lundi 14 juin - par Daniel MARTIN

La vie politique française, telle un pédalo pris dans la tempête au milieux de l’océan !

Il est évident que la gifle portée au visage du Président de la République doit être condamnée avec force, car si critiquer est un droit civique, respecter est un devoir moral ! Aucun désaccord, aucune colère ne doivent conduire à ce genre de comportement. On peut aussi déplorer la pauvreté des débats politiques, due à des partis qui semblent à cent lieues des grands enjeux de notre temps.

Entre déchirement chez les uns à droite, difficile rapiéçage chez les autres à gauche, rejet ou refus, la classe politique Française ne cesse de creuser son déficit d’adhésion populaire

Du « rififi » chez LR, déchiré entre ceux qui n’excluent pas une entente avec le RN (guillaume Pelletier numéro deux du Parti et ancien du Front national de la jeunesse (FNJ)), quand d’autres le souhaitent avec LREM et s’y engagent lors des prochaines élections régionales, tel Bruno Muselier président de la région PACA. Seule une poignée d’irréductibles luttent pour sauver ce qui reste de l’héritage « Gaulliste », bien que le Gaullisme ne fut pas toujours en phase avec les exigences sociétales du moment. L’exemple qui aboutit à l’insurrection de la jeune génération en 1968 (les « babyboomers » d’aujourd’hui) pour mettre fin aux pratiques d’une société hiérarchisée de type patriarcale du 19e siècle, mais aussi vouloir libéraliser la société, en témaoigne.

Egalement dans le camp inverse, on assiste à un difficile « rapiéçage « d’une gauche en piteux état où chaque dirigeant(e) de parti veut veut imposer son « leader-sheep » sur l’ensemble. Si on y ajoute le rejet d’Emmanuel Macron et le refus de Marine Le Pen, tout cela illustre désormais la crise démocratique française, avec des formations politiques qui ne cessent de creuser leur déficit d’adhésion populaire. Attention ! cette situation ne peut que contribuer, à la fois, à certaines dérives violentes incompatibles avec la démocratie et la république et à certains comportements électoraux de rejet de la part des citoyens…

Désormais, quand les français se déplacent au bureau de vote, c’est plus pour dire non, rejeter empêcher, plus que d’approuver. Mais pourquoi ?

Désormais, on doit prendre acte que le premier moteur de l’attitude électorale consiste essentiellement à « sortir les sortants » ( Sarkozy en 2012 ), ou faire « faire barrage à un entrant » (Jean-Marie Le Pen à la présidentielle de 2002 ou sa fille Marine aux régionales de 2015). Que se passera-t-il à la prochaine présidentielle dans l’hypothèse d’un nouveau duel Macron-Le Pen, alors que les deux phénomènes symétriques de rejet se conjuguent ? Si dans ce cas de figure, selon les sondages actuels ( mais seront-ils les mêmes dans 10 mois ?) la victoire irait à Emmanuel Macron. Mais quel sera dès lors le taux d’abstention et de vote blancs ou nuls ? Si l’élection législative qui suit quelques jours après l’élection présidentielle se situe généralement dans la dynamique de l’élection présidentielle, mais qu’en serait-il en juin 2022, en cas de plus forte abstention qu’aux précédentes ?

« sortir les sortants » où « faire barrage à un entrant » concernant l’attitude électorale est aussi du aux différents modes de scrutin, qu’ils soient uninominal à deux tours ou proportionnel à deux tours avec notion d’élimination en dessous d’un certain seuil et fusions possibles entre listes sous certaines réserves. Par exemple : pour les élections présidentielles, la constitution de 1958 qui impose obligatoirement seuls deux candidats présents au second tour, est déterminante, car si au premier tour on peut choisir, au second on est contraint d’éliminer, c’est à dire surtout voter contre. Mais, c’est également vrai pour toutes les autres élections, quel que soit le nombre de candidatures ayant le droit d’être présentes au second tour, si aucune n’a obtenu 50 % au premier tour. Il faut dire aussi que la vie interne des partis politiques y joue aussi un rôle essentiel, car plus occupés à leur « tambouille » politicienne de bas étage qu’à agir sur de réels projets d’avenir pour répondre aux défis qu’imposent l’urgence écologique avec l’explosion démographique et ses impacts climatiques, ainsi que la nouvelle « révolution numérique » par laquelle se dessine une nouvelle mutation anthropologique. Nul doute que les prochaine élections s’annonce dans la perspective d’un important taux d’abstentionnistes où de vote blancs et nuls que seule la pandémie qui persisterait ne saurait expliquer.

Elu(e)s, certes légalement, mais que dire de leur légitimité ?

Si l’élection présidentielle, de même que toutes les autres élections, illustre bien la situation où au premier tour on choisi et au second on élimine, quand il y a une fort taux d’abstention et en fonction du nombre de candidatures, suivant le résultat obtenu par le vainqueur, il sera certes légalement élu et aura toute latitude pour faire ce qu’il souhaite pendant la mandature ou la législature, se servant parfois du programme électoral de sa campagne électorale comme « paravent », mais que dire de sa légitimité ?

Par exemple, lors dernières élection municipales, dans de nombreuses communes le taux d’abstention excédait parfois les 60 %. Les candidat(e)s élu(e)s (par liste, ou individuels, suivant l’importance du nombre d’habitants de la commune), qui le sont le avec 30 % des inscrits, s’il y a seulement 40 % de votants, ils auront obtenu réellement 12 % des inscrits, ils le seront légalement, mais que dire de leur légitimité  ?...

Par rapport à la notion de légitimité, il est d’autant plus urgent qu’avec la perspective d’une forte abstention ou de votes blanc et nuls, lors des prochaines élections il faudra corriger les modes de scrutin par liste, aussi bien aux élections municipales, métropolitaines que régionales. La prime de 50 % des sièges aux élections municipales et métropolitaines à la liste qui arrive en tête au second tour, ou si elle été élue au premier tour et 25 % pour les élections régionales dans les mêmes conditions n’est pas concevable. Par exemple : selon les dispositions légales en cours,

s’il y a 3 ou quatre listes en présence dans une municipale avec chacune 33 candidat(e)s, si aucune n’a été élue dés le premier, au second tour la liste qui arriverait en tête avec 28,8 % devant celle qui aurait 28,5 % obtiendrait 22 élu(e)s, quand sa suivante n’obtiendrait que 4 élu(e)s. La gestion d’une collectivité locale doit cesser d’être aux mains de véritables « petits monarques » qui pendant la durée de la mandature font ce qu’ils veulent, car le mode de scrutin proportionnel « tordu » leur permet, l’opposition n’ayant aucun moyen d’y faire obstacle en dehors de recours éventuel au tribunaux administratifs...

Entre question démographique et celle de la nouvelle révolution numérique, ne serait-il pas urgent que ces deux enjeux majeurs de notre temps soient enfin abordés en période électorale ?

Concernant la question démographique

L’écologie science démontre que lorsque au sein d’une espèce, une population est trop importante, elle va dépasser inévitablement les limites de son écosystème. Très rapidement, c’est l’espèce la plus prolifique en surnombre, faute d’espace vital et de proies qui est menacée et à terme disparaît.

L’homme a toutefois créé une exception, seul animal culturel au sommet de la pyramide des espèces sans réel prédateur, il a reculé l’échéance finale en inventant l’agriculture il y a 10 000 ans, puis grâce aux ressources fossiles, il a dopé ses productions, tout en vidant progressivement de la vie à peu près de tous les écosystèmes planétaires, même les océans. Contrairement aux cinq précédentes extinctions des espèces, la sixième qui est en cours est la première qui soit de de la totale responsabilité de l’homme.

Grâce à la médecine, l’homme échappe désormais aux lois de la sélection naturelle et vit de plus en plus longtemps. Il constitue une espèce invasive tellement fertile qu’une femme peut avoir beaucoup plus de dix enfants et un homme peut procréer à des âges bien avancés. Des femmes qui avaient plus de dix enfants était très fréquent dans nos sociétés rurales agraires d’Europe avant l’ère des prestations sociales et de la mécanisation, mais aussi avec un taux élevé de morts infantiles, ce qui, avec les guerres, limitait les effets. Cette situation à fort taux de natalité est aujourd’hui récurrente chez les femmes, notamment, dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne. Mais, malgré les difficultés, la médecine limitant le nombre de morts infantiles, ces pays dont les écosystèmes sont en total déséquilibre, situation aggravée par le réchauffement climatique, fait qu’en état de surpopulation, cela contraint ces populations à migrer vers l’Europe, dont la France, et souvent mourir en Méditerranée…

Alors que selon les experts, à l’échelle de la planète on enregistre en moyenne une perte annuelle d’environ 100000 km² de terres arables ( en 5 ans c’est la superficie de la France et en 40 ans celle des 27 pays de l’UE), nous serons très bientôt bientôt 8 milliards... Et des migrations de populations du proche orient et d’Afrique subsaharienne de plus en plus nombreuses vers l’Europe et la France, avec des conflits en perspective, car les déficits d’espaces et les besoins alimentaires y contraindront forcément… Ce qui ne peut être durable, vu le poids du nombre d’humains sans cesse croissant et sa boulimie de consommation diverses, y compris spatiales.

Selon les projections, sans maîtrise de la population mondiale, elle va continuer de croître et avoisiner les 10 / 11 milliards d’habitants en 2050. A l’évidence des pandémies fussent-elles aussi graves que celle du Covid-19 n’ont que peu d’influence sur la baisse de la démographie.

Face à cet enjeu fondamental, on ne peut pas dire qu’à l’occasion des débats électoraux les formations politique et leurs candidat(e)s se bousculent pour aborder cette problématique, ce qui est très regrettable, cette absence, comme celle concernant la nouvelle révolution numérique, avec ses avantages et ses inconvénients, ne contribuent pas à élever les débats qui se déroulent dans un classicisme de plus en plus médiocre...

Concernant la nouvelle révolution numérique  Avec ses impacts culturels, sociaux, économiques la nouvelle révolution numérique est l’autre grand enjeu de nos sociétés, il est hélas oublié des débats politiques. Or avec le changement de statut des robots par internet et l’interconnexion entre eux, aujourd’hui on peut faire fonctionner des entreprises (dites entreprises 4.0) sans peu d’intervention humaine, ce qui va s’amplifier demain avec l’informatique quantique et la 5 G en attendant la 6 G... Ce ne sont pas les craintes et l’opposition d’une partie de la population qui stopperont, voire même freineront leur développement… A moins que n’intervienne d’autres paramètres que nous ne pouvons imaginer aujourd’hui, indépendamment des problèmes d’approvisionnement en métaux rares qui sont une ressource fossile, donc épuisable…

L’évolution de « la révolution numérique « et le transfert de nombreux emplois aux robots, qui par interconnexion entre eux feront fonctionner les entreprises avec de moins en moins d’intervention humaines, ainsi que les véhicules de transports des personnes et des marchandises sans chauffeur, ce qui se fait déjà en espace réduit. Cela créera et amplifiera inévitablement un fossé supplémentaire entre les personnes les moins instruites qui sont d’ailleurs plus modestes, c’est à dire celles qui exercent une activité essentiellement manuelle sans peu de qualification technique , par exemple de manutention, travail du reste fort respectable, mais qui, faute de formation et reconversion vers les nouvelles techniques du numérique, seront privés durablement d’emplois, dont il faudrait dés aujourd’hui réfléchir au type de solidarité qui sera à mettre pour ces personnes… Car la question se posera de leur assurer un minimum vital de rémunération en échange d’une activité sociale ou associative. Cela aura un coût que l’état devra financer par des recettes qui sont à imaginer, par exemple en taxant les plus-values financières, voire la productivité des robots, mais cela ne pourra se faire qu’au niveau Européen à minima. Tous les pays seront d’ailleurs confrontés à ce problème…

Vers une nouvelle mutation anthropologique

Faut-il rappeler qu’une nouvelle mutation anthropologique avec un nouveau type de société produit un nouveau type d’individu qui est amené aujourd’hui, avec la crise sanitaire du Covid-19 et ses variants, à agir souvent dans un contexte de vie de plus en plus incertain. Après la machine à vapeur et l’invention du moteur électrique, avec la production d’électricité, suivi du moteur à explosion qui allait entraîner une modification en profondeur du rapport au travail, des déplacements, des relations sociales et du rôle de la femme, notamment dès la première guerre mondiale. Ces découvertes avaient provoqué une mutation anthropologique en totale rupture avec les précédentes.

Cette nouvelle mutation anthropologique est aujourd’hui provoquée par la révolution numérique des « intelligences artificielles » ou méga–données. Déjà aujourd’hui, par exemple les nouvelles habitudes d’achat et de livraisons, mais aussi les nouveaux rapports au travail marquent désormais une rupture dans nos comportements qui traduit la réalité de cette nouvelle mutation anthropologique. Pour le rapport au travail avec internet et l’interconnexion des robots entre eux. On peut très bien imaginer une chaîne de montage de précision qui nécessite aujourd’hui de nombreuses « petites mains », entièrement robotisée de la gestion à la production et à l’acheminement des produits, contrôlée et télécommandée à distance. Mais attention ! Le télétravail à domicile ne va pas sans problèmes qui peut être résolu par un fort développement d’espaces « coworking » avec des box individuels ou des « flex offices «  au plus du domicile ce celles et ceux qui le pratique au sein de communes ou intercommunalités. Mais là encore, la question du télétravail et des diverses questions concernant la nouvelle révolution numérique sont exclus des débats électoraux, ce qui permettrait cependant d’évoquer l’avenir et imaginer les mesures à prendre les mieux adaptées...

Avec le travail à distance (télétravail) qui remet en cause la notion de « présentéisme » dans l’entreprise, les achats en ligne, mais aussi les ventes en ligne, deux éléments de la nouvelle mutation anthropologique. Aujourd’hui, on peut presque tout acheter et se faire livrer, tout et n’importe quoi. Selon une étude de la Fevad publiée début février, la vente de produits sur internet a joué un rôle d’amortisseur économique pour les magasins. Certes, la crise sanitaire fut un révélateur, Les ventes en ligne des enseignes ont progressé de 53 % sur l’année 2020, avec des pics à +100 % pendant les deux confinements. Quelques 1,84 milliard de transactions ont été enregistrées, une hausse annuelle de 5,8 %. La fermeture des magasins et celle des rayons dits non essentiels ont conduit à une forte augmentation des ventes au mois de novembre qui s’est poursuivie en décembre, en dépit de la réouverture des commerces. Le pic d’activité a été particulièrement élevé pendant la période de Noël : plus 23 % par rapport à Noël 2019. Chaque jour, actuellement les Français reçoivent 1,7 million de plis et de colis. Un phénomène qui se développe davantage dans les métropoles depuis les confinements et le couvre-feu qui bloquait les consommateurs chez eux dès 18 heures. Génération livraisons ?

Avantages certains et craintes justifiées

Si la nouvelle révolution numérique offre des avantages incontestables concernant la réduction des mobilités avec mise en place souhaitée du télétravail, qui va par ailleurs remettre en cause le « présentéisme » dans l’entreprise et donc définir un nouveau rapport au travail, synonyme de mutation anthropologique, elle suscite des craintes justifiées, tant sur le plan économique que sociétal, voire culturel, ainsi que sur le plan environnemental et énergétique. N’oublions pas que les terres rares (qui ne le sont pas toutes), dont sont issus les métaux rares indispensables aux applications des « intelligences artificielles », mais aussi à l’éolien et au photovoltaïque, sans compter l’usage quotidien des ordinateurs, smartphones, télévision, appareils ménagers etc. sont une ressource fossile qui n’est pas inépuisable. Quand on sait que la Chine détient plus de 90 % de la production mondiale, alors qu’elle ne possède que moins de 35 % des réserves mondiales et qu’elle même a de gros besoins, on peut imaginer le pire…

Pour conclure

Des formations politiques en total déficit d’adhésion populaire, qui s’expliquent par des débats électoraux où les partis et leurs candidat(e)s semblent plus occupés par leurs « tambouilles » politiciennes internes que les grands enjeux de notre temps et leurs conséquences. Ce qui à l’évidence fait qu’aujourd’hui la vie politique française apparaît de plus en plus tel un pédalo perdu dans un océan en pleine tempête et qui tenterait désespérément de retrouver le rivage.



26 réactions


  • Yann Esteveny 14 juin 16:21

    Message à tous,

    Ceux qui suivent encore les frasques médiatiques d’une clique corrompue de politiciens arrivistes ne devraient pas attendre de prendre une claque pour se réveiller.


  • Furax Furax 14 juin 16:58

    Je suis atteint du « syndrome Séraphin Lampion ». C’est grave docteur ?

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-dix-lecons-du-coup-d-etat-233106


  • Jeekes Jeekes 14 juin 17:01

    ’’respecter est un devoir moral’’

     

    Bien d’accord.

    On respecte ceux qui sont respectables et, en l’occurrence, ça n’est pas le cas du voleur-menteur-assassin qui s’est fait baffer !

     


  • Elric Menescire Elric Menescire 14 juin 17:25

    Le jour où ce triste individu arrêtera de m’insulter, moi et des millions de français, peut-être alors je lui accorderai un peu de respect. Mais il faudra qu’il s’excuse avant. Et on en est loin, alors...qu’il balaie devant sa porte (et se masse la joue d’avance, car c’est pas la dernière qu’il se mangera, s’il continue comme cela). Où donc a-t-on vu un président insulter systématiquement le peuple, et ensuite venir se plaindre et demander du respect ? C’est quoi ce foutage de gueule ? Vous êtes sacrément gonflé quand même. Je rajouterai que vos cris d’orfraie, on ne les a pas trop entendus quand les gilets jaunes, non pas se prenaient de simples baffes, mais perdaient des mains, des yeux voire leur liberté... peut-être d’ailleurs qu’il faudrait creuser de ce côté là, pour expliquer les raisons de la colère ? Je dis ça, je dis rien...comme d’habitude l’aveuglement est sélectif.


  • rhea 1481971 14 juin 17:55

    Quand une espèce devient trop prolifique Gaïa l’élimine pour faire place à une

    autre espèce. 


  • troletbuse troletbuse 14 juin 18:29

    Damien n’a pas giflé un président mais il a giflé un clown et un clown, ca prend des baffes afin de faire tire les spectateurs.

    Le meilleur public est malien vu qu’il en a fait une vidéo pour la postérité.


  • infraçon infraçon 14 juin 22:43

    Bonsoir Daniel,
    trois petites remarques.

    « nous serons très bientôt bientôt 8 milliards »
    Je m’étonne de cette inquiétude de surpopulation. Ne savez-vous pas que dans le monde occidental ce serait plutôt la décroissance naturelle qui nous menace (et là le RN a de quoi s’inquiéter de ces futurs terres arables vides et des populations affamées à l’entour ! Pauvres RN) ? Quand à faire baisser la croissance de certains pays africains (pas ceux où la faim s’en charge) ou de pays comme le Pakistan où les familles très nombreuses ont encore la cote, je vous souhaite du plaisir. Mais à mon avis en prenant votre petit baluchon et en allant parcourir à pied ces pays (non je ne vous en crois quand même pas capable) et convaincre tous ces braves gens de se restreindre... je n’arrive pas à imaginer que ça marche. Vouloir que nous y allions ? Ce sera sans moi, désolé.

    « ce qui va s’amplifier demain avec l’informatique quantique »
    j’attends toujours qu’on m’explique, non pas ce qu’est un qbit (grosso-modo une sphère de Poincaré, donc porteur d’une très grande possibilité « d’états »), mais comment « indiquer » (si ça a un sens) au qbit qu’on a d’une part un message codé (ça c’est facile) et d’autre part une multitude de « formules » de décryptage (ça c’est déjà plus difficile, mais admettons qu’« on » soit capable de les lister toutes) et donc avec ses petits copains (les qbits) de « me » décrypter ce message, en une fraction de seconde (bon, si on a réussi la phase précédente, cette phase est ce qu’il y a de plus compréhensible du calcul quantique).
    Parce que des qbits qui se mettraient spontanément dans la « configuration » du message codé et se stabiliseraient dans le message décrypté ça paraît un peu « magique ». Qui leur a expliqué que c’est cet état qui est recherché ? Avoir atteint un message cohérent pour la compréhension humaine ? Ne risquent-ils pas de passer par des résultats ayant -par hasard- des formes cohérentes intermédiaires ou ultérieures -du style : « le général mange du foin » ou « les carottes sont cuites » ? Bon, cette seconde hypothèse serait elle aussi « magique », sauf peut-être avec des messages cryptés « intriqués », eux aussi.
    Ceci dit, en plus, en dehors de calculs matriciels, de recherche en météo, en biologie et en chimie, donc dans du « dur » (ouais, bon, si ça fait macho, disons : dans du calcul, du calcul aléatoire et de la statistique) de la science, il reste un paquet de domaines où l’informatique bêtement binaire a encore de l’avenir, au moins quarante siècle, si on observe du haut du tas de logiciels plus ou moins pourris qui nous enferment dans nos réseaux sociaux merveilleux, nos sites de consommation, nos entreprises paradis de la coopération et de la liberté d’expression ou notre démocratie « obscure » (vous vous sentez informés vous ?)

    « un fossé supplémentaire entre les personnes les moins instruites »
    Et si le problème principal n’était pas là sous vos yeux ? Des professeurs des écoles, des professeurs certifiés, des professeurs agrégés, des professeurs d’université qui sont tous contents d’eux (les élèves les plus bêtes et les moins travailleurs n’ont eu que ce qu’ils méritaient). Aucune question ne pointe du style « Et si on déconnaient sévère ? Et si on s’y prenaient autrement ? ».
    Une remise en question pour former des citoyens dignes de ce nom et non pas un gigantesque système de passoires empilées où chacun y va de ses certitudes pour alimenter, dans les dernières passoires, l’ENA, Polytechnique, les ENS, etc...
    Et on s’étonne que de plus en plus de jeunes perçoivent plus ou moins consciemment qu’on se fout de leur g...le et ne sont plus respectueux du système.
    Si on ne règle pas ce problème (qui n’en est pas un pour ceux du haut de la pyramide sociale), ça c’est beaucoup plus inquiétant que la population croissante dans le monde ou que l’informatique quantique.


    • Ecométa Ecométa 15 juin 12:11

      @infraçon

      Qui plus est, tant que les solutions des uns (les dominants) seront le problèmes des autres (les dominés) ; tant que nous ne ferons plus « République », ou encore « société », voire « État-nation » sans tomber dans un nationalisme crétin ....

      Tant que nous mettrons pas l’introspection humaine à l’orde du jour, que le « positivisme technoscientiste » du « comment sans le pourquoi », sera de mise ; que l’Intelligence Artificielle sera préférée à l’entendement humain, au « Principe d’Humanité » qui est passé à la trappe ; tant que le « technoscientisme » avilira l’Humain, que l’innovation permanente sera préférée à la simple « amélioration permanente » : comment les choses pourraient-elles s’arranger ?


  • zygzornifle zygzornifle 15 juin 08:02

    Le jour ou il seront tous payé au smic il ne restera plus que les passionnés .....


  • zygzornifle zygzornifle 15 juin 08:34

    Le jour ou ils iront en prison comme n’importe quel citoyen il ne restera plus que les passionnés .....


  • BA 15 juin 08:48

    Les quatre affaires judiciaires impliquant Nicolas Sarkozy :


    1- Les « écoutes » : Nicolas Sarkozy a été condamné à 3 ans de prison, dont un an ferme, pour corruption et trafic d’influence.


    2- L’affaire Bygmalion : procès pour financement illégal de campagne. Le procès est en cours.


    3- Trafic d’influence en Russie : l’enquête est en cours.


    4- L’affaire du financement libyen : Nicolas Sarkozy est mis en examen.


    Mardi 15 juin 2021 :


    Bygmalion  : Sarkozy attendu au tribunal pour son interrogatoire.

    https://actu.orange.fr/france/bygmalion-sarkozy-attendu-au-tribunal-pour-son-interrogatoire-CNT000001BPui9/photos/nicolas-sarkozy-sort-de-son-domicile-le-20-mai-2021-a-paris-95eab4aa605b8917d1a8bda5e9341282.html


  • zygzornifle zygzornifle 15 juin 10:11

     car si critiquer est un droit civique, respecter est un devoir moral !

    On va en parler avec ceux les GJ qui ont eut 25 yeux de crevés, 5 mains arrachées , des milliers de fractures et de contusions et avec la famille de la dame qui s’est fait flinguer sur son balcon a Marseille.

    Macron regarde la paille dans l’œil de son voisin mais pas la poutre dans le sien .....


  • HELIOS HELIOS 15 juin 10:13

    ===== la sixième qui est en cours est la première qui soit de de la totale responsabilité de l’homme. =====


    ... ça y est, le fantasme revient sur le devant de la scène... le rechauffement anthropique, le CO2 et le pet des vaches... manque juste la co..erie de ceux qui se croient obligés de peindre leur bonne foi avec des arguments d’autorités basés sur des croyances dogmatiques.


    • HELIOS HELIOS 15 juin 10:24

      @HELIOS

      Pour le reste, c’est bien interressant de lire... mais si il y a des « diagnostics » on est loin désolé, mr l’auteur, même en ces quelques lignes  d’avoir une vision autre que kilometrique sur les sujets de sociétés principaux évoqués (societe française, démographie, politique  la vraie  écologie, liberté, identité etc...)

      Un seul exemple, pour le vote et la tirade sur les procedures de selection -majoritaire, liste, proportionnelle, etc il y a plusieurs solutions connues pourraient convenir, mais toutes celles qui ne seront jamais été essayées sont justement celles dont le choix revient quasiment a 100 a l’élécteur.

      Bon, c’est le dogme qui est au pouvoir, si on raye le mot démocratie de notre vocabulaire tout irai mieux, on parlerai alors d’église !
      J’arrete, je reconnais que c’est plus facile de critiquer que d’agir... merci


  • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 15 juin 14:37

    -« L’écologie science démontre que lorsque au sein d’une espèce, une population est trop importante, elle va dépasser inévitablement les limites de son écosystème. »

    FAUX !

    La courbe de Kuznet montre qu’au delà d’un certain niveau de vie le fécondité diminue.

    Le taux de fécondité mondial moyen est passé de 5,0 naissances par femme en 1960 à 2,4 en 2018, soit une baisse de 52 %


    -« on enregistre en moyenne une perte annuelle d’environ 100000 km² de terres arables » Chiffres sortis de la propagande ecolo totalement sortis du chapeau.

    FAUX !

    L’abondance de CO2 a augmenté la fertilité des terres arables. Le verdissement de la planète au cours des deux dernières décennies représente une augmentation de la surface foliaire des plantes et des arbres équivalente à la superficie couverte par toutes les forêts tropicales amazoniennes


    • HELIOS HELIOS 16 juin 10:02

      @Spartacus Lequidam

      C’est vrai, mais cela ce sont des chiffres sans analyses de qualité !

      Par exemples :
      (1) la fécondité passée de 5 à 2,4... bon ok, c’est bien mais en Europe par exemple elle est inférieure a 2, donc décroissance alors que certains continents « explosent »... en fait la « fécondité » comble les vides. Que va-t-on faire lorsque « l’inertie » féconde entamera sa décroissance mais que ces continents devenus plein déborderont... où iront ces nouveaux nés si ce n’est là où la natalité a déjà été maîtrisée quelquefois avec douleurs ?
      C’est simple de parler de chiffres comme ça, mais il y a d’autres paramètres -je ne vous les cite pas  qui rendent l’analyse et la situation difficile.

      (2) l’abondance du CO2... etc... oui, c’est vrai, mais là aussi la qualité de la végétation a changé, comme précédemment, au dela du nombre, le changement de nature de la végétation pose problème.
      Rassurez vous, il y a d’autres causes également à cette perte de terres arables, notamment par la « stérilisation » politique induite par des conflits sans fins, eux même induits par des absurdités pseudo-égalitaires et également par des prédations pseudo-économiques organisées par une valorisations mercantiles des coûts pilotées par des lois qui ne sont pas de bon sens.

      (3) sur ce que vous ne citez pas, il y a beaucoup d’autres problèmes a résoudre en conservant les droits légitimes des uns et des autres, mais je suis d’accord avec un point précis : pour qu’une espèce vive il faut qu’elle ait les moyens de vivre et cela entraine TOUJOURS un conflit avec son environnement : soit celui ci se degrade et peut etre même est detruit, soit l’espèce change (mute) avec l’environnement : pseudo-humanisme et OGM.

      Merci de m’avoir lu.


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