mercredi 29 décembre 2010 - par Paul Villach

« Le data journalisme », nouveau dada journalistique qui brouille l’écoute !

La notion de journalisme est en passe de devenir de plus en plus insaisissable. Byzance a attaché son nom à ce genre de querelle ? « Wikileaks fait-il du journalisme  ? » se demandait Agathe Heintz dans L’Express , le 30 novembre dernier, après l’avalanche de documents diplomatiques américains déversée (1). Les médias traditionnels croyaient avoir définitivement délimité leur territoire face à l’irruption des sites d’information sur Internet.

Or, voici que Wikileaks paraît changer la donne. Qu’à cela ne tienne, les médias croient s’en tirer comme toujours en violant le principe de Guillaume d’Occam, selon lequel « il ne faut pas multiplier les catégories sans nécessité » sous peine de créer la confusion. Une logique de sauve-qui-peut se soucie-t-elle des prudences de la logique ? « Wikileaks, décrète souverainnement la journaliste de l’Express, relève du journalisme de données, appelé aussi « data journalisme »  ». Ça ne veut rien dire ? Quelle importance ! Il faut avant tout impressionner les naïfs et l’École qui les produit, en définissant coûte que coûte le journalisme en fonction de sa mythologie de toujours.
 
1- Une première différence alléguée entre journalisme et sites Internet
 
Bousculé dans ses certitudes par Internet, le journalisme traditionnel croyait bien pourtant avoir balisé son territoire lumineux et rejeté les sites d’information sur Internet dans les ténèbres. Quand il ne les traitait pas de « tout-à-l’égout » des rumeurs, il leur reprochait de n’apporter aucune information neuve. C’était, selon lui, la ligne de partage des eaux : le « vrai » journalisme rapportait des informations neuves et vérifiées (1).
 
Une universitaire bien en cours dans les médias, Géraldine Mulhman, a ainsi donné ce qu’elle nommait « une belle leçon de journalisme » et d’ignorance, le 12 octobre 2007 (2) : elle présentait comme exemple de « fait à l’état brut  » rapporté par un reporter avec « l’obsession de l’exactitude factuelle  », la photo qui venait de recevoir les prix du « Correspondant de guerre  » et du « Grand public  » à Bayeux le 6 octobre 2010 : on y voyait une foule de jeunes gens pris de panique fuyant une roquette suspendue au-dessus de leur tête dans le ciel de Gaza. Qu’y avait-il de plus apprêté pourtant que ce prétendu « fait à l’état brut » ?
 
Inversement, les sites Internet étaient accusés de diffuser des informations non vérifiées : selon Jean-Noël Jeanneney, l’historien cité à la barre par G. Mulhman, ces nouveaux canaux « (charriaient) plus de mensonges, de calomnies ou d’absurdités que de saines vérités  ».
 
2- Une deuxième différence alléguée entre journalisme et sites Internet
 
Plus malin, M. Edwy Plenel feignait l’enthousiasme devant le bouleversement de sa profession par Internet. Mais, sous le leurre de la flatterie et celui de la fausse humilité, il resservait les mêmes dogmes erronés de la mythologie journalistique. « Il faut bien changer un peu si on veut que rien ne change », dit en substance Don Salina dans « Le Guépard ».
 
« Avant, expliquait M. Plenel dans une émission d’Arte, les citoyens devaient passer par nous pour exprimer leur opinion (… ). Ça, c’est fini ! Alors, c’est une mauvaise nouvelle pour les journalistes ? Ça les menace ? Je crois l’inverse. Je crois que c’est une très bonne nouvelle. Car ça nous remet à notre place. L’opinion, le jugement, le point de vue, n’est pas notre monopole. Ça appartient à tout le monde. En revanche, le travail sur l’information, l’enquête, le terrain, le reportage, c’est notre job, c’est notre métier. Eh bien ! Concentrons-nous là-dessus, et puis le reste est ouvert à la discussion. » (2)
 
En résumé, à la profession journalistique, « le fait  », et aux sites Internet « le commentaire  », et les vaches sont bien gardées ! Le problème est que ce partage n’est pas fondé car impossible. 1- D’abord, il faut le répéter puisque les médias sont sourds, on ne rapporte jamais « un fait  » mais seulement « une représentation d’un fait plus ou moins fidèle  », de même qu’on ne rapporte pas « le terrain  » sur lequel on se rend , mais seulement « une carte plus ou moins fidèle de ce terrain  ». 2- Ensuite, la décision de publier ou non cette représentation d’un fait plus ou moins fidèle l’oblitére d’un cachet faisant foi qui la désigne comme digne ou non d’être publiée, selon les intérêts de l’émetteur.
 
« Fait » et « commentaire » sont donc inextricablement emmêlés, en un dosage qui varie selon que la représentation est plus ou moins fidèle à la réalité. La différenciation opérée par les médias traditionnels entre eux et les sites Internet était donc erronée : les uns et les autres publient le même produit : une représentation d’un fait plus ou moins fidèle.
 
3- Aucune différence de nature entre journalisme et sites Internet
 
L’irruption de Wikileaks ruine en tout cas définitivement la prétention des médias traditionnels à s’attribuer la production de l’information. La publication de 250.000 documents diplomatiques les plonge dans l’embarras. Ils ne peuvent plus soutenir qu’ils sont les seuls à rapporter les fameux « faits bruts  ». Le journal El Pais en convient (1) Et la journaliste de L’Express de demander désespérée, « Wikileaks est-il crédible aux yeux de la presse dite classique ? » et de s’entendre répondre par Le Monde que « les documents sont authentiques. (…) C'est une plongée dans les coulisses de la diplomatie américaine, et donc de la diplomatie mondiale (...) Alors que les journalistes restent souvent derrière la porte, dans l'attente d'un communiqué officiel, ils sont cette fois au coeur des conversations diplomatiques et politiques  ».
 
On attendrait donc que la journaliste de l’Express se rende à ce que dicte la raison : il n’y a pas lieu d’établir une distinction de nature entre médias traditionnels et médias sur Internet. Les uns et les autres livrent de façon complémentaire des informations qui sont des « représentations plus ou moins fidèles de la réalité ». Nul d’entre eux n’a l’apanage de « la vérité ». Tous peuvent se tromper. La preuve ? Bernard Henry Lévy, journaliste du Point, vient une nouvelle fois de s’illustrer en faisant erreur sur un patronyme. On se souvient que dans un précédent livre qui attaquait le philosophe Emmnanuel Kant, il s’était référé doctement à un certain Jean-Baptiste Botul, auteur lui-même d’un ouvrage intitulé « La vie sexuelle d’Emmanuel Kant  ». Or, ce Botul était le produit imaginaire d’un canular de Frédéric Pagès, journaliste du Canard Enchaîné (4). C’est ainsi qu’on attrape le botulisme sans même se nourrir de conserves. Et BHL vient de récidiver dans sa chronique du Point, en confondant cette fois un ancien journaliste du Monde Diplomatique, Bernard Cassen, et Pierre Cassen, animateur du site Riposte Laïque, co-organisateur avec Bloc identitaire d’une conférence, « Les assises sur l’islamisation  », le 18 décembre 2010 (5).
 
Wikileaks, un journalisme de données ?
 
Or, la journaliste de l’Express entend tout de même opérer une distinction pour préserver sans doute la pureté de « la race » du journalisme qu’elle qualifie de « classique » : « Wikileaks relève du journalisme de données, appelé aussi "data journalisme", décrète-t-elle. Atout ? L'exhaustivité. » Patatras ! Cette nouvelle catégorie inutile entraîne aussitôt deux questions :
 
1- puisque Wikileaks est appelé « journalisme de données  », existerait-il donc un journalisme sans données ? L’absurdité coule de source.
 
2- Quant à « l’exhaustivité » de l’information qui serait la caractéristique de « ce nouveau journalisme », on reconnaît l’illusion que les médias entretiennent depuis longtemps comme si la transparence de la maison de verre était possible et que n’existait pas le principe fondamental de la relation d’information selon lequel nul être sain ne livre volontairement une information susceptible de lui nuire, et dont le secret et les leurres sont des corollaires.
 
À la lumière de ce principe, les questions les plus appropriées que posent Wikileaks sont plutôt les suivantes :
 
1- est-ce que ces documents diplomatiques américains sont une information extorquée, cette variété d’information obtenue à l’insu et/ou contre le gré du gouvernement des Etats-Unis ? Et dans ce cas, qui l'a extorquée et quels intérêts sa divulgation sert-elle ?
 
2- Ou est-ce que la révélation de ces documents relève du leurre de l’information donnée déguisée en information extorquée ? Et dans ce cas, on se retrouve confronté à la même interrogation : qui a monté ce leurre et au service de quels intérêts ? 
 
On reconnaît une mythologie à son immuabilité même quand les représentations de la réalité les plus fidèles la contredisent. Tour à tour, les sites d’information sur Internet ont été dénoncés par la profession journalistique pour s’en distinguer 1- comme un tout-à-l’égout de rumeurs, puis 2- comme un espace d’émission de libres opinions plus ou moins éloignées de la réalité, et enfin, en contradiction avec les deux précédentes représentations, 3- comme « un journalisme de données ». Cette multiplication de catégories sans nécessité qui viole le principe d’Occam, brouille l’écoute, dirait « l’Album de la Comtesse » du Canard Enchaîné  : elle révèle la désorientation d’une profession qui plutôt que de rechercher la représentation de la réalité la plus fidèle, se réfugie dans les songes de sa mythologie et s’enfonce un peu plus dans le discrédit. Paul Villach 
 
(1) Agathe Heintz, « Wikileaks fait-il du journalisme ?  », L’Express.fr, 30.11.2010.
(2) Paul Villach, « Leur discrédit ? Des médias traditionnels n’en comprennent toujours les raisons ! », AgoraVox, 19 janvier 2010.
(3) Paul Villach, « La tragique leçon de journalisme de Géraldine Mulhman sur France Culture  », AgoraVox, 12 octobre 2007.
(3) Paul Villach,
- « « Huit journalistes en colère » sur Arte : contre eux-mêmes ? Ils ont raison. », AgoraVox, 15 février 2010. Extraits de l’émission diffusée sur Arte, mardi 9 février 2010, « 8 journalistes en colère », de Denis Jeambar, F. Bordes et S. Kraland
- « « Médiapart » d’É. Plenel, un nouveau média ou un média de plus ? » AgoraVox, 7 décembre 2007.
(4) Nouvel Obs.com, « Bernard-Henri Lévy, auteur… d’une nouvelle boulette  », 25.12.2010
(5) Marianne 2, « Grosse bourde de BHL, réponse salée en exclusivité de Cassen  », 24 décembre 2010.


8 réactions


  • Chabada 29 décembre 2010 12:56

    « Il faut bien changer un peu si on veut que rien ne change », dit en substance Don Salina dans « Le Guépard » ou comment bousculer juste un peu le politiquement correct roseau qui plie mais ne se brise pas.
    Merci pour cet article de qualité, une fois de plus. A la lecture de vos articles, je suis tentée de vous demander comment vous procédez vous même pour vous informer quotidiennement... Nous sommes certes face à une représentation volontairement biaisée des faits, face à des silences mais nous en sommes tout de même tributaire... comment faire le tri individuellement ? Faut-il construire une base de « veille média » citoyen ?

    Cordialement

    C.


  • Paul Villach Paul Villach 29 décembre 2010 13:37

     @ Chabada

    Puisque vous me dites suivre la réflexion que je développe dans mes articles, vous avez sûrement la réponse à la question que vous me posez.

    S’informer suppose trois prérequis :

    1- avoir une représentation de la relation d’information la plus fidèle possible. La mienne peut se résumer à la relation illustrée par deux fables de La Fontaine, et toutes les autres évidemment, mais deux fables dressent un cadre : « La Cigale et la Fourmi » et « Le Petit Poisson et le Pêcheur ». J’y réfléchis depuis 15 ans et je termine un livre sur « Les fables de La Fontaine, une école de l’information ».

    2- Disposer d’un pluralisme de sources : depuis Internet, ce pluralisme est plus facile d’accès.

    3- Ne jamais se départir du Doute Méthodique de Descartes...

    Merci de l’attention que vous accordez à mes articles. Paul Villach 


  • Traroth Traroth 29 décembre 2010 14:35

    Jolie contrepéterie dans le titre... smiley


  • morice morice 29 décembre 2010 16:19

    Il faut bien reconnaître, Paul que les journalistes traditionnels sont à la ramasse sur les sujets d’actualité nécessitant un peu de connaissances historiques.


    - la première raison, leur manque de formation évident.
    - la seconde, la charge devenue trop pesante des pouvoirs en place : j’ai écrit ici deux articles qui ont été retiré à la suite de menaces de la part de ceux qui été visés.

    J’en ai eu deux autres sur Sarkozy de supprimés, dont un dont je ne possède plus aujourd’hui aucun double : or cet article mettait le doigt sur un des phénomènes spécifiques au pouvoir sarkozien : la manipulation des masses sur le thème de la peur des banlieues. En demandant sa suppression, ou en l’effectuant directement (ce qui en dit long sur l’emprise des médias !) ce pouvoir m’a conforté dans l’idée que je détenais une bombe médiatique à retardement. Si bien qu’avant 2012, on va en entendre parler, de cet événement qui leur fait tant peur aujourd’hui. Toute avait déjà été dit et manipulé en 2007, avant même qu’il ne s’empare du pouvoir. 

    • Paul Villach Paul Villach 29 décembre 2010 16:41

      @ Morice

      Avez-vous remarqué ce recrutement, audible sur les radios et visible sur les chaînes de télévision, voire dans les rédactions quand on y pénètre.
      J’ai eu moi-même à en faire les frais dans un journal régional. La jeune journaliste était étonnante d’ignorance au point qu’on ne pouvait l’accuser de malhonnêteté.

      Ces jeunes, très jeunes journalistes me font penser aux « Claudettes » qui accompagnaient en le mimant Claude François...

      Il est certain qu’avec ce genre de « poupées » (masculines et féminines) le pouvoir n’a pas grand chose à craindre... Paul Villach


  • morice morice 2 janvier 2011 11:55

    Ces jeunes, très jeunes journalistes me font penser aux « Claudettes » qui accompagnaient en le mimant Claude François...


    oui, mais qu’ont-ils comme EXEMPLES devant eux ?

    Ardisson, qui se présentait comme journaliste dans Rock et Folk, ou l’autre, là le frangin de l’extrême droite catho glauque : Karl Zero ; dont le frangin  Basile de Koch écrivait les discours de Pasqua et lui refilait des biftons et une bagnole à une prostituée pour qu’elle raconte n’importe quoi à Toulouse ?

    S’il y a un responsable, à ce gâchis, c’est bien un Karl Zero, alias Marc Tellenne, et son insupportable tutoiement de potache attardé !

    ce sont ceux-là qui ont tué le journalisme ; avec leur « chasse au scoop ». Je ne comprends pas qu’ils puissent encore sévir ! 

    ça reste DEBILE :

  • verbre verbre 2 janvier 2011 12:02
    1- est-ce que ces documents diplomatiques américains sont une information extorquée, cette variété d’information obtenue à l’insu et/ou contre le gré du gouvernement des Etats-Unis ? Et dans ce cas, qui l’a extorquée et quels intérêts sa divulgation sert-elle ?
     

    2- Ou est-ce que la révélation de ces documents relève du leurre de l’information donnée déguisée en information extorquée ? Et dans ce cas, on se retrouve confronté à la même interrogation : qui a monté ce leurre et au service de quels intérêts ?

    [...] Les pouvoirs autoritaires victorieux sont par conséquent ceux qui parviennent à dissimuler leurs plans jusqu’à ce que toute résistance soit devenue futile ou dépassée face à l’efficacité sans fard d’un pouvoir nu.
    Cette pratique du secret collaboratif, exercée au détriment d’une population, suffit pour qualifier leur comportement de conspiratif.[...]

    auteur : Julian Assange

    VOICI UNE PARTIE DE SES COMMENTAIRES SUR SES RECHERCHES

    [...]Chaque fois que nous assistons à un acte que nous estimons être injuste et que nous n’agissons pas, nous nous faisons les partisans de l’injustice.

    Ceux qui restent de façon répétée passifs face à l’injustice voient bientôt leur caractère se corrompre dans la servilité.
    La plupart des actes d’injustice dont nous sommes témoins sont liés à [b]la mauvaise gouvernance, car lorsque la gouvernance est bonne, l’injustice sans réponse est rare.[/b][...]

    [...] Par l’affaiblissement progressif du caractère d’un peuple, l’impact de l’injustice signalée mais restée sans réponse est de très loin supérieur à ce qu’il semble de prime abord. [...]

    Les États de communication modernes, de par leur échelle, leur homogénéité et leurs excès, fournissent à leur population un déluge sans précédent d’injustices avérées, mais sans réplique apparente. (Note de l’auteur)[..]

    [..] Nous devons comprendre quelle structure-clé engendre la mauvaise gouvernance Nous devons développer une conception de cette structure qui soit suffisamment forte pour nous sortir du bourbier des morales politiques rivales et pour accéder à une position de clarté. Plus important encore, nous devons nous servir de ces vues pour inspirer, en nous et en d’autres, un plan d’action noble et efficace qui nous permette de remplacer les structures qui conduisent à la mauvaise gouvernance par quelque chose de mieux. [..]

    [...]Lorsque l’on se penche sur les détails du fonctionnement interne des régimes autoritaires, on observe des interactions de type conspiratif au sein l’élite politique, non seulement afin d’obtenir de l’avancement ou les faveurs du régime, mais aussi en tant que principale méthode pour planifier le maintien ou le renforcement du pouvoir autoritaire.

    Les régimes autoritaires, en ce qu’ils contrecarrent dans le peuple la volonté de vérité, d’amour et de réalisation de soi, engendrent des forces qui leur résistent. Une fois révélés, les plans qui sous-tendent l’action d’un régime autoritaire provoquent une résistance accrue.

    Les pouvoirs autoritaires victorieux sont par conséquent ceux qui parviennent à dissimuler leurs plans jusqu’à ce que toute résistance soit devenue futile ou dépassée face à l’efficacité sans fard d’un pouvoir nu.

    Cette pratique du secret collaboratif, exercée au détriment d’une population, suffit pour qualifier leur comportement de conspiratif.[...]

    Les conspirations recueillent des informations au sujet du monde dans lequel elles opèrent (l’environnement conspiratif), les transmettent aux conspirateurs, et agissent ensuite en conséquence.

    Nous pouvons considérer les conspirations comme un type de dispositif ayant des inputs (les informations au sujet de l’environnement), un réseau computationnel (les conspirateurs et les liens qui les relient les uns aux autres) et des outputs (les actions visant à modifier ou à conserver l’environnement).

    Une conspiration autoritaire qui perd sa capacité de penser est impuissante à se préserver face aux adversaires qu’elle suscite.

    Si l’on considère une conspiration autoritaire comme un tout, on voit un système d’organes en interaction, une bête avec des artères et des veines dont le sang peut être épaissi et ralenti jusqu’à ce qu’elle s’écroule, stupéfaite, incapable de comprendre et de contrôler de façon suffisante les forces qui peuplent son environnement.

    Nous verrons plus tard comment les nouvelles technologies et l’analyse des motivations psychologiques des conspirateurs peuvent nous fournir des méthodes pratiques permettant de stopper ou de réduire les flux de communications importantes entre les conspirateurs autoritaires, de fomenter un fort mouvement de résistance contre la planification autoritaire et de créer de puissantes incitations à adopter des formes de gouvernance plus humaines.[...]

    auteur : Julian Assange


  • morice morice 2 janvier 2011 12:07

    Paul que pensez vous de ce titre du Figaro du jour ?


    « En Hongrie, les enfants roms ont souvent été orientés vers des écoles pour handicapés »

    trop tard, il a déjà changé...

    il a été déjà modifié en :

    « Quand l’école hongroise aide les enfants roms »

    à rapprocher de ça


    qui a bien pu pondre le premier ? Car il a bien été mis en ligne et je vous le prouve :

    regardez bien le site qui a repris l’info du Figaro a gardé son premier titre originel ici :


    la honte existe, elle est restée en ligne quelques minutes... et c’est bien signé du Figaro....

    du journalisme pas orienté, d’écrire EN TITRE que les gosses de roms sont bons pour les écoles d’handicapés ???

    quelle HONTE !

Réagir