vendredi 15 avril 2016 - par Lem Civa

Le Maire – Macron, ultimes rejetons du giscardisme

Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont intelligents. Ils ont de belles têtes de vainqueurs. Ils sont le renouveau, l’avenir de la France. J’ai nommé à ma droite Bruno Le Maire (dit BLM) et à mon autre droite Emmanuel Macron, l’homme en marche. 

Ils ont la lourde tâche de sauver la France. Oui, mais ce n'est pas gagné. Car d'une part les marges de manœuvres de la France sont sévèrement entravées par sa perte de souveraineté et sa dette. D'autre part, ces deux jeunes espoirs n'ont peut-être pas des idées si neuves que ce que l'on voudrait nous faire croire…

Pour commencer, nous ne sommes plus maître de notre politique économique qui peut être censurée à tout moment par les « marchés » (nos créanciers), ni de notre monnaie (dont le cours est désormais fixé à Francfort- siège de la BCE). Quant à notre politique étrangère, elle est désormais alignée sur celle de la Maison Blanche depuis que nous avons réintégré le train de l’OTAN.

Pour couronner le tout, on rappellera qu'environ la moitié de nos lois (les estimations varient de 30 % à 70 %) sont désormais faites par Bruxelles. Et pour la petite moitié restante, nos brillants dirigeants trouvent l’essentiel de leur inspiration dans le clientélisme politique et chez les nombreux lobbies qui hantent les couloirs du Palais Bourbon et du Palais du Luxembourg, au premier rang desquels le MEDEF. Le concept d’intérêt général est devenu un concept presque saugrenu.

Les marges de manœuvres semblent donc plutôt étroites pour nos deux jeunes espoirs. Mais il n’est pas non plus certain que leur capacité de changement soit celle espérée - car tous les deux font partie du corps des énarques, une caste qui règne sans partage sur la France depuis plus de 40 ans.

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Giscard – le patient 0

Le principal responsable de cette situation n'est autre que Valery Giscard d'Estaing, élu en 1974, et qui fut le premier Président de la République issu de l'ENA. C’est lui qui inaugure les abandons de souveraineté en faveur de l’Europe, lance l’immigration de peuplement (regroupement familial), et laisse filer le déficit budgétaire. Maux dont la France ne s’est toujours pas remise.

Et pourtant lui aussi était vanté par la presse comme « jeune », « brillant » et « moderne » (on ne disait pas encore « cool » à l’époque). Il s’invitait à dîner chez les Français, jouait de l’accordéon à la télé, simplifiait le protocole présidentiel... On connaît la suite.

Vous pensez que Giscard a été battu et humilié en 1981 ? Grave erreur ! Car sa politique libérale, européiste, immigrationiste et féministe a été poursuivie avec zèle par tous ses successeurs jusqu'à aujourd'hui, avec la complicité de la haute administration issue de la même ENA.

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Que ce soit sur la forme ou sur le fond, Giscard hante l’imaginaire des hommes politiques français. Et celui dont aime se moquer en raison de ses adieux ratés restera sans doute dans l'histoire comme le Président le plus influent de toute la Ve République.

 

Libéraux, pro-européens, certifiés conformes (politiquement corrects), nos deux jeunes élites ont comme un air de déjà vu. Leur principal mérite semble d'incarner de nouvelles têtes capables de continuer à conduire le troupeau dans la politique « néo-giscardienne » que nous subissons depuis plus de 40 ans, et qu'à n'en point douter nous continuerons de subir après 2017...



7 réactions


  • aimable 15 avril 2016 12:01

    vous avez raison Giscard est synonyme de malheur financier pour la France , il était bien le cheval de troie de la finance
    quant aux deux autres, ils sortent de la même couveuse, avec eux la relève Giscardienne est assurée


  • Jo.Di Jo.Di 15 avril 2016 15:48

    Giscard s’est battu dans la division Leclerc, Macron dans celle de Rothschild ...
     
    Giscard voulait moderniser sans puriner, sans américaniser la France (il s’est planté, à cause de l’UE, l’immigration et du regroupement familial, et de ses lois sociétales, mais il avait réussi en économie, en culture, en géopolitique relativement)
     
    Finalement il avoue que la France est décadente, consumériste, et sa caste crétinisée. Mais il y a participé, à l’insu de son plein gré. Il concède que De Gaulle a réussi à freiné cette décadence (commencée après 1918) pendant 20 ans, à lui tt seul !


    • Jo.Di Jo.Di 15 avril 2016 15:59

      1ère croissance économique devant le Japon !!!
       
      Ministre de l’industrie, major de X .... (pas avocaillon grand benêt ...)
       
      1er ministre, meilleur économiste (pas prof de teuton ...)
       
      pas de Naïade Vagino Bécassine, de Elle Connerie ... etc ...
       
      Le flan et ses crétinisés est à l’image des bouses grand remplacées sorties des veaux gaulliens ... chiures finales de leur Histoire


    • escoe 15 avril 2016 16:14

      @Jo.Di 1er ministre, meilleur économiste

      Vous parlez du gros Raymond là ? C’est lui qui a lancé la désindustrialisation de la France sous la direction de Gandois alors parrain du capitalisme français. Parrain qui a aussi fait la carrière de Madame Aubry et de son papa Delors, ne l’oublions pas.
      Et les salaires réels en France baissent depuis l’époque Giscard. Aux Etats Unis c’est depuis 1973. Curieuse coincidence n’est il pas ?


    • Et hop ! Et hop ! 16 avril 2016 11:22

      @Jo.Di : Giscard ne voulait pas américaniser la France ? C’est une blague.


      Dès que les résultats de son élection comme président de la République ont été connu, il a prononcé en anglais son premier discours devant la presse. Lors de son voyage en Louisiane qui est le seul État des USA où le français est langue officielle, il a fait tous ses discours en anglais.

      C’est Giscard comme président de la République qui a créé à Washington en 1976 avec le président Gerald Ford la French-American Foundation dont le principal programme est celui de la sélection et de l’endoctrinement des Young Leaders, des hommes politiques, des hauts fonctionnaires et des chefs d’entreprises qui devront servir aveuglément l’impérialisme américain. Le parti de Giscard, l’UDF, a été celui qui a mis au pouvoir Balladur, Alain Madelain, Nicolas Sarkozy dit l’Américain.


  • Le p’tit Charles 15 avril 2016 17:52

    heu...un Macron une maquerelle... ?


  • Et hop ! Et hop ! 16 avril 2016 11:28

    Emmanuel Macron est une créature de Jacques Attali, rien de plus, c’est lui qui l’a fait rentrer à l’ENA puis à la banque Rotschild, puis comme conseiller spécial de Hollande. Son programme est celui d’Attali, disparition des frontières et des nations, généralisation du nomadisme et du métissage pour tout le monde, sauf pour le peuple élu, un gouvernement mondial à Jérusalem.


    Bruno Lemaire est un giscardien, libéral, mondialiste, le programme d’Attali présenté comme un programme de droite.

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