mercredi 1er septembre 2010 - par Frédéric BOYER

Le piano rose

Que se passe-t-il quand vous rencontrez un piano rose à un carrefour ?

Mais dimanche il pleuvait...Vous vous pincez pour vous assurer que vous ne rêvez pas, vous pensez à un gag organisé pour une émission humoristique de télévision, ou encore à l’œuvre d’un créatif ampoulé entouré de sa cour de journalistes d’art décadent…

Eh bien non ! Il n’y avait rien de tout cela en ce samedi soir de ce mois d’août qui n’en finit pas d’étirer sa grisaille, au coin de la rue de Tibourg et de la rue de la Verrerie, juste ce piano rose posé là, comme s’il était tombé du ciel.

Je n’en finissais pas de contempler ce piano rose, quand une grande baraque à l’allure de prophète surgit brusquement et me demanda si son piano avait été bien sage en son absence.

La grande baraque, c’était Pierre-Henri Weiss, l’artiste génial du coin des rues, qui réinvente la musique populaire. Il faut l’avoir entendu passer avec maestria du répertoire le plus classique au jazz et au rock le plus contemporain pour apprécier son talent.

Autour de lui, il attire les jolies filles et les enfants, dans une communion autour d’un hymne à la vie : il prête à chacun un coin de son clavier pour exprimer sa joie créatrice. En plus, il a un projet génial, parcourir la fameuse route 66, d’Est en Ouest comme il se doit, et réunir autour de lui ce que l’humanité a de meilleur dans un gigantesque hymne à la vie. Et il veut que monsieur Rock ’n’ Rol (Chuck Berry) baptise son piano au départ de Saint-Louis…

Si vous souhaitez aider un tant soit peu Pierre-Henri, cherchez-le à Paris, assistez à son récital improvisé, cela lui donnera encore plus d’énergie pour entreprendre son périple.

Il suffit de le voir charger son piano, 180 kilos, excusez du peu, dans sa 4L fourgonnette, se ménager un petit coin pour dormir, pas assez long pour qu’il s’étende, pour croire en l’authenticité d’un artiste hors du commun.

Si vous souhaitez participer d’une façon ou d’une autre à cette aventure, vous pouvez me contacter, je vous transmettrai ses coordonnées.



4 réactions


  • slipenfer 1er septembre 2010 14:55

    On devrait envoyer ce type au CNRS
    histoire de leur donner un peu d’inspiration smiley


  • pingveno 1er septembre 2010 15:38

    Je n’en finissais pas de contempler ce piano rose, quand une grande baraque à l’allure de prophète surgit brusquement et me demanda si son piano avait été bien sage en son absence.

    Euh, tu veux dire qu’il a vraiment laissé le piano sans surveillance dans la rue ?

    Moi je t’avoue franchement, en de telles circonstances j’aurais eu du mal à me retenir de l’essayer.

    Remarque, l’idée de laisser un piano en pleine rue pour voir les réactions, ça pourrait être une expérience artistique intéressante, par son caractère insolite.


  • Taverne Taverne 1er septembre 2010 19:42

    Belle image  !
    Quelques âmes de poètes résistent encore à cette « France pourrie dite d’Après »...


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