jeudi 12 mai - par yorgos delphis

La quête du sens

Par les temps qui courent, avons nous l’idée de nous poser une telle question : LA QUÊTE DU SENS ?

Si pour certains c’est un loisir, pour d’autres c’est une recherche de chaque instant.

La quête du sens a besoin de la présence de l’autre : du dialogue.

Écrire sur la quête du sens est une gageure, une prouesse, mais jetons une bouteille dans l’océan de l’information qui nous inonde de toutes parts en appelant les âmes sœurs qui meublent l’univers à répondre à cet appel extrêmement important.

Avec Socrate le dialogue est devenu un art : La « dialectique » dont le but est la recherche de la vérité.

C’est quoi la « Vérité » ?

Pour Protagoras, le sophiste, la vérité est propre à chacun. Il parle du « sujet » selon la terminologie de nos jours. Les sentiments s’en mêlent avec la pensée ordinaire par une logique à géométrie variable. C’est partout l’ambiance générale dans le monde d’aujourd’hui.

Son disciple, Platon, au sujet de la philosophie, nous dit qu’elle est, « étude de la mort ». Il ne s’agit pas de la mort que nous voyons avec nos yeux tous les jours à cause de la guerre. Il s’agit du voyage de notre âme dans ce monde ici bas et de la suite du voyage dans l’au-delà, dans la pensée philosophique.

Plutarque va plus loin encore, il parle d’ « écoute ». L’« art d’écouter » est la base de la culture et de la civilisation. Qu’en est il de nos jours ? Savons nous ÉCOUTER avec une mémoire de poisson et un savoir du « prêt-à-penser » ?

Qui osera vous dire qu’ « in-former » équivaut à « dés-in-former » ? Pourquoi nous avons deux mots pour le même sens ? Le préfixe « in » a un sens négatif qui passe souvent - très souvent - inaperçu.

Définitions : in- - Dictionnaire de français Larousse

https://www.larousse.fr › dictionnaires › francais

Quel est le sens du préfixe in ?

Préfixe exprimant l'idée de négation, de contraire (in-capable). In- devient il- devant l (illettré), im- devant b, m, et p (imberbe, immoral, impoli), ir- devant r (irréel)..etc

Connaître le sens de ces préfixes peut nous aider à comprendre le sens d'un mot.

Quelle est donc la valeur du préfixe in ? Il indique le contraire : in- attendu, in- correct, in- oubliable etc.

Le président Jacques Chirac nous avait dit que le quatrième pouvoir, l’information, était en réalité le premier.

Et voilà comment on peut trouver un sens à une simple phrase d’un homme public. Le président Jacques Chirac, la démocratie, ou la langue française ?

Il faut chercher les trois à la fois mais avec une « quête » fondée sur la logique de Socrate et non celle de l’ « homme de la masse » tel qu’il est façonné par les médias, « main stream » selon la terminologie anglo-saxonne.

Si notre civilisation occidentale est fondée sur la culture « Greco-Romaine », - sans exclure l’étude des autres cultures -, il faut quitter un instant le « politiquement correct » qui est le propre de l’homme de la masse, vers la culture qui a fait de nous des êtres pour lesquels le mot « LIBERTÉ » a un sens.

Si non à quoi bon chercher du sens ? Contentons nous de la logique du consommateur et de l’absurde qui l’accompagne : « TOUJOURS PLUS », « TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS ».

Vient la « pandémie » qui n’en n’est pas une, et tout le monde se met en quête d’un remède. Vous consultez votre médecin qui vous dit de vous faire vacciner sans attendre. Vous demandez l’avis d’un autre médecin par acquis de conscience, qui vous annonce que « ce vaccin, est le plus grand crime contre l’humanité » et là vous ne comprenez plus rien. Vous baissez les bras, ce qui vous déprime. Vous retourner voir le médecin pour lui demander cette fois ci, des anti-dépresseurs.

Et voilà ce matin, votre voisin qui veut gagner votre amitié et vous dit : Les six meilleurs médecins au monde sont : La lumière du soleil, l’exercice, le repos, la nourriture, l’autodétermination et les amis.

Vous retrouvez votre joie de vivre, votre bonne humeur et votre courage pour vous battre contre toutes les in-formations caduques qui empoisonnent votre vie.

Votre voisin vous a ouvert une fenêtre vers la sagesse qui est le véritable sens de la vie. Êtes vous capable d’aller plus loin par vous même, chercher encore plus de sagesse pour la partager avec les autres et vous faire de vrais amis ?

Alors LA QUÊTE DU SENS n’est pas un vain espoir, mais un DON DU CIEL que nous avons oublié… Nous avons oublié LE DON, mais aussi, LE CIEL …



16 réactions


  • Jean Keim Jean Keim 12 mai 22:34

    La sagesse appartient à personne seulement elle ne peut s’exprimer que dans un esprit sain.

    Nous ne pouvons pas devenir sain comme on peut devenir, avec plus ou moins de réussite, un jardinier ou un physicien, mais on peut rejeter ce qui en nous nous paraît malsain.

    C’est une quête qui fait sens.


  • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 13 mai 09:32

    La quête de sens commence par l’émancipation personnelle et la libération des peurs.

    Dans un monde ou tout pousse a devenir fonctionnaire, ou la peur et on fait peur au loup quand tu t’écarte du groupe, et donne la motivation a rester un mouton parmi les moutons.

    La quête de sens, de nos jours, c’est devenir indépendant. Prendre sa liberté du groupe.

    L’indépendance coute cher, mais, c’est la quête de sens passe par là.


  • Jason Jason 13 mai 11:05
    La question mérite d’être posée. Par contre, je ne suis pas d’accord qand vous dites que le sens passe inévitablement par le dialogue avec l’autre. On peut très bien s’interroger sur le sens d"un phénomène, d’une structure, de pratiques, sans dialoguer.

    Douter, c’est affirmer sa liberté. Poser la question du sens, c’est déjà faire appel à ce qui n’en a pas ou ne mérite pas qu’on s’intéresse à une signification quelconque..

    • yorgos delphis yorgos delphis 13 mai 16:53

      @Jason

      Une petite précision à notre ami Jason : le doute est cartésien. Le dialogue est une démarche érotique. En grec : erotas : est le verbe qui signifie questionner et EROTAS : est EROS. Ils ont la même consonnance. L’ouie est plus qu’un sens, un art pour Plutarque : L’art d’écouter. Il est important de « s’écouter soi-même ». Cette « écoute érotique de soi-même », exclue le narcissisme qui est un long monologue où le doute est un obstacle sérieux au dialogue avec soi-même comme Socrate le démontre à chaque occasion. Cela vaudrait un exposé entier à un prochain article. Merci pour la remarque. 


    • Jason Jason 13 mai 18:54

      @yorgos delphis

      Pas d’accord, encore une fois. Non, le doute n’est pas seulement cartésien. Le scepticisme, l’interrogation, remontent à l’antiquité classique et même avant.

      Par ailleurs, il n’est pas démontré que le dialogue soit essentiellement une démarche érotique. Regardez du côté des linguistes tels Roman Jakobson et les différentes fonctions du langage.

    • PascalDemoriane 16 mai 14:06

      @M. yorgos delphis
      Ce que vous dites là sur l’Eros, j’ai mis des années à le comprendre, le théoriser.
      « Le dialogue est une démarche érotique. » oui du moins devrait l’être puisque l’être est érotique ou n’est pas...
      « Cela vaudrait un exposé entier à un prochain article. Merci pour la remarque. »
      Cher ami que je ne connais pas, j’attend avec impatience le dit exposé, pour voir si je ne me suis pas trop gouré !


  • Hervé Hum Hervé Hum 13 mai 12:46

    La quête de sens, tout le monde se doit d’en trouver un à minima pour se lever chaque matin, sans cela, il reste couché.

    Bref, la quête de sens est le propre de la vie, mais une fois qu’une personne a renoncée à connaître le sens premier de la vie, elle se contente généralement d’un sens qui lui est plus ou moins facile d’atteindre.

    A contrario, ne plus être capable de donner sens à son existence conduit généralement à un état dépressif pouvant aller jusqu’au suicide.

    Le sens passe donc inévitablement par le dialogue avec soi même avant autrui, mais conduit inévitablement à autrui !


    • charlyposte charlyposte 13 mai 12:52

      @Hervé Hum
      LOL smiley quand je me lève le matin je n’ai qu’un but... fumer ma cigarette, boire mon café avec un cognac, déguster deux petits pains au chocolat et regarder BMFWC ! hum smiley.... ensuite c’est soleil et piscine avec deux bons cocktails vers 11h30.... smiley


  • Un des P'tite Goutte Un des P’tite Goutte 13 mai 16:00

    Tant de formulations, pour autant d’individus. Effectivement la sagesse ne peut s’affranchir de la liberté, et donc ne peut s’imposer, si ce n’est que par soi-même, son propre boulot !

    Beaucoup ne peuvent s’empêcher de l’associer à l’Autre. Effectivement, je suppose que cela relève de l’intuition, mais je pense qu’il n’y pas de sagesse sans amour ** (exit l’unique amour romantique, l’amour guimauve etc.), sans fraternité, sans altruisme/respect extrêmes ... et sans rapport, conscient ou inconscient au « Tout Autre ». 

    De la notion de sagesse découle (ou inversement) le « Tout ce que je sais ,c’est que je ne sais rien » de Socrate. En particulier adossé à la fraternité réelle ci-dessus, elle s’accommode d’un travail inlassable pour extirper de soi tout préjugé. Peut-être, en tout cas pour moi, une des choses les plus difficiles.

    De tout ce que l’on travaille, modèle en soi dans la direction qu’on s’efforce de confronter à la vérité *, découle une intelligence du cœur, de plus en plus forte, elle vient enfin, après des siècles et des siècles rééquilibrer le monde, où ne prédomine hélas, outil merveilleux mais à double tranchant, que l’intelligence intellectuelle. Voyez, osez reconnaitre comme elle est divinisée de nos jours.

    On se prosterne devant l’intelligence intellectuelle, statue sur son trône, comme, dans le temple voisin, devant la déesse technologie, tout en chantant de langoureux mantras. Je vous laisse imaginer la scène, avec, en toges sacrées, des Schwabs, des Laurents Alexandre-les-grands...humoristique si ça n’était papathétiques.

    Cordialement.

     * Ou disons « direction » vers le bien, plus modeste, et susceptible de changer.

    ** Mon sage préféré dit (approximativement) : "Ne comparez pas l’amour à un champ de fleurs, sous un ciel ensoleillé où virevoltent des anges, ou bien à un conte de fée. Non. Il s’agit d’une usine.


  • yorgos delphis yorgos delphis 13 mai 16:54

    Une petite précision à notre ami Jason : le doute est cartésien. Le dialogue est une démarche érotique. En grec : erotas : est le verbe qui signifie questionner et EROTAS : est EROS. Ils ont la même consonnance. L’ouie est plus qu’un sens, un art pour Plutarque : L’art d’écouter. Il est important de « s’écouter soi-même ». Cette « écoute érotique de soi-même », exclue le narcissisme qui est un long monologue où le doute est un obstacle sérieux au dialogue avec soi-même comme Socrate le démontre à chaque occasion. Cela vaudrait un exposé entier à un prochain article. Merci pour la remarque. 


    • Hervé Hum Hervé Hum 13 mai 21:00

      @yorgos delphis

      Une autre petite remarque, le dialogue avec soi même est déjà le dialogue avec un autrui, mais la différence est que cet autre soi même est une image de soi dans un autre espace-temps, issue de notre imaginaire. Tandis qu’un autrui autre que soi même est un autre soi même avec sa propre image, imaginaire.


    • Xenozoid Xenozoid 13 mai 21:04

      @Hervé Hum

      est ce le fait que, un probleme inconu avant observation devient réel ?


    • Hervé Hum Hervé Hum 14 mai 14:35

      @Xenozoid

      je t’avoue que j’ai du mal à comprendre le sens de ta question.

      Veux tu l’expliciter ?


    • Xenozoid Xenozoid 15 mai 16:06

      @Hervé Hum

      je pense a un mix entre le mirroir et le chat de schoedinger,la projection et l’observation ,

      le dialogue avec soi même est déjà le dialogue avec un autrui, mais la différence est que cet autre soi même est une image de soi dans un autre espace-temps, issue de notre imaginaire



    • Hervé Hum Hervé Hum 16 mai 13:44

      @Xenozoid

      pourquoi pas, reste quand même à donner une structure à tout cela !

      Par exemple, la Terre tourne t’elle autour du Soleil depuis qu’on l’observe ou bien tournait elle déjà avant ?

      Pour le cas du chat, il s’agit d’une expérience d’imagination, or, le chat est à la fois vivant et mort uniquement tant qu’il reste au niveau de l’imagination, mais dès qu’on veut qu’il soit réel on doit ouvrir la boite et il est soit vivant, soit mort.

      Il est impossible physiquement de voir dans la boite sans que cela ne corresponde pas à l’ouvrir. 

      Dans la réalité physique, la causalité s’impose toujours à l’imaginaire qui doit respecter l’ordre causal, tandis que pour l’imaginaire la causalité ne s’impose jamais et dépend de l’imaginaire. Autrement dit, dans l’imaginaire, le chat peut être mort et vivant en même temps sans problème, par contre, cela n’est pas possible dans la réalité. C’est ce que montre cette expérience de pensé et qu’aucune expérience physique dites quantique n’a encore violée mais au contraire, que toutes confirment. Il existe une seule exception à la règle....

      Conséquence, d’un coté il y a le soi même pris dans la réalité et qui doit obéir à la causalité et il y a le soi même libre dans son imaginaire et qui n’obéit pas à la causalité. Sauf qu’étant des êtres de chair et de sang pris dans la réalité, c’est toujours le soi même imaginaire qui doit se plier au soi même pris dans le réel, sous peine de graves TOC !

      Cela n’interdit pas le rêve et l’espoir, ni la volonté de transformer la réalité, mais oblige à passer par la causalité et non de faire sans elle, sauf si on se contente de vivre dans le monde dit virtuel, mais avec ses conséquences, c’est à dire, la solitude existentielle.

      Le problème étant qu’à certain moment de sa vie il est très facile d’inverser la polarisation entre le soi réel et le soi imaginaire et très difficile d’en sortir. sans passer par des moments clés qui le permettent..


    • Xenozoid Xenozoid 16 mai 15:54

      @Hervé Hum

      je vais essayez de prendre du temps,enfin tu en reviens toujours au principe de causualité

      Le problème étant qu’à certain moment de sa vie il est très facile d’inverser la polarisation entre le soi réel et le soi imaginaire et très difficile d’en sortir. sans passer par des moments clés qui le permettent..


      rien a ajouter, la routine est un dangereux compagnon


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