Le procureur Nadal regarde le dossier Lagarde/Tapie et en PS petit supplément avec DSK
Peut-être que sur sa lancée Christine Lagarde va poursuivre, après les députés socialistes (où en est-elle de sa plainte ?), la cour des comptes puis le procureur Nadal puisque ce dernier a décidé de demander des éléments à droite et à gauche pour se faire une opinion si la Cour de justice doit être saisie de son cas dans l'affaire Tapie.
Le Point nous apprend ceci : Le procureur général a saisi officiellement le ministère de l'Économie, la commission des Finances de l'Assemblée nationale et la Cour des comptes pour transmission de ces documents. "Il a besoin de ces pièces pour apprécier les suites à donner à cette affaire", a-t-on expliqué à Reuters. Le magistrat doit dire s'il propose l'ouverture d'une enquête à la Cour de justice de la république (CJR), seule juridiction compétente pour juger des ministres concernant des actes officiels.
En supplément ceci du NouvelObs : La décision en question date de 1999, alors que DSK était ministre des Finances. Il supervisait alors la privatisation du Crédit lyonnais. Le modèle finalement retenu donne l'assurance au futur acquéreur, le Crédit agricole, que l'Etat s'engage à rembourser d'éventuelles ardoises. Une décision ruineuse pour les finances publiques.
Médiapart publie une lettre en date du 17 mars 1999, adressée à Jean Peyrelevade, président du Crédit lyonnais. Dominique Strauss-Kahn y donne la garantie qu'un "certain nombre de risques contentieux" resteront à la charge du Consortium de réalisations (CDR).
Cette lettre figure dans le dossier de la Cour des comptes, qui examine actuellement le dossier Tapie et pourrait prendre des sanctions.
Vous vous souvenez que c'est le même Nadal qui a fait que cette cour se soit intéressée à l'Immaculé Eric. Cette fois encore il veut regarder de plus près tous les documents qui pourraient mettre en cause la cycliste, notre économiste remarquée et béate toujours optimiste, bien que les derniers chiffres de prévision de croissance soient passés de 2,5 à 2, que le pouvoir ait triché pour les derniers chiffres du déficit faisant une petite pirouette comptable en pompant la trésorerie, ce qui aggravera le déficit de l'année prochaine (en fait de cette année ) tout en augmentant le service de la dette, et quand le déficit commercial n'a jamais été si haut (Le Figaro : Le fossé entre les importations et les exportations n'a jamais été aussi large, à -6,55 milliards d'euros sur le mois de février, après un déficit de 6,1 milliards en janvier, rapportent les Douanes ce jeudi. Sur douze mois, le déficit s'élève donc à 57,1 milliards d'euros (contre -51,1 en janvier)). Il est vrai qu'en matière de prévision économique et financière elle se pose là : début septembre 2008 elle nous annonce fièrement que les subprimes ne franchiront pas l'Atlantique, et en ce qui concerne l'escroc Tapie, elle nous disait qu'il toucherait une trentaine de millions (pour faire passer la pilule elle en a minimisé le chiffre) quand ce sera près de 400 millions. On l'oublie toujours ce chiffre ne citant que les 45 millions (d'un scandale stratosphérique il faut en convenir) et ce qu'a touché Tapie soit 285 millions car le pilleur d'entreprise avait des dettes.
Ce qui est toujours effarant c'est de continuer à dire ces deux choses :
1- Tapie a été floué alors qu'il a touché 400 millions de FF de plus values dans la vente d'une entreprise qui était en pertes, en cessation de paiement virtuel, alors les banques allemandes voulaient fermer le robinet, que la société Pentland actionnaire prioritaire pour le rachat est parti en courant après avoir fait un audit, il réussit donc cet exploit de gagner un paquet de flouze (400 millions de FF ce n'est pas rien) alors qu'il n'a pas mis un FF de sa poche ni pour l'achat ni pour la trésorerie alors que Dreyfus a mis de sa poche 80 millions d'euros, apporté ses réseaux asiatiques pour y developer un CA quasi inexistant, a changé le management. Cet escroc s'est donc goinfré après avoir coulé Adidas qui faisait des bénéfices quand il l'a acheté et il dit, et on dit pour lui, qu'il se serait fait blouser. On croit rêver ! Que l'on m'amène un seul chef d'entreprise qui ait réussi à vendre une société en perdition totale, faisant des pertes, proche du dépôt de bilan, 20 % plus cher que ce qu'il ne l'a achetée alors qu'elle faisait des bénéfices et qu'il réussisse à empocher cette plus-value sans qu'il ait mis un flèche de sa poche.
2- que l'on continue à utiliser l'argument de la prise de risque par un jugement lui préférant un arbitrage privée m'hallucine complètement. Tout d'abord au vu de l'appel qui avait donné seulement 135 millions d'euros, au vu de la cour de cassation qui avait donné … 0, oui 0, on pouvait déjà se demander pourquoi il y aurait de tels risques, en tout cas sans doute non au-delà de 135 millions, et comme le Tapie devait grosso modo la même somme le risque était de tirer un trait sur un papier. De plus les avocats du CDR, les anciens administrateurs, son ancien président étaient sûrs de leur fait, se fondant sur le jugement de la cassation. Ils étaient contre un arbitrage. Souvenons-nous que déjà Sarkozy en 2004 avait essayé d'imposer un tel accord. Cela remonte donc à loin. Faisons donc en bons mathématicien un raisonnement par l'absurde et admettons que le risque était réel. Combien 200 millions, 250 millions alors que c'était 135 puis 0. Cela aurait été beaucoup. On peut dire que cela aurait été déjà énorme. Donc le risque était là. Comparons maintenant avec le résultat du moindre risque, le résultat de choix qui a été fait pour minimiser les risques. Que donne le résultat ? 400 millions ! Ca me dépasse complètement que Lagarde et les encore défenseurs de Tapie osent une seule seconde utiliser cet argument que les faits démontent parfaitement. Le résultat de la voie moins risquée est catastrophique. Alors s'il fallait prendre un risque il le fallait car l'autre résultat a été 400 millions et ce risque n'aurait jamais atteint ceci. Ce qui veut dire que si cet argument est possiblement valable en amont - mais moi je le conteste de la façon la plus brute -, en aval il devrait être tu et devrait imposer à Lagarde pour cela des excuses et dire : je croyais que c'était moins risqué mais je me suis trompée. Las, on ne le dit pas on continue à braire cette foutaise reprise en chœur, excusez-moi, par des fieffés imbéciles ou des personnes d'une mauvaise foi sans fond. Ne passons pas à côté du fait qu'un ministre de la république préfère des arbitrages privés à la justice de son pays et que cet arbitrage a quand même coûté 1 million d'euros d'honoraire plus 100 000 euros de frais annexe pour six mois de boulot soit bien plus au prorata que les 15 ans de procédure.
Enfin la justice va peut-être s'intéresser à cette petite affaire.
Je voulais ne pas oublier un détail, enfin ce qui n'est pas un détail, que la bonne presse ne reprend que peu car évidemment le nouveau champion de cette dernière est un certain DSK et il vaut mieux ne pas trop l'éclabousser. Et pourant il est lié à cette affaire Tapie et de façon assez extravagante, lui qui ces derniers jours, pour se faire une virginité, nous bassine du côté sombre de la finance, côté qu'il n'avait pas vu en Tunisie ni en Egypte, ni dans sa rémunération de plus d'un demi million de dollars (près de 421 mille dollars) sans impôts. Ce dernier point me gêne quelque peu pour quelqu'un qui se veut candidat à la présidence de notre Républqiue et qui ne participe pas à l'effort collectif des Français, et n'y participe pas depuis plus de trois ans, et qui aurait en plus trahi sa promesse de rester à son poste jusqu'à la fin de son mandat, tout comme je suis assez choqué qu'il n'ait pas remboursé à nous autres Français, les frais de sa camapgne électorale pour être élu au poste qu'il occupe car de deux choses l'une, ou il est le représentant de la France et c'est la France qui le paye et qui touche la rémunération, ou ce n'est pas le cas - et ce n'est pas le cas - et alors il n'y a strictement aucune raison qu'un pays paye la campagne d'un de ses ressortissant pour qu'en fin de compte ce soit lui qui se goinfre de ce salaire indécent. Revenons en à Tapie. Mediapart a eu entre les mains un courrier de DSK quand il était ministre des finances lors de la privatisation du Crédit Lyonnais : à l'époque ministre des finances, c'est lui qui, en 1999, lors de la privatisation du Crédit lyonnais, donne la garantie que l'Etat gardera à sa charge le litige avec l'ex-homme d'affaires. La décision, qui s'est avérée ruineuse pour les finances publiques, n'a pas respecté la procédure légale.
Le NouvelObs précise : La décision en question date de 1999, alors que DSK était ministre des Finances. Il supervisait alors la privatisation du Crédit lyonnais. Le modèle finalement retenu donne l'assurance au futur acquéreur, le Crédit agricole, que l'Etat s'engage à rembourser d'éventuelles ardoises. Une décision ruineuse pour les finances publiques.
Médiapart publie une lettre en date du 17 mars 1999, adressée à Jean Peyrelevade, président du Crédit lyonnais. Dominique Strauss-Kahn y donne la garantie qu'un "certain nombre de risques contentieux" resteront à la charge du Consortium de réalisations (CDR).
Cette lettre figure dans le dossier de la Cour des comptes, qui examine actuellement le dossier Tapie et pourrait prendre des sanctions
Il y a trois points à soulever :
1- ce serait illégal. Plutôt gênant pour un futur président, quoiqu'aujourd'hui il semble que ce soit la règle pour postuler
2- c'est cet acte qui fait que ce sont les Français qui règlent l'ardoise et non la banque. C'est déjà en soi scandaleux, mais cela procède d'une philosophie absolument contraire au camp dont se prétend DSK car cela est l'exacte démonstration de l'expression : nationaliser les pertes privatiser les gains.
3- il est évident que si c'était le CA qui avait hérité le bébé, il se serait autrement défendu, bec et ongles et l'escroc ne serait pas un des hommes les plus riches de France.
Il est vrai que DSK paraît être un avide, comme l'a démontré avec éclat l'affaire de la MNEF quand il a osé facturer à une mutuelle étudiante, de gauche disait-on à l'époque, dont l'objet social est l'entraide, pas loin de 600 000 FF pour 12 demi-journées, soit environ 100 000 FF la journée, ou quelques 15 000 euros. Non seulement c'est scandaleux en soi, mais cela l'est doublement car c'est à une mutuelle qu'il facture (non en fait il a oublié de facturer ce qui est un comble, le payer de façons si divaguante alors qu'il oublie ce pour quoi il est censé être spécialiste) au détriment évident des assurés de cette mutuelle et triplement car il a été payé pour donner des conseils de montages immobiliers alors que c'était parfaitement hors des compétences statutaires de cette mutuelle. Donc 1- il n'avait pas à conseiller une mutuelle pour faire des actes en dehors de ses obligations statutaires, 2- sa rémunération est exorbitante en soi et 3 en homme de gauche il aurait pu ou dû, si ce n'est faire cadeau de sa prestation mais la réaliser à un coût minimal, par exemple avec le seul remboursement de ses frais d'autant que cet argent aura manqué à la mutuelle pour ce pour quoi elle est fait : aider les étudiants et les assurer contre le coût des soins et non d'encaisser des cotisations détournées de l'objet social pour enrichir un avide priapique.
Il fallait que cette seconde information, concernant également Tapie, émerge un peu.
- La première année de Sarkozy
- La biographie de Sarkozy apocryphe
- La Biographie de Lefebvre
- L’affaire Tapie
- Les petites affaires de l’Immaculé Eric
- l’affaire Karachi
- l’affaire GDF
- l’affaire Tapie
- l’affaire Clearstream
- l’affaire Bettencourt
- les affaires Wildenstein
- l'affaire César
- l’affaire de Compiègne
- l’affaire Peugeot
- les discours de Dakar, Riyad, Latran et du Puy en Velay, la lettre de Guy Môquet, le parrainage d'un enfant de la Shoa
- l'invitation des dictateurs pour le 14 juillet, celle de Kadhafi avec les ors, le tapis rouge, les petits plats dans les grands, le copinage avec Santos, les silences sur le Tibet, le Darfour, le prix Nobela de la paix, la présence l'ouverture des JO de Pékin et le fils Louis dans les bras de Poutine
- la gestion catastrophique de la crise Géorgienne (le Russes y sont encore et ont implanté des bases de missiles)
- l’affaire de la Jatte, du Fouquet's, du Paloma, de la villa mexicaine, de Wolfeboro, du voyage en Egypte …
- l’affaire Pérol
- l’affaire de l’Epad (et du scooter)
- Gandrange
- les vaccins du virus H1N1
- les affaires Yade, Boutin, Joyandet, Blanc, Estrosi, Lefebvre, Santini, Proglio, Amara, Laporte, Péchenard, Ouart, Solly, Soubie, Richard, Fillon, Marleix, Charron, Longuet …
- l'utilisation du contre-espionnage pour des affaires privées
- l'utilisation de l'Elysée pour recevoir les caciques de l'UMP et les satellites jusqu'à plusieurs fois par semaine, l'utilisation des moyens de l'Etat pour la propagande et pour préparer et faire la campagne du candidat Sarkozy
- les légions d'honneur (Servier, Widenstein, Desmarais, Frère, Maistre, Peugeot etc.)
- l'Air Sarko one, le cocktail de New York à 400 000 euros, le dîner pour l'UPM à 1 million d'euros
- la proposition de loi sur la déchéance de la nationalité française et son extension, et le débat sur la nationalité
- l’affaire de la rémunération illégale de septembre au 31 décembre 2007, le divorce, le mariage, l'inscription hors délai sur les listes électorales, la déclaration des impôts en retard, le tout illégal ou non pénalisé
- la circulaire Hortefeux, ses déclarations d'Auvergnat, celles de Guéant, l'autre récidiviste
- la nomination à la têtes des chaînes audio et vidéo publiques par le pouvoir
- la réforme constitutionnelle
- l'irresponsabilité pénale du Président de la république
- la position d'Hortefeux dans la condamnation des 7 policiers, et ses deux condamnations à lui
- l’affaire des sondages
- les classements du parquet
- l’affaire de l’espionnage des journalistes par le contrespionnage
- l’affaire de la validation des comptes de campagne de Balladur et de Chirac
- l'affaire Servier
- l'affaire Bongo
- la proposition de MAM d'aide à Ben Ali et son pouvoir pendant la révolte tunisienne, les lacrymos et son voyage entre Noël et le jour de l'an et ses quatre mensonges fondamentaux, les petites affaires des parents, et Ollier (ses amitiés libyennes en plus), l'utilsation de la Libye et du Japon par Nicolas Sarkozy pour raison électorale
- les vacances de Fillon payées par Moubarak dont la clique a détourné plus de 45 milliards de $ et dont 3 ministres ont été arrêtés pour corruption et détournement de fonds publics, et sa justification, celles Sarkozy au Maroc. Et la Ferrari prêtée en 2009 en pleine crise à Fillon, ses voyages à 27 000 € pour retourner en Sarthe alors que le train met 1h20
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