vendredi 28 août - par ddacoudre

Le grand Oral ?

Grand oral devant le Medef : sept candidats, mais toujours la même boucle économique

Les entreprises demandent moins d’impôts, moins de cotisations et moins de normes. Mais puisque leurs coûts sont récupérés dans les prix, qui paiera réellement — et qui financera la vie lorsque les machines remplaceront les salariés ?

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Ce n’était pas un débat économique neutre. Le Medef avait choisi cinq thèmes correspondant à ses priorités : fiscalité des entreprises, réindustrialisation, dépenses publiques et dette, coût du travail, normes. Cinq chefs d’entreprise interrogeaient les sept candidats. Le Medef avait d’ailleurs annoncé vouloir placer les préoccupations de ses 65 872 dirigeants consultés « au cœur du débat présidentiel » : 83 % réclament moins de fiscalité et de « charges », 75 % moins de dépenses publiques et 75 % moins de normes. Consultation du Medef

Autrement dit, avant même que les candidats parlent, le cadre était fixé : l’entreprise était présentée comme celle qui paie, et non comme celle qui récupère ses coûts et ses prélèvements dans ses prix et son chiffre d’affaires, comme je l'expliquait dans mon article les hommes politique ne mentent pas. Bref un débat biaisé ;

Ce qu’a réellement proposé chaque candidat

Candidat

Propositions principales

Ce que cela signifie réellement

Gabriel Attal

Déficit inférieur à 3 % en 2032, équilibre en 2037, économies sur l’assurance-maladie, les arrêts maladie et le chômage, baisse des cotisations sur les salaires, retraite fondée sur la durée de cotisation, confiance dans l’IA pour augmenter les salaires

Il déplace une partie de la rémunération socialisée — santé, chômage, retraite — vers le salaire net immédiat. Le salarié peut recevoir davantage aujourd’hui, mais être moins protégé demain.

Édouard Philippe

Indemnisation du chômage ramenée à douze mois pour les moins de 50 ans, travail plus long, rapprochement du brut et du net, baisse de 50 milliards des impôts de production compensée par 50 milliards d’aides aux entreprises supprimées

Sa mesure fiscale est essentiellement une ventilation comptable : il enlève 50 milliards d’impôts et retire 50 milliards d’aides. Cela peut modifier les comportements, mais ne crée pas 50 milliards de richesse supplémentaire.

Bruno Retailleau

Baisse de 40 milliards des cotisations et impôts de production, exonération au-delà de la 36ᵉ heure, plafonnement des prestations sociales, sortie négociée des 35 heures, suppression de normes et du principe constitutionnel de précaution

C’est le programme le plus directement conforme aux attentes du Medef : travailler davantage, réduire la protection sociale et libérer l’employeur des règles collectives. Mais le financement manquant de la Sécurité sociale n’est pas expliqué.

Marine Le Pen

Plan annoncé de 125 milliards d’économies, remboursement de la dette, retraite à 60 ans pour ceux ayant commencé avant 20 ans, baisse d’impôts de production, préférence accordée aux entreprises françaises dans la commande publique, maintien conditionnel du pacte Dutreil

Elle cherche manifestement à rassurer le patronat. Mais son plan détaillé n’a pas été présenté : les 125 milliards restent donc une annonce invérifiable. Son programme économique apparaît désormais assez proche de la droite patronale, complété par le nationalisme et l’immigration.

Raphaël Glucksmann

Baisse de la CSG sur les salaires financée par les « mégahéritages », protection industrielle européenne, commande publique européenne réservée aux productions européennes, mesures contre la concurrence chinoise

C’est une social-démocratie industrielle et redistributive. Il veut mieux partager les revenus du capitalisme et protéger la production européenne, mais il ne modifie ni le salariat ni la propriété du capital.

Marine Tondelier

SMIC à 2 000 euros brut, aides aux TPE-PME, prêts à taux zéro pour la transition, fiscalité plus favorable aux PME, protectionnisme européen, maintien des normes environnementales

Elle a justement rappelé que le coût de l’énergie avait davantage augmenté que celui du travail. Mais augmenter le SMIC tout en indemnisant les entreprises reporte une partie du financement vers les impôts, la dette ou d’autres prélèvements.

Jean-Luc Mélenchon

Hausse du SMIC et des salaires, retour vers la retraite à 60 ans, annulation d’une partie de la dette détenue par la BCE, pôle public de financement, impôt sur les sociétés progressif, fiscalité différente pour les profits réinvestis et les dividendes

Il est le seul à avoir frontalement demandé au patronat : « Vous ne voulez plus rien payer, mais qui va payer ? » Il conteste donc le cadre du Medef. Cependant, ses solutions restent principalement fondées sur l’impôt, la dépense publique et la redistribution à l’intérieur de la même circulation monétaire.

Ces propositions et les principaux échanges sont rapportés dans les directs du Monde, de RTL et dans la synthèse de l’AFP.

Ce qui m’a le plus frappé

La phrase la plus révélatrice est probablement celle de Gabriel Attal : l’innovation et l’intelligence artificielle permettraient, à terme, une progression des salaires.

Mais par quel mécanisme ?

Une machine ou une intelligence artificielle peut augmenter la production tout en réduisant le nombre de salariés nécessaires. Si aucun nouveau droit économique n’est créé, le gain de productivité appartient d’abord au propriétaire de la machine. Rien ne garantit qu’il se transformera spontanément en hausse générale des salaires.

Attal suppose donc ce qu’il faudrait démontrer : que les gains technologiques descendront naturellement vers les salariés. Or toute l’histoire du capitalisme montre que cette redistribution dépend des rapports de force, des lois, des syndicats et des règles de financement.

Aucun candidat n’a posé les questions suivantes :

  • Si les machines remplacent des cotisants, comment financeront-elles la protection sociale ?

  • À qui appartiennent les gains de l’intelligence artificielle ?

  • Comment maintenir la consommation si le nombre d’emplois et la masse salariale diminuent ?

  • Pourquoi continuer à faire reposer la solvabilité de la population sur le seul salaire humain ?

  • Comment faire contribuer la production mécanique et numérique au financement de la vie ?

C’est pourtant là que se trouve le véritable problème des prochaines décennies.

Mélenchon a posé la bonne question, mais sans aller jusqu’au bout

Mélenchon a été le plus proche de MON interrogation lorsqu’il a demandé au Medef : « Vous ne voulez plus rien payer, mais qui va payer ? »

C'EST TOUT DE MÊME INQUIÉTANT DE LA PART DE DIRIGEANTS ÉCONOMIQUES, DE NIER AINSI QUE LES SALAIRES QU'IL AVANCENT ILS LES RECUPERENT MAJORE. (La boucle  : capital /salaire travail/production consommation/prix chiffres d'affaires/retour capital.

Il a également rappelé une chose élémentaire : si les salaires n’augmentent pas suffisamment, la consommation ralentit et les entreprises finissent elles-mêmes par manquer de clients.

Mais il continue de présenter les entreprises, les dividendes, les héritages et la finance comme des réserves dans lesquelles l’État pourrait trouver durablement de nouvelles ressources. Cette redistribution peut être nécessaire et juste, mais elle ne crée pas une source indépendante de financement.

L’argent prélevé puis redistribué revient ensuite dans la consommation, les prix et le chiffre d’affaires. La boucle continue :

capital → salaires → production → consommation → chiffre d’affaires → impôts et cotisations → dépenses publiques et sociales → nouvelle consommation → retour aux entreprises.

Mélenchon voit mieux que les autres la question de la répartition, mais il ne sort pas encore de cette boucle. Il ne propose ni la mesure énergétique de la production, ni la contribution directe des machines, ni l’abandon progressif de la dépendance salariale.

Les droites ont proposé de déplacer les coûts

Attal, Philippe et surtout Retailleau parlent de « rapprocher le brut du net », de réduire les « charges » et d’augmenter le temps de travail.

Pour le salarié, cela peut paraître séduisant : recevoir davantage sur son compte bancaire. Mais les cotisations ne disparaissent pas dans le néant. Elles financent la santé, les retraites, le chômage et les accidents du travail.

Si on les réduit, quatre possibilités demeurent :

  1. réduire les prestations ;

  2. reporter le financement sur l’impôt ou la TVA ;

  3. augmenter la dette ;

  4. demander aux personnes de payer individuellement leur santé, leur chômage et leur retraite.

C’est donc moins une suppression du coût qu’un déplacement du coût, du collectif vers l’individu.

Retailleau pousse cette logique le plus loin. Il veut supprimer les cotisations au-delà de la 36ᵉ heure tout en faisant travailler davantage. Il augmente ainsi le volume de travail sans alimenter proportionnellement la protection sociale. Il faudra donc nécessairement réduire celle-ci ou la financer autrement.

Le positionnement révélateur de Marine Le Pen

Marine Le Pen a accompli devant le Medef une opération de normalisation économique. Elle a promis de rembourser la dette, de réduire les impôts de production, de protéger les transmissions d’entreprises et de supprimer des taxes et des normes.

Sur le fond économique, elle ne menace donc plus sérieusement le pouvoir du capital. Elle cherche à démontrer qu’elle peut gérer le même système en y ajoutant la préférence nationale, la limitation de l’immigration et une commande publique orientée vers les entreprises françaises.

Cela confirme notre analyse précédente : l’extrême droite ne se distingue pas fondamentalement de la droite patronale par son modèle économique. Elle s’en distingue surtout par son nationalisme, son rapport aux étrangers, à l’identité et à l’autorité.

L’AFP rapporte d’ailleurs qu’elle a promis un plan de 125 milliards d’économies, mais que le détail ne sera présenté que plus tard. En l’état, il est impossible de dire quels services, quelles populations ou quels revenus en supporteront le coût. Synthèse AFP

Mon jugement général

Le débat a fait apparaître quatre variantes du même système :

  • Attal, Philippe et Retailleau veulent réduire les prélèvements et la protection sociale pour restaurer la rentabilité et la compétitivité.

  • Le Pen veut conserver cette orientation économique en la nationalisant et en y ajoutant l’immigration comme explication politique.

  • Glucksmann et Tondelier veulent mieux répartir les richesses, protéger les PME, l’industrie européenne et l’environnement.

  • Mélenchon veut renforcer les salaires, l’État et la redistribution en faisant davantage contribuer le capital et la finance.

Les différences sont réelles et elles auraient des conséquences importantes pour la population. Il serait faux de dire que tous proposent exactement la même politique.

Mais aucun ne remet complètement en cause le principe fondamental : le capital conserve les moyens de production, verse les revenus nécessaires à la consommation, puis récupère cette monnaie dans les prix et le chiffre d’affaires.

Aucun n’a demandé comment remplacer le salaire comme moyen principal d’accès à la vie lorsque la machine produit une part croissante de la richesse.

C’est pourquoi ton impression de médiocrité est justifiée, avec une nuance : les candidats n’ont pas seulement mal répondu ; on leur a posé des questions enfermées dans le cadre comptable du patronat. Le JT a ensuite réduit ces réponses à quelques affrontements sur l’immigration, la dette, l’assistanat et les petites phrases.

Le débat véritable aurait dû commencer par cette question :

Les entreprises demandent moins d’impôts, moins de cotisations et moins de normes. Mais puisque leurs dépenses et leurs prélèvements sont intégrés à leurs prix, qui les finance finalement, et comment financerons-nous la vie collective lorsque les machines remplaceront une part croissante des salariés ?

Personne n’y a répondu.

 



12 réactions


  • Octave Lebel Octave Lebel 28 août 11:56

    Depuis longtemps nous n’avons pas eu de campagne électorale aussi limpide quand aux enjeux économiques et aux rapports de force en présence. L’autre enjeu majeur étant dorénavant l’intervention à venir d’ un citoyen ayant les moyens institutionnels de se faire respecter et de pouvoir s’impliquer en étant correctement informé , indissociable de celui d’un pilotage de l’économie par le politique, fondé sur une planification au service en priorité de la satisfaction des besoins du plus grand nombre, de la responsabilité écologique et d’un positionnement international fondé sur la coopération, le respect et des échanges équilibrés seul avenir enviable d’une mondialisation déjà là.


  • Octave Lebel Octave Lebel 28 août 12:09

    Grâce aux universités du MEDF qui a eu la bonne idée d’organiser un débat ou plutôt une présentation de leur programme économique par les 7 candidats actuels .Cela avait le mérite de la clarté. D’un côté un candidat censé être le méchant et de l’autre 6 candidats qui exposent le contraire de ce qu’il propose en expliquant qu’’il s’agit de préserver le système actuel qu’ils vont déséquilibrer encore un peu plus au profit des mêmes. En se différenciant juste sur la manière de préserver leurs privilèges (au nom bien sûr du dynamisme économique, de la croissance, de la responsabilité évidemment et même de la justice sociale et de l’intérêt de la France). Cela nous rappelle le concours de « qui supprimera le plus de fonctionnaires » entre Fillon et Juppé gagné dans la vraie vie par Macron.

    Un discours rôdé depuis longtemps qui vise à ce que la majorité de nos concitoyens ne se rendent pas compte que toute la politique économique et sociale a basculé et consiste dorénavant à faire tourner le circuit économique au bénéfice d’une minorité devenue très gourmande et ayant mérité la distinction d’être appelée une oligarchie. Un ruissellement à l’envers où les plus grandes entreprises, en faisant le plus souvent un chantage à l’emploi, reçoivent des subventions sans cahier des charges conditionnels ni véritables bilans tout en bénéficiant d’ allègements d’impôts structurels, de niches fiscales et de taux de succession plus qu’avantageux .Nous amenant à avoir des services publics (le patrimoine de ceux qui n’en ont pas, la sécurité qui nous protège de la relégation et de la désocialisation, censés compenser aussi les inégalités de naissance et les mauvais coups du sort ) des services publics contraints de réduire leurs prestations tout en se trouvant en déficit au point de devoir recourir à un endettement sans fin pour les financer. Une dette qui rapporte des intérêts aux premiers cités qui nous prêtent le surplus grandissant d’argent épargné grâce aux dispositifs exposés plus haut. Tandis que nous le plus grand nombre, sommes invités à avoir le sens du sacrifice, à travailler plus tout en étant moins payés, invités à nous diviser pour savoir qui ne travaille pas assez ou qui ne travaille pas parmi nous en vivant à nos crochets paraît-il. Invités à être des citoyens lucides et responsables vis-à -vis de nos enfants parce que nous leur refilerions en douce une dette. Ce qui ne serait effectivement pas bien, nous en sommes tous d’accord.

    Il y a en réalité une véritable bataille culturelle et politique en cours. 500 français possèdent autant que 30 millions d’entre nous en bénéficiant d’un régime de séparatisme fiscal. 10 millions d’entre-nous vivent sous le seuil de la pauvreté sans compter ceux qui flirtent avec. 5 milliardaires dorénavant possèdent 80 % des médias sous toutes leurs formes. C’est le véritable pouvoir qui domine les 3 autres en s’imposant à eux grâce à une démocratie dévoyée. Ici nous avons le ridicule grotesque de candidats qui essaient encore de masquer comme ils peuvent qu’ils défendent en réalité ce séparatisme fiscal et le pouvoir que cela donne sur notre vie économique et sociale. Ce hold-up légal permanent au profit de nantis et supernantis prêts à tout ici et ailleurs .Dont l’hubris, la condescendance, le goût du lucre et de la rapine, la religion de la force, la volonté de puissance ne souffrent pas la contrariété. Agacés en plus par les mécontentements économiques et sociaux qu’ils provoquent dans notre vie collective en essayant de les imputer à des minorités qu’ils cherchent à stigmatiser pour mieux nous entretenir divisés à leur profit.Tout en nous entraînant vers une désolation écologique et le cycle des guerres servant régulièrement comme antidote à la remise en cause de leur domination et à la relance d’une croissance incontrôlée dopée par les destructions perpétrées.


    • Armelle Armelle 28 août 19:54

      @Octave Lebel

      Rhoooo là là Octave, vous n’en avez pas marre de réécrire sans cesse les même conneries au km ?

      Faites nous plutôt un article, exposant une bonne fois pour toutes vos idées, voytre programme pour une société harmonieuse, pleine d’empathie et de respect à l’égard de son prochain, mais cette fois sérieusment, enfin un truc qui marche quoi, un truc qui tienne debout !

      Tiens j’ai vu les exploits de vos grosses têtes lors de l’université de LFI... à mourrir de rire tant la bêtise s’y expose en reine !!!

      En revanche, essayez d’oublier votre « communisme 2.0 », les Français n’en veulent pas, il faut vous l’expliquer comment ? Décidément vous êtes bouché hein !!!

      Jsais pas mais...au vu du peu de retours positifs à vos logorrhées habituelles, je ne semblez pas être suivi par une foule non ? Et dans un tel contexte, un individu normalement constitué prendrait conscience que mettre fin à votre propagande juvénile, devient nécessaire , non ?


    • Octave Lebel Octave Lebel 28 août 22:01

      @Armelle

      La caricature à 2 sous comme aveu d’impuissance.Je compatis mais vous pourriez faire un effort.Tout cela est très sérieux.

      Sinon ici ambiance meeting mais questions et réponses de fond. Quelques éléments simples donc et très accessibles que vous n’entendrez pas pendant la campagne électorale et qu’il faut connaître absolument pour nourrir notre réflexion avant d’aller voter. La dette bien sûr. Le problème de l’UE est également traité sans faux-semblants ce qui est in dispensable dans le cadre d’une élection présidentielle, avec entre autres des informations inédites sur la dette grecque. Le thème de l’organisation des médias est débattu en profondeur avec beaucoup d’informations et de réflexions inédites aussi. Les questions du public, critiques, sont très instructives également. Vidéo à faire circuler donc généreusement pour que nous nous comprenions de mieux en mieux. Il n’y a pas de démocratie sans débat ni partage d’informations.Dans le respect si possible.

      → Grand entretien avec Matthieu Pigasse et Manuel Bompart #Amfis2026 (22/08/26-90 mn)

      https://www.youtube.com/watch?v=ZoRWhmtiWsc

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Matthieu_Pigasse


  • Rinbeau Rinbeau 28 août 18:00

    La question jamais posée.. Que pensez vous d’une banque de France nationalisée.. Prêtant à taux zéro.. Contrôlée par un collège de citoyens tirés au sort et renouvelable.. Afin d’orienter les investissements.. Et de faire des banques privées des succursales de celle ci pour les prêts aux particuliers à taux zéro également ?


  • Mustik E-Z 2027 28 août 18:06

    J’attends l’Analyse des propositions des candidats par des Économistes sérieux et apolitiques comme Philippe Dessertine...

    jusque là, wait & see => pas de temps à perdre


  • Juan Branco

    La France est en récession.

    L’INSEE a ajusté à 0,0% le taux de croissance pour éviter au gouvernement d’avoir à l’annoncer ce trimestre, et de supporter en débat budgétaire les conséquences financières que cela entraînera, notamment sur notre taux d’intérêt.

    L’objectif est de présenter un budget gonflé, avec l’accord tacite des forces politiques parlementaires, pour éviter la chute de Sébastien Lecornu et une nouvelle crise politique à neuf mois des élections.

    Le débat d’hier montrait qu’en complicité, tous les candidats du système à cette échéance, de Marine Le Pen à Jean Luc Mélenchon, sont prêts à se donner la main et la donner à Emmanuel Macron pour garder leur monopole sur cette élection et les législatives qui suivront.

    Les intérêts de la France sont nulle part dans cette équation.


  • Rinbeau Rinbeau 28 août 20:21

    Autre question.. Pourquoi ces candidats assis en face de nous.. Pourquoi ceux-là ? On ne nous a pas demandé notre avis puisque leur seule légitimité est un classement par sondages.. Tous les mêmes.. commandés et financés.. Par La caste Rothschild Epstein.. Vous savez.. Les assassins industriels des peuples et des enfants..

    Et vous écoutez encore les Barons voleurs ????

    Pauvre France..

     smiley


  • Rinbeau Rinbeau 28 août 20:24

    Réponse.. En bon Français qui se respecte.. On s’en fout bien sur !

     smiley


  • Fanny 28 août 22:09

    Impression bizarre, cette séance face au Medef (dont je n’ai lu que des commentaires). Hors sol, ignorant le monde, plongés dans leur toutouille locale.

    En particulier, leur ignorance (et aussi celle de l’article) que notre économie est importatrice/exportatrice. Nos bagnoles, que vont-elles devenir avec les chinoises ?

    Et que les guerres en cours, en particulier Ukraine et Iran, ne sont pas neutres au plan économique. Mais nos politiques sont tous plus ou moins alignés sur le mainstream au plan Internationel (sauf Mélenchon sur la Palestine), donc ils n’en causent pas. Nul.

    C’est pourtant l’international qui risque de se manifester douloureusement dans les 6 ans qui viennent, tant pour nous que pour le Medef. Sourds et aveugles ?


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