samedi 16 janvier 2016 - par CHALOT

Le Droit au Logement : les associations vertueuses et les autres...

PNG De nombreuses familles situées sous le seuil de pauvreté n’arrivent pas à se loger car ayant des revenus très bas, elles ne sont jamais prioritaires dans un logement sauf quand elles rentrent dans le dalo et encore !?

En effet un prioritaire DALO peut se retrouver sans proposition de logement, il ne lui reste plus qu’à attaquer le Préfet au tribunal administratif.

Peu vont jusque-là….

Deux dispositifs d’aide au logement existent, ce sont les logements passerelle et les baux glissants.

Le logement passerelle est attribué à titre provisoire à un public en voie d’insertion, l’association porteuse du projet assurant un accompagnement.

Pour le bail glissant, l’organisme d’HLM met à la disposition d’une association plusieurs logements.

L’association est en relation avec le bailleur et sous loue au ménage en difficulté.

Le bailleur a la garantie que les loyers seront payés et la famille est accompagnée.

« Pour le bail glissant, lorsque la situation des ménages s'est rétablie, l'association s'efface et le bail "glisse" de l'association vers le ménage qui devient alors locataire en titre du logement qu'il occupait.

Pour les logements « passerelle », le sous-locataire libère le logement à l’expiration du délai fixé. »

Un soutien financier est apporté :

 « L'État peut aider les associations dans le cadre d'un financement de baux glissants appelé Maîtrise d'Oeuvre Urbaine et Sociale (M.O.U.S.). Cette aide, financée par l'État, ne peut pas excéder cinquante pour cent (50 %) du projet. Il appartient à l'association porteuse du projet de trouver d'autres financements (Ville, Département, Bailleurs,…) à hauteur de cinquante pour cent (50 %) La convention bipartite Etat-Association, à l'initiative exclusive de l'association, est d'une durée de UN an. Il est nécessaire, chaque année, de reformuler une demande de convention. Les crédits ne sont pas reconductibles systématiquement. »

Ce système est intéressant car si l’accompagnement des familles est fait sérieusement, ce qui est le plus souvent le cas, les loyers sont versés, la famille ne vit pas dans l’incertitude, il n’y a pas d’expulsion locative qui coûte cher socialement, humainement et financièrement.

Tout le monde est content, tout va pour le mieux…..

Il n’y a qu’un bémol, c’est que des associations (pas toutes, certaines sont vertueuses) pourtant soutenues et financées par les pouvoirs publics ne proposent pas à des familles ayant des revenus trop bas……

Ce qui signifie que ces familles n’ont qu’à se débrouiller…..

Ne faudrait-il pas revoir les règles ?

Jean-François Chalot



9 réactions


  • Emin Bernar Emin Bernar Paşa 16 janvier 2016 15:57

    Les associations pas toujours vertueuses :

    Je me souviens d’Augustin Legrand, il y a une dizaine d’années, avec ses tentes sur un canal parisien : une sorte d’abbé Pierre réincarné en bobo. Il s’était lui-même investi d’une mission : « sensibiliser » l’opinion au problème des sans-logis. Il avait réussi à sensibiliser Jean Rochefort et Bertrand Delanoé, c’est dire...Un professionnel de l’image et de la com, avec quelques naïvetés : il s’étonnait que le maire de Neuilly n’ait construit que 2,5 % de logements sociaux au lieu des 20 % que la loi impose : pourtant s’il en construisait plus, disait-il, ça lui donnerait une « bonne image »... 


  • Le p’tit Charles 16 janvier 2016 17:39

    Vous avez à votre disposition des milliers de mètres carrés de bureaux vides (pour l’éternité..) dans Paris et ses banlieues...Prenez les d’assaut... !


  • popov 16 janvier 2016 18:03

    Ne serait-il pas plus simple de ne pas laisser entrer plus d’immigrés qu’on ne peut en loger et surtout employer ?


    Et s’il faut imposer des règles pourquoi par des associations ? N’y a-t-il pas déjà assez de fonctionnaires publics ?

  • foufouille foufouille 16 janvier 2016 18:23

    en dehors de ton département, des logements vides il y en a pas mal. mais pas toujours avec ascenseur ni super beau.


  • JDCONSEIL 16 janvier 2016 21:07

    Pas très bien décrite cette situation... Mon cher Chalot 

    « Il n’y a qu’un bémol, c’est que des associations (pas toutes, certaines sont vertueuses) pourtant soutenues et financées par les pouvoirs publics ne proposent pas à des familles ayant des revenus trop bas…… »

    Qu’en font-elles alors ? Où est la vraie déviance que vous semblez dénoncer ? Quel reméde proposez-vous ?

    Ce papier mal étayé ne débouche sur rien de clair ni de constructif ... Dirais-je que l’enfer est pavé de bonnes intentions. 

     


  • baron 17 janvier 2016 14:03

    Monsieur Chalot,

    Vous évoquez là un combat sans fin, plus vous allez construire de logement sociaux, plus vous aurez de demande.
    Combien de personnes sont déjà logé quasiment gratuitement ? 
    Combien de personnes ayant un travail et payant des impots ne parviennent pas a avoir de logement, surtout chez les jeunes ? Ceux, là n’ont droit à rien et personne ne les aides.

    A la fin, vous comptez faire comment, obliger les contribuables à financer de plus en plus de logements et d’aide sociale. Ce n’est plus possible, une partie importantes des salariés est déjà en situation de pauvreté et le reste en passe de l’être.
    Il y a un proverbe qui dit aide toi le ciel t’aidera, les nons assistés doivent se débrouiller pourquoi les assistés continueraient ils à l’ètre.
    Tout le monde est d’accord pour aider les vieux, les malades et les handicapés. Mais pour les autres il n’y aucune raison d’en faire plus que pour la population générale, dans l’agriculture les
     paysans sont obligés de faire venir des espagnols, des portugais, mêmes des suds américains et mème des Chinois, on voit aussi de plus en plus de vieux dans les champs.
    Idem dans l’hotelerie ou l’on voit de plus en plus d’européens de l’est venir faire le boulot, parce que les gens d’ici ne postulent pas... 
    Par contre hivers comme été vous voyez des jeunes hommes en pleine santé qui tiennent les murs, ou sirotent un café, ce sont les mêmes que vous trouvez dans les HLM et a faire la queue dans les CAF, je ne vous parle pas des hopitaux, ou vous trouvez des gens visiblement vieux et malades et une majorite d’étranger ... On va ou là ? Vers la privatisation c’est obligé.
    Ça ne vous choque pas ? Et bien en fait cela est plus que choquant c’est une honte et cela va finir d’achever les systèmes sociaux, le système de santé qui n’est plus du tout gratuit, les retraites et mêmes les comptes de l’état.
    Vous, vous positionnez comment face a ce problème ? 
    Parce que c’est insoluble, vous comptez finir de piller les retraités et les salariés pour vos bonnes oeuvres.

    • foufouille foufouille 17 janvier 2016 17:21

      @baron
      "dans l’agriculture les

       paysans sont obligés de faire venir des espagnols, des portugais, mêmes des suds américains et mème des Chinois, on voit aussi de plus en plus de vieux dans les champs.« 
      les cultos payent à coup de lance pierres avec heures sup’ gratos. les ouvriers ont le dos foutu à 50 ans. c’est bien pour toi aussi.
       »Idem dans l’hotelerie ou l’on voit de plus en plus d’européens de l’est venir faire le boulot, parce que les gens d’ici ne postulent pas... "
      c’est 5€/h. c’est encore mieux pour toi et gosses.

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