vendredi 5 juin - par Jules Seyes

La propagande occidentale et son irréalisme

Un journaliste de France info vient de publier un "article" sur le recrutement dans l’armée russe. Sa prétention à l’information objective dissimule mal ses manques et l’insulte pour le lecteur éduqué. Pour cette raison, même si la logique ordonnerait de traiter ce texte comme un déchet radioactif tout juste digne d’une insulte, nous allons lui offrir l’honneur d’une recension.

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La Russie a besoin de 30 000 nouveaux soldats tous les mois pour sa guerre en Ukraine... et a de plus en plus de difficultés à recruter – franceinfo

Non pour le distinguer, ce texte ne se distingue en rien de la non qualité publiée depuis quatre ans par les différents organes du complexe de propagande occidentale, mais pour en tirer les présupposés.

 

Prenons donc le temps de nous poser avec un bon thé chaud1 et revenons aux faits et à la construction du texte avant d’entrer dans ce que cela dit de l’appréhension de la guerre.

  • Les données contenues dans l’article sont les suivantes :

     

  1. On estime qu'il lui faut environ 30 000 nouvelles recrues tous les mois pour remplacer les tués et les blessés.

  2. certains députés qui plaident pour une nouvelle mobilisation de 500 000 hommes.

  3. Une pression accrue sur les entreprises

  4. Une pression accrue sur les étudiants

  5. plusieurs régions qui avaient baissé leurs primes d'engagement à la fin de l'année, parce qu'elles ont des difficultés financières, viennent de les rehausser brutalement

 

Ces cinq faits justifient l’article et en forment le fondement factuel. Distinguons-les en deux familles : Les besoins et la manière dont l’armée russe trouve ses ressources.

Commençons par 1 : Il faudrait 30 000 soldats par mois, affirmation osée dans une guerre où les pertes sont le grand tabou des deux camps.

La source est selon l’article : « d'après certaines estimations de médias russes en exil et de centres d'analyse. »

Lesquels, vous n’en aurez pas, après tout, un journaliste qui travaille en source ouverte ne va pas vous donner les siennes. Il s’agit là de mépris, d’un véritable crachat à la face du public que l’on empêche de contre vérifier les informations données.

Hélas pour ce monsieur, il existe des médias russes et des centres d’analyse connus et jouissant d’une certaine réputation. Parmi eux, Médiazona dont la méthodologie se pare de rigueur et est plutôt validée par le consensus des analystes. Que nous dit cette source ?

Entre 2 000 et 5 000 morts recorded par mois sur les six derniers mois2. Au fil du temps, Médiazona a introduit une seconde catégorie d’estimation, mais, nébuleuse, mal fondée, elle est considérée comme un moyen de satisfaire les sponsors occidentaux qui paient les salaires de ce groupe d’opposants à V. Poutine. Eux évoluent entre 9 000 et 14 000 morts par mois3, ce qui correspondrait enfin aux chiffres mentionnés par le journaliste si on considère un blessé irrécupérable par mort.

Un détail ? Pas tout à fait.

Que nous dit le journaliste ?

 

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« On estime qu'il faut environ 30 000 nouvelles recrues russes tous les mois pour remplacer les tués et les blessés. Ces chiffres à la baisse sont confirmés par les travaux d'un chercheur allemand, Janis Kluge. »

 

Je m’insurge dans les termes les plus vifs contre cette affirmation qui établit une égalité absolue entre les pertes et les recrutements factuellement justifiés et non contestés par les autorités russes. Toute personne qualifiée sur les tableaux d’entrée-sortie sait que l’égalité emploi-ressource fonctionne ainsi : Ressources + stock d’entrée = emplois + stock de sortie. Or, à maintes reprises, l’armée russe a annoncé sa volonté d’augmenter ses effectifs et le journaliste le reconnaît dans une autre partie de son article : « si l'on en croit le ministre de la Défense Andreï Belooussov : "Cela avance plus vite que prévu. Nous sommes dans les plans, nous formons de nouvelles unités, tout particulièrement les unités chargées des systèmes de drones." »

Tout est dit, mais l’auteur ne l’a bien sûr pas mis en lien avec le besoin d’effectifs ! Pourtant, former de nouvelles unités dévore le personnel4 !

En pratique, recrutements et pertes peuvent donc être décorrélés et ce procédé pour éviter de l’admettre peut s’interpréter de deux manières : le journaliste tente d’étayer son chiffre de pertes par un glissement que l’on peut considérer comme frauduleux. Ou il ignore les bases du calcul comptable et dans ce cas, sa place est sur les bancs d’une école sérieuse et non à un poste de prescripteur d’opinion.

Sauf que plus tôt dans l’article, le journaliste ose l’affirmation suivante qui renforce la suspicion :

« au moins 300 000 soldats russes sont morts et jusqu'à un million ont été blessés et sont hors de combat. »

Pourquoi pas trois cent mille morts ? On est relativement proche des chiffres de Médiazona, mais tous les blessés seraient hors de combat ? Le ratio classique de trois blessés par tué semble respecté, mais le hors de combat interroge. Sur quelle base ? N’y a-t-il plus de foulures, de blessures légères ? Quid des drones FPV dont le mode d’intervention devrait faire baisser le nombre de blessés par tué, car ils sont réputés frapper précisément. Ces chiffres peinent à convaincre, pour ne pas employer des termes plus radicaux.

Le procédé se poursuit sur le point 2 : certains députés qui plaident pour une nouvelle mobilisation de 500 000 hommes.

Là encore, l’affirmation est faite sans autre contexte que d’évoquer l’impopularité de la conscription en Russie. Elle ignore le débat politique en cours à la Douma où une frange du monde politique et de l’opinion publique pousse de plus en plus fort pour une offensive définitive qui anéantirait l’armée kiévienne et pousserait Kiev à une capitulation sans conditions. Ce demi-million d’hommes n’est donc pas pour remplacer des pertes, mais pour exciser le pouvoir né du Maïdan5. Le procédé narratif qui ne montre que la moitié de la situation est donc INDIGNE, surtout dans un média de service public payé avec l’argent des impôts. Sauf si nous sommes prêts à cesser de nous prétendre une démocratie et à renommer France Info6 ! (Völkischer Beobachter. Izvestia ? Je n’ose la Pravda !)

 

Par chance pour les arbres, les points 3-4 et 5 posent moins de problèmes. Il est certain que pour maintenir le flux de recrutement, les autorités russes activent tous les leviers à leur disposition et les procédés sont habituels dans les pays en guerre. Le manque est plus subtil. L’armée russe a ouvert les recrutements à partir de la fin de l’année 2022. Nous sommes en 2026 et un journaliste qui prétend écrire sur une guerre devrait avoir un minimum de connaissances en histoire militaire. Par exemple, durant la guerre de Sécession, les lois de conscription sont votées en 1862 et 1863 selon les camps. En France dès 1793, la levée en masse supplée à la pénurie de volontaires après seulement un an de conflit7.

Certes, avec les systèmes de remplacement et de tirage au sort, nous sommes loin de la conscription moderne, mais la performance russe mérite d’être signalée : après quatre ans de guerre, hormis le rappel des réservistes fin 2022, le recrutement repose toujours sur les volontaires. Cela montre à quel point la société soutient l’armée8. Le rendement décroissant des primes qui exige une augmentation des sommes offertes est, lui, parfaitement normal dans ce cadre : Ceux prêts à partir sans délai l’ont fait en 2023. De plus, les primes augmentent, mais les salaires aussi, ce qui relativise le gain.

 

Ces nombreux manques posent des questions. Si l’accumulation des manques, tous orientés dans une seule direction, indique une opération de propagande devenue habituelle, la construction interroge davantage.

Typique de la production des régimes occidentaux, ce texte offre l’avantage de se concentrer sur un aspect technique et étroit. Cela rend sa contre-vérification plus aisée, mais démontre les faiblesses attendues de la cible : ignorante en histoire militaire, vulnérable aux glissements sémantiques, elle semble loin du citoyen éduqué et éclairé attendu dans une démocratie.

Et, bien plus que les problèmes de l’armée russe qu’elle devrait régler9, le simple fait que ce journaliste ose ce texte nous offre une démonstration chimiquement pure de l’ampleur de la crise démocratique que nous vivons !

 

1Ou un café glacé, plus adapté à la température. La vengeance est d’ailleurs un plat qui se mange froid.

2Le chiffre repose sur l’examen des registres russes et donc la méthodologie qui a fait le succès de Médiazona. Le reproche communément accepté serait une légère sous évaluation du aux délais de transcription dans les registres ou des manqués dans l’analyse. Au fil du temps, cette faiblesse devient de moins en moins pertinente.

3Une fourchette haute basée sur une modélisation, adossée à des données de succession et à un excès de mortalité, donc chargée d'hypothèses.

4Constituer une unité suppose de fournir tous les personnels d’appuis et supports. Entre deux et quatre fois l’effectif de ligne.

5Ce qu’à titre personnel, je ne peux qu’approuver, car une telle défaite ouvrirait les archives situées à Kiev ce qui, s’ils gèrent bien, permettrait enfin à la justice de passer ! Mais ce serait avec du sang russe, donc il leur revient de choisir le prix à payer.

6Dur, certes, mais la faiblesse de nos médias a permis les guerres d’Irak, de Libye, de Syrie, les massacres au Congo, beau bilan !

7Et ces lois furent aussi impopulaires ! Elles ont même créé des émeutes, passons !

8En face, l’armée kiévienne a activé la conscription depuis le début et ses sergents recruteurs sont l’objet d’attaques par la population. Détail, là aussi oublié par le journaliste.

9Le général Guerassimov a inventé une nouvelle doctrine. On attend avec "impatience" de lire les œuvres du "général" Mandon.



22 réactions


  • Octave Lebel Octave Lebel 5 juin 18:52

    Avec cette propagande permanente, de plus en plus facile à déceler parce que malgré tout elle s’use de par la répétition des mêmes contenus et procédés et à mon avis dispensée avec une certaine lassitude perceptible par ceux chargés et aussi contraints (l faut bien gagner sa vie et garder son emploi) de la diffuser, que l’on soit pro-russe ou pro-ukrainien selon le présupposé et cadrage de cette propagande, c’est quand même insultant envers nous censés être des citoyens, des représentants d’un peuple souverain comme écrit dans notre constitution, d’être traités ainsi comme des petits enfants nourris de fables et de bons sentiments et de valeurs affichées ostensiblement et avec insistance sur le fondement d’informations dont on voit si facilement l’artificialité et la tromperie ainsi que l’immensité de ce que l’on ne nous dit pas et que nous aimerions bien entendre et lire . A propos de la binarité habituelle si prisée des démagogues et abuseurs publics, pro-russe ou pro-ukrainien, Il serait intéressant de développer les raisons qui ont amené à cette guerre dont il n’est pas difficile de comprendre qu’elles contiennent les chemins conduisant à la paix.


    • amiaplacidus amiaplacidus 6 juin 11:36

      @Octave Lebel

      La première victime d’une guerre, c’est la vérité. Elle est victime de la part de tous les belligérants.


    • Octave Lebel Octave Lebel 6 juin 11:49

      @amiaplacidus

      C’est vrai et tous les peuples méritent mieux que cela.


    • Eric F Eric F 6 juin 14:20

      @Octave Lebel

      Sur ce point d’accord avec vous que la propagande d’un côté comme de l’autre ne constitue pas une vérité.


    • Mustik 6 juin 18:24

      @amiaplacidus

      Permets-moi de te rassurer.

      En 2026, la Vérité est à la portée de tout occidental, tout occidental !

      Il suffit de mettre de côté son idéologie ( a priori, partialité, tripes etc...) et d’analyser objectivement les données d’un problème. Se confronter calmement à qq’un qui ne partage pas nos idées pour raisonner logiquement...

      C’est loin d’être évident. Le premier obstacle est dans l’individu lui-même.

      Exemple quand je démontre mécaniquement qu’un Boieng ne s’est pas encastré dans le Pentagone ce 11 septembre.. pour la plupart, il y a un blocage insurmontable. Aussi, quand il est question d’interprétation de réalités politiques...


  • Tolzan Tolzan 5 juin 21:37

    Merci pour cet article très intéressant. Moi, qui ai atteint les 80 ans, je ne peux que constater et témoigner que le contrôle de l’information en France a atteint aujourd’hui des sommets qui me rappellent les démocraties pseudo populaires d’autrefois à l’Est de l’Europe où j’ai vécu dans les années 60. Le point capital, essentiel est que, rien n’a changé et que le pouvoir réside d’abord dans le contrôle des esprits, c’est-à-dire dans les médias, c’est-à-dire dans le verrouillage de l’information, le blocus de toute contradiction. Lorsque ce stade est atteint, le régime peut construire, diffuser une réalité virtuelle à laquelle adhère (sincèrement d’ailleurs) une part de la population. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui, car il n’y a aucune différence, dans le principe, entre regarder les journaux télévisés à 20h et écouter après-guerre les informations diffusées par radio Moscou. On peut ainsi fabriquer une démocratie de façade, mais en réalité un régime totalitaire.

    Macron et les oligarchies au pouvoir en Europe occidentale n’inventent donc rien ! Ils appliquent des méthodes qui firent leur preuve au XXe siècle, aussi bien en Allemagne NAZI qu’en URSS et dans les pays satellites. Ils peuvent même se payer le luxe d’organiser des élections « libres », puisque chacun, chacune, ne dispose que d’une trentaine de secondes pour se réveiller (en toute liberté) dans l’isoloir et ne pas voter comme il (elle) a été programmé(e) par des mois à lui répéter la même chose, sachant qu’un mensonge répété cent fois finit par devenir vérité comme l’expliquait déjà Goebbels dans les années trente.

    Le service public d’information (France machin, France bidule, France truc etc..) est l’élément central de l’appareil de propagande d’Etat, lequel détourne des milliards de nos impôts. Des centaines de propagandistes (bombardés officiellement du titre de journaliste comme en URSS !!!) sont grassement payés pour nous laver le cerveau en coopération avec l’ARCOM, en réalité le grand comité de censure d’Etat, lui-même dirigé par des petits copains nommés par le pouvoir.

    L’aliénation des masses peut durer longtemps même si le ressenti de chacun contredit la propagande officielle diffusée en continu. Les Russes disaient avec humour : « Le parti fait semblant de nous dire la vérité et nous faisons semblant de le croire ». Heureusement ; le régime finit toujours par s’écrouler parce qu’il sombre dans le déni de réalité de sorte que trop de propagande finit par tuer la propagande. Souvent ce sont des événements internationaux (que le régime ne peut contrôler) qui sont le grain de sable qui conduisent à l’effondrement…. Nous sommes, semble-t-il, dans une période charnière. Hélas, l’effondrement français se terminera dans la violence, car l’oligarchie bancaire au pouvoir depuis la disparition du gaullisme devra être détruite.


    • Jules Seyes Jules Seyes 7 juin 23:41

      @Tolzan
      Malheureusement, les techniques de Marketing et de « communication » ont beaucoup progressé.
      Nous en subissons le contre coup et c’est l’un des derniers domaines où l’occident demeure bon.
      Cela pose une question : L’humain peut-il encore résister seul ?
      Si vous avec lu les livre d’Heinlein, notament révolte en 2100, vous devez être familiers avec ces concepts qu’il avait merveilleusement anticipé.


  • ETTORE ETTORE 5 juin 22:05

    Les mêmes vindicateurs, trancheront le cou à la vérité, par les mêmes mensonges, si d’aventure la guerre, envahissait la France.

    Mais cela, bien sur, sous les palmiers, depuis une île lointaine.

    Il faut à ces Nostra-DAMNéS, un certain éloignement, pour que leur esprit se sente à l’abri, de toute contestation immediate.

    Et le temps qu’elle durcisse, avant le passage de l’unité « motocrotte »


  • rogal 6 juin 09:51

    France-Info, radio vantarde.


  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 6 juin 12:21

    Le nouveau slogan : « avec France-info, la France a faux ! »


  • xana 6 juin 12:59

    Mais qui donc s’intéresse encore aux « informations » diffusées par la Propagande occidentale ?

    Pas moi, depuis bien longtemps. Trente ans au moins que je n’ai plus de télé, ni n’ecoute la radio. Autrefois je survolais les journaux fournis gratis dans les aéroports, histoire de prétendre avoir des lecteurs...

    Et curieusement, je me sens nettement mieux informé de ce qui se passe dans le monde grâce aux nouvelles glanées sur le Net. Au moins j’exerce mon jugement, car je ne prends jamais un site pour définitivement digne de confiance. Mais si je devais classer les sources d’information que je parcours, je mettrai certainement certains sites Russes dans les plus sérieux, et les sitres Francais mainstream parmi les derniers, à peu près au même niveau que les sites Ukrainiens. Mais ce n’est que mon classement personnel. Si quelqu’un préfère France Inter ou BFM TV, c’est son droit.

    L’intérêt des sites Russes c’est qu’ils citent les médias Occidentaux pour leur désinformation, ca apprend à lire la vérité entre les lignes !


    • Eric F Eric F 6 juin 14:26

      @xana

      Chaque camp cite les articles de l’autre pour les déconstruire. Mais prétendre que les sites russes soient plus fiables est une prise de position partisane, les deux côtés ont annoncé la victoire de leur camp, les deux ont eu tort. Poursuivre ce conflit est de l’acharnement, des centaines de milliers de morts pour rien, le plus forte nombre de victimes militaire par kilomètre carré perdu ou repris depuis les batailles de Stalingrad ou de Verdun, mais cette fois sans solution militaire de sortie.


    • Krokodilo Krokodilo 6 juin 18:18

      @Eric F

      Kiev est très fort en matière de déconstruction ! Physique et symbolique (cf mon message suivant)


    • Jules Seyes Jules Seyes 7 juin 23:19

      @Eric F
      Ah ? La kievie n’avait pas finalisé un accord de Paix avant une certaine visite de Johnson ? 
      Dans ce cas, effectivement, il y avait une victoire. 
      Ou parlez-vous d’autre chose.
      Quant à la poursuite du confit, vous avez raison. Qui finance ? Et ce sang retombera sur ceux qui ont fait les chèques.
      Pour vous donner la fin, je vous mets celle d’une autre guerre tout autant faite pour le bien et contre un Z’horrible dictateur.
      Le mea culpa de Macron sur la Libye : sincérité ou opportunisme  ?


  • Krokodilo Krokodilo 6 juin 18:16

    Kiev a déboulonné une statue de Boulgakov (à côté de son musée !)

    https://www.lefigaro.fr/international/guerre-en-ukraine-une-statue-de-mikhail-boulgakov-accuse-d-etre-un-symbole-de-l-imperialisme-russe-deboulonnee-a-kiev-20260605 Admirons la technique journalistique manipulatoire où le prétexte est indiqué avant l’info ! Ils ont bossé la programmation neuro-linguistique ou quoi ? La fin de l’article est également savoureuse, où on apprend qu’une pétition pour la préservation des oeuvres n’a pas eu de succès ! Faut être con, sous une dictature (ou très courageux) pour indiquer son nom dans ce qui serait une liste d’opposants !

    https://www.lefigaro.fr/international/10-000-soldats-l-ukraine-mise-a-l-honneur-le-figaro-devoile-en-exclusivite-le-programme-du-defile-du-14-juillet-20260606 Ces soldats ukrainiens vont-ils parader en brandissant les symboles et couleurs bandéristes ? Pour sortir de la routine du défilé, je propose un feu de joie, un autodafé de centaines d’ouvrages russes.


    • Krokodilo Krokodilo 7 juin 17:54

      @Krokodilo

      Ils ne sont pas favorables à la fermeture du musée, abattre la statue suffit à leur bonheur, signe qu’ils partagent nos valeurs : répression culturelle, censure, oui, mais avec modération !

      https://mediacenter.org.ua/culture-minister-against-closing-bulgakov-museum-in-kyiv/

      J’ai appris qu’un étudiant était monté sur le socle de ladite statue et avait déclamé du Boulgakov ! Courageux le gars, d’énerver des néos-naz... je veux dire des ultras-natios. Il n’a pas été arrêté, juste chassé, notre bon vieux « Circulez ! ».


  • Krokodilo Krokodilo 6 juin 18:31

    « Il s’agit notamment de l’attribution par Volodymyr Zelensky du nom « des Héros de l’UPA » à l’une des unités de l’armée ukrainienne. Le texte de la lettre mentionne également les funérailles d’Andriï Melnyk, chef de l’Organisation des nationalistes ukrainiens, qui a collaboré avec le Troisième Reich pendant la Seconde Guerre mondiale. » (RT)

    Nos médias ont parlé de la cérémonie sur Melnyk, mais je ne suis pas sûr qu’ils aient informé de l’attribution à une unité militaire le nom de « Héros de l’UPA »...


    • Christophe 8 juin 23:51

      @Krokodilo

      Pas que, Melnyk est aussi un des instigateurs principaux à la création de la Waffen SS Galicie, les madias occidentaux pensent que c’était juste un groupe de scoot sans doute. En fait il était le chef de l’OUN-M, le M vient de Melnyk ; l’OUN-B ... le B étant de Bandera.


  • ETTORE ETTORE 6 juin 21:27

    «  »«  »soldats ukrainiens vont-ils parader en brandissant les symboles et couleurs bandéristes «  »"

    Ce seras donc la seuxième fois, que les pavés des Champs résonneraient sous les semelles idéologiques REICHitique.

    Je me demande quelle seras la posture de l’Hôte piquet... ?

    Auras t’il sa moumoutte lissée du bon côté, et, est ce que d’ici là, la postiche sous le nez, auras trouvé sa colle,« résistante »aux huées de la foule, au dos tourné ?

    Il semblerait, que, sa promenade en Command Car, fasse l’objet de toutes les attentions mécaniques, tant les sifflements des roulements de roues, étaient insuportables aux oreilles ( et micros) du peuple aglutiné. . Décision seras certainement prise, in extremis, de le mettre, fixé et stabilisé en aplomb, sur un engin à .....chenille .

    Histoire que la troupe joyeuse, sous l’auvant tri colore, soit transporté, extasiée, comme lors de la fête de la musique, un soir toride d’été héliséHein...Totalement déchenillé.


  • Et hop ! Et hop ! 8 juin 11:56

    Un fait important, c’est que :
    - L’Ukraine utilise pour les combats tous les conscrits mobilisés.
    - La Fédération de Russie envoie combattre uniquement des volontaires, c’est-à-dire des soldats professionnels engagés avec un contrat.


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