lundi 9 mars 2015 - par Zevengeur

Le capitalisme dérégulé expliqué aux sans dents

Hollande sans dents

La majeure partie de la population ne possède aucune connaissance de base dans le domaine de l'économie. Les élites au pouvoir, uniquement préoccupées d'objectifs électoraux, surfent avec un grand mépris sur cette ignorance pour manipuler les cerveaux et les bulletins de vote.
Afin de lutter contre la pensée dominante, il est nécessaire de mettre en évidence les véritables enjeux du système capitaliste, ses mécanismes fondamentaux ainsi que les effets de sa dérégulation.

 

LES BASES DU SYSTEME CAPITALISTE

Le capitalisme est un système économique basé sur la propriété privée des moyens de production, ces moyens sont centrés sur la notion d'entreprise.

Au sein de l'entreprise, 3 acteurs interviennent :

- l'actionnaire (qui possède le capital)

- le chef d'entreprise (qui fait fonctionner cette dernière)

- le salarié (qui crée la valeur ajoutée de l'entreprise)

Un 4ième acteur pourrait être ajouté à cette liste, le robot ou le logiciel qui crée de la valeur mais qui détruit également des emplois humains. Il fait partie intégrante du capital mais se pose la question de savoir à qui devrait profiter la valeur créée par ce dernier.

Répartition ou concentration des richesses ?

L'éternelle problématique du système capitaliste a toujours été de déterminer la répartition des richesses produites.
Comment cette répartition se décide t'elle ?
La répartition des richesses est tout simplement le résultat des rapports de force entre les 3 acteurs (Jorion), ces derniers étaient autrefois appelés "classes".
Ce processus sera analysé en détail plus loin.

En fonction des époques, les rapports de forces ont parfois été du coté salariés mais la plupart du temps, ils ont été favorables aux actionnaires. C'est d'ailleurs la situation actuelle.

Dans tous les cas de figure, le capitalisme a tendance à induire plus ou moins rapidement un phénomène de concentration des richesses.

Cette dernière résulte de plusieurs mécanismes :

- propriété privée

- aliénation du travail

- héritage

- prêts de capitaux avec intérêts

- spéculation

- etc.

La notion de concentration des richesses n'est pas un concept abstrait, il s'agit bien d'une faible minorité de personnes physiques qui possèdent à eux seuls une proportion importante des richesses, en général sous la forme de capitaux.
Cette minorité est donc une sorte de caste qui domine le reste de la population.
A titre d'exemple, il est considéré à l'heure actuelle qu'environ 1% de la population mondiale possède à elle seule près de la moitié des richesses de la planète.

Pour le cas français, un premier élément à noter concerne le contexte de la seconde guerre mondiale. A l'époque, les grandes entreprises nationales ont largement collaboré avec l'occupant nazi ; à la fin du conflit, elles devaient en conséquence se faire oublier.
C'est pourquoi le programme du CNR (*) qui mit en place une redistribution sociale pour toute la population a été mis en œuvre sans résistance (si l'on peut dire !).
Durant une quarantaine d'années, le système capitaliste a donc été régulé par l'état, limitant ainsi en France le syndrome de concentration des richesses.
Il s'agit du modèle de capitalisme d'état à la française.

Dans le modèle anglo-saxon dérégulé depuis les années Reagan-Thatcher, la concentration des richesses a atteint en une vingtaine d'années un niveau à peine croyable (voir graphique ci-dessous).

Inégalités de patrimoine France et USA (Source).

(*) Conseil National de la Résistance

L'état seul peut corriger les déséquilibres

N'en déplaise aux libertariens tels Von Mises ou Hayek de l'école autrichienne et autres Milton Friedman, le concept de main invisible ou d'autorégulation du marché qui préserverait les intérêts de toutes les parties est une chimère largement démontrée par l'expérience.
En conséquence, nonobstant les rapports de force déjà cités, pour compenser le phénomène de concentration et introduire de la justice dans le système, la seule solution passe par une intervention de l'état.

Le modèle démocratique est basé sur le suffrage universel, l'ensemble des citoyens d'une nation élit ses représentants par le vote. Ces derniers ont pour mission première -c'est un truisme- de défendre les intérêts des électeurs.

Les exigences légitimes de la population sont à minima basées sur un partage de la richesse pour permettre à chacun d'avoir une vie décente (nourriture, toit, santé).

Dans un capitalisme régulé, une redistribution efficace vers la population est alors effectuée à travers les prélèvements sociaux, les impôts étant quant à eux plutôt réservés au fonctionnement de l'état.

La démocratie est l'ennemie du capitalisme

Il apparait donc d'une manière évidente que la démocratie est incompatible avec les intérêts de la minorité qui possède les capitaux. En effet, la redistribution sociale se fait au détriment de cette minorité.
Cette dernière n'est bien entendu jamais restée inactive, elle a en effet pris des mesures sur le long terme afin d'imposer la défense de ses intérêts aux décideurs politiques.
Cependant, dans les démocraties, ces décideurs sont élus par le peuple.
On peut citer à nouveau l'un des chantres de l'école autrichienne ultra-libérale d'extrême droite, Friedrich Hayek, qui déclara qu'une dictature de type Pinochet est préférable à la démocratie si elle est associée à un régime économique ultra-libéral.

Pour la minorité qui possède la plus grande partie des capitaux, la question est donc, dans les démocraties, de déterminer les moyens pour inciter les populations à voter contre leurs propres intérêts.
L'objectif de cette minorité étant de contrôler le pouvoir, il s'agit donc d'une oligarchie.

L'oligarchie a mis en œuvre plusieurs stratégies pour atteindre ses objectifs :

- financement des campagnes électorales et corruption

- jeu de chaises musicales entre public et privé

- contrôle des médias de masse

- culture de l'individualisme

- indice NAIRU

- immigration de travailleurs pauvres

- mondialisation

LA PRISE DE CONTROLE PAR L'OLIGARCHIE

Financement des campagnes électorales et autres conflits d'intérêts

Grâce à ses moyens financiers quasi illimités, l'oligarchie favorise le financement des campagnes de ceux qui défendront ses intérêts après leur élection.

La corruption est également un moyen d'influence très efficace, même si le problème est assez peu médiatisé en France.

Une autre procédure consiste à réaliser un jeu de chaises musicales en termes d'emplois public/privé.
Un responsable élu par le peuple n'a qu'une durée de mandat limitée. Pour "assouplir" la position politique de tel ou tel décideur public, il est possible de faire miroiter à ce dernier un futur emploi grassement rémunéré dans le privé.

Lors des campagnes électorales, une conséquence qui s'est exacerbée depuis une quinzaine d'années finit par devenir visible.
En effet, lorsqu'un candidat prétend à des responsabilités dirigeantes à haut niveau, ce dernier est obligé de faire des promesses à ses électeurs pour se faire élire.
Ces promesses ne peuvent bien entendu pas être tenues. Lorsque le candidat arrive au pouvoir, une politique inverse aux engagements est alors appliquée.
Il s'agit d'une preuve empirique supplémentaire qui démontre que les intérêts de l'oligarchie et ceux de la population sont incompatibles.

Quelques exemples :
"Si je suis élu Président de la République, je ferai voter dès l'été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des golden parachutes parce que c'est contraire aux valeurs qui sont les miennes" (N. Sarkozy - 2007)

- > résultat : en 2012, les golden parachutes existent toujours !

"Mon ennemi, c'est la finance" (F. Hollande - 2012)

- > Résultat : après 2 ans de mandat, aucune mesure de régulation à part une réforme bidon qui filialise 0.5% (!) des activités spéculatives des banques.

Pour masquer ces tromperies, le système tente d'appliquer le principe d'une information qui chasse l'autre afin de faire oublier les engagements initiaux.

Rachat des médias de masse par l'oligarchie

La plus grande partie de la population est non politisée et ne comprend pas les mécanismes de base de l'économie.
En conséquence, les études montrent qu'en général, les peuples votent pour ceux qui sont le plus représentés en volume et en durées d'antenne dans les médias mainstream (*).

L'oligarchie a très bien compris que celui qui possède les médias contrôle les cerveaux ! Elle a donc pris des participations majoritaires dans les médias, une poignée de gros actionnaires concentre la plus grande partie de ces derniers.
Elle peut ainsi influencer fortement les choix des électeurs à son propre avantage grâce aux techniques classiques de manipulations des masses, répétitions des mêmes discours, débats entre intervenants dont l'opinion ne diverge que sur des points de détail, etc...

(*) Cette manipulation ne fonctionne cependant pas dans 100% des cas comme le montre l'exemple du référendum de 2005 sur la ratification de la constitution européenne.

La culture de l'individualisme

On peut se demander comment une petite minorité peut dicter sa volonté à la plus grande masse qui devrait à l'inverse s'imposer grâce à la force du nombre.
Dans le passé, la classe dominée avait réussi à s'unir et obtenir ainsi un partage plus équitable des richesses par basculement du rapport de force.

Deux facteurs ont cependant brisé cet élan :
. la chute du régime d'Union Soviétique qui fut instrumentalisée pour démontrer que le capitalisme libéral n'a pas d'alternative viable
. la culture anglo-saxonne de l'individualisme, relayée en particulier dans l'enseignement supérieur et présente ad nauseam dans les médias

L'indice NAIRU ou le maintient d'un taux de chômage minimum

Lors de certaines périodes de forte croissance, le sort de la population (salariés) peut s'améliorer, il s'agit de périodes de plein emploi.
Le salarié est alors en position de force par rapport à l'entreprise et il arrive à négocier une compensation financière significative pour la valeur ajoutée qu'il fournit à cette dernière.

Cette situation étant insupportable pour l'oligarchie, elle a découvert l'indice NAIRU (*) pour reprendre l'avantage et capter à son profit la plus grande partie de la valeur ajoutée par les salariés de l'entreprise.

Qu'est ce que le NAIRU ?

Il s'agit d'une corrélation fondamentale découverte entre un taux d'inflation bas et un taux de chômage élevé.

L'idée est donc de maintenir l'inflation la plus basse possible afin de conserver un taux de chômage minimum.
Le salarié se retrouvera donc en position d'infériorité lors des négociations concernant le partage des gains, explication ici.
En effet, il existe souvent un chômeur à la porte, moins exigeant, prêt à prendre la place du salarié récalcitrant.

Le second avantage d'un taux d'inflation bas concerne la conservation du capital. En effet, une inflation élevée érode ce dernier (la fameuse euthanasie des rentiers).

L'immigration massive de populations pauvres a ensuite complété ce dispositif.

(*) Non-Accelerating Inflation Rate of Unemployment

L'immigration de travailleurs pauvres

En France, la dernière occurrence d'immigration massive de populations non qualifiées fut décidée au début des années 1970 sous l'influence du patronat.
Karl Marx avait déjà commencé à théoriser dès le 19e siècle l'influence d'un chômage de masse sur une tendance à la baisse des salaires, il s'agit de la fameuse notion d'"armée de réserve du capitalisme".

Dans une première phase, l'arrivée d'immigrés bien moins gourmands en terme de salaires fait pression à la baisse sur ces derniers.

La seconde phase a lieu lorsque le plein emploi est atteint, il suffit de poursuivre l'immigration massive pour cette fois augmenter artificiellement le chômage.
On tombe alors dans le processus de l'indice NAIRU qui arrive à contenir les salaires et l'inflation.

L'immigration des années 70 fut par ailleurs un échec partiel en terme d'intégration (*). De nombreuses données sociologiques en témoignent et la preuve ultime en fut donnée avec les attentats endogènes du 07 janvier dernier.

(*) Ce sont les gouvernements Pompidou et Giscard qui ont décidé de l'immigration massive des années 70. Ils auraient pu résumer la situation en déclarant : "L'immigration est notre décision et l'intégration des immigrés est votre problème".

La mondialisation, l'estocade aux salariés et aux états

La mondialisation fut une autre invention qui en est à sa seconde tentative. La première mondialisation, lancée à la fin du 19e siècle sous hégémonie britannique -la grande puissance maritime de l'époque- s'est soldée par la crise de 1929 et 2 guerres mondiales.

La mondialisation actuelle (v2.0) a permis :

- de positionner en concurrence les salariés au niveau mondial et donc de niveler les salaires vers le bas

- de mettre les bénéfices à l'abri des impôts dans les pays laxistes appelés aussi paradis fiscaux

- de menacer les états de délocalisations supplémentaires en cas de prises de mesures défavorables aux multinationales

Elle eu pour conséquences :

- la baisse des revenus des états

- la baisse des salaires dans les pays développés

Et en corolaire :

- l'augmentation des déficits et de l'endettement des états

- une accélération de la concentration des richesses par les actionnaires

-> L'évasion fiscale des multinationales est la cause majeure des déficits publics, voir cet article ici.

Les actionnaires ont thésaurisé des surplus pharaoniques en grande partie grâce à l'évasion fiscale. Mise à part la spéculation, que pouvaient-ils faire de toutes ces richesses ?

Une solution très élégante fut de prêter ces surplus aux états pour financer leurs déficits !

Ensuite, conséquence remarquable, les contribuables paient une dime à la finance pour rémunérer les intérêts de la dette de l'état.

-> Rappelons à ce sujet qu'en France, l'intégralité de l'impôt sur le revenu sert à payer les intérêts de la dette. Vos impôts vont donc directement dans la poche de la grande finance...

La finance, dans sa grande sollicitude, ne manque pas de donner des conseils aux états en leur recommandant de diminuer leurs dépenses ! Dit autrement, la redistribution doit cesser...
Elle oublie cependant, entre autres, de mentionner que les cadeaux fiscaux faits aux entreprises depuis plus de 20 ans n'ont créé aucun emploi mais qu'ils ont par contre arithmétiquement fait baisser les revenus des états.
En corolaire, les déficits ont explosé car les états ont oublié une règle évidente qui est la suivante :
si l'on supprime ou diminue un impôt, il faut soit le remplacer par un autre impôt, soit baisser les dépenses.

-> Après deux échecs successifs, on continue à tenter de nous démontrer le caractère apodictique des bienfaits de la mondialisation.

Une oligarchie psychopathe au pouvoir

Ces stratégies ont parfaitement fonctionné car le résultat est en effet visible, le véritable pouvoir est aujourd'hui détenu par les très riches. Ce contexte correspond parfaitement à la définition d'une oligarchie de fait.
La grande force de cette dernière est qu'elle n'apparait pas frontalement, elle se contente de tirer les ficelles.

A noter cependant pour ceux qui pourraient crier à "la théorie du complot", que l'oligarchie n'est pas formellement structurée, il s'agit d'une population de psychopathes (*) qui se contentent de partager des valeurs et des intérêts communs.

(*) En témoigne leur degré d'empathie zéro lorsque l'on observe les effets induits par leur politique au niveau mondial. On constate par exemple l'esclavage des enfants, le phénomène des travailleurs pauvres qui se répand en occident, les émeutes de la faim, les bâtiments qui s'effondrent sur les ouvriers (Rana Plaza), etc.

Après avoir analysé les moyens utilisés par l'oligarchie pour assoir son pouvoir, il reste à comprendre le mécanisme de répartition des richesses produites.

LA REPARTITION DES RICHESSES

Au sein de l'entreprise, les richesses produites sont donc à répartir entre les 3 acteurs cités plus haut :

- l'actionnaire

- le patron (et l'entreprise)

- le salarié

Le processus de distribution des richesses se fait en 2 temps et en fonction de rapports de force.

Première phase :
La distribution des richesses fait l'objet d'une première négociation entre le patron et l'actionnaire.

Seconde phase :
Ce n'est que dans un deuxième temps que le salarié négocie avec le patron pour la répartition de ce qui reste entre salaires, primes et investissements.

Les chiffres de l'OCDE montrent clairement que la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises est en baisse constante depuis 30 ans. Il s'agit donc d'un phénomène de vases communicants des revenus des salariés vers ceux de l'actionnaire.

Après la mise au pas du salarié, le cas du patron

Le cas du salarié ayant été réglé, il fallut s'occuper de celui du patron au cas où ce dernier aurait quelques velléités de justice sociale.
On parle ici des grosses entreprises multinationales car dans le cas des PME, le patron n'est guère mieux loti que le salarié.

L'idée fut de transformer le patron en actionnaire à l'aide du mécanisme des stock options et donc de faire en sorte que ses intérêts soient convergents avec ceux des actionnaires.

L'une des conséquences de ce processus fut les fameux licenciements boursiers, l'intérêt de la direction générale de l'entreprise étant directement lié au cours de l'action.

Le démantèlement des états est en cours

A travers ses bras armés de la troïka (UE, BCE, FMI), l'oligarchie exige l'arrêt de la politique de redistribution des richesses. La périphrase utilisée, car la rhétorique est fondamentale, évoque pudiquement le terme de "réformes structurelles".
La novlangue, concept inventé par Georges Orwell en 1949 est aujourd'hui couramment utilisé en communication politique.

Il existe pourtant un cas où le système privé accorde une utilité aux états. En effet, suite à une spéculation illimitée et très risquée qui explose systématiquement en bulles, les banques et les investisseurs qui sont derrière risquent la faillite.
Dans une sorte de schizophrénie associée à une parfaite mauvaise foi, les banques se tournent alors vers les états pour couvrir leurs pertes.
On nous explique qu'il n'y a pas d'alternatives (TINA) et qu'il faut sauver le système bancaire pour éviter l'écroulement de tout le système.

-> En réalité, ce sont les actionnaires et les investisseurs qui refusent de prendre leurs pertes et qui les font éponger par le contribuable.

Toute "brillante" que soit la politique économique dominante, cette dernière a fini par se prendre les pieds dans le tapis en 2007.
Comment cela a t'il pu se produire avec un système qui d'après l'école ultra-libérale est réputé infaillible ?

LORSQUE LA MECANIQUE S'EST ENRAYEE

La captation des richesses par le capital a eu pour conséquence des salaires qui sont descendus en dessous d'un seuil. Ces derniers ne sont plus assez élevés pour permettre au système consumériste d'écouler sa camelote sur le marché (*).

Part-des-salaires-dans-la-valeur-ajoutee-des

(*) Avec certes des disparités entre les pays

Informatisation et robotique
Un autre facteur défavorable fut l'augmentation drastique de la productivité, en effet, fabriquer plus avec moins de main d’œuvre a permis d'améliorer les marges.
Cette augmentation grandement aidée par l'automatisation (informatique, robotisation) a en plus diminué le nombre d'emplois humains disponibles.

Disparition de l'emploi
Ces emplois qui ont disparu n'ont pas été remplacés par d'autres. Lorsqu'un salarié est remplacé par une machine ou par un logiciel, ce dernier se retrouve à la rue sans aucun revenu compensatoire (*).
Même si les TIC (**) ont contribué à créer des emplois, le solde net induit par ces dernières est largement négatif, c'était d'ailleurs l'objectif initial.

-> L'emploi humain tend donc à disparaitre.

La valeur ajoutée obtenue grâce aux gains de productivité va directement dans la poche de l'actionnaire car les logiciels et autres robots font partie intégrante du capital.

-> Pourquoi cette question ne fait elle pas l'objet d'un débat ?

(*) Abstraction faite des allocations chômage qui ne durent qu'un temps
(**) Technologies de l'information et de la communication

Les consommateurs ne consomment plus
Dans un premier temps, le système a réagi en proposant la possibilité d'emprunter (moyennant intérêts) à ceux qui n'ont plus les moyens de consommer, cela a fonctionné un temps, cependant un emprunt doit être remboursé et une grande proportion de la population s'est retrouvée dans l'insolvabilité.
Le résultat est une activité mondiale atone, avec de grandes zones économiques sans croissance à la limite de la récession (Europe, États-Unis). Seuls les BRICS (*) présentent encore des taux de croissance significatifs mais ils ne suffisent pas à tirer le reste de la planète dans leur sillage.

(*) Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud

La grande crise (bis)
La crise de 1929 issue de la première mondialisation fut appelée "la grande crise", elle est encore bien présente dans la mémoire des économistes.

Cependant, en 2007, une nouvelle crise financière majeure s'est déclenchée. Elle fut liée à une dérégulation effrénée du système.
Voir l'explication ici.

Cette crise d'abord financière a induit ensuite une crise économique qui a gravement endommagé le système.

La liste des dégâts est longue :

- énormes volumes d'actifs toxiques cachés dans les bilans bancaires

- déficits et dettes publiques/privées insoutenables

- stagnation économique mondiale

- extrême concentration des richesses qui freine la consommation

- planète exsangue (pollution, réchauffement, ...)

- etc...

Bien que les banques centrales agissent d'une manière assez habile (Communication et robinet à liquidités pour la BCE) ou très risquée (Planche à billet pour la FED et la BoJ), elles ne peuvent à elles seules résoudre les problèmes majeurs soulevés par cette crise.

L'économie mondiale dont la survie est basée sur la croissance est actuellement en stagnation.
Le système financier mondial est aujourd'hui en état de mort clinique depuis la crise de 2007/2008, mais il ne le sait pas encore.

Walking Dead 01 - 134pts
The Walking "Dead Banks" !

Il est devenu un véritable zombie, son cadavre ne continue à s'agiter faiblement que sous l'effet de la perfusion en liquidités des banques centrales.

L'oligarchie a déjà obtenu la socialisation des pertes abyssales des investisseurs issues de la crise de 2007. La prochaine pilule que tentent de nous faire avaler les élites concerne le financement des déficits publics induits par la spoliation des recettes fiscales par les multinationales.

Les salaires ont déjà été largement lessivés au profit des dividendes mais cela ne suffit pas, il faut en plus que les dépenses sociales soient ramenées à leur portion congrue pour éviter à tout prix la faillite des états.

A l'heure où l'on commence à envisager un défaut de la dette grecque, on pourrait supposer que les investisseurs accepteront pour une fois de prendre leurs pertes.
Rassurez-vous, il n'en sera rien car ces derniers ont réussi à transférer leurs créances helléniques aux états de l'Union Européenne, autrement dit aux citoyens !

-> Les créanciers ont fini par comprendre que le surendettement des états est devenu en réalité leur propre problème, après tout c'est bien le débiteur qui est en position de force lorsque les montants empruntés ont atteint un certain seuil !

En 1789, si l'on simplifie un peu, les têtes de ceux qui exploitaient la population sont tombées.
Aujourd'hui, elles ont repoussé et le boulot est à refaire, mais cette fois c'est au niveau mondial qu'il va falloir agir...

Michonne c



145 réactions


  • gaijin gaijin 9 mars 2015 15:31

    + 1000


    • doctorix, complotiste doctorix 9 mars 2015 23:50

      Deux solutions :

      1) confiscation
      2) révolution.
      Nous ne sommes pas encore tout à fait assez pauvres pour nous révolter, mais je sens que ça vient.
      A l’examen des deux schémas exposés, on se rend compte qu’en France, éliminer (ou déposséder) les 10% les plus riches doublerait la fortune des 90% qui restent.
      Aux Etats-Unis, cette même élimination (ou dépossession) la quadruplerait.
      Tôt ou tard, c’est ce qui va se produire, en commençant par l’Amérique.
      Les possédants n’étant pas assez malins pour jamais le comprendre, et transiger, leur sang inondera quelque jour les caniveaux. 
      On ne sait pas quand ça se passera, mais on sait que ça se passera.
      Qui trop embrasse, mal étreint, et tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise.

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 10 mars 2015 07:18

      @doctorix
      Les Grecs ont fait plus de 20 000 manifestations, en pure perte, ils sont ruinés.
      La Troïka s’en fout, chez eux personne n’est élu.


    • doctorix, complotiste doctorix 10 mars 2015 11:40

      @Fifi Brind_acier

      Pour l’instant, il ne s’agit que de manifestations.
      Mais on peut s’attendre à un 14 Juillet sanglant, si le processus ne s’arrête pas.

    • 1871-paris 1871-paris 10 mars 2015 11:49

      @doctorix
      C’est pas qu’ont est tout a fait assez pauvre, c’est que c’est rapaces de ploutocrates, ne seront jamais assez riches !

      pour preuve, ils n’ont rien a ciré du sort de ceux en chine, inde et autre, c’est pas notre sort qui va les atteindre un peu plus...

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 10 mars 2015 13:56

      À l’auteur :
      QUOTE
      LA REPARTITION DES RICHESSES
      Au sein de l’entreprise, les richesses produites sont donc à répartir entre les 3 acteurs cités plus haut :
      l’actionnaire
      le patron (et l’entreprise)
      le salarié
      Le processus de distribution des richesses se fait en 2 temps et en fonction de rapports de force.
      Première phase :
      La distribution des richesses fait l’objet d’une première négociation entre le patron et l’actionnaire.
      Seconde phase :
      Ce n’est que dans un deuxième temps que le salarié négocie avec le patron pour la répartition de ce qui reste entre salaires, primes et investissements.

      UNQUOTE

      Ce processus peut être largement amélioré, à long terme, en faveur des « salariés » que Karl Marx fourvoie depuis plus de 160 ans ! ! !...
      Voir :
      Fondation Capitaliste Virtuelle : Bilan 2001 - 2014
      entre autres...

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 16 mars 2015 00:52

      @gaijin


      Oui...et j’en rajouterais. Mais à quoi bon ?  Il faut comprendre que, à quelques rarissimes exceptions près qui n’ont sans aucun impact !, les décisions sont maintenant prises par leurs décideurs respectifs au SEUL vu des avantages personnels qui leur en échoient.... que et cela désormais va de soi et est tenu pour acquis. La gouvernancce est TOTALEMENT corrompue... 

      Il y a concentration constante, donc, de la richesse pour refleter le pouvoir de chacun, jusqu’au niveau ou le systeme ne fonctionne plus , car il devient rationnel de ne respecter AUCUNE regle que celles qui ont dans instant présent la force de s’imposer. Or, une société ne peut fonctionner sans une solidarité élémentaire.

      Notre société ne peut survivre que ci elle adoptera une vision de COLLABORATION, remplacant le paradigme darwinien libéral du triomphe du plus fort, lequel EST SUICIDAIRE DANS UNE SOCIÉTÉ D’INTERDÉPENDANCE CROISSANTE.. Le probleme sociétal actuel ne peut etre résolu que par une nouvelle MORALiTÉ.qui ne repose pas sur l’acquisition.

      Le premier signe qu’on commence à voir la lumire sera le choix personnel de la "Simplicité Volontaire et une décision collective pour une réparttion plus équitable de la richesse.




      Pierre JC Allard


      .






    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 16 mars 2015 01:29
      @doctorix
      La façon simple d’arreter la crise financier sans catastrope est connue et relativement facile.... maii pourquoi mettre fin a un jeu auquel ceux qui comptent peuvent sattendre a encore à des années de plaisir..... Une rumeur veut que le FME sous DSK y ait fait allusion.... Une mauvaise pensée.... Il a été puni....

      PJCA


  • Zevengeur Zevengeur 9 mars 2015 15:37

    Je recommande l’article suivant :
    L’industrie française face à la financiarisation du capitalisme

    paru ce matin sur ce site, il complète très bien mon propos !


  • julius 1ER 9 mars 2015 15:43

    très bon article qui résume bien la situation actuelle et qui plus est, fait preuve de pédagogie ce qui est le moindre mal par les temps qui courent !!!!!

    je partage l’idée que le Capitalisme est en train de faire exploser notre société littéralement preuve en est que beaucoup de français s’apprêtent à voter FN qui est l’ABC de la crétinitude au niveau économique......
     bon malheureusement peut-être que l’on va passer par la transition « Friedmanesque » pour qui une dictature est préférable à la Démocratie afin de ménager le Capital..... mais cet aventurisme, car c’est de l’aventurisme que d’ouvrir « La boîte de Pandore » va coûter très cher au peuple et surtout aux faibles qui croient qu’ils vont être pris en compte.......
    décidément l’avenir s’annonce de plus en plus sombre !!!!!!!!!!

    • Zevengeur Zevengeur 9 mars 2015 15:50

      @julius 1ER

      La sortie de l’Euro associée à une dévaluation n’est pas une idée si crétine que cela car cela nous permettrait de retrouver de la compétitivité par rapport à l’Allemagne.

      Ce qui est plus gênant, c’est que ce soit le FN qui se l’approprie et aucun autre parti.


    • philippe913 9 mars 2015 15:59

      @Zevengeur
      on vient d’assister à une dévaluation de l’euro de, combien déjà ? 30% par rapport au dollar.
      ça le fait ou pas ?


    • Zevengeur Zevengeur 9 mars 2015 16:37

      @philippe913

      En fait c’est le dollar qui a progressé, sur un delta de 16% par rapport au dollar, l’Euro n’a en fait baissé que de 5% vis à vis des autres devises (Livre, Yen, Yuan...).

      En effet, c’est très favorable pour toute la zone Euro en terme de compétitivité mais cela ne change rien pour notre déséquilibre commercial par rapport à l’Allemagne puisqu’ils ont également l’Euro...ce problème reste entier !


    • L'enfoiré L’enfoiré 9 mars 2015 19:03

      @Zevengeur,


      « c’est très favorable pour toute la zone Euro en terme de compétitivité »

      La compétitivité dépend de deux choses : du prix des importations et celui des exportations.
      Alors, oui, si vous ne devez rien importer et tout exporter aux Etats Unis, sera intéressant.
      Dans le cas contraire....
      L’économie est un équilibre entre production et utilisation des matières premières pour cette production. Comme vous travaillez dans la branche numérique, vous devez le savoir. 

      Pourquoi l’Allemagne est un problème qui reste entier ?
      Simple : la renommée de leurs produits.
      Et les produits qu’ils vendent intéressent plus les pays qui leur achètent qu’un autre ou ils ont de meilleurs vendeurs.
      A cause de la fiabilité, la longévité, la sécurité de leur emploi.
      Que reste-t-il à faire ?
      La réponse se trouve dans la question. smiley 

    • HELIOS HELIOS 9 mars 2015 19:25

      @julius 1ER vous ecrivez : .... français s’apprêtent à voter FN qui est l’ABC de la crétinitude au niveau économique....


      Votre option politique vous entraine a tout melanger.

      Le FN a au moins 3 points importants qui permettent de contrer le systeme decrit dans l’article :

      —(1)— La souveraineté, difficile a mettre en oeuvre, mais qui permet a un pays d’avoir une action politique soutenue par la population, donc une action sur la redistribution....

      —(2)— La douane et ce qui s’y apparente, qui permet d’equilibrer les termes de l’echange, c’est a dire d’eviter autant que faire se peut le dumping social qui perturbe la redistribution et l’equilibre capital/travail....

      —(3)— La limitation de l’immigration (je ne parle pas de culture, d’origine etc) qui diminue sensiblement la disponibilité du travail a bas coût dont profitent les entreprises et pesent sur les salaires. Rappelons que les cotisations sociales et les impôts sont proportionnels aux salaires et l’immigration a un cout bien caché dû a cette diminution.)

      Au moins sur ces 3 points, que le bon sens populaire est en train de plebisciter, votre qualification de « cretinitude » est déplacée, à moins que vous fassiez partie de cette oligarchie....

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 9 mars 2015 19:56

      @Zevengeur
      Un informaticien qui ne connaît pas l’ UPR, c’est étonnant !
      Charte fondatrice de l’ UPR.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 9 mars 2015 20:01

      @HELIOS
      Sauf que le FN raconte ce que vous dites entre deux élections, et encore, faut regarder de près, il a au moins 14 versions différentes sur l’ UE et l’ euro. Allez savoir quelle est la bonne ?
      Mais que dans ses engagements vis à vis des électeurs, on ne retrouve absolument rien sur la sortie de l’ UE et de l’euro. Cf les affiches du FN.
      Vous devriez lire plus attentivement les documents électoraux du FN.


    • L'enfoiré L’enfoiré 9 mars 2015 20:19

      @Fifi Brind_acier Bonjour, 

      Combien l’UPR vous paye-t-il pour faire leur pub ?
      A chaque article vous en parlez
       :—)

    • GrandGuignol GrandGuignol 9 mars 2015 20:37

      @L’enfoiré

      Je crains que Fifi n’ait compris l’urgence de la situation actuelle de la « France » vassal d’une UE dictatoriale qui nous pousse à la guerre et à l’austérité, si ce n’est au vol pur et simple de nos comptes épargnes pour payer la dette des banquiers.

      Devant cette urgence, que peu entrevoit, Fifi fait preuve de ténacité et tente à chaque occasion de reveiller les endormis !

      Merci à tous les résistants/es, comme Fifi, au régime de dictature de l’UE qui veulent vraiment sortir de cet enfer et qui font le maximum bénévolement pour faire connaître le seul parti qui ne prend pas ses adhérents pour des cons !


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 9 mars 2015 20:52

      @L’enfoiré
      Je crois que vous confondez la compétitivité avec la balance des paiements..
      La compétitivité dépend de la valeur de la monnaie.
      Ou bien faute de dévaluation pour ajuster la monnaie, ce que préfèrent les européistes, c’est le but des Lois Macron, contracter la masse salariale en faisant disparaître les acquis sociaux et les dépenses consacrées aux services publics, pour faire baisser le prix du travail.


    • julius 1ER 9 mars 2015 21:05

      @HELIOS

      la souveraineté ....... parlons en aux boites du CAC40 justement qui ne payent plus d’impôts ici !

      la douane ... on ferme les frontières et on embauche des milliers de douaniers et qu’est-ce que çà change au niveau de la compétitivité ?????
      l’mmigration ..... c’est le fantasme des frontistes et depuis longtemps l’immigration est plus faible en France qu’en Allemagne et çà ne résout en rien le problème de l’absence de création d’emplois, qui plus est celui de l’évasion fiscale ...ni celui de l’hyper mécanisation et automatisation des productions qui va de paire avec la concentration capitaliste, deux facteurs qui jouent un rôle important dans la dégradation du niveau de l’emploi avec en plus comme facteur aggravant la priorité donné aux actionnaires et qui a atteint un niveau inconnu dans l’histoire .....
       alors les thèses économiques du FN sont totalement à côté de la plaque rien qu’en rapport avec l’énoncé précédent alors là où il faut aller de l’avant et mettre en place un autre type d’économie, je crois qu’avec le FN on va retourner 50 ans en arrière ......

    • L'enfoiré L’enfoiré 9 mars 2015 21:30

      @Fifi Brind_acier
      Pas uniquement

      si ce n’était que la monnaie, toutes les entreprises ayant la même monnaie auraient la même compétitivité 

    • Zevengeur Zevengeur 9 mars 2015 22:18

      @Fifi Brind_acier

      Oui je connais l’UPR de Mr Asselineau et je suis plutôt d’accord avec ses thèses.

      Cependant je sous-entendais les « gros » partis, cad au moins 10% de poids électoral.

      Ceci dit, l’UPR pourrait progresser, c’est tout le mal que je leur souhaite.


    • HELIOS HELIOS 9 mars 2015 22:19

      @julius 1ER

      je vous citais des exemples en rapport avec l’article....
      Bon, allons-y :
      La souveraineté permet, par exemple, de modifier les regles comptables des entreprises, donc de consolider ou de degrouper certains flux.... de limiter certains transferts hors fiscalisation... de soumettre certaines activités a des taux differents, bref, quel que soit l’entreprise, transnationale ou pas, de participer au financement de la société par les taxes et les impôts.
      Il y a des pays qui agissent comme cela et ne s’en portent pas plus mal, les grandes entreprises reste pour les marchés qu’ils représentent et ne peuvent pratiquement plus exercer leur activité de prédation. 
      C’est l’etat qui decide des impots, pas les cabinets d’avocats ni les staffs de l’entreprise... encore faut-il que la classe politique portée au pouvoir par les citoyens soit consciente et respectueuse de leur volonté.
      Un etat souverain peut prendre des decisions dans l’interet du pays... décisions qui peuvent etre générales ou ponctuelles, definitives ou temporaires et dans tous les cas bénéfiques.

      La douane... non, on ne ferme pas la frontiere, on n’embauche pas des milliers de douaniers supplémentaires.
      On agit comme le font d’autres pays, on utilise les moyens informatiques actuels qui permettent de quasiment tout savoir sur l’origine, les couts des importations et nos services diplomatiques qui savent donner les informations sur les regles sociales des pays qui exportent vers la France.
      Un pays qui n’a ni système de santé, ni retraite, ni école (par exemple, car il y a d’autres criteres) et qui exporte a des prix inférieur de son marché intérieur, souvent avec une monnaie sous-évaluée DOIT subir des droits de douanes tentant d’équilibrer les prix.
      Il n’est pas question de construire une usine a gaz, simplement appliquer des taux forfaitaires par catégorie de produit pour chaque pays auxquels on achete quelque chose, directement ou indirectement.
      note : la compétitivité n’a rien a voir la-dedans, la France est plus compétitive que la majorité des pays, chez nous c’est le cout du travail lié a notre niveau social (et non pas le niveau de l’Euro) qui pénalise nos produits a l’exportation.

      L’immigration... comme je vous l’ai ecrit, il n’est pas question de qualifier en quoi que ce soit l’immigration.
      le fait qu’une quantité d’immigrants entre dans le pays, fait que ces immigrants cherchent a travailler et c’est legitime.
      Comme tout les marché, celui du travail est régi par les simples lois que l’on connait... plus il y a de travailleur au chômage, plus ces mêmes travailleurs sont prêts a baisser leur pretentions.
      Cela pèse sur les salaires qui diminuent, permet aux employeurs de faire pression sur le respect dû, justement, a ces travailleurs... globalement diminue la masse salariale et donc le pouvoir d’achat, et de fait diminue les entrées de cotisations sociales (met donc en difficulté les organismes sociaux), diminue les impots (et donc les ressources de l’etat)... sans oublier le fait que les citoyens en periode de penurie sont sensibles et donc epidermiquement ulcerés... ne dit on pas que lorsqu’il n’y a plus de foin dans le ratelier, les chevaux se battent ???

      Je ne prétends pas que ces mesures soient la panacée, soient suffisantes... je pretends simplement qu’il faut probablement passer par là, plus ou moins profondément et que le FN est porteur de ce type de mesures, peu importe l’idéologie de ce parti.
      Il n’est d’ailleurs pas le seul a les proposer de par le monde et même en France certains economistes y pensent serieusement.

      Je prétends par contre que votre qualificatif de « cretinitude » est mal venu sur ce thème, évidement et fait parti d’un dénigrement systémique de votre part.
      Vous avez parfaitement le droit de combattre un parti et ses idées, vous ne pouvez pas par contre qualifier le programme du FN qui propose des mesures de bon sens juste parce que le FN les supportent, a moins d’apporter des éléments factuels, des exemples historiques ou des consequences evidentes et incontournables.

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 10 mars 2015 07:22

      @L’enfoiré
      Si on comptait sur les médias pour expliquer tous les mensonges du FN, on pourrait attendre longtemps. Le FN est un Parti leurre, comme Podémos ou Syriza, des nasses destinées à neutraliser les mécontents.
      Et l’ UPR explique pourquoi. Si cela ne vous convient pas, faudra apprendre à faire avec.


    • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2015 10:49

      @Fifi Brind_acier


      « Et l’ UPR explique pourquoi. Si cela ne vous convient pas, faudra apprendre à faire avec. »
      Ce n’est pas la question de faire avec ou non, mais je le répète, JE NE SUIS PAS FRANCAIS, ce qui veut dire que l’UPR, j’en ai rien à cirer, même si j’étais sur sa vague protectrice.
      Nous avons aussi nos partis avec des lettres qui se bousculent, pour les représeneter..
      Est-ce plus clair ? smiley

    • moussars 10 mars 2015 12:21

      @Zevengeur

      Le dollar monte face à presque toutes les monnaies alors que les amerloques font du Q.E. depuis plus de 4 ans et ont photocopié plus de 8 000 milliards de dollars !!!
      Rien que ce fait démontre l’inanité des théories économiques et financières enseignées en fac, toujours en retard d’une guerre par rapport aux pleins pouvoirs de ce monde financiers qui dirigent la planète au mépris de la démocratie la plus élémentaire...


    • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2015 12:37

      @Fifi Brind_acier
      Confondre la compétitivité avec la balance des paiements ?

      La monnaie intervient avec son taux mais ce n’est pas elle qui crée la compétitivité d’une entreprise.
      Cette définition vous le révèle.
      C’est la capacité à affronter des concurrents sur des marchés donnés.
      La monnaie n’intervient qu’après coup.
      Si tout le monde avait la même monnaie dans le monde ou que les taux et parités étaient fixés comme ce fut le cas dans le débuts des années 70, nous n’aurions pas le problème de prise de risque monétaire à assurer. 

    • Zevengeur Zevengeur 10 mars 2015 14:01

      @moussars

      Le dollar monte pour la simple raison que le QE de la FED a été stoppé, donc puisqu’on ne trouve plus de dollars gratuits, alors sont « prix » augmente c’est logique !

      Ensuite, pourquoi l’impression monétaire pléthorique des 4 années de QE n’a t’elle pas fait bondir l’inflation américaine ?

      La réponse est simple, c’est parce que cette (fausse ?) monnaie n’est jamais entrée dans l’économie réelle, elle n’a servi qu’à spéculer sur les marchés boursiers pour assurer les rendements des actionnaires.

      Enfin, le QE US n’ a pu être arrêté que parce que la BOJ puis la BCE ont pris le relais.


    • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2015 16:36

      @Zevengeur,


      « cette (fausse ?) monnaie n’est jamais entrée dans l’économie réelle, elle n’a servi qu’à spéculer sur les marchés boursiers pour assurer les rendements des actionnaires.

      Enfin, le QE US n’ a pu être arrêté que parce que la BOJ puis la BCE ont pris le relais. »


      Fausse monnaie ? Stop.

      Si c’est du dollar que vous parlez, je crois qu’il y a erreur sur la « personnification » de cette monnaie.

      Les billets « dollar » si vous en avez dans la main aujourd’hui, sont les mêmes que ceux que vous verrez dans son histoire.

      Combien de fois, le l’euro a-t-il changé de tête ?

      Le dollar est une monnaie réputée et acceptée partout dans le monde.

      Allez voir dans les pays dit « communistes » comme Cuba, par exemple.

      Quand j’y étais on connaissait les dollars, mais les monnaies européennes, c’était plutôt inconnu. L’euro est peut-être devenu plus connu aujourd’hui. Quand au BOJ, si je vous demande qu’est-ce qui existe sur son billet, que répondrez-vous sans regarder ?


    • Zevengeur Zevengeur 10 mars 2015 17:00

      @L’enfoiré

      Parler de fausse monnaie signifie que la FED « émettait » des dollars pour acheter directement des obligations d’état US, en gros l’état US se prête à lui même !
      (le reste des dollars émis servit à spéculer en bourse pour faire grimper le cours des actions)

      Au vu de la dette US (103% du PIB si je ne m’abuse), qui peut croire qu’elle sera remboursée un jour ?
      En particulier, le jour du défaut américain, les dollars de la FED seront les premiers à valoir zéro, CQFD !

      Nota 1 : les autres dettes, France en tête sont dans le même cas, à ceci près que jusqu’à présent les européens se sont financés sur les marches, dans ce cas, ce sont les prêteurs qui vont perdre leur mise (vous souvenez vous des emprunts Russes ?)

      Nota 2 : si les « marchés » lisent ceci, ils perdront confiance et tout s’effondrera. Prions pour qu’ils ne tombent pas sur ce commentaire :)))


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 10 mars 2015 19:00

      @L’enfoiré
      Si vous aviez regardé la vidéo en lien vous auriez compris.
      La compétitivité allemande dépend d’autres facteurs, elle est leader mondial des voitures haut de gamme et des machines outils, elle n’a pas de concurrence.


    • Pakete 11 mars 2015 04:57

      @Zevengeur

      A savoir si ils veulent vraiment sortir de l’UE.

      Or, quand on leur pose la question, ils restent évasifs et parlent alors de « monnaie commune ».

      Et effectivement, il y a un vide majeur à gauche où tout le monde reste eurolâtre.


    • Zevengeur Zevengeur 11 mars 2015 10:40

      @Pakete

      Je suppose que le « ils » fait référence à l’UPR.

      Leurs propositions est bien de sortie de l’Euro ET de l’UE.

      Après, si l’on parle de monnaie commune, c’était la bonne solution. Elle était prônée par les anglais qui avaient compris les défauts rédhibitoires d’une monnaie unique pour une zone économique hétérogène et sans redistribution fédérale.
      C’est pour cela qu’ils ont refusé l’Euro.

      Une monnaie commune permettrait des ajustements monétaires par pays dans le cadre d’une zone d’échange avec l’extérieur de l’Europe en Euros.
      De plus, une monnaie commune aurait pu le cas échéant être transformée en monnaie unique lorsque dans 1 siècle (au bas mot) les pays d’Europe auraient (peut être) réussi leur intégration sociale et économique.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 15 mars 2015 12:35

      @L’enfoiré
      Pas du tout plus clair, non. Ce qui importe ce sont les engagements pris, pas les sigles.
      Voici le programme de l’ UPR. Vous pouvez en faire une critique argumentée, c’est quand vous voulez !


    • Zevengeur Zevengeur 25 août 2017 17:06

      @Zevengeur

      Au moment où j’ai rédigé ce commentaire, je ne connaissais pas l’existence de l’UPR de François Asselineau !


  • julius 1ER 9 mars 2015 15:53

    la « perle » de la semaine a été décochée par le sieur Gattaz ... incompris devant l’éternel alors que les chiffres des montants versés aux actionnaires ont été dévoilés plaçant la France en 3ie position

    derrière la Grande-Bretagne et les Etats-Unis toujours en tête !!!!!!!!!!

    Mr Gattaz pour qui décidément rien ne peut entraver sa marche vers la duplicité et la mauvaise-foi pour ne pas dire son incommensurable crétinerie..... a lié le fait qu’il n’y aurait plus d’emplois créés en France à cause justement du mauvais traitement réservé aux actionnaires.............
    comprenne qui pourra ???? soit ce monsieur est un imbécile fini ???? soit il est temps qu’il disparaisse des écrans-radars pour cause de sénilité ou de débilité profonde ....
    en tous cas ce Mr n’a plus sa place à la tête du Medef ni comme interlocuteur des pouvoirs publics car il a dépassé les bornes de la décence et de la plus élémentaire probité intellectuelle.

    • Zevengeur Zevengeur 9 mars 2015 16:49

      @julius 1ER

      Si la France distribue moins aux actionnaires (fonds de pension ou hedge funds), alors ces derniers iront sévir ailleurs en dépeçant d’autres multinationales, ce qui détruira ces dernières sur le long terme à cause du manque d’investissements, (voir le cas de Sanofi).

      Cependant, Macron n’a pas entièrement tort non plus lorsqu’il explique que si les cours chutent suite à la désertion de la bourse, alors les OPA risquent de pleuvoir sur nos sociétés du CAC. Et alors bye bye les grosses boites françaises.

      Rien n’est simple !


    • julius 1ER 9 mars 2015 17:30

      @Zevengeur

      ah parceque tu considèrent que les boîtes qui ne payent plus d’impôts en France sont des boîtes françaises ?????
      jusquà nouvel ordre on peut revendiquer la citoyenneté lorsque l’on paye des impôts ici sinon quelle différence avec une boîte allemande ou américaine ???
      c’est tout le problème du noman’sland juridique une boîte devrait être taxée en fonction de son territoire d’origine et ce depuis longtemps et çà ce devrait être le travail des politiques qui n’ont rien fait jusqu’à présent et c’est bien là que le bât blesse .... 

    • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 9 mars 2015 17:39

      @Zevengeur
      Bonjour zevengeur,


      Et si on les fermées les bourses, fini, nada, car il faut bien reconnaître qu’aujourd’hui elle ne sont plus qu’un casino, elles ne servent plus l’economie réelle, je dirai même, elles détruisent pas la spéculation les économie réelle.

      Cordialement

      Franck

    • L'enfoiré L’enfoiré 9 mars 2015 19:09

      @julius 1ER,

       Un petit article qui devrait vous faire réfléchir. smiley

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 9 mars 2015 20:15

      @Zevengeur
      Merci pour cette leçon d’économie et de reconnaître le rôle de l’ Etat dans la redistribution de la richesse nationale sous forme de modèle social dû au CNR.


      Mais vous réfléchissez dans le cadre des traités européens, qui ont justement pour but d’écarter le rôle régulateur de l’ Etat. Si des fonds de pension achètent des entreprises française et les dépècent, c’est grâce à l’article 63 du TFUE qui a supprimé le contrôle des mouvements de capitaux.

      C’est aussi l’article 63 qui a permis de sortir sans autorisation de l’ Etat, des capitaux pour délocaliser les entreprises sous des cieux plus cléments et plus esclavagistes.

      L’automatisation a certes fait disparaître des emplois, mais pas tous.
      Sinon, aucun intérêt à délocaliser. Il suffit de regarder les bateaux porte conteneurs et les pays de fabrication des produits en magasin, pour comprendre que toute une partie de l’industrie n’a pas disparu, elle a été déplacée.

      C’est l’ Europe et les Traités européens qui nous a ont fait entrer dans la mondialisation, qui est parfaitement évitable pour tout Etat qui retrouve sa souveraineté. Il faut remettre en place les régulations antérieures.

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 9 mars 2015 20:17

      @julius 1ER
      Les Traités européens n’ont pas institué une fiscalité commune, ce n’est pas un hasard, cela permet le dumping fiscal.


    • Zevengeur Zevengeur 9 mars 2015 22:21

      @Fifi Brind_acier

      Ceci est exact, les traités de libre échange et de liberté de circulation des capitaux permettent toutes ces dérives.
      Je suis plus dans le diagnostic avec cet article que dans les solutions qui feraient l’objet d’une autre analyse.


    • julius 1ER 10 mars 2015 08:38

      @L’enfoiré

      merci pour le lien très intéressant qui complète bien la discussion en cours ..... et bat en brèche les idées simplistes(pour ne pas dire simplettes) du FN.........
      l’exemple de l’Inde et de Mittal est assez édifiant à bien des égards, tant sur le modèle de développement des groupes transnationaux que sur le développement intrinsèquement local et le décalage important qui en résulte ce qui se traduit chez nous dans des conditions un peu similaires par la montée de l’extrème-droite et chez par des conflits ethniques et religieux....
      Mais il n’en reste pas moins vrai (et pour rester concret ) que le mode de développement capitaliste choisi depuis bientôt 40 ans est finalement ce qu’on pourrait appeler un « développement hors sol »à la limite si les entreprises avaient pu produire sur la lune il y a de nombreux cons qui auraient plébiscité ce processus .... 
      finalement ce système financier déconnecté( et tant décrié) des réalités économiques et géographiques eh bien les industries auraient suivi le même mouvement s’il était possible de réaliser une production « en virtuel ».... si çà ce n’est pas la négation d’un processus économique humain et bien alors je ne sais plus ce que les mots veulent dire !!!!!!

    • Zevengeur Zevengeur 10 mars 2015 10:52

      @Julius 1e

      Les boites du CAC sont d’abord d’origine françaises et encore aujoiurd’hui (pour combien de temps ?) avec un actionnariat à majorité nationale.
      Le fait qu’elles ne paient presque pas leurs impôts grâce à l’optimisation fiscale (Merci Junker), est sans doute le problème majeur de notre système, c’est d’ailleurs écrit dans l’article.


    • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2015 10:56

      @julius 1ER,

       Rien à redire.
       Sinon, à plusser.
       J’ai d’autres billets sous le manteau, mais celui que je sortais de mes archives correspondait le mieux.
       Le capitalisme a tellement de flèches à son arc, qu’en parler comme le faisait Zevangeur demande bien plus qu’un résumé..
       Parler de l’histoire qui ne remonte pas au capitalisme décrit dans les deux derniers siècles par exemple, serait déjà une formule chronologique. 
       Le capitalisme actuel n’est que la conséquence et l’extrapolation du capitalisme qui remonte très loin dans l’histoire. En fait, il se trouve dans les gènes des hommes.
       Le capital n’est pas le problème. Ce qu’on en fait l’est beaucoup plus.

    • gidmoz gidmoz 13 mars 2015 21:39

      @julius 1ER « il n’y aurait plus d’emplois créés en France à cause justement du mauvais traitement réservé aux actionnaires »

      Oui. Ce que dit Gattaz est vrai et parfaitement logique. Tout gestionnaire le sait, tout investisseur le sait. Tout économiste le sait. Aucun emploi ne peut se créer sans investissement. Or c’est l’investisseur, c’est à dire l’actionnaire qui investit et donc crée des emplois. Si l’actionnaire est insuffisamment rémunéré en France, il investira hors de France. Et cela ne créera donc pas d’emploi en France.

      L’impôt sur les sociétés est un impôt sur le profit de l’entreprise donc c’est un impôt direct sur le revenu de l’actionnaire. 10% d’impôt sur les sociétés, c’est un impôt de 10% sur l’actionnaire. 38% d’impôt sur les sociétés, c’est 38% d’impôt sur le revenu de l’actionnaire. Ainsi, un taux d’impôt sur les sociétés plus grand fait fuir les investisseurs. Les investisseurs investissent alors dans d’autres pays ayant un moindre taux d’impôt sur les sociétés. En France, le taux d’impôt sur les sociétés est de 38%, un record mondial que nul ne nous envie. L’investisseur préférera donc investir dans un autre pays, supprimant ainsi l’occasion de création d’emplois en France.


    • julius 1ER 16 mars 2015 09:16

      @gidmoz


      non mais là on est dans le délire total...., la France est en 3ie position derrière les US et la GB pour ce qui est des montants de dividendes versés en 2014.. +45 milliards et toi tu viens me parler des actionnaires maltraités dans ce pays ??????????????????
      avec ton« ce que dit Gattaz est vrai » tu devrais arrêter la fumette car avec ce type de raisonnement bientôt l’argument sera, tant que la France ne sera pas No 1 dans le versement de dividendes.. eh bien nous ne créerons pas d’emplois.... 
      j’espère que les millions de chômeurs entendent ce genre d’arguments ....

  • erichon erichon 9 mars 2015 16:05

    Très bon article !!

    "En 1789, si l’on simplifie un peu, les têtes de ceux qui exploitaient la population sont tombées.
    Aujourd’hui, elles ont repoussé et le boulot est à refaire, mais cette fois c’est au niveau mondial qu’il va falloir agir..."

    Malheureusement je ne vois pas d’autres solutions. Éternels recommencements .... Nous n’apprendrons décidément rien à rien jusqu’à notre perte .
    Mais la je m’emballe , c’est mon optimisme forcené.


  • Rmanal 9 mars 2015 16:42

    Très bon article. Merci.
    Sur l’historique depuis 3 siècles de la répartition des richesses, je recommande fortement le Piketty pour ses données bruts.


    • gidmoz gidmoz 13 mars 2015 21:43

      @Rmanal


      Selon de nombreux économistes, Piketty aurait falsifié systématiquement les statistiques. Toutes ses courbes seraient des faux grossiers. Ses conclusions seraient elles aussi sans aucun fondement.

  • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 9 mars 2015 17:22

    Bonjour zevengeur,


    Excellent article que je vais partager de ce pas avec tout mes contact.

    Cordialement

    Franck 

    PS :
     
    si vous avez besoin d’un coup de main pour mettre en place ou restaurer les guillotines, n’hesitez pas j’suis bricoleur.

    • Zevengeur Zevengeur 9 mars 2015 17:30

      @Franckledrapeaurouge

      Il faut compter environ 1% de la population à raccourcir.
      Exercice : calculer le nombre de têtes !
       :))


    • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 9 mars 2015 17:57

      @Zevengeur
      Ok, si on par sur 66 millions de français cela nous en fait 660 000, c’est pas suffisant pour faire des CDI, mais on peux quand même créer quelques emploi de bourreau en CDD.. :)


    • Pyrathome Pyrathome 9 mars 2015 18:14

      @Franckledrapeaurouge
      si vous avez besoin d’un coup de main pour mettre en place ou restaurer les guillotines, n’hesitez pas j’suis bricoleur.
      .
      Coupez des têtes, c’est dégueulasse, ça serait pas mieux des les envoyer comme liquidateurs à Fukushima ?
      Au moins, ils se rendraient utiles....


    • L'enfoiré L’enfoiré 9 mars 2015 18:48

      @Zevengeur,

       Et dans les 99% qui restent, combien en compter vous à raccourcir ?

    • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 9 mars 2015 19:00

      @Pyrathome
      C’est pas faut, surtout qu’ils ont pris soins de se décharger de toutes leurs responsabilités lorsque cela va arriver chez nous :



      Avec votre proposition, ils pourrons se rendre utile au pays au moins une fois, cela les changeras vu qu’ils ont plutôt pris la fâcheuse habitude, de mettre la France et son peuple à leurs services.

      Cordialement

      Franck

    • gaijin gaijin 9 mars 2015 19:29

      @Zevengeur
      pas de soucis avec le nombre : que quelques une tombent et ils comprendront que les mouches ont changé d’âne ....
      l’impossible deviendra possible ....
      ces gens( les 1 % ) comprennent très bien les rapports de force ( ils ne comprennent d’ailleurs que ça ....)


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 9 mars 2015 20:28

      @gaijin
      Pas la peine, il suffit de sortir de l’ UE et de remettre en place toutes les régulations qui empêchaient les capitaux de se balader impunément. Et remettre en place le modèle social français.
      Contre la finance, les Etats doivent prendre des décisions souveraines.


      Pour cela, il faut se débarrasser de cette classe politique d’européistes-mondialistes, et la remplacer par des Partis politiques qui ont le souci de l’intérêt général.

    • Zevengeur Zevengeur 10 mars 2015 10:54

      @L’enfoiré

      1%


    • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2015 10:59

      @Zevengeur

       Croyez-vous ? smiley smiley smiley
       J’ai été voir votre à propos.
       Vous avez fait partie de ce capitalisme en tant qu’informaticien, cher Zevengeur.
       Mais, de cela on n’y pense même pas.
       On produit, c’est tout. 
       A réfléchir, un peu... smiley

    • Enabomber Enabomber 11 mars 2015 01:42

      @L’enfoiré
      La guillotine, ce serait vraiment du gâchis. En construisant des arènes, on relancerait le bâtiment, et les lions plus les combats de gladiateurs, ça ferait une téléréalité vendable dans le monde entier.


  • nours77 nours77 9 mars 2015 18:22

    Dès que les sans dents arrêterons d obéir aveuglément au sans cheveux a devrait s arranger... Nous somme libre, pourquoi personne n arrive a le comprendre, le bonheur est simple comme un NON !


    • HELIOS HELIOS 9 mars 2015 19:38

      @nours77
      Le NON, on l’a crié haut et fort en 2005 !


      Et depuis, que s’est-il passé ? aux élections suivantes, ceux qui nous ont fait un enfant dans le dos sont passé les doigts dans le nez !

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 10 mars 2015 07:26

      @nours77
      Pour dire NON, il faut avoir le choix.
      Avec la promotion permanente de 3 Partis, au détriment des autres, nous n’avons pas le choix.
      La liberté d’expression est dans la Constitution, mais visiblement, depuis le 11 janvier, elle se rétrécit comme peau de chagrin.


    • Zevengeur Zevengeur 10 mars 2015 11:59

      @Fifi Brind_acier

      Notons tout de même pour être honnête que sur les 3, seuls 2 d’entre eux ont « fait leurs preuves ».


  • L'enfoiré L’enfoiré 9 mars 2015 18:43

    Bien résumé, mais... pour être complet, il faudrait un article qui expliquerait toutes les filières qui mènent quelqu’un qui se trouve dans le bas de l’échelle et arrive à monter au niveau des oligarques.

    Ne me dites pas que tous sont des héritiers, ce qui est faux.


    • L'enfoiré L’enfoiré 9 mars 2015 18:45

      Comme vous, ancien ingéneiur travaillant dans l’informatique avec mon salaire qui ne dépendait pas de ce que j’écrivais et développais !

      Tout comme maintenant, d’ailleurs.


  • lloreen 9 mars 2015 18:44

    Une information cruciale est en lien : le Canada a annulé la loi Rothschild le 26 janvier 2015 pour inconstitutionnalité.

    https://www.youtube.com/watch?v=wTjMGK_Gkoo

    https://www.youtube.com/watch?v=cgdyWPxLf1s

    « Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu’ il y aurait une révolution avant demain matin. »
    Henry Ford (1863-1947), fondateur de Ford.

    Un autre lien pour comprendre le fonctionnement occulte du monde.

    http://www.alterinfo.net/L-empire-de-la-couronne-britannique-et-l-entreprise-corporation-de-la-City-de-Londres_a98886.html

    Extrait
    La politique mondiale aujourd’hui est gouvernée par le Vatican, mais aussi par l’empire de la Couronne. Le monde moderne de la soi-disante civilisation occidentale a commencé à la fin du XVIIème siècle avec la floraison de l’empire britannique. Cet empire a en fait commencé plusieurs siècles plus tôt avec la création de la City de Londres, qui est aujourd’hui une corporation, entreprise vieille de 800 ans, qui contrôle les finances d’une entité appelée “la Couronne”. Cette entité est la créatrice et la contrôleuse de la Banque d’Angleterre, de la banque de la Réserve Fédérale américaine, de la Banque Mondiale, du FMI, de l’Union Européenne et de nombreux cartels et entreprises dans le monde. L’identité de la “Couronne” est un secret bien gardé et la Banque d’Angleterre de la Couronne a pris le contrôle des Etats-Unis durant l’administration de (Teddy) Roosevelt en 1901-09, lorsque ses agents, qui étaient en fait des agents de la Couronne (JP Morgan), prirent possession de 25% des affaires commerciales et financières américaines.

    La Couronne n’a jamais été le roi ou la reine d’Angleterre depuis la création du corps entrepreneurial, mais la monarchie britannique en est la figure de proue pour la Couronne, domine le parlement de Grande-Bretagne et a autorité sur les premiers ministres au travers un ordre de chevalier du Vatican appelé “Ordre de la Jarretière” (NdT : Ordre fondé par le roi Edward en 1348. La devise de l’ordre est une devise française “Honni soit qui mal y pense”, elle figure aujourd’hui, écrite en français sur tous les passeports britanniques avec l’autre devise de la royauté “dieu et mon droit”, également écrite en français sur les passeports britanniques…). Quoi qu’il en soit, la Couronne n’est pas le roi ou la reine d’Angleterre, qui sont une monarchie établie du corps entrepreneurial de la City de Londres.

    La Couronne est le directorat de la corporation et la Grande-Bretagne est dirigée par la Couronne, la City de Londres qui contrôle la Banque d’Angleterre, une entreprise privée (NdT : dont la famille Rothschild est un des actionnaires majeurs). Il y a un État privé existant en Grande-Bretagne au centre même de Londres. Cette cité, située au cœur de Greater London, est devenue un état souverain en 1694 lorsque le roi William III d’Orange privatisa la Banque d’Angleterre et la livra aux banksters du Vatican qui dominent aujourd’hui le monde de la finance.

    La corporation de la City/Couronne n’est pas sujette à la loi britannique ; elle a ses propres tribunaux, ses propres lois, son propre drapeau (NdT : tout comme le Vatican et la troisième cité état de la trilogie : Washington DC, créée bien plus tard), sa propre force de police. La corporation de la Couronne est aussi séparée de la ville métropolitaine ; sa police se déplace dans des véhicules rouges et les uniformes sont différents de la police de Londres Métropole.

    La Couronne de Londres héberge également la Banque d’Angleterre privatisée et la banque Lloyd’s of London, le London Stock Exchange (la bourse de Londres) et toutes les banques britanniques. La City héberge également les bureaux de 385 banques étrangères, dont 70 banques américaines ainsi que les journaux de Fleet Street et les monopoles de publication. La City contrôle le monde des médias et le renseignement mondial.

    C’est depuis la City de Londres et le QG de la Franc-Maçonnerie britannique, supervisé par la monarchie britannique et le duc de Kent, que la franc-maçonnerie mondiale est gouvernée. Ceci inclut l’ordre du Grand Orient Maçonnique et le rite écossais de Washington DC.

    En 1945, la Banque d’Angleterre fut nationalisée par le gouvernement travailliste (“socialiste”) et n’est plus soi-disant une banque privée, bien qu’elle gouverne la réserve fédérale américaine. Elle est contrôlée par les Rothschilds, qui sont les banquiers du pape, les gardiens de la trésorerie du Vatican.

    La City de Londres possède également son Lord Mayor (Maire), différent du maire courant, qui a le pouvoir dans la corporation de la Couronne. Lorsque la reine désire faire des affaires dans la City, elle rencontre le Lord Mayor à Temple Bar. Temple Bar et ses franchises associées viennent de ce qui est appelé les “Four Inns of the Temples of Courts”, le temple intérieur et le temple intermédiaire.

    Le logo du temple intérieur est un cheval blanc sur le sceau d’un soleil éclatant de l’ordre des jésuites. Le cheval blanc est un symbole de l’empire britannique, de l’Ordre de la Jarretière, de la corporation de la Couronne et est le même cheval blanc qui est le symbole du CFR (Council on Foreign Relations). Le cheval blanc est un symbole de l’ordre des jésuites : Pégase. C’est l’ordre des jésuites qui gouverne l’honorable société du temple intérieur. Le temple intérieur est le groupe qui est au cœur de la gouvernance de la corporation de la City de Londres.

    La Terre entière est gouvernée par la Couronne, au travers des colonies de la Couronne qui appartiennent à la City de Londres (NdT : comme le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Commonwealth en général…), l’empire de la Couronne. Celui-ci gouverne l’Afrique et continue de gouverner la Chine et l’Inde. Les colonies sur Terre sont justes des colonies de la Couronne, les Etats-Unis d’Amérique sont des états de la Couronne.

    Ceci dit néanmoins, il est d’une importance vitale de se rappeler ce qui suit. L’empire de la Couronne utilise la loi du commerce (alias la loi maritime internationale ou loi des contrats) comme moyens de contrôle. Cette loi ne s’applique pas à des personnes hommes et femmes souveraines et libres.

    Votre nom, lorsqu’il est épelé totalement en lettre capitale d’imprimerie, comme par exemple le mien : JULIAN WEBSDALE, est une entreprise, une corporation, un trust créé par le gouvernement au travers du ministère des finances à votre naissance. Chaque fois qu’un enfant né, une entreprise/un trust est créé utilisant son nom en lettres capitales d’imprimerie.

    Ils font ceci parce que les gouvernements sont des entreprises et ils opèrent sous la loi commerciale, la loi des contrats. Les lois passées par les gouvernements ne s’appliquent qu’à des entreprises et non pas à des entités vivantes, qui respirent, des hommes et des femmes de chair et de sang libres et souverains, dont les noms sont épelés en majuscules et minuscules, comme dans Julian Websdale ou julian websdale. L’homme et la femme vivants, souverains sont sujet à la loi commune, au droit coutumier et non pas au droit commercial introduit par les gouvernements au travers de la législation.

     Traduit de l’anglais par Résistance 71 

    url de l’article : http://humansarefree.com/2013/11/the-british-crown-empire-and-city-of.html
    "


    • kalachnikov lermontov 9 mars 2015 19:11

      @ lloreen

      La réalité est encore plus fantastique.

      ’L’haplogroupe (marqueur de l’identité génétique) de Ramsès II, est le même qu’une des grandes branche des Juifs vivant aujourd’hui : E1b1b1 (anciennement dénommé E3b)

      Il est à noter que cet haplogroupe est celui des Juifs prétendant descendre de la tribu des Lévites.’

      http://af.reuters.com/article/egypt...

      Moins de 1% des Egyptiens actuels sont liés avec les anciens Egyptiens.

      La famille royale d’Angleterre est descendante directe de ...Ramsès II, lequel était rouquin.



  • SamAgora95 SamAgora95 9 mars 2015 18:53

    Le problème n’est pas le capitalisme en soit qui n’est qu’un moyen d’encourager les individus à être créatifs, tout le monde le sait, ce mécanisme peut-être extrêmement vicieux et destructeur s’il n’est contrôlé, tout comme l’énergie nucléaire il se produit une réaction en chaîne, qui conduit à l’explosion atomique pour le nucléaire et à l’esclavage pour le plus grand nombre pour le capitalisme !


    Nos dirigeants le savent, mais étant donnée qu’ils se retrouvent du bon coté de l’explosion, ils laissent faire et encourage un capitalisme débridé !

    Cela étant, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, le capitalisme est une bonne idée et un bon système, il faut juste injecter la variable humaine dans l’équation et accepter une évolution plus lente mais plus juste des sciences et des technologies.

    Les effets pervers des autres systèmes sont encore plus destructeurs, il est donc inutile de rêver de communisme et autres systèmes du même type.

    • L'enfoiré L’enfoiré 9 mars 2015 19:17

      @SamAgora95,


       Exact. L’exemple du nucléaire est pourtant tendancieux.
       Le capitalisme a aussi un autre prétexte « time is money ».
       Il faut de la rentabilité au plus vite aujourd’hui, comme hier.
       Investir dans le nucléaire fut fait en 1974 par un de vos gouvernements.
       Le nucléaire de fission a nécessité 4 ans pour se mettre en place.
       Le nucléaire aurait pu être complètement différent par la technique naturelle de la fusion qui se présente dans le soleil. Qui il faut l’avouer demande bien plus de temps.
       Si le capitalisme n’avait que des mauvais points, il aurait été éradiqué très vite.
       Le communisme qui est souvent pris en opposition. Où existe-t-il encore ?
       Comment existe-t-il ? Dans les pays démocratiques ou dans des pays autoritaires ?


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 9 mars 2015 20:43

      @SamAgora95
      Il faut surtout le réguler.
      Exemples de dérégulations passées inaperçues, ou plutôt, jamais expliquées au citoyens :
      - 1965 Création de la zone euro à Washington.
      - 1986 Dérèglementation des marchés par Beregovoy
      - 1988 Directive Delors Lamy sur la mobilité des capitaux
      - 1990 Dérégulation bancaire mondiale décidée à l’ OMC par 5 ou 6 grandes banques.
      - 1990 Bérégovoy baisse la fiscalité sur les revenus du capital
      - 1998 Régime fiscal favorable aux stocks options par DSK.
      Et la Gauche de droite a bien plus privatisé que la Droite, un comble !


      Tout cela n’a pas été imposé par des chars dans les rues, mais par des décisions politiques et des lois. Les Traités européens organisent à l’échelle européenne les dérégulations et les privatisations des biens publics.
      Par exemple, l’obligation faite aux Etats d’emprunter aux banques privées.

      Ce sont toutes des décisions politiques, et tout ce qui a été dérégulé peut être remis en place.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 9 mars 2015 20:45

      @L’enfoiré
      Vous pouvez jeter un œil sur ce qui se passe au Venezuela.


    • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2015 13:47

      @Fifi Brind_acier,

       Merci, très intéressant.

  • lloreen 9 mars 2015 18:54

    Le système des multinationales gouvernementales est forclos depuis le 25 décembre 2012.

    Tous les renseignements figurent en lien.

    http://comprendre-oppt.blogspot.fr/


  • Frabri 9 mars 2015 20:46

    Répartition ou concentration des richesses ?

    Au fait . Les richesses , C’est quoi ? ? ?

    La nourriture simple, (pas le caviar), les vêtements simples (pas de luxe), les logement simples(pas luxueux), Ce sont des richesses ? ? ? Bien évidemment non, puisque on peut pas s’en passer.

    Ceux et celles qui sont pour la « simplicité volontaire »considèrent que les richesses c’est du superflu dont on peut se passer. Donc le partage du superflu est secondaire.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 9 mars 2015 20:57

      @Frabri
      Les 8 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté vous bénissent, amen !
      La question n’est pas la simplicité volontaire, que chacun peut décider quand il le souhaite, mais juste de pouvoir manger, se loger et se soigner pour des millions de gens. Ce qui est vital et pas un choix de société.


    • gidmoz gidmoz 13 mars 2015 21:49

      @Frabri « Les richesses , C’est quoi ? ? »

      La valeur d’une chose n’existe que dans un esprit humain. Deux individus différents auront une perception différente de la valeur de cette chose. Toute chose qui a de la valeur pour un individu, a de la valeur pour cette personne là. La valeur d’une chose n’est pas dans la chose, mais dans l’esprit de celui qui considère cette chose.

      Ainsi, oui, le caviar a de la valeur pour celui qui aime le caviar. Toute chose qui se vend aura de la valeur pour le vendeur et aura une valeur supérieur pour l’acheteur de cette chose.


  • BA 9 mars 2015 20:47

    Dette publique des Etats-Unis :

    18 148,311 milliards de dollars, soit 103,21 % du PIB.

    Lundi 9 mars 2015 :

    Le débat sur le plafond de la dette est de retour.

    L’administration Obama a appelé le Congrès à relever la limite légale. Risque de crise limité à court terme.

    L’administration Obama a appelé vendredi le Congrès à relever « aussi vite que possible » le plafond de la dette américaine qui pourrait de nouveau menacer le pays d’un défaut de paiement après le 15 mars.

    Au terme d’un précédent bras de fer politique, démocrates et républicains avaient accepté en février 2014 de suspendre provisoirement l’obligation pour les Etats-Unis de maintenir leur dette publique sous un montant fixé par la loi. Ce compromis expire toutefois au 16 mars, date à laquelle ce plafond sera réactivé. Le niveau de dette publique actuel (environ 18.100 milliards de dollars) deviendra alors mécaniquement le nouveau plafond légal qui s’imposera à l’exécutif américain.

    http://www.agefi.com/une/detail/archive/2015/march/artikel/etats-unis-ladministration-obama-a-appele-le-congres-a-relever-la-limite-legale-risque-de-crise-limite-a-court-terme-393647.html


  • Captain Marlo Fifi Brind_acier 9 mars 2015 21:01

    D’où vient le chiffre magique de la dette à 3% du PIB ?
    Il vient d’une demande de Mitterrand à deux fonctionnaires du Ministère des Finances, qui ont bidouillé cet indice sans aucune valeur économique, mais qui est devenu le critère majeur de Bruxelles pour siphonner les citoyens.
    « Les 3% du PIB, une invention 100% française ».


    • Zevengeur Zevengeur 10 mars 2015 10:58

      @Fifi Brind_acier

      C’est exact, les 3% ont été établis au pif par Mitterrand et ses sbires, mais c’était dans une période de croissance à 4 ou 5%, alors aujourd’hui avec une croissance à 0.5%, devinez quel déficit serait admissible ?


    • julius 1ER 12 mars 2015 11:00

      @Zevengeur

      c’est exact et c’est un faux débat que focaliser « les énergies » là-dessus !!!
      il vaut mieux ajuster les variables, en fonction du taux de croissance, continuer à maintenir un taux à 3% est totalement idiot et un non-sens économique....

    • Zevengeur Zevengeur 12 mars 2015 11:13

      @julius 1ER

      D’autant que cet indice est trompeur, sert plutôt à comparer les pays entres eux, on oublie qu’un déficit de 3% du PIB correspond en réalité à un déficit d’environ 15% par rapport aux revenus de l’état !

      3% du PIB = 60 Milliards
      Revenus de l’état en 2013 = 400 Milliards


  • paulpetit paulpetit 9 mars 2015 21:20

    @Zevengeur, mon cher , je pense que vous vous méprenez complètement, moi j’ ai confiance en mon François.....voici pourquoi.

    Pour Hollande, la reprise est là !

    Pour François Hollande, notre grand timonier à nous (qu’Allah le très grand le bénisse), la reprise est de retour.
    Il compte s’appuyer sur une étude réalisée par l’ IPSOS auprès de Français et Françaises de 15 ans et plus afin d’amplifier cette embellie .
    Voici les principaux résultats de ce sondage. ...
    Pour 6% des sondés, la France est peuplée en majorité de gens intelligents.
    Pour 41% des sondés, la France est peuplée en majorité de gros connards
    Pour 53 % des sondés, la France est peuplée en majorité de sales connards.
    ...
    A la lecture de ces résultats une idée lumineuse a germé dans le cerveau de notre guide suprême à nous (qu’Allah le très grand le bénisse).
    Ainsi il a t-il déclaré :
    « Moi François Mitterrand, heuuuuuu Hollande , heuuuuuu je voulais dire Hollande, j’ai décidé moi tout seul (j’ai rien dit à Juju, Valou et Ségo) de créer une nouvelle journée commémorative ».
    « Ce sera la journée du connard »
    D’après lui cette nouvelle fête permettrait en effet de gagner 3 ou 4 points de croissance.
    Son argumentaire :
    Si chaque Français offre un cadeau à chaque connaissance qu’il estime être un connard ou une connasse (ne soyons pas sexiste) la relance par la consommation est assurée !
    Les rentrées fiscales suivront, le déficit budgétaire ne sera plus qu’un mauvais souvenir, la dette fondra et la confiance en l’avenir renaitra.
    Rappelons que le connard (ou connasse) peut être un proche : mari, femme, frère, soeur.......ou une personne un peu moins proche : voisin, collègue de travail, belle mère.......
    Un éventail aussi important est le gage d’une prospérité économique enfin retrouvée.
    Reste à trouver le cadeau idéal.......si c’est une connasse, les fleurs ou les bijoux habituels sont de mise, si c’est un connard, mieux vaux éviter les objets contondants ou à caractère guerrier.
    La fixation de la date pour cette fête des Connards reste à définir, mais le 21 juin (en remplacement de la sinistre fête de la musique) semble tenir la corde.
    Il est à noter que la première date envisagée fut le 08 mars (journée de la femme).
    Imaginons toutes ces boutiques consacrées aux Connards qui ne manqueront pas de fleurir dans nos beaux centres villes, tous ces merveilleux présents échangés, toute cette convivialité retrouvée....la fête du Connard sonnera comme le réveil de la France éternelle , conquérante et admirée de tous ......un phare pour l’humanité toute entière.
    Vive la France, vive la République, vive les Connards.
    Gageons que ce jour là François Pays Bas (qu’Allah le très grand le bénisse), recevra des millions de présents


  • Spartacus Lequidam Spartacus 9 mars 2015 21:24

    Très joli texte, injectant certes des vérités et mais des oublis majeurs qui expliques certaines vérités. 

    On note aussi une vision du passé, et chiffres inexacts venant de sources non fiables. 
    Des erreurs de simplifications importantes. 

    La plus grand manquement au texte est la non maîtrise ou explication de la dynamique du capital. Une vision figée et stéréotypée de l’économie comme si elle n’était en mouvement. Du Marxisme. 

    La concentration de richesse n’est pas une conséquence du capitalisme, mais de l’état.
    Il n’existe pas de monopoles, sans un favoritisme de l’état. Seul l’état est un frein à la destruction créatrice et s’oppose au turn-over de la richesse.

    Le capitalisme entraîne l’accumulation de richesse ? Effectivement.
    Si vous voulez ouvrir une entreprise vous devez épargner (accumuler de la richesse) ou avoir l’idée de l’année pour investir.

    Le capitalisme exerce aussi la « déconcentration de richesse ». Kodak, Chrysler, Leyman Brothers ont fait faillite alors qu’ils faisaient partie des 1%. A l’inverse, il y a 15 ans Google, Facebook, Tesla Motors n’avaient aucune valeur mais sont aujourd’hui dans les 1%. En France Niel le PDG de Free, ou Drahi PDG de numéricable ne disposaient il y a 15ans de richesses.

    L’auteur sous entendrai que la France avec l’interventionnisme d’état aidait le social. Le social Francais n’a jamais aidé que les insider contre les outsiders. Les vieux contre les jeunes, Les employés contre les chômeurs. Les privilèges des corporations contre celles des indépendants. La création d’une population terrorisée de l’économie de marché et statique. 

    En France la conséquence de l’interventionnisme d’état depuis 1945 est l’absence de capitaux d’investissement comme les fonds de pension. La protection des insider contre les outsider, ce qui fait que les entreprises du CAC40 sont celles toujours les mêmes et empêche la dynamique du capital.


    La France est un paradis fiscal pour 55% de la population qui ne paye aucun impôt sur le revenu. C’est tellement vrai que tous les pauvres de la terre veulent venir ici. 

    • 1871-paris 1871-paris 10 mars 2015 11:53

      @Spartacus
      tiens tu as pas pris encore une grande main invisible dans ta tronche toi...


      ca m’etonnais de pas voir une reaction d’egoisme de ta part sur un article pareil...

      « les nantis, c’est pas nous les riches, ce sont les fonctionnaire... ! »

      tu as vu le dernier cash investigation ? c’etait une spéciale pour toi je pense ... !

      aaah le risque du capitale lol il est beau le risque « casino »...

    • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2015 14:09

      @Spartacus,


      « la dynamique du capital »
      Je connais parfaitement cette dynamique-là.
      Comme je l’ai dit plus haut cela a fait partie de mon passé.
      Comme je l’ai dit, j’avais même de l’avance à l’allumage.
      L’Etat (avec majuscule) n’en faisait pas partie.
      C’était dans le privé et non pas dans le secteur public. Donc je connais la différence. 
      L’état (en minuscule, mais c’est le mot que vous utilisez) oui, de cela je peux parler un peu plus. 
      La France, encore la France... non je n’en parle pas, bien que j’ai eu beaucoup de collègues français. 
      Le CAC40, je ne suis pas. Le BEL20 un peu plus.
      C’est marrant ce que vous dites, au sujet des pauvres de la terre.
      Chez nous c’est aussi un paradis fiscal pour certains.
      Et on veut aussi venir chez nous grâce à nos intérêts notionnels.
      Comme quoi, tous unis contre la vie chère. comme le dit la pub de service


  • cleroterion cleroterion 9 mars 2015 22:53
    Je pense qu’il serait bon d’insister sur le fait que nos sociétés ne sont pas démocratiques et que l’élection est le contraire de la démocratie. Plutôt que d’écrire : « Le modèle démocratique est basé sur le suffrage universel, l’ensemble des citoyens d’une nation élit ses représentants par le vote. Ces derniers ont pour mission première -c’est un truisme- de défendre les intérêts des électeurs. »
    Il faut écrire : « Le modèle oligarchique et ploutocratique est basé sur le suffrage universel, l’ensemble des citoyens d’une nation élit ses représentants par le vote. Ces derniers ont pour mission première -c’est un truisme- de défendre les intérêts des ploutocrates. »
    Pour mémoire, la vraie démocratie c’est le tirage au sort, c’est quand les citoyens votent eux mêmes les lois auxquelles ils acceptent de se soumettre.
    Dans une vraie démocratie, les citoyens n’auraient jamais votés les lois absurdes qui vont contre les intérêts de 99% de la population.


    • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2015 11:02

      @cleroterion, Oui, Monsieur. Exact.

      Faut pas se leurrer, les partis n’aiment pas la démocratie tellement désirées dans les réseaux sociaux et les renvois d’ascenseur se succèdent souvent les pieds dans le plat au sous-sol
       Mon dernier billet en parle avec un humour renfrogné..

  • Frédéric BOYER Frédéric BOYER 9 mars 2015 23:39

    Excellent !


  • Samson Samson 9 mars 2015 23:49

    "En 1789, si l’on simplifie un peu, les têtes de ceux qui exploitaient la population sont tombées.
    Aujourd’hui, elles ont repoussé et le boulot est à refaire, mais cette fois c’est au niveau mondial qu’il va falloir agir..."

    Par rapport à 1789, la concentration actuelle du capital offre l’avantage que même si elles disposent d’un anonymat couplé à des moyens de protection nettement supérieurs, il n’y a guère plus de tête à décoller aujourd’hui au niveau mondial que pour la seule France de l’époque.

    Je souscris en tout point à votre analyse et plus encore à vos plaisantes suggestions pour y remédier smiley


  • AlainV AlainV 9 mars 2015 23:55

    L’auteur écrit : "Au sein de l’entreprise, 3 acteurs interviennent :
     l’actionnaire (qui possède le capital)
     le chef d’entreprise (qui fait fonctionner cette dernière)
     le salarié (qui crée la valeur ajoutée de l’entreprise)"

    Les acteurs sont beaucoup plus nombreux : il y a ceux qui ont conçu les machines, robots, ordinateurs, il y a ceux qui ont créé les brevets, il y a ceux qui fournissent les matières ou les données à transformer, il y a aussi tous ceux qui se situent en amont de la main-d’oeuvre, ceux qui l’ont formée, ceux qui la soignent, la nourrissent, etc.

    Le MEDEF voudrait bien réduire cet ensemble d’intervenants aux éléments que vous signalez... En Allemagne, on a coutume de dire que l’entreprise ’soigne’ ses trois formes de capital : le capital financier, le capital machines et matériaux, le capital humain. Aucun des trois ne peut être négligé. C’est pourquoi, dès le début de la crise, Mme Merkel et son gouvernement ont décidé simultanément de créer une banque d’investissement dotée de 100 milliards (contre 1 milliard en France) ET de subventionner à hauteur de 13 milliards d’euros la formation continue du personnel en chômage partiel. D’un côté, on permettait d’investir dans des machines plus efficaces et de l’autre côté, on formait les personnels, avec l’autorisation des syndicats, pour l’utilisation efficace de ces machines.

    Ce qui permet de dire qu’en France, on a trop de chefs d’entreprise inefficaces et trop de personnels politiques incapables. S’ils l’étaient, ils auraient pris les bonnes décisions, au lieu de se plaindre de la concurrence allemande ou chinoise.
    Je ne veux pas dire que l’Allemagne serait un modèle, car, malgré le dialogue social institutionnalisé, on y fait grève plus qu’en France (en journées de grève par année) et il y a une redistribution des bénéfices vers les actionnaires au détriment des salariés - même si beaucoup d’ouvriers de la métallurgie et de la construction mécanique gagnent plus de 6 000 euros bruts par mois. L’injustice sociale augmente, en un an on est passé de 12 millions de pauvres à 12,5 millions. L’austérité a commencé chez eux en 2002-2003, avec un gouvernement social-démocrate, il ne faut pas l’oublier.


    • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2015 11:25

      @AlainV,

       Il y a surtout le capital à investir avant toutes choses.
       Il faut des candidats aux risques.
       En fait, il y a une très grande différence entre un patron qui a lancé son entreprise, qui y travaille et ceux qui sont délégués, appointés sous forme d’émoluments. 
       Ces derniers acteurs sont engagés par la renommée, la réputation parfois avec des avances comme nous avons eu des parachutes dorés anticipés

    • Zevengeur Zevengeur 10 mars 2015 11:43

      @AlainV

      Le triptyque évoqué reste vrai si l’on ne veut pas complexifier à outrance le modèle.
      Il est simplement multiplié par le nombre d’entreprises autant qu’il en existe, soit des millions de fois.
      La réalité est bien entendu d’une complexité que personne ne maitrise, c’est pour cela que l’on fait des modèles simplifiés (c’est vrai dans tous les domaines d’ailleurs, pas uniquement en économie).

      Une entreprise qui investit dans une machine outil ou un ordinateur le voit comme du capital, par contre celle qui vend le matériel le voit dans la catégorie « richesse produite ».

      Les ingénieurs, concepteurs et autres inventeurs sont dans la catégorie des salariés.

      Pour l’Allemagne, il s’agit d’un capitalisme Rhénan, où les 3 acteurs se mettent autour d’une table pour prendre des décisions qui préservent les intérêts de tous (*), ce que ne savent pas faire en France les « partenaires sociaux ». Ici, on fait appel à l’état pour trancher, c’est une autre culture.

      (*) Bien que la finance tente sans aucun doute de phagocyter l’ensemble comme partout. Elle est cependant, me semble t’il, moins puissante en Allemagne comme le prouve l’existence d’une seule méga banque (Deutch Bank).


    • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2015 14:18

      @Zevengeur,


       Les modèles simplifiés...
      J’adore les modèles, surtout quand ils sont simplifiés par des statistiques que vous devez probablement bien connaitre.
      Ils disent tout, il (dé)font tout.
      Dans une entreprise, on capitalise l’ordinateur, on pense à sa vétusté et on le déprécie.
      La différence entre le prix d’achat et le prix qu’il a rapporté lors de son utilisation, c’est ce qui correspond au bénéfice.
      Ceux qui ont fait partie des ingénieurs comme vous, ont en général été bien payés, du moins au départ.
      Ceux qui se sont les plus sucrés, à l’époque glorieuse,ce sont les vendeurs.
      Les choses ont changé. Le capital humain on voudrait aussi le déprécier plus vite, puisque le prix d’achat est plus bas.
      C’est ce que j’ai appelé dans mon livre eBook « La Grande Gaufre ».

  • elpepe elpepe 10 mars 2015 02:22

     @Auteur
    Une vulgarisation intéressante, qui prouve que l’on est bien gouverne par des crétins, eux mêmes élus par une majorité de crétins, ou voyous dans le meilleur des cas.
    C’est pour cela qu’avec l’age je suis de moins en moins touche et ému par le sort et malheurs de mes concitoyens, j’ai conscience que c’est pas bien.
    Un des déséquilibres majeurs aujourd’hui n’ont mis en exergue par cet article , et le fait que l’on ait donne les clefs de la maison France a des financiers, dont les banques, BCE et commission Europeenne, pour le seul but de pouvoir continuer de payer les salaires des politiques, élus et fonctionnaires, ma foi, il faudra pas se plaindre de se faire plumer, c’est que le début ah ah ah


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