vendredi 16 décembre 2016 - par L’apostilleur

Le multiculturalisme est-il une solution en Europe ?

NAISSANCE ET FIN DES NATIONS. QUESTION DE TEMPS

L’hétérogénéité des origines culturelles des individus qui composent un peuple, rend caduque la nation.

La culture, partagée par une grande majorité d’individus, était le ciment et le fondement de la nation. Cette unité culturelle n’existe plus.

Les différentes communautés grandissantes ont généré des communautarismes imprégnés de leurs propres valeurs fragmentant ainsi les nations.

Des sociétés nouvelles sont nées, développant autant de nouveaux triptyques (« identité politique, territoire donné, communauté d’individus ») que de communautés. Elles rassemblent désormais ces communautés d’individus « vivant sur un même territoire, ayant la même origine, la même culture et la même religion » qui se juxtaposent mais qui n’ont parfois principalement en commun que la volonté de vivre sur le même territoire. Il en résulte que l’appartenance à la nation et l’adhésion à ses fondamentaux n’est pas souhaitée par une partie de ces communautés minoritaires, islamique notamment. L’intégration n’est pas réussie et les cultures cohabitent sans vouloir (ou pouvoir) se mélanger.

Les nations n’étant pas figées, le système politique devra suivre.

Qui pourra empêcher une communauté grandissante, dont l’enracinement sur le territoire n’est pas discutable au regard des générations qui s’y sont suivies, de bénéficier des principes démocratiques de la République ? Toutes les nations sont concernées. Pendant que les institutions internationales tentent de conserver les pays à l’intérieur des frontières actuelles, les nations à l’intérieur de ces frontières évoluent.

Jacques ATTALI prévoyait (avant la vague migratoire 2015/2016) lors d’une conférence qui réunissait des représentants de la communauté juive française, que prochainement il n’y aurait plus que 3 millions de juifs en Europe et 50 millions de musulmans. Il recommandait aux juifs de faire l’effort de « tendre la main aux musulmans » considérant que leur avenir était indissociable de celui des musulmans.

La transformation des nations européennes est devenue inéluctable et la laïcité, dénominateur commun des communautés aux cultures diverses, doit être érigée en valeur intangible et rappelée à tous par tous les moyens. C'est le seul moyen de contenir les communautarisme.

L’UNESCO s’attache à donner une définition de la culture qui permet d’apprécier la prépondérance de son rôle dans la nation :

"La culture a été définie comme « l’ensemble des signes auxquels les membres d’une société se reconnaissent mutuellement tout en se distinguant de ceux n’appartenant pas à cette société ». 

Elle a aussi été considérée comme « l’ensemble des traits distinctifs spirituels et matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent une société ou un groupe social » et comme englobant « outre les arts et les lettres, les modes de vie, les façons de vivre ensemble, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances ».

La culture est au cœur de l’identité individuelle et sociale et elle constitue un élément majeur de la conciliation d’identités de groupe dans un cadre de cohésion sociale."

 

Peut-on en déduire son corolaire ? Pour une population qui ne partage pas ... les arts et les lettres, les modes de vie, les façons de vivre ensemble, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances, alors la conciliation d’identités de groupe dans un cadre de cohésion sociale sera difficile…

La diversité, érigée un temps en enrichissement de la nation, devient source de fractures - sifflements pendant la Marseillaise au stade de France, refus de respecter la minute de silence « CHARLIE », ouverture particulière des piscines aux seules femmes musulmanes, refus de laisser une femme musulmane se faire soigner par un homme, refus de certains hommes de serrer la main d’une femme, repli communautaire, non-respect des représentants de l’ordre public (pompiers, police...), refus de participer aux élections…

A l’évidence, la culture de la nation française issue de la révolution ne peut plus être partagée par tous les nouveaux français aux origines si diverses. Il en résulte les difficultés nées du multiculturalisme que l’UNESCO soulignait.

« L’état-nation est un domaine dans lequel les frontières culturelles se confondent aux frontières politiques. L’idéal de l’état-nation est que l’état incorpore les personnes d’un même socle ethnique et culturel. Cependant, la plupart des états sont polyethniques (…) de telles entités n’existent pas. L’idée d’état-nation devient problématique car l’état n’est plus considéré comme le principal refuge de la culture nationale. La crise de l’état-nation se rapporte à la séparation entre état et nation. Les identités sociales, (…) peuvent se réaffirmer de multiples façons car l’état s’affranchit de plus en plus de ses fonctions traditionnelles. 

En Europe de l’ouest, la crise identitaire nationale est liée à la montée du nouveau nationalisme qui opère à différents niveaux, allant de la xénophobie aux formes plus modérées de nationalisme culturel. Ce nouveau nationalisme se développe davantage contre les immigrés que contre les autres nations ; il est moins motivé par des notions de supériorité culturelle que par les implications que le multiculturalisme a sur l’état providence. Ainsi, un grand défi qui se pose à l’état démocratique multiculturel est celui de trouver les moyens de préserver le lien entre citoyenneté sociale et multiculturalisme… »

Pourtant des vagues migratoires massives italiennes et espagnoles entre le milieu du XIX e et le milieu du XXe s. ont concerné plus d’un million de personnes et ont abouti à une complète assimilation même si des frictions ont jalonné cette période ici et là.

Au milieu du XXe s. deux vagues migratoires se produisent en même temps, l’une portugaise d’environ 750 000 personnes, l’autre maghrébine (Algérie, Maroc, Tunisie) avec 1,5 million de personnes. A noter qu’il y avait également 1,5 millions d’européens installés au Maghreb à la fin de la période coloniale qui ont été rapatriés.

L’accélération des phénomènes migratoires depuis le milieu du XXe s. conduit à la naissance d’une nouvelle société multiculturelle.

Si les difficultés constatées lors de l’installation des populations européennes, principalement d’ordre économique, ont conduit à une assimilation volontaire et acceptée par tous, il n’en est pas de même pour une part des populations maghrébines qui a conservé un marqueur identitaire fort, l’Islam. A l’évidence, italiens, espagnols et portugais, chrétiens, croyants et pratiquants, se retrouvaient dans l’acceptation des origines de la même culture gréco-romaine et chrétienne qui favorisait les rapprochements et les mariages. Ce qui de ce point de vue, n’a pas été le cas avec les musulmans. D’où la naissance d’une communauté musulmane revendiquant sa culture et ses différences, en France notamment.

La rapidité de ces mouvements et leur importance se sont opposés à une intégration facile.

L’Europe voudra-t-elle et saura-t-elle s’adapter à cette révolution culturelle qui consiste à repenser sa propre culture pour laisser de la place à celle de l’autre ?

Chaque pays européen se fixe un seuil d’acceptation des communautés avec des disparités importantes, l’immigration en Hongrie, sans comparaison avec celle de l’Allemagne ou de la France se distingue avec des réactions importantes.

Les gouvernements n’ont considéré que les aspects économiques à court terme du bénéfice de l’immigration, le processus d’intégration étant laissé au bon soin de la population. Après des décennies de « laisser faire », l’Europe fait le constat suivant avec les déclarations éloquentes et concomitantes d’Angela Merkel (10/2010), de David Cameron (5/02/2011), de Nicolas Sarkozy (10/02/2011) et du Conseil de l’Europe.

En octobre 2010 (LE FIGARO.fr), devant le congrès des Jeunesses de sa formation conservatrice, Angela Merkel admet « l'échec du multiculturalisme allemand ». Ce modèle a « totalement échoué ».

La chancelière a simplement et radicalement enterré le modèle d'une Allemagne multiculturelle, où pourraient cohabiter harmonieusement différentes cultures. Cette approche « Multikulti » - « nous vivons côte à côte et nous nous en réjouissons » - a « échoué, totalement échoué ». Les immigrants doivent s'intégrer et adopter la culture et les valeurs allemandes. « Nous nous sentons liés aux valeurs chrétiennes. Celui qui n'accepte pas cela n'a pas sa place ici », a-t-elle dit. « Subventionner les immigrants » ne suffit pas, l'Allemagne est en droit « d'avoir des exigences » envers eux, a poursuivi la chancelière allemande, par exemple qu'ils maîtrisent l'allemand et qu'il n'y ait plus de mariages forcés.

Ainsi, Madame MERKEL fait sienne cette phrase attribuée à saint Ambroise de Milan en référence au voyage de saint Augustin à Rome « Si tu es à Rome, vis comme les Romains ; si tu es ailleurs, vis comme on y vit. ».

Le débat sur la place des étrangers en Allemagne a pris une nouvelle tournure depuis la parution du livre choc de Thilo Sarrazin. Dans cet essai, L'Allemagne se détruit, ce membre du Parti social-démocrate, qui siégeait au directoire de la banque centrale allemande, affirme que les musulmans minent la société allemande et abaissent l'intelligence moyenne de la population. Son livre a suscité un tollé, mais il figure toujours dans les meilleures ventes et les sondages montrent qu'une majorité d'Allemands approuvent son argumentation.

Dans le même temps, alors que certains conservateurs aimeraient refermer les vannes, la chancelière allemande juge que l'immigration est nécessaire étant donnée la pénurie de main d'œuvre qualifiée (400.000 personnes selon la chambre de commerce et d'industrie). Et elle estime aussi que « l'islam fait partie de l'Allemagne ».

 

Le 5 février 2011 (Libération), David Cameron reconnaît l'échec du multiculturalisme en Grande-Bretagne et dénonce l'échec de la politique de multiculturalisme dans son pays, en appelant à mieux intégrer les jeunes musulmans pour lutter contre l'extrémisme. Les déclarations de M. Cameron devant la Conférence de Munich sur la sécurité marquent un changement important dans la politique britannique à l'égard des minorités ethniques et religieuses. Il a estimé que la politique de trop grande "tolérance" adoptée à l'égard de ceux qui rejettent les valeurs occidentales, avait échoué. Il a plaidé en faveur d'"un libéralisme plus actif, plus musclé" pour défendre activement l'égalité des droits, le respect de la loi, la liberté d'expression la démocratie, et renforcer l'identité nationale en Grande-Bretagne. "Avec la doctrine du multiculturalisme d'Etat, nous avons encouragé différentes cultures à vivre séparées les unes des autres" et du reste de la population …Cela a conduit, selon lui, à un déficit d'identité nationale en Grande-Bretagne qui a amené de jeunes musulmans à se tourner vers une idéologie extrémiste.

Le 10 février 2011 (LE FIGARO.fr). Sur TF1, le chef de l'Etat français a ainsi emboîté le pas à Angela Merkel et à David Cameron qui ont tous deux estimé que le multiculturalisme était un échec. Le multiculturalisme est "un échec", a déclaré Nicolas Sarkozy, "on s'est trop préoccupé de l'identité de celui qui arrivait et pas assez de l'identité du pays qui l'accueillait"..
"Nous ne voulons pas d'une société dans laquelle les communautés coexistent les unes à côtés des autres. Si on vient en France, on accepte de se fondre dans une seule communauté, la communauté nationale. Si on n'accepte pas cela, on ne vient pas en France", a-t-il insisté. "Si on accepte tout le monde, notre système d'immigration explose", a encore estimé le président français.

Ces déclarations ont été suivies cinq ans après, de celle de Madame Merkel convaincue .... de l’opportunité que présentent l’immigration massive poussée par la guerre au moyen orient :

En décembre 2015 (Rédaction du Huffpost avec AFP). Madame Merkel déclare à l’occasion de ses vœux de fin d'année : « Les réfugiés sont une chance pour l'Allemagne de demain », mettant en garde contre ceux, "plein de haine", qui veulent "exclure les autres". "Il est évident que nous devons aider et accueillir ceux qui cherchent un refuge chez nous", a-t-elle martelé. Elle a mis en garde ses compatriotes contre les mouvements populistes hostiles aux réfugiés, à l'image du mouvement Pegida…, et du parti Alternative pour l'Allemagne (AfD). "Il est important de ne pas suivre ceux qui, le cœur froid ou plein de haine, se réclament eux seuls de l'identité allemande et veulent exclurent les autres", a-t-elle insisté, appelant l'Allemagne "à ne pas se laisser diviser". 

Quelle Madame MERKEL aura raison ? Réponse dans quelques décennies.

 

A suivre : Si la société multiculturelle est un échec, alors place à l’interculturalisme (cf. le Conseil de l’Europe) ?

 



31 réactions


  • Victor 16 décembre 2016 12:26

    Le multiculturalisme est ARME DU CAPITAL (tout sociologue sait qu’il détruit le contrat social, étude d’Harvard par ex). Gogoche son négrier.
     

    Vidéo ÉDIFIANTE : le parcours animé sur une carte des ONG complices des mafia (accusation de Frontex) avec compteur de tonnage
     
    Les pseudo ONG vont charger leurs cargaisons négrières à 25km de la Lybie (95% du parcours) incitant les passeurs a ne même plus fournir de bateaux de mer (cit. Frontex). Les appels de détresse ne représentent que 10% du flot mafieux (cit.Frontex), 90% étant assuré dans une chasse direct des barcasses, où phare de nuit pour attirer les cargaisons comme les mouches etc... Frontex accuse les ONG de complicité direct de traite d’êtres humains (de concurrence déloyale, Frontex voudrait des barges pour charger sur les plages) 

    https://archive.fo/sy9Xy#selection-1887.0-2067.380
    (article avec souscription Financial Times : https://www.ft.com/content/3e6b6450-c1f7-11e6-9bca-2b93a6856354)


  • Victor 16 décembre 2016 12:34

    En détruisant le commun par le bas (white fligh) et le haut (UE) il assure le repli individualiste, la fin du commun, l’État (et son autorité, son « sacré »), la fin du partage (sécu)
    Le bobo gogocheux shiteux des métropoles mondialise est la bonniche prébendierdu Capital (Guilluy)
     
    « Le multiculturel à 10000€/mois c’est pas la même chose qu’à 100 ... » Guiluy
     
    2006 Combattre les inégalités et la pauvreté. Les États-Unis face à l’Europe
    le directeur de la recherche économique de Harvard, Alberto Alesina, et son collège Edward Glaeser montrent « la relation fondamentale entre fragmentation raciale et dépenses sociales en pourcentage de PIB », indiquant que plus un pays est fragmenté « racialement », moins les dépenses sociales sont élevées.
     
    Les prébendiers (putes médiatiques) et la classe dominante nomade mondialiste a les moyens de la séparation « non-dite » ploutocratique, cachée par leur « charité » hypocrite de la destruction des nations, donc des solidarités pour les pauvres.

     


  • MagicBuster 16 décembre 2016 13:29

    C’est ou le multiculturalisme ?

    Je demande parce que je vois plutôt des individus de même culture s’unir et se regrouper dans des quartiers.

    Est-ce que le multiculturalisme n’a pas d’autre option que le communautarisme ?

    NB : le communautarisme c’est vraiment ce qu’il faut éviter.


  • fred.foyn 16 décembre 2016 13:41
    Le multiculturalisme pour certain, ou la multiplication des « PAINS » selon d’autre..Vous remarquerez que c’est voulu uniquement par les politiciens-véreux qui veulent le grand mélange des « RACES » et des religions pour cacher leurs turpitudes sous les tapis... !

  • Alren Alren 16 décembre 2016 13:52

    L’hétérogénéité des origines culturelles des individus qui composent un peuple, rend caduque la nation.

    Il y a nation, si et seulement si, les groupes humains qui peuplent un pays se soumettent à la loi nationale.

    Les tentatives de différents groupes, des catholiques avant 1912, des fascistes dans l’entre-deux-guerres, des « autonomistes » hier et des islamistes aujourd’hui de ne pas respecter la loi nationale ont jusqu’à échoué à créer dans leur groupe référent une unanimité qui aurait fatalement débouché sur une guerre civile.

    La France est une nation, ne vous en déplaise.


    • L'apostilleur L’apostilleur 16 décembre 2016 19:08

      @Alren

      Je vous suggère de parcourir les quelques lignes du paragraphe « la laïcité s’entendait lorsque la nation française était mono-culturelle  » http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-effritement-de-la-laicite-187133 afin de nous entendre sur le sens à donner à la notion de nation.


      Au passage, vous êtes vous déjà demandé pourquoi lors de leurs interventions, nos communicants politiques n’utilisent quasiment plus jamais le mot nation ? Auraient-ils eux aussi conscience de ce qu’elle s’estompe ? Craigne t-il de ne pas s’adresser à tous en le disant ?

  • soi même 16 décembre 2016 14:38

    @ L’apostilleur, regardez l’histoire de l’Europe elle a été toujours été un brassage multiculturel , c’est depuis peut en réalité les frontières sont devenue une barrière,
    La grand défis actuel, c’est par notre passé lié au colonialisme, l’État Nation n’est plus selon que certain voudrait faire croire une entité homogène d’un peuple d’autochtone, tout cela fait longtemps que cela à voler en éclat au moment de la décolonisation.
    Le défit n’est pas le multiculturalisme, le défit est d’éviter une évolution vers le communautarisme, le retour à un archaïsme tribal qu’il soit social, culturel, où religieux.
    La notion de l’État et de sa convention qui est régit par la Constitution doit resté le socle de l’unité d’un pays qui jusqu’à présent c’est toujours définie par la langue les usages et sa civilité et les Lois sont dans leurs rôles de demander à chaque personnes qui ont obtenue la nationalité d’un pays d’accueil de faire l’effort de l’intégration. A nous de faire de même l’effort de l’accueil pour évité que se forme des îlots de communautarisme qui se sont crées dans les banlieues où le sort de l’égalité des femmes a été remit en cause.

    Il va sens dire avec cette Union Européenne construite sur le modèle de l’auberge espagnole improbable réunion des États , le socle de la notion d’État Régalien est bafoué, combattue et conduit à sa déconstruction pour le bénéfice d’une entité supranational qui a beau jeux d’alimenté le communautarisme.

    L’exemple le plus criant :

    ( Le pseudo parlement juif européen

    Par Roger Cukierman

     

    Disons les choses clairement : le pseudo parlement juif européen est une vaste fumisterie. La réunion inaugurale de ce parlement juif européen a eu lieu à Bruxelles le 16 février 2012 au siège du vrai Parlement de l’Union européenne. L’idée en serait venue à un Monsieur Igor Kolomoisky dont on nous dit que c’est un homme d’affaires et philanthrope juif ukrainien. Il semble s’être attribué la présidence de ce Parlement, assisté de deux vice-présidents Vadim Rabinovitch, autre oligarque ukrainien et de Joël Rubinfeld, seul de tous ces personnages connu dans la communauté juive européenne car il présida, avec talent et efficacité, aux destinées de l’équivalent belge du CRIF. )

    Ouvre de ce fait la voie à un dangereux communautarisme qui ne peut que combattre le véritable multiculturalisme qui quoi en dise certain est le reflet que nous vivions aujourd’hui dans un monde fermé où tout interagie maintenant au niveau mondial qui au paravent n’a jamais eux cette ampleur historique.

    En réalité devons nous craindre le multiculturalisme ?






     

      


    • Victor 16 décembre 2016 16:01

      @soi même
      l’histoire de l’Europe elle a été toujours été un brassage multiculturel
       
      à pied, le Zodiac n’avait pas été inventé ...
       
      perroquet du dit du capital ...
       
      Et oui l’histoire coloniale ne s’efface pas même en se branlant très fort .... c’est tt le pb d’un surmoi politique qui fasse commun (et ce surmoi politique est en voie de disparition de tte façon)


    • soi même 16 décembre 2016 16:07

      @Victor, (et ce surmoi politique est en voie de disparition de tte façon) à vous trouvez, il est en pleine renaissance, chacun à maintenant son point de vue et cela ne va pas s’arranger.


    • Victor 17 décembre 2016 20:17

      @soi même
      Le battage est juste syndrome du vide sur lequel se situe gogoche : amener les épilés actuels face au poilus du Kaiser et Marseille est prise au bout de 3 semaines ...
      Le sacré est mort (dieu, nation, peuple, et même famille/lignée) c.a.d pour quoi on mourrait (Zemmour)
       
      Alors l’identité devient infra-politique (le champ politique ne peut être que technique dans la société moderne) c.a.d religieuse/raciale pour le colon barbu, raciale/culturelle pour le souchien, et Caddie pour le bobo.
       
      Par là elle devient trans-nationale (Oumma où pan blanc occidental). C’est historicisme.

       


    • Victor 17 décembre 2016 20:27

      Et le trans-nationale du bobo de la gogoche est évidement le mondialisme multiculturel heureux et libidineux (jouir sans contrainte du Caddie des nomades)
      Seulement le souchien s’aperçoit que cette promesse paradisiaque est arnaque (hiérarchie ploutocratique cachée par l’antiracisme) . Alors repli paniqué de tt le monde sur le Passé, qui n’existe plus (il est comique de voir gogoche parler de nation alors qu’elle a tt fait pour la détruire)
       
      Mais ceci est la négation (FN) de la pensée dominante de gogoche. La création est à venir.
       


    • soi même 20 décembre 2016 01:18

      @Victor, à voir ton image que tu as choisi pour ton pseudo ,que t’es un bobo malotrue.. !
       
       smiley


  • A.J.B Minime Jr. A.J.B Minime Jr. 16 décembre 2016 14:58

    Réflexion affligeante de son peu de considération socio-historique. Mieux un réflexe de protectionnisme identitaire, de conspiration sur l’autre qu’un débat sérieux.


  • Ciriaco Ciriaco 16 décembre 2016 15:30

    La situation actuelle est un peu rageante, c’est sûr. Il faut quand même souligner combien certains ont joué/jouent avec le feu sur des questions aussi sensibles. La défiance est maintenant clairement partagée, sans que l’on se soit beaucoup indigné de la pente prise.


    Ce « laisser-faire » dont vous parlez était une manière de laisser les institutions et le pouvoir en dehors de cette question. Ç’aurait été raisonnable si cela avait été accompagné de réelles politiques sociales. Mais tous ne l’ont pas entendue de la même manière. Peu de visions politiques hors néolibéralisme, des opportunismes à court-terme et une société de l’information, appuyée par des mouvements réactionnaires, qui a largement contribué à l’éclatement d’un certain silence français, d’une morale simple et bonne mise en difficulté, qui plus est dans une société largement urbaine.

    Mais pluriculturalisme et interculturalisme me paraissent des nuances bien futiles. Finalement c’est dans le rapport de soi à l’autre que s’inscrit cette question. Pas dans une logique de grands systèmes, pas non plus dans une logique collective ou communautaire. C’est une perspective qui ramène à un bon sens quotidien, ordinaire.

    « Samuel et Fatima couchent ensemble,
    Vous trouvez pas
    Qu’ils se ressemblent ? » - Têtes Raides, Le bout du toit.

    Bonne soirée.


    • soi même 16 décembre 2016 16:03

      @Ciriaco : ( La situation actuelle est un peu rageante, c’est sûr. Il faut quand même souligner combien certains ont joué/jouent avec le feu sur des questions aussi sensibles. La défiance est maintenant clairement partagée, sans que l’on se soit beaucoup indigné de la pente prise.)

      La clé de tout cela si pour une grand part cela est raté, cela tiens beaucoup à la peur, l’égoïsme, la haine et décideur ont largement contribue à cela par démission politique.

      Quand vous avez un fait divers de ce type : ( Allemagne : ultraviolence gratuite dans le métro, un migrant arrêté grâce à internet ) l’on peut vraiment pas s’attendre à vivre dans une société apaiser et insouciance ?


    • Ciriaco Ciriaco 16 décembre 2016 16:36

      @soi même
      Ce qui est raté, comme on pouvait s’y attendre, c’est la stratégie de l’intégration par le seul marché, sans politique sociale. Mais on vit dans une société pluriculturelle, qu’on le veuille ou non. D’ailleurs ce n’est pas qu’une question d’identité ou d’ethnie, la structuration collective est beaucoup plus large et beaucoup plus fine.


      Ça nous ramène à soi, souvent, comme l’article que vous mentionnez. La société n’est pas apaisée, non, on peut en avoir des preuves tous les jours. Mais on peut aussi faire le choix de défendre une autre position et adopter un comportement moins lié au pathos, plus libre. Vous savez, ce sont aussi des images. Il y a plus d’agressions et de meurtres chaque jour là-dedans que vous n’en verrez dans toute votre vie.

    • soi même 16 décembre 2016 17:47

      @Ciriaco, ( Mais on peut aussi faire le choix de défendre une autre position et adopter un comportement moins lié au pathos, plus libre. ) j’en suis convaincus.

      Quand une société se trouve des bouc-émissaires (politique, immigration, économique, culturel, religieux etc ) c’est que la société dans son ensemble va mal et se cherche.
      Et cela même si l’on fait le choix ne pas se lié au pathos, l’on peut non plus l’ignoré, l’on est bien obligé de ne pas l’approuvé, cela est aussi exprimé sa libre vonlontè de ramé à contre courant.


    • Harry Stotte Harry Stotte 16 décembre 2016 18:25

      @soi même

      « Quand une société se trouve des bouc-émissaires (politique, immigration, économique, culturel, religieux etc ) c’est que la société dans son ensemble va mal et se cherche. »



      C’est quoi cette sempiternelle histoire de boucs émissaires ? Que certaines communautés, minoritaires, soient très majoritaires au sein de la population carcérale est une réalité et le dire n’a rien à voir avec le bouc émissariat ? 


      Que ces mêmes communautés provoquent une migration, appelée white flight dans les pays anglo-saxons, des populations autochtones vers des zones moins exotisées est aussi une réalité et la relever ne revient pas à désigner des boucs émissaires.


      Et que ces mêmes communautés, considérées globalement, soient peu appréciées est aussi une réalité que De Gaulle connaissait et qu’il expliquait sans avoir recours au prétexte bidon du bouc émissaire :


      « - Si une communauté n’est pas acceptée, c’est qu’elle ne donne pas de bons produits, sinon elle est admise sans problème. Si elle se plaint de racisme à son égard, c’est parce qu’elle est porteuse de désordre. » Philippe De Gaulle, in De Gaulle mon père, tome I p. 433.


    • soi même 16 décembre 2016 19:14

      @Harry Stotte, , vous bottez en touche sur le communautarisme et vous oubliez le reste, un peut facile votre démonstration du coup.


    • Harry Stotte Harry Stotte 16 décembre 2016 20:38

      @soi même

      « ...et vous oubliez le reste, un peut facile votre démonstration du coup. »



      Je ne vois pas quel reste j’oublie ni en quoi ma démonstration est facile. Je crois, depuis longtemps, sans doute même d’instinct depuis que je suis intellectuellement apte à croire quelque chose de fondé (ici, sur l’observation), qu’il y a des peuples qui sont faits pour vivre ensemble, et d’autres qui ne le sont pas.


      Dans ce deuxième cas de figure, la cohabitation ne fonctionne qu’à la condition que l’un des soit dominant et que le (ou les) dominé(s) accepte(nt) la domination de plus ou moins bon gré. 


      Lorsque cette docilité passive devient insupportable, c’est le clash, car l’ancien dominé ne se satisfait pas de se hisser au niveau de l’ex-dominant, il tend à devenir dominant à son tour. L’histoire contient de nombreux exemples de ce processus, de l’occupation musulmane de l’Espagne à la fin de l’apartheid en Afrique du Sud.

  • Coriosolite 16 décembre 2016 15:30

    Le multiculturalisme, beaucoup en parlent, peu le vivent. Qu’en est-il concrètement ?

    L’expérience de Françoise et Marcel, jeunes retraités de la Fonction Publique.

    « Nous avons passés de nombreuses vacances au Maghreb, c’était pour nous un complément à notre engagement antiraciste et progressiste » déclare Françoise.

    « Cette expérience nous a décidé à venir vivre ici » précise Marcel.

    AV : Comment s’est passé votre installation ?

    « Le gouvernement favorise l’installation de français, souvent des retraités, avec des aides fiscales et facilite l’attribution de logements » nous indique Françoise.

    AV : vous avez en effet un très beau logement avec vue sur le parc. Vos rapports avec la population ? Pas de problèmes de langue, de religion ?

    « Il nous a fallu nous familiariser avec les coutumes, mais ça s’est fait rapidement avec l’aide de l’association des résidents. Vous avez du en croiser en arrivant, ils patrouillent avec leurs gilets verts »I love Charia« . Pour la langue, il y a des cours du soir, nous y assistons assidument. » assure Marcel.

    AV : Je remarque que vous avez adopté le costume local. Le voile intégral ne vous gène pas Françoise ?

    « Non pas du tout, je trouve même ça très féminin » déclare Françoise.

    « D’ailleurs appelez nous par nos nouveaux prénoms, moi c’est Mouloud et ma femme c’est Fatima » précise Marcel.

    AV : et vos enfants, que pensent-ils de votre nouvelle vie ? Vous allez souvent les voir ?

    « Ils ne partagent pas vraiment nos opinions. Ils ont quittés la région parisienne pour un village et ne viennent pas nous voir ici. » nous dit Fatima

    « Mais nous les visitons pour les fêtes traditionnelles, par exemple récemment pour l’Aïd el kebir »

    ajoute Mouloud.

    « Oui, la distance n’est pas un problème, les transports sont bons et peu onéreux » nous indique Fatima. « Le RER nous amène directement Gare Montparnasse ».

    AV : Nous quittons nos deux amis, et concluons ce reportage en Seine Saint Denis (willaya 93 depuis la réforme administrative) en nous réjouissant de ce chaleureux vivre-ensemble.


  • Harry Stotte Harry Stotte 16 décembre 2016 15:32

    « A l’évidence, italiens, espagnols et portugais, chrétiens, croyants et pratiquants, se retrouvaient dans l’acceptation des origines de la même culture gréco-romaine et chrétienne qui favorisait les rapprochements et les mariages. »


    Ne négligeons pas, pour autant, l’aspect racial ou ethnique de la question. A l’exception de sujets très typés, l’immense majorité d’entre ces Italiens, Espagnols, Portugais et autres caucasiens, ainsi que leurs descendants, avaient, potentiellement, des « têtes de Français ».

    De ce point de vue, dès qu’ils perdaient leur accent d’origine, ils n’étaient pas assimilés, ils étaient phagocytés par les « de souche » en sortant du clivage NOUS/EUX dans l’espace public. 

    Dès lors, dans les meetings politiques, par exemple, ils n’ont pas de places réservées dans l’axe des caméras, parce que leur présence n’a aucine signifaction particulière.

  • agent ananas agent ananas 16 décembre 2016 17:40

    Bah, heureusement qu’on a Coca Cola, MacDo, Nike, Hollywood et Michael Jackon pour niveler/uniformiser toutes ces cultures ...


  • non667 16 décembre 2016 18:36

    1°tout ça ne me dit pas au nom de quoi on se laisse emmerder par l’immigration ?

    2°il faut vraiment être mazo  en votant umpsmodemeelv +fdgmélanchon/ marseille pour se laisser imposer une immigration qui ne nous apporte que des emmerdes !
    pas besoin de me ressortir le travail que les français ne veulent pas faire au tarif des patrons ,c’est un argument de ceux -ci (et du N.O.M. ) pour perpétuer l’esclavagisme ! 

    Quand j’écoute les musulmans, la diversité en novlangue du multiculturalisme, je suis étonné, non pas de leurs revendications, mais de cette facilité à oublier l’histoire du pays France, du pays d’accueil de leurs parents et d’y mettre, naturellement, la leur en priorité

    dès que l’on se met débiteur alors que l’on ne doit RIEN on ne donne jamais assez !
    pour eux tant que l’on n’a pas tout donné on n’a rien donné !
    ce ne sont pas nos hlm ,nos occas , nos sales boulots qui vont les satisfaire ils veulent gratuitement des villa ,des bmw ,des postes de directeurs 

    en reconnaissance on aura droit a :bouffons ! N.TM et attentats .

    évidemment il ne faut pas généraliser mais tout bon gauchiste sait qu’une minorité agissante (par la propagande médiatique du N.O.M. ) l’emporte sur une majorité anesthésiée par les mêmes !

    3°C’est l’histoire de toute la misère du monde, qu’on ne peut accueillir dans sa totalité, mais dont on doit prendre sa part, selon les termes bien connus de Michel Rocard.
    justement michel était sur europe 1samedi 25 -4-2015 et à répété sa phrase . moyennant quoi il a dit aussi que l’on ne pouvait pas l’empêcher en dressant des barbelés (couteuses et d’ailleurs inefficaces ) à toutes nos frontières !
    mais pas un mot sur l’autre solution politique gratuite facile , et qui pourrait même rapporter ! :

    1°- dénoncer unilatéralement le droit d’asile
    2°- dénoncer tout les droits sociaux des étrangers illégaux (= hors la loi ) (ame,dl, cmu ,regroupement familial etc.... ) plus aucun droits sauf celui de retourner d’où ils viennent
    3°rétablir le contrôle au faciès
    4°regrouper les illégaux dans des centres de réexpéditions  adaptés au conditions minimum de survie (pain et eau ,conditions d’hygiènes restreintes )
    5°séparation des femmes et enfants d’avec les hommes !
    pour les récalcitrants au départ , au bout d’une semaine  :
    6° les femmes seraient vendues a des réseaux de prostitutions 
    7°pour les enfants à des réseaux pédophiles (je vois fréderique mitterrant en saliver ! )

    8°une bonnes campagne médiatique la dessus (qui se fera toute seule vu le scandale )

     le simple fait que marine soit élue et ça sera la débandade parmi les immigrés patrik bruel /benguigui en tête comme il l’a annoncé ! smiley


    bref le contraire de la déclaration de hollande d’en régulariser 700 /sur les 5000 d’europe 


    • microf 17 décembre 2016 14:40

      @non667
      J´ai beaucoup rigolé en vous lisant, vous savez il ya un qui a essayé les solutions que vous recommandez dans les années 40, il n´a pas fait long feu, il a disparu et jusqu´á aujourd´hui, on ne sait pas ce qui est advenu de son cadavre.


    • non667 17 décembre 2016 18:29

      @microf
      né après 40 je ne l’ai pas connu ! mais ça devait être un homme plein de bon sens ,dommage qu’il n’ai pu qu’essayer on n’en serait pas là aujourd’hui ! dès qu’on aura retrouvé son cadavre ,j’irai déposer des fleurs sur sa tombe !  smiley smiley smiley


    • microf 17 décembre 2016 22:14

      @non667
      Non, non c´est pas qu´il n´a pu qu´essayé, il a essayé et a cru qu´il pouvait réussir, malheureusement pour lui il n´a pas pu, et aucun voulant faire comme lui ne pourra jamais réussir. Quant á aller mettre des fleurs sur sa tombe, vous pouvez toujours le faire autrement en faisant lire par exemple une Messe pour son âme d´amnée afin que Le Seigneur Miséricordieux ait pitié de lui.


  • njama njama 16 décembre 2016 19:48

    Je doute que l’on puisse comparer notre époque aux précédentes tant il est facile aujourd’hui de voyager, rapidement en plus ... et de changer de continent. Aller de par le monde, c’est aussi savoir recevoir.

    Les sociétés, pas que notre petit canton national, sont donc amenées à évoluer dans ce sens étant donné que les frontières terrestres deviennent de plus en plus virtuelles, et perméables permettant une inévitable osmose culturelle entre nations que même nos grand-parents ne connaissaient pas.
    Faut-il s’en inquiéter ?
    Pour moi non, je trouve que c’est une richesse de pouvoir rencontrer, côtoyer, comprendre d’autres cultures et que de les connaître ne remet pas en en cause les valeurs des nôtres.
     
    Pour les questions de religions je pense et espère qu’elles évolueront dans un sens plus spirituel et moins religieux, identitaire.

    Reflexions sur la religion et l’Europe
    Raimon Panikkar
    http://www.networkcultures.net/34/reflexions_f.html


  • Phalanx Phalanx 16 décembre 2016 19:56

    La réponse à la question du titre est dans votre premier paragraphe.


    Le multiculturalisme est bien une solution, la solution finale, pour en finir avec la Nation*. C’est d’ailleurs pour cela que les traitres qui nous servent de politiciens ne jure que par le Multiculti.


    *Nation = Nativité, Naissance d’un peuple suite à un évenement ou une série d’événements historiques commun. Ce concept se dégrade en important des personnes n’ayant rien à voir, et ne voulant rien avoir à voir avec cette histoire commune (ie les musulmans).


  • Crab2 17 décembre 2016 11:23

    La synagogue, l’Église et la mosquée, dans toute l’histoire des monothéismes ( y compris à Cordoue ou encore à Grenade ) n’ont jamais-été des lieux d’amour et de fraternité susceptible d’influencer une coexistence paisible entre les peuples avec ou sans confessions, mais, plus sûrement ont été des lieux de dominations et de pouvoir

    Suites  :

    http://laicite-moderne.blogspot.fr/2016/12/la-catharsis.html

    .

    http://democrite-epicure.hautetfort.com/archive/2016/12/17/la-catharsis-5888055.html


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