mardi 14 novembre 2006 - par Patrick Adam

Le corps est laïque

Jérusalem. Dans un pays à feu et à sang depuis des décennies, les différentes autorités religieuses qui ont de plus en plus de mal à se partager le pouvoir spirituel sur des monuments censés servir de phares de la paix dans un océan de violence plus ou moins gratuite, n’ont rien trouvé de mieux comme message à envoyer au reste de l’humanité que de faire tout ce qui était en leur pouvoir pour tenter d’interdire la gay pride prévue dans la ville revendiquée par les trois religions dites « du Livre ». Juifs, chrétiens et musulmans réunis le temps d’une indignation sélective sur le dos des zomos. Quand on sait que la prostitution a longtemps été (et est encore parfois) l’affaire la plus juteuse qui soit des religieux dans les arrière-salles des temples, une telle attitude ne manque pas de sel... 

Nature contre culture. On ne saurait trop conseiller aux enturbannés, encalottés ou emmitrés d’aller faire un tour au musée d’histoire naturelle d’Oslo où une exposition traitant de l’homosexualité dans le monde animal pourrait leur apporter quelques éléments susceptibles de remettre leurs idées à l’endroit et de les renvoyer à leurs chères études qui devraient les pousser à œuvrer pour le bonheur des hommes et non pour leur compliquer la vie inutilement.

On se croirait revenu en des temps bibliques, quand le feu divin apportait des réponses radicales aux questions que se posaient les hommes soucieux de savoir comment ils pouvaient occuper agréablement le temps qui avait été mis à leur disposition par des forces occultes dont ils ne comprenaient pas toujours les visées. C’est triste de devoir constater que le monde en est resté à vouloir contrôler les slips et les culottes quand tant de défis liés à la compréhension mutuelle attendent les générations à venir... La pensée humaine serait donc tellement sclérosée que nous en serions réduits à devoir rappeler sans cesse des évidences que l’on aurait pu croire définitivement acquises depuis une bonne cinquantaine d’années ?

Théorème : la sexualité, c’est comme les empreintes génétiques : il y a X milliards d’hommes et de femmes et donc... X milliards de formes individuelles de sexualité.

Expérimentation numéro 1. « Estimant », après l’avoir testée durant des centaines de millions d’années, que la scissiparité offrait trop peu de possibilités de variation dans la gamme d’assemblage des briques du vivant, le moteur de l’évolution s’est un jour « décidé » à inventer la sexualité afin de mélanger le capital génétique des êtres vivants dans une vaste foire à la farfouille génétique. La « soupe primordiale », c’est peut-être appétissant pendant un ou deux milliards d’années, mais ça finit quand même par lasser...

Expérimentation numéro 2. Comme on devait s’y attendre, l’apparition de la sexualité a semé le trouble dans un système beaucoup trop répétitif pour lequel certains biologistes ont été jusqu’à évoquer une forme d’immortalité. C’est pourquoi, afin que le nouveau système puisse fonctionner à plein régime et ne soit pas soumis, une fois de plus, aux seuls aléas des rencontres fortuites (c’est donc que ce n’était pas si évident que cela à première vue) le moteur de l’évolution s’est vu contraint, pour lancer tous les êtres vivants les uns contre les autres, d’inventer aussi le désir. Désir impérieux de reproduction qui occupe une bonne partie des pratiques du règne animal, quand ce n’est pas la quasi-totalité de son temps de présence sur Terre.

Expérimentation numéro 3. Suivant le principe que la nature crée sans intention particulière, le moteur de l’évolution a lui aussi connu (par la force des chose si on peut dire) le fameux « glissement progressif du plaisir ». Et ce bonus de plaisir s’est avéré être un excellent moyen de parvenir à ses fins : la multiplication. Croissez, grouillez, pullulez, essaimez, fourmillez, foisonnez, débordez... Exit la dictature du biochimique. On est alors passé au cognitif. Mais le cognitif, c’est le début de la culture. Fatalement les règles de base ont été détournées...

Expérimentation numéro 4. De même que par l’élevage, l’agriculture puis par le commerce, l’homme s’est peu à peu défait des contraintes d’avoir à partir à la chasse régulièrement pour pouvoir se nourrir ou se vêtir, il s’est peu à peu débarrassé (en partie) des règles biochimiques qui déterminaient jusqu’alors son comportement. En quelques millions d’années, il est devenu un animal plus « culturel » que « naturel ». Certes, il n’est pas le seul, mais c’est lui qui a développé les comportements culturels de la façon la plus spectaculaire. Si les fourmis, les abeilles et les termites vivent en société, il est délicat de parler de culture à leur propos. Jusqu’à plus ample information, nous restons encore dans la biochimie. Il en va de même pour certaines espèces végétales qui parviennent à communiquer entre elles. Par contre les grands singes, les loups, certains grands félins ou certains oiseaux ont eux aussi une vie en société mais ces comportements sont la plupart du temps collectifs, rarement individuels.

Expérimentation numéro 5. Au fur et à mesure de cette évolution, les hommes qui, les premiers temps, ne s’exprimaient eux aussi que de manière collective (certaines pratiques des sociétés fossiles en témoignent), ont cherché à se détacher des règles immuables du groupe. Ce mouvement, s’il n’a peut-être pas donné naissance à lui seul à la conscience, l’a fortement structurée. La sexualité humaine a ainsi perdu peu à peu ses codes « naturels ». Nature contre culture... C’est la culture qui a gagné. L’acquis, c’est-à-dire l’expérience, a fait que l’homme a commencé à préférer le plaisir au seul désir de reproduction.

Expérimentation numéro 6. Le plaisir a donné à l’homme le goût de s’affranchir (ou de contourner) des règles fonctionnelles que la vie avait mises en place pour assurer des rencontres qui n’étaient pas courues d’avance. Un des moteurs les plus puissants de l’évolution est à chercher dans cette imagination qui paraît sans limites (pollens, fleurs, insectes, œufs, mammifères...). Un véritable dadaïsme avec palme d’or pour les orchidées qui ont inventé plus de ruses que les « merveilleuses » du Directoire. Mais chez les humains, les mâles attendent rarement les chaleurs de leurs femelles pour s’intéresser à elles... Et les femmes, à l’instar des chimpanzés ou des femelles bonobos, ne sont pas tenues d’hypertrophier leurs atouts pour qu’on jette un regard sur elles (sauf la Vénus hottentote et la regrettée Cicciolina)...

Expérimentation numéro 7. La sexualité, même au plan individuel, est évolutive. On ne la pratique pas de façon immuable, au cours de sa vie. Depuis les premiers tâtonnements de l’enfance, jusqu’aux renoncements plus ou moins assumés de la vieillesse, le parcours est long et sinueux. Personne n’emprunte la même route : expériences, fantasmes, inassouvissements chez certains, sentiment de plénitude chez d’autres... Aucune classification de sexologue diplômé ne peut rendre compte de la complexité d’un instinct dévié de sa fonction première pour devenir un besoin et un moyen d’expression. La culture étant l’inutilité du geste, il était donc normal que la sexualité humaine soit devenue la plupart du temps, elle aussi, « inutile ».

Expérimentation numéro 8. La sexualité, c’est l’autre. C’est donc, avant tout, une rencontre, un voyage entre un ou plusieurs paysages. Pour certains, un séjour plus ou moins paisible dans un lieu familier, pour d’autres, la soif de l’inconnu et de l’exotisme, avec les risques inhérents à la découverte (ne pas oublier la petite laine et sortir couvert). Certains préfèrent les voyages organisés où tout est payé par avance, d’autres l’aventure solitaire. Certains voyagent en pullman, d’autres en stop, d’autres à dos de chameau. D’autres cherchent en vain un peu d’interplanétaire. Mais, durant ces itinéraires qui, parfois, semblent bien éloignés les uns des autres, chacun de nous est pris par la même occupation qui consiste à épuiser, bribe par bribe, un capital de désir dont nous disposons depuis notre naissance, en tentant de le transformer en plaisir. Un jour, la vie retire brusquement le couvert. Entre-temps, la sexualité doit demeurer pour chacun une liturgie individuelle qu’il convient de ne pas figer. Un rituel dans lequel l’être humain tente désespérément d’exprimer l’indicible en recevant parfois en échange quelques étincelles d’irréalité. Nous devons faire avec...

Conclusion : laissons donc les gens se dépatouiller avec ça. C’est déjà assez compliqué sans que des névrosés de toutes confessions veuillent jouer les flics dans les culottes, à Jérusalem ou ailleurs. Le corps n’est pas un temple. Il est laïque !

Patrick Adam



145 réactions


  • Kiri (---.---.89.84) 14 novembre 2006 21:13

    Bon débat, dans lequel s’est lancé hier je crois Elton John, qui a déclaré que les religions homophobes et manquant de compassion devraient être interdites.

    Un peu de simplicité, parfois, ça fait du bien...

    Donc Gay Pride à Jérusalem, où est le problème - ou plutôt chez qui ?

    Kiri


  • michel (---.---.134.183) 14 novembre 2006 22:59

    C’est fou comme à chaque fois qu’il s’agit de religion les esprits s’échauffent, les insultes fusent, les prises de positions les plus extrêmes s’affichent, la haine suinte des propos de celui ci qui sera anti sémite, de celui là islamophobe, d’un autre homophobe militant et tous unis dans l’exécration du libre penseur.

    Les nouvelles guerres de religion s’annoncent, le communitarisme gagne du terrain, le refus de la différence s’impose, la haine devient une vertu, l’appel au meurtre bientôt institutionnalisé.

    Les crétins à tort élus font de la surenchère laxiste et communautariste, ils vendent leur âme et leurs convictions si tant est qu’ils en aient eues à la démagogie et au populisme, ils persistent dans leur aveuglement. Pendant ce temps, le borgne salive et se frotte les mains. Il aurait tort de s’en priver. AU PAYS DES AVEUGLES LE BORGNE EST ROI.


  • Gelone 15 novembre 2006 00:09

    Il était temps que les citoyens d’un pays renvoie la néo-arrogance învertie dans les égoûts d’où elle n’aurait jamais dû sortir.

    Ca fait vraiment du bien. Comme les votes massifs de citoyens américains contre l’ahurissant mariage (sic) homosexuel.

    Le monde finira par retomber sur ses pieds, on peut pas vivre en permanence à l’envers.


  • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 15 novembre 2006 00:30

    De http://voxgalliae.blogspot.com/

    APRES L’INCENDIE DE L’EGLISE DE LA DUCHERE

    L’incendie de l’église de la Duchère marquera -t-il un tournant ? Alors que les « incidents » similaires survenus cette année n’ont donné lieu à aucune réaction digne de ce nom, une condamnation du chef de l’Etat et la venue sur place de personnalités religieuses de haut rang est un changement notable d’attitude face à des actes aussi condamnables.

    L’AGRIF, par la la voix de son président, Bernard Antony(http://bernard-antony.blogspot.com/), relève les véritables causes de ce phénomène grandissant :

    « Le saccage et l’incendie de l’église de La Duchère à Lyon est le dernier épisode en date d’une violence anti-catholique dont les actes se multiplient, et dont les motivations peuvent être reliées au climat d’hostilité entretenu contre l’Eglise catholique. »

    La cathophobie ambiante est effetivement la cause première de ce genre d’actes.

    Elle est savamment instillée et entretenue en ce moment par un dessin animé, Popetown(http://www.popetown.com/), diffusé par la chaîne MCM, par l’apparition dans la populaire série d’un horrible inquisiteur interprété par Elie Sémoun...Elle fait partie du paysage. Beaucoup, y compris chez les catholiques, s’en sont accomodés. A commencer par les autorités de la Conférence épiscopale, qui ne se monterent pas toujours à la hauteur de cet extrait de l’Evangile : « L’amour de Ta maison fera mon tourment. » //////////////////////////////////////////////////////

    Merci à Voxgalliae une fois de plus http://voxgalliae.blogspot.com/2006/11/apres-lincendie-de-leglise-de-la.html Voir aussi http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2006/11/eglise_de_la_du.html


  • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 15 novembre 2006 01:26

    J’ai trouvé ça, glanant virevoltant et sifflottant sur le ouaibe.... un commentaire... z’en pensez quoi ? /////////////////////////////

    Effectivement, nos sociétés sont fondées sur le crime de l’avortement, mais non dans sa réalité économique ; celle ci est un avantage annexe, marginal pour les acteurs de ce drame surhumain. Elle ne réside pas non plus dans une auto-alimentation structurelle. Ces explications ne font qu’effleurer ce phénoméne.

    Le meurtre sanglant de 225.000 bébés en France est une réalité sacrificielle, au sens du meurtre collectif dans les sociétés primitives.

    On sait depuis Girard que TOUTES les sociétés primitives repose sur un ordre mythologique qui réclame périodiquement le sacrifice de bouc émissaire, de victimes innocentes déchiquetées par la foule hurlante pour amener la réconciliation publique aprés la frénésie du massacre. Les rites sacrés ne sont là que pour répéter sans danger le meurtre collectif fondateur.

    Or, la réalité des avortements, de ces sacrifices humains est indicible et nécessite elle aussi des rites, accomplis de nos jours par les serviteurs de ce crime : Planning familial, associations, structures hospitaliéres, etc

    L’avortement est un centre fondateur de nos sociétés ; il irrigue et traverse le sens même de celles-ci.

    La réalité du rite c’est : « J’existe si je sacrifie ; j’ai pris la vie d’un plus faible, il est mort et moi je suis vivant ». La réalité du Christ est de racheter ces victimes innocentes, de donner sa vie pour elles.

    Le Christianisme a toujours vu dans les sacrifices paiens la marque du malin, de l’accusateur de nos fréres, de celui-qui-n’est-pas, du pére du mensonge, des puissances de ce monde, de la bête immonde.

    Nous devons dénoncer toujours et partout cet holocauste déposé au pied des idoles.

    ///////////////////////////////////////////////////////////


  • Patrick Adam Patrick Adam 15 novembre 2006 07:12

    @ différents intervenants

    Certains intervenants ont compris le sens de mon texte et d’autres sont passés à côté. J’avoue qu’un tel sujet est toujours sensible, mais c’est mon habitude de vouloir mettre le doigt là où on a le plus de chance d’avoir des réactions....

    Pourquoi j’ai écrit un tel article ? Parce que l’occasion était trop belle de prendre les trois religions dites monothéistes la main dans le sac de leur intolérance et de leur hypocrisie. Il est rare de voir une telle manifestation d’œcuménisme spontané et il me paraît intéressant de pointer du doigt cette réaction. L’unité se fait toujours sur le dos des plus faibles. Mon texte n’est pas une apologie des gay pride qu’à bien des égards je trouve choquantes, quand elles ne sont pas carrément obscènes, mais, en ces temps de combat pour la laïcité, il m’a paru intéressant de lancer un débat sur la notion de « laïcité du corps » qui va l’encontre de tout ce qu’enseignent les religions.

    Mon propos ne cherchait pas à justifier de quelconques pratiques. Faut-il rappeler aux Turcs que le grand Atatürk s’en donnait à cœur joie de ce « côté-là » et, (à l’intention de Cambronne) qu’on disait de Lyautey qu’il « avait des c... au cul, mais que ce n’était jamais les siennes... »

    Je pense qu’il est intéressant de toujours déranger le dogme des religions en les mettant devant leur absurdité ou leur hypocrisie et en les renvoyant dans la sphère du privé qu’elles devraient s’astreindre à ne jamais quitter.

    Quant au fait de considérer que Jérusalem est une ville sainte, les juifs ultra orthodoxes ou les musulmans intégristes du coin se sont piégés eux-mêmes en prétendant vouloir en faire la capitale d’un Etat. Or, dans le monde moderne, un Etat doit accorder les mêmes droits à tout le monde, sinon il affiche ouvertement une politique de ségrégation.

    Patrick Adam


    • Marsupilami (---.---.53.14) 15 novembre 2006 09:02

      @ Patrick Adam

      Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa : mes dictionnaires sont formels, on peut indifféremment écrire « laïc » ou « laïque ». Comme quoi on apprend des trucs à tout âge...


    • Patrick Adam Patrick Adam 15 novembre 2006 09:10

      @ Marsu

      salut Marsu « errare humanum est » bien sûr. Dans mes vieux souvenirs chez les curés, il me semblait que le terme laïc était réservé, danbs kla lignée de ce qui avait été décidé lors de Vatican II, à ceux qui pouvaient participer au culte sans faire partie du clergé. Il me semblait même qu’il y avait une réticence de l’eglise à parler de « laïque » car ce terme avait une forte connotation de bouffe-curé.

      Bien à toi. Patrick Adam


    • Aren Bruck (---.---.60.184) 15 novembre 2006 11:26

      @ Patrick,

      « Je pense qu’il est intéressant de toujours déranger le dogme des religions en les mettant devant leur absurdité ou leur hypocrisie et en les renvoyant dans la sphère du privé qu’elles devraient s’astreindre à ne jamais quitter. »

      Vous avez fait, là, une nécessaire mise au point. Je partage totalement votre pensée ci haut.

      Cordialement

      Aren


  • Le furtif (---.---.44.211) 15 novembre 2006 10:12

    Bonjour

    La lumière de ce mercredi matin de novembre est splendide.

    http://www.linternaute.com/musique/clip/alain-souchon/personne-clip.shtml

    Par un site sur l’athéïsme J’ai trouvé ce lien.

    Les fautes ???

    Une hypothèse. L’apprentissage de l’écriture et de la vigilance sont des acquis anciens du double entrainement au double automatisme du lu et de l’écrit.

    • Comme tous mes camarades des copies entières sans faute en classe de terminale ....C’était la routine.

    Pour parler « moderne » « pedagogiste » , le clavier ne semble pas mettre en éveil les mêmes circuits . Vous savez comme la mémoire structure le souvenir et le noie dans l’affectif.Ou l’inverse.

    J’ai touché mon premier clavier à 50 ans....Le goût de bien faire et de plaire à la maîtresse à papa maman....Envolé tout ça ....

    • C’est une explication aux scandaleuses étourderies.(les miennes)
    • mais il y a l’ambiance

    Les formateurs IUFM et les ravageuses réformes des années 70 ....STOP_ Je ne suis pas sur l’article de la méthode de lecture...

    Alors une seule question :

        • Lisez-vous , avez-vous l’occasion de lire , des mémoires de stagiaires IUFM ? Des fiches de présentation de certains rédacteurs D’A vox pourtant « masteurisé cleanformatécommmmmmm » ?

    Cordialement

    Le Furtif


    • Aren Bruck (---.---.60.184) 15 novembre 2006 11:31

      @ Furtif,

      « J’ai touché mon premier clavier à 50 ans....Le goût de bien faire et de plaire à la maîtresse à papa maman....Envolé tout ça .... »

       ???? smiley A 50 ans ? Ou à 5 ans ?

      Aren


    • Le furtif (---.---.44.211) 15 novembre 2006 13:21

      @Aren Bruk

      Entrée en maternelle ???à Pâques 52 en sachant déjà lire. Apprentissage à la table familiale sur les lettres en relief des bouteilles de vin...La bouteille de vin constituant incontournable des tables du sud ouest dans ce début des années 50.

      • des tables familiales et de celles des cantines scolaires !

      Vous dire le cataclysme de la loi Mendes ,dit Pierrot la tétine, le lait chaud obligatoire pris à la fin du repas à la cantine, car pas de personnel à d’autres heures....===> malade tous les jours d’école...

      • Seuls les gaullistes sauraient, car ce sont eux qui en cueilleront les fruits électoraux.

      Bien plus tard , ma fille partit au Japon.

      • « Le telephone est trop cher » (le portable était encore peu répandu.
      • Au japon il n’y a pas ou très peu de moyen de retrouver une rue et un numéro.
      • Je ne sais pas encore où j’habiterai..."

      « Je vous laisse mon ordi et mon modem...vous avez trois jours.... »

      A un homme qui pendant 15 ans avait refusé les stages informatiques (par principe)

          • « apprendre à lire et écrire avant ! »

      L’injonction fut un peu brutale mais salutaire.

      Cette intervention est un troll absolu que ne ferais-je pour satisfaire mon PSY préféré.

      Cher Bruk il s’agit d’un clandestin à qui l’anonymat pesait et qui vient de se dévoiler ; car privé du saint homme qu’il vénère , il se desespère.

      Le furtif

      Eh oui pas de clavier avant 50 ans.


    • Aren Bruck (---.---.60.184) 15 novembre 2006 16:06

      @ Le Furtif,

      Merci pour votre réponse même si elle n’était pas nécessaire.

      « J’ai touché mon premier clavier à 50 ans....Le goût de bien faire et de plaire à la maîtresse à papa maman....Envolé tout ça .... »

      Au fait, je n’ai relevé le « 50 ans » que par rapport au reste de la phrase : « Le goût de bien faire et de plaire à la maîtresse à papa maman.. » J’ai peut-être mal compris « faire plaisir à papa et à maman. smiley »

      J’avoue aussi que mon commentaire avait caractère de troll et j’en suis désolé.

      En aucun cas, je n’avais l’intention de vous vexer ou de jouer au psy, il n’y a aucune raison à cela.

      Cordialement

      Aren


  • Adama La queue pensante 15 novembre 2006 10:12

    Etant moi même agnostique sinon athée je comprends votre position, mais elle fait partie d’un non moins fanatisme qui consiste à dire : puisque rien n’est vrai tout est permis.

    Le corps n’est ni laïc ni saint, mais cette enveloppe charnelle existe et est le plus souvent le produit de nos comportements. Ce ne sont pas les religions qui sanctifient le corps mais bien les fascismes.. Le naturisme a été fortement mis en valeur sous le régime nazi sans parler du régime stalinien ou le sport était un véritable dogme.

    Votre vision de la laïcité est une conception Française et jacobine à laquelle je n’adhère pas, elle est un despotisme qui érige des déesses de la raison pour la plèbe,sans se soucier de ce que nietzche nommait le cerveau et ce que l’homme religieux baptise âme (mot interdit en France, patrie des astrologues !).

    Jérusalem est historiquement (pour raisons politiques des rois d’Israël) la capitale de l’état Hébreu, je ne vois pas le rapport avec la question de sa sainteté ou non ! Est-ce que vous niez à Paris d’être la capitale de la France malgré qu’il soit interdit de porter le voile dans les écoles ? Curieux argument Patrick...

    Sur ce, je vais boire mon tchaï bin nana en contemplant les monts de Judée.


    • Le furtif (---.---.44.211) 15 novembre 2006 10:35

      @Thinking Tie

      • Saül roi d’israël ? pas sûr
      • David ??? alors là faut voir
      • Salomon , encore moins.

      Vous n’ignorez sans doute pas que le « royaume » d’un état d’Israël unifié est assez peu avéré.

            • Le corps n’est ni laïc ni saint, mais cette enveloppe charnelle existe

      Que voilà une expression bien contournée.

      Iriez vous jusqu’à dire ....allons pour un agnostique presqu’athée ...ce serait amusant. ____ que cette enveloppe charnelle contient autre chose.... ? ? ?

      Non je ne me moque pas .

      • Le sacré ?

      J’ai moi même eu cette sensation un certain matin de lever de soleil sur le Nil ou au milieu des cimetieres du chemin des dames.Je n’en viendrais pas pour autant à theoriser des interdits qui ne sont rien d’autre que des interdits religieux mal assumés.

      Le furtif

      PS Comment peut-on comme vous invoquer le sacré et choisir un pseudo aussi obscène ??


  • Adama La queue pensante 15 novembre 2006 10:41

    L’homme est un éternel paradoxe adel le furtif etc


  • gregorybo (---.---.185.37) 15 novembre 2006 10:45

    Juste deux réflexions :

    1. Toute la réflexion est basé sur la THEORIE (non vérifié et si réfutable) d’une évolution des, et surtout de, l’espèce humaine. L’évolution est basé sur la théorie que les êtres s’améliorent (évolution) alors que l’on sait très bien que quand il y a mutation ce n’est généralement pas à l’avantage du génome.

    2. Même en acceptant l’idée de la théorie de l’évolution, il apparait faux (à l’étude des faits actuels) que l’évolution souhaitée de l’utilisation du corps (ici l’homosexualité) soit en accords avec l’évolution possible de ce que l’on peut appeller conscience, mais que je préfère appellé âme. Il apparait, en analysant la société, qu’il existe malgrès tout quelques principes d’universalité. L’homosexualité n’est jamais facile à vivre même quand elle est dévoilée. L’humain cherche toujours à construire, avec une seule autre personne (revendication du mariage homosexuel) une cellule qui permettra aux descendants de se construire pendant la période de l’enfance. La soit disante évolution culturel se confronte à une réalité, à plusieurs facettes soit, mais qui elle n’évolue pas.

    Votre raisonnement ne tiens donc pas la route et est califiable de farfelu.


  • Forest Ent Forest Ent 15 novembre 2006 11:02

    La diversité des moeurs est une évidence historique. Mais l’expression « le corps est laïc » ne veut rien dire.


  • Serge (---.---.134.101) 15 novembre 2006 11:38

    Que penser des Baruyas de Nouvelle Guinée dont la religion impose aux jeunes hommes une homosexualité passive avec ingestion de sperme ? Là où il y a machisme ou mépris des femmes, il y a TOUJOURS homosexualité refoulée, avec en arrière plan l’idéalisation du sexe masculin. Que penser des mouflons canadiens qui doivent s’accoupler avec un autre mâle avant d’accéder aux femelles pour se reproduire ?

    Dans tous les cas lorsque le dogme et donc le collectif, sont plus forts que le choix individuel, on est dans une dynamique fasciste. Or le collectif ne signifie pas forcément l’entraide, c’est une entraide sous conditions : un chantage qui sert les opportunistes. Les dogmes reposent tous sur cette dynamique totalitaire, sur une hiérarchie perverse car anti-libérale.

    Il ne faut pas s’étonner d’y voir autant de malades qui usent de ces hiérarchies pour assouvir leurs fantasmes. Je suis persuadé que chez les curés au moyen-âge on avait des sadiques qui ont violé et tué des enfants en toute quiétude avec l’appui implicite de leur hiérarchie. Le seul moyen pour éviter ça est paradoxalement une HOMOSEXUALITÉ VISIBLE, assumée, qui garantit l’arrêt des viols et abus divers.

    Que certains trouvent la Gay-Pride obscène ou vulgaire, révèle seulement le degré de leur refoulement sexuel, et la main mise de ces dogmes absurdes sur leurs esprits qu’ils croient libres.


    • Aren Bruck (---.---.60.184) 15 novembre 2006 11:59

      « Je suis persuadé que chez les curés au moyen-âge on avait des sadiques qui ont violé... »

      Serge, Pensez-vous sérieusement que cela s’était arreté au moyen âge ? smiley

      Aren


  • CAMBRONNE (---.---.65.106) 15 novembre 2006 12:01

    MON CHER PATRICK

    Je constate que l’essentiel du débat a eu lieu sur l’orthographe du mot laïc ou laïque ce qui n’est d’aucun intérêt .

    Tu m’as mal lu ou trop vite car je ne porte aucun jugement sur les homosexuels . Les démonstrations de la gay pride par contre me font gerber . C’est je pense différent .

    Le Père Lyautey était pédé comme un phoque , c’est assez connu mais il ne se promenait pas avec une pancarte .

    Je disais à Marsu que la Légion a dans ses rangs quuelques Schwouls ( orthographe incertaine ) à qui on ne demande rien mais qui évitent de le crier sur les toits .

    Voila pourquoi je trouve provocateur et inutile de faire une gay pride à Jérusalem . Il est normal de toute façon que les églises ne favorisent pas des déviances qui sont contraires à leurs préceptes même si certains de leurs membres succombent aux, péchés de la chair et de la sodomie .

    Salut à toi et que Dieu te garde vieux sattrape .


    • (---.---.32.114) 18 novembre 2006 16:39

      Il fallait faire la gay pride à Sodome, pas à Jérusalem !


  • Icks PEY (---.---.232.221) 15 novembre 2006 12:28

    Cher Patrick,

    Cela me fait plaisir de te relire, même si, une fois n’est pas coutume, j’ai été obligé de voter non à ton article.

    Je crains, en effet, mon cher Patrick, que ton article ne passe à côté de la réalité religieuse d’aujourd’hui. Et cela m’étonne de voir que tu portes encore des préjugés sur les religions qui datent d’autres siècles (les préjugés, pas les religions ... smiley ...).

    Pour parler de celle dont je suis le plus proche, le catholicisme, permet moi de te dire qu’il n’y a pas de flic derrière chaque culotte, comme tu le dis.

    Il y a simplement une proposition de foi, foi qui porte une proposition de sens. Et même si je suis croyant à mi-temps (tiers-temps ?), je reconnais à la religion catholique l’immense mérite de proposer une réflexion tout à fait passionnante sur ce qu’est la nature humaine.

    Et la réflexion portée par les catholiques en matière sexuelle est loin d’être stupide, même si pour nombre des membres de cette religion, elle est souvent impossible à respecter à la lettre. Mais elle a le mérite de proposer (et non imposer) un sens, un idéal, un objectif, etc.

    Ce n’est pas le lieu d’entrer dans les détails et puis je ne serai pas le plus compétent là dedans, mais permet moi de t’inviter à une relecture de la théologie du corps dans l’église catholique, notamment les écrits de JPII qui ont magnifiquement réabilité les valeurs sexuelles après des siècles de jansénisme culpabilisant.

    Il ne s’agit pas de te convaincre mais te faire toucher du doigts que la construction intellectuelle qui est proposée en matière sexuelle brille en pertinence sur de nombreux points et surtout dépasse très largement le périmètre des chrétiens.

    Or, plus que jamais, dans nos sociétés où le sexe devient marchandise, je trouve qu’il est opportun de rappeler qu’il peut aussi avoir du sens.

    Bien amicalement à toi

    IP


    • parkway (---.---.18.161) 15 novembre 2006 13:53

      « Or, plus que jamais, dans nos sociétés où le sexe devient marchandise, je trouve qu’il est opportun de rappeler qu’il peut aussi avoir du sens. »

      avec l’humour de raymond devos, quand même un peu plus élevé que celui du copain marsu, je dirais que le sexe peut avoir du bon sens à condition de ne pas être unique ou interdit...


    • parkway (---.---.18.161) 15 novembre 2006 14:37

      « Or, plus que jamais, dans nos sociétés où le sexe devient marchandise, je trouve qu’il est opportun de rappeler qu’il peut aussi avoir du sens. »

      avec l’humour de raymond devos, quand même un peu plus élevé que celui du copain marsu, je dirais que le sexe peut avoir du bon sens à condition de ne pas être unique ou interdit...

      c’est toi qu’a sorti ça, parkway ?

      tu t’es dépassé aujourd’hui !


  • Patrick Adam Patrick Adam 15 novembre 2006 17:43

    Quelques réponses en vrac

    Je pense quand à moi que puisque l’esprit est laïque, le corps, à plus forte raison, l’est aussi. On m’a longtemps enseigné que le corps était le « temple de dieu » et la vie m’a appris que c’est une totale absurdité. Mon corps a été (et est encore) ce que j’ai bien voulu en faire.

    Ma conception de la laïcité est peut-être jacobine, j’avoue que je ne me pose pas la question, d’autant que ma laïcité n’a rien de centralisateur mais qu’elle correspond plutôt à un esprit de semailles... Et ce quelque soit la direction prise par la sexualité, qui pour moi, comme je le dis dans mon texte, est aussi unique que des empreintes digitales. Bizarre d’ailleurs que personne ne se soit arrêté à cette comparaison pour l’infirmer ou l’affirmer. Elle me semble pourtant particulièrement judicieuse. De même que le fait évident qu’on ne pratique pas la sexualité à vingt ans comme à quarante.

    Quant aux reproches fait à propos de Jérusalem, la ville n’est pas, jusqu’à preuve du contraire la capitale d’une théocratie. Revendiquée en tant que capitale d’un Etat juif ou palestinien, elle ne peut se targuer d’être une ville sainte. En Iran, Téhéran n’est pas une ville sainte, alors que Qom l’est.

    Pour répondre plus précisément à IP à propos du message des religions concernant la sexualité et particulièrement du catholicisme. Mon propos n’est pas de le remettre en cause, chacun est libre d’avoir une doctrine morale ou sexuelle. Ce que je n’accepte pas c’est l’hypocrisie qui entoure cette morale qui, comme le dit Cambronne, permet tout, à condition que ce ne soit pas étalé sur la place publique. Comme l’ont dit plusieurs intervenants, il me semble que les gay pride sont des provocations faites pour attirer l’attention sur des injustices de traitement. Je les trouve aussi choquantes que nécessaires. Et particulièrement à Jérusalem, à Rome, à Moscou, à Istanbul ou au Caire, afin qu’un jour on puisse dire à tous ces gens qui n’ont que le trémoussement de leurs fesses comme arguments sonnants et trébuchants face à l’hypocrisie généralisée qu’ils peuvent rester à la maison et qu’ils n’ont plus rien à faire dans la rue.

    Patrick Adam


    • Icks PEY (---.---.164.131) 15 novembre 2006 20:58

      @ Patrick

      « Pour répondre plus précisément à IP à propos du message des religions concernant la sexualité et particulièrement du catholicisme. Mon propos n’est pas de le remettre en cause, chacun est libre d’avoir une doctrine morale ou sexuelle. »

      C’est bien là le problème. Est-on réellement libre de sa pensée quand la loi sur la question homosexuelle aujourd’hui ? Est-il possible aujourd’hui d’affirmer, appuyé en cela par pléthore de psy et de médecins (et accessoirement de Lionel Jospin himself !) qu’un projet éducatif d’un enfant requiert un homme et une femme sans être taxé d’homophobe (j’attends d’ailleurs de lire les réactions éventuelles ...) ?

      « Ce que je n’accepte pas c’est l’hypocrisie qui entoure cette morale qui, comme le dit Cambronne, permet tout, à condition que ce ne soit pas étalé sur la place publique. »

      Je ne comprends pas ce que tu veux dire et surtout le lien avec le propos précédent.

      « Comme l’ont dit plusieurs intervenants, il me semble que les gay pride sont des provocations faites pour attirer l’attention sur des injustices de traitement. Je les trouve aussi choquantes que nécessaires. »

      Et bien je pense au contraire que les Gay Pride nuisent considérablement à la cause homosexuelle et de nombreux homosexuels pensent comme moi. Ce genre d’événement ne font, au contraire, que donner une vision stéréotypée du monde homosexuel : fêtard, jouisseur, exentrique et provocateur.

      Comment peuvent-ils croire faciliter l’adoption par des couples homosexuels en se présentant sous la forme de néons moitié fluos, moitié à poil qui se dandinent avec désoeuvrement sur des musiques abrutissantes ?

      La cause homosexuelle serait bien mieux défendue en mettant en avant le fait qu’un homosexuel est avant tout un homme (ou une femme, evidemment) comme tout le monde.

      Bien cordialement,

      IP


  • Patrick Adam Patrick Adam 16 novembre 2006 06:46

    @ Icks PEY

    Tu dis : « Est-on réellement libre de sa pensée quand la loi sur la question homosexuelle aujourd’hui ? Est-il possible aujourd’hui d’affirmer, appuyé en cela par pléthore de psy et de médecins (et accessoirement de Lionel Jospin himself !) qu’un projet éducatif d’un enfant requiert un homme et une femme sans être taxé d’homophobe (j’attends d’ailleurs de lire les réactions éventuelles ...) ? »

    Franchement, je n’ai pas de réponse à te donner. Mais j’aimerais bien que la société d’aujourd’hui continue de se poser les interrogations qu’elle se posait dans les années 70 et qui l’ont fait progresser à grand pas dans la compréhension du corps et par la même occasion, de l’esprit. Je pense à l’excellent ouvrage de Théodore Sturgeon « Vénus plus X » qui en disait plus long sur le sujet qu’une armada de psychologue ne pourra jamais en dire. Tout est affaire de logique et de justesse de raisonnement. Et c’est bien dans ce genre de débat qu’on peut reconnaître « l’avancement » idéologique d’une société ou sa sclérose.

    Pour ce qui est de l’hypocrisie, elle est patente dans la plupart des sociétés et dans toutes les religions. La celle phrase « malgré à celui par qui le scandale arrive » a été revendiquée par les porteurs de la morale, de leur morale car je n’oublie jamais ce que disait Léo Ferré : Ce qu’il y a d’encombrant dans la morale, c’est que c’est toujours la morale des autres ».

    Pour ce qui est des gay pride, loin de moi l’intention d’en faire l’apologie. Je ne me sens pas concerné. Mais je pense que la démarche est porteuse d’un salutaire poil à gratter pour dénoncer l’hypocrisie de nos sociétés, et je souhaite, comme je l’ai dit plus haut, qu’elles n’aient plus aucune raison d’être et que ce qui est permis aux cariocas à Rio le soit à tous ceux qui sont fiers de leur corps et qui ont envie de le montrer.

    Bien à toi. Patrick Adam


    • Mr Diod (---.---.168.195) 18 novembre 2006 16:11

      D’où vous vient cette haine à l’encontre des psy Mr Adam ? cela en est surprenant, il va bien falloir un jour que vous vous expliquiez sur ce point d’autant plus que je ne crois pas être le seul à me dire que votre représention du psychologue est totalement faussée (ou alors nous ne vivons pas dans le même monde ???) les psy sont très loin de vouloir imposer des normes, c’est même le contraire... de plus, ils ne sont pas là pour juger non plus. Etes-vous allé voir sur le terrain l’immense travail que fournissent les psychologues (souvent en tant que bébévoles par ailleurs...) auprès de ces très nombreuses personnes en situation de grande souffrance psychique voire psychiatrique. Avez-vous oublié les très nombreuses avancées qu’ont permis les psychologues du monde entier (en particulier en Europe) ? Seriez-vous capable de soulager une enfant battue, violée ? De proposer des démarches thérapeutiques ? Bref, vos avez piqué ma curiosité... Que leur repprochez-vous ? Cordialement.

      Autre chose pour « Icks Pey », je ne suis pas psy mais suis universitaire et travaille dans le social et les sciences humaines... il me semble qu’une pléthore de psy et de médecins affirme(nt) aussi qu’il n’y a pas forcément besoin d’un homme et d’une femme pour élever sainement un enfant (ne pas confondre discours des médias/manipulations bien pensantes des médias et réalité des faits...) dans ce cas ces personnes-ci seront-elles jugées comme naïves et déviantes voire corrompues ?


    • Icks PEY (---.---.164.184) 18 novembre 2006 17:39

      Vous dites :
      « il me semble qu’une pléthore de psy et de médecins affirme(nt) aussi qu’il n’y a pas forcément besoin d’un homme et d’une femme pour élever sainement un enfant »

      Sans nul doute que le sujet est très partagé et je n’ai jamais prétendu qu’il y avait unanimité sur le sujet.

      Mais que fait-on, habituellement, dans de telles circonstances ? Et bien, on applique tout simplement le principe de précaution ! Dans le doute, abstenons nous de prendre le risque de sacrifier en toute légalité une ribambelle d’enfants adoptés sur l’autel du progressisme et du politiquement correct !

      Nos voisins sont plus précurseurs que nous sur le sujet ? Et bien plaçons nous en observateurs et voyons donc comment cela se passe chez eux au cours des 20 prochaines années avant de les suivre tête baissée dans ce qui pourrait être une grossière erreur.

      En synthèse, il est urgent d’attendre !

      IP


    • Radcliff (---.---.112.6) 18 novembre 2006 18:43

      Patrick Adam considère le corps comme laïque pour justifier l’usage qu’il rêve d’en faire, je dis bien « rêver ».


    • Mr Diod (---.---.168.195) 19 novembre 2006 17:00

      @ Icks Pey : vous avez tout à fait raison : observons avant de juger ! Notons tout de même que ce « phénomène » n’a rien de nouveau et que des couples homosexuels ayant des enfants cela existe depuis bien des décenies... jusque là, je n’ai jamais entendu parler de dérives ni d’enfants mal dans leur peau ou ayant de graves problèmes de développement.


    • Icks PEY (---.---.232.221) 20 novembre 2006 12:16

      Je ne suis pas pédopsychiatre mais pas plus tard qu’hier soir, sur Zone interdite, des enfants conçus avec donneur masculin et élevés soit par un couple de lesbienne soit par une mère célibataire exprimaient leur malaise liée à l’absence d’un « père » dans leur schéma affectif.

      Sous le prétexte qu’homme et femme sont égaux il faudrait qu’ils soient substituables l’un par l’autre ?


    • Mr Diod (---.---.135.14) 20 novembre 2006 15:29

      @ Icks PEY : Le fond de commerce de M6 étant l’adolescence... il y a quelque temps sur M6 tous les adolescents étaient satanistes... parce qu’ils écoutent du hard-rock !!! En revanche, M6 s’étonne aussi que des gamines mettent des strings alors que toutes la journée et en boucle, les enfants qui regardent cette même chaîne n’y voient que des pouffes (excusez-moi du terme) à moitié nues et qui chantent de la merde (Mr Coffe sortez de mon corps !) ! et pour diverses autres raisons, je ne fais pas une seconde confiance à ce que peuvent bien dire les pseudo-journalistes d’M6...

      Il y a pas mal de témoignages, il me semble d’enfants maintenant adultes de couples homo... selon eux, le plus dur voire si ils vont consulter un psy c’est avant tout à cause des moqueries cruelles de tout bord dont ils sont les victimes eux et leurs parents... combien y a-t-il de familles monoparentales en ce monde... moi-même, je n’ai pas eu le plaisir de connaître mon père... je m’en suis , je trouve, pas mal sorti, je suis marié et ai des enfants... M’enfin je trouve que votre question mérité tout à fait d’être posée d’autant que vous ne vous focalisez pas sur leur sexualité pour essayer de comprendre (ce qui est rare malheureusement) bravo !


    • Patrick Adam Patrick Adam 21 novembre 2006 09:45

      @ Mr Diod

      Je n’ai aucune haine envers les psy, mais j’estime que nos sociétés leur accordent bien plus de place qu’il ne convient. Un psy peut-il pallier auprès d’un adolescent de la déconfiture de la cellule familiale ? Un psy peut-il lutter efficacement contre le vide culturel qui enserre un nombre considérable de quartiers abandonnés ? Un psy peut-il aller éduquer les jeunes qui sont assis le soir au pied de leur immeuble ? Un psy peut-il offrir un vrai projet de vie à un jeune environné par une multitude de trafics et les méfaits de l’argent facile ?

      Un train déraille et on envoie une « cellule psychologique ». Un adolescent se blesse avec un panneau de foot et de basket et on envoie une « cellule psychologique » dans toute l’école. Un groupe de randonneurs se perd dans la montagne et on envoie une « cellule psychologique ». Pendant ce temps des milliers de vieillards meurent dans la pire des désolations psychiques et ils n’ont personne à leur chevet qui vienne écouter leurs histoires qui racontent combien ils ont été utiles à la société jusqu’à ce qu’on les stocke dans des mouroirs.

      Je n’ai jamais pensé que les psy voulaient « imposer des normes ». Vous faites partie de ceux (une large majorité) qui n’ont rien compris à mon texte qui n’a rien à voir avec ce thème. J’ai voulu, puisque vous ne l’avez as réaliser, aborder le fait que l’homme est avant tout un homme culturel, c’est à dire que de tous temps, il a su passer de biologique au culturel. ON est loin de la norme. Bien sûr, si comme bon nombre d’intervenant vous pensez que le fait de faire allusion aux gay pride signifie une prise de position sur l’homosexualité, je me dis que vous êtes au même « niveau » que tous ceux qui se sont engouffrés dans la brèche sans faire preuve de la moindre réflexion. Vu que ces commentaires sont tous du viscéral et non du raisonnable. Il y a longtemps que j’ai appris à faire la différence, et je n’ai pas eu besoin de psy pour ça. Juste une rigueur de logique.

      Je pense par contre que les psychiatres sont forts utiles à la société car ils ont une vision plus réalistes et moins fantasmagorique que les psychanalystes. J’aime bien les travaux de Laborit. Mais pour ce qui est des « très nombreuses avancées qu’ont permis les psychologues du monde entier » j’attends toujours dans voir les résultats concrets dans nos pays dont les liens sociaux se délitent chaque jour un peu plus. Un psy s’et-il penché un jour sur le système éducatif appliqué par de nombreuses familles musulmanes ? Y a-t-il eu une réelle recherche sur le sujet et quelles en ont été les conclusions. Or cette thématique touche environ cinq millions de jeunes plongés dans un environnement culturel qui ne peut que les déchirer. Un psy a-t-il fait une étude sur l’impact des télés satellitaires du Proche Orient dont certains parents gavent leur progéniture. ? Vous dites travailler dans les sciences humaines. N’y a-t-il pas là de bons sujets de réflexion.

      Que les psy s’occupent des enfants battus ou violés me semble tout à fait naturel. Ils remplacent alors fort utilement le rôle que jouaient autrefois les religieux. Mais de là à leur confier tous les problèmes de nos sociétés depuis plus de vingt ans et de voir à quels résultats ils sont parvenus a de quoi rester dubitatif.

      Issu d’une famille monoparentale, disposant de revenus plus que modestes, m’étant fait renvoyer de plusieurs établissements scolaires pour une indépendance d’esprit un peu trop manifeste, je me demande le chemin que j’aurais parcouru si j’avais été confié à un psy. Je suis heureux aujourd’hui de m’être fabriqué seul, au fil du temps, juste avec le désir d’apprendre le plus de choses possibles dans les domaines les plus variés qui soient. Je reconnais volontiers que j’ai été aidé par une société en expansion et confrontée à moins de problèmes identitaires qu’elle n’en connaît aujourd’hui. Et j’ai eu le plaisir de vivre loin de l’apologie de la violence et de l’obscénité dont on inonde aujourd’hui toute la jeunesse avec l’appui de nombreux psy qui en font l’éloge en la présentant comme un exutoire naturel.

      Dernier point, je pense que la plupart des psy n’ont pas compris la différence qui existe entre « comprendre » et « accepter ». Mais ceci mériterait un long développement.

      Bien à vous. Patrick Adam


    • Mr Diod (---.---.135.235) 21 novembre 2006 15:20

      @ Patrick Adam

      Je vous remercie pour cette réponse. mon commentaire n’avait rien à voir avec l’article mais avec un de vos commentaires (dommage que vous ne l’ayez pas compris)J’y vois un peu plus clair. Seulement je pense que vous ne savez réellement pas ce qu’est un psychologue...

      « Un psy peut-il pallier auprès d’un adolescent de la déconfiture de la cellule familiale ? » avez-vous déjà entendu parler des thérapies familiales ?

      « Un psy peut-il lutter efficacement contre le vide culturel qui enserre un nombre considérable de quartiers abandonnés ? » Un psychologue travaille toujours avec une équipe pluridisciplinaire (psychiatre, infirmier, enseignant spé, éducateurs, éducateurs spé, cuisiniers, mécaniciens, prof’ de sport, acteurs, musiciens...) savez-vous ce que sont les IRP ou les ITEP ? Ma foi, je devine que non ou bien vous y auriez réfléchi à 2 fois avant d’écrire autant d’incultures institutionelles... signalons au passage que ces gens là dont les psychologues sont les seuls à se rendre dans ces quartiers abandonnés car tout le monde en parle (comme vous le faites en critiquant bien que ce « tout le monde » ne s’y rende jamais...)

      « Un psy peut-il aller éduquer les jeunes qui sont assis le soir au pied de leur immeuble ? » Comme je l’ai dit plus haut, ce travail se fait en équipe bien que votre vision des choses est très caricaturale...

      "Un psy peut-il offrir un vrai projet de vie à un jeune environné par une multitude de trafics et les méfaits de l’argent facile ? Pourquoi tout psychologiser ? les psys eux-mêmes ne le font pas... n’est-ce pas ici à nos politiques de résoudre ce problème... bien que je le signale à tout hasard que des psychologues C.O existent et sont spécialisés dans les projets de vie et s’est très souvent la mairie ou les services sociaux qui les adressent à eux voire les jeunes de leur propre chef qui viennent les voir...

      D’autres points à éclaicir : nos « vieiellards » crèvent et les psy ne font rien ? Dîtes, vous parlez sans savoir encore une fois... saviez-vous que les seules spécialités du troisième âge qui existent en France ne concernent que les infirmiers, aide-soignantes et les psychologues (n’avez-vous jamais entendu parler du DESS de psychologie en gérontologie ? c’est troublant tout de même...

      qu’en a ce qu’ont permis comme avancée les psy : n’avez-vous jamais entendu parler de Piaget ou d’un psychanalyste nommé Brazelton (la célèbre échelle de Brazelton) ? Erikson vous dit peut-être quelque chose ? ou bien de Bowlby, Bion , Malher, Klein ? avez-vous lu ces auteurs ? ignoriez-vous que leurs méthodes et théories font réferences et s’appliquent au quotidien ? Arrêtons-là la démonstration de votre incompétence et lacune sur le sujet, je ne peux que vous conseiller de « comprendre » et « d’accepter » Mr Adam et de vous investir beaucoup plus voire vous inscrire réellement dans une démarche de recherche digne intellectuellement et sans préjugés.

      Vous parlez d’écucation dans les familles arabes... ne connaîssez-vous donc pas des ouvrages comme « ces jeunes qui désertent nos écoles...déscolarisation et cultures » de Coslin (pourtant un ouvrage récent)ou bien des psycholgues comme Glasman, Schiff ou Hasnia-Sonia Moussaoui (ou Khalid Boudarse)...

      « comprendre » et « accepter » : voilà qui est bien réducteur. déjà que vous parlez de cognition dans votre article en ne vous contentant que d’une vulgaire définition : je vous conseille vivement de vous plonger dans la lecture psy de l’aspect cognitif...

      Enfin, pensez-vous réellement qu’un corps soit laïque ? votre corps vous appartenant et faisant lien direct avec vos pensées, idées, ce que vous voyez et selectionnez, votre histoire, accident si il y a... votre corps ne peut être laïque car il est vous... saviez-vous que des Doctorant en philo se sont déjà penché bien plus sérieusement sur la question... et même au risue de vous surprendre Bruce Lee qui a dit des choses bien plus intéressantes que le brouillon que vous nous avez pondu...

      Cordialement, Mr DIOD.


    • Patrick Adam Patrick Adam 22 novembre 2006 21:35

      @ Diod

      Pour un psychologue vous affirmez nombre de raisonnements qui tiennent plus de la déformation professionnelle que de la réalité que vous connaissez pas, ainsi que nombre de dérapages que vous maîtrisez mal et qui ne peuvent que me conforter dans mon opinion sur les psy. N’aimant guère ceux qui manient la morgue sans savoir à qui ils parlent, je pense que je ne m’appliquerai pas longtemps se sacrifier à la politesse avec vous.

      Si votre commentaire n’avait rien à voir avec l’article, il me semble que le simple bon sens eut été de ne pas me l’adresser... Pour ce qui est de comprendre, j’ai l’habitude de juger sur pièces, et les premières cartes que vous posez sur la table me paraissent franchement biaisées

      I - Vous dites : « Un psy peut-il pallier auprès d’un adolescent de la déconfiture de la cellule familiale ? » Avez-vous déjà entendu parler des thérapies familiales ?

      Faites les cellules psychologiques que vous voudrez, le problème est que la situation des familles s’aggrave et qu’on ne voit aucune solution pointer le bout de son nez. Bien au contraire. Nous sommes là devant vingt ans d’échec patent. Que le psy travaille avec tartempion de ne change rien. Vous ne répondez à aucune de mes interrogations sinon en m’envoyant votre bibliothèque à la figure. Voulez-vous que je fasse de même ? Vous risqueriez d’avoir quelques surprises. Quant à l’expérience sur le terrain, puis-je permettre de vous signaler que je ne me suis pas « rendu » comme vous dans les banlieues mais que j’y ai vécu durant plus de cinq ans et qu’il m’arrive régulièrement de visiter des quartiers particulièrement difficiles (entra autres celui de l’Ariane à Nice ou celui du Petit Bar à Montpellier). Il me semble là aussi que pour un « psy », vous avez la généralisation bien facile, mais peut-être me direz-vous que ce n’est pas à moi que vous faisiez allusion....

      II a - Autre morceau de bravoure : « Un psy peut-il aller éduquer les jeunes qui sont assis le soir au pied de leur immeuble ? » Comme je l’ai dit plus haut, ce travail se fait en équipe bien que votre vision des choses est très caricaturale... II b - "Un psy peut-il offrir un vrai projet de vie à un jeune environné par une multitude de trafics et les méfaits de l’argent facile ? Pourquoi tout psychologiser ? Les psys eux-mêmes ne le font pas... N’est-ce pas ici à nos politiques de résoudre ce problème... Bien que je le signale à tout hasard que des psychologues C.O existent et sont spécialisés dans les projets de vie et s’est très souvent la mairie ou les services sociaux qui les adressent à eux voire les jeunes de leur propre chef qui viennent les voir...

      Alors cette fois ce sont les politiques qui doivent se pencher sur ce problème ! Beau bottage en touche quand ça vous arrange. Ce serait donc à un député d’aller éduquer la jeunesse ?.... Connaissez vous un ouvrage qui traite des trafics de banlieues et de la masse d’objets volés qui passent chaque été les frontières du côté de Tanger de Nador, d’Oran, d’Alger, d’Annaba ou de La Goulette ? C’est par fourgons entiers dans lesquels on peut voir 5 à 6 vélos et une myriade d’appareils négociés dans les différents « souks des voleurs » comme il en existe à Barbès et à la Porte d’Aix à Marseille que la marchandise transite. Avec le père au volant qui connaît très bien la provenance de ces objets qu’il a achetés à de petits revendeurs et les enfants qui voient ces trafics faire partie de la « culture familiale ». Je ne dis pas que ces pères sont des voleurs mais des receleurs et quel exemple pour les enfants...

      III - Pour ce qui est des vieillards, j’ai vaguement l’impression que vous n’avez pas visité depuis longtemps une maison de retraite ou un service hospitalier. Votre ironie n’en est que plus basse. Le scandale des maisons de retraite est dénoncé par tout le monde, et vous vous me parlais de DESS de psychologie en gérontologie. La belle affaire. Allez faire un tour à l’hôpital Larchet à Nice ou à celui de Valence et vous serez peut-être édifié. Mais j’en doute car les faits que vous pourriez constater ne rentrent pas dans votre « cécité professionnelle ».

      IV - Qu’en [je vous signale au passe qu’il faut écrire « quant » - désoler de glisser sur ce terrain mais votre intervention est bourrée de fautes d’orthographe] a [à] ce qu’ont permis comme avancée les psy : n’avez-vous jamais entendu parler de Piaget ou d’un psychanalyste nommé Brazelton (la célèbre échelle de Brazelton) ? Erikson vous dit peut-être quelque chose ? ou bien de Bowlby, Bion , Malher, Klein ? Avez-vous lu ces auteurs ? Ignoriez-vous que leurs méthodes et théories font réferences [sans « s »] et s’appliquent au quotidien ?

      A vous suivre, si une méthode fait référence dans un milieu particulièrement, il faut la prendre pour parole d’Evangile. Consternant. Affûtez donc un peu mieux vos arguments et parlez donc des réussites de que ces sommités ont à mettre à leur actif. Vous faire comme Sarkozy : tout dans les proclamations volontaristes et au résultat une situation qui se dégrade chaque jour.

      V - « Arrêtons-là la démonstration de votre incompétence et lacune sur le sujet, je ne peux que vous conseiller de « comprendre » et « d’accepter » Mr Adam et de vous investir beaucoup plus voire vous inscrire réellement dans une démarche de recherche digne intellectuellement et sans préjugés. »

      Comprendre c’est facile. Accepter l’est beaucoup moins. Or les psy, après avoir tenté de comprendre (mais de façon bien théorique et en se laissant manipuler par des délinquants autrement plus futés qu’ils ne l’étaient eux-mêmes) les dérives de nos sociétés n’ont jamais abordé les bases de ces malaises. Avez-vous écouté pendant une semaine la chaîne satellitaire Al Jazeera ? J’imagine que non. Moi je l’ai fait pendant des années. Avez-vous fait une étude sur la décoration intérieure des familles immigrées ? J’Imagine que non ? Je pourrais vous en raconter de bien belles sur le sujet. Etes-vous allé au bled pour les vacances et avez-vous étudié pendant des mois dans quelle ambiance vivent les jeunes qui sont obligés d’y affronter les coutumes les plus archaïques ? A la manière dont vous parlez, il semble bien que non.

      VI - « Vous parlez d’écucation [éducation] dans les familles arabes... ne connaîssez-vous [connaissez] donc pas des ouvrages comme « ces jeunes qui désertent nos écoles... déscolarisation et cultures » de Coslin (pourtant un ouvrage récent) ou bien des psycholgues [psychologues] comme Glasman, Schiff ou Hasnia-Sonia Moussaoui (ou Khalid Boudarse)... A mon avis, je dois en connaître un peu plus que vous sur le sujet. Et ce que je sais, n’est pas du copier coller de quelques bouquins qui, si ne je leur dénie pas toute utilité) sont quand même bien loin de refléter ce qui se passe sur le terrain. Les psy qui se sont démultipliés sur les plateaux télé à l’occasion des émeutes de banlieues n’ont guère été à la hauteur du phénomène.

      VII - « « comprendre » et « accepter » : voilà qui est bien réducteur. déjà que vous parlez de cognition dans votre article en ne vous contentant que d’une vulgaire définition : je vous conseille vivement de vous plonger dans la lecture psy de l’aspect cognitif... »

      Là aussi j’ai bien peur que votre niveau intellectuel soit encore) l’entresol. J’ai parlé de l’apparition du cognitif dans l’évolution humaine, sans doute à une époque remontant à plusieurs centaines de millions d’années et vous venez me faire d e la psycho de bazar. Vos « conseils » n’en sont que plus dérisoires. Vous êtes incapable de sortir de votre discipline et d’avoir une vision interdisciplinaire. Mais ouvrez donc d’autres bouquins : histoire, sociologie, anthropologie, biologie, astronomie, histoire des religions. Je suis sûr que s’il fallait comparer ma bibliothèque à la votre, vous en ressortiriez en piteux état vu la manière dont vous vous exprimez.

      VII - Alors en conclusion : « Oui, je pense qu’un corps est laïque ! » Alors lisez tant que vous voulez Bruce Lee. Je ne vous demande pas de lire mes textes. Ecrire des stupidités du genre « Votre corps ne peut être laïque car il est vous... » est un sommet himalayen de bêtise crasse. De même que vouloir asséner comme une révélation que « votre corps vous appartenant et faisant lien direct avec vos pensées, idées, ce que vous voyez et selectionnez, votre histoire, accident si il y a... » Vous aimez donc tant que ça enfoncer des portes ouvertes que le commun des mortels a déjà franchie ? Quelle étrange passion. Serait-ce une preuve manifeste d’inculture et d’étroitesse d’esprit.

      Alors, effectivement, vous me confirmez dans l’opinion qui est la mienne depuis longtemps : les psy (bien souvent) c’est pour les gogos.

      Bonne lecture de Bruce Lee. Patrick Adam


    • Mr Diod (---.---.135.65) 24 novembre 2006 16:18

      @ Mr Adam :

      Je ne suis pas psy ni même ne travaille dans le département psycho de l’université où j’y ai mon labo... prenez-vous la peine de lire correctement les commentaires que l’on vous adresse... surtout quand ceci n’abondent pas dans votre sens ? Bref, si pour vous un psy est quelqu’un qui a seulement lu quelques bouquins, je commence à comprendre pourquoi tout cela vous irrite à ce point.

      Vous éludez tout ce qui vous dérange, c’est bien dommage... vous méprisez une profession dont vous ne comprennez a posteriori même pas la démarche... vos trop nombreux préjugés faisant foi...

      Votre réponse m’a fait énormément rire... on y sent une pointe de malaise et de frustration. Etre à ce point si malhonnête : cela en est presque choquant si tout cela n’était pas tout d’abord bien pathétique...

      Vous avez vécu 5 ans en banlieue ? bien à vous... j’y suis né et y habite toujours... vos arguments tournent en rond avec une froideur pareille à une toupie qui tourne et tourne mais ne brasse que... du grand rien ! Vous vous heurtez aux vérités et ne savez que continuer à tourner et tourner encore sur votre personne égo-nombriliste... c’est très drôle !

      Quant à Bruce Lee, je pense sincèrement que vous devriez vous pencher sur son cas... ne serait-ce que pour vous rendre compte que vous moquez ne fait que vous enfoncez... encore et toujours... ce monsieur, diplômé en philosophie a écrit sur le corps, c’est même l’essence du courant philosophique qu’il aimait partager avec autrui... où est le mal ? oui, Bruce Lee disait des choses 100 fois plus pertinentes que vous... et alors ?

      Pour le reste, je vous laisse à votre ignorance (pourvu que vous persistiez dans cette voie !!!) Vous n’êtes qu’un véritable charlatan... mais continuez, continuez donc... je vous y encourage même... voyez ! Car rien ne peut me faire plus plaisir.

      Cordialement, Mr Bruce Diod Lee.


    • Mr Diod (---.---.135.65) 24 novembre 2006 16:33

      Quant à mon orthographe et mes tournures, pardonnez-moi si je ne prends guère le temps de me relire... je ne peux (malheureusement ?) vous consacrer que quelques unes de mes pauses, plutôt courtes, ayant des choses bien plus intéressantes à faire...

      Seulement mes brouillons valent bien les vôtres cher ami... d’articles...

      En outre, vous focalisez sur des fautes d’ortho n’est que révélateur de vos manques d’arguments... quelle bassesse d’esprit !


  • MAROC (---.---.209.159) 16 novembre 2006 10:22

    Bonjour Patrick, Désolée de passer par ce biais...as tu changé d’adresse mail ? Amitiés de Marrakech


  • CAMBRONNE (---.---.111.203) 16 novembre 2006 11:59

    ICKS PEY

    Merci pour vos propos dans lesquels je me retrouve tout à fait .

    Cordialement .


  • ayour (---.---.190.112) 18 novembre 2006 18:37

    bon cotinuté patrick.


  • Marie Pierre (---.---.214.243) 8 décembre 2006 09:16

    Patrick, je remets une phrase de ton article, belle phrase qui prend un tout autre sens maintenant que tu es parti :

    « Un jour, la vie retire brusquement le couvert. »


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