samedi 8 mai - par Kamal GUERROUA.

Le monde va-t-il si mal ?

   Comment va l'humanité ? De mal en pis, cela va de soi ! répond-on spontanément. Or, dans les années 1960, Paul Ehrlich, un biologiste américain a prévu des famines de masse, liées à l'augmentation rapide de la population. Certainement, à côté, la pandémie da la Covid-19 serait une blague ! Mais le pire prévu n'a pas eu lieu. Le catastropho-scepticisme est-il foutu ? Et bien, on tend à le croire. Quant à Denis Meadows, l'un des auteurs du célèbre rapport du club de Rome en 1972, "Halte à la croissance !", il estime que les technologies sont développées par les riches et les puissants, et leurs conséquences sont subies par les pauvres. Ainsi, 27% de la croissance mondiale a été captée par 1° de la population. Terrible injustice ! Quelque part en Suède, au tout début des années 80, un adolescent ronge, lui aussi, son spleen. Rien ne va bien dans ce monde : des usines aux autoroutes, des casinos aux supermarchés. Et le futur ? Une idiotie, voire un cauchemar consumériste.

   Mais trêve de fatalisme ! Le jeune Johan Noreberg commence à s'intéresser à tout, à lire, à toucher à des bouquins d'histoire. "J'ai découvert alors, dit-il, la vie quotidienne de nos ancêtres, que j'avais longtemps enviés. En fait, ils crevaient littéralement de faim !" Trente ans plus tard, le même Noreberg, chercheur de renom, saute de conférences en entretiens. Sourire en coin, il enchaîne les phrases choc du type : "nous sommes témoins de la plus importante amélioration des conditions de vie au monde !" Au cours de ses sorties scientifiques, il lui arrive de croiser la route d'autres modèles d'une clique étrange qu'on appelle"les nouveaux optimistes" : des essayistes qui pensent que le monde ne va pas si mal que certains le prédisent ! Parmi eux des statisticiens, comme le Suédois Hans Rosling, aujourd'hui décédé, des libéraux assumés dont fait partie Noreberg, et Steven Pinker, un spécialiste de la psychologie cognitive à l'université de Harvard. Leurs bouquins cartonnent partout, avec des titres tels que " The Rational Optimist", sorti en 2010, ou "Ce n'était pas mieux avant" en 2017. Bien que rejetant l'idée d'un groupe organisé, les uns et les autres se citent et croient à un nouvel espoir. En ce sens, la vie qu'ils ont longtemps vue en noir : pauvreté, dictatures, inégalités, guerres, racisme, populisme, effet de serre, etc., n'est pas aussi noire qu'ils se l'imaginent. Désormais hors de ce cercle du pessimisme morbide, ils entendent analyser la vie autrement : l'être humain a tendance, d'après eux, à idéaliser le passé, à surestimer le négatif, à anticiper le pire. Et ces clichés nauséabonds, logés dans nos neurones, sont réexploités et surtout stimulés par les médias, qui n'évoquent jamais les progrès réalisés quotidiennement par l'humanité. Comme le fait, par exemple, que la sous-alimentation a été divisée par 2.5 dans les pays en développement depuis 1970. Et que l'espérance de vie dans le monde a augmenté de quarante ans depuis 1900. Pareil pour la santé, l'alphabétisation, l'accès à la culture, etc. Autrement dit, pour ces prophètes du bonheur, "un changement lent reste un changement quand même !"

  Mais allons convaincre les pauvres de la planète que les choses évoluent dans le bons sens ! En 2016 par exemple, les 8 000 milliardaires les plus riches de la planète possèdent ensemble un patrimoine équivalent en valeur monétaire aux maigres avoirs détenus par la moitié la plus pauvre de l'humanité, soit 3,5 milliards d'êtres humains. La concentration des richesses est rapide : le club des possesseurs de ces immenses fortunes comptait 65 multimilliardaires en 2015, 85 en 2014 et 388 en 2010.

   Faire de nécessité vertu, telle est, semble-t-il, la maxime du système capitaliste qui se nourrit des crises qu'il engendre. L'argent qui fait pourtant rêver ceux qui n'en ont pas s'est transformé, néolibéralisme oblige, en une arme de destruction massive : le canon et la mitraillette des temps modernes. L'oligarchie du Capital force les pays, les faibles bien entendu qui veulent montrer la tête, à courber l'échine, sur le plan économique d'abord, puis sur le plan militaire, sinon les deux à la fois. Ils doivent obéir au doigt et à l'œil aux Maîtres de la planète et s'ils tentent de se révolter, ces derniers serrent les boulons et les vis, jusqu'à l'étranglement, et si jamais ils continuent, ils vont jusqu'à les étouffer. Tout sera mobilisé pour l'opération de destruction psychologique de l'ennemi hypothétique : institutions financières, organisations droit de l'hommistes, ONU, médias, etc.

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   Et puis, que dirait-on encore des dégâts collatéraux de ce système mondialisé ? En 2013 par exemple, un millier d'ouvriers sont morts, après l'effondrement de Rana Plaza, une usine de textile de huit étages à Dacca, la capitale de Bangladesh. Les unes de la presse furent unanimes : ces ouvriers-là travaillent dans des ateliers aux murs gravement fissurés (destinés en principe pour l'activité commerciale), alors qu'ils vouent leur vie fragile à la fabrication de pantalons et de tee-shirts low cost à un rythme effréné, en échange d'un salaire d'un euro par jour, pour le compte de marques mondiales qui les vendent vingt ou trente fois le prix de production à la jeunesse d'Europe et d'Amérique.

  Et le grand gagnant dans tout ça ? Sans doute : les multinationales qui sacrifient toute éthique, libéralisme sauvage oblige, au nom de l'argent-roi ! Quelle injustice mon Dieu ! Eh bien, les prophètes du pessimisme trouveront là aussi, à leur tour, matière à se révolter contre un monde qui marche à l'envers !

Kamal Guerroua



18 réactions


  • pierre 8 mai 11:41

    Oui , on peut se nourrir mais cela apporte des dizaines de nouvelles maladies


  • Le grand problème de l’humain : il vient au monde avec l’instinct hormonal de reproduction. Comme les animaux. et je ne vois actuellement pas comment arriver aujourd’hui à le maîtriser. Que ce soit chez les africains dans les savanes ou celui des TRADERS. 7 milliards et bientôt 8 en seulement cent années. Là est hélaas le problème. Lire le médecin nobellisé qui ose affronter le tabou : Jacques de DUVE...


  • La photo choc, je m’excuse. mais me vient une question : cet enfant a été conçu et dans quelles conditions. Les africains ont aussi une mentalité archaïque qui les pousse à penser que tout enfant est un don de Dieu. MERCI pour le cadeau...


  • Claude Courty Claudec 8 mai 17:36

    Sauf que :

    — Ici et maintenant, parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’être humain plus que tout autre est un consommateur. Il l’est depuis sa conception jusqu’après sa mort – les marchés du prénatal et du funéraire en attesteraient s’il en était besoin – et il se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Il est ainsi, avant toute autre opinion ou considération, un agent économique au service de la société et aux dépens de son environnement. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent – outre ceux qu’ils s’inventent toujours plus nombreux –, plus ils produisent, consomment, échangent et s’enrichissent, avec l’aide du progrès scientifique et technique, quelles que soient les conditions du partage de leurs richesses. Qu’il s’agisse de ressources non renouvelables ou de pollution, les atteintes à l’environnement augmentent d’autant et s’ajoutent à celles d’une nature jamais avare de catastrophes inopinées ou cycliques.

    — Effet structurel de 2000 ans de civilisation, dans la relativité des notions de richesse et de pauvreté :

    Le nombre de “riches” est passé de 35 à 1 120 millions, et le nombre de “pauvres" de 215 à 6 880 millions

    Quant aux pauvres profonds ; ceux qui vivent au niveau zéro de la pyramide sociale et de la richesse, Ils sont aujourd’hui plusieurs fois ce qu’était la population terrestre au début de notre ère, toutes conditions confondues.

    https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/10/le-syndrome-de-lautruche.html




    • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 10 mai 11:27

      @Claudec
      Beaucoup d’erreurs.
      La famine a disparue grâce au capitalisme.
      L’appât du gain a obligé le marchand a proposer ses denrées là ou cela est nécessaire, plus vite que la charité.

      Norman Borlaug a sauvé l’humanité par le land sparing. Technique qui a créé la révolution verte et a réussit a produire 5 fois plus avec 5 fois moins de surface.

      La vaccination de la fondation Bill et Melinda Gates a sauvé 1 milliard de personne en Afrique.

      L’extrême pauvreté a reculé comme jamais. La Banque mondiale a démontré que la proportion de la population mondiale en situation d’extrême pauvreté, c’est-à-dire qui consomme moins de 1,90 dollar par jour, ajustée des prix locaux, est passée de 36% en 1990 à 10% en 2015.
      https://www.humanprogress.org/globalizations-triumph-the-death-of-extreme-poverty/

      Même si la population mondiale a augmenté de plus de deux milliards de personnes, le nombre de personnes extrêmement pauvres a été réduit de près de 1,2 milliard. 
      Cela signifie qu’à l’ère de la mondialisation méprisée par l’ignorance, permet de sortit 130 000 personnes de la pauvreté chaque jour.

       

      Asie de l’Est
      , l’extrême pauvreté a été réduite de 62% à 2%
      Asie du Sud l’extrême pauvreté a été réduite

      de 47% à 12%
      Amérique latine, l’extrême pauvreté a été réduite

      de

      14% à 4%
      Afrique subsaharienne  l’extrême pauvreté a été réduite, de

      54% à 41%
      (source banque mondiale).

      Lorsqu’on demande a des occidentaux si la pauvreté a reculé, une grande majorité dis que non.
      Face aux faits, le monde occidental préfère les stéréotypes engendrés culturellement que d’admettre la vérité.
      Les peurs sont le fruit des stéréotypes que ceux qui les portent refusent d’accepter.

      Le misérabilisme culturel ou il faut paraitre miséreux et imaginer les autres dans la misère totale est un stéréotype lui aussi.
      Mais les faits sont les faits. Le monde va mieux. Mais les politiciens et les medais faiseurs d’opinion sont plus aptes a créer les peurs que dire les vérités qui ne vont pas dans le sens des stéréotypes.


  • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 9 mai 09:50

    Bonjour Kamal,

      J’ai beaucoup aimé votre billet.

      A 39 ans, on commence à se poser des questions et à faire des bilans.

      Vous avez encore beaucoup de questions à vous poser avant la retraite qu’on espère pas être celle de Russie (je pense à elle puisque mon dernier billet sur Napoléon est dans ce cadre).

      Dans beaucoup de société, c’est aussi le moment où on entre sur des listes plus noires. Liste qui arrive, quand des plus jeunes encore entre lice.

      C’est aussi un âge où parfois il faut passer à la vitesse supérieure.

      Bien sûr que le monde marche sur sa tête. Encore faut-il ne pas trop rebondir sur elle pour ne pas la casser à cause des pessimistes.

      Les multinationales, j’ai bien connu mais il y a bien longtemps.

      Ecoutez ceci. C’est tout chaud, ça vient de sortir ce matin


    • Kamal GUERROUA. Kamal GUERROUA. 10 mai 03:09

      @Réflexions du Miroir Merci de m’avoir lu. Sûrement à 39 ans, on commence à se poser des questions, comme vous le dites. Mais, je crois aussi qu’à cet âge-là certains, comme notre cher M. Emmanuel Macron, a commencé à présider aux destinées de la cinquième puissance mondiale ! Je me demande bien s’il s’est posé de telles questions pour devenir ce qu’il est, ou est-ce un miracle divin qui l’a mis, à son corps défendant, sur le trône d’un pays laïc comme la France ??? Retraite vous dites ! Laquelle celle des bobos de Saint-Germain des près ou celle des « minables » prolétaires auxquels appartient « forcément » un journaliste de Tiers-Monde ? Voilà les questions que je me poserai encore cher lecteur, pour « ne pas mourir idiot » comme on dit ! Merci à vous.


    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 10 mai 08:35

      @Kamal GUERROUA.
        Je ne suis pas français. Je ne suis qu’à distance, ce qui se dit et se ressent en France. 
        Au sujet de Marcon, j’avais écris « La macronite aiguë, une maladie ou un remède ? ». C’était un test de centrisme qui en France, n’a jamais vraiment existé.
        Aujourd’hui, chez vous, on commémore le 40ème anniversaire de l’accession de Mitterrand au pouvoir en tant que socialiste.
        Moment de liesse qui n’a pas fait long feu.
        Pourquoi ?
        Très simple, on ne peut pas faire de gauchisme quand les autres sont très à droite comme l’ont été Margareth Thatcher et Ronald Reagan.
        J’ai connu tout cela puisque j’ai quelques 34 ans de plus.
        Que lis-je souvent chez vous ? Que les éléments dans chacun des partis gauche ou droite ne suivent pas la même ligne.


  • En fait le combat qui se mène est celui des forces spirituelles contre les forces perverses, matérialistes (NEPHILIMS du Livre d’HENOCH). La révolutions française fut bien sûr une totale illusion. Comment voulez-vous concilier des frères ennemis ?? c’est un double-bind. Ce sont les « illuminés » de Bavière qui ont piloté la Révolutions français et le soi-disant Siècle des Lumières. Les lumières sont associées à une idée de spiritualité, et pas du tout, mais plutôt au matérialisme plombant et destructeur de la nature et de la bio-diversité. Quand on connait ses ennemis, cela va bien mieux. Lobbies anti-familialistes et destructeurs des loi de la nature (manipulations génétiques, GPA, P.M.A. OGM,...), GAFA, AMAZON, Facebook, Lobbies homosexuels, grands groupes industriels, ou bancaires (Reset, Bitcoin,...) ; mondialisme visant à détruire les particularité régionales et linguistiques, haine de l’histoire et du passé, rationalisme mortifère (toute puissance médicale et des big pharma« chiens »). 


  • la ne me

    Corrigé : En fait le combat qui se mène est celui des forces spirituelles contre les forces perverses, matérialistes (NEPHILIMS du Livre d’HENOCH). La révolution française fut bien sûr une totale illusion. Comment voulez-vous concilier des frères ennemis ?? c’est un double-bind. Ce sont les « illuminés » de Bavière qui ont piloté la Révolutions française et le soi-disant Siècle des Lumières. Les lumières sont associées à une idée de spiritualité, et pas du tout au matérialisme plombant et destructeur de la nature et de la bio-diversité. Quand on connait ses ennemis, cela va bien mieux. Lobbies anti-familialistes et destructeurs des loi de la nature (manipulations génétiques, GPA, P.M.A. OGM,...), GAFA, AMAZON, Facebook, Lobbies homosexuels, grands groupes industriels, ou bancaires (Reset, Bitcoin,...) ; mondialisme visant à détruire les particularité régionales et linguistiques, haine de l’histoire et du passé, rationalisme mortifère (toute puissance médicale et des big pharma« chiens »). Le peuple de BAAL....Je suis belge (Baalgique) et franchement cela ne me donne aucune fierté. En plus les couleurs de notre drapeau associées sont laides.


  • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 10 mai 09:31

    Texte qui partait bien et se termine en couille sur des stéréotypes.

    Après avoir fait le constat que le Capitalisme sort de la misère, en arriver à en conclure qu’il vaut mieux détruire le Capitalisme plutôt qu’en favoriser l’accès aux travailleurs. 

    C’est juste absurde.

    Paul Ehrlich est un abruti. Ce con a perdu son pari devant Julian Simon.

    Denis Meadows est un abrutit quand il affirme que « 27% de la croissance mondiale a été captée par 1% de la population ». La croissance mondiale a été essentiellement captée par l’Asie et les pays émergeants.


    La richesse est une fabrication. Ce n’est pas parce que qu’un patrimoine d’un riche s’agrandit qu’un patrimoine d’un pauvre se réduit.

    Il serait temps de comprendre que la richesse n’est pas un jeu à somme nulle et pas un transvasement de l’un vers l’autre, mais une création.


    Bill Gates le milliardaire a créé un langage public pour communiquer avec un ordinateur, luxe réservé autrefois aux cadres de IBM. 

    Il est milliardaire, et les pauvres du monde entier aujourd’hui avec un simple smartphone chinois à 30€ se sont enrichi de communiquer avec leurs proches sur messenger ou prendre une photo.

    Quand aux stéréotypes du Bangladesh, c’est ignorer la misère du monde.

    Le travail aux champ est largement plus pénible que le travail, en usine textile.Et c’est par le travail en usine que le pays est sorti de la misère qui travaillait aux champs avant dans des conditions inhumaines.

    C’est sur que la pub pour une usine qui s’écroule, fait plus de bruit que les millions de personnes qui crevaient auparavant à 40 ans fait moins de bruit.


    Quand aux « multinationales », les gens qui y sont employés gagnent mieux leur vie que travailler comme artisans et elles créent de la richesse.


    En résumé, le monde ne marche pas à l’envers, et l’auteur n’a pas a se mettre a la place d’un pauvre.

    Le capitalisme est imparfait, mais il reste de très loin le meilleur système au monde. Le seul qui a sorti de la misère le monde entier.


    • Jean Keim Jean Keim 10 mai 18:55

      @ Lequidam

      Donc le monde est très bien comme il est, surtout ne changeons rien, les enfants bangladeshis ou sierra-léonais travaillent dur pour un peu de monnaies locale, ils sont à leur place, ils sont heureux comme ça, un enfant (celui des autres) ne doit pas perdre son temps à jouer, apprendre, grandir, rêver, aimer, c’est une perte de temps et le temps c’est bien connu fait fructifier les intérêts, si la multitude des pauvres mais pas qu’eux, décidaient de ne plus travailler pour les bénéfices des qq. % qui mènent la danse, ces derniers malgré leur belle vie et leur intelligence tiroir-caisse, n’auraient aucune chance de survivre.


    • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 10 mai 20:48

      @Jean Keim
      Le monde s’améliore par étapes.

      Les familles bangladeshis sont plus heureuses en ville que dans les campagnes qu’elles ont quitté.
      La ou elle étaient avant, leurs enfants n’avaient pas le temps de  jouer, apprendre, grandir, rêver, aimer.
      Les enfants d’ouvrier bien plus. C’est imparfait mais c’est une étape d’une amélioration structurelle, à l’inverse d’une amélioration caritative qui n’est que ponctuelle.

      De la même manière, de ces générations d’ouvriers sortiront des ingénieurs ou des classes plus riches.

      Oui sans ces entreprises, les enfants seraient aux champs.

      Si vous aviez visité ce pays pauvre, avant les usines, vous auriez compris l’amélioration. Mais vous vous contentez des stéréotypes, c’est plus facile que voir une amélioration certes lente, mais effective. 


    • Jean Keim Jean Keim 11 mai 21:04

      @ Lequidam

      << Le monde s’améliore par étapes. >>

      Croyez-vous en ce que vous écrivez, ou bien êtes-vous dans le déni (déni dans sa définition psychologique) ?

      Le monde s’améliore par étape dites-vous, tout est une question de référence, ne confondons pas le plaisir de consommer à en perdre la saveur d’une vie simple avec le bien être qui n’est pas asservi par la technologie, si les pauvres gens pouvaient vivre décemment dans leur région d’origine, la plupart choisiraient d’y rester.

      L’environnement est de plus en plus dévasté, les individus les plus cupides dirigent le monde, l’écologie cette grande foutaise ne vit que pour le profit, de plus en plus de gens travaillent pour des clopinettes, la perspective d’une vie humaine est de faire toute sa vie un boulot stupide et prendre une assurance obsèque pour finir décemment incinéré ou dans une boîte... t o u t v a b i e n, on peut survivre tranquille.


  • zygzornifle zygzornifle 10 mai 09:31

    Pas mal de grandes civilisations ont disparues dans le passé, pourquoi la notre y échapperait ....


  • Xenozoid Xenozoid 11 mai 21:09

    Vivant dans le pays des morts. Ils mangent de la nourriture morte avec des fausses dents. Leurs bâtiments ont de fausses façades, leur stations de radio et de télévision diffusent de l’air vicié. Ils tuent le temps sur internet en tant que spectateurs de fausses images.
    Leurs corporations sont coupables de publicité mensongère, et leurs offres d’emploi » ne sont que des opportunités de mauvais traitements meurtriers, un ennui mortel, et la soumission fatale ; ils exigent de vous le respect des échéances, comme pour dresser des tentes dans des camps de la mort. Est-ce que l’impasse justifie les moyens ? Ils habitent les villes mortes et font des faux mouvements, n’allant vraiment nulle part, marchent jour après jour, le même chemin de désespoir. Même leur air est conditionné. Ils vous demandent de donner votre vie pour leur pays, pour leurs religions, leurs économies, vous laissant avec seulement. avec des masques. . . Leur système est organisé par l’intelligence artificielle et ne fournit que de la réalité virtuelle. Leur culture vous cloue et vous ennui à mort, leur mode de vie est sans vie, leur existence est une impasse permanente. Tout à leur propos pue la mort et le faux. La seule chose qui est insupportable, c’est que rien n’est insupportable.


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