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Le contexte international de l’invasion de l’Ukraine - AgoraVox le média citoyen
mardi 26 avril 2022 - par Jean Dugenêt

Le contexte international de l’invasion de l’Ukraine

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Les États-Unis sont devenus la première puissance économique mondiale à la suite de la Première Guerre mondiale grâce à leur rôle financier pendant cette guerre et à leur modèle de capitalisme industriel plus productif avec notamment les productions « à la chaine ». Les USA ont pris ainsi la place occupée auparavant par les grandes puissances européennes. Celles-ci, avec principalement l’Angleterre, tiraient leurs richesses de leurs vastes empires coloniaux. A partir de la libération, les USA, vainqueurs avec la Russie de la guerre, vont considérablement accentuer leur domination sur l’économie mondiale. Ils deviennent la puissance dominatrice incontestée. En 1945, les USA produisent la moitié du charbon, les deux tiers du pétrole et plus de la moitié de l’électricité du monde. Ils vont aussi s’équiper en armement avec le plus gros budget militaire du monde. Ils vont s’imposer sur tous les autres continents avec des méthodes variées. En Europe, ce sera le plan Marshall, puis la CECA et la CEE suivie de l’UE… Ils imposent maintenant leur volonté aux 27 pays de l’UE. Ils s’imposent militairement avec l’OTAN qui faisait face jusqu’en 1989 aux armées du pacte de Varsovie.

Le rôle de l’ONU

Dès la libération, l’ONU vient remplacer la SDN (Société Des Nations) qui avait été créée à l’issue de la première guerre mondiale en 1919 pour « promouvoir la coopération internationale et obtenir la paix et la sécurité ». Au printemps 1945, les représentants de 50 pays se sont rencontrés lors de la Conférence de San Francisco. Ils ont élaboré la Charte des Nations Unies. Le 24 octobre 1945, celle-ci est signée puis ratifiée par 51 États désignés comme Membres Fondateurs. L’Organisation des Nations Unies est ainsi officiellement créée.

L’ONU, tout comme la SDN, émane des Etats qui sortent vainqueurs d’une guerre mondiale. Ils cherchent à mettre en place une organisation qui est censée permettre de négocier et d’arbitrer d’éventuels conflits pour éviter qu’ils dégénèrent à nouveau dans une guerre. L’ONU se présente naturellement comme une organisation parfaitement neutre par rapport aux politiques diverses qui peuvent être menées par chaque pays. Mais, en fait, l’ONU privilégie le maintien de la configuration déjà en place c’est-à-dire un monde dominé par l’économie capitaliste. L’ONU reconnaît des Etats mais, en fait, elle reconnait surtout les représentants des Etats. En cas de révolution elle répugne toujours à reconnaître la nouvelle autorité d’un pays et elle nie l’existence des Etats dont les grandes puissances ne veulent pas. Actuellement, l’ONU ne reconnait ni la République Arabe Sahraouie Démocratique ni la Palestine. L’ONU comme la SDN est par nature conservatrice et elle se plie souvent aux volontés du plus fort en s’adaptant d’ailleurs aux évolutions de la situation internationale. Ainsi, la SDN a cautionné la poursuite de la colonisation entre les deux guerres avec la fin de la conquête du continent africain. Ensuite, l’ONU a cautionné la répression armée des mouvements de libération nationale dans les colonies notamment lors de la guerre d’Algérie et aussi avec la répression du colonialisme Portugais vis-à-vis des tentatives d’émancipation dans ses colonies. De multiples interventions américaines ont été justifiées officiellement par la défense des valeurs de la démocratie libérale, en particulier le droit de la personne. L’idéologie anticommuniste a toujours prévalu : toute remise en cause du système libéral était présentée comme le résultat d’un complot… Dans ces cas, le droit international était à peine évoqué. Finalement, la configuration des rapports de forces permet aux États puissants tantôt d’utiliser la règle de droit, tantôt de la violer sans risque sérieux de subir des sanctions. Ainsi la Cour internationale de Justice ne s’est pas prononcée dans l’affaire du Nicaragua sandiniste. Dans d’autres cas, les directives de l’ONU ne sont pas appliquées et aucune sanction n’est prise. La réglementation du recours à la force est ainsi enfreinte par ceux-là mêmes qui l’avaient préconisée et instituée. En droit, les règles continuent de s’appliquer à tous mais, en fait, elles ne s’appliquent qu’à certains États. Il y a là une contradiction entre l’image de neutralité que veut donner l’ONU et la réalité. L’ONU reste une organisation réactionnaire.

D’ailleurs, c’est le Conseil de sécurité qui détient le pouvoir d'autoriser une action militaire contre un État voyou. Mais, ce Conseil de sécurité compte cinq membres permanents, chacun d'entre eux disposant d'un droit de veto, ce qui signifie que les cinq pays concernés (les États-Unis, la Chine, la Russie, la Grande-Bretagne et la France) sont ainsi à l’abri de toute censure autorisant une action militaire par les Nations unies. Seuls les pays « faibles » peuvent être sanctionnés.

Il est assez pitoyable de voir des militants qui se réclament du mouvement ouvrier se référer aux « règles de droit international » sans aucun recul par rapport aux dîtes « règles ».

L’éclatement du bloc de l’Est

Pendant toute la guerre froide les deux puissances (USA et URSS) vivaient sur le délicat équilibre de la menace d’attaques nucléaires venant des deux côtés. L’équilibre semble fragilisé par la chute du mur de Berlin en 1989 puis la dislocation de l’URSS en 1991. Le capitalisme sort vainqueur de ce bouleversement sans que les puissances capitalistes aient eu à combattre. La bureaucratie parasitaire s’est en grande partie autodétruite. Elle était devenue la principale force restaurationniste puisqu’elle cherchait à asseoir ses privilèges sur la propriété privée. Gorbatchev fut le représentant de cette large frange de la bureaucratie russe. Il cherchait à orienter la politique de l’URSS vers le « libéralisme » en espérant le faire progressivement mais en craignant de perdre le contrôle du processus. En même temps les masses populaires, tout en contestant la bureaucratie par leur aspiration à davantage de justice sociale, combattaient aussi ce système par leurs aspirations à avoir davantage de libertés. La bureaucratie ne pouvait pas maintenir son pouvoir en le démocratisant car les intérêts du peuple étaient incompatibles avec ce pouvoir de privilégiés. Le cumul de ses forces a fait s’effondrer le pouvoir de la vieille bureaucratie stalinienne. La chute du mur de Berlin reste le symbole fort du désir des peuples de l’Est d’accéder à plus de liberté. Ce sont donc deux forces sociales qui se sont combinées et qui ont toutes les deux contribué à mettre un terme à la domination de type stalinien à la fois sur l’Europe de l’Est et sur l’URSS. La volonté populaire d’avoir plus de liberté se combinait à la volonté d’une large frange de la bureaucratie de conforter ses privilèges par l’accès à la propriété privée des moyens de production. Dès l’effondrement du bloc de l’Est une quantité d’anciens apparatchiks ont cherché à devenir les nouveaux capitalistes en s’accaparant à bas coût les biens de l’Etat. Pendant les années noires (de 1991 à 2000), l’ancien Etat « soviétique » s’est décomposé et de véritables gangs se sont constitués pour s’accaparer et se disputer les dépouilles du vieil Etat. Des anciens bureaucrates de l’appareil stalinien vont émerger dans cette lutte de gangsters. Ce sont en effet les chefs de gangs divers qui ont finalement décidé de se mettre d’accord entre eux pour le partage des richesses. Leur accord ressemble à celui des parrains de la mafia. L’un d’eux a fini par émerger au-dessus des autres en devenant président de la Russie. Il s’appelle Poutine.

Engagements de la Russie envers l’Ukraine

Lorsque l'Union Soviétique disparaît le 31 décembre 1991, quatre anciennes Républiques Socialistes Soviétiques devenues indépendantes possèdent sur leur sol des armes nucléaires : la Russie, qui en détient le plus grand nombre, mais aussi la Biélorussie, le Kazakhstan et l'Ukraine. Cette situation préoccupe les États-Unis et les autres grandes puissances qui veulent à tout prix éviter une extension du nombre de pays détenteurs de l'arme nucléaire. Ils veulent limiter la possession de l’arme nucléaire à la Russie et l’interdire aux trois autres pays. Des négociations sont entamées et un premier accord est signé à Lisbonne le 23 mai 1992 (traité START). Il est ensuite revu et l’accord définitif est signé le 5 décembre 1995. Trois mémorandums sont signés respectivement pour la Biélorussie, l’Ukraine et le Kazakhstan. Sur chacun d’eux figurent les signatures des russes (Boris Eltsine), des américains (Bill Clinton) mais aussi du Royaume Uni (John Major). L’Ukraine ratifie alors le TNP (Traité de Non-Prolifération de l’arme nucléaire) que la Biélorussie et le Kazakhstan avaient déjà ratifié (Signature de Leonid Kuchma). Ce traité est fréquemment appelé le Mémorandum de Budapest puisqu’il a été élaboré, pour l’essentiel, les 5 et 6 décembre 1994 lors d’un sommet de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) à Budapest. Cet accord garantit que l'indépendance et la souveraineté de l’Ukraine dans ses frontières actuelles sera respectée. Boris Eltsine prend donc alors l’engagement :

« de respecter l'indépendance, la souveraineté et les frontières existantes de l'Ukraine. (…) de s'abstenir de recourir à la menace ou à l'emploi de la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de l'Ukraine (…) de s'abstenir de toute coercition économique visant à subordonner à leur propre intérêt l'exercice par l'Ukraine des droits inhérents à sa souveraineté et de s'assurer ainsi des avantages de toute nature. » (Mémorandum de Budapest).

Lorsque le traité START (protocole de Lisbonne de 1992) expire, les États-Unis et la Russie publient une déclaration commune le 4 décembre 2009 qui confirme que les garanties de sécurité figurant dans les mémorandums de Budapest signés avec l'Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan demeurent valables au-delà de cette date.

« Le respect par ces États de leurs obligations au titre du protocole au traité START du 23 mai 1992 (Protocole de Lisbonne) et leur adhésion au TNP (Traité de Non-Prolifération) en tant qu'États non dotés d'armes nucléaires ont renforcé leur sécurité, ce qui s'est traduit, entre autres, dans les mémorandums de Budapest du 5 décembre 1994. À cet égard, les États-Unis d'Amérique et la Fédération de Russie confirment que les assurances consignées dans les mémorandums de Budapest resteront en vigueur après le 4 décembre 2009. »

En 2009 les deux grandes puissances ont donc clairement réaffirmé leur engagement « de respecter l'indépendance, la souveraineté et les frontières existantes de l'Ukraine ».

L’élargissement de l’OTAN et les prétendues promesses

Les évènements de 1991 ne concernent pas seulement la Russie et les autres anciennes républiques soviétiques. Ils concernent aussi les pays de l’Europe de l’Est et par conséquent la question de l’élargissement de l’OTAN c’est-à-dire le processus d'inclusion de nouveaux États dans l'alliance politique et militaire fondée en 1949 par les douze États signataires du traité de l’Atlantique nord. Rappelons que les internationalistes ont toujours été farouchement opposés à ce traité qui subordonne les intérêts des pays de l’Europe de l’Ouest à ceux des USA sur toutes les questions d’ordre militaire. C’est en cela que nous y sommes opposés et nous n’avons nullement besoin de faire état de promesses qui n’auraient pas été tenues. Nous n’avons pas davantage besoin de nous référer aux « règles de droit internationales ». Cependant, hormis les révolutionnaires tous les politiciens défenseurs ou adversaires de Poutine se réfèrent à ces règles de diplomatie internationale et, à l’image de Poutine lui-même, beaucoup essaient de montrer qu’il y aurait eu dans l’élargissement de l’OTAN une trahison d’anciennes promesses.

Il faut donc rappeler que, en principe, les pays de l’Europe de l’Est ont toujours été des pays indépendants. Nous savons bien qu’en réalité ce n’était pas le cas. Ces pays étaient censés être librement membres du Pacte de Varsovie qui était le vis-à-vis de l’OTAN. En fait, nous savons tous que ces pays étaient soumis au diktat de la bureaucratie stalinienne de Russie qui a mâté des rebellions en Allemagne de l’Est, en Pologne, en Hongrie et en Tchécoslovaquie. Cependant, quand ces pays ont décidé, après 1991, d’adhérer à l’OTAN comme ils avaient adhéré au Pacte de Varsovie auparavant, il n’y avait aucunement lieu de parler de traitrise ou de parole non tenue. Ce sont des pays indépendants qui ont le droit de choisir leurs partenaires. Nous ne voyons pas au nom de quoi ceux qui n’avaient jamais contesté leur adhésion au Pacte de Varsovie pendant la guerre froide contesteraient leur adhésion à l’OTAN après la guerre froide. Est-ce que des « règles de droit international » autoriseraient qui que ce soit à s’immiscer dans la politique de ces états ? Les internationalistes sont loin d’être satisfaits de voir ainsi se renforcer la puissance de l’OTAN mais ils ne se réfèrent pas pour cela à des notions de « droit international ».

Poutine critique une prétendue action agressive des USA laissant entendre que ce serait l’OTAN qui aurait été à l’initiative de l’élargissement. Il n’y a rien de plus faux ! L’initiative venait des pays demandeurs et la principale opposition à l’adhésion de nouveaux Etats n’est pas venue de l’URSS mais plutôt de l’OTAN elle-même c’est-à-dire des américains, des anglais, des allemands, des français...

Le principe de l’élargissement à l’Est ne fut reconnu par les seize qu’au sommet de l’OTAN de janvier 1994 après que l’administration de Clinton ait bien voulu y souscrire. Certains pays, dont la France, ne voyaient alors pas d’un bon œil l’ouverture du processus. L’élection de Jacques Chirac (1995) et l’insistance allemande eurent néanmoins raison des réticences françaises. Finalement, une invitation formelle adressée à la Pologne, à la Hongrie et à la République tchèque fut émise en 1997, après la réélection en Russie de Boris Eltsine, que Bill Clinton ne voulait pas gêner.

L’OTAN de l’après-guerre froide n’a jamais été prête à s’élargir à n’importe quel prix. Au début les candidats ne devaient remplir que trois conditions :

  • Le consensus entre pays membres devait être obtenu ;
  • Les candidats devaient apporter une contribution positive à l’Alliance atlantique ;
  • Seuls des "États européens" pouvaient candidater.

A partir de 1995, les candidats devaient répondre à cinq critères supplémentaires :

  • Avoir un système politique démocratique fonctionnant bien et reposant sur une économie de marché.
  • Traiter les populations minoritaires de manière équitable.
  • S’engager à régler les conflits de manière pacifique.
  • Être capables et désireux d’apporter une contribution militaire aux opérations de l’OTAN.
  • Être attachés au caractère démocratique des relations entre civils et militaires et des structures institutionnelles.

De plus, même si ce n’était pas une condition explicite, les pays candidats devaient en fait être également prêts à rejoindre la structure militaire intégrée. Les américains ne voulaient pas que d’autres pays fassent comme la France qui s’était retirée des structures du commandement militaire intégré de l’Alliance en 1966. On se souvient que De Gaulle avait alors exigé le démantèlement des bases de l’OTAN situées sur le territoire français. Dorénavant, le processus se veut en outre conditionnel et graduel. Depuis 1999, les candidats entament un dialogue intensifié avec l’OTAN puis peuvent se voir proposer le « Plan d’action pour l’adhésion », qui lui-même est susceptible de se conclure par l’adhésion.

Alors que l’OTAN n’a fait que rendre plus difficile l’adhésion de nouveaux pays en instituant des conditions d’admission plus restrictives, Poutine a plus tard accusé les dirigeants occidentaux d’avoir trahi une prétendue promesse. L’OTAN a seulement répondu, avec beaucoup de réticences, à une demande pressante qui venait de ces pays issus de l’Europe de l’Est et de l’ancienne URSS. Ils voulaient tous adhérer au plus vite à l’UE et à l’OTAN. Les internationalistes sont loin de s’en réjouir car ils combattent ces institutions mais il faut examiner la réalité des faits pour comprendre en quoi les discours de Poutine sont mensongers. Il veut seulement trouver une justification à ses agressions. Il veut reconstruire l’empire des tsars et de Staline. Nous sommes à nouveau dans cette situation avec des dirigeants de l’Ukraine qui sont eux aussi demandeurs pour adhérer à L’UE et à l’OTAN.

Evidemment, Poutine pour évoquer de prétendues promesses est dans l’incapacité de citer la moindre phrase, de dire où et quand de telles promesses auraient été faites. Mais, il ne manque pas d’aplomb. Il affirme (Ecouter sur cette vidéo à 0mn48s) :

« Il est de notoriété publique qu’on nous a promis que l’infrastructure du bloc de l’OTAN ne s’étendrait pas d’un pouce vers l’est. Tout le monde le sait. »

Si vous ne savez pas exposer une preuve (notamment en mathématiques) : dîtes « Il est trivial que…  ». Si vous n’avez rien pour prouver ce que vous affirmez dîtes : « Il est évident que…  » ou « Il est de notoriété publique que … »

Poutine continue sur sa lancée en s’enfermant dans le mensonge :

« Aujourd’hui, nous voyons où se trouve l’OTAN : en Pologne, en Roumanie et dans les États baltes. Ils ont dit une chose mais en ont fait une autre. Comme on dit, ils nous ont bien eus. Ils ont simplement triché. C’est ce qui s’est passé, voilà tout. »

Il n’y a eu aucune tricherie. Tout ce discours, sans réel fondement, vise à justifier l’invasion de l’Ukraine.

Poutine a aussi lancé ces accusations le 18 mars 2014, au moment où il s’est emparé de la Crimée :

« Ils nous ont menti à plusieurs reprises, ils ont pris des décisions dans notre dos, ils nous ont mis devant le fait accompli. Cela s’est produit avec l’expansion de l’OTAN vers l’Est, ainsi qu’avec le déploiement d’infrastructures militaires à nos frontières ».

Le comble c’est qu’à l’occasion, Poutine a bel et bien renié un engagement signé noir sur blanc. Il est bien le seul à ne pas respecter un engagement.

Voyons plus précisément à quel point il est aberrant d’évoquer de prétendues promesses faites par les leaders américains, britanniques, français ou allemands à Mikhaïl Gorbatchev vers 1990. Rappelons qu’à cette époque, Gorbatchev essayait d’orienter la politique de l’URSS vers une politique libérale sans savoir exactement comment il y allait. Dans les multiples discussions qu’il a pu avoir à ce moment avec les hommes politiques occidentaux, il est probable que les questions du Pacte de Varsovie et de l’OTAN aient été abordées sans que personne ne sache précisément ce qui allait advenir mais chacun exprimant des souhaits sur cette question. Il ne pouvait donc s’agir que de simples discussions si ce n’est de bavardages. Bien évidemment aucun accord sur la question n’a été signé à cette époque et il n’y a donc eu aucune promesse quoi qu’en disent Poutine et ses admirateurs. Il n’est guère possible qu’il en soit autrement si on veut bien se replonger dans le contexte de l’époque. Comment de quelconques promesses auraient pu être faites pour un avenir aussi incertain ? Personne ne pouvait prévoir ce qui se passerait en 1991. Mais, Poutine veut faire comme s’il y avait eu une promesse. Il considère donc que ce n’est qu’une erreur de détail s’il n’y a pas eu d’accord signé. Interrogé en 2015 par le réalisateur américain Oliver Stone, Poutine avait affirmé :

« Rien n’avait été couché sur le papier. Ce fut une erreur de Gorbatchev. En politique, tout doit être écrit, même si une garantie sur papier est aussi souvent violée. Gorbatchev a seulement discuté avec eux et a considéré que cette parole était suffisante. »

Les événements de 1991 ont surpris tout le monde : la chute de l’Union soviétique provoque en neuf mois l’émergence de quinze nouveaux pays souverains. Les frontières soviétiques ne sont plus les mêmes : en vertu du droit international, elles ne correspondent plus à l’URSS, mais à celles de la seule Fédération de Russie. Bien évidemment, aucune promesse n’avait été faite concernant des pays comme la Pologne, la République tchèque et la Hongrie. Cela a été confirmé par Mikhaïl Gorbatchev lui-même. Interrogé par Russia Beyond en 2014, un média d’Etat financé par le gouvernement russe, sur ce qui l’a poussé à ne pas demander aux Américains de signer un traité, le dernier dirigeant de l’URSS avait répondu :

« L’élargissement de l’OTAN n’a pas du tout été un sujet de discussion, et n’a pas émergé pendant cette période. Un autre enjeu que nous avons mis sur la table a été de garantir que les infrastructures militaires de l’OTAN n’avanceraient pas et que des forces armées additionnelles ne seraient pas déployées sur le territoire de ce qui était alors la RDA. L’affirmation de Baker a été faite dans ce contexte… Tout ce qui a pu être fait et tout ce qui devait être fait pour concrétiser cette obligation politique a été fait. Et respecté. »

Gorbatchev avait donc seulement évoqué, à propos de l’OTAN, l’avenir de l’Allemagne de l’Est. Mais Poutine se croit mieux placé que Gorbatchev pour parler de ce qui avait été dit.

Depuis la chute de l’URSS et du bloc de l’Est, voici les 14 pays qui sont venus élargir l’OTAN vers l’Est (Nous ne comptons pas l’Allemagne dont la partie ouest était déjà dans l’OTAN) :

Octobre 1990 – Du fait de la réunification de l'Allemagne, la partie orientale du pays est intégrée à l'OTAN.

12 mars 1999 – Adhésion de la Hongrie, de la Pologne et de la République tchèque.

29 mars 2004 – Adhésion de la Bulgarie, de l'Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Roumanie, de la Slovaquie et de la Slovénie.

1er avril 2009 – Adhésion de l’Albanie et de la Croatie.

5 juin 2017 – Adhésion du Monténégro.

27 mars 2020 – Adhésion de la République de Macédoine du Nord.

Cela porte actuellement à 30 le nombre des pays membres. À sa création en 1949, l’Alliance comptait douze membres fondateurs : Belgique, Canada, Danemark, États-Unis, France, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal et Royaume-Uni. Elle ajouta, entre le 18 février 1952 et le 6 mai 1955, trois autres pays à ses membres, la Grèce, la Turquie, et l’Allemagne, et un quatrième le 30 mai 1982, l’Espagne.

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Remarquons en examinant cette carte, que l’OTAN n’a installé qu’une base militaire dans les pays concernés par l’élargissement (en Pologne). L’OTAN a aussi placé deux installations défensives en Roumanie et en Pologne. Il s’agit « d’éléments du dispositif antimissile américain ».

L’élargissement de l’OTAN est une conséquence de la victoire sans combat du capitalisme en 1989-91. Lorsque le bloc de l’Est s’est effondré de nouveaux marchés se sont ouverts avec la fin de l’économie planifiée sur cette vaste zone. Cela a donné, pour un temps, une bouffée d’oxygène au capitalisme qui en avait bien besoin pour repousser une nouvelle crise. Cela a permis aussi à la première puissance mondiale d’étendre sa puissance militaire vers l’Est. Ce fut là un autre aspect de cette victoire contre-révolutionnaire. La montée en puissance, en Russie, d’une nouvelle force impérialiste en est encore un autre aspect. Cette victoire du capitalisme ne s’est pas faite selon les souhaits de Gorbatchev qui voulait une entente entre les USA et l’URSS. Cela aurait probablement abouti à la suppression pure et simple de l’OTAN. Mais dès sa naissance, avec Eltsine, le caractère impérialiste de la Russie capitaliste s’est affirmé avec le conflit en Tchétchénie et il s’est amplifié avec Poutine. En face, le Complexe Militaro-Industriel des USA trouvait dans cette fracture entre les deux puissances la justification de son gigantesque budget. L’ensemble de ces forces réactionnaires a façonné la forme qu’a prise cette victoire sans combat du capitalisme. Nous allons voir maintenant successivement comment ont évolué ces deux puissances impérialistes.

Les USA, plus grande puissance contre-révolutionnaire

Revenons aux USA. En tant que puissance dominatrice, les Etats-Unis deviennent, à partir de la Libération, les champions de la lutte contre-révolutionnaire pour le compte du capitalisme mondial. La lutte des classes ne connait pas de répit et partout les travailleurs pour se défendre sont amenés à se mobiliser et à ébranler dans de multiples pays les bourgeoisies nationales. Régulièrement, les USA interviennent pour briser des révolutions et installer des dictateurs. Ce fut le cas notamment avec Augusto Pinochet au Chili, Jorge Rafael Videla en Argentine, Soeharto en Indonésie, Hosni Moubarak en Egypte… Mais les USA connaissent aussi des échecs en Chine (1949), à Cuba (1959), au Vietnam (1975), en Iran (1979), en Egypte avec la démission de Moubarak (2011), en Afghanistan (2021). Ils imposent des blocus économiques aux pays qui exproprient le capital mais, à l’évidence, ils ne font pas ce qu’ils veulent.

La situation internationale évolue et les stratégies de domination des USA aussi. Actuellement la Chine vient menacer la domination économique des USA en se gardant d’adopter une attitude agressive. La politique des dirigeants des USA doit s’adapter à la situation dans divers autres pays mais aussi en fonction de la politique intérieure américaine. Ainsi, les protestations contre la guerre du Vietnam aux USA ont été un facteur important de la défaite américaine. Les attentats du 11 septembre 2001 ont grandement contribué à la mise en œuvre de la politique agressive de la « global war ». Au gré de ces évènements différentes factions de la bourgeoisie américaine l’emportent plus ou moins mais le lobby de l’armement (Complexe Militaro-Insdustriel) domine dans les grandes décisions. C’est en application de cette politique de la « global war » que les USA ont lancé la grosse cavalerie de l’invasion de l’Afghanistan à la fin de 2001 puis de l’Irak le 20 mars 2003 avec par la suite les événements en Lybie…

Mais, les USA opèrent un tournant à partir de l’élection d’Obama en 2009. La politique menée en Afghanistan et en Irak est un échec en ce sens qu’il s’avère impossible, dans ces pays, de mettre en place un gouvernement qui serait reconnu et respecté par la population tout en étant aux bottes des américains. Les forces américaines n’ont donc pas réussi à s’imposer dans cette région autour de l’Iran. La révolution iranienne, confisquée par les ayatollahs, reste leur principal ennemi dans cette région tandis qu’ils doivent défendre l’enclave israélienne qu’ils ont contribué à mettre en place pour favoriser ensuite son peuplement par des juifs venus de divers pays. Les dirigeants américains doivent, pour continuer leur politique, faire face aux exigences de la politique intérieure. Les occupations militaires sont maintenant impopulaires en Amérique. Obama avait promis de supprimer le sinistre camp de Guantanamo mais il n’a pas réussi à le faire. Les photos qui montrent les exactions des américains dans la prison d’Abou Ghraib sont insupportables... Les dirigeants américains vivent sous la menace constante qu’un nouveau scandale éclate à propos du comportement de la soldatesque au proche orient. De plus, cette politique est ruineuse. La seule occupation de l’Afghanistan coûte environ 1/2 milliard de dollars par jour. Les USA entrent donc dans une politique de désengagement sur cette région. Pendant tout le printemps arabe, ils évitent d’intervenir directement. Quand le conflit éclate en Syrie, ils n’ont nullement l’intention d’envahir ce pays contrairement à ce que beaucoup ont imaginé. La priorité est que la révolution Syrienne soit écrasée quels que soient les moyens utilisés. Les américains se sont d’ailleurs parfaitement entendus avec El-Assad et Poutine lorsqu’en 2017, ils se sont tous partagé le sale travail. Les américains bombardaient Raqqa quand Poutine venait de raser Alep. Quand les bombardements des américains ont commencé, le ministre de la Réconciliation nationale du régime syrien, Ali Haidar, a déclaré que selon lui les attaques des Etats-Unis allaient dans le bon sens.

« En ce qui concerne les attaques en Syrie, je pense que ce qui s’est passé jusqu’à présent est un processus qui va dans la bonne direction, puisque le gouvernement syrien en est informé et qu’elles ne visent pas les installations militaires syriennes ni les civils. » (voir Internacional europa press) Il a également confirmé « que le gouvernement syrien avait été mis au courant et qu’il avait été assuré que les installations militaires syriennes ne seraient pas attaquées, ni les cibles civiles ».

C’est ainsi que Poutine entre sur la scène internationale.

La montée en puissance de Poutine et de l’impérialisme russe

Poutine a d’abord assis son autorité en Russie. Il a fait fortune, comme les autres oligarques, en profitant de l’éparpillement des immenses richesses qui étaient auparavant sous le contrôle de l’Etat. Comme d’autres gangsters, il s’en est accaparé une partie pendant les « années noires » (1991 – 2000). Il s’est imposé ensuite comme homme politique puis comme dictateur à la tête de la Russie. Il a d’abord été premier ministre de Eltsine avant de devenir Président. Puis, il a fait sauter toutes les dernières règles démocratiques qui lui interdisaient de rester au pouvoir. Il a ensuite guerroyé en Tchétchénie et en Géorgie. Il s’est alors aussi imposé comme un chef militaire et nous avons vu qu’il ambitionne de reconquérir la Grande-Russie. Il le dit clairement dans les 15 premières minutes de son discours du 21 février 2022. J’ai analysé cela en détail dans mon article intitulé « La politique impérialiste de Poutine ». Le conflit Syrien lui donne l’occasion de s’imposer sur la scène internationale puisqu’il prête main forte à Bachar el Assad et lui donne la possibilité d’écraser la révolution syrienne. Il détruit littéralement la Ghouta (banlieue de Damas) et la ville d’Alep en reproduisant la stratégie qu’il avait adopté pour détruire Grozny en Tchétchénie. Il devient ainsi à la fois allié et concurrent des USA dans la lutte contre-révolutionnaire. Poutine et les USA élaborent ensemble, et en parfaite harmonie, une stratégie pour éliminer l’Etat Islamique devenu trop encombrant après qu’ils aient tous ensemble contribué à le mettre en place dans leur stratégie pour écraser la révolution syrienne.

La population civile paie au plus fort cette stratégie d’anéantissement tandis que les derniers dirigeants de l’Etat Islamique quittent Raqqa tranquillement installés dans des cars et des camions.

Poutine est candidat pour écraser les rebellions et les révolutions au moment où les USA se trouvent en difficulté pour le faire puisqu’ils sont désormais en plein désengagement. Il confirme, en janvier 2022, au Kazakhstan ses talents de contre-révolutionnaire sous l’œil impassible des USA. Quelques diplomates américains donnent des conseils et des mises en garde pour éviter que les troupes engagées soient contraintes de rester sur le terrain. Poutine s’engage donc dans la brèche béante laissée par les américains en plein désengagement. L’échec de la politique américaine précédente est particulièrement évident avec leur départ précipité d’Afghanistan en août 2021. L’armée américaine a été ridiculisée. Cela montre que les dirigeants américains ne savent pas se défaire de leur précédente politique d’invasion. Ils ne savent toujours pas comment abandonner totalement leur occupation sur le secteur Irak-Syrie. Ceux qui expliquaient quelques temps auparavant que les USA envisageaient d’envahir la Syrie n'ont assurément rien compris à la situation et ont été bien démunis pour expliquer la déroute américaine en Afghanistan. En fait, ils étaient en pleine collaboration pour achever la contre-révolution en Syrie.

Désormais, il est clair que Poutine et les dirigeants américains sont à la tête de deux puissances impérialistes en concurrence. Poutine se montre particulièrement agressif mais les dirigeants américains font leur possible pour continuer à dominer le monde.

La crise du capitalisme et la perspective révolutionnaire

La crise ukrainienne s’inscrit dans une crise plus générale du capitalisme qui est à bout de souffle. La recherche perpétuelle du profit réclame l’ouverture de nouveaux marchés qui ne sont pas extensibles à l’infini. Le capitalisme ne survit qu’en engendrant de plus en plus de malheurs par la destruction de forces productives. La crise au Proche-Orient (Irak, Afghan, Syrie...) avec en plus la Libye a coûté des sommes faramineuses aux USA c’est-à-dire, en dernier ressort, du travail humain, pour aboutir à de monstrueuses catastrophes humanitaires. C’est cela la réalité du capitalisme actuel. L’alternative « Socialisme ou Barbarie » devient de plus en plus évidente au moment où nous sommes menacés à la fois par la guerre nucléaire et par des épidémies incontrôlables dans le cadre du capitalisme. Il n’y a d’issue positive possible que dans le combat internationaliste pour le socialisme. Les forces qu’il faut mobiliser dans ce conflit sont les oppositions à Poutine en Russie qui apparaissent de plus en plus clairement autant que les oppositions aux dirigeants des USA/OTAN dans tous les pays y compris en Amérique. La mobilisation du peuple ukrainien qui veut se défendre dans l’unité au-delà des divergences interne est aussi un signe positif. L’armement de la population et son auto-organisation sont déjà ressentis comme des dangers par tous les puissants. Le gaulliste Asselineau nous fait part à ce sujet de l’angoisse de tous les contre-révolutionnaires (Ecouter à 2mn40s sur cette vidéo) :

 « Il n’y a rien de plus dangereux que d’armer une population qui ne sait pas manier les armes et de donner ça alors même que le pouvoir central d’un pays est en pleine déliquescence ».

Il a entièrement raison mais ce que les réactionnaires considèrent comme un danger est une source d’espoir pour les révolutionnaires. Il est possible que la classe ouvrière en Ukraine devienne incontrôlable par tous les appareils politiques et que les travailleurs prennent en main leur destinée, qu’ils fassent émerger leur propre pouvoir. Bref ! Une révolution ukrainienne est envisageable. Il faut œuvrer dans ce sens en Ukraine, en Russie et dans tous les pays. La mobilisation des organisations ouvrières et démocratiques, dans tous les pays du monde, tant en solidarité contre l’agression de Poutine que sur les revendications propres à chaque peuple porte en elle l’espoir d’une montée révolutionnaire dans le monde. Il revient aux militants du mouvement ouvrier de participer à la mobilisation en solidarité avec le peuple ukrainien et il revient à l’avant-garde d’œuvrer pour favoriser cette mobilisation.

L’AGIMO participe ainsi à la mobilisation internationale d’organisations politiques et aussi à la mobilisation européenne d’organisations syndicales. Au moment où nous écrivons ces lignes, le Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes prépare un convoi syndical vers l’Ukraine. Ce réseau rend compte de la mobilisation mondiale des organisations ouvrières. Il n’est pas possible de faire état ici de toutes ces initiatives (voir les 32 articles publiés à ce sujet par le réseau) Je vous invite cependant à lire la déclaration commune de syndicats ukrainiens. Toutes ces initiatives venant des internationalistes du monde entier sont complètement ignorées par les grands médias réactionnaires autant que par tous les poutinistes. Ces derniers n’oseraient jamais énoncer devant les ukrainiens les ignominies qu’ils n’hésitent pas à répéter en France. Seuls les internationalistes peuvent tenir le même discours en France, en Ukraine, en Russie, en Syrie et dans tous les pays du monde pour la bonne raison qu’ils sont les seuls à envisager de construire une organisation internationale de révolutionnaires.

Où va Poutine ?

Cela fait deux mois que la guerre fait rage en Ukraine. A l’évidence « l’opération militaire spéciale » de Poutine ne se déroule pas exactement selon le plan prévu. Il n’était pas prévu qu’elle dure aussi longtemps. Il est de plus en plus évident que Poutine ment. Il n’avait pas prévu que tant de généraux se feraient descendre. Il n’avait pas prévu que le Moskva sombrerait. Il n’avait pas prévu que ses armées se replieraient après avoir encerclé Kiev. Il invente de prétendues promesses pour tenter de justifier son agression mais il oublie le Mémorandum de Budapest signé par l’URSS qui était un engagement à « respecter l’indépendance, la souveraineté et les frontières existantes de l’Ukraine ». Il oublie aussi la déclaration commune du 4 décembre 2009 qui confirmait cet engagement des grandes puissances (URSS et Etats-Unis). Pourtant il se souvient de ce qui s’est passé cette année-là. Il venait d’être président pendant 8 ans et la constitution lui interdisait d’être à nouveau candidat à la présidence. Il avait donc placé à la présidence son commis (Medvedev) qui était auparavant l’équivalent de son premier ministre. Medvedev, à peine élu président de la république, avait alors nommé Poutine président du gouvernement. Elle n’est pas belle la vie au paradis de la démocratie ! Depuis, Poutine a simplement modifié la constitution.

Mais les poutinolâtres ne sont pas pour autant à cours d’arguments. Ils répètent à satiété, et avec délectation, les élucubrations de leur déesse nommée Néant (ce n’est pas moi qui l’invente). Elle affirme avec aplomb que les ukrainiens n'auraient pas respecté les accords de Minsk. En général, elle parle d’ailleurs de l’accord de Minsk comme s’il n’y en avait eu qu’un. Il s’agissait pour l’essentiel d’accords de cessez-le-feu. C’est donc le premier qui a fait exploser un pétard qui a rompu l’accord. Avec toute la propagande de guerre des deux camps, il est bien malin celui qui peut affirmer avec certitude de quel côté le premier coup de feu a été tiré. Mais rien ne la rebute. Elle ne s’embarrasse pas des multiples interrogations que peuvent susciter ces accords. Il est difficile d’affirmer leur nature exacte : accords de cessez-le-feu, armistice, accords de paix… Il est souvent question de protocoles plus que d’accords puisqu’il s’agissait de définir les étapes pour aboutir à une paix. Non seulement il est quasiment impossible de dire qui les a rompus mais nous ne savons guère qui était réellement tenu de les respecter. J’invite ceux qui veulent sérieusement s’intéresser à la question à consulter notamment sur le site « Jean Jaurès » l’article intitulé « Tout ce qu’il faut savoir sur les accords de Minsk en 22 questions  ». Rappelons que ces accords prévoyaient une réforme constitutionnelle en Ukraine avec des élections à Donetsk et Lougansk. Il était prévu ces régions restent sous pavillon ukrainien. En reconnaissant leur indépendance, il est évident que Poutine a mis un terme à l’application des accords de Minsk. Mais il est inutile d’expliquer cela à un poutinolâtre. Laissons à leurs certitudes ceux qui, enfermés dans leur idéologie, ne se posent aucune question.

Tous les jours de nouvelles atrocités de cette guerre sont révélées dans la presse mais, submergés par la propagande de guerre des deux camps, nous ne pouvons pas déceler toute la vérité à ce sujet. Cependant une certitude demeure : Poutine est le responsable de toutes ces atrocités et il est responsable de la mort de chaque soldat russe ou ukrainien ainsi que de la mort des civils. Sans sa décision insensée d’envahir l’Ukraine cela n’existerait pas. Car il est bien l’unique responsable. Il faudrait pour le montrer écrire tout un article sur le fonctionnement politique de la Russie. La Douma a probablement autant de pouvoir que le parlement européen. Poutine réunit parfois 59 oligarques-ministres autour de sa grande table où ils sont 20 dans chaque longueur et 10 dans chaque largeur. Il les réunit aussi maintenant dans une grande pièce où les oligarques siègent à une extrémité et lui à l’autre. Ces oligarques sont les seuls qui comptent à ses yeux. C’est un peu comme si en France, Bernard Arnault était le président de la république et réunissait de temps en temps les 59 autres plus gros milliardaires. C’est là que chacun se trouverait investi de son secteur et de quelques consignes. Ce système est finalement moins hypocrite que le nôtre. Chez nous aussi ce sont les milliardaires qui décident mais ils mettent en place des pantins qui jouent la comédie pour prendre les décisions qui leur sont soufflées dans l’oreille. Cependant, soyons bien certains qu’en Russie les autres oligarques sont prêts à dévorer Poutine… L’avenir est incertain : celui de l’Ukraine, celui de la Russie et celui de Poutine.

 



175 réactions


  • Attila Attila 26 avril 2022 14:28

    Les ânes bâtés bouffis d’orgueil de l’Occident ne sont même pas conscients que la déclaration conjointe russo-chinoise du 4 février 2022 marque le basculement du Monde où l’Occident n’a plus les moyens d’imposer sa volonté au reste du Monde. De nombreuses alliances se nouent dans la zone Asie impliquant de nombreux pays non-occidentaux qui refusent de se plier aux diktats de l’Occident. Voici ce que la déclaration conjointe dit de l’Occident :
     « Certains acteurs qui ne représentent qu’une minorité à l’échelle internationale continuent de prôner des approches unilatérales pour résoudre les problèmes internationaux et de recourir à la force ; ils s’immiscent dans les affaires intérieures d’autres États, portent atteinte à leurs droits et intérêts légitimes, et incitent aux contradictions, différends et affrontements, entravant ainsi le développement et le progrès de l’humanité, contre l’opposition de la communauté internationale. »

    .


    • marly 26 avril 2022 14:39

      cet article est un tissu de mensonges, l’auteur se présente comme trotskyste, mais Trotsky doit se retourner dans sa tombe. en réalité l’auteur est un séide de l’otan et il n’a rien à voir avec les communistes.


    • berry 26 avril 2022 14:44

      @marly
      Trotsky était déjà un agent des mondialistes.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 avril 2022 14:53

      @Attila
      Bonjour,
      Cette déclaration s’inscrit entièrement dans la lutte entre puissances impérialistes. Les puissances émergentes (Chine et Russie) viennent en effet contester et disputer la suprématie des USA qui s’impose depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Ce qu’ils appellent « résoudre les problèmes internationaux et de recourir à la force » c’est changer la force dominante du capitalisme pour toujours le malheur des exploités. Ils "portent atteinte à leurs droits et intérêts légitimes" disent ils pour condamner les USA. Mais de quels droits et intérêts légitimes s’agit-il ? Ce n’est nullement du droit des travailleurs d’en finir avec l’exploitation capitaliste mais du droit d’une nouvelle puissance impérialiste d’en remplacer une plus ancienne. Est-ce cela le progrès de l’humanité ?


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 avril 2022 14:57

      @marly
      Sommes nous bien avancés avec une telle déclaration ? S’il y a un « tissu de mensonges », faites en donc l’énumération et on pourra en discuter.

      « l’auteur se présente comme trotskyste ». C’est exact mais dans cet article je n’en dis pas un mot.

      « l’auteur est un séide de l’otan et il n’a rien à voir avec les communistes ». C’est une affirmation complètement gratuite. En quoi ce que j’ai écrit 

      permettrait il d’affirmer cela ?

      Finalement, vous n’avez rien à dire... Alors ? Que devriez-vous faire ?


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 avril 2022 14:58

      @berry
      Merci pour votre contribution.


    • Joséphine Joséphine 26 avril 2022 16:08

      @Attila

      Je crois qu’il ne faut pas écrire sous les articles de cet individu, peut être pire qu’un certain Bernard Grua . Moi je viens moinsser sa propagande digne d’une déjection de BFM, et je viens plusser les vrais camarades, épicétou ! 


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 avril 2022 19:01

      @Joséphine
      « Je crois qu’il ne faut pas écrire sous les articles de cet individu »

      Pourquoi le faites vous ?


    • velosolex velosolex 26 avril 2022 19:46

      @Attila
      Comme vous parlez bien.
      On dirait du Labrov qui joue à la playstation avec la malette atomique. 


    • Attila Attila 26 avril 2022 19:57

      @Joséphine
      Je me suis contenté de fournir aux lecteurs que cela intéresse une information d’importance mondiale.
      Effectivement, il ne sert à rien de débattre avec un individu pareil.

      .


    • marly 26 avril 2022 20:50

      @Jean Dugenêt

      Jean Dugenêt 26 avril 14:58

      @berry
      Merci pour votre contribution.

      berry 26 avril 14:44

      Trotsky était déjà un agent des mondialistes.

      dugenet remerciant berry traitant trotsky de mondialiste, autant dire agent de l’OTAN ( qui n’existait pas du temps de Trotsky ) !!!!!!!

      et dugenet se prétend trotskyste ouarf ouarf ouarf

      arrêtez avec cette mascarade, vous êtes ce que Trotsky aurait décris comme un faussaire .

      et pour ceux qui ne connaissent pas Trotsky, son seul crédo était «  défense inconditionnelle de l’URSS  » et cela malgré la bureaucratie stalinienne qui voulait le liquider. La Russie de Poutine n’est pas l’URSS, loin s’en faut, mais c’est ce qui s’en rapproche le plus, raison pour laquelle les USA veulent la mort de la Russie.

      tous ceux qui ont choisi le camp de l’OTAN-EU-OTAN ont choisi le camp des assassins et des nazis , et les communistes y compris trotskystes ne peuvent que etre dans le camp de la Russie, quoi que l’on puisse penser par ailleurs de Poutine.


    • pascal58 26 avril 2022 23:02

      @Jean Dugenêt

       Cependant, quand ces pays ont décidé, après 1991, d’adhérer à l’OTAN comme ils avaient adhéré au Pacte de Varsovie auparavant, il n’y avait aucunement lieu de parler de traitrise ou de parole non tenue. Ce sont des pays indépendants qui ont le droit de choisir leurs partenaires. 

      Cela ne tient pas la route une seconde, parce qu’il y a un très, très gros biais dans votre argumentation. 
      L’Otan n’avait nullement l’obligation d’accepter ces adhésions, sur le principe de sa parole donnée aux russes de ne pas s’étendre à l’est. 
      En fait vous ne faites que confirmer que les USA n’ont aucune parole, ni principe, seule leurs intérêts comptent. 
      D’ailleurs cela, c’est même vu et confirmé avec ses alliés les proches comme la France, en passant par Alstom, BNP Paribas ou encore les fameux sous marins Australiens.

      Les faits d’un côté, votre blablabla de l’autre. 


    • velosolex velosolex 26 avril 2022 23:26

      @marly
      Pourquoi ne vous contentez pas de moinser, comme Aznavour faisait des petits trous dans les tickets de métro : au lieu de vous perdre dans cette diahrée verbale que personne ne lit.
      Ou simplement de faire des doigts d’honneurs comme ces militantes de Le Pen, à la maire de Henin beaumont, quand elles ont appris que Marine, la copine de Poutine, resterait à marée basse. 
      On se moque de ces doigts d’honneur !.
      Je voulais faire remarquer leur caractère révolutionnaire.
      Le doigt enfoncé profond dans l’air fait beaucoup moins de dégats qu’un missile sol air, et lancé sur qui, sur quoi.
      C’en est assez de la brutalité des Russes en Ukraine, pour apprécier cette modération du doigt levé. 
      Néanmoins l’acte est parlant, même sans dire un mot. Cette solution ne pourrait elle pas être proposé à Vladimir Poutine dans le contexte actuel. Il nous ferait un « Henin-Beaumont » et pourrait sortir d’Ukraine la tête haute.
      Tout le monde y trouverait son compte. Le « Henin Beaumont » devra néanmoins bénéficié d’une appelation controlée, afin que des filous ne l’accaparrent pas à leur profit. 


    • Captain Marlo Captain Marlo 27 avril 2022 07:11

      @Jean Dugenêt
      L’élargissement de l’OTAN et les prétendues promesses

      Ukraine : la preuve qu’Américains et Européens s’étaient engagés à ne pas étendre l’OTAN vers l’Est
      "(...) Un document émanant des archives nationales britanniques corrobore la thèse avancée par Moscou de l’existence d’un engagement de Washington et des puissances occidentales à ne pas étendre l’Alliance atlantique vers l’Est. Le magazine allemand Der Spiegel en révèle l’existence.

      Ce texte, longtemps classé secret défense, a été remonté des profondeurs des archives par le chercheur états-unien Joshua Shifrinson, professeur à l’université de Boston. Il y est question du procès verbal d’une réunion des directeurs politiques des ministères des affaires étrangères des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et de l’Allemagne, tenue à Bonn le 6 mars 1991. Le thème était la sécurité en Europe centrale et orientale.etc


    • serge.wasterlain 27 avril 2022 10:06

      @marly
      Ne pas répondre, ignorer. Ne voyez vous pas que vos commentaires renforcent l’influence de ces gens insincères et menteurs !


    • Joséphine Joséphine 27 avril 2022 11:27

      @serge.wasterlain

      Vous avez tout à fait raison Serge , ces trolls de l’OTAN sont mus par une violence , un orgueil et un bellicisme de haut niveau. Velosolex par exemple écrit « Bingo ! » sur le forum Agoravox à chaque fois qu’un russe meurt sous les armes de nos belles démocraties . Ce sont des vieux qui dans leur fin de vie ne sentent plus. Là où nous nous élevons contre un potentiel conflit nucléaire avec la Russie, eux ils disent « Vive la guerre contre les Ruskovs ! »

      Velosolex se vante d’avoir été un hippie pacifiste soixante-huitard qui fumait de la came en Afghanistan , et aujourd’hui à quelques encablures de sa propre mort, ce vieillard en fin de vie bave de haine et rêve de velléités guerrières otanesques tel un sous-BHL . Il ne faut pas discuter avec ces gens. Ils sont fous furieux et ils se croient dans le camp du bien. En outre, ils se contentent de la soupe que leur sert les médias de Macron, sans aucune autre nuance. Ils ne supportent pas de voir que des jeunes n’adhèrent pas à leur « prêt-à-penser ». 

      Cordialement 

      Joséphine 

      Je vous souhaite une excellente journée ! Aussi belle que la mienne, c’est un jour particulier pour moi. 


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 avril 2022 12:12

      @Captain Marlo

      "Un document émanant des archives nationales britanniques corrobore la thèse avancée par Moscou de l’existence d’un engagement de Washington et des puissances occidentales à ne pas étendre l’Alliance atlantique vers l’Est. Le magazine allemand Der Spiegel en révèle l’existence"

      Vous êtes bien entendu dans l’incapacité de mettre un lien sur ce prétendu document.

      Vous ne voyez pas que vous colportez un ragot sans consistance. On nous présente une révélation : Il y a eu un document écrit classé secret défense au sujet de la promesse faite de ne pas étendre l’OTAN vers l’Est.

      Évidemment nous attendons une sorte de traité signé où il est dit que l’OTAN ne s’étendra pas vers l’Est.

      Que nenni ! Ce n’est pas du tout de cela qu’il s’agit !

      En fait, le journal l’humanité (repris par « Arrêt sur Info ») révèle que le journal Der Spiegel fait une révélation à propos d’une prétendue révélation. On avance doucement.

      Cette révélation est celle que nous attendons tous :  "des accords écrits ont bien été passés avec Moscou pour ne pas étendre la sphère d’influence et d’action de l’Alliance atlantique « au delà de l’Elbe".

      Très bien ! Puisqu’ils l’annoncent, alors nous voulons tous les voir ces prétendus accords écrits. Déception ! Ce n’est pas non plus de cela qu’il s’agit ! Mais alors, c’est quoi qu’il y a dans ces documents longtemps restés classés « secret défense ». Réponse :

      "Il y est question du procès verbal d’une réunion des directeurs politiques des ministères des affaires étrangères des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et de l’Allemagne, tenue à Bonn le 6 mars 1991.« 

      Faites bien attention à la nuance. Ce n’est même pas le »procès verbal d’une réunion« qui ne serait d’ailleurs pas un »accord". C’est un document où il est seulement question d’un procès verbal.

      Et à partir de là circule sans précision une sorte de « on-dit » sur ce que contiendrait ce prétendu document dans lequel il serait question du procès-verbal d’une discussion au cours de laquelle aurait été évoqué la question d’un accord...

      Vous ne croyez pas que ça suffit !


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 avril 2022 14:06

      @pascal58
      « il y a un très, très gros biais dans votre argumentation. »
      Comme vous dîtes et cela s’applique surtout à vous.
      Vous écrivez : 

      "L’Otan n’avait nullement l’obligation d’accepter ces adhésions, sur le principe de sa parole donnée aux russes de ne pas s’étendre à l’est." 

      Mais, il n’y a jamais eu de parole donnée aux russes à ce sujet. J’ai expliqué cela en long, en large, et en travers dans l’article. Deux commentateurs ont essayé de revenir à la charge sur cette question avec des espèces de ragots et je les ai mouchés.

      Il n’y a jamais eu de telles promesses !


    • Iris Iris 27 avril 2022 14:34

      @NiNi
      J’espère que vous mourrez jeune pour ne pas avoir à vivre cette infâmie.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 avril 2022 14:48

      @marly
      Vous êtes bouché ou quoi. Que voulez vous que je réponde à un commentaire de sept mots :
      « Trotsky était déjà un agent des mondialistes. »

      Je ne vais pas m’abaisser à expliquer que personne ne parlait des « mondialistes » du vivant de Trotsky. Je lui dis « merci pour votre commentaire ». Il faut en effet le remercier de ne rien dire de plus. Mais c’est vous qui prenez la relève.

      Tout ce que vous écrivez ensuite montre que vous ne comprenez rien. Ce que Trotsky défendait dans l’URSS c’était l’expropriation du capital qui était effectivement une conquête ouvrière de la révolution malgré l’exécrable bureaucratie stalinienne que Trotsky voulait liquider par la révolution socialiste.

      Vous dites ensuite :
      "La Russie de Poutine n’est pas l’URSS, loin s’en faut, mais c’est ce qui s’en rapproche le plus« 

      Sauf que dans la Russie de Poutine, ce qui a disparu c’est la seule chose que défendait Trotsky : l’expropriation du capital. Avec Poutine le capitalisme a été intégralement remis en place de la pire des manières puisque les nouveaux capitalistes, comme Poutine lui-même, sont des anciens apparatchiks qui se sont enrichis avec des méthodes de gangsters.

       »la raison pour laquelle les USA veulent la mort de la Russie"

      Quand vous écrivez que c’est la raison pour laquelle les USA veulent la mort de la Russie c’est mille fois faux. Le fait que le capitalisme ait été réintroduit c’est ce que défendent les USA et d’ailleurs les USA ne veulent pas du tout la mort de la Russie. Ils sont en concurrence avec le régime de Poutine. Ce n’est pas la même chose. Il veulent se débarrasser de leur concurrent qui s’appelle Poutine et non pas de la Russie.

      Dans ce conflit entre deux concurrents les révolutionnaires ne prennent pas parti. Croyez-vous que les ouvriers et les paysans sont exploités avec plus de douceurs en Russie qu’au USA ? Croyez vous que les capitalistes russes, comme Poutine, sont plus méritant que les capitalistes américains ? Croyez vous que les méthodes d’enrichissement des uns soient meilleures que celles des autres ? Nous ne choisissons pas entre des capitalistes. Nous les combattons tous.

      "les communistes y compris trotskystes ne peuvent que etre dans le camp de la Russie, quoi que l’on puisse penser par ailleurs de Poutine".

      Non ! Les communistes sont avec les travailleurs, ouvriers et paysans, et avec les jeunes de tous les pays notamment de Russie et d’Ukraine pour qu’ils en finissent avec un système qui dresse les peuples les uns contre les autres pour les pousser une fois de plus à la guerre. Ils sont avec les exploités de tous les pays contre les exploiteurs de tous les pays et ils condamnent toutes les agressions impérialistes. Celles des USA quand il s’agit notamment de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Libye... et ils condamnent l’agression de Poutine quand il s’agit de l’Ukraine.

      La position des vrais communistes c’est :

      — Troupes et matériel militaire des USA et de l’OTAN : hors d’Europe !

      — Troupes russes : hors d’Ukraine !

      — Troupes françaises : hors d’Afrique !

      — Aucune vente d’armes par la France à l’Arabie Saoudite (guerre au Yémen) !

      Les travailleurs et les jeunes qui sont confrontés à des occupations militaires crient toujours le même slogan que ce soit en français, en russe ou en anglais :

      Rentrez chez vous ! Damoï ! Go home !


    • Joséphine Joséphine 27 avril 2022 15:04

      @NiNi

      « une bande de vieux débris en phase terminale »

      Vous m’avez arraché les mots de la bouche Nini. En 1968 ces boomers criaient « Place aux jeunes », détruisant et déconstruisant tout sur leur passage telles les hordes de Attila . En 2022 ces boomers sont morts de trouille face à un gros rhume , et ils hurlent dorénavant « Place aux vieux, enfermez-les jeunes, séquestrez les, piquez-les, faites les taire ! ». Ces boomers bellicistes qui applaudissent l’OTAN aujourd’hui sont certainement la génération la plus néfaste et la plus inédite de toute l’histoire de l’humanité. 


    • serge.wasterlain 28 avril 2022 20:44

      @Joséphine
      Je ne suis pas de la dernière pluie non plus : j’ai 68 ans !


    • Joséphine Joséphine 28 avril 2022 22:24

      @serge.wasterlain

      Oh zut... Mais je fais la différence entre les bons et les mauvais boomers. Mes meilleurs amis sont des boomers ! y’a t’il un jeune sur le site ? Enfin jeune, disons trentenaire. 


    • Pauline pas Bismutée 28 avril 2022 22:50

      @Joséphine

      ’y’a t’il un jeune sur le site ?’

      Ah bah moi, je ne sais toujours pas ce que je ferai quand je serai grande...
       smiley


    • Iris Iris 28 avril 2022 23:06

      @Joséphine
      Vous êtes quand même étrange, vous pourrissez les « boomers » depuis que vous êtes arrivée, pour finir par nous raconter qu’ils sont vos meilleurs amis.


    • Iris Iris 28 avril 2022 23:08

      @Pauline pas Bismutée
      Moi je sais, quand je serai grand je serai sage, obéissant, et surtout je serai mort.


    • Pauline pas Bismutée 28 avril 2022 23:19

      @ Iris

      Mais je suis pleine de sagesse, quoique pas trop obéissante, et pas encore morte !


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 28 avril 2022 23:32

      @Joséphine

      "En 1968 ces boomers criaient « Place aux jeunes », détruisant et déconstruisant tout sur leur passage telles les hordes de Attila"
      Cela c’est dans une chanson de Brassens. Moi j’ai le souvenir qu’en 68 nous avions beaucoup de respect voire même d’admiration pour les anciens qui avaient fait 1936 et encore plus pour ceux qui avaient participé à la résistance ou pour les quelques trotskystes revenu vivant des camps de concentration... et aussi pour ceux qui avaient été condamnés en luttant contre la guerre d’Algérie. Je peux vous donner une quantité de noms pour chacun de ces cas. Nous faisions profil bas devant eux.


    • Iris Iris 28 avril 2022 23:34

      @Pauline pas Bismutée
      Je confirme que vous n’êtes pas morte et pleine de sagesse.. que je ne comprends pas toujours smiley


    • Joséphine Joséphine 28 avril 2022 23:34

      @Iris

      Bonsoir Iris, je vous répondrai un jour, je fais la différence entre mes amis qui sont vieux pour la plupart (soixantenaires) et le vivier électoral de Macron composé de vielles rombières bourgeoises, de vieux débris triple-injectés et d’ukrainistes obscènes . Oui, il y’a deux sortes de boomers , j’en suis témoin. 


    • Le bébé de Macon Le bébé de Macon 28 avril 2022 23:35

      @Joséphine

      • Mais je fais la différence entre les bons et les mauvais boomers. Mes meilleurs amis sont des boomers ! y’a t’il un jeune sur le site ? Enfin jeune, disons trentenaire.

      On la gardera aussi celle-là. Quand la bêtise vous colle, vous insistez.


    • Joséphine Joséphine 28 avril 2022 23:41

      @Jean Dugenêt

      Mais pourtant les soixante-huitards ont bien viré le Général de Gaulle, non ? Qui est le dernier grand président de ce pays ? De Gaulle cher auteur ! Et surtout, qu’aurait fait De Gaulle face à un Zelensky qui demande nos armes française gratuitement et de façon illimitée ? Vous pensez vraiment que DE GAULLE aurait donné nos armes à l’Ukraine ? Ou à la Russie ?
       
      Non !

      Je suis plus jeune que vous, d’au moins 40 ans , et pourtant je connais mieux le personnage De Gaulle que vous...


    • Iris Iris 28 avril 2022 23:44

      @Joséphine
      Ya mille sortes de boomers, mille sortes de jeunes... ça devrait nous inciter à ne pas mettre les gens dans des boîtes comme nous le faisons trop souvent ici et ailleurs. 
      Dslé pour cette douche nocturne d’eau tiède. Bonne nuit


    • Joséphine Joséphine 28 avril 2022 23:49

      @Le bébé de Macon

      Oui gardez là je vous en prie. 

      OK boomer ? 


    • Joséphine Joséphine 28 avril 2022 23:54

      @Iris

      Ya mille sortes de boomers, mille sortes de jeunes..*

      C’est bien ce que je dis dans mes propos , mais je n’oublie pas que ce sont les boomers qi ont voté Macron. Vous en avez quelques exemplaires ici, le bébé de Macron par exemple ? 


    • Joséphine Joséphine 28 avril 2022 23:57

      @Le bébé de Macron

      Petit bébé de Macron, maintenant tout le monde sait, vous n’avez pas pu vous en empêcher. Bébé de Macron....


    • Joséphine Joséphine 28 avril 2022 23:58

      @Iris

      Bonsoir Iris, c’est pas de ma faute si le mot « Boomer » est devenu une insulte dans la langue anglaise...et française ! 


    • Joséphine Joséphine 29 avril 2022 00:00

      @CYRUS

      Cyrus ? Méfie toi de Bébé de Macon, celui qui prenait son pied devant les insultes porno-sexistes de Bernard Grua, . 


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 29 avril 2022 09:00

      @serge.wasterlain et @joséphine

      Brassens vous a définitivement répondu depuis longtemps
      https://www.youtube.com/watch?v=8oIJY5gjGo0


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 29 avril 2022 09:28

      @Joséphine
      Je commence à comprendre votre orientation politique derrière tous vos discours inutiles sur les jeunes et les vieux (Excusez-moi d’écrire en français).

      Vous êtes une admiratrice de De Gaulle qui était pour vous « le dernier grand président ».

      Pour nous convaincre, en guise de raisonnement, vous clamez et vous répétez votre conviction.

      Imaginez-vous que n’importe qui peut faire la même chose avec un autre nom ? Pour mettre les points sur les « i » voici quelques exemples : Hitler, Roosevelt, Franco, Staline, Mao, Castro...

      Essayons de discuter c’est à dire d’avancer des arguments. De Gaulle était un anti-communiste virulent. Dés sa jeunesse il l’a montré  en Pologne, d’avril 1919 à mai 1920, puis de juin 1920 à la fin du mois de janvier 1921. Après la fin de la guerre 14-18, il faisait partie de ceux qui ne supportaient pas que soit mis un terme à la dictature des tsars en Russie. Il appuyait la guerre les forces réactionnaires qui ont déclenché une guerre civile pour en finir avec cette « maudite révolution des bolchéviks ». Il est donc allé donner son aide aux armées qui luttaient ainsi contre « les rouges ».

      Toute sa vie a été marquée par cette lutte contre ce qu’il appelait le « communisme » c’est-à-dire cette menace permanente des exploités luttant pour se sortir des griffes de l’exploitation.

      Vous êtes donc clairement du côté des exploiteurs.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 29 avril 2022 09:55

      @Joséphine
      « Vous pensez vraiment que DE GAULLE aurait donné nos armes à l’Ukraine ? »

      Non ! Il n’aurait jamais fait cela. Il aurait pleinement approuvé Asselineau qui a dit :

       « Il n’y a rien de plus dangereux que d’armer une population qui ne sait pas manier les armes et de donner ça alors même que le pouvoir central d’un pays est en pleine déliquescence ». (Ecouter à 2mn40s sur cette vidéo).

      Il faut bien évidemment comprendre ce qui se cache derrière l’expression "une population qui ne sait pas manier les armes« . Ce qui dérange les réactionnaires (De Gaulle ou Asselineau) ce n’est pas qu’ils  »ne savent pas manier les armes«  c’est qu’ils ne soient pas encadrés dans une armée aux ordres d’un Etat qui défend le capitalisme.

      De Gaulle autant qu’Asselineau n’aurait jamais voulu donner des armes à une population civile. La notion de »Peuple en armes" ne pouvait évoquer que de la détestation de sa part. C’est la possibilité ouverte que le peuple prenne ses destinées en main en s’émancipant de toute autorité. C’est la porte ouverte, de leur point de vue, à tout ce qu’il y a de plus abominable : le communisme, le diable, les rouges, le mal absolu... la fin de l’exploitation capitaliste, la fin de la recherche du profit remplacé par la recherche de la satisfaction des besoins de l’humanité.

      Assurément, vous ne voulez pas de cela si vous admirez De Gaulle.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 29 avril 2022 22:03

      @pascal58
      « Et là je suis en droit de vous traiter de menteur.. »

      Cela m’étonnerait. Je rappelle que pour que quelqu’un soit un menteur, il faut deux conditions :

      1. Il dit quelque chose de faux.
      2. C’est sciemment qu’il dit des choses fausses.

      Si ce sont les sornettes à Dumas que vous considérez comme des preuves qu’il y a eu une promesse vous êtes bien naïf.

      Et cela ne vous étonne même pas que ces prétendues preuves apparaissent aujourd’hui chez nous alors que Poutine lui-même n’oserait jamais en faire état tellement c’est gros. Comme cela a beaucoup de mal à passer maintenant les faussaires font des vidéos. Ils vont aller jusqu’où comme ça ? Relisez ce que j’ai écrit à ce sujet et vous comprendrez par une simple analyse des faits que c’est faux. Il est absolument impossible qu’il y ait eu de telles promesses.

      Savez vous que Poutine avait déjà fait deux mandats en 2009 lorsque qu’a été signée la déclaration commune du 4 décembre 2009

      . Cela montre que jusqu’à ce moment et certainement encore quelques temps après il n’avait lui-même jamais parlé de telles promesses.


      Vous avez surtout le droit de vous excuser de m’avoir traiter de menteur.
       


  • Clark Kent Séraphin Lampion 26 avril 2022 14:39

    C’est bizarre.

    Depuis des générations et pendant toute la période soviétique ; Ukrainiens et Russes étaient encore plus proches que ne le sont les Français du nord et du sud de la Loire. Nombreuses sont les familles dont il serait difficile de démêler les proportions de composantes des uns et des autres. Qui savait que Tchernobyl était en Ukraine, au moment de la catastrophe ?

    Et puis patatras, les deux territoires deviennent des états-nations incompatibles et antagonistes, au point qu’on peut même réécrire l’histoire pour montrer que c’est une réalité éternelle. Que ne pourrait-on pas écrire si la Lorraine et le Dauphiné rejoignaient la Srre et le Piémont pour former des nouveaux états hogènes selon ces critères ?


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 avril 2022 15:07

      @Séraphin Lampion
      "pendant toute la période soviétique ; Ukrainiens et Russes étaient encore plus proches que ne le sont les Français du nord et du sud de la Loire« 

      En êtes-vous certain ? Les mouvements nationalistes étaient étouffés par une terrible répression. Les européens ont découvert l’existence des tchétchènes dès que le stalinisme s’est effondré. Nombreux sont encore ceux qui n’ont jamais entendu parler des tatars. Croyez-bien pourtant qu’ukrainiens, tchétchènes et tatars ne se sont jamais satisfaits du sort qui leur était réservé sous ces dictatures. Mais les »obligations" de la diplomatie internationale faisait que, même en France, nous n’en avions jamais entendu parlé. Ne racontait-on pas aussi que la plus grande voie ferrée était le transsibérien ? Nous avons avalé tout ça.

      Ceci dit les ukrainiens ne sont pas les ennemis des russes. Ils ont toujours voulu leur indépendance (tout au moins depuis 1917) et ils y tiennent.


    • Clark Kent Séraphin Lampion 26 avril 2022 15:16

      @Jean Dugenêt

      « Ils ont toujours voulu leur indépendance (tout au moins depuis 1917) et ils y tiennent. »

      Comme les Corses, les Bretons et les « Occitans » (sic).
      Et pourquoi pas les Guadeloupéens, les Martiniquais et les Guyanais ? Ce serait encore plus « légitime » historiquement.


    • Dudule 26 avril 2022 15:39

      @Séraphin Lampion

      Le bordel est surtout venu de Galicie et de Volhynie, les deux provinces les plus à l’ouest (sans jeux de mots).

      Ce coin perdu, après avoir été la province la plus arriérée de l’Empire Austro Hongrois, est devenu la province la plus arriérée de Pologne, la Pologne en ayant hérité après la 1ère Guerre Mondiale. Puis, le pacte Germano Soviétique a rattaché la Galicie-Volhynie à l’Union Soviétique, plus précisément à l’Ukraine.

      C’est avec l’invasion allemande en 1941 que tout commence. Les bouseux dégénérés peuplant ces riantes contrées, après avoir fait partie des confins oubliés de l’Empire HA puis de la Pologne, y ont vu une occasion unique d’exister enfin. Et que je te fonde un parti national socialiste local, et que je te massacre les juifs en veux tu en voilà, et que je te garde les camps de concentration, que je recrute des divisions SS, et que je te massacre les Polonais tant que je peux, et puis les Russes aussi, évidemment.

      Puis vient la libération par l’Armée Rouge. La guérilla contre l’Armée Rouge dure jusqu’au milieu des années 50...

      Puis vient l’indépendance en 1991. et voilà que les bouseux dégénérés commencent à proclamer que l’Ukraine, c’est eux (alors qu’ils n’en font parti que depuis 1939), et que les autres ne sont que des sales moskals (Russes) à exterminer, que quiconque n’est pas d’accord avec eux est un traitre à exterminer, et ainsi de suite.

      Ils prennent le pouvoir après un un coup d’État en 2014 (organisé par vous savez qui, ils n’auraient jamais gagnés une élection régulière de toutes façons), et depuis tiennent le pays d’une main de fer.. Ils ont eu 8 ans pour diffuser leur propagande et endoctriner la jeunesse, et tabasser et forcer à fuir le pays les opposants, ils sont armé jusqu’aux dents (par... nous), et ils sont vraiment dangereux, et, contrairement à ce qu’on nous dit, ils sont nombreux (minoritaires, mais nombreux) !

      La suite, vous la connaissez : interdiction de la langue russe et chasse au « Russes » (ukrainien russophone), chasse aux « rouges » aussi (la plupart des morts à la Maison des Syndicats à Odessa étaient des militants communistes), attaque du Donbass et de Marioupol (ils ont commencé à tirer sur les civils à Marioupol le 9 mai 2014 lors de parades pour commémorer la victoire), etc.

      Certains vacanciers vont faire une drôle de tête quand ils vont découvrir les motifs des tatouages de certains réfugiés Ukrainiens sur les plages ou à la piscine. Parce que ces braves gens ont l’étrange coutume de se tatouer leurs curieuses opinions politiques partout sur le corps...

      Tout ça pour écrire que, oui, la majorité des Ukrainiens et les Russes sont culturellement (et linguistiquement) très proches, le problème, c’est que ceux qui tirent les ficelles depuis 2014 ne leur sont pas proches du tout, même si leurs passeports sont Ukrainiens.


    • Clark Kent Séraphin Lampion 26 avril 2022 16:01

      @Dudule

      merci pour ces précisions utiles


    • Ecométa Ecométa 26 avril 2022 16:45

      @Dudule
      Très bonne mise au point ! 

      Les Etats-Unis sont toujours resté dans la guerre froide ! Ce sont des fourbes et L’Europe, ou plutôt l’Union Européenne est une petite chienne étasunienne incapable de penser et d’agir par elle-même. 

      Quant à la Russie, après la guerre froide, elle avait d’autres chats à fouetter que de rester dans une telle querelle. Et les Etats-Unis en ont profiter pour faire ce qu’ils savent faire : manipuler tout le monde ! 

      Assez généralement la Russie, qui est ce qu’elle est ... mais qui n’est pas fourbe, ni impérialiste comme les Etats-Unis, dit ce quelle va faire et fait ce qu’elle à dit qu’elle allait faire au plan international !
      Il est possible de jouer franc jeu avec la Russie, jamais avec les Etats-Unis ! 
       Bien sûr Poutine a eu tort d’envahir l’Ukraine .... mais quand vous avez un voisin qui vous chie dans les bottes à longueur de journée poussée en cela par les Etats-Unis et avec la complicité la petite chienne qu’est l’Union -Européenne... 


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 avril 2022 17:21

      @Séraphin Lampion
      Il y a au moins une différence c’est que les ukrainiens ont obtenu leur indépendance après la révolution de février 1917. Elle ne leur a pas été accordée par les bolcheviks puisqu’ils n’étaient pas au pouvoir mais ils y étaient favorables et ils le sont restés quand ils se sont trouvés au pouvoir. Ils étaient pour le droit des peuples à décider eux-mêmes de leur indépendance. Pour tous les autres, je n’ai rien contre le principe... Il faut qu’ils décident eux-mêmes dans des conditions réellement démocratiques ce qui suppose, au minimum, qu’il n’y ait pas d’occupation militaire du territoire en question. Il y a toujours des forces politiques qui visent à faire exploser des nations. Il faut voir clair dans leur jeu et savoir les dénoncer.


    • charlyposte charlyposte 26 avril 2022 17:31

      @Jean Dugenêt
      Indépendance ne veut pas dire soumission aveugle envers cet occident rapace smiley si tel avait été le cas en 1917 l’Ukraine n’aurait jamais obtenue la moindre indépendance smiley


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 avril 2022 18:39

      @charlyposte
      Évidemment « indépendance » et « soumission » sont incompatibles. Mais, pour être soumis il faut être contraint. Les ukrainiens ont refusé de rester sous l’autorité de la Russie. Leurs dirigeants ont choisi de faire d’autres alliances avec des forces qui ne me conviennent pas mais il n’y pas là de contrainte. Ils auraient bien évidemment pu faire comme la Suisse. Mais, peut-on les contraindre à faire comme la Suisse ?


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 avril 2022 18:49

      @Ecométa
      Bonjour,
      Je conseille de ne pas prêter des qualités humaines à des pays ou à des blocs de pays. La Russie, les Etats-Unis, l’Europe, l’Union Européenne ne sont pas bourbes, ne pensent pas, ne manipulent pas, n’ont pas d’autres chats à fouetter, ne savent pas être une petite chienne...
      Il est toujours plus clair de désigner des personnes dans ces cas-là cela évite au lecteur de devoir faire lui même une translation hasardeuse.


    • Dudule 26 avril 2022 19:50

      @Jean Dugenêt

      Permettez moi de vous rappeler que la Russie non plus n’était pas indépendante de l’Union Soviétique. L’Union Soviétique n’était pas la Russie. Ni juridiquement, ni dans les faits.

      De fait, le seul Russe qui a été dirigeant de l’Union Soviétique était Lénine, tous les autres était Ukrainiens, avec un Géorgien de sinistre mémoire comme exception pour confirmer la règle (considérant que Gorbatchev était moitié Ukrainien).


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 avril 2022 21:20

      @Ecométa
      L’union soviétique de Staline était une grosse dictature. Dans ce cas il n’y a aucune indépendance. Tout le monde obéit ou se fait fusiller. C’est ce qui plait à Poutine quand il vante les qualités de l’URSS sous Staline. C’était comme s’il n’y avait qu’un seul pays comme au bon vieux temps de la Grande-Russie des tsars que Poutine rêve de refaire. Il vient de commencer et ça se passe mal.


    • xenozoid Xenozoid 26 avril 2022 21:26

      @Jean Dugenêt

      ...Il vient de commencer et ça se passe mal.....

      ça contredit ce que tu dit plus haut

      ..C’était comme s’il n’y avait qu’un seul pays comme au bon vieux temps de la Grande-Russie des tsars....

      tu vis dans un monde paralelle et dans le passé


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 avril 2022 22:45

      @cettegrenouille-là
      A propos de Thierry Meyssan, ceux qui ne savent pas lire peuvent se contenter de regarder la photo où on le voit notamment avec Frédéric Chatillon. C’est de la pure extrême-droite. Si cela vous plait d’admirer ce genre d’individus je ne vois pas pourquoi vous faites des discours à propos des Le Pen et Zemmour en ayant l’air de ne pas les admirer aussi. C’est du même acabit.

      Après cela vous feriez bien de vous poser la bonne question.


    • Captain Marlo Captain Marlo 27 avril 2022 07:21

      @Jean Dugenêt
      "Il y a toujours des forces politiques qui visent à faire exploser des nations. Il faut voir clair dans leur jeu et savoir les dénoncer."

      Il faut voir clair dans les intérêts vitaux américains.
      Ils ne veulent pas d’un bloc euro asiatique (Europe + Russie + Chine et + si affinités) . Ce bloc deviendrait la zone économique la plus puissance du monde.
      Et les USA perdraient leur hégémonie mondiale.
      Ils font tout ce qu’ils peuvent pour diviser ce bloc : « diviser pour mieux régner ».

      "(...) Sans remonter à l’Ukraine « berceau historique et religieux » de la Russie, on peut faire dater la cause profonde de cette guerre à 1997 quand Zbigniew Brezinski, le plus influent conseiller des présidents américains pendant trente ans, a publié son livre « Le Grand Échiquier », dans lequel il expliquait que le but stratégique des Etats-Unis consistait à s’emparer de l’Ukraine et démembrer la Russie pour briser sa puissance en Europe et l’empêcher de se joindre à l’Allemagne.

      1997 étant par ailleurs l’année où la première phase de ce programme s’est mise en place avec l’entrée dans l’OTAN de la Pologne, de la Tchéquie et de la Hongrie…etc



    • Captain Marlo Captain Marlo 27 avril 2022 07:48

      « Le Grand Échiquier » de Zbigniew Brzezinski.

      La géopolitique s’appuie sur la géographie, le marxisme n’est d’aucun secours en géographie. Il suffit de regarder la carte du monde, ce que font les gouvernements américains depuis le début du 20e siècle !

      "(...) Sans surprise, nous apprenons que la géographie prédestine les priorités immédiates des pays ; nous le savions depuis au moins Napoléon. Halford J. Mackinder au début du siècle (20e) avait tracé déjà ce que nous avions vu plus haut développé par Brzezinski, à savoir que « qui gouverne l’Europe de l’Est domine le heartland, qui gouverne le heartland domine l’île-monde, et qui gouverne l’île-monde domine le monde » (le heartland étant le coeur continental). L’Amérique suit donc cette voie pour parvenir au maintien de son rang.etc

      .

      Hélas, les USA lancent leurs dernières cartouches. La Russie et la Chine n’ont pas besoin de l’Europe, ils ont signé une alliance : "Les relations entre la Russie et la Chine sont désormais « sans précédent ».

      "(...) Dans le cadre de cette déclaration, la Chine a pris le parti de la Russie dans le débat actuel sur l’expansion vers l’est du bloc militaire de l’OTAN dirigé par les États-Unis, les deux parties convenant qu’il faut y mettre un terme.

      « Les parties s’opposent à un nouvel élargissement de l’OTAN et demandent à l’Alliance de l’Atlantique Nord d’abandonner ses approches idéologiques de la guerre froide », peut-on lire dans le communiqué, qui exhorte également le bloc à respecter « la souveraineté, la sécurité et les intérêts des autres pays, la diversité de leurs contextes civilisationnels, culturels et historiques, et à adopter une attitude juste et objective à l’égard du développement pacifique des autres États. »

      Ces dernières années, la Russie et la Chine ont travaillé ensemble pour stimuler la coopération économique, et le commerce bilatéral dépasse désormais 140 milliards de dollars par an. Vendredi, le géant énergétique russe Gazprom et la China National Petroleum Corporation ont signé un contrat à long terme pour la fourniture de 10 milliards de mètres cubes de gaz russe à Pékin."


    • Captain Marlo Captain Marlo 27 avril 2022 08:06

      @Captain Marlo
      C’est l’Europe qui va payer les pots cassés, dans un conflit qui concerne la Russie et les USA, et pas les pays européens, qui sont étroitement dépendants des exportations russes.

      Pepe Escobar :" Installez-vous confortablement et assistez en direct au suicide de l’UE

      "Si l’objectif des États-Unis est de renverser l’économie russe par des sanctions et de l’isolement, comment se fait-il que ce soit l’UE qui s’effondre économiquement ?

      Le spectacle stupéfiant de l’Union européenne (UE) en train de se faire hara-kiri au ralenti a de quoi marquer les esprits. Comme un mauvais remake de Kurosawa, le film traite en fait de la démolition de l’UE par les États-Unis, avec le détournement de certaines exportations de matières premières russes essentielles vers les États-Unis, au détriment des Européens.etc

      .
      Le rouble atteint son plus haut niveau face à l’euro depuis 34 mois & l’économie russe se porte comme le pont neuf !
      .
      L’Occident a perdu la partie : « Le spectacle de la fin du monde ancien » par Régis de Castelnau"
       


    • Captain Marlo Captain Marlo 27 avril 2022 08:20

      @Jean Dugenêt
      A propos de Thierry Meyssan, ceux qui ne savent pas lire peuvent se contenter de regarder la photo où on le voit notamment avec Frédéric Chatillon.

      Vu que la Gauche est de droite ou d’extrême droite depuis fort longtemps....
      « Le livre noir de la Gauche française »
      Chapitres intéressants :
      — La Gauche française et la répression, de la guillotine aux Gilet jaunes.
      — La Gauche française et la guerre.
      — La Gauche française et la colonisation.
      — La Gauche française et la corruption, de Danton à Macron etc

      Extrait : « La Terreur instaurée en 1792 sera la principale source d’inspiration des bolchéviks en 1917. Lénine trouvera dans Félix Dzerjinski, le fondateur de la Tcheka, son »Fouquier-Tinville« . Et le massacre des cosaques en février mars 2019 sera qualifié par les léninistes de »Vendée Bolchévique".


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 avril 2022 09:46

      @Captain Marlo
      « le massacre des cosaques en février mars 2019 »

      Merci pour cette info. Je n’étais pas au courant.
      Sur la gauche française, je recommande plutôt le livre de Jean Dugenêt : « De François Mitterrand à Jean-Luc Mélenchon ».


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 avril 2022 09:50

      @Captain Marlo
      Bonjour,
      Avec quatre « commentaires » à suivre, où il n’est pas question de mon article, vous feriez mieux de les concaténer et les proposer en modération comme un nouvel article puisque vous avez envie d’écrire quelque chose.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 avril 2022 14:56

      @Xenozoid
      J’ai peut être été un peu court. Je voulais dire que Poutine vient de commencer à reconstruire la Grande-Russie et effectivement ça se passe mal. Alors qu’il vient d’entreprendre la reconquête il est déjà bloqué dans un petit pays qui a un budget militaire 10 à fois moins important que celui de la Russie. Il est encore loin d’être le puissant dictateur qui régnera que la Grande-Russie reconstruite.


    • CATAPULTE CATAPULTE 27 avril 2022 18:27

      @Captain Marlo
      .

      Vu que la Gauche est de droite ou d’extrême droite depuis fort longtemps....


      .
      Faut reconnaître qu’Asselineau ne faisait guère illusion...
      Et pour parfaire son camouflage, il usait de la ruse qui consistait à se déclarer lui-même « ni de droite, ni de gauche »...

    • CATAPULTE CATAPULTE 27 avril 2022 18:40

      @Captain Marlo
      .

      C’est l’Europe qui va payer les pots cassés, dans un conflit qui concerne la Russie et les USA


      .
      Conclusion aussi hâtive qu’idiote et sommaire...
      C’est effectivement l’Europe qui va payer, mais en partie seulement, les pots cassés qu’elle a choisi de payer pour dire « non » à la Russie... dans un conflit qui concerne davantage la Russie et l’Europe que « La Russie et les USA »... Preuve en est, on prend la peine de rappeler plus loin que « l’Europe dépend étroitement des exportations russes »... ce qui signifie par ailleurs que la Russie dépend tout autant de ses exportations vers l’Europe...
      Fallait-il se fendre d’un commentaire aussi inutile si c’était pour l’argumenter de la preuve inverse ?
      Stupide, en somme...

    • xenozoid Xenozoid 29 avril 2022 17:29

      @Jean Dugenêt

      Alors qu’il vient d’entreprendre la reconquête

      la reconquete de quoi ? le cid contre les arabes ? comme en syrie..lol

      il est déjà bloqué dans un petit pays qui a un budget militaire 10 à fois moins important que celui de la Russie

      si il était bloqué l’europe,devait le savoir,surtout l’otan,et tu as raison il va se débloquer de l’europe et construire ailleur, les abrutis vendront les cordes  smiley



    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 29 avril 2022 19:14

      @Xenozoid
      Je reprends tout. Poutine cherche à reconquérir la Grande-Russie c’est-à-dire celle des tsars et de Staline. Il veut faire un unique pays avec l’ensemble de ce territoire qui, sous Staline, constitué l’URSS. Mais, sous Staline, avec la dictature, cette URSS fonctionnait comme un unique pays. C’est cela qui plait à Poutine et c’est cela son but. Il l’a clairement expliqué dans les 15 premières minutes de son discours du 21 février 2022.
      J’ai expliqué tout cela en détail dans un précédent article intitulé « la politique impérialiste de Poutine ». Il a commencé la reconquête des pays et régions qu’il veut faire revenir dans le giron de la Grande-Russie.
      Son invasion de l’Ukraine se situait dans cette perspective.
      Il faut bien constater qu’il est déjà bloqué dans ce petit pays qui a un budget militaire 10 fois moins important que celui de la Russie.

      Son projet de Grande-Russie a du plomb dans l’aile.


    • xenozoid Xenozoid 29 avril 2022 19:17

      @Jean Dugenêt

      je ne voit pas de grande russie, par je vois des colonialistes qui on du mal avec le changement


    • xenozoid Xenozoid 29 avril 2022 19:19

      @Xenozoid

      par contre je vois des colonialistes qui ont du mal avec le changement, 2 guerre coloniales, c’est pas assez ? vive la guerre mondiale


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 29 avril 2022 21:10

      @Xenozoid

      Je vous vois venir avec vos « colonialistes ». La volonté de faire revenir dans le giron de la Russie l’Ukraine pour commencer (et on verra ensuite) n’est ce pas du colonialisme.

      Je viens d’expliquer dans cet article les grandes lignes de ce qu’est la situation internationale au moment de l’invasion de l’Ukraine. J’ai essayé de montrer qu’à l’issue de l’éclatement du bloc de l’Est (URSS + Europe de l’Est) des conquêtes ouvrières ont été perdues pour le grand plaisir des forces réactionnaires du capitalisme mondial. C’est avant tout l’abandon des économies planifiées et donc la réintroduction du capitalisme qui est une victoire du capitalisme. Il y a eu en faible contrepartie davantage de libertés démocratiques dans tous ces pays (mais cela est discutable). En plus de cela, au terme d’un processus long (entre 10 et 20 ans), nous nous retrouvons :
      d’une part avec une extension de l’OTAN vers l’Est (Cela fait partie de la victoire du capitalisme) ;
      d’autre part avec l’apparition d’une nouvelle force impérialiste : La Russie de Poutine avec une politique ultra-nationaliste et conquérante. (C’est encore une victoire du capitalisme).

      En laissant de côté la Chine qui dans le même temps devient une grande puissance, nous nous retrouvons avec ce conflit en Ukraine suite à cette invasion.

      Il n’est pas question pour ceux qui défendent les travailleurs (démocrates ou révolutionnaires) de prendre la défense de l’un ou de l’autre des camps capitalistes qui s’affrontent puisqu’ils sont en concurrence. Nous sommes dans le cas classique, depuis la crise du capitalisme au début du siècle précédent, d’un conflit entre puissances impérialistes. C’est comme en 1914 avec la triple entente et la triple alliance.

      Or, nous voyons, dans le mouvement ouvrier et ailleurs (notamment avec l’extrême-droite et l’UPR) toute une coalition qui se range du côté de l’impérialisme de Poutine pour partir en guerre contre l’adversaire : l’OTAN, les USA...

      J’ai bien compris que comme mille autres c’est là que vous voulais en venir avec cette histoire de « colonialistes ». Il est vrai que pour tous les poutinistes (de l’extrême-droite à l’extrême-gauche) il n’est guère nécessaire de faire des analyses politiques. Il suffit de répéter à satiété que les USA sont les méchants et que par conséquent Poutine est le gentil.

      Je ne peux que répéter toujours la même chose. Je fais donc un copier/coller d’un de mes commentaires précédents :

      Croyez-vous que les ouvriers et les paysans sont exploités avec plus de douceurs en Russie qu’au USA ? Croyez vous que les capitalistes russes, comme Poutine, sont plus méritant que les capitalistes américains ? Croyez vous que les méthodes d’enrichissement des uns soient meilleures que celles des autres ? Nous ne choisissons pas entre des capitalistes. Nous les combattons tous.

      Nous sommes avec les travailleurs, ouvriers et paysans, et avec les jeunes de tous les pays notamment de Russie et d’Ukraine pour qu’ils en finissent avec un système qui dresse les peuples les uns contre les autres afin de les pousser une fois de plus à la guerre. Ils sont avec les exploités de tous les pays contre les exploiteurs de tous les pays et ils condamnent toutes les agressions impérialistes. Celles des USA quand il s’agit notamment de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Libye... et ils condamnent l’agression de Poutine quand il s’agit de l’Ukraine.

      Notre position c’est  :

      — Troupes et matériel militaire des USA et de l’OTAN : hors d’Europe !

      — Troupes russes : hors d’Ukraine !

      — Troupes françaises : hors d’Afrique !

      — Aucune vente d’armes par la France à l’Arabie Saoudite (guerre au Yémen) !

      Les travailleurs et les jeunes qui sont confrontés à des occupations militaires crient toujours le même slogan que ce soit en français, en russe ou en anglais :

      Rentrez chez vous ! Damoï ! Go home !

      Après tout cela, il ne vous reste plus qu’à expliquer que je suis abreuvé par la propagande occidentale.


    • xenozoid Xenozoid 29 avril 2022 21:24

      @Jean Dugenêt

      Après tout cela, il ne vous reste plus qu’à expliquer que je suis abreuvé par la propagande occidentale.

      bon c’est pas la fin du monde non plus, tu peux aussi te « déconecter » mais peut être tu es trop dedans et que c’est tres mouvant, alors tu peux aussi retenire ta respiration, pendant que je commente le reste, tu as surement comprit maintenant que c’est de l’humour, et que je te souhaite bien du bruit


    • V_Parlier V_Parlier 29 avril 2022 23:23

      @Jean Dugenêt
      Votre image d’appel, montrant une révolution ainsi connotée dans laquelle est incrusté un drapeau ukrainien, est non seulement ridicule mais vous vaudrait un passage à tabac à Kiev smiley


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 29 avril 2022 23:31

      @V_Parlier
      Votre avis à ce sujet m’est indifférent et rien ne vous autorise à affirmer ce qu’en penseraient les ukrainiens de Kiev.


    • V_Parlier V_Parlier 30 avril 2022 21:04

      @Jean Dugenêt
      Vous vous autorisez bien à transformer les kiéviens quasiment en internationalistes trotskystes, alors que ne pourrais-je pas me permettre.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 30 avril 2022 21:08

      @V_Parlier
      J’ai même laissé la parole à un ukrainien trotskyste. Je n’ai fait pour cela aucune transformation.


  • nono le simplet 26 avril 2022 15:25

    j’avoue ne pas avoir eu le temps de voter pour ton article ...

    je l’ai survolé et le lirai plus complètement plus tard ...

    j’ai remarqué ce matin que Lavrov parlait encore ce matin d’« opération spéciale » dans son discours liminaire face à Guterres ... hallucinant !!!


    • xenozoid Xenozoid 26 avril 2022 15:28

      @nono le simplet

      hallucinant !!!

      tu es rigolo


    • charlyposte charlyposte 26 avril 2022 15:30

      @nono le simplet
      YA UNE GUERRE ? ou ça donc ?


    • xenozoid Xenozoid 26 avril 2022 15:35

      @charly

      nono est en reconnaisance, il n’a pas encore bombardé son plein de « coockies »


    • Clark Kent Séraphin Lampion 26 avril 2022 15:58

      @charlyposte

      YA UNE GUERRE ? ou ça donc ?

      Réponse : un peu partout


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 avril 2022 17:22

      @nono le simplet
      Merci de ton soutien. Je vais écouter le discours de Lavrov.


    • pemile pemile 26 avril 2022 17:50

      @Jean Dugenêt « Je vais écouter le discours de Lavrov. »

      Ca vaut le détour !

      Notre but principal est de protéger les populations civiles

      Les négociations sur l’Ukraine ont peu de chance d’être efficaces si Kiev continue d’être alimentée en armes


    • velosolex velosolex 26 avril 2022 19:27

      @pemile
      Généralement, (d’ailleurs les généraux Russes tombent comme des mouches) quand le comique Lavrov fait son show, ça ressemble un peu à un gag de coluche qui tourne mal. L’éléphant met sa trompe dans l’eau de la rivière Ukrianienne et se la fait bouffer par un crocodille. 
      Ensuite il demande à ce que les crocodiles soient privés de leurs dents. Quand trois ou quatre éléphants se font fait bouffé jusqu’à l’os, avec leurs defenses, Lavrov menace d’une charge d’éléphants bourrés, le monde entier, si on continue à encourager les crocodiles jaunes et bleus qui défendent leur territoire
      . Lavrov est vert de rage. 
      On est prié d’avoir peur. 


    • velosolex velosolex 26 avril 2022 19:42

      @charlyposte
      « YA UNE GUERRE ? ou ça donc ? »
      Apparement si tu vois pas ce qui se passe, je crois pas que tu résisterai à une attaque de morpions.
      C’est la rançon de l’insensiblité, et de la psychopathie. Le crétin se blinde et refusr de voir quand ça le gratte, au risque de voir son squellette néttoyé sur place.

      Une métaphore du conflit en cours. Jusquà lors, même pas mal, nous dit Poutine !


    • velosolex velosolex 26 avril 2022 19:44

      @nono le simplet
      Pas grave.
      Regarde en haut à droite. Y a déjà 15 crétins qui t’ont moinsé. C’est le vote du mérite.
      Le jour où tu es plussé par ces connards, c’est que t’es dans le faux. 


    • pipiou2 26 avril 2022 19:54

      @CYRUS
      Comme les allemands étaient une force d’interposition entre les collabos et les résistants smiley

      Depuis quand tu déclenches une guerre pour maintenir la paix ? smiley

      T’as encore bu plus que de raison .


    • pipiou2 26 avril 2022 19:56

      @pemile
      Qu’est-ce que ce serait si leur but n’était pas de « protéger les populations civiles », j’ose même pas imaginer la boucherie.


    • pemile pemile 26 avril 2022 20:07

      @pipiou2

      Et pour négocier ils exigent que l’Ukraine ne se défende pas !

      Je viens d’écouter Nicolas Tenzer qui revient d’Ukraine et qui est plus qu’impressionné par les capacités d’organisation des Ukrainiens. La seule solution fiable à long terme qu’il envisage c’est la reprise du Donbass et de la Crimée par l’Ukraine !


    • pemile pemile 26 avril 2022 20:09

      @CYRUS

      Tenzer se marrait aussi en comparant les 2% d’extrème droite en Ukraine avec les 40% en France.


    • velosolex velosolex 26 avril 2022 22:26

      @pemile
      La russie admettrait l’alimentation en corde de chanvre via le territoire Ukrainien, afin de pouvoir pendre au plus vite les Ukrainiens qui restent. 


    • pipiou2 26 avril 2022 22:34

      @pemile
      En fait je viens de me rendre compte que ce boloss de Cyrus n’avait toujours pas capté ce qu’est un nazi.

      Ils doivent être beaucoup comme lui en France semblerait-il.


    • pipiou2 26 avril 2022 23:06

      @CYRUS
      Bon c’est vrai qu’avec ta dyslexie, normal que tu confondes la gauche et la droite, le centre et les extrêmes...  smiley

      Ah au fait, t’as un suppositoire sur l’oreille  smiley


    • Venceslas Venceslas 27 avril 2022 00:03

      @pemile

      @CYRUS

      Tenzer se marrait aussi en comparant les 2% d’extrème droite en Ukraine avec les 40% en France.

      Les 40% en France, soit dit en passant, dont font partie ces trolls qui nous donnent des leçons d’intelligence, parce que paraît-il, nous n’avons rien compris...


    • nono le simplet 27 avril 2022 06:45

      @velosolex
      Le jour où tu es plussé par ces connards, c’est que t’es dans le faux. 
      ils sont de tous les complots ... formatés par leurs lectures de sites hystéro-sceptiques ...et google a la gentillesse de sélectionner les meilleures réponses à leur goût pour la connerie ...


    • NiNi NiNi 27 avril 2022 14:12

      @velosolex
      Tu devrais de carrer ta


  • raymond 26 avril 2022 16:33

    Piquer son saumon à un ours n’a jamais été une bonne idée, le lendemain de l’élection l’histrion se précipite à Kiev avec son ami allemand....


    • charlyposte charlyposte 26 avril 2022 17:34

      @raymond
      Avec des sacs de blé sur les épaules ! smiley


    • velosolex velosolex 26 avril 2022 19:36

      @raymond
      Disons que Poutine tient plutôt du chacal.
      Le problème vient qu’il se prend effectivement pour un ours, et qu’il prend les autres pour des blaireaux !
      Arrivé un moment de la crise, il est fort possible qu’il cherche un trou de souris pour s’en sortir. 
      Il est déjà loin le temps où il faisait des réunions tiperware avec un vingtaine d’hotesses de l’air. 


  • Decouz 26 avril 2022 17:29

    Vous avez raison : il n’y a de promesse que dans la narration de Poutine, le seul acte officiel que l’on peut invoquer est la création du CCP puis du COR qui lui succède en 2002 instance de consultation entre la Russie et l’OTAN. Cette promesse soit-disant non tenue ne vise qu’à décrédibiliser.

    Le reste ce sont des discussions entre personnalités diverses, qui ne pouvaient lier ni les états ni l’OTAN, si toutefois ces discussions ont bien eu lieu, ce n’étaient pas des actes officiels et il ne faut pas faire d’anachronisme en mélangeant diverses situations qui se sont produites à des époques différentes, unification de l’Allemagne et fin du Pacte de Varsovie.

    Si les Russes sont pointilleux sur les formes, alors ils auraient du exiger un traité signé, mais signé par qui au fait ? On sait que les traités ont souvent été piétiné dans l’histoire de toute façon, mais cela permet de dénoncer réellement des responsabilités ou des fautes morales de promesses non tenues, ce qui n’est pas la situation actuelle.


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