vendredi 14 avril 2006 - par Xanadu

Le danger du pacifisme inhumain

Le pacifisme constitue a priori une approche individuelle, collective et politique louable, voire souhaitable. Atteindre ses objectifs sans agressivité ni violence, n’est-ce pas faire preuve d’humanité ? Comment condamner un individu qui refuse de blesser son prochain ? Cependant, derrière ces trompeuses apparences angéliques, l’idéologie pacifiste, dans sa déclinaison politique, occulte une inhumanité insidueuse, véritable apologie criminelle de l’inaction.

L’expérience de la dernière décennie est sur ce point irréfragable. Les mouvements et manifestations pour la "paix" dans le monde, généralement affiliés à un dogmatisme de gauche, constituent en effet un exemple péremptoire. Les pacifistes avaient défilé contre l’intervention internationale pendant la Guerre du Golfe, alors que le Koweït et sa population appelaient désespérément à l’aide. Ces "militants de la paix" avaient ensuite récidivé durant les années 1990 en protestant contre les frappes de l’OTAN en ex-Yougoslavie, alors en pleine période d’épuration ethnique. Ce sont encore ces même activistes qui affirment aujourd’hui que la violence ne résoudra pas la crise du Darfour. Et tandis que les tenants de cette idéologie en appellent à l’humanité présente en chacun de nous afin de privilégier le seul dialogue comme solution, ce sont des centaines de milliers d’êtres humains qui sont massacrés, et des millions d’autres qui sont obligés de fuir et de se réfugier dans les pays voisins.

Le pacifisme politique dévoile là son vrai visage ; un dogmatisme irrationnel et criminel, une doctrine chimérique et inhumaine, dont la dangerosité est aggravée par un aspect séraphique et vertueux illusoire.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette apathie délictueuse n’est pas une dérive politique récente. Dès 1936, Roger Martin du Gard, célèbre pacifiste français, déclarait : "Tout plutôt que la guerre, tout ! Même le fascisme en Espagne, même le fascisme en France, même Hitler !". Cette citation caractérise parfaitement l’essence du pacifisme politique ; lâche, aveugle et insensible.

La faille première du pacifisme, c’est qu’il repose sur le postulat douteux que la nature humaine est dissociable de sa composante violente et instable. Une telle hypothèse ne peut que résulter d’une contemplation candide et superficielle de l’essence humaine. L’homme, parce qu’il est doué de raison, sujet aux passions et aux émotions, et dépositaire de reliquats instinctifs, est incapable de se débarrasser définitivement de cet élément endormi et relativement aléatoire que constitue la tendance à la violence. Si l’homme ne peut être réduit à un simple loup pour l’homme, il conserve néanmoins la potentialité d’en devenir un. Et rappelons, à ceux qui voient uniquement dans cette inclination un héritage bestial qu’il faut éliminer, que les animaux ne font pas la guerre, concept proprement humain.

Bien sûr, ces dernières lignes peuvent apparaître pour le moins pessimistes, ou plutôt sombrement réalistes. Mais ce serait tomber dans l’excès inverse que de considérer cyniquement et lugubrement l’homme comme un être seulement violent. Les éléments constitutifs de notre nature que sont la raison, la passion, l’émotion, et même le reliquat instinctif, cités ci-dessus comme sources potentielles de violence, sont également des moyens de canalisation et d’annulation de cette tentation violente, et donc de formidables raisons d’espérer. Car si les animaux ne font pas la guerre, la paix leur est également inconnue.

Pour revenir au pacifisme politique, si j’ai abordé la question, c’est en réaction au traitement complaisant par les médias des manifestations pour la paix d’il y a quelques jours, à l’occasion du troisième anniversaire de l’opération Iraqi Freedom. Des milliers de personnes ont ainsi défilé dans plusieurs grandes villes du globe, afin de protester contre l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan. C’est donc le retrait pur et simple des troupes coalisées qui était demandé, au cri de ralliement : Ensemble contre la guerre, place à la paix, comme au Canada, et donc ni plus ni moins l’abandon des populations locales qui était prêché. La prospective évidente d’un chaos innommable et de conséquences meurtrières et criminelles n’a même pas semblé effleurer l’esprit des militants, plongés dans un univers utopique déconnecté du réel.

Car que l’on ait été pour ou contre la guerre en Irak, un retrait prématuré, voire immédiat, des troupes coalisées aurait des conséquences indéniablement terribles pour le pays, pour les populations locales, la région, l’Occident et le monde. Ce qui relève a priori de l’évidence ne l’est apparemment pas pour les esprits innocents, ou idéologiquement anesthésiés, qui ont manifesté à cette occasion. Car c’est aussi le propre de l’homme que d’asphyxier son esprit critique par le biais de carcans idéologiques.

Bref, si le bellicisme doit effectivement être abhorré, méfions-nous également du pacifisme, menace sous-estimée dans nos démocraties.



187 réactions


    • galilée (---.---.203.178) 14 avril 2006 16:32

      Le pacifisme est effectivement une apologie criminelle de la passivité ... Le pacifisme d’ essence chrétienne est un grand ordonateur des pompes funèbres car qui tend l’ autre joue est un suicidaire sans ame .


    • Roland (---.---.18.146) 14 avril 2006 22:17

      Vas dire ça à Gandhi. Je ne sais pas s’il sera d’accord


    • nantor (---.---.131.113) 14 avril 2006 23:22

      Tiens petit g est de retour !

      C’est vrai que toi t’es oeil pour oeil, dent pour dent. Les commentaires que tu postes régulièrement ne font qu’attiser la haine.

      Quant à ta citation piteusement reprise sur la joue tendue, je ne vais pas perdre du temps à t’expliquer la pensée du Grand Nazaréen (qui était juif, ne t’en déplaise).

      Ton intellect t’aveugle, commences à faire la paix avec tes sentiments, et tu te porteras mieux !


    • VéritéVraie (---.---.13.116) 16 avril 2006 16:27

      Cher Sotec, Lorsque je regarde en mon coeur j’y trouve des aspirations pour le Bien de tous, des vérités, des certitudes et c’est là que je trouve le fondement de ma pensée et de mes actes. Alors je pense comme vous. Mais lorsque je regarde le monde et que j’essaie de comprendre comment il fonctionne, les forces en jeu, les menaces etc... alors je pense un peu comme l’auteur de l’article que vous critiquez vertement. Hélas, je dois vous le dire, bien que votre vision vous construise vous-même noblement, je crains que ne soyez destiné à constater un jour que le REEL a toujours le dernier mot ici-bas.


  • Romain (---.---.10.200) 14 avril 2006 11:38

    La violence entraine la violence. La haine entraine la haine.

    Croire que les interventions militaires des pays occidentaux sont faites dans le but de ’sauver des peuples de la tyrannie’ c’est comme vous dites croire « que la nature humaine est dissociable de sa composante violente et instable ».(je rajouterai egoiste et jalouse) C’est aussi valable pour les pays dit « civilisé » que certaines n’hésitent plus à qualifier de « supérieur ».

    « La violence est le dernier refuge de l’incompétence »

    Si toutes les guerres étaient menés pour le bien des populations locales martyrisés par les gouvernements. Il y aurai beaucoup de pays à attaquer. Bizarement seul les pays représentant des points geostratégiques importants sont attaqués.


    • débloqueur (---.---.138.59) 14 avril 2006 22:19

      Il est vrai que la haine entraîne la haine et que la violence entraîne la violence. (même pour des gens d’habitude calme, j’en ai fait l’expérience ces derniers jours).

      Mais le pacifisme, où plutôt la passivité est aussi très néfaste. Car on laisse le plus fort, celui qui crie, qui frappe et qui intimide, commander !

      L’exemple du pacifisme des années 30, qui a laissé l’Allemagne nazie se réarmer et envahir ses voisins (Autriche,....) est flagrant du danger du pacifisme à outrance !

      Il faut donc trouver un équilibre entre la discussion pacifique et l’action violente !


    • nantor (---.---.131.113) 14 avril 2006 23:11

      Bravo Romain, tout à fait vrai !


    • nantor (---.---.131.113) 14 avril 2006 23:19

      Si le pacifisme = passivité, ça ne fait que renforcer les guerres.

      Si le pacifisme = rejet de la haine, c’est le commencement d’un monde meilleur.

      Bannissons le sentiment de haine (et c’est le combat quotidien de chacun) que tout être humain porte latent en lui, et l’Homme commencera à être digne de son nom. Les temps viendront, les temps viendront ...


    • nantor (---.---.131.113) 15 avril 2006 00:15

      Cher Sotek,

      Que veut dire l’idéogramme sur votre drapeau(?) asiatique ?


    • nantor (---.---.131.113) 15 avril 2006 00:17

      Cher Sotek,

      Que veut dire l’idéogramme sur votre drapeau(?) asiatique ?


  • Marsupilami (---.---.32.185) 14 avril 2006 12:07

    Bien vu.

    Le pacifisme n’est la plupart du temps que du passifisme dont profitent les bellicistes, toujours actifs, eux...

    Houba houba !


    • Jigmy 14 avril 2006 12:22

      Et si les pro-guerre eux même n’existaient plus ?

      Oui c’est utopique et alors ? Notre période est sans rêve, sans grande ambition humaniste et à porté mondiale, ça manque... Depuis les totalitarismes barbares, nous avons peur des grandes idées. Alors, que ce ne sont pas tous les rêves qui menent à Auswitch...

      J’ai fait le choix d’y croire. (et sans religion derrière, je précise)


    • débloqueur (---.---.138.59) 14 avril 2006 22:42

      J’aimerai réagir à celui qui a écrit l’article qui a pour titre (on y arrive :)) :« Passifisme »

      Je vais te parler de mon expérience personnel. Je suis à la fac et durant un mois nous avons été bloqués par des étudiants et non-étudiants idéologues qui ont commencé le blocage un vendredi (pour mon ufr) à 4h00 du matin pour être sûr de ne pas être gênés pour bloquer. Ceci étant fait sans concertation avec les autres étudiants.

      1)Nous avons essayé de discuter avec les bloqueurs pour leur dire que des étudiants dépendant du crous (pour leur bourse) avaient besoin de réussir leur année pour pouvoir continuer à étudier, que des étudiants ayant peu de moyen avaient besoin des mois de juillet et août, .... Les bloqueurs n’ont rien voulu entendre.

      2)Alors nous avons fait un référendum. Et la majorité des étudiants à voté pour la reprise des cours (c’était lors de la 1er semaine de blocage). Mais les bloqueurs ne veulent rien savoir.

      3)2éme semaine de blocage, nous organisons une manifestation contre le blocage(qui sera faite sans aucun débordement, les CRS n’étant même pas sur place pour nous encadrer). Nous demandons au préfet d’intervenir. Il nous répond qu’il n’interviendra que s’il y a des problèmes de sécurité sur le campus(=appel à la violence) A ce moment là quelques actions de déblocage commencent à avoir lieu mais elles sont limitées

      4)Les AGs se passent mieux (c-à-d que ceux qui veulent reprendre les cours ne sont font plus insulter de nazi). Cela est du à la présence de nombreux débloqueur qui donnent de la voix.

      5)Les actions violentes commencent à se faire de plus en plus fréquente et échouent le plus souvent dés que les débloqueurs se mettent à discuter ou lorsqu’ils rechigne à utiliser la violence et en final, le déblocage est voté dans une AG et cette fois-ci, les bloqueurs prennent en compte ce vote et ne re-bloque pas la fac contrairement à ce qu’il se passe à Rennes et Nantes. (il n’y a tout de même pas eu de blessé grave dans le violence)

      Donc moralité, face à des personnes fermées à tout dialogue, seule la violence peut régler le problème.


  • Jigmy 14 avril 2006 12:17

    Comment on peut penser des trucs pareil ??

    Vous considérez le pacifisme comme une « apathie » ; et « un dogmatisme irrationnel et criminel » ? Mais vous quelle est votre idéologie ? Quel genre d’homme êtes vous pour ne pas voir que la guerre est un fleau ! C’est toujours le peuple, les femmes et les enfants qui trinquent !! Et j’ignore même comment on a pu endoctrinés tant d’homme à s’entretuer sur les champs de bataille avec autant de témérité et de férocité ! Ca me dépasse...Je comprends pas comment on a pu ne serait-ce qu’un instant vouloir lancer une bombe atomique ; alors qu’on ait donné l’ordre, ça me dépasse encore plus...

    Et puis expliquez moi pourquoi le pacifisme mène à la destruction ? Vous êtes sans argument, votre texte n’est qu’une propagande idéologique.

    Oui au désarmement Oui à l’humanisme Oui au devenir humain de l’homme. Oui à la responsabilité universelle.


    • Marsupilami (---.---.32.185) 14 avril 2006 12:52

      Ouaf !

      Je suis évidemment pour la paix et contre la guerre. C’est pour cette raison que je suis d’accord avec « Si vis pacem, para bellum » (« si tu veux la paix, prépares la guerre »).

      Quant à toi Demian, tu empestes la chochotte écervelée.

      Houba houba !


    • nantor (---.---.131.113) 14 avril 2006 23:24

      Boutons le démon de l’ouest (ou le démon à l’ouest) hors du site !!!


  • Scipion (---.---.106.118) 14 avril 2006 12:26

    «  »Tout plutôt que la guerre, tout ! Même le fascisme en Espagne, même le fascisme en France, même Hitler !« . Cette citation caractérise parfaitement l’essence du pacifisme politique ; lâche, aveugle et insensible. »

    Pas d’accord avec vous. Cette citation caractérise parfaitement l’essence du pacifisme cohérent. L’attitude de Marin du Gard n’est pas très différente de celle du père de Jospin, que j’ai découvert sur Planète, et qui m’a paru une personnalité bien plus intéressante que son neurasthénique de fils...

    En ce qui concerne le pacifisme, je pense qu’Oswald Spengler a tout dit, en écrivant :

    Le pacifisme signifie laisser les non-pacifistes prendre le contrôle.

    A partir de là, la seule question que tout pacifiste devrait se poser est la suivante :

    Suis-je prêt à laisser les non-pacifistes prendre le contrôle ?

    Martin du Gard a répondu : oui. Robert Jospin, aussi... Ils ont eu à dire « Oui à la paix, malgré Hitler » ; ils auraient dit pareillement « Oui à la paix, malgré Staline », si les circonstances avaient été autres. Ca ne me dérange pas.

    Ils estiment que tout est préférable, non pas à la guerre, mais aux conséquences de la guerre. Je ne partage pas cet avis, mais je crois qu’on peut le comprendre. Surtout de la part de gens qui ne vivent pas dans l’abstrait, mais dans le souvenir de 14-18 (R. Jospin avait 19 ans en 1918, Martin du Gard, 37).

    En revanche, le pacifiste qui répondrait : - Non, ça dépend de qui sont les non-pacifistes... ne serait qu’un imposteur doublé d’un faux jeton qui prend les autres pour des imbéciles...


    • Jigmy 14 avril 2006 12:38

      Bien sur, tout ce que vous dites est censé, mais je pense que c’est un risque à prendre. Puis peut être que sur le court terme vous avez raison, mais sur le long terme je ne le pense pas. la guerre engengre la guerre. Si nous arretions de vivre dans une guerre latente de tous contre tous, peut être que plus personne ne serait agressif, et celui qui l’est se retrouverait bien dépourvu et seul, et ne trouverait personne pour se rallier à sa cause violente.

      Finalement la guerre c’est un comportement de peureux. C’est tellement plus facile d’éliminer ceux qui troublent l’ordre. Peut-être faut il savoir prendre le risque que le rêve échoue, pour qu’il puisse reussir. Il en vaut la peine.


    • Scipion (---.---.106.118) 14 avril 2006 12:48

      « Si nous arretions de vivre dans une guerre latente de tous contre tous, peut être que plus personne ne serait agressif, et celui qui l’est se retrouverait bien dépourvu et seul, et ne trouverait personne pour se rallier à sa cause violente. »

      Oh si, qu’il trouverait du monde, puisque ce serait lui qui serait le Chef et qu’il y en a beaucoup qui préféreraient être petits chefs avec lui - et avec les avantages afférents, bien entendu -, que moutons avec tous les autres. Oui, beaucoup...


    • Jigmy Jigmy 14 avril 2006 14:59

      Parce que faire le bien c’est être un mouton ? quel égo !


  • Jigmy 14 avril 2006 12:29

    « Un simple citoyen excédé par l’aveuglement dogmatique et les malversations médiatiques qui règnent dans les démocraties occidentales, notamment en France où l’illusion idéologique et la bien pensance caractérisent une trop grande partie des médias et des élites. »

    - aveuglement dogmatique
    - illusion idéologique

    Rien que ça ! mdr Merci O notre sauveur ! Rah la la quel dommage que la philo soit à ce point inexistante dans l’enseignement... Lis Kant et tu sauras ce que c’est que ne pas être dans l’idéologie et avoir une vraie pensée parfaitement construite. smiley


  • dom (---.---.199.48) 14 avril 2006 12:51

    Bien essayé sotek, mais le règne animal connait très bien les principes de guerre et paix, des espèces de même puissance se côtoient sans s’entredéchirer, le plus souvent ils s’ignorent, ils marchent en paralelle, comme les lions et les babouins par exemple. La seule chose qui nous distingue des animaux sur ce point est le fait que nous nous entredéchirons dans une même espèce. Ils ont donc cette faculté de l’esprit de reconnaître le soi du non-soi et de respecter le non-soi, ce qui est plus que douteux chez les hommes puisqu’en général les hommes projettent ce qu’ils sont sur d’autres y voyant tous les maux alors qu’ils aiment se gratifier de leurs qualités... illogisme souvent pur. Mais après tout hein, on ne veut pas retorurner vivre dans les arbres, donc voici ma question : que préconisez-vous alors ?

    La guerre est une évidence pour vous donc, mais le plus grand danger vient du fait de ne pas croire à la vertu de la force militaire ? On vous rappelle puisque votre mémoire est sélective que pour la guerre en ex-Yougoslavie au départ il y avait 15 (!) snipers fous furieux croates qui ont mis le feu aux poudres à Sarajevo et le grand malheur des gens de cette ville c’est qu’on leur promettait de l’aide constamment sans rien faire. Ensuite parceque à cette époque, comme lors de la première guerre du Golfe contre l’Irak il y avait bien trop de gens pour qui la guerre ne constituait qu’une sorte de spectacle médiatique. Si la possibilité d’intervenir avec l’OTAN n’avait pas existé les citoyens de Sarajevo auraient mis eux-mêmes tout en oeuvre pour arrêter ces tireurs à la con, mais non, ça a duré des mois « oui oui nous allons venir vous sauver » (car c’est bien là toujours le fantasme premier des militaires qu’ils nous sauvent en organisant de vastes boucheries) et les gens à Sarajevo s’enfermèrent dans les caves en attendant la cavalerie qui, si me souvenirs sont exacts, ne vint que quelque une année et demie plus tard, alors que la mode des snipers était reprise par les Serbes et qu’ils amenèrent les blindés pour tirer sur les caves. Il fallut attendre que les serbes se lancent dans de vastes opérations de purification ethnique pour intervenir et la honte fut de promettre de l’aide sans l’apporter et d’intervenir quand c’était bien trop tard pour les milliers de victimes qui avaient cru en l’aide promise.

    Quand aux gentils koweitiens à qui l’on donna un bout non-négligeable de l’Irak regorgeant de pétrole devaient bien s’attendre à ce que les irakiens n’acceptent pas aussi simplement « l’organisation » du moyen-orient par les states. Ceux-ci n’avaient ni à soutenir la création du Koweit ni à indiquer à Saddam Hussein qu’ils le laisseraient faire s’il envahissait ! Ce qui fut le cas, comme foutage de merde y a pas mieux, comme volonté de semer la confusion et faire main basse sur la région nomplus tout en se donnant une raison d’attaquer l’Irak et leur pantin en place. O stratégies militaires de mon cul !

    Mais votre texte veut en venir où exactement ? Vous vous insurgez contre le fait que les êtres humains deviennent adultes massivement et reconnaissent que tous les moyens de dialoguer entre les cultures et les peuples sont meilleurs que les moyens militaires ? Vous vous foutez de qui là ? Car quand on est ado et qu’on manque d’arguments on tape, mais c’est ce qui fait un adulte, un être capable de se remettre en cause, est qu’il change d’optique quand il voit qu’il a tort. Des gens qui ne peuvent jamais se remettre en question, pour qui la guerre est de toute façon une évidence ne méritent pas qu’on les aide. Le seul élément chez les hommes qui leur « permet » de trucider est le racisme primaire et aveugle, quand on lisait (p.ex) un commentaire semblable au vôtre émis par je ne sais plus quel individu malade sur Agoravox que « le genre humain ne s’adresse pas à tous » voilà l’unique et la seule maladie qui permet la barbarie, celle de se croire supérieur et dès lors n’avoir plus aucune confiance en l’être humain.

    Vous dîtes qu’il ne faudrait pas « abandonner » les irakiens à leur sort ? Mais leur sort est d’être colonisés pour le moment et rien n’indique que les colons se retirent, aucune info ne nous parvient de là-bas, c’est la guerre où sont tués le plus de journalistes jusqu’ici, ça ne vous dit rien ? Que croyez-vous en savoir de ce qui se passe en Irak avec (ô grande invention américaine !) les armées privées ! Quelles exactions barbares sont autorisées en Irak sur des civils par ces types même pas répertoriés comme combattants et en plus sous le couvert de ne pas pouvoir être incriminés par le tribunal international de la Haye... non non, vous avez tout faux. Les irakiens,, comme les Afghans, comme les Palestiniens et comme les iraniens demandent UNE chose : FOUTEZ-LEUR LA PAIX, DEGAGEZ DE LEURS PATRIES ! L’angélisme est de mode ? Vous ne savez rien des anges et c’est dommage pour vous, car peut-être verriez-vous plus d’amour dans le coeur des hommes et votre confiance dans le vivant serait plus grande. Mais probablement parlons-nous à un mur d’intolérance, un mur de peur d’être supérieur, ce qui doit fausser complètement la vue, parceque s’il y avait un peuple supérieur alors il devrait se sentir bien en danger par cette multitude d’inférieurs qu’on exploite et qu’on ridiculise, bien sûr qu’un tel peuple supérieur ne pourrait que vivre dans la crainte que sa main-mise soit mise au grand jour et abattue. Mais rassurez-vous bon sang ! Personne ne veut réitérer l’Holocauste, les hommes détestent la guerre que celà vous plaise ou non, la grande majorité des hommes demande juste un lopin de terre pour subvenir aux besoins des enfants et se réjouir de la vie. Il n’y a que des fous pour se gargariser de leur force et se croire à ce point intouchables qu’ils veulent enseigner aux hommes que la guerre est tout à fait normale... rien à signaler... passez votre chemin... de toute façon vous ne pouvez pas comprendre... etc. on vous connait par coeur et dès que l’évolution de la société pourrait réduire les inégalités que se passe-t-il ? Les supérieurs s’en offusquent et mettent tout en oeuvre pour maintenir l’oppression militaire. Bravo. Très réussi.

    Ce qui est réeussi c’est d’être sûr d’organiser plus de souffrances pour tous, mais ces gens qui se croient supérieurs ne devraient pas penser une seconde qu’ils ne seront pas redevables de leurs agissements.

    On constate un ras-le-bol généralisé sur la planète des hominidés : c’est un ras-le-bol de la guerre perpétuelle justement, signe que l’humanité c’est vraiement réveillée, ras-le-bol de l’oppression économique, autre facteur de guerre incessant, ras-le-bol des mensonges et de ceux qui s’amusent à semer la confusion dans l’esprit des autres qu’ils doivent vraiment considérer inférieurs, ras-le-bol de ceux qui sèment la terreur sourde pour se maintenir aux sommets. Les hommes aiment la paix contrairement à ce que vous laissez entendre, ils abhorrent la guerre et leur haine grandissante vient du fait qu’on ne les laisse pas vivre en paix ! Tout celà va aboutir au grand fiasco décrit dans les prophéties, mais vous ne lisez plus, vous ne voulez rien apprendre, vous savez déjà tout hein ?

    Quand à ce symbole affiché avec votre article c’est déjà une inversion, déjà une tentative dans les années soixante de corrompre un mouvement à sa base par des gens qui se sont amusés à distribuer gratuitement du LSD à Woodstock pour décimer toute une génération (les écrits et témoignages sur ces faits vous pouvez les consulter et je demanderais à ceux qui ont une mémoire académique de renflouer les sources sur ces agissements de la CIA dans cette période) car il représente l’homme debout en adoration devant l’unité du monde (simplification du dessin de Léonard de Vinci avec l’homme dans le cercle mais... il est à l’envers ! Comme pour expliciter sournoisement que l’homme debout serait celui qui fait la guerre. Abscon.

    Vous savez, la seule révolution qui ait porté les fruits qu’elle escomptait fut celle de Gandhi et de l’Inde, le système militairo-industriel a une faille et on peut la dire sans restriction, c’est-à-dire sans même qu’on ne mette en danger qui que ce soit : cette faille c’est la folie de croire que l’homme est fasciné par la guerre et qu’on peut toujours l’y amener comme dans un bon vieux western, il suffit de le submerger d douleur et le voici transformé en bête féroce... comme vous vous trompez, comme la nature de l’être est plus vaste, comme l’univers est plus riche et les aspirations des hommes plus élevée.


    • Marsupilami (---.---.32.185) 14 avril 2006 13:05

      Louables bonnes intentions mais...

      « Vous savez, la seule révolution qui ait porté les fruits qu’elle escomptait fut celle de Gandhi et de l’Inde ».

      En réalité : au minimum 3 millions de morts lors de la partition de l’Inde. Plus un : Gandhi. Belle victoire du pacifisme...


    • dom (---.---.199.48) 14 avril 2006 14:09

      la contrainte de l’empire britanique était donc évoluée et ce qu’il y avait de mieux pour l’Inde ? Formidable ! Quel argument pour la colonisation ! Rappelez-vous quelles furent les paroles de Gandhi :

      « Comprenez que pour un indien il est préférable d’avoir un gouvernement indien même mauvais qu’un gouvernement britanique, aussi efficace soit-il »

      Bien sûr il avait raison et sérieusement à méditer pour tous ces gens qui croient qu’ils savent ce qui est bien pour d’autres peuples et qui veulent imposer ce « bien » par la barbarie, confondant missives et missiles !


    • Jigmy Jigmy 14 avril 2006 15:02

      parfaitement raison. Comme disait de gaulle, la dictature on sait comment y en entre, mais jamais comment on en sort. Donc même dans le chaos il vaut mieux s’abstenir d’ingérance violente...


    • nantor (---.---.131.113) 14 avril 2006 23:09

      Là Marsu, pas d’accord du tout sur ton analyse de Gandhi ...

      Il a vraiment fait évoluer les choses.


    • Sotek 15 avril 2006 01:05

      Marsupilami, la page de ton lien sur Gandhi est hébergé sur un site révisionniste et racial-nationaliste. Mais n’étant pas fermé idéologiquement, je vais tâcher de lire le contenu de cette librairie online, bien que ma première réaction soit la révulsion. Mais comme il est rare d’avoir accès à de tels écrits en France, autant profité de l’opportunité.


    • Marsupilami (---.---.53.112) 15 avril 2006 09:10

      Faire des liens avec un site ne veut pas dire qu’on est d’accord avec ce site. Par exemple, je peux faire un lien avec ça pour montrer que je ne suis pas d’accord avec ça, précisément...

      Il faut souvent être politiquement incorrect pour dénicher des informations intéressantes. En l’occurence, Gandhi était un personnage beaucoup plus ambigu que ne le montre sa légende...


    • Marsupilami (---.---.57.135) 15 avril 2006 09:18

      En passant, j’en profite pour vous donner la recette pour faire des liens hypertextes. Elle est là.

      Quant au droit des liens hypertexte, vous pouvez le consulter ici.


    • libre (---.---.204.157) 15 avril 2006 12:29

      Sur l’ambiguité de Gandhi, sans devoir aller sur ce genre de site : un petit livre que l’on peut trouver à la fnac ou commander chez tout bon libraire : « Approche de l’hindouisme », d’Alain Daniélou.

      Gandhi a été éduqué en Angletterre ; il a ramené certains préjugés occidentaux universalistes chez lui, comme font tant d’autre aujourd’hui qui viennent étudier chez nous.

      Sans défendre les colons, certains avaient ces préjugés moraux (puritains) moins ancrés et moins violents que certains pacifistes.

      Le Mahabaratha n’est-il pas, notamment, le récit d’une succession de guerres sanglantes ?


    • dombadil (---.---.42.231) 15 avril 2006 13:21

      Sur ce sujet je dirais encore ceci : Nous devrions parler des pacifiques et non de pacifisme, nous rendre compte dès lors que nous ne parlons pas d’une secte ou d’une ethnie qu’on peut ainsi embouteiller et pointer du doigt accusateur, c’est un peu simpliste hein. Ce qui est dangereux est vraiment de ne rien vouloir apprendre, car c’est le sens premier de la vie.

      Nous sommes nombreux à combattre, cher Zaytouni, contre l’oppression qui vous est mise sur les épaules et qui cause tant de souffrances, nombreux à ne pas accepter l’injustice, malheureusement l’injustice ne cause pas seulement ses ravages dans les pays du moyen-orient, mais pratiquement partout où il y a du pétrole. L’injustice est un des grands démons et il n’y a que l’honnêteté à lui opposer pour la vaincre (Hermès trismegiste). Nous essayons aussi d’aider depuis là où nous sommes, mais nous ne pouvons vous soutenir si vous utilisez les armes de vos ennemis, il faut autre chose. Le fait que l’image de l’oppresseur reste claire est un avantage à ne pas perdre et Ahmadinejad vient encore de mettre ceci en danger, ainsi que le président du Hamas qui ne veut plus reconnaître Israel, après toutes les années du respecté Arafat ce n’est pas ce qu’il y a de plus intelligent à faire. Bien sûr c’est insupportable que l’UE décide de ne pas verser l’aide aux palestiniens alors que le Hamas était à deux doigts de reconnaître Israel, mais la bonne volonté semble tellement fragile de part et d’autre. Bien sûr l’oppression est insupportable et nous n’avons pas de leçons à vous donner, mais vous n’êtes pas les seuls, beaucoup travaillent en Occident pour que la situation s’améliore, voyez, même parmi des généraux américains certains se rendent compte comme ils sont menés en bâteau par l’administration Bush et quel désastre ces types représentent pour tous, ils demandent la démission de Rumsfeld, ce criminel patenté.

      Oui il faut combattre, mais il ne faut pas se tromper d’armes. On aboutit toujours aux moyens utilisés.


    • nantor (---.---.131.113) 15 avril 2006 14:07

      Le Mahabarratha est un texte symbolique à l’extrême et très complexe à déchiffrer.

      Peter Brook en a fait une superbe adaptation. C’est impossible à comprendre avec notre esprit intellectuel occidental, mais si vous regardez ce film, je vous promets que le voyage sera étonnant et fascinant.


    • livre (---.---.204.157) 15 avril 2006 14:40

      « Le Mahabarratha est un texte symbolique à l’extrême et très complexe à déchiffrer. »

      Tout à fait, ce qui induit une conception de la guerre (et de la paix) bien étrangère à celle que nous portons aujourd’hui. Ce n’est pas dire que les morts physiques soient à prendre que comme pures symboles dans ces textes.

      Paix et guerre sont des corollaires, sauf lorsque, comme aujourd’hui, on les envisage à un niveau de référence purement matériel : n’evoie-t-on pas tout le monde indistinctement à la guerre aujourd’hui, alors qu’elle demeurait le « privilège » des nobles dans le moyen-âge occidental et de la caste qui leur correspond dans l’inde traditionnelle ?


  • wiper (---.---.41.91) 14 avril 2006 12:57

    Vous avez certainement été formé dans les think thank de skull&bones, vous venez de passer avec succés l’examen de recrutement de l’administration BUSH.

    Vos poins forts, petit cerveau dont la partie reptilienne represente 80% du volume interfacé par deux neurones avec le reste de votre corps.


  • Romain (---.---.10.200) 14 avril 2006 13:37

    Trés bon texte Dom :)


    • dom (---.---.47.217) 14 avril 2006 20:06

      merci, comme chacun de nous je fais vraiment ce que je peux.


  • Anti-Hoax (---.---.206.93) 14 avril 2006 14:06

    Très bon article qui corrige bien des idées reçues sur ces faux bienfaiteurs de l’humanité.

    Si on avait moins écouté les pacifistes, on n’aurait pas attendu 1939 pour enfin agir contre Hitler et on aurait peut-être pu éviter une guerre qui a coût 45 millions de morts à l’Europe dont un génocide de 6 millions de juifs.

    Si on avait continué à les écouter en 1939, on aurait attendu que le nazisme soit installé de Brest à Vladivostok, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient et il serait devenu indéracinable.

    Si on avait moins écouté les pacifistes, nous serions intervenu au Cambodge en 1972 (génocide de 2 millions de cambodgiens sur 6 millions d’habitants).

    Si on avait moins écouté les pacifistes, on serait intervenu pour stopper la guerre civile au Liban dès le départ.

    Si on avait moins écouté les pacifistes, on serait intervenu pour stopper la guerre civile au Liban dès le départ.

    Si on avait moins écouté les pacifistes, on serait intervenu pour stopper le génocide tutsi (1 million de morts) .

    Si on avait écouté les pacifistes, on ne serait pas intervenu pour briser l’énorme armée de Saddam Hussein en Irak (100 000 Kurdes gazés, un millions de mort dans sa guerre contre l’Iran).

    Si on avait moins écouté les pacifistes, on aurait fait en 1991 ce qu’il a fallu finir par faire en 2003 pour écarter Saddam Hussein en Irak (des dizaines de milliers de chiites massacrés).

    Si on avait moins écouté les pacifistes, on serait intervenu pour stopper le génocide tutsi (1 million de morts) .

    Si on avait écouté les pacifistes, on ne serait pas intervenu en Irak en 2003 pour écarter Saddam Hussein d’Irak, le laissant ainsi poursuivre et préparer ses crimes contre l’humanité

    Si on avait moins écouté les pacifistes, on serait intervenu pour stopper le génocide au Sud-Soudan, comme l’écrit l’auteur (rassurez-vous, les pacifistes cesseront de s’opposer à une intervention au Soudan lorsque le génocide sera terminé, comme toujours).

    Si on avait écouté les pacifistes, on ne serait pas intervenu en Afghanistan pour détruire les bases terroristes.

    Si on continue d’écouter les pacifistes, on attendra que les mollahs iraniens fassent sauter des bombes atomiques dans les grandes villes occidentales.

    C’est vrai que la guerre est cruelle et cause beaucoup de morts, mais combien de morts coûte l’inaction ? Ce n’est pas le pacifisme qui arrêtera les criminels de guerre et les criminels contre la paix.

    Donc, bravo à l’auteur de l’article, par les temps qui courent, c’est salvateur.


    • Jigmy Jigmy 14 avril 2006 15:06

      Avec tes « si on avait » poétiquement répétés, tu ne leurres personne.. C’est bien tenté la rhétorique sophistique mais Protagoras visiblement ne t’as pas assez fait formé :-P


    • dom (---.---.47.217) 14 avril 2006 20:41

      s’il n’y avait que des pacifistes on aurait effectivement pas besoin de les écouter...

      inversément s’il n’y avait que des hommes belliqeux on serait disparus depuis bien longtemps, il n’y aurait même pas eu d’Histoire...

      bon, on en revient à cette question, vous voulez justifier quoi ? La paranoïa ? L’obligation d’être violent ? C’est à l’armée qu’on forme des hommes ? C’est quoi votre trip ? Quelle solution impliquez-vous ? Celle qu’il est naturel de museler le monde entier et de formater les jeunes au point que la pression sociale leur « permet » de se faire des violences style chirurgie esthétique ? C’est quoi ? Allez sortez-la votre affaire, le fond de votre raisonnement, parcequ’on n’a droit qu’à des mystifications de la lutte armée, des inversions absolues. Vous voulez conforter les violents et les haineux ? Et ensuite vous vous offusquez qu’il y ait autant de violences ? Et en plus vous vous permettez de vous déresponsabiliser, c’est toujours la faute aux autres et surtout aux doux, ils sont même tellement doux que ça fait pêter les plombs à ceux qui ne veulent pas se calmer, ils sont donc responsables des meurtres que commettent les hommes en armes ? Ben voyons. Quel raisonnement ! Bien sûr si tous étaient d’accord de faire la guerre un aurait enfin un monde où tout le monde serait d’accord ? Mais c’est fantastique ! Comment n’ai-je pu y penser ! C’est du Bushisme ou quelle étrange forme de religion prônez-vous là ? Oufoufou... Vous incluez dans votre pensée guerrière des gens qui pensent qu’il faut vivre et laisser vivre, mais ça semble vous poser un gros problème, alors quoi ? C’est quoi votre solution à vous ? Allez, crachez-le votre venin à la fin, qu’on puisse lui trouver, ensemble, si vous le voulez bien, un antidote.


    • dom (---.---.47.217) 14 avril 2006 22:44

      D’accord. Maintenant que vous avez clarifié votre propos il est beaucoup plus nuancé et je vous rejoins sur tous vos éclaircissements. Permettez toutefois que j’ajoute une possibilité que vous n’avez pas évoquée. Gandhi nous a légué la fameuse « non-coopération non-violente » vous vous souvenez puisque vous l’aimez et c’est donc la dernière option dans la situation que vous décrivez : un homme agresse un enfant que faites-vous ?

      L’action de non-coopération non-violente consisterait là à s’interposer entre l’agresseur pour protéger l’enfant des coups tout en veillant à ne pas agresser l’agresseur. De cette manière on intervient, l’enfant est sauf et peut-être l’agresseur pourra comprendre la folie de ses gestes. Cette manière de procéder requiert certainement le plus de courage et est paralellement la seule qui puisse porter des fruits.

      L’histoire est celle de la conscience à laquelle nous participons tous d’une manière ou d’une autre, elle seule a évolué au fil des millénaires, les guerres elles sont justement le carrousel macabre qui tourne en rond et je vois bien qu’elles opèrent comme des pièges où nous nous retrouvons embarqué malgré nous par un système industriel qui a tout placé sur un socle militaire et qui trouve toujours toutes les raisons pour continuer à tourner, malgré les souffrances, malgré la haine et utilisant la souffrance infligée comme arguments pour continuer, c’est un aveuglement persistant.

      Et ce mensonge babylonien antique est à son climax : on ne peut apporter la paix par les armes. Mais je suis content que vous ayez affiné votre propos parceque votre article tel quel posait problème et votre pensée se révèle sensiblement et beaucoup plus riche que ce que vous laissiez voir dans l’article de base.

      Bien à vous

      Si vous aimez la peinture (autre forme d’action donc) vous pouvez également jeter un oeil sur mon travail à cette adresse : http://www.tidomartworks.net


    • dom (---.---.47.217) 14 avril 2006 23:21

      Sotek, Hitler fut mis au pouvoir à la bourse ! En trois mois le mark allemand reprit sa valeur d’avant 14-18, vous comprenez ? Il fut mis au pouvoir parceque ses appréciations lamentables sur les juifs attirèrent plein de fous tout ravis de l’entendre parler ainsi, ce n’est que très tardivement pendant la guerre, c’est à dire quand les russes et les anglais eurent fait le gros du travail qu’ils vinrent en sauveurs de la France ! De même bien sûr fallait-il faire tomber Saddam Hussein, mais il aurait été préférable et très largement de ne pas le mettre au pouvoir pour combattre Khomeiny ! Ce sont-là des stratagèmes qui servent la puissante industrie occidentale entièrement basée sur la capacité militaire, effectivement, comme chez les romains, mais celà reste une folie et elle est mise en lumière parcequ’il n’y avait plus d’ennemis à combattre, alors ils ont inventé le terrorisme ! La belle affaire ! Une guerre infinie ! Impossible à nier, impossible à gagner, n’est-ce pas fabuleux pour tous les marchands d’armes réunis ? Le grand paradis babylonien ? Ne plus avoir d’ennemi officiel est le plus grand danger que connaissent ceux qui croient que le dollar est puissant à cause de leur puissance. C’est malheureusement une grossière erreur.

      et puisque mon précédant post s’est de nouveau mis n’importe où, je réitère la qautrième possibilité dans l’équation que vous nous avez proposé :

      Un homme agresse un enfant, que faites-vous ? L’application de la non-coopération non-violente de Gandhi voudrait là qu’on s’interpose entre l’agresseur et l’enfant pour le protéger tout en veillant à ne pas agresser l’agresseur.

      Etre prêt à recevoir les coups est la seule action efficace, l’enfant est sauf et l’agresseur reçoit une chance de comprendre que ce qu’il fait est insensé. Sans doute la plus haute forme de courage.

      N’est-ce pas la même approche qu’entreprit le Christ ? Lui a dit exactement « et moi je vous dis de ne pas combattre le mal » (excusez-moi je me répète... je vais aller me coucher)

      Le Yi-king, livre des sagesses chinoises le formule ainsi : « le mal s’estompe naturellement quand il ne trouve pas d’adversaires »


    • nantor (---.---.131.113) 14 avril 2006 23:56

      Merci dom pour tes références pleines de sagesse


    • eb (---.---.197.251) 14 avril 2006 23:58

      Exactement, rien de plus désarmant que quelqu’un qui refuse le combat sans reculer et continue comme si de rien n’était.

      Il n’y a qu’à voir comment les extrèmes s’excitent avec leur pseudo-envie de se foutre sur la gueule, en réalité l’objectif premier est de faire exister l’ennemi pour conquérir le pouvoir.

      Mais le monde grandit, et le tribunal international qui perdure, qui juge, s’accroche est une vraie lueur d’espoir, et un avertissement pour les tyrans... On attend plus que les USA y adhère.


    • Sotek 15 avril 2006 00:52

      @Dom : Certes, mais parfois il n’est pas possible de s’interposer. Et, même s’il l’on peut s’interposer, et bien que cette forme de non-violence est louable, que faire si l’on tombe sous les coups de l’agresseur, et que celui parvient ensuite à s’attaquer à nouveau à l’enfant ? C’est un peu les règles d’engagement de l’O.N.U. que vous prônez ici, sauf que les casques bleus ont un droit de riposte. Des hommes morts ne peuvent plus s’interposer ... D’où une violence qui demeure nécessaire si toutes les autres options ont échoué.

      Quant à la question de l’avènement d’Hitler, de tels phénomènes peuvent arriver n’importe quand, c’est pourquoi il nous faut demeurer vigilant et ne pas céder à l’esprit pacifiste munichois des années 1930. Comme l’homme que je cite dans mon article dont les propos me paraissent vraiment horribles.

      Au niveau de l’intervention des alliés, vous abordez là la question des intérêts nationaux, géopolitiques et géostratégiques. Mon article ne s’attaquait qu’à un sujet moral, ce afin d’ôter toute prétention morale au pacifisme et à ses militants. Je sais pertinement que cette même morale sert également souvent aux gouvernments à camoufler des motifs bien moins louables afin de justifier une action militaire.


    • dom (---.---.47.217) 15 avril 2006 02:50

      Il faut savoir si nos actes correspondent à l’énergie que nous voulons vivre, il me semble, plus loin nous ne pouvons maîtriser les autres. Très heureusement ! Malheureusement celà implique aussi que nous ne pouvons pas maîtriser toutes les folies qui se produisent, car chaun ne peut qu’agir là où il est.

      Sotek, votre question équivaut celle-ci : « mais que faire si l’on meurt ? » Bonne question, mais c’est impossible de répondre. Evidemment, ne vous fâchez pas. La question est de savoir si notre action a un sens maintenant et, si l’on agit, si elle correspond à ce que nous voulons voir advenir. En définitive c’est l’intention qui nous traverse et passe à d’autres, donc c’est l’intention elle-même qui emplit la scène d’un autre sens, car une intention est toujours porteuse d’un sens profond, c’est à lui qu’il faut être attentif dans ce qui se trame autour de nous. Les intentions prennent parfois d’étranges détours. hmm...

      Si notre propre énergie correspond à l’énergie qu’on voudrait voir au lieu de l’aveuglement violent qui apparait chez d’autres nous n’avons d’autre choix que d’apporter nous-même cette énergie, en l’occurence nous devons déployer de la confiance. Bon, tout celà est bien compliqué.

      Je vais illustrer ce que je veux dire avec un vieux souvenir d’Ecosse où j’ai eu le plaisir de dégueuler quelques bonnes Guiness aussi sombres que les rivières de ce pays contrasté. Je fraternisais alors avec des pêcheurs et des pilotes militaires dans un pub, comme à l’habituelle soirée billard, écriture (eh oui, à certains moments je me prenais pour Burns... con que je suis ou étais-ce une mémoire d’une autre vie ?) et fléchettes et Guiness (le Whisky c’était pour le goûter... avec les délicieux retraités du coin et ceux des Maldives... bon je m’égare... Un soir, au bar juste devant moi donc, deux pilotes de la royal air force s’empoignèrent. J’étais assis à une petite table pour écrire quelque délire alcoolisé. C’était un noir et un blanc, voyez comme les mots sont obtus, car il faudrait dire pour être correct un pilote anglais d’origine africaine et un anglais manifestement originaire du underground londonien vu son accent... celui-ci avait apparemment insulté son congénaire et ils s’empoignèrent donc, prêts à s’étriper très menaçants tous les deux. Je me suis dit c’est sérieux, fait chier, c’est sérieux je me suis dit ça. Alors je me suis levé et ait fait une ligne droite jusqu’au bar, d’abord parceque je n’avais aucune envie que toute la bonne énergie du soir soit gaspillée par cet intermède attristant et ensuite parceque j’étais bien ivre, je les poussai les deux de côté en me posant au bar comme s’il n’y avait là rien de plus naturel. C’est seulement à ce moment-là que je me rendis vraiment compte des deux armoires à glace que je venais d’interrompre dans leur affaire. Je les regardai tour à tour et leur dis alors dans le meilleur écossais que je pus produire « so what, are we drinking that beer or not ? » (Bon, alors on la boit cette bière ou pas ?) Tous les deux furent tellement étonnés qu’ils oublièrent complètement pourquoi un instant plus tôt ils voulaient envoyer un avis de décès à la mère de leur victime et nous passâmes un excellent moment. Bien sûr je ne veux pas dire qu’il faut se bourrer pour être en paix les uns avec les autres, ce serait aller un peu vite en besogne hein, mais le souvenir que j’en ai est précisément le fait qu’une intervention c’est à dire justement une intention qui n’a rien à voir avec un instant qui s’enflamme... peut, le cas échéant, rompre la séquence de haine et permettre à chacun de retrouver l’équilibre.

      Un troisième regard souvent permet de modifier la fixation de l’observation (effort que chacun fait naturellement tout le temps, isnt’it ?) des deux parties qui n’arrivent plus à se déscotcher d’une obsession. Ce qui correspond aussi à cette parole du Christ (eh oui, encore) « faites de deux un » phrase qui nous renvoie aussi à la voie du milieu de Lao Tseu qui veut qu’entre tous les opposés qui forment tous les paradoxes nécessaires à la vie (homme-femmme, nuit-jour, soleil-lune, haut-bas, devant-derrière, contemplation-action, gauche-droite etc.) il faut passer d’un pôle à l’autre, comme quand on marche, car si nous voulions avancer sur une jambe... irions-nous très loin ?

      Probablement que Roberto Begnini aurait encore une autre manière d’illustrer cette « troisième voie » (je pense maintenant à cette merveille de film - la vie est belle)celle qui fait que des deux pôles Agresseur-victime peut se profiler quelque chose qui serait comme la clef, en l’occurence la guérison, car pour toute dualité c’est comme pour une porte, elle a deux côtés, mais la clef pour l’ouvrir est la même.

      Etc etc et ces terres à...

      (oh mais je n’arrive pas à m’arrêter)


    • dom (---.---.47.217) 15 avril 2006 02:51

      tellement bien dit eb !


    • nantor (---.---.131.113) 15 avril 2006 19:06

      Et bien cher Dom, on peut dire que la Guiness te réussit !

      Tes lectures sont saines, tes commentaires également.

      « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. »

      A méditer également ...


  • Romain (---.---.10.200) 14 avril 2006 14:20

    Anti-Hoax. On écoute pas les pacifistes et on ne les a jamais écouté pour lancer des guerres. Ces commentaires me font vomir. Ca pue le sentiment de supériorité. Tu pense vraiment que le milion de Tutsi mort n’as rien rapporté à nos dirigeants ? Les pays occidentaux ont beaucoup plus intéret à piller les ressources de l’afrique plutot qu’a les voir sortir de la misére pour se debrouiller seul. Exemple applicable à tout tes arguments.

    Plus gros exportateurs d’armes dans le monde : 1 USA 2 RU 3 France 4 Russie 5 Allemagne

    Voila qui devrait clarifier ta pensée. Juste une précision, les armes servent à tuer.


    • Romain (---.---.10.200) 14 avril 2006 15:08

      Merci pour cette critique je vais clarifier et mesurer mes propos ;).

      La vente d’armes rapportent beaucoup d’€ à certaines personnes haut placé. Moralement nous pouvons nous dire que nous ne sommes pas responsable puisque nous n’appuyons pas sur la détente mais la finalité est la même les armes sont utilisés pour tuer. Les conflits ne peuvent pas être limités à cette interprétation evidemment. Malheureusement cela nous montre que certaines personnes influentes n’ont aucun interet à faire sortir ces pays de la pauvreté et de la violence.

      Si comme certains commentateurs ici nous sommes des anges guerriers qui oeuvrent pour protéger les peuples, va falloir m’expliquer pourquoi on les laissent crever de faim aprés quand on dépensent des miliers de miliards dans des guerres à coté pour les sauver des oppresseurs.


  • Antoine (---.---.25.150) 14 avril 2006 14:34

    « Tu pense vraiment que le milion de Tutsi mort n’as rien rapporté à nos dirigeants »

    ceci est aussi « puant » que ce que vous voulez dénoncer...je crois qu’il faudrait creuser plus l’ancien atavisme tutsi-hutus avant de se lancer ds des raccourcis d’interprétations.

    Pour votre décharge je penserai donc que votre indignation face au génocide a emporté votre raison...c’est normal devant l’horreur totale


    • Romain (---.---.10.200) 14 avril 2006 15:10

      Voir commentaire juste au dessus en réponse. Petite erreur de ma part.


  • Jigmy Jigmy 14 avril 2006 14:55

    « Le statut d’être humain implique un profond sentiment de tendresse et de respect envers l’identité de l’autre » Le Dalai Lama

    Autrement dit, du fait de notre humanité, nous AVONS des efforts à faire pour oeuvrer au Bien. Dont celui d’éviter la violence, même si effectivement parfois c’est la voie de l’efficacité et de la facilité. Si on se résigne à la violence on met à mal l’humanité qui est en nous.

    En effet, quand un moustique vous gonfle, quoi de plus simple que de l’écraser ? Il aurait peut etre suffit d’éteindre la lumière et d’ouvrir la fenetre...


    • (---.---.123.107) 14 avril 2006 15:16

      c’est pas si facile d’écraser les moustiques !


    • (---.---.106.118) 14 avril 2006 18:48

      « quand un moustique vous gonfle, quoi de plus simple que de l’écraser ? Il aurait peut etre suffit d’éteindre la lumière et d’ouvrir la fenetre... »

      Alors, écoutez, si vous êtes du genre à vous laisser dicter votre comportement par un moustique, vous subirez de lourds mécomptes au long de votre existence...

      Mais, bon, du moment que vous êtes en règle avec votre conscience... C’est l’essentiel, dans le fond. Du moment que vous n’avez pas de reponsabilités particulières, vous n’engagez que vous-même...


  • l1dit (---.---.54.30) 14 avril 2006 15:16

    C’est quoi cet « ancien atavisme tutsi-hutus » ? A vous lire on croirait vraiment être retourné en arrière de plus d’un siècle et demi, vous savez celui où l’on voyait des planches d’explorateurs représentant ces « bons sauvages » et, en faisant une description trés anthropomorphique parce que bien entendu il n’était pas question de leur accorder le statut d’Hommes. Vous croyez encore que les hommes aiment s’entre-tuer ? S’ils le font c’est par ignorance ou parce qu’ils sont trop humiliés. Par ignorance parce qu’ils sont manipulés, utilisés par ceux qui ont intérêt à ce qu’ils n’exploitent pas par eux-mêmes les richesses de leurs territoires. Parce qu’ils sont humiliés et maltraités et là il ne s’agit pas d’autre chose que de se défendre.Mais donnez à tous les hommes la possibilité de vivre paisiblement et je ne vois pas qui pourrait ne pas en voir. Nota : il existe des peuples chez qui le mot « guerre » n’existe pas : alors c’est si naturel que çà la guerre !


  • Scipion (---.---.106.118) 14 avril 2006 16:25

    « ...il existe des peuples chez qui le mot »guerre« n’existe pas... »

    On peut savoir ce qu’il en reste ? Et où ?

    Qu’on aille les dresser smiley)


  • (---.---.203.178) 14 avril 2006 16:44

    Le pacifisme n’ est que l’ arme secréte des fauteurs de guerres ... voici un exemple frappant : Paul Faure Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Paul Faure (1878-1960), homme politique français, dirigeant de la S.F.I.O. dans l’entre-deux guerres.

    Paul Faure entre en politique au Parti ouvrier français (Guesdiste) en 1901, il est rédacteur en chef du Populaire du Centre. A partir de 1915, il se rallie à la minorité de la S.F.I.O. centriste et pacifiste de Jean Longuet et s’oppose à l’adhésion du parti à l’Internationale Communiste en 1919.

    A partir du congrès de Tours, Faure, qui cultive le verbe « marxiste », fut le patron de l’appareil socialiste, plusieurs fois député.

    En 1938, il soutient les accords de Munich, puis se rallie à Vichy en 1940. Il fut exclu de la S.F.I.O. en 1944 et fonde le Parti socialiste démocratique qui participe au RGR mais n’eut aucun impact

    L’ ancien pacifiste devenu collaborateur parce que , avant la guerre , sa propagande pacifiste était payée par les Nazis et ne servait qu’ a demoraliser la population , préparant ainsi l’ invasion allemande ... Suspect aussi l’ amour des pacifistes pour l’ Islam conquérant ?


    • Abel (---.---.206.93) 17 avril 2006 23:48

      Exact.

      Après 1918, on a découvert que beaucoup de journalistes français appelant à la guerre contre l’Allemagne avait été payés par l’Okranah, la police secrète tsariste.

      Après 1945 on a découvert que beaucoup de « pacifistes » français avaient été payés par les nazis.

      Quand découvrira-t’on par qui sont payés les instigateurs des mouvements pacifistes d’aujourd’hui, anti-américains et objectivement pro-islamistes ?


  • Anti-Hoax (---.---.223.23) 14 avril 2006 17:14

    “Pour revenir au pacifisme politique, si j’ai abordé la question, c’est en réaction au traitement complaisant par les médias des manifestations pour la paix d’il y a quelques jours, à l’occasion du troisième anniversaire de l’opération Iraqi Freedom. ... . La prospective évidente d’un chaos innommable et de conséquences meurtrières et criminelles n’a même pas semblé effleurer l’esprit des militants, plongés dans un univers utopique déconnecté du réel.”

    C’est exactement ça.

    En 1972, ont-ils manifesté contre le génocide cambodgien : NON !

    Au contraire il y avait des gens comme de la LCR (Krivine et aujourd’hui Besancenot) qui l’APPROUVAIENT : les victimes étaient toutes des traîtres, des suppôts de l’impérialisme, des capitalistes, des ennemis du peuple, des fascistes ; 2 millions de morts sur 6 millions d’habitants ! Et encore il a été stoppé grâce à l’invasion nord-viêtnamienne.

    En 1975, ont-ils manifesté contre l’invasion de Chypre par les turcs (6000 grecs exterminés en quelques jours) : NON !

    S’il y avait eu des pacifistes au Nord-Vietnam pour empêcher une intervention, à combien serait-on monté ? A l’échelle de la France cela ferait 22 millions de morts.

    Ont-ils manifesté contre le gazage de 100 000 kurdes par Saddam ? NON !

    En 1994, ont-ils manifesté contre le génocide tutsi (1 million de morts) : NON !

    Ont-ils une seul fois manifesté contre le génocide des noirs du Sud-Soudan qui est toujours en cours ? NON !

    Leur indignation est sélective. A croire qu’il y a de bons morts et des mauvais morts. Chose curieuse ils manifestent toujours dans les pays démocratiques qui veulent intervenir pour empêcher un massacre ou simplement pour aider ceux qui ne veulent pas être massacrés (ceux-là ils n’ont qu’à se laisser tuer, et en silence, s’il vous plaît). Ils sont les alliés objectifs des exterminateurs.


  • Antho (---.---.157.47) 14 avril 2006 17:33

    Je suis pas spécialiste mais il me semble ici que la plupart des intervenants considèrent la guerre et le pacifisme comme des fins qui tendent à s’opposer. Mais qu’il s’agisse de l’un ou de l’autre, ces courants ou ambitions (peu importe le cadre sémantique dans lequel les placer) sont portés par des hommes. Il s’agit là de faire valoir des idée personnelles, en rassemblant ceux qui les partagent, en tentant de convaincre les autres. Pacifisme et Guerres sont des moyens utilisés par des badauds pour servir leur dessein. Et bien souvent ceux qui ont la charge de la décision et conséquemment de l’action, ont des ambitions terriblement centrés sur leur nombril. Il est évident que tous ne procèdent pas de la sorte, mais les contre exemple n’affluent pas. On peut citer mère thérésa, en précisant toutefois qu’elle n’a pas outrageusement vendu ses idéaux par la voie oratoire, mais plutot par l’exemple, en les vivant.

    Ce que je veux dire par là c’est qu’il est de la nature de l’homme de conquérir. Tous pouvons l’observer dans notre quotidien. Les Etats conquert les territoire, les hommes les idées. Qu’ils s’agisse de vendre la guerre à un pacifiste ou le pacifisme à un belliqueux, il y a tentative de conquète qui engendre de la véhémence, de la frustration, bref de la violence dès lors que les individus font face à de la résistance. Partant de ce postulat, les pertes humaines massives issues de la violence mondialisée ne sont pas le fait d’un soutien à la guerre ou au pacifisme, mais bien le fait de la centralisation des forces et du pouvoir dans les synapses d’une nombres restreint de cerveaux agissant avec la conviction d’avoir raison.

    La violence est là, chez les deux partie, comme chez l’animal. Simplement l’homme à d’autres moyens, et d’autres ambitions que la survies dont on peut prendre la mesure en comptant les pertes.

    La paix passe par la tolérance, pas par l’engouement idéologique, aussi charitable soit-il.


    • nantor (---.---.131.113) 14 avril 2006 23:27

      Bravo Antho !!!


    • nantor (---.---.131.113) 14 avril 2006 23:30

      Et hop :

      Dans le mot je t’aime Trop de M Et jamais jamais un seul N Dans amour toujours C’est le pour Ou le contre c’est souvent la haine

      Merci au grand Serge et à la petite Vanessa


  • Antoine (---.---.165.29) 14 avril 2006 18:06

    Vous auriez du, je trouve, intituler votre article :« Le pacifisme inhumain ».


  • Sotek 14 avril 2006 19:36

    @ Demian West : vous auriez pourtant du continuer à lire, cela vous aurait évité d’écrire beaucoup d’inepties à mon sujet telles que « Sotek veut louer la guerre ». Je vous met au défi de prouver une telle intention. Vous me qualifiez d’ « irresponsable » mais ce terme s’appliquerait plutôt à vous, et je vous met sur ce point dans le même sac que les bellicistes et autres assoiffés de sang. Parceque vous pensez que le dialogue est une panacée universelle, et parcequ’ils pensent que la violence est la solution unique, vous êtes tous aussi dangereux. Bellicistes et pacifistes ont le même sang sur les mains, et les uns ont dangereux surtout parceque les autres existent et vice cersa.

    A part cela, j’aime beaucoup vos croquis et peintures.

    @Jimgy : —« Et si les pro-guerre eux même n’existaient plus ? Oui c’est utopique et alors ? »— Une telle pensée est justement dangereuse parcequ’utopique.

    — « Vous considérez le pacifisme comme une »apathie«  ; et »un dogmatisme irrationnel et criminel«  ? »— En effet.

    — « Mais vous quelle est votre idéologie ? »— Mon optique est justement de m’enfermer dans aucune. C’est pourquoi je n’exclue ni le dialogue ni l’action coercitive.

    — « Quel genre d’homme êtes vous pour ne pas voir que la guerre est un fleau ! »— C’est à croire que vous n’avez pas lu ou compris ce que j’ai écris dans cet article. C’est justement parce que la guerre est un fléau que le pacifisme, en prônant l’inaction, est dangereux. La guerre est un fait, et non mon souhait. Et pour en limiter les ravages, l’action coercitive comme le dialogue peuvent s’avérer efficaces. Puisque cela semble vous dépasser, je vais prendre un exemple fort simple et très concret.

    Un enfant se fait étrangler dans la rue, il risque d’y laisser la vie. Trois choix s’offrent à vous. Premier choix : laisser l’enfant se faire assassiner en n’intervenant pas, ou tenter de raisonner l’agresseur pendant que la victime suffoque, et tant pis si finalement cela n’a pas abouti. Second choix : tenter le dialogue puis attaquer l’agresseur physiquement, mortellement ou pas, s’il n’obtempère ou ne répond pas, ou si la victime est sur le point de trépasser. Troisième choix : tuer l’agresseur directement et tous les individus suceptibles selon vous de devenir à leur tour des assassins.

    Le pacifiste fera le premier choix et l’enfant sera tué, l’agresseur s’enfuira certainement et pourra continuer à trouver et executer d’autres victimes. Le belliciste fera le troisième choix et tuera l’agresseur ainsi que beaucoup d’autres personnes non coupables. Dans les deux cas, vous aurez beaucoup de sang sur les mains, directement ou indirectement. C’est pourquoi j’opte pour le second choix, ni pacifiste ni belliciste, mais pacifique réaliste. Peut être l’assassin s’arrêtera, ce qui est fort peu probable, et j’aurais sauver deux vies. Soit je serai obliger de l’attaquer, et j’aurais alors moi aussi du sang sur les mains, mais pas en même quantité et avec un fardeau moral différent. Bref, pour citer Sartre, « les pacifistes ont les mains propres mais ils n’ont pas de mains ».

    — « Et j’ignore même comment on a pu endoctrinés tant d’homme à s’entretuer sur les champs de bataille avec autant de témérité et de férocité ! Ca me dépasse.... »— Parceque l’esprit humain sera toujours sensible à l’endoctrinement et car il ignore cette vérité intemporelle, le pacifisme est une menace. Si cela vous « dépasse » et que vous ne le comprenez pas, c’est sans doute que vous devriez prendre à votre propre compte les conseils de lecture philosophique que vous me donnez. Mais, vu votre cursus, j’ose croire que vous avez lu nombre d’ouvrages de cet ordre. Cependant lire n’implique pas forcément comprendre. A ce sujet ne vous inquietez pas pour moi, la philosophie ne m’est pas étrangère. Et puisque vous semblez affectionner de telles références, permettez moi de vous comparer aux prisonniers du mythe de la caverne.

    @Dom : —« Bien essayé sotek, mais le règne animal connait très bien les principes de guerre et paix »— Par cette affirmation, et ce que vous avez écrit par la suite, vous sombrez malheureusement dans l’antropomorphisme et donc, dans l’erreur. Permettez moi donc de citer Boris Cyrulnik,éthologue et neuropsychiatre : « On ne peut pas dire ques les animaux font »la guerre« . Les animaux vivent dans un monde de perceptions et répondent à des stimulations sensorielles. Reste que les motifs de conflit sont nombreux : la survie, le territoire ... Mais l’affrontement est loin d’être systématique : les animaux apprennent à maîtriser leur agressivité, notamment par le rituel. C’est donc d’une perturbation que naît la violence. Les animaux deviennent plus agressifs lorsqu’on perturbe leur milieu social ou écologique. Mais, dans la plupart des cas, la violence est contrôlée, voire évitée. Et cela grâce à la ritualisation à laquelle sont soumis les affrontements entre animaux. Ceux-ci ne s’opposent au sein, non pas d’ »armées« , mais plutôt d’associations de mâles souvent encouragés par les femelles. [...] Et pour inspirer la terreur chez leurs adversaires, les animaux [...] prennent des postures. Ce qui permet d’affirmer sa supériorité, en évitant le contact direct. » Les animaux ne font donc pas la guerre, notion et action typiquement humaine. Prenez donc garde à l’antropomorphisme qui coule votre raisonnement !

    Vous affirmez ensuite : — « Mais votre texte veut en venir où exactement ? Vous vous insurgez contre le fait que les êtres humains deviennent adultes massivement et reconnaissent que tous les moyens de dialoguer entre les cultures et les peuples sont meilleurs que les moyens militaires ? »— Je vous conseille de relire mon texte, cela vous éviterait de tirer des conclusions infondées et ridicules. Bien sûr que le dialogue est préférable à l’action armée, mais que faire face à ceux que le discours ne touche pas ? Comme je l’ai dit plus haut, si les pacifistes sont dangereux, c’est pour beaucoup en raison de l’existence des bellicistes et vice versa. Ceux qui ne croient qu’au dialogue ne pourront raisonner ceux qui ne croient qu’à la guerre.

    Vous poursuivez ainsi : —« Vous vous foutez de qui là ? Car quand on est ado et qu’on manque d’arguments on tape, mais c’est ce qui fait un adulte, un être capable de se remettre en cause, est qu’il change d’optique quand il voit qu’il a tort. »— Je recherche toujours l’intérêt de ce passage par rapport à mon opposition au pacifisme politique...

    —« Des gens qui ne peuvent jamais se remettre en question, pour qui la guerre est de toute façon une évidence ne méritent pas qu’on les aide. »— Soit vous ne connaissez pas le sens du terme « évidence » soit vous ne vivez pas parmi les hommes soit vous avez été maladroit. Oui la guerre est une évidence, lisez les journaux.


    • Sotek 14 avril 2006 19:40

      Ah oui, dernière chose qui risque de faire hurler certains.

      Ma position quant au dialogue et à la violence se rapproche de celle qu’en avait Gandhi. Ce dernier estimait la non-violence et le dialogue supérieurs à la violence, et la violence supérieure à la soumission (et donc à l’inaction dans mon optique). S’il vous plaît chers intervenants, n’insultez donc pas la mémoire de ce grand homme en le traitant de pacifiste.


  • Plus Robert que Redford (---.---.136.42) 14 avril 2006 20:10

    Je ne connais pas un seul pays au monde où il existe un « Ministère de l’Attaque », par contre, tous ou presque possèdent une administration chargée de la « Défense »

    Néanmoins, au cours du siècle dernier, nombreuses ont été les agressions lancées par les appareils d’état autour de la planète.

    N’y a-t-il pas dans cette subtilité sémantique de la « Défense » une sorte de pirouette qui tendrait à prouver, justifiant l’article de notre « Ami » STOEK, que les agresseurs ne sont après tout que des « Pacifistes » forcés par les évènements à prendre les armes ??


  • José (---.---.25.142) 14 avril 2006 20:48

    Un article vraiment pitoyable, l’archétype du torchon populiste qui veut faire passer les vessies pour des lanternes.

    Ce genre d’articles qui foisonnent avant, pendant et après les périodes agitées est toujours porteur d’une idéologie sous-jacente qui ne dit pas son nom, au profit d’intérêts occultes qui ne disent pas leur nom.

    Ce tissu d’âneries oublie que les vrais pacifistes sont actifs et se battent pour éviter d’arriver aux extrêmes que les bellicistes et autres marchands d’armes appellent de tous leurs voeux pour réaliser leur business et mettre en action leurs idéologies plus ou moins fumeuses.

    C’est maintenant qu’il faut combattre ces belliscistes et ceux qui leur servent la soupe comme sotek, et j’espère que de nombreux pacifistes sauront se lever face à tous ces belliqueux qui sortent du bois : il est temps de combattre ces iédologies suicidaires car elles polluent de plus en plus notre monde décidément bien fatigué et qui mérite beaucoup mieux.


    • Sotek 14 avril 2006 22:16

      Commentaire affligeant.

      « Les vrais pacifistes sont actifs ». Oui, ils militent pour privilégier le dialogue avec Khartoum pendant que des populations entières se meurent. Et ils manifestent pour le retrait des troupes américaines alors que cela livrerait l’Irak à une terreur bien plus grande qu’elle n’est aujourd’hui.

      C’est le pacifisme, en niant complètement la réalité et l’efficacité de l’option armée, qui constitue une idéologique suicidaire qu’il faut combattre. Si le dialogue est préférable, ce ne sont pas de belles paroles et l’inaction, louées par les pacifistes de l’époque, qui ont vaincu Hitler et ses légions.

      Les Grecs et les Romains l’avaient bien compris, « si vis pacem para bellum ».


  • AC (---.---.206.93) 14 avril 2006 21:41

    @Plus Robert que Redford

    « Je ne connais pas un seul pays au monde où il existe un »Ministère de l’Attaque« , par contre, tous ou presque possèdent une administration chargée de la »Défense«  »

    Oui, mais autrefois cela s’appellait « Ministère de la Guerre ». La Marine Nationale s’appellait « La Marine de Guerre »

    En fait cela ne change rien. La traduction de Wehrmacht est « La force de défense ».


  • gaiaol (---.---.215.93) 14 avril 2006 21:56

    Les béni oui-oui du va-t-en guerre ne sont pas une invention récente. Ou est-ce la fascination de la puissance ?

    En tout cas voilà une stratégie intelligente pour augmenter encore le niveau de feu et de sang qui s’abat sur ce malheureux monde. Jouer encore et toujours à la guerre...

    Super !

    Combien de malheurs vous faut-il pour comprendre que la seule réalité qui vaille c’est le respect des états au droit international mais que les premiers à le rendre dérisoire sont les puissances qui décident, qui ont le pouvoir de concevoir, de planifier et de mener ces guerres au nom de leur intérêts, la plupart des tragédies humaines se soldant par de sordides histoires de pognon. Vous regagnerez un peu d’honneur en rassemblant ce qu’il faut de courage pour imposer un autre type de développement car si la force, qui peut prendre d’autres formes que la guerre, a parfois son utilité dans un monde qui n’a rien d’angélique, les seuls rapports qu’elle instaure durablement sont ceux du maître et de l’esclave. Toute politique reposant sur la force seule trouve généralement ses racines dans le racisme, dont la composante la plus frappante est la stupidité : si tu méprises ton frère, tu te méprises toi-même.

    Alors continuez sans rougir de parler de droits de la guerre partout ou vous voulez au nom de votre liberté et de votre démocratie alors que les peuples qui sont directement et totalement impliqués dans les conflits meurtriers ne peuvent se déclarer partisans de ceci ou de cela mais subissent simplement la loi des plus forts.


  • Scipion (---.---.106.118) 14 avril 2006 22:26

    « Vous regagnerez un peu d’honneur en rassemblant ce qu’il faut de courage pour imposer un autre type de développement... »

    Et on commence quand ? Demain, nonobstant nos familles qui comptent sur nous pour le week-end de Pâques ? Ou on attend la première heure, mardi matin ?


  • gaiaol (---.---.215.93) 14 avril 2006 22:48

    retournement de veste ? Je suis impressionnée. Parce que au niveau objectivité, les adorateurs des hyperpuissances sont généralement aux abonnés absents... Néanmoins il est manifeste que votre bonne foi est du même niveau que votre sensibilité ! N’est-ce pas ?


  • nantor (---.---.131.113) 14 avril 2006 23:31

    Et re-hop :

    Dans le mot je t’aime Trop de M Et jamais jamais un seul N Dans amour toujours C’est le pour Ou le contre c’est souvent la haine

    Merci au grand Serge et à la petite Vanessa


  • nantor (---.---.131.113) 14 avril 2006 23:35

    Dans votre article, intéressant, vous écrivez :

    Et rappelons, à ceux qui voient uniquement dans cette inclination un héritage bestial qu’il faut éliminer, que les animaux ne font pas la guerre, concept proprement humain.

    On peut rajouter également que les animaux ne connaissent pas non plus la haine, source unique de la guerre.


    • Sotek 14 avril 2006 23:56

      La haine source unique ? Non je ne pense pas. L’intérêt économique, la volonté d’expansion territorial etc... sont des causes de guerre qui n’ont pas besoin d’une haine préalable. L’adversaire peut être un adversaire de circonstance. Après, il est vrai que les dirigeants poussent souvent les hommes de troupe à haîr leur ennemi, tout simplement parceque ces derniers ont souvent besoin d’une justification morale pour tuer leur prochain. Mais cela est une évolution récente. Les Mongols par exemple, n’avait pas de problèmes moraux à ce niveau, ils n’haîssaient donc pas forcément leurs ennemis. Ils s’agissaient pour eux simplement d’obstacles à leur expansion.


    • nantor (---.---.131.113) 15 avril 2006 00:01

      Allons, quel est le vrai moteur qui fait qu’un homme entraîne ses congénères dans la guerre ?

      Vous parlez de L’intérêt économique, la volonté d’expansion territorial, mais ça ne suffit pas à justifier qu’on puisse trucider son prochain sans broncher intérieurement ...

      Je persiste à dire que la haine (profonde et enfouie) est le moteur. Après la faiblesse qui conduit à ne pas lutter contre ce genre de sentiments fait le reste du travail.


    • Sotek 15 avril 2006 00:21

      —« Allons, quel est le vrai moteur qui fait qu’un homme entraîne ses congénères dans la guerre ? Vous parlez de L’intérêt économique, la volonté d’expansion territorial, mais ça ne suffit pas à justifier qu’on puisse trucider son prochain sans broncher intérieurement ... »—

      En fait il faut distinguer deux moteurs. D’abord celui qui motive la hierarchie politique et donc qui « entraîne ses congénères dans la guerre », qui n’est pas forcément la haine. Mais l’expansion etc.. Puisque, après tout, ces gens là n’auront pas à tuer leur prochain directement.

      Après, il y a le moteur au niveau des hommes de troupe donc je parlais un commentaire au dessus. Ces personnes là sont confrontées directement à la mort de leur prochain ; et c’est là que la haine peut jouer un rôle majeur d’anesthésie de la morale. D’où l’usage de la propagande pour pousser les hommes de base à haîr leurs ennemis, afin de faciliter la mise à mort de ces derniers.

      Cependant, je pense que même pour l’homme de base, celui directement confronter au choix de tuer, la haine n’est pas le seul moteur. La peur ou l’instinct de survie peuvent en être par exemple. Certains diront qu’il s’agit là de haine déguisée, mais certains cas prouvent le contraire. L’homme tout seul dans sa maison, qui soudain entend quelqu’un se glisser la nuit chez lui. C’est la peur, et non la haine, qui le poussera à trouver une arme quelconque, le coeur battant, pour affronté son adversaire. Et même à ce niveau de base, d’autres moteurs existent. Certains morbides et cyniques tels que la soif de sang, ou le mépris ou l’insensibilité remplacent la haine, ou la soif « d’aventure », ou tout simplement par résignation. Prenons l’exemple des mercenaires. Haissent-ils vraiment tous les gens qu’ils tuent ? Je pense que c’est loin d’être le cas. Ils le font pas résignation et cynisme. ou peut être pour l’une des raisons morbides citées ci-dessus.

      Le meilleur moyen de savoir est bien sûr d’y être confronté directement ...


    • Marsupilami (---.---.57.135) 15 avril 2006 09:36

      Rappelez-vous les résistants du réseau Manoukian (qui n’étaient pas vraiment des pacifistes, c’est le moins qu’on puisse dire), et cette magnifique phrase : « Je meurs sans haine pour le peuple Allemand »...


    • nantor (---.---.131.113) 15 avril 2006 10:49

      Résister comme l’ont fait les martyrs du Mont Valérien, c’est hautement respectable. Merci Marsu de ce rappel.

      Et tous les résistants de tous bords méritent le plus profond respect. Ce que je veux dire, c’est qu’à la base il ya toujours un ou quelques illuminés, pétris de haine, qui répandent cette énergie nauséabonde, reprise ensuite pour des raisons x ou y par d’autres sous des motifs tels que ceux décrits dans l’article.

      Je persiste à dire qu’il faut se battre pour s’éduquer soi-même et son entourage, afin d’étouffer ce sentiment pervers et rampant, existant en chacun, afin que jamais on ne puisse le laisser se développer ...

      Oh, cela n’éloignera jamais tous les malheurs de cette terre, mais ce monde pourra enfin ressembler à quelque chose.

      Et je me dis, que si ce livre de Gandhi était plus lu et enseigné, cela pourrait empêcher nombre de conflits de se développer, sans rendre les gens mous et pacifistes béats. Gandhi m’a aidé dans mon chemin de vie, cela ne m’empêchera pas de me battre, comme l’ont fait les résistants, si besoin ! Que l’infâme Zorglub essaye de s’approcher de moi, tu verras ce qu’il va prendre ...


  • pingouin perlexe (---.---.73.138) 14 avril 2006 23:53

    Je ne dirais pas que cet article est bon, car ce serait une manière de vous desservir. Je suis cependant d’avis que vous vous égarez, peut être d’ailleurs davantage par un fait émotionnel que par un fait idélogique. Enfin, je l’espère. Ce que vous fustigez en « isme », et il existe bien de nombreux « ismes » différents qui se trouvent fustigés ainsi, smelbe en fait, par monts et par vaux, désigner une critique d’une terminaison en « ion ». « Action », par exemple. Quelle modalité d’action, par exemple. De mon point de vue, l’action qui est peut être la plus à propos consiste certainement à ne jamais renoncer à considérer l’adversaire, voire, l’ennemi, comme un être humain, doué de parole et par conséquent capable de dialogue. Tout ce que l’on a tenté de construire en matière de civilité, et de civilisation est peut-être bien l’histoire de cet essai, encore inachevé. C’est le moins que l’on puisse dire !


    • Sotek 15 avril 2006 00:08

      Ce que je n’exclue pas dans mon article. Je le répète, je ne nie pas la supériorié du dialogue sur la violence et l’aptitude de tout être humain à dialoguer. Néanmoins, le dialogue peut montrer ses limites car des pensées et idéologies opposées peuvent rarement s’accorder par le simple usage de la parole ou de l’écrit. L’usage de la force doit demeurer une option, une option en dernier recours d’accord, mais une option néanmoins.

      Je ne pense donc pas m’égarer, je vous suis d’ailleurs gré de ne pas avoir qualifié ces errements que vous me prêtez d’idéologiques, mais faire preuve de réalisme. Il y a des conflits que le dialogue ne peut résoudre, et cela, les pacifistes ne l’admettent pas, ou ils l’admettent mais préfère une coupable inaction.

      C’est pour cela que je lutte contre toute forme d’idéologie car, un tel carcan réduit l’espace de pensée en centrant ce derniers autour de piliers quasi-immuables dont il est difficile de se détacher. Je ne me qualifie pas de complètement « aidéologique », mais j’essaye en tout cas d’emprunter la voie qui m’y menera. L’étude du factuel est un excellent moyen d’y parvenir.

      Et, en l’occurence, les faits montrent que le dialogue n’est pas la panacée. Parvenir à dialoguer avec un fanatique religieux tient par exemple du prodige. La force est donc parfois la seule réponse malheureusement.


    • nantor (---.---.131.113) 15 avril 2006 00:17

      Cher Sotek,

      Que veut dire l’idéogramme sur votre drapeau(?) asiatique ?


    • Sotek 15 avril 2006 00:24

      Sincérité/vérité.

      J’envisage d’ailleurs de changer d’avatar, l’histoire de ce drapeau pourrait me prêter des opinions qui ne sont pas mienne.


    • nantor (---.---.131.113) 15 avril 2006 11:03

      C’est cool ...

      Bon, pas complètement d’accord sur tout (comme vous avez pu le constater), mais on vous sent vraiment sincère.


  • Zaytouni (---.---.238.103) 15 avril 2006 01:17

    Il y a guerre et guerre. Et la guerre n eserai éradiquée que dans un monde utopique ,féerique. En vous écoutant parler on dirait que vous êtes capables d’agir sur les événements !! Ilo ne faut pas oublier que la guerre est l’affaire des politiciens. Le plus souvent ,ces politiciens restent complètement indifférents aux attitudes et aux convictions de leurs citoyens.ceux qui adhèrent au bellicisme sont passionnées le chauvinisme ou attirés par un certain profit personnel ; disont des opportinistes tandis que les pacifistes s, quant à eux, sont rongés par des émotions humanitaires stériles. Est ce que Buch , en fisant sa guerre prend-il en considération ce que croient les américains ? a mon avis c’est le revers de la médaille de la démocratie. Celle-ci s’amincit dans cette optique au point de s’évaporer. Elle demeure toutefois relative et sélective. je suis tiersmondiste,c’est dire beaucoup p)ls exposé aux guerres qu’un oçccidental, si j’ai je dois formuler des reproches , je les adresserais beaucoup plus aux pacifistes qu’aux bellicistes. je subis la guerre, l’injustice, l’exile et pourtant je suis écrasé sous le poinds de la machine manipulatrice médiatique. Car aussi bien les pacifistes que les bellistes , les citoyens de l’Occident que les sujets du tiers mondes sont incapables de dire au lion que sa gueeule pue. Je tiens à saluer quand mëme les varis humanistes quyi viennet au secours des victimes des guerres et ex¨popsent leur vie au danger majeur. La guerre est une cinnerie comme l’vait dit Prévert. Actuellement, tout le monde est en guerre. Les mass-médias mettent en scène des guerres atroces sans qu’il n’ y ait la moindre intervention. Quelle démocratie ??!!Au temps des guerres les valeurs sont renversées.Renversées le plus souvent par les mass médias . Qui a tué 20000 personnes en Algérie ? Qui soutient la guerre du Polisario contre le Maroc ? Qui agresse qui en Palestine ? Qui colonise qui En Palestine ? Pourquoi on a laissé pourrir les chose au Rouanda en Serbie ?Pourquoi les Usa sont ils entrés en IRAK ? Qui menace l’Iran et pourquoi ?... L’Opinion occidentale ne s’intéresse guère à répondre à ces questions. Nous subissons les affres de la guerres et en Occident ils ne serendent pas compte qu’ils échangent des valeurs renversées et et falsifiées.


  • pingouin perplexe (---.---.14.248) 15 avril 2006 01:20

    Je n’avais pas prêté attention au lien vers votre site (because petits caractères sur écran vieillot). J’aurais dû commencer par là...


  • George (---.---.186.73) 15 avril 2006 03:02

    Quelle démocratie ??!!Au temps des guerres les valeurs sont renversées.Renversées le plus souvent par les mass médias . Qui a tué 20000 personnes en Algérie ? Qui soutient la guerre du Polisario contre le Maroc ? Qui agresse qui en Palestine ? Qui colonise qui En Palestine ? Pourquoi on a laissé pourrir les chose au Rouanda en Serbie ?Pourquoi les Usa sont ils entrés en IRAK ? Qui menace l’Iran et pourquoi ?...

    Voilà des questions plus terres à terres. Qui a la bonne réponse ?


  • Scipion (---.---.55.93) 15 avril 2006 07:12

    Avec mon raft, je viens de parcourir l’entier du lit de ce torrent d’imbécilités. J’avais d’abord préparé quelques objections.

    Et puis une question s’est imposée à moi : qu’objecter à des gens qui affirment aux femmes que le meilleur moyen, sinon le seul, de faire débander leur violeur, est de baisser leur petite culotte ?

    N’écoutez pas, Mesdames, le coup de genou dans les roustons a fait ses preuves depuis bien plus longtemps que le gandhisme béat mâtiné de daladiérisme candide.


    • RAMSAY (---.---.202.160) 15 avril 2006 10:08

      Un mauvais peintre autrichien a écrit un jour :

      « Il ne faut pas dire : une bonne cause sanctifie toute guerre mais : une bonne guerre sanctifie toute cause.. »

      Qu ’ en pensez-vous ?

      RAMSAY


    • Marsupilami (---.---.180.116) 15 avril 2006 11:23

      Ouaf !

      Grossière erreur. C’est Nietszche qui a pondu cette perle dans Zarathustra...

      Houba houba !


    • Marsupilami (---.---.33.156) 15 avril 2006 17:49

      Ouaf !

      Quel taré...

      Le lien de mon post précédent étant caduc pour vous assurer que ce n’est pas Hitler, mais Nietszche qui a écrit « Vous dites que c’est la bonne cause qui sanctifie même la guerre ? Je vous dis : c’est la bonne guerre qui sanctifie toute cause », lire Also sprach Zarathustra ici.

      Houba houba !


    • (---.---.213.93) 16 avril 2006 18:54

      Houba ?

      Houba !


    • RAMSAY (---.---.15.216) 18 avril 2006 07:36

      A MARSUPILAMI & CONSORTS

      Exact, pour l’origine de la citation. Cependant, ma transcription est celle qu’en a faite le peintre autrichien dans son ouvrage bien connu...

      Quelle page ? .. Lisez et cherchez..

      RAMSAY


  • Scipion (---.---.55.93) 15 avril 2006 08:29

    Ca s’arrange pas, les mystères de l’West smiley)

    Voilà que ça sombre dans le surréalisme à quarante sous...

    A deux balles, pour ceux qui sont plutôt familiers des nouvelles monnaies...


    • nantor (---.---.131.113) 15 avril 2006 10:30

      Hé Scipion,

      Avant d’allumer Gandhi, lis ça, c’est grand !

      Et ça n’empêche en aucun cas de mettre un coup de rouston à un agresseur si besoin ... l’humanité est composée d’infinités de voies, et celle-là est, oh combien respectable, même si elle ne peut ni ne doit être suivie pas tous.

      Quant au Dément à l’Ouest, son verbiage est potentiellement aussi dangereux que celui de nombreux illuminés. Je ne pense pas qu’il s’en rende compte malheureusement, imbu de lui-même qu’il est ...


    • nantor (---.---.131.113) 15 avril 2006 10:57

      Tu saoules dw !

      Garde ton verbiage pseudo-intello et prends-ça.

      Signé : pacifiste, mais pas con


  • RAMSAY (---.---.202.160) 15 avril 2006 10:36

    Cet article, sous un appel à la réflexion généraliste, vise des objectifs plus particuliers : soutenir les interventions militaires - occidentales généralement, américaines le plus souvent - menées pour des intérêts purement économiques et non pour une défense de la démocratie.

    Il s’inscrit dans la tradition récente de traiter, dans ce courant d’opinion, tout ce qui vise à conserver l’ancien « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » propre aux courants tiers-mondistes contre le plus récent « devoir d’ingérence » propre aux atlantistes du qualificatif galvaudé de « munichois ».Ce type de manipulation est aussi subtil que celui longtemps pratiqué par le bloc du Pacte de Varsovie quand il se faisait officiellement le champion du désarmement tout en s’hérissant de missiles nucléaires.

    Sous couvert d’un positionnement anti-idéologie, l’auteur de cet article se place dans un camp bien déterminé : je doute fort qu ’il puisse soutenir, par exemple, l’idée d’une intervention militaire pour le respect des droits des peuples palestiniens ou tchetchènes..

    RAMSAY


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