La source du capital
La source du capital.
Que les plus forts dominent n’est pas une anomalie.
C’est un héritage du vivant, obtenir ce dont on a besoin en dépensant le moins d’énergie possible.
Dans la nature, prendre à l’autre ce qu’il a produit coûte souvent moins d’énergie que de le produire soi-même. Le voleur n’est pas une anomalie, il est une expression primitive d’un principe simple :
dépenser le moins d’énergie possible pour obtenir ce que l’on veut, une règle biologique universelle du vivant.
Le voleur et la société
Dans nos sociétés, nous parlons tous les jours de “vol” et de “voleurs” comme s’il s’agissait d’exceptions.
Mais regardons autrement, le voleur hors système n’est pas forcément anormal, il est souvent culturellement asocial, il agit hors des règles culturelles…, mais selon une logique que le vivant connaît depuis toujours et dont biologiquement chaque enfant qui naît est dépositaire pour survivre.
Quand le voleur devient système
Avec la sédentarisation, tout change : les humains se structurent, certains produisent, d’autres s’approprient leur production, c’est l’économie de pillage où se constitue une accumulation de production qui au fil des siècles sera convertie en capital, au travers du droit à la propriété qui passe de l’appropriation des plus forts dans l’évolution des civilisations à l’accessibilité individuelle contemporaine qui demeure sélective et exclusive.
Durant ce cheminement progressivement : la force devient loi, l’appropriation devient institution, le voleur biologique disparaît de la légalité… parce que le système prend sa place. Disparait le mythe fondateur au bénéfice des dominants systémiques finissant en isme.
Naissance du capital
Ce que nous appelons aujourd’hui “capital” n’est pas neutre.
Il est le résultat d’un long processus : d’accumulation depuis la sédentarisation, sa transmission générationnelle et civilisationnelle, l’appropriation du travail des autres légalisé.
Ce qui était autrefois visible et admis (le voleur) se réglemente sous l’égide des plus forts qui s’en réservent le droit et devient invisible (le système) en se légalisant.
L’illusion moderne
Aujourd’hui, nous condamnons le voleur…mais nous acceptons le système qui reproduit le même mécanisme à grande échelle. Le pillage était un comportement primitif clair. La sophistication culturelle en recherche d’équité, de justice sociale a contraint le plus fort systémique possesseur d’un revenu de pillage métamorphosé culturellement en capital, à verser un salaire pour louer la force de travail a ce qui produisait au lieu de se l’approprier par la servitude contrainte. Et là s’arrête notre réflexion si le "reptilien" est satisfait de sa situation économique, soit parce qu’il reçoit un salaire suffisant, soit s’il est d’un tempérament de dominé. Mais il y a toujours 1/3 qui réfléchisse, non pas parce que ce sont des humains exceptionnels, mais parce que l’évolution crée les moyens de sa continuité d’où, ils émergeront, sans que nous sachions réellement comment à l’exception de ce que nous pouvons comprendre. Il ressort donc de l’ensemble des informations terrestre ces fameux 1/3 d’humains qui font évoluer le monde. Face à cela le capital maintient l’illusion qu’il rémunère le travailleur salarié, car il cache qu’il transforme cette rémunération en charge dans le plan comptable. C’est un changement de vocabulaire, qui conduit certains salariés à reconnaître et accepter la nécessité de réduire les charges pour créer des emplois. Plus ignorant, tu meurs.
C’est ainsi que le salarié ne voit pas que quand il achète ce qu’il a produit, il REND, il RESTITUE le salaire que le capital lui a versé pour le rémunérer de son aide. Parce que par l’appropriation de la propriété c’est déroulé historiquement par ceux qui ont eu la chance de naître dans la bonne famille pour disposer des moyens d’acheter des possessions. Et ceux qui n’avaient pas un sou, n’ont pu louer que leurs moyens physiques et intellectuels, contant de recevoir un revenu parce qu’ils ne voient pas qui le rend au capital majoré de la plus-value., et que lui-même est élevé dans une culture économique où chaque fois qu’il le peut il recherche une plus-value, SAUF dans le cadre de sa rémunération salariale puisque c’est lui qui la verse.
Sortir de cette absurdité est un défit existentiel, ce n’est pas seulement un défit structurel. Il faut autre chose que comprendre que l’on se fait rouler, escroquer, exploiter, car cela dure depuis des siècles.
En conséquence, il est toujours drôle d’entendre certains croire : qu’ils sont riches par mérite”qu’il sont riche parce qu’ils le méritent bien. Mais cette idée oublie une réalité : le capital résulte d’une histoire longue histoire meurtrière, cumulative, héritée, et toujours d’une actualité où le parcours et le tempérament de certains leur ont permis de bénéficier de ce que leurs prédécesseurs ont réalisé dan les mêmes sous la même invariance d’échelle depuis le début de la sédentarisation. Cela ne remet pas en cause leur capabilité, mais leurs comportements primitifs qu’ils croient exceptionnels, et appartenir à l’évolution culturelle là où il n’y a qu’une continuité de pillage de la richesse des autres avec les savoirs et moyens que leur ont laissé ces autres durant des siècles. Les économistes ne vous expliqueront jamais cela, non parce qu’ils ne le savent pas et capable de le comprendre, mais parce qu’ils ont été formés à l’ignorer pour relater que l’organisation systémique dominante. ?
Renversement
Hier : le voleur prenait directement au plus faible.
Aujourd’hui : le système organise l’appropriation de la richesse produite par d’autres, sans qu’elle soit perçue comme telle.
Pourquoi cela tient
Parce que : ce n’est plus visible, c’est légal, c’est intégré culturellement.
Ce qui était un usage brutal est devenu une norme sélective dont chaque Un espère pouvoir bénéficier.
Conclusion
Le problème n’est pas l’existence du voleur.
Le problème, c’est que : nous voyons le voleur individuel ou collectif dans la transgression des règles éditées par les anciens pilleurs historiques que nous ne percevons pas dans le système actuel qui produit le même effet.… Mais pas le système qui produit le même effet.
Les gens de mauvaise fois attribuent la notion de vols au pouvoir politique qui procède à des prélèvements qu’il restitue sous diverses formes. Nous pouvons par cela mesure le conditionnement social, celui qui nous rend la valeur des prélèvements est vu comme un "voleur", et ce qui nous reprennent les salaires qu’ils ont versés propose de vivre suivant ce modèle économique.
Je laisse à chacun le soin de qualifier cela par un adjectif de leur choix.
“Nous condamnons le voleur, mais nous vivons dans un système qui fait la même chose… légalement.”


