mercredi 28 août 2013 - par Hannibal GENSERIC

Le chameau arabo-islamique

Au Moyen âge, alors qu’en Europe, le transport des marchandises et de biens se faisait par des engins à roues, l’usage de ces engins était très restreint, pour ne pas dire inconnu, en terre musulmane, même dans le transport des marchandises de ville à ville ou en milieu rural. Chercher des explications à ce phénomène est d’autant plus intéressant que la charrette et d’autres véhicules à roues avaient été utilisés au Maghreb et au Moyen-Orient depuis au moins quelques millénaires avant le début de l’Islam. Il apparaît donc que les conquêtes arabes avaient entraîné la disparition quasi-totale des véhicules à roues.

L’explication la plus plausible peut être fournie par l’introduction du chameau, bientôt prédominant comme animal de transport dans les sociétés musulmanes. Et surtout, comme l’a démontré Bulliet (1975), le chameau – qui remplace la charrette (surtout dans des sociétés situées dans des zones semi-désertiques) – constitue un progrès technologique et non un recul. Par opposition à la charrette traditionnelle (avant l’invention du collier d’attelage) tirée par des bœufs, le chameau présente maints avantages : il peut porter au moins autant qu’une charrette attelée à deux bœufs. Par jour, il peut parcourir en moyenne 25-30 kilomètres, contre 10-15 pour la charrette. Un homme suffit comme conducteur pour 3-6 chameaux, alors qu’il ne peut s’occuper que d’une charrette. En outre, et ce n’est pas marginal, la charrette a besoin de routes, le chameau pas. Enfin, dans les régions semi-désertiques, le chameau est capable de se nourrir d’une végétation impropre aux bovins, alors que toute alimentation propre à ceux-ci est assimilable par le chameau.

Cependant, si l’adoption du chameau a constitué un progrès, elle a aussi conduit à un discrédit de la roue qui a certainement eu des conséquences extrêmement négatives pour un développement ultérieur de l’ensemble du monde musulman, et a laissé des traces jusqu’à nos jours. C’est ça le paradoxe : un « progrès technologique » momentané va entraîner une catastrophe technologique durable.

Le Maghreb avant les conquêtes arabes

La mise en valeur du Maghreb par nos ancêtres, aux époques les plus anciennes (berbère, carthaginoise et romaine), a été une œuvre longue, méthodique et tenace, et qui avait porté de bons fruits. Aussi bien les Carthaginois que les rois numides avaient peu à peu développé l'agriculture, faisant passer des tribus de la vie nomade de pasteurs à la vie sédentaire de laboureurs sédentaires.

La culture du blé, et particulièrement en Tunisie, était exceptionnellement favorisée par un climat favorable, une terre fertile (naturellement phosphatée), et des paysans travailleurs et sédentaires. Le blé était très lourd, et les rendements obtenus dans les plaines tunisiennes, (vallée de la Medjerda, plaines à l'Ouest de Sousse), étaient extraordinaires. Sur de vastes étendues maghrébines, des photos aériennes, de recherche archéologique, montrent l'existence de petits barrages, disposés dans les ravins, retenaient les eaux ; des digues les conduisaient vers la plaine, où des systèmes d'épis, de rigoles et de vannes les répartissaient à travers les champs. Les pentes des montagnes étaient boisées, ce qui contribuait à la préservation des sols et des écosystèmes. Un peu partout on rencontre des citernes et des puits, qui alimentaient les fermes et les habitations isolées ; les villes avaient des aqueducs. Dans l'ensemble des régions soumises à son autorité, Rome a organisé la production et les échanges en assurant l'ordre, en créant des routes, en favorisant le trafic maritime. Les voies romaines, véritables autoroutes d’alors, sillonnaient le Maghreb en reliant les principales villes. Les échanges entre les villes et les régions y étaient faits à l’aide de charrettes à deux ou à quatre roues, tractées par des mules, des chevaux ou des bœufs.

Dans le Maghreb romanisé, le dromadaire est utilisé comme monture, comme animal de trait et comme bête de somme, notamment dans l'armée.

Les Romains représentaient les Provinces de l’Empire sur leurs monnaies. Ils attribuaient à chaque Province un symbole spécifique qui permettait de reconnaître immédiatement la zone évoquée par la monnaie. Le chameau (ou plutôt le dromadaire), a été choisi pour représenter l’Arabie. On peut le voir sur des monnaies de la République Romaine, mais aussi sur des monnaies de Trajan et de l’Empereur Hadrien. Dans les royaumes successeurs de l'Empire romain, les chameaux sont de plus en plus rares et, dès le VIIe siècle, ils disparaissent presque complètement. Ils vont réapparaître en force avec les invasions arabes.

Les Arabes et le chameau 

A la même époque, les Arabes nomadisaient en Arabie et aux confins des empires romain et perse. Nous savons qu’ils pratiquaient aussi le commerce. Nomadisme et commerce étaient possibles grâce au chameau. L'importance de cet animal pour les habitants du désert est évidente, et l'on peut même affirmer que le nomadisme permanent dans les déserts d'Arabie était pratiquement impossible avant la domestication du chameau. Cela étant, il est clair qu'après la domestication du chameau, le Moyen-Orient devint le théâtre d'une véritable compétition, qui s'affirma d'abord graduellement, pour se développer par la suite avec une extrême rapidité. Deux modes de transport entraient en concurrence, le chameau, utilisé comme bête de somme, et la roue en usage chez les Romains et les Perses, deux empires voisins de l'Arabie. Néanmoins, aussi longtemps que ces deux empires défendirent solidement leurs frontières contre les bédouins du désert, la compétition chameau-roue demeura confinée aux zones périphériques. A cette époque donc, l'ampleur et la portée de la concurrence que les chameaux pouvaient faire au transport sur roues restaient très limitées.

Les conquêtes arabes du Maghreb amènent la désertification

« A beau chameau, vaste désert » [Achille Chavée, poète belge, 1906-1969]

Dès de leur installation dans un territoire conquis, les Arabes démantèlent les routes (inutiles, voire néfastes pour les chameaux) pour récupérer les pierres et construire des mosquées ou des fortifications.

Fidèles à leur tradition bédouine, ils coupent les arbres pour monter leurs tentes, faire cuire leur nourriture, et pour d'autres usages. Partout où des bédouins arabes passent, les arbres trépassent. Les sols, à découvert, sont ravinés, la steppe remplace les champs cultivés, le désert gagne sur la steppe, d'autant plus que l'insécurité générale pousse les paysans berbères à quitter les campagnes pour s'installer en ville ou se réfugier dans les montagnes. 

Ainsi, un cycle infernal est enclenché : en coupant les arbres, il n'y a plus de bois pour construire des charrettes. Les plaines verdoyantes ayant disparu de la plupart des régions, on ne peut plus élever et entretenir des bœufs. Dans le Maghreb arabisé et islamisé, la compétition chameau contre roue est terminée au détriment de la roue. Il en sera de même partout ailleurs dans les pays conquis.

À dater des conquêtes arabes, le système technique de transport en pays musulman se caractérise donc par la marginalisation (jusqu’au milieu du XXe siècle) du transport par roulage au profit du transport par animaux de bât et par portage humain.

Organisation urbaine

Le touriste occidental remarque aujourd'hui les rues étroites, sinueuses et de largeur variable, les culs-de-sacs qui caractérisent les médinas du Monde Arabe contemporain. Antérieurement à la conquête islamique, des villes de conception punique ou romaine, avaient un tracé plus rectiligne, permettant le passage des charrettes. Le fait est simplement qu'une société qui ne possède pas de trafic sur roues n'a pas un besoin vital de rues droites et d'une largeur constante, ni de ces larges ronds-points qui devaient permettre aux véhicules de tourner. Les piétons, les ânes et les chameaux peuvent en effet parfaitement se contenter d'un type de rue moins « rationnel », mais plus intimement lié à la vie de la collectivité, et à la réduction de l'espace et des distances pour ne pas trop fatiguer les piétons et les animaux. La largeur d'une rue devait permettre le passage de deux chameaux ou deux mulets qui se croisent.

Argument linguistique

En effet, il n'existe pas, en arabe, un mot spécifique pour charrette. Le mot 'araba (عربة) désigne indistinctement n'importe quelle sorte de véhicule à roues. Ce mot, d'origine turque, et on ne le rencontre guère, en arabe, avant le XIVe siècle. Le mot sémitique "merkebeh" (le même mot existe en punique et en hébreu) مركبة désignait, à l’origine, une char, et aujourd’hui, désigne un car, une voiture, ou un taxi. De même, il n'existe qu'un seul mot en persan médiéval pour désigner tout ce qui a plus ou moins figure de chariot : gardun. Ceci démontre à l'évidence que le transport sur roues n'a pas survécu longtemps à la conquête arabe du VIIe siècle. S'il en avait été autrement, il est probable qu'un certain nombre de vocables étrangers ou dialectaux, désignant soit la charrette, soit le véhicule en usage dans les territoires conquis, seraient passés dans la langue arabe et auraient laissé des traces dans la littérature ancienne. Ainsi, en langue maghrébia, une charrette se dit « carroussa » ou bien « carrita », les deux termes pourraient bien dériver du latin « currus » qui signifie « véhicule ». Il n'existe, par ailleurs, aucun mot particulier pour désigner le charron (Le charron est un spécialiste du bois, maître de tout ce qui tourne et roule, de la brouette à la charrette), et rien n'indique même que ce métier ait existé au Moyen Age arabe. Enfin, le vocabulaire commercial ne comporte aucun mot désignant le contenu ou le chargement de la charrette, la charretée. Les mots les plus usuels pour désigner le chargement, ‘Ib et himl (عبء et حمل) , se réfèrent tous deux, initialement, au fardeau porté à dos de chameau.

Argument iconographique

Il n'existe pratiquement aucune représentation de véhicules à roues dans l'art musulman. Nous pouvons donc considérer comme établi qu'au Moyen-Orient et au Maghreb, le transport sur roues, si courant durant l'Antiquité, était au contraire extrêmement rare au Moyen Age. Avec la pénétration des Turcs à partir du XIIe siècle, les véhicules à roues qui n'avaient cessé d'être en usage parmi les peuplades turques d'Asie centrale, furent réintroduits dans la région arabe, mais, néanmoins sur une échelle assez réduite. L'usage généralisé des véhicules à roues ne s'est pratiquement réinstauré que sous l'influence des contacts avec l'Europe.

Les musulmans ratent un saut technologique décisif

Lors de l'avènement du transport motorisé, les sociétés musulmanes se sont trouvées particulièrement désavantagées par (1) l'absence de réseau routier et (2) la marginalisation de la technologie de la roue et des divers mécanismes qui ont joué un rôle si important dans la révolution industrielle. La notion même de mécanisme avait été presque évacuée de l'esprit des populations musulmanes. L'abandon de la roue a ainsi précipité leur déclin technologique, qui se perpétue et s'aggrave de jour en jour.

Au-delà de sa portée symbolique et mystique, la roue reste surtout une invention d'une fécondité extraordinaire qui marque l'avènement d'une ère nouvelle : elle révolutionne les transports et les communications ; elle ouvre la voie au machinisme moderne ; elle permet de capter de nouvelles sources d'énergie ; elle transforme les techniques de production agricole et artisanale. En somme, elle inaugure une série d'inventions, qui sont presque toutes capitales.

Contemporaine de l’invention de l’écriture, 3500 ans avant J.C., communément admise comme point de départ de l’Histoire et de fin de la Préhistoire, l’invention de la roue est intimement liée au développement de l’être humain. Si les civilisations occidentales et asiatiques ont développé les utilisations techniques de la roue, la civilisation islamique a raté à ce bond technologique, vieux de 5.500 ans.

Avec le formidable « bond en arrière » que représentent les islamistes au pouvoir, le monde arabe retrouve son désert des origines : celui des bédouins et des razzias. La durée de cette traversée du désert est laissée à l'initiative des chameaux....

 Hannibal Genséric
http://numidia-liberum.blogspot.com/2013/07/le-paradoxe-du-chameau.html

 



17 réactions


    • popov 28 août 2013 17:58
      @morvandiau

      Vous avez raison, il suffit de compter les bosses pour s’en rendre compte.

      Et comme on peut lire dans « La foire au cancre », le chalumeau est un drolumadaire à deux bolusses.

      Bon, je sors.

    • Hannibal GENSERIC Hannibal GENSERIC 29 août 2013 18:50

      exact. L’espace pour l’article est limité, j’ai du enlever beaucoup de choses, dont la distinction chameau / dromadaire ; mais communément, au Maghreb, on parle souvent de chameau comme étant le dromadaire.


  • Mmarvinbear Mmarvinbear 28 août 2013 12:18

    L’avènement du chameau a plus à voir avec une désertification naturelle de l’ Afrique du Nord et l’incapacité de maintenir un bétail capable de tracter les véhicules à roues. Les routes étant devenues inutiles, elle n’ont plus été entretenues et progressivement démontées par la suite.


    Il est vrai que par la suite, la science arabe-musulmane va être étouffée par l’avènement de la théocratie et après le IX-Xè siècle, plus rien ou presque ne sortira des sciences arabes. 

    Le mérite de l’Islam après cette date aura été la transmission des savoirs grecs et romains au monde occidental qui avait perdu cette science lors de l’effondrement de l’empire. Sans la conquête des Balkans, la Renaissance aurait été plus longue à se mettre en place.

  • Buddha 28 août 2013 14:27

     La science et le savoir mènent directement à tous nos problèmes car on aurait du et pu aimer les gens , les animaux , la nature en général ce qui ne nécessite aucun savoir et donc la vie etc etc et utiliser les objets si besoin est, or nous utilisons les gens et adorons les objets...ceci est une partie intégrante du problème des humains....là aussi tout est inversé , pourquoi ?

    si vous vous connaissez un tout petit peu, vous savez donc que seule une partie minime du cerveau marche, la partie qui est une machine....or une machine peut bien sur faire tout ce que nous faisons y compris détruire, tuer ....l’autre partie du cerveau ,celle qui ne marche plus depuis des millenaires elle etait touché ar le Sens ...du fait de vivre..

    en fait nous régressons constamment psychologiquement et aujourd’hui il reste quoi ? de belles machines, vides de sens...comme nos vies...d’où la soffrance..


  • adeline 28 août 2013 17:10

    Et un de plus...


  • popov 28 août 2013 17:15
    @l’auteur

    Très bon article.

    Quelques réflexions sans grande importance :

    D’abord, quel beau pseudo pour un Tunisien. Hannibal Barca le Carthaginois et Genseric qui fonda le petit royaume Vandale au même endroit.

    Les civilisations précolombiennes en Amérique du Sud ne connaissaient pas la roue non plus. Ils utilisaient le lama, un cousin du chameau.

    Je viens de lire un article hilarant sur les « chauffeurs de chameaux ». 

    • Mmarvinbear Mmarvinbear 29 août 2013 02:28

      Les civilisations précolombiennes en Amérique du Sud ne connaissaient pas la roue non plus. Ils utilisaient le lama, un cousin du chameau.


      Si, les Incas connaissaient la roue, qui ornait de nombreux jouets retrouvés dans des tombes.
      Mais pour une raison inconnue, ils ne l’utilisaient pas.

      Peut-être à cause du relief andin qui rendait l’usage de tel véhicules trop périlleux sur les pentes ? Ou bien l’empire se satisfaisait de ses hordes d’esclaves pour faire tout le boulot.

    • popov 2 septembre 2013 12:12
      @l’auteur

      Thomas Hodgkin dans son livre « The barbarian invasion of the Roman Empire II The Huns and the Vandals », utilise le nom Gaiseric au lieu de Genseric. Il s’agit pourtant bien du même personnage. 

      Pour la petite histoire, dans les dernières années de l’empire romain, les « barbares » avaient leur mot à dire dans le choix de l’empereur de Rome. Les derniers empereurs romains étaient tous soutenus par ce que nous appellerions des lobbies, et les Vandales en étaient un :

      • Olybrius 472-473 pistonné par les Vandals,
      • Glycerius 473-474 pistonné par les Burgondes,
      • Nepos 474-475 pistonné par Constantinople,
      • Romulus Augustulus 475-476, fils d’Orestes, le conseillé Grec d’Attila.

  • popov 28 août 2013 17:37

    C’est vrai que certains ont du mal á se réadapter á la roue après autant de siècles.

    Observez bien le mouvement des pattes de l’âne à la fin de la video. Lui, il sait qu’à force de descendre, il va toucher le sol. Il semble mieux au courant des lois de la physique que ses maîtres.



  • paco 28 août 2013 20:48

     @ Genséric, un réel plaisir de lire votre article. Quelques réflexions...ou plutot intuitions...

     Le chameau était le destrier ancestral des peuples du désert, devenus envahisseurs avec l’Islam. Sa supériorité en conquetes sur la roue vient de son coté tout terrains, cailloux cassant essieux comme sables ou les roues s’enlisaient, et de sa polyvalence : de bete de somme valant une charrette, une fois déchargé il devenait coursier de razzias. Et, de nos jours, que voit-on du Maghreb à l’Arabie ? Sa réplique motorisée, le 4x4 pick up, qui une fois déchargé de sa marchandise supporte aisément une mitrailleuse lourde voire plus, et passe partout. A mon sens l’Islam a vaincu le Maghreb parce qu’il a surgi comme une nuée se défiant des routes, imprévisible.

     Je suis plus réservé quand à son influence sur l’urbanisme, hors caravansérails. Et si tout simplement les ruelles étroites aux murs hauts venaient de la nécessité de se protéger de la chaleur, abriter du soleil, et garder une certaine fraicheur ? Les souks existaient bien avant les Romains et lui ont survécu.

     Les Arabo-Islamiques n’ont pas ignoré la roue, bien au contraire ils l’ont technologiquement ameillorée, et ceci à travers les Norias, pour leurs besoins en irrigation. Leur science à ce sujet confine à l’art. Et si cela n’est pas du mécanisme...
     Mais vous avez raison, il s’est produit une incompréhensible rupture à la fin du Moyen-Age, ou un Mohamed di Vinci , peintre et stuccateur de mosquées, n’a pas gribouillé les plans d’un hélico. ou plus tard un Ali Ben Mongolfier n’a pas eu l’idée de faire voler un tapis volant à l’aide de ballons, et ou un Abdel Watt n’a pas boosté sa noria à la vapeur, et ensuite d’autres installant des rails dans les mines (mais l’esclave coutait si peu cher qu’à quoi bon ?)

     Pourtant, cette civilisation en avait sous le coude. J’attends avec impatience, @Genseric, votre prochain article analysant leur maitrise de la navigation et des nombres, là aussi troublante quand on sait ce qu’il est ensuite advenu. 
     Merci, cordialement , de m’avoir fait réagir.


    • Hannibal GENSERIC Hannibal GENSERIC 29 août 2013 19:06

      Tout à fait d’accord avec vous sur vos remarques pertinentes et justes. Il y a souvent plusieurs explications possibles à un phénomène ou à un pb, mais dans un article à espace limité, on choisit celle qui vous semble la plus probable.

      Cependant, les ruines des villes romaines en Tunisie montrent des rues larges et plutôt « rectilignes », avec, aux intersections, un espace pour laisser passer deux chariots qui s’entrecroisent. L’explication des rue étroites (suffisante pour laisser passer deux chameaux qui se croisent) vient des historiens arabes. Un article sur les nombres ? OK. Sur la navigation ? peut être + tard.


  • Radix Radix 28 août 2013 22:32

    Bonjour

    Il est certain qu’il est plus facile d’améliorer une charrette qu’un chameau !

    Radix


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 29 août 2013 02:29

      Bah alors j’ai mes chances, j’ai fait faire une aiguille de trente mètres de long, avec un chas de deux mètres, y’a de la place !


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