou panoptique : elle est désormais alimentée par nos désirs, nos instincts et notre jouissance »...

Si le Big Brother de Georges Orwell (1903-1950) exerçait un pouvoir oppressif anéantissant le désir et criminalisant la jouissance, le pouvoir de notre société d’exposition s’exerce sur nous à partir de nos désirs en mode gadgetophile et résolument séducteur : « Si ce modèle économique faustien fonctionne, c’est parce que les plateformes puisent directement dans notre société hédonique et déclenchent en nous des circuits de récompense puissants.  »

Publicité

Mais est-il temps encore d’échapper à l’hydre numérique et de reprendre le contrôle de nos « vraies vies » de « vrais gens » ?

 

Comment ne plus donner ses... données ?

 

Professeur de droit et de philosophie politique à Columbia University (New York) et avocat de condamnés à mort en Alabama, Bernard E. Harcourt rappelle que « l’émergence de la société d’exposition s’est accompagnée d’une érosion graduelle de valeurs analogiques autrefois très prisées comme celles de la vie privée, de l’autonomie, d’un certain anonymat, de la confidentialité,de la dignité, d’une chambre à soi,du droit à la tranquilité  »...

Le directeur d’études à l’EHESS (Paris) invite à se poser la question : « et si notre société d’exposition était devenue une institution totalitaire ? Se pourrait-il que certains se considèrent comme les prisonniers virtuels de l’exposition numérique, comme des cibles potentielles et des suspects, tandis que d’autres, en raison de leur situation privilégiée ou pour d’autres raisons, se sentent protégés par la surveillance numérique ? »

Si, fondamentalement, cette « nouvelle économie numérique » fonctionne grâce à notre désir, il faudrait pouvoir remplacer ce « modèle » si performant par un autre, tout aussi « stimulant » mais plus respectueux de nos libertés fondamentales. Pour échapper à cette mise sous écrou numérique, il faudrait pouvoir rompre avec cet envoûtement fatal qui fait de nous nos propres indics. Il faudrait pouvoir sortir de ce "cercle numérique du plaisir" en cessant de nourrir les nouvelles technologies avec nos pulsions libidinales et narcissiques, avec nos désirs à jamais inassouvis de toute-puissance infantile. Mais nous aimons tant être « aimés », désirés (?) et nous aimons tant compter nos légions de « followers », nous avons trop besoin d’exister en public ...

Il n’est pas sûr que les « sujets numériques » de nos technopoles ultraconnectées puissent considérer l’instauration d’un « droit de propriété » sur leurs données comme une réponse à la hauteur de l’enjeu. Il n’est pas davantage assuré que la création d’un espace commun en association non marchande « stimule » la réflexion des dits « sujets numériques » pour une entrée en résistance contre les dérives d’un totalitarisme marchand, sécuritaire et punitif. Mais il faudra bien commencer par « l’acte de nous considérer comme un nous ». En sommes-nous encore capables dans notre "réalité" aussi optionnelle que notre "Etat de droit" ? Il y avait une vie avant « le numérique », il y en aura une après... Cette ère reste à construire après l'affaissement de nos défenses immuntaires, en bien plus stimulant encore et avec la joie en plus – celle d’être revenus de si loin pour accomplir enfin une humanité digne d’être vécue selon un art de la reliance véritable. Faut-il avoir déjà dépensé son avenir en pure perte pour en revenir à la grâce de l'instant nu éclairé par les âges incalculables ?

 

Bernard E. Harcourt, La Société d’exposition – Désir et désobéissance à l’ère numérique, Seuil, 330 p., 23 €



84 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 24 février 08:08

    Le seul moyen d’échapper à ce flicage est d’être totalement inintéressant, de ne pas posséder de smartphone et d’être un tout petit peu moins con que Griveaux. Une vie de bulot, quoi.


    • Arogavox Arogavox 24 février 08:45

      @Séraphin Lampion
       Flicage ? 
      L’auteur aurait-il tort de parler de "Mise à nu et servitude volontaires

      "  ?
       
       Qui risque le plus de farfouiller dans vos données numériques personnelles ? Les flics ? ou plutôt des officines de marketting, des statisticiens, ... ou un jeune gamin tout fier de s’exercer à utiliser le dernier logiciel de piratage que lui a signalé son copain ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 24 février 08:56

      @Arogavox

      les multinationales ont réussi à transformer en objet de désir ce que les dictatures ont échoué à imposer en mettant en oeuvre des ressorts psychologiques puissants : le voyeurisme et l’exhibitionnisme, le besoin d’être admiré et celui de posséder l’autre, des pulsions vieilles comme le monde
      l’astuce des énormes groupes privés dont Google est une illustration intéressante pour le développement de « big data », a été de laisser l’état américian financer les recherches pour en tirer les énormes profits que permettent les applications marketing que vous évoquez
      mais à l’origine, c’est bien la CIA qui a donné les moyens aux chercheurs de procurer à l’empire un système de contrôle universel
      vous croyez que les GPS utilisant plusieurs satellites et mis au point d’abord pour l’armée avaient à l’origine pour but de savoir devant quelle vitrine vous vous êtes arrêté le plus longtemps quand vous faisiez vos courses ?


    • Arogavox Arogavox 24 février 09:29

      @Séraphin Lampion
       
      Actuellement la seule utilisation de simples clés USB et de la puissance de calcul du moindre des nano-ardinateurs (à 50€ et moins) suffiraient à ce que des apprentis du développement numérique puissent mettre en place un dispositif démocratique de cahiers de doléances permanents autrement plus pertinent et efficace que ce qui nous a été facturé pour « Le Grand Débat » (dont même le flop est resté inaudible !).
         
        Croyez-vous vraiment que cela soit imputable à la CIA, à Google et aux énormes groupes privés ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 24 février 09:34

      @Arogavox

      oui


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 24 février 09:35

      @Arogavox

      oui, sinon vous n’emploieriez pas le conditionnel, mais le futur


    • Francis JL 24 février 09:43

      @Arogavox
       
       c’est quoi, ces « simples clés USB » dont vous parlez tout le temps, svp ?


    • Arogavox Arogavox 24 février 09:47

      @Séraphin Lampion
      Le conditionnel est employé parce que ce qui serait possible n’est pas (encore) réalisé.
       Cela ne sous-entend aucunement que cela soit impossible ; et encore moins que toutes les causes qui ont jusqu’ici empêché qu’advienne ce possible ne puissent être résumées à la seule que vous sachiez envisager !


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 24 février 09:53

      @Arogavox

      je constate que vous maîtrisez assez bien la règle de concordance des temps et des modes...


    • pemile pemile 24 février 10:01

      @JL « c’est quoi, ces « simples clés USB » dont vous parlez tout le temps, svp ? »

      Etonnamment, c’est un retour plus de 100 ans en arrière pour « révolutionner » la cryptographie.


    • Arogavox Arogavox 24 février 10:05

      @JL
      C’est d’abord pour faire parler et susciter l’imagination d’un remue-méninges constructif. 
        
       A la fin de la seconde guerre mondiale des bureaux d’étude avaient découvert une méthode appelée « analyse de la valeur ». En gros, pour répondre à un besoin, l’idée était d’éviter de partir des solutions toutes faites bien connues, pour arriver à des solutions souvent beaucoup plus simples et efficaces. (ex : remblai anti-bruit en terre plutôt qu’en béton) 

       
       Pour transmettre un volume de données numériques d’un point (ou d’une personne) A à un point (ou une personne) B, n’a-t-on pas trop tendance aujourd’hui à oublier qu’il n’y a pas qu’Internet ? 


    • Arogavox Arogavox 24 février 10:15

      @Séraphin Lampion
      Comment traduiriez-vous :
      « That would be possible, but that is not still made. »


    • Francis JL 24 février 10:17

      @Arogavox
       
       Ah ! Tout le monde sait ça, non ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 24 février 10:21

      @Arogavox

      fastoche :

      « yaka, fokon ! »

      une autre
      comment traduiriez-vous :
      « Never was so much owed by so many to so few » (Winston Chuerchill) ?


    • Arogavox Arogavox 24 février 10:39

      @JL
      Comme tout le monde savait la terrre autant que le béton, non ?


    • Arogavox Arogavox 24 février 10:41

      @Séraphin Lampion
      ok je vois là votre entendempent d’une concordance des temps et des modes.


    • eau-pression eau-pression 24 février 12:40

      @Séraphin Lampion

      Et moi je constate que chaque fois qu’on cherche une autre explication que la volonté de domination de la CIA à la survenue de Google, on dérange les schémas pré-établis.

      L’histoire dit que la CIA a surtout récupéré le dispositif des deux jeunots, plutôt qu’elle ne leur a demandé de le réaliser. Le français a trop l’esprit top-down pour voir la nuance.


    • eau-pression eau-pression 24 février 12:53

      @Arogavox et @pemile

      Je pars rajouter le lien suivant dans notre aimable discussion de l’autre jour. Je conseille la Petite Anecdote de la page ciblée.


    • pemile pemile 24 février 13:48

      @eau-pression « Je conseille la Petite Anecdote de la page ciblée. »

      Que les belges aient pu faire une telle bourde en 1990, j’ai des doutes smiley

      Ou alors, leur conseiller chiffrement à l’époque s’appelait @Arogavox ? smiley


    • eau-pression eau-pression 24 février 14:27

      @pemile

      Vous rendez-vous compte que vos doutes sur l’anecdote appuyés d’un smiley sont une attaque personnelle envers celui qui la raconte ? Je doute qu’il s’offusque de cette mise en cause, venant d’un pseudo qui ne parle que sous le contrôle de sa douairière.

      Mais vous illustrez bien la croyance dans la toute-puissance d’une version officielle que vous vous croyez chargé de nous débiter.

      Pour ne pas s’arrêter à vos doutes, je vais vous donner une anecdote personnelle. Je doute que les gens mis en cause viennent la contester. Ca se passe dans un bâtiment où je travaillais avec environ 200 autres personnes, tous reliés à un serveur. La consigne des administrateurs du réseau était de déposer ses fichiers sur le serveur (désigné par la lettre S), et non sur son poste de travail (lettres C et D).
      La plupart des gens, ayant perçu la personnalité des admins, n’en faisaient rien. Bien leur en a pris car, un beau lundi matin, plus de 90% des fichiers du serveur avaient disparu d’une façon irréversible. En effet, les disques du serveur sont tombés en panne (et personne n’a jamais pu récupérer les données). Quand à la sauvegarde sur bande, elle s’arrêtait depuis des lustres après avoir copié moins de 10% des fichiers, lorsqu’elle tombait sur un nom de fichier trop long à son goût.

      Que croyez-vous qu’il advint ? Sachant l’administrateur de données ultra-protégé, les gens se mirent à raser les murs en espérant qu’ils ne seraient pas la cause, par leur négligence dans le nommage des fichiers, du défaut de sauvegarde.
      Il faut dire qu’un administrateur de données est aussi administrateur des postes de travail, qu’à ce titre il accède aux petits secrets personnels ou professionnels de ceux qui les utilisent, et qu’une personne ayant des aptitudes établies à la délation, on ne la change pas. Mais ça fait partie des secrets du grand chef.


    • pemile pemile 24 février 14:38

      @eau-pression « Je doute qu’il s’offusque de cette mise en cause »

      Oui, sur son article d’aout que vous avez mis en lien dans l’autre fil, comme dans la plupart de ses articles, nos échanges tournent souvent en rond et dans cet article, le ridicule de ses « Soros » everywhere et de descendre la Quadrature du Net ou l’EFF (l’Electronic Frontier Fondation) me font plutot marrer smiley


    • pemile pemile 24 février 14:40

      @eau-pression « je vais vous donner une anecdote personnelle »

      Là, qui ne me fait pas douter de sa véracité, mais quel OS ce serveur ?


    • eau-pression eau-pression 24 février 15:02

      @pemile

      Concernant l’anecdote, avez-vous remarqué que l’auteur annonce et explique fin octobre qu’il arrête son site ? C’est plutôt déplacé de poursuivre ici un débat sans partenaire, non ?

      Sur la Quadrature du Net, justement, je suis allé voir ce qu’il en disait car c’est en lien étroit avec ce qui est débattu actuellement à partir d’Assange. Son avis est beaucoup plus nuancé que ce que vous faites entendre, en particulier sur la personnalité des acteurs de QdN. Pour Soros, qu’on soit favorable ou opposé à ses actions, il les assume.

      Pour faire bon poids avec l’armée belge, je vous dirai qu’on m’a fait travailler pendant mon SM dans l’armée française au test d’un algorithme récalcitrant. Après un grand nombre de jeux de données, je me suis rendu compte que s’il divergeait parfois, c’est que par nature il était amené à faire de divisions par zéro (un zéro pas assez nul pour être détecté par le processeur de calcul).


    • eau-pression eau-pression 24 février 15:07

      @pemile

      Quel intérêt de faire 15 ans après l’autopsie du système qui a flanché ? La conséquence d’un tel débat serait de dégoûter d’éventuels lecteurs.

      L’administrateur avait le budget largement nécessaire. Ce qui s’est passé c’est d’abord de l’incompétence. Mettez-vous cela en doute ?


    • eau-pression eau-pression 24 février 15:10

      @Aff le loup

      Perso, je trouve les supercondensateurs bien peu utilisés. Je pense au tram chinois qui se recharge aux arrêts, quand à Bordeaux, un des pots de chambre de la France, on expérimente l’alimentation par le sol ... et la patience des voyageurs.


    • pemile pemile 24 février 17:05

      @eau-pression « Ce qui s’est passé c’est d’abord de l’incompétence. Mettez-vous cela en doute ? »

      Surement pas, et celle de @Agoravox et la votre d’incompétence, dans ces échanges sans fin sur le retour du XOR comme solution miracle et révolutionnaire « cachée par la TV et les médias », c’est un puits sans fond ou vous allez un jour reconnaitre vos erreurs ?


    • pemile pemile 24 février 17:09

      @eau-pression "Sur la Quadrature du Net, justement, je suis allé voir ce qu’il en disait car c’est en lien étroit avec ce qui est débattu actuellement à partir d’Assange. Son avis est beaucoup plus nuancé que ce que vous faites entendre« 

      Quelle mauvaise foi ! smiley

      Philippe Huysmans 19 aout 2019  »La quadrature du net... t’as bien regardé la gueule de ses financements ? Ce sont les mêmes que ceux qui aident Google à censurer internet. Bienvenue dans un monde de merde."


    • Ouam Ouam 24 février 17:40

      @pemile
      Whahh.... tu les defends clap clap clap (et merci)
       
      Demain à ce rhyme de remise en cause personnelle tu va peut etre militer contre le linky et signer la pétition du jour (*) contre ce bouzin dangeureux ET antidémocratique ET de voleurs !
       
      (*) Chaque jour des nouvelles, je te laisse chercher celle du jour, meme France Info en a causé c’taprem vu le barouf que ca fait


    • pemile pemile 24 février 17:56

      @Ouam « Demain à ce rhyme de remise en cause personnelle »

      Bis repetita, non, pas de remise en cause personnelle smiley

      « tu va peut etre militer contre le linky »

      Non, juste pour la protection des données personnelles, comme depuis toujours.

      « signer la pétition du jour »

      T’as pas plutôt une pétition contre Android, IOS, Windows et les réseaux sociaux ?


    • HELIOS HELIOS 24 février 20:45

      @eau-pression
      votre message de 14h27...

      je precise : humour ON
      Si, a la date de votre anecdote, l’entreprise avait utilisé un reseau « Apple » cela ne serait pas arrivé pour ce motif (si j’ai bien compris votre message.)
      je précise : humour OFF

      cela dit, c’est bien pour démontrer que ce n’est pas l’outil qui est responsable, mais l’usage qu’on en fait... et par extension répondre a l’auteur sur son article.

      Actuellementr, personne ne vous oblige a utiliser le pire, Facebook, et ce qui est condamnable, ce n’est pas le fonctionnement du systeme Zukerberg, mais ceux qui vous * obligent * à l’utiliser dont Agoravox (regardez les petites icones en bas) sans autres moyens libres proposés.

      A l’opposé d’un certain Spartacus, il manque un systeme public libre, sans enregistrements inadaptés (comme l’usage de la geolocalisation, les historiques d’achats, de visites de sites etc) mais on ne se dirige pas vers plus de liberté surtout lorsqu’on voit que le fisc va exploiter vos messages sur les réseaux et vos petites annonces sur Leboncoin, Ebay etc pour vous pieger (prochaine loi de finance).


    • eau-pression eau-pression 24 février 23:03

      @HELIOS

      Oui, dès le début des années 1990, vous achetiez des Mac, les mettiez en réseau en respectant de petites contraintes de longueurs de câbles, et c’était parti pour le travail de groupe. Même l’imprimante partagée ne faisait pas de caprice.

      Mon anecdote se situe en 2008 ...

      Heureusement, sur Agoravox, nous avons @pemile qui a réponse à tout. On comprend mieux les problèmes.

      Je n’ai qu’indirectement été incité à m’inscrire à FB depuis ce forum (parfois des liens qui semblent ne fonctionner qu’à cette condition). Par contre, j’ai bien noté que 500 robots s’intéressent à ce qui se raconte ici : liste apparue lors de l’inscription ; j’ai dû tout décocher mais je ne vois pas comment vérifier qu’il respectent cette non-autorisation d’interpréter mes posts et les métadonnées (heures, IP, etc).

      Pour faire taire sa rage de voir les gens se laisser androïser dans la joie et la gloire des temps modernes, on peut se demander si ce ne sont pas les conditionnements des temps anciens qui ont la vie dure. Par exemple, l’orgueil prométhéen me semble s’être implanté chez l’individu ordinaire sous la forme de la soumission au chef : ce que je ne sais pas faire, je le remonte dans la chaîne hiérarchique. On sait bien que le problème ne sera pas toujours résolu, mais puisque le système restera debout, ce sera tout comme. Aujourd’hui, le chef suprême c’est google ; on en verra bien les limites un jour.

      Il y a aussi le rapport à l’erreur. Le bug informatique est à la fois plus grave que l’erreur humaine, car vraiment obstiné, et plus facile à corriger, car la machine n’a pas d’égo. La dureté des rapports humains me semble antérieure à l’apparition de l’informatique. Dans une reliance véritable (termes de l’article) on peut rêver que l’oeil bienveillant du groupe anticipe et corrige sans punir à l’excès l’erreur individuelle.


    • pemile pemile 24 février 23:15

      @eau-pression « Heureusement, sur Agoravox, nous avons @pemile qui a réponse à tout. »

      Du tout, par contre, en lisant les âneries de @Arogavox et vos pseudos ultrasolutions, ça me titille le clavier.


    • eau-pression eau-pression 24 février 23:22

      @pemile

      En tous cas, @pemile il arrive à produire des posts auxquels on ne peut pas répondre, et en plus qui s’affichent après le suivant. Ici
      Dépêchez-vous d’aller voir, les posts disparaissent à vitesse V sur cet article


    • pemile pemile 24 février 23:34

      @eau-pression « En tous cas, @pemile il arrive à produire des posts auxquels on ne peut pas répondre »

      Si, si, le plus fort c’est que le lien que vous donnez permet justement de répondre ! smiley

      « et en plus qui s’affichent après le suivant. »

      Oui, Avox s’est emmêlé les pinceaux en supprimant le post original de dimitrius auquel je répondais, ça vous pose quoi comme problème ou comme question ?

      Vous allez nous la jouer théorie de complot comme pour votre mascarade de confidentialité moderne et facile avec du XOR ? smiley

      Moi, ce qui me chiffonne, c’est de constater que ni vous, ni @arogavox, n’êtes capable de reconnaitre vos erreurs sur un sujet qui concerne les outils nécessaire à chacun pour limiter la casse niveau confidentialité, sur un article concernant Assange ou sur celui concernant Crypto AG, ça craint smiley


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 24 février 23:35

      @pemile

      T’es pas en train de bosser sur la 900 z ? Tain madame va pas être contente si tu lui vire sa monture trop longtemps...lol


    • eau-pression eau-pression 25 février 09:30

      @pemile

      Et si vous disiez clairement qu’il faut un cryptage accessible aux institutions chargées de nous surveiller dans un but de sécurité publique ?


    • pemile pemile 25 février 10:15

      @eau-pression "Et si vous disiez clairement qu’il faut un cryptage accessible aux institutions chargées de nous surveiller dans un but de sécurité publique ?"

      Non, ça c’est vous et @arogavox qui le proposez, moi j’assure le contraire smiley


    • eau-pression eau-pression 25 février 10:19

      @pemile

      Si un jour vous pouviez parler à l’endroit, ça nous reposerait.


    • pemile pemile 25 février 10:21

      @eau-pression « Si un jour vous pouviez parler à l’endroit, ça nous reposerait. »

      Si un jour vous pouviez corriger vos erreurs, ça me reposerait.


    • eau-pression eau-pression 25 février 15:18

      @pemile
       J’ai fait une erreur manifeste, assez facile à corriger : essayer de discuter avec vous.


    • pemile pemile 25 février 16:15

      @eau-pression « J’ai fait une erreur manifeste, assez facile à corriger : essayer de discuter avec vous. »

      Non, essayer de me vendre du XOR comme solution simple et miraculeuse pour gérer la confidentialité en 2020 smiley


    • pemile pemile 25 février 16:18

      @eau-pression « discuter avec vous. »

      Si vous voulez vraiment discuter de cette solution, que vous déclarez « cachée par la TV et les médias », ne fuyez pas et argumentez !


  • Arogavox Arogavox 24 février 08:58

    essayez donc de contacter ce service gouvernemental, l’ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés) pour une question non prévue par son automate :

    https://ants.gouv.fr/Contacter-l-ANTS/Contactez-nous

     à part le service téléphonique qui reboucle sur ce site, vous n’avez plus quà vous inscrite sur Facebook ou Twitter pour tenter de trouver un correspondant !


  • caillou14 rita 24 février 09:04

    Pour certains c’est le progrès, et pour d’autres le moyen de fliquer les gens.

    Nos libertés foutent le camp avec la mondialisation !


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 24 février 09:08

      @rita

      rien de nouveau, mais internet + smartphone = miroir grossissant + accélérateur


    • bebert 25 février 12:21

      @rita
      Vous avez entièrement raison pour moi fliquer les gens ce n’est pas une liberté mais une prison et effectivement c’est une des conséquences de la mondialisation qui n’est rien d’autre que l’enrichissement des oligarques qui n’en ont jamais assez !


  • lala rhetorique lala rhetorique 24 février 10:21

    Le flicage existe via les paiements par chèque ou carte bancaire... avec maintenant en prime ce que chacun raconte, de son propre chef, via facebook ! en prime, tout centraliser sur un smartphone regroupe ainsi toutes les données dont nos gouvernants ont besoin pour rapidement et efficacement nous fliquer. Projet suppression de l’argent « liquide »... en démocratie ? c’est fort non ? de quel droit ne peut-on pas disposer à notre guise de notre argent ? sommes déjà imposés à la source ! Par contre, on nous dit qu’il n’est pas possible de régler le problème des fausses cartes de sécu... trouvez l’erreur !


  • zygzornifle zygzornifle 24 février 14:08

    On l’a bien vu avec la queue de Griveaux ....


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 février 14:29

    Bonne nouvelle. Google chrome ne laissera plus passer les cookies.


    • pasglop 24 février 19:26

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Bonne nouvelle. Google chrome ne laissera plus passer les cookies.

      J’ai bien peur que la nouvelle ne soit pas si bonne...
      Les cookies sont assez faciles à contrôler et les cookies-tiers peuvent être exclus d’office.
      Il s’agit plutôt d’imposer d’autres techniques, beaucoup plus intrusives, dont le fingerprinting.

      A part ça, on peut commencer par se débarrasser du Cortana-virus w10...  smiley


  • tashrin 24 février 15:01

    Mais nous aimons tant être « aimés », désirés (?) et nous aimons tant compter nos légions de « followers », nous avons trop besoin d’exister en public ...

    C’est la clé

    Facebook, twitter, instagram... vendent de l’attention humaine, du temps de cerveau disponible pour reprendre Le Lay à la bonne époque de TF1 qui ne faisait pas autre chose

    Là où TFI distribuait du temps de loisir pour fédérer une audience nationale, les reseaux sociaux vendent de l’individualisme exacerbé, de la mise en en scene de soi en echo à la société du paraitre qui leur est associée. Il faut donc donner à l’individu ce qu’il veut...De la réassurance, la confirmation que sa propre vie n’est pas si vide et vaine que ca... 

    Mais le probleme fondamental finalement, c’est ce défaut d’estime de soi qui conduit à comparer sa propre vie en permanence à celle des autres, à devoir rechercher l’approbation, l’assentiment, la validation de ses semblables et de ceux à qui l’on aimerait ressembler. Si on en a rien à foutre, je peux vous assurer que le poids de facebook devient beaucoup moins problematique :)


    • Ouallonsnous ? 24 février 19:14

      @tashrin



    • Arogavox Arogavox 24 février 19:22

      @tashrin
       Les larmes ont certainement un rôle bienfaiteur, mais jusqu’à quel point est-il constructif de déplorer que Facebook, twitter, instagram... vendent ... quelque chose ?
       N’est-il pas pertinent aussi de se demander pourquoi ce quelque chose est acheté ?  
       Surtout lorsque personne ne saurait ignorer que l’équivallent gratuit (et mieux encore : libre !) des services produits par ces vendeurs peut être truouvés à partir d’une association comme Framasoft ... (voir au moins l’onglet « Services libres ») ...


    • Hugo Drax Hugo Drax 24 février 21:23

      @tashrin
      C’est quand même vachement une position de fashion victim évaporée au capitalisme de la séduction ce que vous décrivez. 

      Enfin sur ce site, il y a bien la machine à perdre des étoiles, pour crétins narcissiques castrés avec complexe d’infériorité digitale…


    • Hugo Drax Hugo Drax 24 février 21:31

      @Arogavox
      Mais on tombe dans le même travers que les partis politiques d’opposition avec les vilains barbus — je suis en train de chercher le nom de l’ancien porte parole de la Quadrature pour que vous voyez l’image —, le travail en amont dissipe la dissipation de l’esprit, et les gens deviennent tout de suite moins bulle de savon, moins influençables… Et putain, si ils acquièrent un esprit critique, c’est la mort du petit cheval dans les bras de sa mère !


    • Seul le contenu compte Seul le contenu compte 25 février 11:06

      @Ouallonsnous ?
       
      mdr...
      T’es tellement barré que tu en arrives à voter tes commentaires vides avec tes multis...
      Et dire que la ’ modo ’ laisse faire ça...


    • tashrin 25 février 11:29

      @Arogavox
       N’est-il pas pertinent aussi de se demander pourquoi ce quelque chose est acheté ? 
      tout à fait, et c’est précisément ce que je viens d’ecrire juste au dessus...


    • tashrin 25 février 11:31

      @Hugo Drax
      C’est quand même vachement une position de fashion victim évaporée au capitalisme de la séduction ce que vous décrivez
      C’est vrai
      J’ai pas dit que j’etais pour ni que je trouvais ça bien ou même normal
      Je constate, c’est tout
      Le business des appli (les ptites bulles rouges, les notifications) est basé là dessus, et si ca marche, c’est donc que ca repond à un besoin


    • Hugo Drax Hugo Drax 25 février 15:10

      @tashrin

      Je constate, c’est tout

      +1


      À ce niveau de narcissisme, il était important de dresser votre diagnostic. 

      Le business des appli (les ptites bulles rouges, les notifications) est basé là dessus, et si ca marche, c’est donc que ca repond à un besoin

      +1
      C’est de l’astro-turfing, cela revient à jouer au Monopoly et sa fausse monnaie… Mais il faut toujours, quand même, se procurer la boîte de jeu…


    • tashrin 25 février 15:41

      @Hugo Drax
      je le vois pas vraiment comme du narcissisme, qui supposerait qu’on s’aime tellement qu’on souhaite « inonder » son entourage de soi
      Là on est plutot dans la version « en négatif », comme si la mésestime de soi ou le sentiment de vacuité devait impérativement être comblé en permanence par la validation d’autrui


    • Hugo Drax Hugo Drax 25 février 19:09

      @tashrin
      Je viens de comprendre l’état d’esprit de ceux à qui l’on censure le compte FaceBook.


    • Hugo Drax Hugo Drax 25 février 19:22

      @Hugo Drax
      En fait c’est toujours resté le trombinoscope pour savoir qui baiser ce soir !


    • Ouallonsnous ? 5 mars 00:31

      @Seul le contenu compte

      La « modo » laise faire bien pire en te permettant de polluer le site de tes déjections à l’endroit des contributeurs exposant un avis construit, eux !


    • Seul le contenu compte Seul le contenu compte 5 mars 08:31

      @Ouallonsnous ?
       
      Pour un ’ auteur ’, tu sembles bien ignorant du fonctionnement de la modération.

      Mais c’est bien, tu commences à progresser.

      Tu es passé d’une affirmation de collusion de type complot à « ils laissent faire ».
       
      Le fait que tu ne sois pas capable de comprendre un argumentaire contradictoire ne signifie pas que ce n’en est pas un.
       
      Non, mais dans les faits, c’est simplement révélateur de ton niveau intellectuel.
      Si si, prends le temps de réfléchir calmement à ce qui suit.
       
      Ta ’ perception ’ de la modération est du même niveau que ta perception de tout le reste.
      Quand tu ne comprends pas, tu rejettes par l’anathème et l’ad personam, mais sans connaître les sens de ces mots.
      Et ce n’est pas faute de tenter de t’inciter à t’instruire et t’informer.

      C’est juste que ton niveau intellectuel est de 79.

      Le pire n’est pas que tu ne puisses pas comprendre un argumentaire contradictoire.
      Le pire reste que tu n’as jamais été capable de comprendre un argumentaire contradictoire et ne sera jamais capable de le faire.
       
      Tu l’as démontré en régurgitant invariablement ton endoctrinement fachonazeleux digne d’aller sonner les cloches.
        
      Essaye un argumentaire contradictoire, plutôt que de te contenter d’affirmer.
      Cela pourrait te permettre de te mettre à réfléchir au lieu de réagir.
       


  • Hugo Drax Hugo Drax 24 février 20:12

    C’est vrai qu’in Frankreich, on part de loin avec le Minitel centralisé. Voir les communications de B. BAYARD sur le sujet.

    Après, c’est comme tout, faut se brosser les dents, se laver les mains, les pieds, et bien se torcher, si l’on ne veut pas chopper de chtouille grimpante… 


    • Hugo Drax Hugo Drax 24 février 20:24

      @Hugo Drax
      Quand je vois toute la dissidonce en carton pâte publier sur YouTube, FaceBook, Twitter,… Qui bague ses suiveurs pour monter dans les algo de Gogole…

      C’est vrai que j’ai comme un doute, quand elle se plaint de s’être faite censurer ! 


  • ribouldingue ribouldingue 24 février 23:05

    Avant l’ère numérique, les badauds qui se goinfrent de tv, et encore de nos jours d’ailleurs, ont le droit de se prendre les images subliminales, une façon vicieuse de polluer l’esprit des accros de séries américaines en les aspergeant de toutes sortes de pubs indétectables à l’œil nu, pour obliger le chaland à se goinfrer de cochonnailles en regardant leurs petits écrans. D’où, de nombreux obèses occidentaux qui se dandinent avec leurs gros culs, leurs triples mentons et leurs joues de hamster avant de passer en chirurgie esthétique pour se faire une liposuccion ou se faire nouer l’estomac pour arrêter d’enfler et ressembler à des ballons gonflés à l’hélium. Mais rassurons nous, cette mascarade subliminale est aussi relayée par la pub affichée, celle que nous rencontrons dans tous les lieux publics pour être sûr de n’oublier personne et notamment ceux et celles qui se détournent du petit écran. Aujourd’hui, la vitrine numérique qui flique nos moindre faits et gestes afin de nous enrôler dans des achats compulsifs est le relais du petit écran qui est amené dans un avenir proche à disparaître. Quant aux données, les malins connaissent les failles du numérique (cyber café, hotspot, lieux publics etc.). Bon certes, vous ne pouvez pas vous taper la cloche en vous filmant comme un nigaud dans un lieu public et il faut vraiment être con pour se branler devant son ordi surtout s’il est équipé d’une webcam. Franchement, vous pensez vraiment que ceux ou celles qui ont des choses à cacher utilisent les messageries traditionnelles pour communiquer via des FAI aux services des flics lorsqu’ils veulent échanger entre eux ? Demandez à Paul Bismuth.


  • hocagi@1shivom.com 25 février 04:29

    genre de considération pour la génération a la retraite actuellement cad avec du pognon, ma génération ont va simplement crever de faim ou de froid donc nos données ils s ’en foutent complétement a part pour nous vendre une location dans la fosse commune AH AH AH


    • marmor 25 février 10:52

      @hocagi@1shivom.com
      Fais comme nous les retraités, prends les leviers de commande et demmerde toi, comme tout un chacun . Si tu commences à te dégonfler, t’es pas au bout !!!!!


    • foufouille foufouille 25 février 17:54

      @Raymond75

      pas pour les bobos pemile, nono, le421, etc car ils sont hors du vrai monde.


    • nono le simplet nono le simplet 25 février 17:59

      @foufouille
      je vois que tu penses à moi ... bises


    • pemile pemile 25 février 18:14

      @foufouille

      Tous plein de bisous aussi


    • foufouille foufouille 25 février 18:35

      @pemile

      ce serait bien pour toi de devenir locataire avec moins que le smic pour voir si tu peux manger bio mais avec -15 l’hiver sans chauffage.

      non les apparts des pauvres ne sont pas isolés et sans VMC « trop cher » donc avec deux aérations courant d’air.


    • pemile pemile 25 février 18:55

      @foufouille « ce serait bien pour toi de devenir locataire avec moins que le smic »

      J’ai connu, donc je ne suis pas bobo ?


  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 25 février 10:55

    Pour payer mes impôts, je dépose mon chèque dans la boîte aux lettres du Trésor Public dont je dépends et je rappelle le N° de l’avis d’impôt directement sur le chèque sans donner le petit bout de papier qu’il nous est demandé de joindre au paiement.

    J’ai refusé de payer mes impôts par internet malgré les 15 euros de pénalité dont je demande le remboursement que j’ai toujours obtenu jusqu’à maintenant.

     

    Voici ma défense :

     

    Vous avez majoré nos taxes foncières de 15 euros sous le prétexte que nous n’avons pas utilisé un mode de paiement autorisé, quoique nous ayons payé notre impôt de xxxx euros dans les délais.

    Cette majoration est interdite par la déclaration de 1789 qui est constitutionnelle et qui énonce :

    ART. 8. — La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires.

     

    De même le code civil nous dit :

    «  Il y a abus de droit à élever des contestations exactes en droit mais dénuées de conséquence de fait, la mauvaise foi du plaideur étant établie. » (Civ 1è 10 déc 1968 D1969.165)

     

    Or les taxes ayant été payées dans les délais et n’ayant donc occasionnées aucune conséquence de fait,

    1)La peine imposée par cette majoration n’est pas strictement et évidemment nécessaire.

    2)La mauvaise foi du service de recouvrement de ces taxes est établie.

     

    En conséquence, la somme de ces 15 euros ne vous est pas due et sa réclamation constitue un délit de concussion à notre préjudice. Des prières sont donc envoyées en ce sens au Chef des armées célestes.


    • Francis JL 25 février 11:09

      @Daniel PIGNARD
       
       ’’Des prières sont donc envoyées en ce sens au Chef des armées célestes.’’
       
       Très efficace, en effet !  smiley
       
      Perso, je paye mes impôts par autorisation de prélèvements.


  • Polybe 25 février 19:09

    Tout comme avec LINKY.

    On nous parle de « compteur communicant » mais quelle est sa différence avec un objet connecté ?

    La différence est légale. Un objet connecté nécessite l’autorisation du client. Y a-t-il une différence technique ? On peut en douter.

    L’opérateur peut donc récupérer des données personnelles au-delà du compteur en interrogeant les objets connectés du logement : ordinateurs, assistants (... home), volets roulants, chargeur de la voiture électrique, chaudière, smart TV...

    et on peut supposer que dans un avenir proche, tous les appareils électriques comporteront une puce permettant de les identifier (machine à laver, réfrigérateur, lave-vaisselle, four...).

    Les articles que nous achetons sont déjà dotés de puces RFID. Ainsi, les articles dans le réfrigérateur pourront être comptabilisés par le réfrigérateur, les vêtements lavés seront comptabilisés ainsi que leur fréquence de lavage... Il y a déjà l’exemple d’une chaîne de magasins d’articles de sport avec des bacs au niveau des caisses dans lesquels il suffit de déposer en vrac les articles achetés. Le même principe avec les supermarchés sans caissières qui « scannent » automatiquement les articles du caddy.

    Les données récupérées par le compteur peuvent paraître insignifiantes pour le particulier. Leur revente par l’opérateur est évaluée à 600 € par compteur.

    Notre vie privée est déjà un commerce juteux et loin d’être privée : cartes bancaires, cartes de fidélité, position géographique du mobile, contenu des conversations, mails, navigation internet, possibilité de prise en main à distance des micros et webcams...

    La position de la CNIL est symbolique et elle est très loin de protéger réellement les particuliers. Elle n’interdit pas, elle préconise...


Réagir