Le Sénat et la bioéthique...
Le progrès médical en route...
Le Sénat répond ici à la demande exprimée par de nombreux chercheurs et de nombreuses femmes et hommes.
Evidemment les obscurantistes vont crier au loup.
...Pourtant il ne s'agit pas de faire n'importe quoi mais d'avancer....
"Recherche sur les cellules souches embryonnaires une décision attendue depuis longtemps
Le Sénat vient d’adopter le 4 décembre 2012 en première lecture une proposition de loi visant à autoriser la recherche sur les embryons surnuméraires, lorsque ces derniers ne font plus l’objet d’un projet parental et après accord des parents.
Le CNAFAL approuve cette décision. Il rappelle qu’il a dénoncé à plusieurs reprises l’hypocrisie de l’interdiction. Celle-ci, consécutive à la mise en place des premières lois sur la bioéthique votées en 1994, a été très vite contournée par nécessité. Afin que la France ne prenne pas de retard dans le domaine de la recherche médicale, cette dernière a très rapidement importé, en vue de recherches, des cellules souches venant des pays étrangers. Rappelons que ces recherches ont des visées thérapeutiques inestimables, puisqu’elles touchent les maladies orphelines, les maladies du type Alzheimer, Parkinson, les régénérations de tissus, la reconstruction d’organes… La révision des lois de bioéthique de 2011 a élargi les conditions de recherches, tout en maintenant l’interdiction sur pression du lobby catholique. Actuellement il est permis, avec dérogation, la mise en place de protocole de recherches.
La nouvelle loi si elle est adoptée définitivement autorisera la recherche sous conditions.
Les opposants à la réforme devraient donc être rassurés. Dans les faits, cela ne modifiera que peu de choses. Dans la pratique, et devant les enjeux de lutte contre les maladies que représentent ces recherches, de nombreuses dérogations étaient accordées, malgré la restriction de la loi.
C’est donc bien sur le fond que cette démarche est importante.
Comment demander à la jeunesse de notre pays d’avoir des repères clairs, alors que certaines lois de notre pays conduisent ou à les détourner, ou à se résigner à l’hypocrisie !
La clarté d’une loi autorisant cette pratique, tout en l’encadrant, afin d’en éviter les dérives, est un signe de responsabilité et correspond aux exigences de la République libre et insensible aux lobbys religieux, parce que laïque.
De plus, elle va permettre aux chercheurs français davantage de reconnaissance de leurs travaux, surtout à l’étranger, ils pourront dorénavant travailler dans des conditions plus sereines, la garantie de continuité de leurs recherches leur étant assurée.
Le CNAFAL espère qu’il s’agit d’un premier pas dans la révision des lois sur la bioéthique. Un long chemin reste encore à parcourir avec l’élargissement de la PMA, la levée de l’anonymat du don, le droit à mourir dans la dignité…
Le CNAFAL se félicite de ce premier engagement."
Voici là des premières avancées.... Il y a encore tant à faire
Jean-François Chalot


