mardi 28 juillet - par Jean Dugenêt

Le 80ème anniversaire de l’assassinat de Léon Trotsky (1ère partie)

Le 21 août prochain sera le 80ème anniversaire de l'assassinat de Léon Trotsky.

La Ligue Socialiste Internationale a décidé de célébrer cet anniversaire par différentes manifestations notamment par des interventions sur sa chaîne YouTube intitulée "International Panorama". J'ai décidé de reprendre à mon compte cette initiative en traduisant, tant bien que mal, en français les interventions qui concernent la célébration de cet anniversaire. Vous voudrez bien m'excuser de prendre parfois quelques distances par rapport à une traduction littérale tout en essayant de rester fidèle au sens. J'ai ajouté les remarques placées entre parenthèses.

Dans la vidéo du 17 juillet 2020, le passage qui nous intéresse commence à 6mn 40s et se termine à 23mn 35s. C'est une discussion entre Alejandro Bodard qui est le coordinateur de la LIS (Ligue Internationale Socialiste) et le principal présentateur des vidéos et Martin Poliak de la commission de formation politique du MST (Mouvement Socialiste des Travailleurs - Argentine).

— Le prochain 21 août sera le 80ème anniversaire de l'assassinat de Léon Trotsky par le tueur envoyé par Staline. Comme nous l'avons annoncé, jusqu'au 22 août prochain, date à laquelle nous tiendrons un rassemblement international, nous évoquerons différents aspects de la vie et de l'œuvre de Trotsky afin d'en donner une compréhension globale et afin de faire ressortir toute l’importance de ce qu’il nous laisse en héritage pour les révolutionnaires. Pour commencer ce cycle, nous avons invité un camarade de la commission de formation politique du MST, le camarade Martin Poliak, pour commencer la discussion sur différents aspects de la vie de ce révolutionnaire russe.

(Dans la suite, nous avons en alternance les interventions d'Alejandro Bodart et de Martin Pollack)

— Bonjour Martin.

— Bonjour Alejandro. Bonjour tout le monde.

— Je voudrais te demander ce que tu dirais si les nombreux jeunes camarades qui nous écoutent te demandaient : qui est Léon Trotsky ?

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— C'est une question à laquelle il serait possible de répondre de différentes façons qui seraient toutes pertinentes. On pourrait dire par exemple que Léon Trotsky était, avec Lénine, le principal leader de la révolution russe ou qu'il a créé et dirigé l'armée rouge ou encore qu'il a fondé la quatrième internationale et qu'il était l'un des principaux théoriciens du marxisme. Mais, il me semble que ce qui le définit le mieux c'est ce qu'il a lui-même écrit dans son testament quand il a dit qu'il a été pendant les 43 années de sa vie consciente un révolutionnaire. Je pense que c'est la meilleure définition parce que toute son activité, toutes les positions qu'il a occupées, que ce soit en étant au sommet du pouvoir politique après la Révolution Russe ou que ce soit en étant emprisonné, persécuté, déporté tout cela faisait partie de son militantisme révolutionnaire pour transformer la société, pour construire un monde sans exploitation, pour un monde socialiste. C'est pourquoi, si nous devons le définir, je pense que Léon Trotsky est avant tout un militant de la révolution, un militant du socialisme.

— Et si je te demande une synthèse de ce qui est actuellement le plus revendiqué au sujet de Léon Trotsky.

— Sa vie est facile à comprendre. Il s'est consacré très jeune à la révolution. A l'âge de 18, 19 ans il a formé un groupe de révolutionnaires en Ukraine, la région où il est né et qui faisait partie de l'empire russe. Puis il a eu un rôle exceptionnellement important dans les révolutions russes de 1905 et 1917 comme nous l'avons dit. Cependant, je crois qu'il y a certains aspects de son activité militante qui sont particulièrement importants à appréhender par rapport à la situation actuelle dans le monde et dans notre pays. En premier lieu, c'est la lutte contre le capitalisme et pour la révolution socialiste. Je crois que c'est une question fondamentale. Trotsky commence le programme de transition, écrit en 1938, en expliquant que les progrès techniques et scientifiques, sous le régime du capitalisme, n'amènent plus une amélioration de la vie pour l'humanité mais tout le contraire. Il reprend à son compte la fameuse alternative avancée par Rosa Luxemburg : Socialisme ou Barbarie. Sans une révolution socialiste, le monde est au bord de la catastrophe. Un an plus tard, en 1939, la seconde guerre mondiale éclatait. C'est pourquoi, je pense qu'il a vu clairement qu'il n'y avait pas d'issue pour l'humanité dans le maintien du capitalisme. Et, aujourd'hui, au milieu de la pandémie et de la crise économique, toute la réalité de ce qu'est le capitalisme apparaît au grand jour. Je crois que revenir à cette idée est très important non seulement par rapport à la classe dominante des exploiteurs qui évidemment défend le capitalisme mais aussi par rapport à bien des organisations de "gauche" qui nous proposent de choisir entre différentes formes de capitalisme. Ils disent : il peut y avoir un capitalisme plus humain, plus égalitaire. Même dans notre pays, toute la gauche à l'exception du trotskisme, a rejoint le gouvernement d'Alberto (Alberto Fernández, président de la Nation argentine depuis le 10 décembre 2019) et la même chose se produit dans d'autres pays. C'est pourquoi je pense que le trotskisme reste la seule orientation politique qui considère que la lutte contre le capitalisme et la lutte pour le socialisme est fondamentale.

— Et quoi d'autres ? D'une certaine manière, tous ceux qui se réclament du trotskisme parlent du combat de Trotsky contre le capitalisme. Mais quoi d'autre ? Parce qu'il y en a beaucoup qui ont mené des révolutions et même fait reculer la bourgeoisie lors de révolutions mais nous ne pouvons pas dire que ce sont des trotskystes parce que ces révolutions ont stagné ou reculé. Quelle autre caractéristique revendiquez-vous ?

— Je crois qu'il y a un point clé dans le combat de Trotsky, qui est étroitement lié à son combat contre la bureaucratisation de la première révolution victorieuse, la révolution russe. Comme vous le savez, ce processus se termina par une contre-révolution interne. C'est ce qu'on a appelé la dégénérescence de ce processus révolutionnaire. Elle a fini par faire perdre bon nombre des conquêtes de la révolution avec, en particulier, l'assassinat de tous les leaders qui avaient dirigé la révolution de 1917 (Je n'ai recensé que 5 bolcheviks de 1917 qui ont survécu aux procès de Moscou et à la terreur stalinienne : Kalinine, Jdanov, Vorochilov, Kaganovitch et Molotov. 3 seulement ont survécu à Staline). Trotsky fut celui qui a combattu cette bureaucratisation. Il fut aussi celui qui avait compris que le socialisme ne se réduit pas à certaines mesures économiques comme la nationalisation de moyens de production mais que le socialisme est nécessairement le système le plus démocratique qui puisse exister pour les travailleurs. Cela est indispensable pour discuter et planifier l'économie et toute la vie sociale. Par conséquent, là où il y a une dictature à parti unique comme celle qui a existé en Union soviétique et dans d'autres pays dits « socialistes », il n'y a pas de réel socialisme parce que, précisément, le socialisme est la forme suprême de démocratie pour la classe ouvrière, la meilleure participation active de la classe ouvrière dans la gestion du pays. C'était l'une des batailles que Trotsky a livrées contre le stalinisme, contre la dictature d'un parti unique, contre les camps de concentration, contre les camps de travaux forcés où ils ont envoyé beaucoup d'opposants. Et, parallèlement à cela, il a mené la lutte pour l'extension de la révolution, pour l'internationalisme. Il a expliqué que la révolution dans un pays n'est qu'une part de la lutte contre le capitalisme qui est un système mondial. Tout cela est synthétisé dans sa théorie de la révolution permanente laquelle a plusieurs stades de développement mais nous pouvons la synthétiser en disant : celui qui n'avance pas recule, tout changement qui ne progresse pas à l'intérieur du pays lui-même et vers d'autres pays finit par se dégrader et être un obstacle pour faire progresser les droits des travailleurs.

— Au début de notre cycle de conférences, j'ai essayé de répondre à une question soulevée précédemment quand nous parlions du Nicaragua et du Venezuela. L'une des questions était : pourquoi les révolutions se terminent-elles par des catastrophes comme celles-ci ? Est-ce inévitable ? Qu'a-t-il manqué aux processus révolutionnaires comme celui du Nicaragua qui a généré de grandes attentes en 79 ou au Venezuela ? Tu y es allé et tu y a fait un travail politique pour faire avancer le processus révolutionnaire. Que manque-t-il à ces processus révolutionnaires qui se répètent depuis la Seconde Guerre mondiale ? Nous avons vu de grandes révolutions qui, au lieu d'avancer, reculent jusqu'aux désastres qui ont accompagné la chute de l'Union Soviétique dans pratiquement tous les pays où la bourgeoisie avait été expropriée. En t’inspirant de Trotsky, comment expliquerais-tu cela ? Que manquait-il à ces révolutions ?

— Les situations sont souvent différentes mais elles ont toutes un point commun. Par exemple, dans le cas de l'Union soviétique, c'est une révolution qui a été vaincue. Il y a eu une contre-révolution. Ceci est important car le stalinisme est souvent considéré comme une continuation de la révolution russe. Or, pour nous, il est important de souligner que le stalinisme, pour s'établir, a dû liquider le meilleur de l'avant-garde révolutionnaire et ouvrière de ce pays. Il y a donc eu une défaite majeure de la révolution elle-même. Dans la lutte des classes, il y a des victoires, des revers, des défaites. Là, le stalinisme, à la suite d'une certaine conjoncture politique en Europe, a réussi à s'installer et à vaincre les révolutionnaires. Mais, dans d'autres pays, il est arrivé qu'une rupture nette du système n'ait même pas été envisagée. Vous en avez nommé deux : le Nicaragua et le Venezuela. Dans ces deux pays, il y a eu, à un moment, les conditions pour faire des transformations structurelles, pour avancer vers le socialisme. Mais, dans les deux cas, la décision politique d'aller de l'avant n'a pas été prise. Les sandinistes, après la révolution de 79, ont proposé la fameuse économie mixte. Ils ont dit : "Le Nicaragua ne sera pas un nouveau Cuba". Il fallait coexister avec l'impérialisme, avec la bourgeoisie. Le résultat est maintenant bien connu. Le Nicaragua a fini par devenir l'un des pays les plus pauvres d'Amérique latine. Le Venezuela est un autre cas. Il y a eu un processus de mobilisation très important. Des changements fondamentaux étaient possibles. Il a même été question de socialisme au 21ème siècle. Mais il n'y a pas eu cette volonté de la part de la direction politique au temps de Chavez, sans parler de Maduro, pour vraiment avancer dans une rupture avec la bourgeoisie, avec l'impérialisme afin d'aller vers le socialisme. Donc, si vous me demandez ce que ces processus ont en commun, ma réponse sera que, dans les deux cas, il a manqué une direction politique révolutionnaire qui comprend vraiment que, si elle ne continue pas d'avancer, elle retombera, que chaque conquête doit être suivie d'une nouvelle conquête, qu'il est impossible d'établir un accord avec la bourgeoisie et les classes dominantes pour gouverner un pays ensemble comme ils ont essayé de le faire au Nicaragua ou au Venezuela. Par conséquent, la tâche primordiale est toujours de résoudre la crise de la direction révolutionnaire du prolétariat comme cela a été indiqué par Trotsky dans le programme de transition. Ce qui manque pour avancer vers le socialisme, contrairement à ce que pensent les sceptiques, c'est une direction révolutionnaire qui puisse acquérir une influence politique de masse, qui puisse influencer la population dans les luttes qui, inévitablement, vont à nouveau avoir lieu comme on le voit au Chili, aux Etats Unis, au Liban... Il faut que ces luttes, qui sont inévitables, puisse être menées avec à leur tête une véritable direction révolutionnaire qui les conduise vers la victoire du socialisme sans essayer de passer des compromis ou de maintenir la lutte dans le cadre du capitalisme.

— Tu as expliqué que Trotsky insiste pour désigner le capitalisme comme l'ennemi et qu'il est nécessaire de le renverser. Tu as aussi expliqué qu'il était à la tête de la lutte contre la bureaucratisation et qu'il est nécessaire que la classe ouvrière soit le principal acteur de tout processus révolutionnaire. C'est pourquoi la démocratie ouvrière et les prises de décisions par la base sont des propositions fondamentales du programme trotskyste. Par ailleurs, Trotsky comme Lénine disait que la tâche essentielle était la construction d'une direction révolutionnaire internationale. Lénine a même dit que ce n'était pas la prise du pouvoir en Russie qui était le plus important mais la construction de la troisième internationale et Trotsky a dit pratiquement la même chose. Au-delà du fait d'avoir créé l'Armée Rouge, ce qui était un grand exploit puisqu'elle a vaincu 19 armées impérialistes sans grande préparation militaire et, au-delà du fait de se battre ensuite contre la bureaucratie, Trotsky a dit que c'était la construction de la quatrième internationale qui était son travail le plus important. Pourquoi l'internationalisme fait-il partie du trotskisme ? La question mérite d'être posée, parce qu'à l'inverse, les Partis Communistes ont cessé de se dire internationalistes en ce sens que la troisième internationale a été dissoute. S'il leur arrive encore de parler d'internationalisme, ils ne sont plus engagés dans la construction d'une internationale. Pourquoi les trotskistes sont-ils fondamentalement attachés à la construction d'une internationale et pourquoi sont-ils les seuls à mener ce combat, à juger que l'international est plus important que le national ?

— En premier lieu, il faut rappeler que l'internationalisme est constitutif du marxisme. L'idée que le socialisme ne peut pas s'instaurer dans un seul pays est exprimée dans le Manifeste du Parti Communiste. Le fait que seuls les trotskystes mettent en application ce principe fondamental du marxisme prouve que le stalinisme a rompu avec le marxisme, que le stalinisme était un liquidateur du marxisme. C'est pourquoi la construction de la quatrième internationale est si importante pour Trotsky (Cela montre, par la même occasion, que des organisations comme Lutte Ouvrière en France n'ont rien à voir avec le trotskisme). Trotsky a décidé de fonder la quatrième internationale pour deux raisons : une raison principalement défensive par rapport au programme marxiste qui a été abandonné par les réformistes et les staliniens et l'autre raison parce que Trotsky était convaincu, comme Lénine, qu'il n'était pas possible de vaincre le capitalisme autrement qu'au plan international. En effet, le capitalisme est un système qui fonctionne au plan international. Nous le voyons aujourd'hui. Par exemple, nous le voyons en Argentine lorsque les travailleurs se battent contre une entreprise comme Latam, une compagnie aéronautique. Qu'a fait la compagnie ? Elle a emmené ses avions ailleurs. Quand ils ne peuvent plus exploiter les travailleurs d'un pays, ils vont exploiter ceux d'un autre pays. Le capitalisme fonctionne internationalement et est organisé internationalement. Il a ces propres organisations internationales. Il a l'ONU, il a l'OTAN, il a le Fond Monétaire International, la Banque Mondiale... (Il a aussi l'UE et la BCE). La lutte de la classe ouvrière pour ses droits ne peut donc être qu'un combat international. Il est impossible qu'une victoire survive dans un seul pays face à un marché international qui domine le monde. Ce n'est pas seulement une agression politico-militaire qui apparaît souvent et doit être surmontée mais c'est l'économie mondiale elle-même qui ne permet pas qu'un pays socialiste puisse survivre dans un monde capitaliste. C'est pourquoi l'internationalisme est une notion de base du marxisme qui est donc nécessairement partie intégrante du trotskisme. En fait, il y a eu beaucoup d'autres révolutions. Vous avez parlé des sandinistes, nous pouvons parler de la révolution cubaine, de la révolution chinoise... Dans aucun de ces cas, les dirigeants n'ont appelé à construire une organisation internationale comme Lénine et Trotsky l'ont fait à la suite de la victoire de la révolution russe. Dans ces cas, aucun des dirigeants ne percevait que le plus important était de prolonger la révolution et la lutte au monde entier et non pas d'essayer de ne défendre que ce qui avait été gagné dans un seul pays. Plus encore, il n'y a aucun moyen de défendre ce qui a été obtenu, autrement qu'en allant vers de nouvelles conquêtes. Aujourd'hui, les trotskystes, et non pas tous ceux qui se réclament du trotskisme, mais les vrais trotskystes sont les seuls qui défendent la nécessité de construire une organisation internationale, la nécessaire solidarité internationale avec des campagnes internationales. Mais j'insiste tout particulièrement sur la nécessité de construire une organisation internationale car, on peut parfois trouver dans le mouvement ouvrier des partis politiques qui organisent des campagnes de solidarité avec certaines luttes mais, le problème est de construire une organisation internationale et c'est ce que nous essayons de faire avec la LSI (Ligue Socialiste Internationale).

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— Nous allons continuer à discuter de différents aspects du trotskisme jusqu'au 22 août. Veux-tu ajouter quelque chose pour les camarades qui nous écoutent ?

— Il me parait important de rappeler, comme nous le disons toujours, que tout ce que nous disons là a pour but de susciter l'intérêt des militants pour le sujet. Bien évidemment, le travail de Trotsky et son activité militante, englobent plusieurs sujets importants. J'espère que l'étude que nous en faisons va servir à continuer pour approfondir afin de nous éclairer dans les tâches actuelles que nous avons pour la lutte contre le système capitaliste, pour le combat pour construire une internationale avec des dirigeants dans tous les pays. C'est le combat qui permettra de trouver une issue pour les travailleurs.

— Merci Martin. Nous continuerons à faire appel à toi pour discuter de cela et d'autres sujets. Rappelez-vous : le 22 août grand rassemblement organisé par la Ligue Socialiste Internationale et chaque semaine regardez "international panorama" sur notre chaîne YouTube puisque nous continuons des exposés sur la vie et le travail de ce révolutionnaire russe.

International Panorama - 24 juillet 2020

International Panorama - 17 juillet 2020

International Panorama – 9 juillet 2020

International Panorama - 3 juillet 2020

 



37 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 28 juillet 16:55

    Trotsky tue le sky.


  • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 28 juillet 17:17

    Lev davidovich Bronstein pour être factuel.


  • CN46400 CN46400 28 juillet 17:50

    1920, la guerre civile s’achève sur la victoire de l’Armée Rouge. Lénine lance la NEP, Trotsky et Boukharine approuvent et soutiennent activement, Staline exécute silencieusement

    1924, Lénine meurt, la NEP reste au programme et règle les principaux pb économiques, mais personne n’assume, ni n’explique plus, comme le faisait sans complexe Lénine, les inégalités inhérentes à cette politique qui choquent, notamment, les jeunes communistes.

    1927,Staline obtient les principaux pouvoirs en utilisant politiquement ces inégalités. Il lance l’idée du « socialisme dans un seul pays » que Trotsky démolit brillamment sans s’appuyer sur la NEP comme alternative. Il va perdre définitivement parce qu’il n’ose pas, comme Staline, défendre, et promouvoir, ouvertement cette politique.

    1980, Deng Xiaoping lance sa politique tirée de la NEP

    2020, La Chine arrive sur le toit du monde......


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 28 juillet 20:43

      @CN46400
      Merci pour ce rappel de quelques faits sur lesquels il faudra revenir.
      Dans le dialogue que j’ai reproduit les deux intervenants insiste à juste titre sur le fait qu’une révolution prolétarienne ne peut pas être victorieuse dans un seul pays. C’est l’échec des révolutions allemandes de 1918-19 puis de 1923 qui entraine l’isolement de la révolution russe ce qui permettra à Staline de faire sa contre révolution.


    • CN46400 CN46400 29 juillet 07:57

      @Jean Dugenêt
      Staline n’a pas fait de contre-révolution, il a engagé la révolution dans une très profonde impasse.
      Pour éviter cette évolution, il eu fallu que quelqu’un, Trotsky était le plus capable, continue, après Lénine, d’expliquer que l’accumulation primitive du capital était incontournable, et que, pour cela, l’entente avec les capitalistes occidentaux, allemands et US en particulier était nécessaire. C’était le seul moyen d’échapper au qualificatif que Trotsky avait utilisé pour qualifier la solution stalinienne du « socialisme dans un seul pays » : un socialisme « policier et de pénurie », qui sera la cause principale de l’effondrement de 1991.


  • binary 28 juillet 17:57

    L’idée est de faire une révolution, car il n y a pas d omelette sans casser des œufs, pour remplacer un gouvernement mondialiste liberticide par un nouveau gouvernement mondialiste liberticide.


    • babelouest babelouest 28 juillet 19:07

      @binary
      Le mondialisme est une plaie. C’est bien ce qu’avait compris Lénine. Et à sa suite Staline. Donc on oubliera soigneusement Trotski.


    • CN46400 CN46400 28 juillet 19:47

      @babelouest
      Ce n’est pas Lénine, mais Marx, qui mis à jour la « mondialisation » :
      "La grande industrie a créé le marché mondial, préparé par la découverte de l’Amérique. Le marché mondial accéléra prodigieusement le développement du commerce, de la navigation, des voies de communication. Ce développement réagit à son tour sur l’extension de l’industrie ; et, au fur et a mesure que l’industrie, le commerce, la navigation, les chemins de fer se développaient, la bourgeoisie grandissait, décuplant ses capitaux et refoulant à l’arrière-plan les classes léguées par le moyen âge. « 
       »La bourgeoisie a joué dans l’histoire un rôle éminemment révolutionnaire. « 
       »Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut s’implanter partout, exploiter partout, établir partout des relations. "
      Le Manifeste communiste (1848)


    • babelouest babelouest 28 juillet 19:51

      @CN46400
      Qu’est-ce que cela change ? Cela n’empêche pas de constater que la mondialisation est une mauvaise chose en soi...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 28 juillet 21:20

      @babelouest
      Staline était un dictateur avide de pouvoir. Son problème a été de s’accommoder avec les puissances impérialistes de l’époque en pratiquant avec eux une politique du statut quo : Je vous laisse faire ce que vous voulez chez vous (mondialisme, fascisme ou autre, peu m’importe) si vous me laissez faire chez moi ma dictature à ma façon sans vous en mêler. Il a d’ailleurs signé plusieurs pactes de non-agression dont un avec Hitler. En politique intérieure, il a pour cela fait une contre’révolution en éliminant quasiment tous les bolcheviks de 1917 (J’ai recensé 5 survivants).


    • babelouest babelouest 29 juillet 03:30

      @Jean DUGENET
      A-t-il eu tort ? Je crains que non. Oui, je sais qu’il n’en est resté que 5. Les hommes d’État doivent parfois prendre des décisions déchirantes.


    • CN46400 CN46400 29 juillet 08:17

      @Jean Dugenêt
       La critique de Staline par Trotsky est abimée par son manque d’objectivité et son caractère personnel. Staline a poursuivi son objectif du « socialisme dans un seul pays » même après avoir abandonné la formule. Tous les moyens, même les pires, seront mis en oeuvre, mais au bout du bout L’URSS s’avèrera capable de sortir victorieuse de la WW2.
       Mais personne, évidemment, ne peut dire si une collaboration plus serrée avec le capital allemand n’aurait pas entravé l’arrivée de Hitler au pouvoir. Exactement comme les capitalistes US actuels modèrent les chinoiseries « trumpistes »...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 29 juillet 10:02

      @babelouest

      « il a pour cela fait une contre révolution en éliminant quasiment tous les bolcheviks de 1917 (J’ai recensé 5 survivants). »
      « A-t-il eu tort ? Je crains que non »

      Vous êtes dangereux !!!!


    • CN46400 CN46400 29 juillet 10:26

      @Jean Dugenêt
      « Staline était un dictateur avide de pouvoir. Son problème a été de s’accommoder avec les puissances impérialistes de l’époque... »
       Les dictateur sont , en général, toujours avides de pouvoirs, mais l’URSS pouvait-elle faire autre chose que de s’accommoder des puissances impérialistes ? Bien sûr que non, et un marxiste, Staline pas plus que Trotsky, ne peut, décemment, initier des règlements de pb internationaux par la force. On ne comprend rien à la diplomatie stalinienne, pas plus qu’à la stratégie militaire, si on ne tient pas compte de ces données


    • julius 1ER 29 juillet 16:33

      @babelouest

      là c’est sûr toi .. tu déchires grave !!!!


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 28 juillet 19:31

    J’ai toujours un pic à glace à vendre...n’ a servi qu’une fois.


  • caillou14 rita 29 juillet 06:42

    Bien triste époque avec cette bande de bras cassés ?


  • cedovic cedovic 29 juillet 11:49

    Il est bien vivant l’enfoire. Ne voyez vous pas son ombre dans la doctrine des alt/far right fédéraliste mondialiste ? En reich, comme en us ? Trotsky a fait bien plus de petits que Lénine, bien plus que Mao.


  • cedovic cedovic 29 juillet 11:50

    Il est bien vivant l’enfoire. Ne voyez vous pas son ombre dans la doctrine des alt/far fédéraliste mondialiste ? En reich, comme en us ? Trotsky a fait bien plus de petits que Lénine, bien plus que Mao.


  • Odin Odin 29 juillet 12:34

     

    Bonjour,

    Merci à l’auteur pour ce joli conte de fée ou comment réécrire l’histoire de ce Bronstein.

    « le trotskisme reste la seule orientation politique qui considère que la lutte contre le capitalisme et la lutte pour le socialisme est fondamentale. »

    « Trotsky était convaincu, comme Lénine, qu’il n’était pas possible de vaincre le capitalisme autrement qu’au plan international. »

    Quid de ceux qui ont réellement financé la révolution ?

    Quid du nombre disproportionné d’ashkénazes, en plus de Bronstein, à la tête de toutes les instances bolcheviks ?

    Pour ceux et celles qui souhaiteraient en savoir plus sur ce mythe de révolution bolchevik, voir ce lien du professeur Antony Cyril Sutton (1925-2002), économiste et historien britannique ayant vécu une très grande partie de sa vie aux Etats-Unis. Cet excellent professeur n’a jamais été inquiété par la justice en raison des preuves qu’il avait sur ses écrits.  

    https://resistance71.files.wordpress.com/2017/04/sutton_wall-street_et_la_rc3a9volution_bolchc3a9vique.pdf

     


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 29 juillet 18:36

      @Odin
      Merci à Agora Vox d’avoir fait un site de journalisme amateur parfaitement démocratique.
      Au moment où nous discutons de faire la guerre non seulement au capitalisme mais aussi à tous les régimes de parti unique votre intervention récurrente montre bien qu’on pourrait être tenté de faire de la censure. Il ne faut pas se laisser glisser sur cette mauvaise pente.
      Vous êtes le prix qu’il faut payer pour maintenir la démocratie. Inévitablement, si nous parlons de Trotsky et de la révolution russe, il y aura quelqu’un pour nous sortir le coup du complot juif (ou ashkénaze pour faire semblant de ne pas être antisémite). Ce sont les juifs de Wall Street (les banquiers) et ceux du parti bolchévik (on voit comment ils étaient financés) qui ont ourdi un complot contre les bourgeoisies légitimement fascisantes.
      Nous attendons d’autres intervenants. Il y a le clan de ceux qui vont expliquer que tout va mal de la faute des arabo-musulmans qui nous envahissent.
      J’attends aussi le spécialiste des citations inventées et celui qui tient à jour une longue liste de diverses agressions qui justifient à ses yeux qu’il appelle de ses vœux une vigoureuse répression.
      Merci de votre inévitable contribution et de votre fidélité.


  • eddofr eddofr 29 juillet 16:36

    C’est qui Léon Trotsky ? Un Snowboarder ?


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 29 juillet 18:53

      @eddofr
      Avec mes quelques articles, je vous donne l’occasion de faire sa connaissance. Au moment où il a été assassiné, le surf se pratiquait déjà avec de longues planches sur les vagues d’Hawaï mais il ne se pratiquait pas encore sur les pistes enneigées.


  • julius 1ER 29 juillet 17:07

    excellent article qui met à jour bien des mauvaises certitudes !!!

    il est clair que le Stalinisme a amené le communisme dans une impasse .... le communisme doit et ne peut survivre qu’en étant démocratique sinon il perd sa raison d’être ... à cet égard ce qui se passe en Chine est assez emblématique de ce qu’est l’imposture « stalinienne » le parti unique dans une phase de transition, pour sortir un pays de ce que l’on qualifie « d’arriéré » ... ok on peut le comprendre mais quand cela dure pendant 70 ans ... là il y a un hiatus sérieux qui ne correspond en rien à la lecture de Marx !!!

    donc il faut appeler un chat un chat, un parti unique qui ne propose aucune amélioration démocratique .... il convient d’appeler çà une dictature !!!

    c’était la blague pour l’avenir de Hong kong « un pays deux systèmes » ....

    et l’on voit mieux ce qui arrive avec le joug stalinien ... plus une tête ne va dépasser ... et ce sera 1 pays = 1 système !!!!

    Taiwan devrait craindre pour ses abattis !!!

    Trotsky reste un grand intellectuel marxiste et l’un des meilleurs théoriciens du marxisme dommage qu’il n’ait pu continuer l’oeuvre de Lénine !!!

    sans doute aurions -nous évité la seconde guerre mondiale, car la guerre d’espagne aurait été perdu par les nazis et la face de l’histoire changée !!!

    pour ce qui est du Capitalisme et l’impasse qu’il représente, un exemple assez édifiant c’est l’île de Nauru dans le l’océan pacifique, on dit que l’île s’est mangée elle-même.... « le pays qui s’est mangé lui-même » en fait et cela devient un cas d’école ......toute l’histoire de cette île contient ce que le Capitalisme produit de lui-même et amène son auto-destruction, j’ajouterai qu’à y regarder de près cela ressemble par certains aspects à ce qui se passe en Australie avec cette idéologie ultra-libérale mortifère qui est en train de faire exploser les nécessaires équilibres qu’il faut pour créer un pays harmonieux et un développement durable !!!!


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 29 juillet 18:49

      @julius 1ER
      Merci de votre intervention.
      L’île de Nauru offre effectivement un exemple à méditer. La recherche du profit maximum a amené à exploiter à outrance le phosphate. Quand le minerai s’épuise, on s’aperçoit qu’on a détruit tout ce qu’il y avait auparavant comme terres cultivables. La vie sur l’île est devenue impossible. C’est un micro-exemple de ce que sera la barbarie vers laquelle inévitablement le capitalisme pourrissant nous entraîne.


    • CN46400 CN46400 29 juillet 22:42

      @julius 1ER
      Pour les marxistes, l’état, et tout ce qui va avec, n’est utile que tant que les classes en présence ont des intérêts contradictoires.
      Quand la bourgeoisie domine, c’est elle qui fait les lois en fonction de ses intérêts, peut importe comment sont organisés les pouvoirs (ex le macronisme actuel). Quand, par hazard, ceux qui doivent travailler pour vivre, les prolos, imposent leurs intérêts, la situation politique se tend parce que la bourgeoisie trouve le temps de son absence aux affaires si long qu’elle a peur de disparaître.
       C’est dommage puisque la disparition des classes antagonistes conduirait à la disparition des états sur la terre et bien sûr de tous les partis politiques qui n’existent que pour diriger les états.
      Au fait, est-on bien sûr que le covid-19 ait été mieux géré dans les « démocraties » occidentales que par le parti unique de Pékin ?...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 30 juillet 09:16

      @CN46400
      "Au fait, est-on bien sûr que le covid-19 ait été mieux géré dans les « démocraties » occidentales que par le parti unique de Pékin ?... « 
      Voir la réponse de Julius qui montre bien ce que donne la gestion dans une dictature. Ce n’est ps pour autant que la gestion de la pandémie a été bonne chez nous. Je rappelle ma proposition de »plan de sauvegarde de la population" faite dans les premiers jours de l’apparition du virus.


  • julius 1ER 30 juillet 09:01

    @CN

    Au fait, est-on bien sûr que le covid-19 ait été mieux géré dans les « démocraties » occidentales que par le parti unique de Pékin ?...

    eh bien la réponse à ta question Camarade c’est Li Wenlian qui l’avait mais il a été « suicidé » pour ainsi dire par le Parti omnipuissant car il tombait malencontreusement sous l’article 5 qui définit les lanceurs d’alertes comme susceptibles de nuire à l’intérêt du peuple qui comme chacun sait ne peut avoir ses intérêts défendus que par le Parti omnipuissant .......cqfd !!!!


    • CN46400 CN46400 30 juillet 11:13

      @julius 1ER
      A Wuham comme à Pékin ou Paris, celui qui apporte la mauvaise nouvelle n’est pas toujours, et immédiatement, honoré. C’est regrettable mais la nature humaine est ainsi faite.
      En l’écoutant, le monde aurait peut être gagné une ou deux semaines, mais cela n’aurait eu aucun effet sur les retards qui ont été ajouté par la plupart des pays occidentaux, dont la France a été un exemple (depuis quand teste-t-on sérieusement dans l’hexagone ? et les masques....). Tout comme il est regrettable que ce toubid chinois, comme plusieurs de ces collègues français, aient été fauchés par la maladie. Sauf que si on peut comprendre que le découvreur initial puisse être infecté, on a plus de mal à admettre qu’il en soit de même pour des soignants avertis, mais dépourvus de protections comme cela a été constaté dans certain hôpitaux français gérés, depuis des années, en fonction des seuls intérêts de notre aimable bourgeoisie par les partis qui se partagent ses faveurs électorales.
      Ce matin, la une du journal « Le Monde » m’a amusé : En titre gras : « 101 nouveaux cas à Pékin », en sous titre léger : 150 000 morts aux USA....CQFD


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 30 juillet 12:22

      @CN46400
      "A Wuham comme à Pékin ou Paris, celui qui apporte la mauvaise nouvelle n’est pas toujours, et immédiatement, honoré. C’est regrettable mais la nature humaine est ainsi faite. "

      "C’est regrettable mais la nature humaine est ainsi faite."

      Cela n’est pas une excuse.
      Le B.A.BA des principes démocratiques a été énoncé par Montesquieu dans « Le livre des lois ». Il avance ce que j’appelle le « principe de Montesquieu » lequel dit quelque chose de ce genre : « tout homme qui a du pouvoir a tendance (ou est amené) à en abusé ». Mais il ne se contente pas d’ajouter "C’est regrettable mais la nature humaine est ainsi faite.« De cette observation d’une certaine bassesse humaine, il déduit qu’il faut prendre des mesures institutionnelles pour faire en sorte que ceux qui ont du pouvoir ne puissent pas en abuser. De là il déduit le principe de la séparation des pouvoirs. Il faudrait aussi déduire la nécessité de mettre en place des contre-pouvoirs avec les syndicats. Malheureusement la corruption généralisée a fait en sorte que les dirigeants syndicaux, loin d’être des contre-pouvoirs sont la plupart du temps des complices des patrons qui se partage le pouvoir avec eux en obtenant des prébendes pour »la bande de copains" au lieu de faire prévaloir des principes de justice, de démocratie...


    • CN46400 CN46400 30 juillet 13:21

      @Jean Dugenêt
      La démocratie vue par Montesquieu, Tocqueville etc est une chose, déjà imparfaite. Jusqu’au 19° siècle toutes les constitution s’accommodent de l’esclavage. Et quand on entre dans la pratique on trouve beaucoup à boire et beaucoup à manger, et même si la corruption n’est pas généralisée, la perfection laisse toujours à désirer. Il y a toujours quelqu’un qui pense que ce qui n’est pas fait aujourd’hui pourra être exécuté demain. Et on n’a pas besoin d’aller en Chine pour trouver des exemples, y compris à propos du covid-19 ! 


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 30 juillet 13:53

      @CN46400
      Quand Montesquieu écrit « De l’esprit des lois » (et non pas « le livre des lois » comme je viens de l’écrire par erreur), il n’y a jamais eu de démocratie nulle part dans le monde. Lui-même est limité et contraint dans son mode pensée par ce qu’il vit. Ce livre est publié en 1748. Il semble impossible à l’époque de se passer d’une monarchie. Louis XIV a régné pendant 72 ans et Louis XV, qui est sur le trône, n’a que 38 ans. Montesquieu se situe dans la lignée du mouvement des intellectuels en pleine effervescence qui essaient d’imaginer une société plus juste, plus égalitaire, plus démocratique. C’est un signe prémonitoire de grands changements à venir. Cependant pour l’heure il ne peut guère imaginer mieux qu’une monarchie constitutionnelle. Nous sommes un siècle avant le Manifeste du Parti Communiste. Alors, je vous l’accorde, Montesquieu n’a inventé ni l’anarchie ni le communiste. Cependant, il a inventé un principe repris depuis dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen et dans toutes les constitutions républicaines : « toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée n’a point de constitution ».
      Je voulais principalement montrer que, par sa démarche, il n’était pas question de s’accommoder des bassesses humaines en disant : "C’est regrettable mais la nature humaine est ainsi faite". Une société démocratique doit être en mesure d’assurer au mieux le bien de tous en inhibant ces bassesses pour qu’elles ne puissent pas nuire à la collectivité. Les bassesses humaines ne peuvent en aucun cas justifier des décisions catastrophiques des gouvernements.


    • CN46400 CN46400 30 juillet 14:45

      @Jean Dugenêt
      Je ne conteste nullement les principes de Montesquieu, y compris l’utilité des contre-pouvoirs. Mais que c’est-il passé à Wuham ? Un toubid a tiré la sonnette d’alarme et une équipe de bas du plafond, comme il en existe en Chine aussi, dérangée, peut-être, dans une partie de taraud, a fait jouer ses épaulettes pour éviter l’affolement dans le quartier, alors que le plus grand sérieux aurait dû être requis....


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