vendredi 8 mai - par ddacoudre

La source du capital

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La source du capital.

Que les plus forts dominent n’est pas une anomalie.

C’est un héritage du vivant, obtenir ce dont on a besoin en dépensant le moins d’énergie possible.

Dans la nature, prendre à l’autre ce qu’il a produit coûte souvent moins d’énergie que de le produire soi-même. Le voleur n’est pas une anomalie, il est une expression primitive d’un principe simple :
dépenser le moins d’énergie possible pour obtenir ce que l’on veut, une règle biologique universelle du vivant.

Le voleur et la société

Dans nos sociétés, nous parlons tous les jours de “vol” et de “voleurs” comme s’il s’agissait d’exceptions.

Mais regardons autrement, le voleur hors système n’est pas forcément anormal, il est souvent culturellement asocial, il agit hors des règles culturelles…, mais selon une logique que le vivant connaît depuis toujours et dont biologiquement chaque enfant qui naît est dépositaire pour survivre.

Quand le voleur devient système

Avec la sédentarisation, tout change : les humains se structurent, certains produisent, d’autres s’approprient leur production, c’est l’économie de pillage où se constitue une accumulation de production qui au fil des siècles sera convertie en capital, au travers du droit à la propriété qui passe de l’appropriation des plus forts dans l’évolution des civilisations à l’accessibilité individuelle contemporaine qui demeure sélective et exclusive.

Durant ce cheminement progressivement : la force devient loi, l’appropriation devient institution, le voleur biologique disparaît de la légalité… parce que le système prend sa place. Disparait le mythe fondateur au bénéfice des dominants systémiques finissant en isme.

Naissance du capital

Ce que nous appelons aujourd’hui “capital” n’est pas neutre.

Il est le résultat d’un long processus : d’accumulation depuis la sédentarisation, sa transmission générationnelle et civilisationnelle, l’appropriation du travail des autres légalisé.

Ce qui était autrefois visible et admis (le voleur) se réglemente sous l’égide des plus forts qui s’en réservent le droit et devient invisible (le système) en se légalisant.

L’illusion moderne

Aujourd’hui, nous condamnons le voleur…mais nous acceptons le système qui reproduit le même mécanisme à grande échelle. Le pillage était un comportement primitif clair. La sophistication culturelle en recherche d’équité, de justice sociale a contraint le plus fort systémique possesseur d’un revenu de pillage métamorphosé culturellement en capital, à verser un salaire pour louer la force de travail a ce qui produisait au lieu de se l’approprier par la servitude contrainte. Et là s’arrête notre réflexion si le "reptilien" est satisfait de sa situation économique, soit parce qu’il reçoit un salaire suffisant, soit s’il est d’un tempérament de dominé. Mais il y a toujours 1/3 qui réfléchisse, non pas parce que ce sont des humains exceptionnels, mais parce que l’évolution crée les moyens de sa continuité d’où, ils émergeront, sans que nous sachions réellement comment à l’exception de ce que nous pouvons comprendre. Il ressort donc de l’ensemble des informations terrestre ces fameux 1/3 d’humains qui font évoluer le monde. Face à cela le capital maintient l’illusion qu’il rémunère le travailleur salarié, car il cache qu’il transforme cette rémunération en charge dans le plan comptable. C’est un changement de vocabulaire, qui conduit certains salariés à reconnaître et accepter la nécessité de réduire les charges pour créer des emplois. Plus ignorant, tu meurs.

C’est ainsi que le salarié ne voit pas que quand il achète ce qu’il a produit, il REND, il RESTITUE le salaire que le capital lui a versé pour le rémunérer de son aide. Parce que par l’appropriation de la propriété c’est déroulé historiquement par ceux qui ont eu la chance de naître dans la bonne famille pour disposer des moyens d’acheter des possessions. Et ceux qui n’avaient pas un sou, n’ont pu louer que leurs moyens physiques et intellectuels, contant de recevoir un revenu parce qu’ils ne voient pas qui le rend au capital majoré de la plus-value., et que lui-même est élevé dans une culture économique où chaque fois qu’il le peut il recherche une plus-value, SAUF dans le cadre de sa rémunération salariale puisque c’est lui qui la verse.

Sortir de cette absurdité est un défit existentiel, ce n’est pas seulement un défit structurel. Il faut autre chose que comprendre que l’on se fait rouler, escroquer, exploiter, car cela dure depuis des siècles.

En conséquence, il est toujours drôle d’entendre certains croire : qu’ils sont riches par mérite”qu’il sont riche parce qu’ils le méritent bien. Mais cette idée oublie une réalité : le capital résulte d’une histoire longue histoire meurtrière, cumulative, héritée, et toujours d’une actualité où le parcours et le tempérament de certains leur ont permis de bénéficier de ce que leurs prédécesseurs ont réalisé dan les mêmes sous la même invariance d’échelle depuis le début de la sédentarisation. Cela ne remet pas en cause leur capabilité, mais leurs comportements primitifs qu’ils croient exceptionnels, et appartenir à l’évolution culturelle là où il n’y a qu’une continuité de pillage de la richesse des autres avec les savoirs et moyens que leur ont laissé ces autres durant des siècles. Les économistes ne vous expliqueront jamais cela, non parce qu’ils ne le savent pas et capable de le comprendre, mais parce qu’ils ont été formés à l’ignorer pour relater que l’organisation systémique dominante. ?

Renversement

Hier : le voleur prenait directement au plus faible.

Aujourd’hui : le système organise l’appropriation de la richesse produite par d’autres, sans qu’elle soit perçue comme telle.

Pourquoi cela tient

Parce que : ce n’est plus visible, c’est légal, c’est intégré culturellement.
Ce qui était un usage brutal est devenu une norme sélective dont chaque Un espère pouvoir bénéficier.

Conclusion

Le problème n’est pas l’existence du voleur.

Le problème, c’est que : nous voyons le voleur individuel ou collectif dans la transgression des règles éditées par les anciens pilleurs historiques que nous ne percevons pas dans le système actuel qui produit le même effet.… Mais pas le système qui produit le même effet.

Les gens de mauvaise fois attribuent la notion de vols au pouvoir politique qui procède à des prélèvements qu’il restitue sous diverses formes. Nous pouvons par cela mesure le conditionnement social, celui qui nous rend la valeur des prélèvements est vu comme un "voleur", et ce qui nous reprennent les salaires qu’ils ont versés propose de vivre suivant ce modèle économique.

Je laisse à chacun le soin de qualifier cela par un adjectif de leur choix.

“Nous condamnons le voleur, mais nous vivons dans un système qui fait la même chose… légalement.”



9 réactions


  • Julian Dalrimple-sikes Julian Dalrimple-sikes 9 mai 07:07

    L’appât du gain, mais ce n’est pas la source, juste un effet mais qui va vers la source !. LA source de notre démence donc de l’argent illusion est dans notre psyché cerveau, enfin dans ce qu’il en reste dont nous ne savons rien par passion de n’en rien savoir. Comment voler beaucoup les autres, discrètement avec l’accord du volé, mais dans un monde ou notre psyché cerveau marche bien et donc est naturellement coopératif, équitable etc mais pas naïf bien sur ?? que faire si je suis le voleur ? j’ai ce qu’il vous faut ami voleur ! ..de la compétition qui élimine = guerres, vols jusqu’à la torture, si si !! et est pour chacun la promesse de s’en mettre plein les fouilles sur le dos des autres avec violence x, y ou z, et et aussi avec une illusion nommée argent, pognon, capital etc ou ce que vous voulez comme moyen de ce genre, même le troc avec l’idée de niquer l’autre est exactement pareil, l’argent même ce jours là n’existe toujours pas, c’est pourquoi les puissants ont des dettes non remboursables et fabriquent de la fausse fausse monnaie tout le temps, parce que en fait ça n’a aucune importance pour eux, l’important est que la masse y croit et c’est le cas de tous La religion principale des humains est bien le Veau D’Or.. Promesse d’abondance ou MOI JE serais enfin sécurisé.. et ça marche ? Pas du tout...je ne suis jamais sécurisé car je ne veux pas mourir, et c’est là tout le temps que cette menace.. Mais même le refus impossible de la mort n’est pas la source ultime et loin de là, de notre démence c’est plus profond , mais je vais continuer à ne pas vivre pour essayer quand même d’être sécurisé en possédant le plus possible.. ça ne marche pas, le résultat attendu n’est jamais là, alors j’en deviens encore plus dément, plus fou, plus mauvais etc Les autres vont payer pour ma mort que je refuse.. je vais les mettre en esclavage, les tuer, les voler etc..mais en essayant de cacher que c’est ce que je fais.. Chaque humain doit quitter la coopération équitable volontaire seul chemin pour nous , que nous ne décidons pas, L’Univers ou L’Origine est le décideur, mais le libre arbitre ?? foutaise !! pour que chaque moi soit en combat appelé compétition, ça élimine, tue, vole,torture etc Certes je peux choisir que manger, comment faire un toit etc etc , mais pas Le Chemin de la Vie.

    Comment voir tout ça ? si je commence par des conclusions hypnotiques du maître traund, inutile d’aller voir, je reste son esclave qui espère avoir pas mal de miettes en échange et comme quoi je serais immortel et riche..à jamais, à jamais, à jamais , à jamais.....je sais mais la névrose est si profonde

    qu’a fabriqué l’argent ? rien du tout...jamais.

    qui a tout fabriqué ? des humains travaillant ensemble et qui depuis notre dégénérescence de la psyché cerveau , travaillent ensemble contraints et forcés seulement ayant abandonné toute coopération volontaire donc équitable.. cet abandon signe toutes les atrocités humaines, l’argent illusion en est une des armes ENSEMBLE, ne peut être vrai que si c’est volontaire, ce sera alors naturellement et spontanément équitable, juste , en paix etc

    Les 95% de notre psyché détruite ne sont pas pour faire encore pire mais autre chose comme vivre nous ne vivons pas, enfin plus donc pas. nous survivons Naître = mourir, ce que nous refusons, en ce faisant nous refusons la vie, car cet absolu naître = mourir, ne peut se refuser il doit se vivre pour ce qu’il est, or nous ne faisons que essayer de fuir or un absolu ne peut se fuir.. Dans un combat voulu parce que quelque chose de terrible s’est passé au niveau de notre psyché cerveau que nous avons détruits à genre 95%.. Etc, car sujet avant tout personnel d’une vie entière + 3 jours.. et de toues façons c’est à chacun de voir tout ça en profondeur.. Or même avec un QI de 3000 la pensée ne va rien trouver, car elle est l’origine du désastre humain et va refuser de la voir, moi étant parfait aux yeux de moi..

    on est encore plus mal barré que ce que nous pensons percevoir qui n’est quasiment rien en fait.. Dommage car vivre était le miracle, nous ne sommes plus vivants..par choix démoniaques.


    • Julian Dalrimple-sikes Julian Dalrimple-sikes 9 mai 07:14

      @Julian Dalrimple-sikes

      Celui qui en tue un est condamné, celui ou ceux qui en tuent des milliers, centaines de milliers , des millions, plus bientôt, sont portés aux nues par eux même avant tout car ils sont les chefs truands au sommet..sauf si c’est l’autre camp, là c’est pas bien.. Partout ou le nombre est grand l’argent illusion est là aussi..

      le bon et le mauvais chasseur des inconnus..

      Quel désastre même avec des machines qui marchent..


    • ddacoudre ddacoudre 9 mai 12:05

      @Julian Dalrimple-sikes

      bonjour merci pour ce long article. Mais notre cerveau n’est pas détruit, il distord les comportements instinctifs par la culture. sans objet culturel les humains n’ont pas les moyens biologique de s’entre tuer. nous sommes équipés de manière inné pour survivre indépendamment de la conscience de la mort. c’est pour cette raison que les humains entre en compétition quand la nourriture est rare comme tout animal ; de plus nous sommes équipé également pour dépenser le moins d’énergie pour survivre. c’est pour cela que depuis l’agriculture et l’élevage les plus forts volent ceux qui produisent, nous avons structuré cette économie de pillage à partir du 17 iéme siècle et petit à petit l’avons structuré en organisation économique mise en place par les plus forts et légalisé ainsi le droit de s’approprier le travail de ceux que certains emplois.Nous sommes donc toujours sous l’emprise de comportement innés archaïque reformulé par le langage. dépasser cela est difficile car cela suppose non de changer le cerveau humain, mais son environnement. c’est ce que je propose dans un essai La république de l’énergie humaine lien /https://ddacoudre.over-blog.com/2026/04/la-republique-de-l-energie-humaine-vers-u-ne-economie-pour-devenir-adulte-et-remuner-er-les-hommes-pour-apprendre-dedicace-cet-essai-s-inscrit-dans-un-chemin-qui-ne-s-est-pas-construit-seul-a-fernand-pelloutier-qui-comprit-que-l-emancipation-ne.ht si tu as la patience de le lire. toutes les religions et les philosophie ont essayé sans résultat. cordialement.


    • Julian Dalrimple-sikes Julian Dalrimple-sikes 9 mai 15:35

      @ddacoudre

      Si, si, je peux le voir, notre cerveau est globalement détruit à 95% , même ceux qui y regardent ça avec leurs machines le disent..pas comme ça, ils disent : tiens y aurait pas comme un blême on voit que seulement 5 % de notre cerveau marche selon nos critères d’analyses avec nos machines !! remarquable réussite de nous même.. Alors que à nos débuts inconnus tout allait bien évidemment. bien sur cette affirmation aussi courte est gratuite comme d’affirmer le contraire.. Sur le reste de votre propos que j’ai bien lu, je ne vais rien rajouter, ils sont votre, sans problemes bien sur. A part dire ses propres moments réels , factuels et disons expériences étranges impossibles mais qui se produisent avec certitude, et dont la nature ne laisse aucun doute sur un tas de « choses » ,moments toujours tous involontaires, inattendus, non maîtrisés , non maîtrisables etc non reproductibles par aucune volonté humaine donc pas par la pensée, etc etc dès que c’est en deçà ou au delà, hors de la pensée que faire ? Rien ..

      A part ça et bien continuons à nous combattre dans la joie et la bonne humeur, car c’est le choix majeur de tous, si si, tous dans une compétition qui élimine sans fin...sans rien y comprendre etc L’analyse, l’intellect , la pensée ne va rien changer de profond, seulement changer la tapisserie, elle ne sait même pas que son totalitarisme sur la psyché cerveau est la démence humaine .. Bonne continuation à vous...Merci.

      Respects


    • ddacoudre ddacoudre 9 mai 18:58

      @Julian Dalrimple-sikes

      bonjour ce serait magnifique si nous dirigions nos existences. ce n’est pas le cas, c’est l’environnement qui dictes nos choix pour satisfaire nos besoins qu’ils soient naturel ou culturels, nous ne naissons ni avec un grain de riz dans la bouche ni au volant d’une voiture. les religieux avaient compris cela et ils expliquaient ce déterminisme par la volonté d’un dieu faute d’avoir des explication scientifiques. aujourd’hui nous savons que notre chance c’est d’être toujours ignorant de la réalité objective qui organise notre existence, mais pas comme nous le concevons avec notre cerveau prétentieux et voire parfois débile quand il ne comprend pas les choix du reptilien de l’inné. cordialement.


    • vaietsev1 11 mai 10:19

      Vous savez racontez les choses en votre faveur vous hein ? On a du mal à comprendre tout ce que vous écrivez ,c’est un peu du gloubi boulga ,du (et) en lieu et place du (suis) etc etc ..


    • vaietsev1 11 mai 10:28

      On y a trouvé des petites gens !!? pourtant qui s’y éveillaient et se construisaient. Albert CAMUS avait une citation à ce sujet. De là à dire que c’est de la démence c’est une autre histoire.


  • Jean Keim Jean Keim 9 mai 15:42

    Il faut en piler des bons sentiments innés pour se hisser en haut du hit parade (à chacun le sien) ; au début de l’ascension il y a comme une inquiétude ou une douleur sourde, mais l’acquisition de belles idées à l’instar de beaux gadgets donne du plaisir qui étouffe toute ouverture vers un instant de bonheur.

    Ce n’est pas une malédiction, simplement une erreur d’aiguillage.


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