samedi 1er juillet - par Libertad14

La valeur du travail

On peut tourner la question dans tous les sens, mais le grand sujet aujourd’hui c’est la réduction du coût de la main d’œuvre. Que ce soit par l’exonération des charges, par l’utilisation de salariés très qualifiés mais payés au moindre prix, par l’utilisation des travailleurs au plus près des commandes.

 Quand le patronat parle de « mission » c’est tout simplement utiliser des travailleurs sans engagement définitif et le mettre au chômage quand la mission est faite. Autrement dit un CDI qui ressemblerait à un CDD plus long ??

 Le patronat ainsi utiliserait une main d’œuvre sans engagement définitif, les employeurs voudraient devenir, en fin de compte, des utilisateurs de travailleurs intérimaires mais gérés par leurs soins. Ce moyen leur permettrait d’utiliser pour une dite « mission » un personnel sans obligation de le garder par la suite et au passage économiser le coût payé aux boites d’intérim.

 Cette supercherie s’accompagne d’obligations pour le chômeur d’accepter sans discuter la mission qui lui sera confiée et au taux le plus bas possible, sous risque de perdre ses indemnités chômage. Si à cela l’on ajoute la réforme qui vise à réduire le principe même des Conseils Prud’homaux en réduisant les pénalités quand un patron ne respecte pas la loi, alors on comprend tout de suite l’empressement que les patrons attachent à la réforme du code du travail et pourquoi Macron et son gouvernement sont si pressés de légiférer par des ordonnances.

 Il ne fait plus de doutes, Le macronisme est la conséquence de l’idéologie patronale, incarnée par le parti du MEDEF, qui accentuera l’exploitation des travailleurs par le Capital.

 La volonté de passer à la vitesse supérieure n’a de sens pour Macron que de satisfaire les ambitions du Capital ce pourquoi il à été élu.

 Depuis les années 70, les patrons n’ont eu de cesse que de réduire les effectifs en rationalisant, soit en encourageant les départs volontaires, ne pas les remplacer, de même pour les départs en retraite, la création d’entreprises intérimaires, les délocalisations des productions vers d’autres pays où les salaires moins élevés et où les charges sont inexistantes. Aujourd’hui ce n’est que la continuité de cette politique avec l’avènement des patrons à la direction économique de pays par et leurs représentants aux plus hautes instances dirigeantes de l’état.

 Les « crises » successives tantôt à cause du pétrole, tantôt à cause de crises économiques, tantôt à cause de la concurrence, toutes ces excuses ne sont que des prétextes. La vérité c’est que le capital est à la recherche de plus en plus de profits. Ce système capitalo-patronal n’aura de cesse tout pendant qu’il y aura un peuple à pressurer.

 Après les résultats des élections qui donnent les pleins pouvoirs à la république en marche, il s’agit pour Macron de montrer qui est le patron politiquement et d’imposer la route à suivre à sa majorité. Il impose ainsi ses directives dictées par le patronat. Il veut faire vite, très vite, et prendre ainsi de vitesse toutes contestations tant dans ses rangs que dans l’opposition.

 Allons-nous vers un « 18 brumaire 1799 » où le général Bonaparte a procédé à un coup d’Etat ?? Attention on sait où cela a conduit la France et les français !!

 Le pouvoir absolu mène au totalitarisme en deux mots à la dictature. 



14 réactions


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 1er juillet 08:35

    aArbeit macht frei !"


    • Alren Alren 1er juillet 17:19

      @RougePomme

      « Mais la crétinerie du marxiste vulgaire et crasse gogocho, c’est de ne pas comprendre que le Capital se fout du travail et de la production. »

      Décidément votre vulgarité lassante et radoteuse n’a d’égale que votre ignorance des ressorts économiques et de la conscience qu’en ont les détenteurs du capital !!!

      Quand le MEDEF parle de charge pour les salaires, c’est un langage de faux-cul dont vous êtes dupe.

      Il sait très bien le MEDEF, malgré son discours destiné à égaré les esprits faibles, que la seule source de richesses et donc de revenus pour le capital c’est le travail et qu’en réalité c’est le capital qui est une charge, un parasite inutile pour une entreprise en fonctionnement.

      Le capital n’est utile qu’à la création de l’entreprise quand elle ne peut acquérir le matériel, les locaux nécessaires pour démarrer la production. Grâce à lui, les entrepreneurs peuvent s’équiper. Sur le plan financier, c’est comparable à l’acquisition d’un bien immobilier ou de consommation.

      Le problème est que si un emprunt immobilier, une fois remboursé, laisse l’acheteur propriétaire de son bien, l’avance de trésorerie consentie à l’entreprise naissante par le capital n’est pas remboursée par le travail, ce qui permet au capitaliste de rester propriétaire et de décider du montant de ses taux d’intérêts, c’est-à-dire de maximiser ses profits qui sont prélevés, bien entendu, sur le travail.

      Dans une société intelligente, on permettrait aux travailleurs de l’entreprise de rembourser l’avance de trésorerie nécessaire à sa création et comme il s’agit de crédit, c’est-à-dire de confiance de ceux qui livrent l’équipement et les locaux, ce pourrait être une collectivité, l’état ou un groupement d’épargnants qui fourniraient le capital de départ pour être remboursé ensuite.

      Mais voyons, cela existe déjà, ce sont les coopératives ouvrières, que le patronat essaie de couler de toutes les façons, tant il craint leur généralisation !

      Et c’est aussi pour ça que le financement par des groupements de particuliers est interdit sous le fallacieux prétexte de protéger ceux-ci des faillites d’entreprises, en réalité pour que les entreprises restent sous la coupe de la rente parasite.

      Ce verrou rigoureux sautera peut-être si les possesseurs de monnaie internet (type bitcoin) investissent dans l’industrie au sens large. Encore faut-il que les États reconnaissent le bitcoin comme un instrument de paiement égal à leurs propres monnaies. Et cette possibilité sera combattue violemment par les lobbies des banques et les capitalistes qui seraient ainsi hors-jeu.


  • Daniel Roux Daniel Roux 1er juillet 09:17

    Sur ce point précis, l’auteur a raison. La loi travail Macron 2 est la continuité de la loi Macron 1, appelé El Komri pour les besoins de la cause électorale.

    Les salariés sont en position de faiblesse par rapport au Medef et à Macron. Ils sont faibles parce qu’ils sont désorganisés, individualistes et isolés.

    Tout a été fait pour que les syndicats français soient peu attractifs et ce serait le premier combat à mener plutôt que de perdre ce qui leur reste de crédibilité en grève de quelques heures qui nuisent plus aux salariés qu’aux patrons.

    Pourquoi ce syndiquer à la CGT si c’est pour être l’objet de mesures de représailles sournoises dans les entreprises ?

    Les médias, c’est à dire le patronat, mènent une campagne permanente présentant la CGT comme un syndicat « rouge bolchévik », agressif et obtus, et la CFDT, comme un syndicat progressiste, à l’allemande, alors que le premier, qui n’est pas contre le progrès social mais refuse la régression sociale, alors que le second, favorise cette régression par sa collaboration avec l’ennemi.

    Pourquoi faire grève, perdre son salaire, se désigner comme récalcitrant à son patron, si ceux qui ne font pas grève, obtiennent, sans risques, les mêmes avancées ?

    Le faible nombre de syndiqués a permis au pouvoir politique, c’est à dire aux patrons, de prendre le contrôle de la Sécurité Sociale et bientôt de l’assurance chômage.

    Remarquez cette question cynique et récurrente des hommes politiques : Les syndicats sont-ils vraiment représentatifs ? Sans jamais poser la question symétrique : Les partis politiques sont-ils vraiment représentatifs ?


    • rogal 1er juillet 10:55

      @Daniel Roux
      « Les salariés sont en position de faiblesse par rapport au Medef et à Macron. Ils sont faibles parce qu’ils sont désorganisés, individualistes et isolés. »
      Pas seulement. Le cadre d’ensemble, avec notamment la liberté totale des mouvements de capitaux, mais aussi avec la priorité donnée à la lutte contre l’inflation des prix, a installé le rapport de force entre capital et travail là où il est. Porte de sortie à redouter : dépression économique générale, bonapartisme et tout le tsoin-tsoin.


    • baldis30 1er juillet 12:17

      @Daniel Roux
      bonjour,

      bonne analyse mais ... mais ... le même désintérêt du syndicalisme par les salariés, dans les années 65/68 .... mit la droite la plus bête du monde ( et son patronat affilié) dans un bel embarras un certain mois de mai ...

      Le pouvoir croit toujours maîtriser la situation qu’il a connue .... mais pour la nouvelle il n’est pas sûr qu’il en soi de même : le préfet Grimaud, grâce auquel les choses ne se passèrent pas trop mal, l’avait bien écrit quelques années plus tard.

      Certes on a maîtrisé les syndicats rentrés dans le système, certes on a maîtrisé tous les gourous dangereux via la couleur verte, certes on pourrait encore maîtriser la couleur noire pour peu que l’on concédât quelques avantages oubliant les ignominies de certains pendant la guerre...

      Mais une foule disparate et déterminée que peut-on faire contre elle... sinon tirer ....

      Cela ne s’est jamais produit dans l’Histoire (à répéter dix fois pour s’en convaincre )


  • Dzan 1er juillet 10:06

    Qui veut devenir délégué CGT aujourd’hui ?
    Si je me suis impliqué dans les années 60, avant 1968, où nous étions déjà dans le collimateur, je me poserais beaucoup la question aujourd’hui.
    En prendre plein la gueule, au détriment de sa carrière.
    Quid de l’enseignement à l’école de la naissance du Syndicalisme ?
    Je n’ai jamais été encarté, à quelque parti que ce soit. Mes potes de « chaine » me faisaient mes « minutes »* pour que je puisse m’occuper d’eux.
    De nos jours, les jeunes, sont apolitiques, assyndicaux, et se préparent à un avenir très sombre.
    *Pour fabriquer une pièce, sur un tour par exemple, vous avez tant de minutes., et à la fin de ma carrière, est arrivé le TIO Temps, d’Inoccupation de l’opérateur. Explication : si l’opérateur à une pièce à usiner qui demande 3 minutes, il peut donc, pendant ce temps percer des trous sur une autre, et ainsi de suite. Les machines à commandes numériques, n’ont fait que : supprimer des emplois, et aliéner les ouvriers.


    • Macondo Macondo 1er juillet 15:13

      @Dzan
      J’aime bien les interventions « pratiques ». Un milieu industriel que je continue à fréquenter assidument. Chaque visite conforte mon idée simpliste : un « syndicat des travailleurs » se devrait à minima de distribuer à la sortie des usines l’abrégé de Calofiero, mieux d’en faire des lectures gesticulées pendant les pauses ! Mais on en est si loin ... Au contraire, ces ouvriers (approvisionneurs de systèmes automatisés qui les surveillent et les dénoncent), il y a deux décades discutaient entre eux sur les possibilités d’échange standard d’un moteur de clio récupéré à la casse, aujourd’hui la majorité roule en SUV (? !?) et leur conversation tourne autour d’un fournisseur de piscine qu’il sont prompt à conseiller à un autre manant ayant le même besoin de représentation dans cette même société du spectacle ... Que ces gens de peu, n’écoutent jamais Friot citer Aragon est l’autre réussite « spectaculaire » du capitalisme ... La consommation est le seul horizon, mal incurable qui fini d’achever toute idée de lutte des classes dispersée aux quatre vents du monde en concurrence avec lui-même, quand le capitalisme lui, est coulé dans le béton, au pied de chaque « petite boîte » ...


    • titi 2 juillet 15:20

      @Macondo

      Si je comprends bien les ouvriers vivent de mieux en mieux, mais vous vous en foutez.

      C’est plutôt cela l’écueil du syndicalisme : vouloir embarquer des gens dans des chimères en leur refusant ce à quoi ils aspirent.


    • Macondo Macondo 2 juillet 21:57

      @titi ... Vous avez raison, ils vivent « de mieux en mieux », c’est aussi mon constat flagrant, j’ai du mal rédiger ma pensée. Côté aspiration, le capitalisme en a les valseuses totalement à sec !


  • Enabomber Enabomber 1er juillet 13:42

    Lee Harvey Oswald est demandé à l’accueil.


  • titi 1er juillet 14:48
    L’autre jour il y a avait un reportage à la télé sur le conflit GMS.

    Le représentant syndical accusait PSA et Renault les principaux donneurs d’ordre de GMS de faire du dumping social et sous traitant à l’étranger au détriment des travailleurs Français.

    La caméra le suivait au volant de sa voiture alors qu’il se rendait je sais pas où pour manifester.

    Le gars roulait en Volkswagen...

    La pression sur les prix, les délocalisations c’est aussi le consommateur qui en est à l’origine.

  • rocla+ rocla+ 1er juillet 15:55

    Ben oui , Titi , 


    On peut être doublement con 

    Etre  représentant syndical et rouler dans une automobile  allemande .

    Les cons ça ose tout .... smiley


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