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Le “Guépard de Smolensk” est une hyène : Sergueï Lavrov et le mépris de la vérité - AgoraVox le média citoyen
jeudi 2 avril - par Giuseppe di Bella di Santa Sofia

Le “Guépard de Smolensk” est une hyène : Sergueï Lavrov et le mépris de la vérité

Derrière l’élégance surannée des costumes de Savile Row et la fumée d'une cigarette, se cache l’un des mécanismes les plus huilés de la désinformation contemporaine. Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie depuis 2004, n’est plus un diplomate : il est devenu l’architecte en chef d’une réalité alternative. Son passage récent, le 26 mars 2026, au micro de Léa Salamé sur France 2 n’était pas une simple interview, mais une performance clinique de “maskirovka” verbale, prolongée par une falsification grossière des services du Kremlin. Autopsie d’un homme dont la parole est une arme de destruction massive de la vérité.

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Le duel des plateaux : le rictus contre la relance

Le silence sur le plateau de France 2, en ce printemps 2026, était celui d’une morgue avant l’autopsie. Sergueï Lavrov s’est installé, massif, déplaçant l’air avec une lourdeur de cuirassé. Face à lui, Léa Salamé a ajusté ses fiches, le regard droit. Elle a posé la question que tout le monde attendait, celle qui déchire le protocole : “Monsieur le Ministre, comment dormez-vous la nuit alors que vos missiles frappent des maternités et que des milliers d’enfants sont arrachés à leur terre ?”.

 

L'interview du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, par Léa  Salamé hier soir dans le 20h de France 2, déclenche la colère de  spécialistes de géopolitique, qui l'ont jugée complaisante: "C'est

 

Lavrov n’a pas cillé. Il a fixé un point invisible derrière la journaliste, esquissant ce rictus qui n’est pas un sourire mais une cicatrice de mépris gravée par plus de vingt ans de pouvoir absolu. “Vous posez des questions de journaliste militante, pas de professionnelle de l’information”, a-t-il lâché d’une voix de basse, caverneuse, qui semble charrier les gravats de Marioupol. “La Russie ne frappe que des objectifs militaires. Le reste est une mise en scène macabre de vos services de renseignement”.

C’est là que le piège s’est refermé, non seulement devant les téléspectateurs français, mais sur la scène numérique mondiale. Car sitôt l'entretien terminé, le ministère russe des Affaires étrangères a poussé l’indécence jusqu’à publier sur ses plateformes officielles une version falsifiée de l’échange. Les services de Smolensk ont purement et simplement coupé les relances les plus incisives de Léa Salamé pour transformer un interrogatoire serré en un monologue victorieux à destination du public russe. Ce n’est plus de la diplomatie, c’est de la prestidigitation malveillante. Sur ce plateau, on n’a pas seulement assisté au viol de l’évidence, mais à la naissance d’un faux historique immédiat, orchestré par un homme qui a fait du déni sa seule patrie.

 

Du Sphinx de Manhattan au Guépard de Smolensk

Pour comprendre la métamorphose de cet homme, il faut disséquer ses deux identités. Il y a d’abord eu le “Sphinx de Manhattan”. Entre 1994 et 2004, Lavrov était le visage sophistiqué de la Russie à l’ONU. Admirablement polyglotte, amateur de scotch et de poésie de l’âge d’argent, il jouait de son impénétrabilité comme d’une armure. On le craignait autant qu’on l’admirait pour sa capacité à bloquer une résolution d’un simple haussement de sourcils. L'anecdote de la cigarette est restée célèbre : face à Kofi Annan qui tentait de lui faire respecter l'interdiction de fumer dans les couloirs du Palais des Nations, il rétorqua avec une morgue aristocratique que le Secrétaire général n’était qu’un “manager” dépourvu d'autorité sur les diplomates souverains.

 

4 Photos Of Sergei Lavrov Smoking

 

Mais ce Sphinx a laissé place au “Guépard de Smolensk”. Ce surnom, tiré de la place moscovite où trône l'imposant gratte-ciel stalinien de son ministère, illustre sa mutation en prédateur. Le Guépard ne cherche plus à convaincre par l’énigme, il bondit sur les faiblesses de l'adversaire avec une férocité froide. C’est à New York qu’il a appris l’art de couvrir diplomatiquement les premières ombres du règne de Vladimir Poutine, notamment lors de la seconde guerre de Tchétchénie, en martelant déjà que la Russie ne faisait que “lutter contre le terrorisme international”.

Ce passé est trouble car il est celui d’un homme qui a sciemment mis son intelligence au service du verrouillage de la vérité. Il a vu les dossiers sur l’assassinat de journalistes et l’élimination d’opposants, mais il a choisi la défense inconditionnelle de la raison d'État. Pour lui, la diplomatie occidentale est une naïveté qu’il s’est fait un devoir d’exploiter. Il a compris très tôt que l’on pouvait violer les chartes internationales pourvu que l’on garde un ton posé et un costume bien coupé. Son élégance n'était qu'un vernis destiné à anesthésier la vigilance de ses pairs.

 

Fichier:Vladimir Putin and Sergey Lavrov Kremlin 21 May 2015.jpg

 

La pathologie du faux : la “maskirovka” au service du mal

“La vérité ? Quelle vérité ?”. Cette interrogation semble habiter chaque silence de Lavrov. Pour lui, le monde n’est qu’un théâtre d’ombres où la sincérité est une faiblesse stratégique. Devant les caméras de France 2, il a maintenu en ce mois de mars 2026 la ligne officielle la plus radicale : la Russie “n’a pas envahi l’Ukraine” mais mène une “opération de libération” contre un régime “nazi”. C’est la “maskirovka” — la tromperie militaire — appliquée au langage. Il ne s’agit plus de mentir, mais de substituer une réalité à une autre jusqu’à ce que l’interlocuteur s’épuise.

Le déni atteint son paroxysme sur le dossier africain. Interrogé sur l’expansion de l’influence paramilitaire russe au Sahel et les exactions d’Africa Corps (ex-Wagner), Lavrov balaie les accusations avec une ironie mordante : “Ce sont des relations contractuelles privées entre États souverains”. Le mensonge est ici une arme d’usure. Il sait que les preuves existent, mais il mise sur la fatigue cognitive du public. Sa force réside dans son absence totale de honte. Il peut affirmer que la Russie “n’a jamais agressé personne” alors que ses blindés dévastent un État souverain.

Cette pathologie n'est pas le fruit du hasard. C'est un système de saturation du réel. Lavrov ne ment pas pour convaincre, mais pour souiller le concept même de vérité. Son but est que le spectateur, submergé par ses contre-vérités massives, finisse par se dire que “tout le monde ment”. C’est une victoire par défaut pour le Kremlin : si rien n'est vrai, alors tout est permis. Il porte sur la conscience le poids de milliers de vies sacrifiées et d’un ordre mondial brisé, tout cela pour le maintien d’une illusion impériale dont il est le grand prêtre désabusé.

 

La furie du Kremlin : Maria Zakharova ou l’esthétique du fiel

Si Lavrov est le cerveau de cette architecture, il possède une voix pour en diffuser le venin le plus pur : Maria Zakharova. Nommée à la direction de l’information en 2015, elle incarne la rupture brutale avec les usages diplomatiques. Là où son mentor conserve encore parfois les formes, Zakharova les piétine avec une jouissance ostensible. Sur Telegram ou lors de ses points presse hebdomadaires, elle déverse un mélange de fiel patriotique et d’insultes personnelles, traitant les dirigeants européens de “marionnettes” ou de “complices du nazisme”.

 

File:Maria Zakharova (2022-10-05).jpg

 

C’est elle, ou ses services, qui ont orchestré le montage scandaleux de l’interview de France 2 pour la consommation intérieure russe, quelques heures seulement après sa diffusion en mars 2026. Leur duo est une mécanique de précision : à Lavrov les menaces stratégiques et la morgue aristocratique ; à Zakharova l’invective de caniveau et le trollisme d’État. Elle est la femme qui l’épaule dans cette dégradation morale de la parole publique russe.

Elle incarne cette nouvelle Russie qui ne cherche plus à être aimée, ni même respectée, mais seulement à être crainte. Son style, c’est l’invective de comptoir élevée au rang de stratégie de puissance. Elle est le miroir déformant de Lavrov : elle montre ce que le diplomate est devenu derrière son costume de Savile Row : un homme qui a laissé les clefs de la maison Russie à la violence verbale. Ensemble, ils forment ce couple infernal qui a fini par convaincre le peuple russe que le monde entier était son ennemi, justifiant ainsi les pires atrocités au nom d'une paranoïa d'État savamment entretenue.

 

Le crépuscule d’un dinosaure : le poids des fantômes

Aujourd’hui, à soixante-seize ans, le masque de marbre de l'indéboulonnable ministre semble enfin se fissurer. Sous les projecteurs crus du studio, on devine la lassitude de l’homme qui vit en autarcie mentale. Lavrov sait qu’il a brûlé ses vaisseaux. Lui qui aimait tant les sommets internationaux est désormais réduit à l’errance diplomatique dans les zones d'influence restreintes, mendiant l'attention de régimes parias, de Téhéran à Pyongyang.

Lors de l’entretien, à la question finale de Léa Salamé sur son héritage et sur l’image qu’il laissera dans l’Histoire, un silence de plomb s’est installé. Lavrov a détourné le regard, rangeant ses dossiers avec une lenteur de vieillard au bout du rouleau. Il sait que l’Histoire ne retiendra pas le négociateur des accords multilatéraux des années 1990, mais le visage d’un homme qui a sacrifié son honneur pour devenir le bouclier sémantique d’une guerre d’agression.

La hyène finit toujours par se nourrir de ses propres illusions avant de s’étouffer. Sergueï Lavrov est le visage tragique d’une Russie qui a renoncé à la parole humaine pour ne plus que hurler ses propres délires au visage du monde. Sa solitude est celle du vice parvenu à son terme. Il sait que derrière lui, il ne laissera qu’un champ de ruines fumantes et une diplomatie russe déshonorée pour les décennies à venir. Le paravent est tombé, et derrière le marbre de la place de Smolensk, il ne reste que le vide sidérant d’une âme qui a fait de la vérité sa principale ennemie.

 

"Tenez, Monsieur, vous n'êtes que de la merde dans un bas de soie !"

 

Napoléon Ier à Talleyrand, 28 janvier 1809.

 

 

 

Références & bibliographie

Archives officielles & dossiers déclassifiés

  • The National Archives (Kew, UK) & Quai d’Orsay : Notes diplomatiques sur les sommets de Minsk et les échanges Lavrov-Fabius (2014-2022).

  • Archives de l’ONU (New York) : Procès-verbaux des séances du Conseil de Sécurité (Période 1994-2004, ère Lavrov).

  • Rapports de l’OSCE et de l’ONU : Enquêtes sur les violations des droits de l’homme et la déportation d'enfants en Ukraine (2022-2026).

Ouvrages de référence

  • Mark Galeotti, “We Need to Talk About Putin”, Ebury Press, 2019. (Analyse des cercles de pouvoir et de la psychologie des exécuteurs).

  • Bobo Lo, “Russia and the New World Disorder”, Brookings Institution Press, 2015. (Évolution de la pensée stratégique de Lavrov).

  • Michel Eltchaninoff, “Dans la tête de Vladimir Poutine”, Actes Sud, 2022.

  • Hélène Carrère d’Encausse, “La Russie entre deux mondes”, Fayard.

Sources médiatiques & transcriptions

  • Franceinfo, “L'interview de Sergueï Lavrov par Léa Salamé a été falsifiée sur la chaîne YouTube du ministère russe”, reportage et analyse technique, mars 2026.

  • France 2, Émission “L’Événement” : Entretien Sergeï Lavrov / Léa Salamé, transcription intégrale et analyse de la confrontation, mars 2026.

  • Dossiers d’enquête : “The Zakharova Method”, analyse de la communication de crise et du trollisme d'État du Kremlin (2026).

  • Dossiers d’enquête : “Africa Corps : l'héritage de Wagner”, rapport d’investigation sur les structures liées au MID (2025).



93 réactions


  • Julian Dalrimple-sikes Julian Dalrimple-sikes 2 avril 17:47

    Alors on a la défaite hargneuse...


  • sylvain sylvain 2 avril 17:56

    On l’aura pas attendu pour savoir que dans ce milieu « tout le monde ment ». Mais c’est pas inutile de le rappeler, sur AV on en a encore qui se disent que la russie se bat pour la paix, contre l’imperialisme... et toutes ces fadaises.


    • @sylvain

      Je vous rejoins tout à fait : le mensonge est malheureusement une monnaie courante dans les hautes sphères de la puissance. Cependant, comme vous le soulignez très justement, il est essentiel de continuer à documenter ces mécanismes.

      Sur une plateforme comme AgoraVox, où circulent parfois des visions très romancées, voire franchement naïves, de la géopolitique du Kremlin, rappeler la réalité des faits n’est jamais superflu. Entre la rhétorique de “lutte contre l’impérialisme” et la brutalité des méthodes employées, il y a un gouffre que beaucoup refusent encore de voir.

      C’est précisément pour offrir des outils d’analyse face à ces “fadaises” que j’ai pris le temps de décortiquer cet entretien, entre autres.


  • Gégène Gégène 2 avril 18:15

    Sergueï Lavrov s’est installé, massif, déplaçant l’air avec une lourdeur de cuirassé.

    C’est vrai que le bonhomme a le cuirassé épais . . .


  • Christophe Cros Houplon Christophe Cros Houplon 2 avril 18:28

    Splendide article, et quel style ! 


    • Bonsoir @Christophe Cros Houplon,

      Merci pour votre commentaire ! Recevoir un tel compliment de la part d’un auteur dont j’apprécie tout particulièrement la plume est un véritable plaisir.

      Je tenais d’ailleurs à vous dire que je suis un lecteur attentif de vos articles. Au-delà de votre style, c’est la grande variété des thématiques que vous abordez qui me séduit à chaque fois ; cette capacité à se renouveler et à explorer des horizons si différents est une force rare sur notre plateforme.


    • Christophe Cros Houplon Christophe Cros Houplon 3 avril 17:16

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Bonsoir Giuseppe,

      Vraiment merci. Vos mots me touchent d’autant que je suis également un assidu de vos articles que je classe au sommet de ce que je lis ici. Votre article sur Lavrov m’a d’ailleurs inspiré un article sur Douguine. Bien à vous.


    • vaietsev1 4 avril 10:37

      @Christophe Cros Houplon
      Et l’avez vous lu ou voulez vous que je m’y colle ,ça vous fera ça de plus les vampires de ceux qui déblatèrent et ose parler de la france comme « Notre pays ». Quel culot . Il a fallut qu’un inutile un beau matin sur le tard pour qu’en date du 03/04/2026 à TF1 ces journalistres ose le dire .C’est pratique la france en tout points ne serait ce que pour les artistes musiciens ou leur son et musique à jamais été tant écoutés en « Votre pays »et celui concernée sais pourquoi ceci dis si vous pouvez vous enrichir à votre tour sauf avec vos sales gueules et votre haine d’accord .
      Christophe croupion sosie et copie d’un des chanteurs agriculteurs bodet de ’n’oubliez pas les paroles ". 


    • Christophe Cros Houplon Christophe Cros Houplon 4 avril 16:42

      @vaietsev1

      Vous avez appris à écrire où, vous ? Je ne parle même pas du fond (imbitable) mais de la forme : l’orthographe, la syntaxe, la ponctuation. Bref ce qu’on apprend dans les toutes premières années à l’école. #bescherelletamere


    • vaietsev1 6 avril 09:57

      @Christophe Cros Houplon
      Je fais partie de ces petits nouveaux à qui c’est le tour .Vous comprenez bien que j’ai beaucoup à apprendre avant d’en arriver à ce que vous me demandez . Ps : Vous auriez pas regardé un vieille épisode de New York section criminelle avec l’actrice du fim Rizzoli and isles . Je vous dis ça car votre discours est comme qui dirait celui de la justice. 


  • alinea alinea 2 avril 18:47

    C’est une plaisanterie ? Soignez votre complexe de supériorité et vous verrez le monde plus large. Votre jugement signe votre infamie ! Léa Salamé ?! c’est une blague !!! une pétasse face au ministre le plus important du pays le plus grand du monde !! qui a su sortir des ordures laissées par l"occident qui était venu le dépouiller... on ne pourra que rêver avoir ce genre de politiques quand nous sortirons exsangues du passage des pervers occidentaux !


    • @alinea

      Dites-moi, vous avez terminé votre crise de nerfs ou faut-il vous apporter un verre d’eau ?

      Apparemment, vous confondez l’espace de commentaires d’AgoraVox avec une arrière-salle de taverne ou un forum de propagande bas de gamme. Que les choses soient claires : on n’est pas ici à “la fête du slip”. L’injure sexiste et l’invective baveuse ne constituent pas un argumentaire, elles signent simplement votre incapacité à articuler une pensée cohérente.

      Libre à vous d’éprouver une dévotion quasi religieuse pour un ministre étranger, mais votre fanatisme ne vous autorise pas à piétiner les règles élémentaires de la vie en communauté. Si l’analyse des faits — à savoir une interview et sa falsification documentaire — vous provoque de telles éruptions cutanées, je ne peux que vous suggérer de retourner à vos lectures de Telegram, où l’insulte semble être le seul mode de communication autorisé.

      Ici, on débat avec des faits et de la tenue. Si l’exercice est trop relevé pour vous, la porte est grande ouverte.


  • juluch juluch 2 avril 21:39

    Dans le monde diplomatique tous le monde ment.

    On dis blanc et on fait noir....

    je ne voyais pas l’intérêt d’inviter quelqu’un dont on connait la ligne inflexible du Kremlin...

    Il suit une stratégie qui date de Staline...

    le mensonge officiel pour déstabiliser.

    Le père Trump en a fait sa fonction officielle.


    • Eric F Eric F 3 avril 09:31

      @juluch
      En effet en « communication de guerre » tout le monde ment et en tout cas présente les faits sur un angle partial. Dans le cas évoqué, c’était vrai des deux côtés du micro.

      Un ministre qui défend le point de vue de son pays ne devrait pas surprendre, ce qui surprend davantage c’est lorsque nos dirigeants défendent des causes qui ne sont pas de l’intérêt de notre pays (par exemple concernant les énergies, l’interdiction de forage, les crédits carbone, le boycott du fournisseur le plus proche géographiquement..). 


    • Bonjour @juluch,

      Vous soulevez un point essentiel sur l’utilité même de ce genre d’exercice. On peut effectivement se demander pourquoi accorder du temps d’antenne à une parole dont on sait d’avance qu’elle sera verrouillée, inflexible et calquée sur les vieux manuels de la « Pravda » stalinienne. L’intérêt ne réside pas dans ce qu’il dit — puisque le mensonge est, comme vous le soulignez, sa fonction officielle — mais dans la mise en lumière du procédé de déstabilisation en lui-même.

      C’est là que la comparaison avec Trump est frappante : on n’est plus dans la diplomatie classique où l’on cache une partie de la vérité, on est dans la création pure et simple d’une réalité alternative. Le but n’est pas de convaincre, mais de saturer l’espace pour que plus rien ne semble solide. C’est une vieille recette, certes, mais qui trouve un écho redoutable avec les outils numériques d’aujourd’hui.


    • Bonjour @juluch,

      Vous soulevez un point essentiel sur l’utilité même de ce genre d’exercice. On peut effectivement se demander pourquoi accorder du temps d’antenne à une parole dont on sait d’avance qu’elle sera verrouillée, inflexible et calquée sur les vieux manuels de la « pravda » stalinienne. L’intérêt ne réside pas dans ce qu’il dit — puisque le mensonge est, comme vous le soulignez, sa fonction officielle — mais dans la mise en lumière du procédé de déstabilisation en lui-même.

      C’est là que la comparaison avec Trump est frappante : on n’est plus dans la diplomatie classique où l’on cache une partie de la vérité, on est dans la création pure et simple d’une réalité alternative. Le but n’est pas de convaincre, mais de saturer l’espace pour que plus rien ne semble solide. C’est une vieille recette, certes, mais qui trouve un écho redoutable avec les outils numériques d’aujourd’hui.


    • vaietsev1 4 avril 10:42

      @juluch
      Et sur Agoravox entre gens de bonne compagnie que vous êtes vous dites des vérités vous dénoncer . Pourquoi un résumé lors d’un « colloque » sur france 2 ou NOTRE président de NOTRE pays se serait trouvé à entendre ces amies de bonnes compagnies du site agoravox et en finalité rien n’en est sorti ,Macron est reparti faire du ski dans les Alpes .


  • mursili mursili 2 avril 23:24

    À l’occasion d’une conférence en Turquie en 2024, Lavrov est interrogé à l’improviste dans un couloir sur l’intention de Macron d’envoyer des troupes en Ukraine. Sa réponse est courte mais amusante :

    https://www.youtube.com/shorts/bejVDH1KFA4?feature=share


    • Bonjour @mursili,

      Je vous remercie pour ce partage ! Cette séquence est en effet très révélatrice. Ce rire sardonique, presque méprisant, en réponse à une question sur l’envoi de troupes en Ukraine, est la signature même du “Guépard de Smolensk”.

      Plutôt que d’argumenter, il choisit de tourner la menace en dérision, une manière de signifier que, pour lui, la parole de la France est insignifiante. C’est tout l’art de Lavrov : utiliser le silence ou le rire pour asseoir sa prétendue supériorité et humilier son interlocuteur sans dire un mot. Ce court passage résume à lui seul le personnage que j’ai tenté d’analyser : un homme qui a remplacé la diplomatie par le sarcasme.


    • Doume65 3 avril 18:17

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia
      Je dois aussi être le diable incarné car dès que j’entends les fanfaronnades (souvent ridicules) de Macron, je me marre. En dehors de ça, Macron me fait pleurer.


    • mursili mursili 3 avril 18:44

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Bonjour @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Cette séquence est très anecdotique et je suppose qu’on doit pouvoir trouver sur le web des interviews plus substantielles de Lavrov dans lesquelles il aborde le sujet. Dans mon souvenir la proposition de Macron qui doit dater de février 2024 n’avait pas été bien accueillie par les partenaires de la France dans l’OTAN.
      Je trouve pour ma part le petit ricanement de Lavrov très contagieux mais cela tient sûrement au fait que j’ai peu d’estime pour Macron et son action politique.
      Il y a un an Lavrov répondait à Moscou aux questions de trois Américains, de ceux que vous qualifieriez de « poutinolâtres » (d’anciens invités réguliers de Russia Today) dont le juge Andrew Napolitano et l’ancien analyste de la CIA Larry Johnson. Dans cette interview Lavrov aborde des questions sociétales qui vous tiennent à cœur telles que l’influence du LGBTisme dans la société américaine et la division entre conservateurs et progressistes.
      Ce n’est évidemment pas avec l’intention de vous faire aimer Lavrov que je vous donne ce lien, mais simplement parce que j’ai plaisir à contribuer à mon tout petit niveau à faire circuler l’information. 
      https://youtu.be/nNJOUy_luDM


    • vaietsev1 4 avril 10:53

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia
      iL parait que Lavrov lors de la traduction à une question il à retirée son oreillette et dis ce qu’il avais à dire sur ce francocide assumez en france à l’égard d’un citoyen qui ne serait pas prêt de mourir ,tout ça pourquoi ? Pour que la france soit le centre de l’univers sans comptée pays ou il ne reste que des personnel politique coté peuple alors des crevures et ordures politiques à qui ils resemblaient en tout points . Bonne bourre ceci dis amusez vous les bien toute ces baudruches dont parlait un artiste français reconnu et sur sont texte « On n’y pouvait rien ». Ceci dis avec votre francocide qui s’étend sur toute la planète ? Pourquoi s’embarassez des inutiles hein !!! Otez moi d’un doute vous ne l’étiez pas vous aussi inutile ? Je dis ça car plu que de clamer haut et fort que celui fais Roi depuis l’ère Chirac il veut votre mort ,vous savez comme tant de privilèges que le système était ce qu’il était mais tout le monde était touchée pour info !!Applaudissez vous criminelles,assassins et meurtriers de cette planète bleu foutre ......devenu.
      Ps : Pourquoi t’es là toi ? Que voulez vous ? Que voulez vous je vous prie ? Que voulez vous c’est comme ça.....enfin quoi bon dieu dois je rajouter !!!!!
      C’est mon côté pratique comme le dis votre Gilles Bouleau !!


  • ETTORE ETTORE 2 avril 23:52

    Il faut reconnaitre une certaine dichotomie dans cette affaire..

    Un type comme Lavrov, interwiewé par une « simple journaliste »«  »....Désolé, mais le poids du monstre, était trop lourd à relever,

    Et je crois que « le circus spectacle » voulu par Salamé, tenait plus de l’exhibition de la femme à barbe, que d’une réelle volonté d’obtenir un semblant de vérité.

    Et cela Lavrov, le savait à l’avance !

    Les questions, étaient préparées, et l’éventail des réparties, que Lavrov maîtrise à la perfection, l’étaient tout autant.

    Cette émission, est une nulité existentielle.

    Le poids des deux challenger, n’était pas en concordance de leur affrontement.

    L’une était lestée de sa ceinture journalistique, et de sa volonté d’aura, d’avoir sur le tapis, des questions d’affrontement, un partenaire qui la tirerait par le haut du ring.

    L’autre avait la force tranquille, de la certitude en accusations, auxquelles, il devrait faire face ! Mais juste faire face....

    Car pour lui, ce que nous appelons « manipulations » n’est qu’un jeu, un soufflet qu’il gonfle et degonfle à ses envies, sans jamais être mis dans les cordes.

    Encore heureux, qu’ils ne soit pas allé jouer, dans le parc de la mufflerie, à s’engager dans une voie de communication, qui aurait pu mettre à poil, Salamé, restée sans piper mot.

    Si on veut vraiment comprendre, le jeu.....

    Il serait de bon ton que Salamé, interroge sur un plateau, un certain Trump, et je suis pratiquement sûr, que l’interwiew, se passeras, sous des ospices plus incertains, quant à la politesse des réponses induites.


    • vaietsev1 4 avril 10:59

      @ETTORE
      Le poids des deux challenger, n’était pas en concordance de leur affrontement.

      Ceci dis des gonzesses dans le jt de france 2 pour ceux qui sont partout,on sais pourquoi hein .Votre Anne sophie LAPIX j’ai pas retrouvé celle qui aurai mis une branlée à Marine le pen.

      Cette émission, est une nulité existentielle.

      Vous vous êtes bien amusée et bien servi ac vos ploucs français assez riches avant de tout changer et critiquer la chaine qui vous a nourri et vous vous enrichissiez pour ne nous laissez que les miettes ?!!!Je vous parle de B. CANTAT et Evelyne THOMAS premier dépucelage à l’arrivée d’une erreur parmi les grosses sacoches façon Louis XVI ?


  • Christophe 3 avril 09:22

    C’est le travail de tout politique que d’user de mensonge pour noyer ce que vous nommez vérité.

    Mais d’ailleurs de quelle vérité parlez-vous ? Celle issue des mensonges des états occidentaux ? Parce que pour la vérité nous en sommes tout autant éloigné.

    Existe-t-il si ce n’est qu’une seule vérité lorsque des faits (seul point tangible soumis à une valeur de vérité) sont interprétés ?


    • Eric F Eric F 3 avril 09:36

      @Christophe
      Un projectile tombe sur une école ou une maternité et fait des victimes : intention délibérée, erreur de définition de cible, projectile égaré ? Le fait est le même, la présentation du fait diffère. 
      La présentation par nos média sera différente selon la provenance et la destination du projectile. 


    • Christophe 3 avril 16:31

      @Eric F

      En effet, c’est ce qui est dérangeant dès lors que nous usons de la terminologie « vérité » pour décrire l’interprétation d’une situation.

      Une personne objective n’use pas de cette terminologie sachant qu’elle est faussée, personne ne détient une vérité mais chacun détient son interprétation d’un fait qui est une réalité tangible.

      Ce qui ne signifie pas que notre auteur a tort lorsqu’il exprime les mensonges du politique russe mais quand on sait que c’est dans la fonction même des politiques, de tous les politiques, c’est disons ... enfoncer des portes ouvertes.


    • @Christophe

      Ne nous enfermons pas dans un relativisme commode qui consisterait à dire que, puisque tout est « interprétation », alors plus rien n’est vrai.

      Certes, la diplomatie n’est pas le royaume de la candeur et j’en sais quelque chose. Mais il existe une frontière étanche entre la défense d’intérêts divergents et la négation d’évidences matérielles. Lorsque l’on bombarde une infrastructure civile et qu’on affirme le lendemain, les yeux dans les yeux, que rien ne s’est passé, on ne « politise » pas : on détruit l’outil même de la communication humaine.

      La « vérité » dont je parle ici n’est pas une opinion, c’est le respect des faits tangibles. Falsifier le montage d’une interview pour faire dire à une journaliste le contraire de ce qu’elle a déclaré n’est pas une « interprétation », c’est une fraude documentaire. En voulant tout mettre sur le même plan, vous donnez un blanc-seing à ceux qui ont fait du mensonge industriel une arme de guerre. L’Histoire, heureusement, finit toujours par faire le tri entre le récit et la réalité des décombres.


    • Christophe 3 avril 18:01

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      En effet, l’histoire a cette vertu de finir par fournir la bonne perception du moment, si bien sûr elle n’est pas falsifiée et mal interprétée au sens où l’interprétation doit rester dans la temporalité du moment et non sur la base des valeurs d’aujourd’hui.

      Bombarder une infrastructure civile est de toutes les guerres, et cela ne nécessite même pas d’être relevé, surtout pas par nos médias qui taisent ces faits quand ils sont perpétrés par nos troupes et c’est bien plus fréquent que les autres pays d’ailleurs.

      Il est souvent très difficile dans une guerre de distinguer les infrastructures civiles et les militaires. L’usage de bâtiments civils par les militaires est très courant dans les conflits l’histoire regorge de ces faits quand on analyse les batailles dans le détaille, et le témoignage de ma belle-sœur lorsqu’elle était à Mariupol pendant l’offensive russe est assez parlante ; quand on utilise un bâtiment civil pour tirer sur l’adversaire, le bâtiment civil devient bâtiment militaire, cible légitime de l’adversaire, et cela dans les règles de la guerre.

      La difficulté qui se pose, comme vous le signalez, c’est si une différence existe entre deux enregistrement, la question qu’il faut se poser c’est lequel a été falsifié, voir peut-être même que les deux l’ont été. Etes-vous certain de disposer de l’enregistrement d’origine ?


    • Christophe 3 avril 18:08

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Que penser alors du ciblage américain sur les écoles ?

      Sauf si l’ONU raconte des âneries bien sûr ... Relayant des données du Croissant-Rouge iranien, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH) note que plus de 65 écoles ont été endommagées ou détruites depuis le début de ce conflit au Moyen-Orient.

      S’il s’avère que c’est le cas, il ne souffre aucun doute que le ciblage des écoles est volontaire, le principe des dégâts collatéraux est largement dépassé.


    • Christophe 3 avril 18:23

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Donnons un exemple récent historiquement documenté : le massacre de Racak.

      Prenons l’acte d’accusation de Milosevic au Tribunal Pénal International :
      Tôt dans la matinée, le village de Racak (municipalité de Stimlje/Shtime) est attaqué par les forces de la République fédérale de Yougoslavie et Serbie. Après un bombardement d’artillerie par des unités de l’Armée de Yougoslavie, la police serbe entre dans le village plus tard dans la matinée et commence une fouille de celui-ci maison par maison. Les villageois qui tentent de fuir la police serbe sont abattus dans le village. Un groupe de 25 hommes tente de se cacher dans un bâtiment mais est découvert par la police serbe. Ils sont battus et ensuite emmenés dans une colline proche, où les policiers ouvrent le feu et les tuent. En tout, les forces de la République fédérale de Yougoslavie et Serbie ont tué environ 45 Albanais du Kosovo à l’intérieur et autour de Racak.

      Maintenant remontons l’histoire :
      Cependant, Helena Ranta (responsable médicolégale de l’enquête sur Racak) déclare plus tard avoir été soumise à des pressions par son propre gouvernement (la Finlande) et par William Walker (diplomate américain) pour déclarer que Račak est effectivement un massacre de civils et un crime contre l’humanité. Ainsi, dans une biographie publiée en Finlande elle écrira :
      Walker voulait que je déclare que les Serbes étaient derrière [le massacre de Račak] afin que la guerre puisse commencer ... Il semblerait bien pourtant qu’il n’y ait jamais eu de massacre à Račak. Le 15 janvier, lorsqu’elles donnèrent l’assaut de cette place forte de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) et d’autres du même genre, comme Belince, Malpoljce ou Petrovo, les forces serbes étaient accompagnées non seulement d’observateurs invités de l’OSCE, mais aussi d’une équipe de télévision qui filma le déroulement de l’action du début à la fin. De nombreux accrochages eurent lieu ce jour-là entre Serbes et les combattants de l’UCK, la plupart du temps hors des agglomérations, dans les bois environnants. Les forces serbes se replièrent ensuite hors de la zone de combat bien avant le coucher du soleil. Un peu plus tard, le même jour, le journaliste français Christophe Châtelet arriva à Račak où il rencontra les observateurs de l’OSCE. Aucun d’entre eux ne rapporta le moindre incident pouvant ressembler à un massacre. Mais le lendemain matin, après que l’UCK eut repris position à Račak pendant la nuit, 22 corps furent découverts dans un fossé aux abords du village, et au moins 18 de plus en différents endroits dans le village même. Pourquoi les Serbes n’avaient-ils pas fait retirer ou enterrer les corps la veille, alors qu’ils étaient encore sur le terrain, en opération ? Pourquoi les observateurs de l’OSCE et l’équipe de télévision n’ont-ils pas rapporté de tels faits ? Personne n’a jamais réellement fait la lumière là-dessus et les membres de l’OSCE n’ont jamais été autorisés à aborder le sujet en public.

      Donc avant de se positionner, même sur des massacres annoncés, il faut rester prudent. Il n’existe qu’une seule certitude durant un conflit, la première et plus grande victime est la vérité. Vous comprendrez que je sois surpris que vous érigiez la vérité comme une chose immuable dans un conflit en cours.


  • Julian Dalrimple-sikes Julian Dalrimple-sikes 3 avril 10:04

    Alors gdbdss serait en fait cch ?

    certes sans importance.


  • Gisyl 3 avril 10:44

    Il y a autant de victimes civiles russes que de victimes civiles ukrainiennes depuis 2014. Je pense même qu’il y en a davantage sauf qu’elles n’auront pas l’honneur d’un commentaire de Léa Salamé.

    Donc votre croyance religieuse à un camp du bien et de la raison face au camp du mal et de la déraison incarné par vos figures de détestation reflète votre idéologie sectaire. L’Histoire n’a jamais été aussi simple et manichéenne et ceux qui pensent le contraire se font justement les fourriers des catastrophes humanitaires qu’ils dénoncent.

    Il faut vous faire soigner. 

    C’est urgent.


    • Eric F Eric F 3 avril 13:22

      @Gisyl
      Selon l’ONU le nombre de morts civils côté Ukrainien est de 10 000 en 4 ans de guerre, il y en a 5 fois plus à Gaza pour une population 20 fois moindre.


    • @Gisyl

      C’est charmant. Après le cours d’Histoire révisionniste, voilà que vous vous improvisez interne en psychiatrie. On n’arrête plus le progrès sur les sections commentaires d’AgoraVox !

      Plutôt que de me prescrire des soins urgents, je vous suggère une cure de lecture intensive, en commençant par les rapports documentés de l’ONU et de l’OSCE sur les victimes civiles depuis 2014. Inventer une équivalence statistique entre l’agresseur et l’agressé n’est pas une “analyse complexe”, c’est une insulte à l’intelligence et, surtout, à la réalité des faits.

      Quant à mon prétendu “manichéisme”, il consiste simplement à distinguer celui qui bombarde des centrales électriques de celui qui tente de garder la lumière allumée. Si cette nuance vous échappe au nom de votre lutte contre le “camp du bien”, c’est peut-être que votre boussole morale est restée bloquée à l’heure du Kremlin.

      Gardez vos diagnostics pour vos proches et vos certitudes pour vos cercles d’initiés. Ici, on traite de géopolitique, pas de délires victimaires destinés à justifier l’injustifiable.

      La séance est levée.


    • @Eric F

      Rappeler ces chiffres ne change rien à la nature de l’agression russe ni aux crimes documentés sur le terrain. L’horreur ne se mesure pas au ratio, et l’existence d’un drame ailleurs n’a jamais servi d’absolution pour les exactions commises ici.


    • Christophe 3 avril 16:38

      @Eric F

      Et en Iran les USA ont fait plus de victimes civiles en 2 semaines que les russes en 1 année en Ukraine mais l’auteur de ce papier taira systématiquement ce genre de tueries puisque le bien tuant le mal est tout à fait légitime dans son approche de la vérité. En fait sa russophobie est de plus évidente mais cela n’est pas dans sa vérité absolue. smiley


    • Christophe 3 avril 16:40

      @Eric F

      D’ailleurs il est assez ridicule d’user de désinformation pour critiquer la désinformation d’autrui, mais cela est une belle pirouette de l’auteur.


    • @Christophe

      Votre tentative de diversion est aussi grossière que vos chiffres. Outre le fait que votre comparaison historique est factuellement fantaisiste, elle illustre surtout une incapacité chronique à rester sur le sujet traité : l’entretien de Sergeï Lavrov sur France 2 en mars 2026.

      Invoquer les erreurs ou les crimes d’autrui pour absoudre une agression caractérisée au présent n’est pas de la « recherche de vérité », c’est du sophisme de bas étage. Quant au refrain paresseux sur la « russophobie », il sert de paravent commode pour éviter d’affronter une réalité dérangeante : on peut aimer la culture et le peuple russes tout en dénonçant les méthodes de falsification industrielle de ses dirigeants actuels.

      Si votre seule défense face à la manipulation documentaire de Lavrov consiste à pointer du doigt le voisin, c’est que vous n’avez plus aucun argument sur le fond. La « vérité absolue » ne consiste pas à tout mélanger, mais à appeler un chat un chat, et un menteur un menteur.


    • Christophe 3 avril 17:50

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Quand on revendique détenir un vérité absolue on évite d’émettre la moindre critique envers autrui. La bassesse de cette croyance est suffisante pour savoir de quel niveau d’égout remonte la critique.


    • Eric F Eric F 3 avril 18:08

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia
      Il n’est pas question d’absoudre, mais il faut situer l’attaque russe dans le processus ayant conduit au conflit, et par ailleurs considérer s’il s’agit d’une opération militaire de destruction -comme celle contre l’Iran qui est officiellement menacé d’être renvoyé à l’age de pierre, ou contre Gaza réduit en champ de ruines-, ou de prise de contrôle territorial -ce qui est de facto le cas par la Russie en Ukraine-.

      Une guerre est par nature criminelle, les relations internationales doivent veiller à éviter de créer toute situation qui peut y conduire, provocation, déstabilisation, etc. et préférer la concertation et négociation, comme par exemple il avait été procédé en 2015 avec l’Iran par les 5+1 puissances, malencontreusement sabordé par Trump en 2018.


    • Goldo Du Goldo Du 3 avril 18:14

      @Gisyl
      Un camp de la raison ?
      Pourquoi aller jusque là ?
      Il y a un camp de la saloperie fasciste. Et depuis 2014, il n’est pas en Ukraine.
      Si tu ne le vois pas, il faut te faire soigner.


    • Dudule 3 avril 20:29

      @Goldo Du

      Ben, si.

      Le gouvernement ukrainien est ouvertement fasciste.

      Il honore très officiellement des héros nationaux qui sont des criminels de guerre fascistes (Bandera, Choukhevitch et d’autres).

      Il détruit les monuments dédiés aux soldats de l’Armée Rouge (donc, des soldats alliés), interdit les manifestations commémoratives le 9 mai (jour de la victoire en URSS).

      En 2014, il a interdit tous les partis d’opposition au nationalisme, et donc tous les partis de gauche, et lancé une opération militaire contre sa propre population au sud du pays. Au départ, officiellement une « opération antiterroriste ». C’est devenu « officiellement » une intervention contre une ingérence russe après que l’armée ukrainienne a subit une série de défaite en 2015, mais il s’agissait bien d’une opération militaire dirigée contre une population civile.

      Zelinsky continue la même politique. Aucun parti d’opposition n’a été autorisé à nouveau depuis qu’il est au pouvoir, et les accords de Minsk n’ont pas été implantés malgré ses promesses électorales. D’’où ; l’intervention russe en 2022.


    • Goldo Du Goldo Du 4 avril 12:15

      @Dudule
      Ce sont des informations rédigée par Moscou, ça non ?
      Tu y crois ?
      Oh les méchants Ukrainiens qui interdisent des partis qui soutiennent un pays qui les agresse depuis 2014 !
      Tous les partis de gauche ukrainiens ne sont pas opposés au nationalisme. Tu mélanges tout. On peut être nationaliste et de gauche. Je suis anarcho-indépendantiste, donc nationaliste Breton, donc internationaliste et anti-impérialiste...
      « D’’où ; l’intervention russe en 2022. »
      Tu y crois ? Sérieux ? oO


    • ahtupic ahtupic 4 avril 12:42

      @GlanDu
      Je suis anarcho-indépendantiste, donc nationaliste Breton, donc internationaliste et anti-impérialiste...
      Ub con, quoi :  smiley


    • Dudule 5 avril 12:49

      @Goldo Du

      Il n’y a pas besoin d’y croire, ce n’est pas comme la Sainte Trinité.

      C’est juste exactement ce qu’il se passe et ce qu’il s’est passé, propagande russe ou pas.

      Citez moi un parti de gauche autorisé en Ukraine.

      Ouvrez Google Map et cherchez la perspective Stepan Bandera à Kiev. Vous pourrez également y chercher tous les monuments aux criminels et collaborateurs qui parsèment ce charmant pays.


    • alainandré 5 avril 17:04

      @Dudule
      Perspective Stepan Bandera qui mène du centre de Kiev à Babi Yar, lieu où ont été massacrés plus de 33000 juifs.
      Qui a dit que les nazis, même aujourd’hui, manquaient d’humour ?


  • Krokodilo Krokodilo 3 avril 17:26

    " “Monsieur le Ministre, comment dormez-vous la nuit alors que vos missiles frappent des maternités et que des milliers d’enfants sont arrachés à leur terre ?”.« 

    J’ai vu par hasard cet entretien. Lavrov, pour le coup, a eu tout à fait raison de parler de journaliste militante, et encore est-il poli car il aurait pu, aurait dû dire de propagande. Faut dire que Salamé a frappé fort, commençant d’emblée par une question qui est tout sauf journalistique. Elle contient deux accusations imprécises : »des maternités", combien, lesquelles, quand, est-ce à dire que c’est tellement fréquent que c’en est devenu routine ? Cela sous-entend que la Russie vise volontairement et souvent des cibles civiles, ce qui est faux, il suffit de comparer à Gaza et ses 90% de victimes civiles ou le tapis de bombes US en Irak, ou l’école primaire en Iran. Pour faire bon poids, elle ajoute, tout aussi imprécise, des milliers d’enfants (combien de milliers ? 20, 60.000 ?) arrachés à leur terre (parle-t-elle des réfugiés venus dans l’UE avec leur mère , de ceux réfugiés en Russie ? de l’accusation de trafic d’orphelins du Donbass dont le chiffre a varié d’un facteur 100 ? 

    Prototype de journalisme mainstream, digne du magazine Le Point et de BHL


    • Goldo Du Goldo Du 3 avril 18:16

      @Krokodilo
      « Faut dire que Salamé a frappé fort, commençant d’emblée par une question qui est tout sauf journalistique. »
      Critique idiote que l’on peut adresser à 99 % des questions posées par des journalistes ou de prétendus journalistes hors mainstream.
      Mais cette critique-là, tu ne la porteras jamais à ces derniers.


    • pemile pemile 3 avril 18:19

      @Krokodilo «  Faut dire que Salamé a frappé fort »

      Elle a surtout offert une tribune à ce pourri de Lavrov qui l’a collé au mur !


    • Eric F Eric F 3 avril 18:20

      @Krokodilo
      On en arrive à ce que ces présentateurs/trices des chaines d’info soient désormais plus « royalistes que le roi », c’est à dire plus radicaux sur la position officielle que ne le sont nos gouvernants. Ainsi lors de la crise sanitaire ils poussaient à durcir les couvre-feux ou rendre la vaccination obligatoire, et concernant la guerre en Ukraine certains poussent à une intervention directe de nos pays. 


    • pemile pemile 3 avril 18:21

      collée (qu’il n’y ait pas d’ambiguïté)


    • Eric F Eric F 3 avril 19:26

      @pemile
      Le reproche qui lui a été le plus formulé est de ne pas avoir été plus virulente, donc plus militante (dont les remontrances de l’ambassadeur ukrainien, directeur de l’info).


    • pemile pemile 3 avril 21:21

      @Eric F «  Le reproche qui lui a été le plus formulé est de ne pas avoir été plus virulente, donc plus militante »

      Non, ne pas laisser une ordure dérouler ses fakes ce n’est pas être militant !


    • Eric F Eric F 4 avril 10:03

      @pemile
      Cela relève du réquisitoire, voire du défoulement avec ce genre de termes. Or elle a d’entrée exprimé un jugement négatif, on ne peut lui faire grief de complaisance. Evidemment un procureur Ukrainien aurait été plus agressif, mais ce n’est pas le rôle de nos journalistes.


  • Doume65 3 avril 18:26

    « Là où son mentor conserve encore parfois les formes, Zakharova les piétine avec une jouissance ostensible »

    Je veux bien le croire, mais un exemple serait plus convaincant. Macron a traité Poutine d’Ogre. Qu’a dit de pire la belle Maria ?


    • Eric F Eric F 3 avril 19:30

      @Doume65
      Il y a quelqu’un qui « piétine les formes avec une jouissance ostensible » à l’égard de Macron, c’est le boufon de la Maison Blanche


    • Doume65 4 avril 10:51

      @Eric F
      Oui, mais bon, c’est pas pareil, ça n’a rien à voir, comme dirait Hanouna : Trump, c’est un allié.
      C’est con comme raisonnement (ou plutôt résonnement) ? Pas grave, tant que ça renforce la russophobie de Giuseppe di Bella di Santa Sofia et Cie.


    • Doume65 6 avril 22:08

      @Doume65
      Je savais que je n’aurais pas de réponse de Guiseppe de ceci de cela.
      Quand on est trop dans la merde, on ignore.


  • jjwaDal jjwaDal 4 avril 08:14

    Bel exercice où vous alimentez ostensiblement une seule colonne. Les relations internationales ne sont pas un sport pour fillettes et il faut voir ce qu’il y a en face. Il est facile d’accuser les russes de mensonges quand il font face depuis la chute du mur de Berlin à une muraille occidentale de mensonges.
    Dans ce jeu de poker menteur, je les crois bien plus sincères que leurs adversaires.
    Faites nous l’« honneur » quand vous aurez un moment de mettre en contrepoint un billet sur Trump, Hegseth, Netanyahou, Bennett et comparez donc leur amour de la vérité et leurs propos, à celle des russes. Cela pourrait à défaut d’être drôle, édifiant.
    Nous avons un gros problème en Occident qui est l’asymétrie donné au sens des mots et vous n’ignorez pas par ex que le terrorisme est uniquement « ce que font nos adversaires », ici les russes et le politique ici débat du sens à donner aux mots (antisémitisme = antisionisme) en lieu et place de l’Académie française et du bon sens (des dizaines de vidéos de juifs antisionistes constellent la toile) . Donc quand l’armée ukrainienne se dissimule derrière des infrastructures civiles touchées les frappes russes méritent le tribunal international et quand les sionistes transforment des hôpitaux en tas de gravas, c’est légitime car le Hamas (sans preuve aucune) était dans les sous-sol.
    Quand l’Occident et les sionistes se torchent avec tout ce qu’on pensait être le droit international sorti de la boucherie que fut la seconde guerre mondiale et qu’ils collectionnent les crimes de guerre (au regard de ce que fut le droit international) , ce billet ressemble fort à une volonté de relativiser plus qu’informer. Ce ne sont pas les russes qui menacent la paix mondiale et l’économie de la planète entière


    • Christophe Cros Houplon Christophe Cros Houplon 4 avril 12:40

      @jjwaDal
      Diagnostic : abus de sites de bergers de moutons noirs
      Traitement : privation de deux mois de Géopolique profonde et d’Egalité et Réconciliation
      Vous pourrez après reprendre une vie plus sereine.


    • jjwaDal jjwaDal 4 avril 13:21

      @Christophe Cros Houplon
      Je ne consulte jamais ces sites. Mes sources d’informations sont à 90% américaines, spécialistes des relations internationales, anciens ambassadeurs, anciens conseillers militaires, anciens du renseignements, géopoliticiens etc...
      Sur le sionisme j’écoute essentiellement les pire antisionistes virulents de la planète qui sont juifs avant d’être arabes. Il y a une jolie communauté juive en Iran bien moins harcelée que les arabes en Palestine.
      J’arrête. Je ne vais pas vous parler des 600 hôpitaux et centre médicaux que nos « amis » sionistes et américains viennent de raser en Iran. 
      Mon précédent post ne visait qu’à illustrer qu’en matière de mensonges la Russie est un amateur face aux USA et sionistes, rien de plus. 


    • Eric F Eric F 4 avril 17:56

      @jjwaDal
      Trump ne ment pas, c’est la réalité qui refuse de se plier à ses affirmations.
      Quoiqu’ à force de dire tout et son contraire, il peut arriver par hasard que quelque chose soit vrai.


    • Krokodilo Krokodilo 4 avril 18:12

      @jjwaDal De fait, on attend toujours les propositions occidentales de sanctions contre Israël et les USA pour cette guerre contraire au droit international, et quelques crimes de guerre au passage (combien de marins iraniens secourus après destruction de leur navire ?)


    • jjwaDal jjwaDal 4 avril 18:29

      @Eric F
      Il ne peut mentir car probablement pervers narcissique et mythomane (sans être psychiatre il en a les symptômes). En plus il est l’inventeur autoproclamé de la « réalité alternative » (aux faits on imagine) et donc ce que tous les autres prennent pour un mensonge est dû à une erreur de leur perception...
      C’est un métier où il excelle.


    • jjwaDal jjwaDal 4 avril 20:40

      @Krokodilo
      Il n’y a jamais eu de droit international car au moins une nation, les USA s’en est lavé les mains dès le départ en évitant à Israel les sanctions pour avoir violé le droit international dès ses débuts par ex et jamais l’Occident n’aurait sanctionné les USA pour ses multiples agressions « défensives ».
      Le premier ministre canadien, Mark Carney l’a avoué récemment en disant explicitement que c’était un rêve en lequel tout le monde faisait semblant de croire jusqu’à ce que le réveil nous tire de notre torpeur. Ce réveil, c’est Trump bien sûr qui montre ce qui était caché et habillé auparavant.


    • Eric F Eric F 5 avril 09:30

      @jjwaDal
      A l’époque de l’instauration du « droit international », il n’y avait pas que les USA pour s’en laver les mains ; le régime soviétique ne prenait pas non plus trop de gants. Et nous autres étions empêtrés dans des guerres de décolonisation.
      Entre les deux blocs, c’est triste à dire, mais la dissuasion nucléaire a été plus efficace que le droit formel.
      Trump renoue avec les coups de forces en Amérique latine comme dans les années 70, et au Moyen Orient comme a l’époque Bush jr. 


    • jjwaDal jjwaDal 5 avril 10:04

      @Eric F
      Tout à fait d’accord. Se souvenir que les puissances impériales en 1945 ont volontairement dépossédés les palestiniens de leur terre en en confiant une grande partie aux sionistes qui ont eu dès lors les coudées franches pour les premières grande purges, dépossessions, déportations, etc... Dès lors le « Droit international » montrait bien son vrai visage. La composition du Conseil de Sécurité avec le droit de véto montrait aussi ses limites.


    • Krokodilo Krokodilo 5 avril 13:02

      @jjwaDal Effectivement, la création d’Israël a été une sorte d’erreur originelle, mais parfois à contre-coeur : les Anglais, par exemple, s’y sont opposé par la force. 


    • jjwaDal jjwaDal 5 avril 13:45

      @Krokodilo
      Ils se sont abstenus lors du vente entérinant la décision de céder l’essentiel des terres de Palestine à des migrants sionistes. Qui ne dit mot consent. Se souvenir que l’URSS avait voté en faveur ce qui en dit long aussi sur leur vision de la solidarité entre les peuples et sur le colonialisme. 


    • Eric F Eric F 5 avril 14:06

      @jjwaDal
      Sur la question de la dévolution d’indépendance à la Palestine mandataire, je suis en désaccord avec vous, il y avait à l’époque 2 millions d’habitants dans la région, appartenant à deux peuples voulant chacun un pays selon leur civilisation/culture, le partage était la solution appropriée pour éviter que les uns prennent la suprématie en cas d’état unique. 


    • jjwaDal jjwaDal 5 avril 18:11

      @Eric F
      Et l’histoire a montré en effet que cela a évité qu’une communauté prenne le pas sur l’autre et finisse par l’éliminer. Il y aura une solution à un Etat unique et il sera sioniste, toute la Palestine (et bien plus) constituera le Grand Israel qui a toujours été le but des sionistes. C’était inévitable quand on connaît l’effort financier et matériel (armes déjà) que l’Occident collectif a consacré à ce projet pour exiger des palestiniens qu’ils épongent les conséquences de son racisme et de son antisémitisme dans la première moitié du 20ième siècle.
      Demander à des tiers d’éponger nos conneries est une habitude pour l’Occident.


    • Krokodilo Krokodilo 5 avril 18:14

      @jjwaDal Je faisais allusion aux attentats de la haganah contre les autorités britanniques sur place.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Haganah


    • Krokodilo Krokodilo 5 avril 18:17

      @jjwaDal Les fanatiques des deux bords ayant tour à tour bloqué toute évolution pacifique, on peut se demander si une gestion sous mandat international n’aurait pas été préférable pour les deux peuples. Mais on ne refait pas l’histoire.


    • Eric F Eric F 6 avril 09:51

      @jjwaDal
      Si dès l’origine le partage avait été accepté par tous, on aurait les deux états dans les frontières alors définies. C’est le conflit initial qui a tout foutu par terre, et après des décennies conflictuelles les ultra-sionistes prennent effectivement le dessus et s’efforcent de rendre impossible la viabilité du deuxième état. 

      Ne faisons pas d’anachronisme, la région était auparavant sous domination coloniale ottomane puis mandat britannique, il n’existait pas d’état, nul n’a été privé d’une souveraineté antérieure. Le partage s’est effectué en fonction de la population effectivement présente en 1947.


    • Doume65 6 avril 22:10

      @jjwaDal
      « Je ne consulte jamais ces sites »
      Toi, non, mais Christophe Cros Houplon a l’air de bien les connaître, lui !


    • Doume65 6 avril 22:14

      @Eric F
      Attends, attends, le projet du Grand Israël de Netanyahou, ça te parait être de la volonté de partage ? Ne faisons pas d’anachronisme, mais ne disons pas non plus n’importe quoi. Merci.


    • Eric F Eric F 7 avril 12:32

      @Doume65
      Je parlais du plan initial. Si les frontières avaient été clairement acceptées et mise en oeuvre dès le départ, cela aurait été plus solide, comme par exemple les frontières entre Israël et Jordanie. Mais dès lors que le Hamas et Israël revendiquent l’un et l’autre la totalité du territoire mandataire, c’est la force qui prévaut. 

      Je soutiens la solution à deux états, je regrette que nos pays n’aient pas voté l’adhésion de la Palestine à l’ONU demandée il y a quelques années par l’Autorité Palestinienne, dans les frontières de l’armistice de 49. Il va être trop tard car Israël cherche à imposer le « fait accompli » de ses implantations en Cisjordanie pour rendre le second état impossible, et a rendu Gaza inhabitable pour faire de la place... 


    • Doume65 7 avril 18:32

      @Eric F
      « Si les frontières avaient été clairement acceptées et mise en oeuvre dès le départ »
      Tu dois être jeune pour ignorer que ces frontières ont été acceptées par les deux parties lors des accords d’Oslo. Le processus a pris fin lorsque des juifs extrémistes ont tué Isaac Rabin car ils ne supportaient pas de discuter. C’est ça le sionisme, un mouvement dans lequel on ne discute pas. On détruit puis on prend. Toute l’histoire d’Israël suit ce schéma.
      Au passage, ce mouvement n’est pas juif. Il est protestano-juif si je puis m’exprimer ainsi. Des juifs et des protestants l’ont crée dans un but eschatologique. Tout le monde le sait mais on a tendance à l’oublier. D’où mon rappel.


    • Eric F Eric F 8 avril 08:44

      @Doume65
      Il y a eu des phases conflictuelles et des phases d’ouverture, les accords d’Oslo, et aussi tout début des années 2000 le round de Camp David II/Taba qui a été à deux doigts d’aboutir à un accord, que les maximalistes ont saboté. 


    • Doume65 8 avril 19:14

      @Eric F
      Oui, en l’occurrence des maximalistes sionistes. Mais j’ai l’impression que tu accuses plutôt les palestiniens, ceux à qui appartenaient les terres. Peut-être t’ai-je mal compris ?


  • Julian Dalrimple-sikes Julian Dalrimple-sikes 4 avril 17:57

    cch = gdbdss

    I mean it’s so obvious... init ?


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