jeudi 22 octobre - par Patrice Bravo

Le sort de l’Ukraine pourrait se décider sans elle

Poutine, Trump et Xi discutent de la possibilité de négociations trilatérales. Zelensky, pris de panique, exige des missiles, lance des accusations et propose des marchés douteux. 

Le président russe Vladimir Poutine a proposé d'organiser une rencontre trilatérale avec le président américain Donald Trump et le président chinois Xi Jinping pour discuter de la fin de la guerre en Ukraine. La participation de Zelensky au sommet en question n'est pas envisagée. C'est ce que rapporte le Wall Street Journal (WSJ) en citant plusieurs sources au fait des discussions. 

Selon le WSJ, Poutine a proposé ce sommet trilatéral lors de l'entretien téléphonique avec Trump du 9 octobre. La Russie compterait, d'après le journal, parvenir à un accord sur le conflit à des conditions conformes à ses intérêts. 

Les dates possibles de la rencontre seraient les 18 ou 19 novembre. Le sommet de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC) se tiendra à Shenzhen, en Chine, ces jours-là. Le Kremlin a proposé d'organiser les négociations en marge du forum. 

Trump n'a pas encore accepté la rencontre, mais pourrait soutenir l'idée, car il souhaite tenir sa promesse électorale de mettre fin à la guerre. 

Les autorités chinoises ont fait savoir qu'elles ne s'opposaient pas à une rencontre trilatérale, à condition que Trump accepte d'y participer. 

Le secrétaire d'État Marco Rubio a confirmé que la Maison Blanche discutait de la possibilité d'une telle rencontre. 

Dans la soirée du 19 octobre, Donald Trump a déclaré être prêt à participer à un sommet trilatéral avec Vladimir Poutine et le dirigeant chinois Xi Jinping, mais pas pour discuter de la fin de la guerre en Ukraine. "Je le ferais. Pas tant pour l'Ukraine, parce que, franchement, la Russie se comporte tout à fait normalement vis-à-vis de l'Ukraine. Elle ne fait pas grand-chose. Et c'est pareil avec la Chine", a déclaré Trump aux journalistes. Selon lui, le thème principal des négociations pourrait être l'arme nucléaire et le désarmement. "Si le président Xi souhaite organiser une telle rencontre, je la tiendrai", a ajouté le locataire de la Maison Blanche. 

Un tel format créerait une situation diplomatique inédite : trois chefs d'État pourraient discuter de l'avenir de l'Ukraine sans la participation de ses dirigeants. 

Dmitri Peskov, porte-parole du président russe, a confirmé au journal qu'un sommet des dirigeants des États-Unis, de la Chine et de la Russie était actuellement en discussion. "Il n'y a pas encore d'entente claire concernant la tenue d'une rencontre ou son éventuel ordre du jour, bien que les trois parties reconnaissent la possibilité hypothétique d'une telle rencontre", a déclaré Peskov. 

Parallèlement aux discussions sur le sommet, le différend entre Zelensky et Trump s'envenime. Dans une interview à l'agence Bloomberg, Zelensky a énuméré les décisions de Washington qu'il considère comme des pressions délibérées sur l'Ukraine. 

Alors que Poutine fait avancer sa nouvelle initiative de négociation, Zelensky a formulé de graves accusations à l'encontre de Washington. Il a déclaré que l'administration américaine cherchait apparemment à pousser l'Ukraine à capituler face à la Russie. 

"Je pense que des mesures ont été prises pour convaincre l'Ukraine de la nécessité de capituler, a déclaré Zelensky dimanche dans son bureau à Kiev. Je ne prétends pas que c'est précisément l'objectif poursuivi par nos partenaires." 

Selon Zelensky, il ne veut pas croire que les Américains cherchent à mettre fin au conflit plus rapidement aux dépens de l'Ukraine. "Mais c'est exactement à cela que ça ressemble." 

Les accusations les plus sérieuses portent sur les retards de livraisons d'armements. Zelensky a accusé les États-Unis de pression politique : seulement 12 missiles intercepteurs par mois pour les systèmes de défense antiaérienne Patriot. Selon Zelensky, les États-Unis retardent la validation des livraisons de missiles intercepteurs cruellement nécessaires pour les systèmes de défense antiaérienne Patriot. 

Sur son réseau social Truth Social, Trump a déclaré que le président ukrainien ne souhaitait pas mettre fin au conflit et ne l'avait probablement jamais souhaité. 

Zelensky, de son côté, a affirmé dans son interview à l'agence Bloomberg : "Je pense que le président des États-Unis entretient effectivement de bonnes relations avec Poutine." Cependant, le problème fondamental, selon lui, est que Trump n'est actuellement pas en mesure de convaincre le président russe de mettre fin au conflit. 

Zelensky compte également sur une amélioration des relations après les élections de mi-mandat américaines du 3 novembre. Selon lui, pendant la période de campagne électorale, la rhétorique politique devient particulièrement agressive. Après les élections, la situation devrait s'apaiser, estime-t-il.

Alexandre Lemoine

Les opinions exprimées par les analystes ne peuvent être considérées comme émanant des éditeurs du portail. Elles n'engagent que la responsabilité des auteurs. Observateur Continental se dégage de toutes responsabilités concernant le contenu de cet article et ne sera pas tenu responsable pour des erreurs ou informations incorrectes ou inexactes

Abonnez-vous à notre chaîne Telegram : https://t.me/observateur_continental

 

Source : https://www.observateur-continental.fr/?module=articles&action=view&id=8227



23 réactions


  • ETTORE ETTORE 22 octobre 11:30

    Patrice Bravo.@...

    Il en vas de la politique, comme de certains hommes...

    Pour vivre heureux, certains on besoin de choses diverses et variées, dans leur existance à volo .

    De l’agent.....Plus que necessaire....

    Le pouvoir.....D’influencer.....

    Une épouse...fidèle...

    Une voiture de sport....qui en jette....

    Des chevaux de course.....Pour le frisson des paris....

    Une danseuse. (— ou autre spécimen indefini sur jambes)....Pour afficher en public ses hormones vagabondes.....

    Voyez vous, en cas de repli de situation financière, la première chose qui vas valser, ce seras « la danseuse  ».

    ( parce que il y en a mutitude d’autres, aussi court vétues, qui attendent la bouche ouverte la pluie de cadeaux gratuits)

    Et je suis plus que convaincu, que la « danseuse » de tous ces frimeurs d’opérette, est bien :

    Zézé The Mouk !


  • Zolko Zolko 22 octobre 11:38

    normal, les losers n’ont pas la parole, l’Allemagne n’avait pas été invitée non-plus à la conférence de Yalta en 1945. L’Histoire est écrite par les vainqueurs, et ni l’Ukraine ni l’Union Européenne n’en feront partie.


  • sylvain sylvain 22 octobre 14:20

    le sort de l’ukraine s’est toujours decide sans elle, meme si on peut dire qu’elle a fait tout ce qu’elle pouvait pour que ce ne soit pas le cas


    • Eric F Eric F 22 octobre 19:31

      @sylvain
      En effet, l’Ukraine d’aujourd’hui est dans une situation comparable à celle la Pologne des siècles passés, avec les « partages » entre puissances qui lui étaient adjacentes, la dernière fois en 1939. 


  • Com une outre 22 octobre 15:59

    Il n’a jamais été question de demander son avis à l’acteur Zelenski. Il est payé largement pour faire ce qu’on lui demande, c’est déjà bien. Et il aura de la chance si il ne finit pas en prison pour crimes de guerre. Voire pire si il continue à faire le malin, cette guerre commence à déranger beaucoup de monde de beaucoup de pays, y compris en UE.


    • xenozoid xenozoid 22 octobre 16:09

      @Com une outre

      ca s’appelle l’ukrainisation de l’europe,bientot on aura des attentats ukrainiens et l’europe devra réagire bla bla, etc.etc...........

      mais bon on est dans un syteme de maffias.bonne chance a tous


    • Eric F Eric F 22 octobre 19:34

      @Com une outre
      Il y a une autre manière de voir, c’est que Zelensky défend bec et ongles les intérêts de son pays, alors que nos gouvernants ont renoncé à donner la priorité à nos intérêts.


    • xenozoid xenozoid 22 octobre 19:53

      @Eric F

      ....c’est que Zelensky défend bec et ongles les intérêts de son pays,,,,

       la corruption ?


    • xenozoid xenozoid 22 octobre 20:05

      @xenozoid

       quand a la corruption c’est la fete au village ici dans le jardin, a propos Eric F, c’est quoi les intérets d’un pays ?


    • Com une outre 22 octobre 21:14

      @Eric F
      En le vendant à Blackrock ? Trop drôle.


  • Patrice Bravo Patrice Bravo 22 octobre 16:40

    Vous avez de l’essence et du diesel dans vos stations essence ?


    • Com une outre 22 octobre 16:51

      @Patrice Bravo
      Du diesel depuis cette semaine après 15 jours de rupture (station Total voie express très fréquentée). Etrange non ?


  • ahtupic ahtupic 22 octobre 17:11

    C’est la tactique pour faire passer à l’électrique, donc complétement dépendant des éoliennes et des panneaux solaires.

    Ensuite les taxes sur le carburant seront reportés sur l’électricité.

    Et ensuite le passe carbone et les smart city ou plus justement camp de concentration


  • yvesduc 22 octobre 17:15

    Excellente idée de mettre la Chine en arbitre (et hôte) des négociations (et se mouille un peu pour son partenaire et fournisseur). On croise les doigts pour que cette guerre perdant-perdant s’arrête enfin.

    Et oui, l’Ukraine a le rôle du pion sacrifié. Ils ne peuvent s’en prendre qu’aux États-Unis, qui ont fomenté le coup d’État néo-nazi de 2014 et impulsé la politique russophobe qui s’en est suivie.


  • Krokodilo Krokodilo 22 octobre 17:46

    Tout le monde a compris que la solution était dans les accords déjà acceptés par Kiev en 2022, en gros ça tourne autour du Donbass russe+ Ukraine restante neutre sur le plan militaire (pas d’Otan, pas d’Européens et limitation), mais personne ne veut en accepter la responsabilité. Zélensky, on lui demanderait pourquoi y a eu quatre ans de guerre supplémentaires, et ses soutiens bandéristes pourraient lui en vouloir... Trump pourrait forcer la main de Kiev en coupant toute aide mais ne peut ou ne veut pas pour des raisons électorales. Les Européens bellicistes veulent infliger à la Russie une défaite stratégique, sinon ce serait reconnaître leurs erreurs, alors on laisse faire les Baltes cinglés qui laissent les drones ukrainiens passer par leur espace aérien, au risque de provoquer des représailles russes contre un pays de l’Otan... Et nos « infos » continuent de dire que Poutine refuse la paix alors que ce qu’il refuse, c’est une sorte de Minsk III, un cessez-le-feu pour réarmer Kiev. Enième confirmation qui’l est plus facile de commencer une guerre que de la terminer.


    • Eric F Eric F 22 octobre 19:41

      @Krokodilo
      « Enième confirmation qui’l est plus facile de commencer une guerre que de la terminer. »
      En effet, en cas d’un conflit qui s’enlise les protagonistes poursuivent pour ne pas perdre la face, en affirmant que la victoire est au bout du chemin, même s’ils n’en croient rien.


    • Com une outre 22 octobre 21:19

      @Eric F
      La guerre ne s’enlise pas, la future configuration entre puissance est en train de se mettre en place, avec pour victime vassalisée, l’UE. Et Zelenski s’aperçoit qu’il s’est fait avoir de tous les côtés.


    • ETTORE ETTORE 22 octobre 21:30

      @Eric F
      Vous avez parfaitement raison @Eric F

      La seule victoire pour les deux parties, tiendrait effectivement, dans le simple fait de....
      Ne pas commencer une guerre, qui s’éterniserait par le fait, de principes de jeune pucelle , hors toute consideration du nombre de victimes, et de désolation répandue .

      En fait, ce devrait être ces usurpateurs décideurs, incompétents, et lâches, sans respect pour la vie, ( si ce n’est leur « fausse leur ») à l’origine de tout conflit, qui devraient être sortis du jeu de rôle ( mauvais) qu’ils vont engendrer.

      Mais pour cela, il faudrait une forme de supra régulation sage et intelligente, pour l’imposer.
      Et vu, que même, les multiples catastrophes a répétition, que l’histoire égrène, et nous donne à retenir, ne suffisent point, à effacer ce genre d’entrain continu, à s’entretuer........

      Puisque, comme à dit un certain aveugle candide aux affaires....
      « La France, n’a pas d’histoire 
       »
      On comprendra alors, que celle qu’il tente d’écrire, ne résistera pas au moindre coup de LBD, qui défigurera son CV !


  • Emmanuel Aguera Emmanuel Aguera 22 octobre 22:02

    Depuis qu’une nuit de 2014, en proie à mes insomnies chroniques, j’ai observé en direct sur un blog allemand, au Maydan, les snipers d’Azov tirer sur la foule avec des M16 à lunette sortis des coffres des limousines de Blackwater, depuis le bâtiment de la police, pendant qu’en bande-son j’entendais les flics se demander dans leur radios « Mais qui c’est qui tire de nos fenêtres ? », alors que les manifestants tombaient comme des mouches les uns après les autres, persuadés d’avoir en face d’eux les forces gouvernementales, depuis ce moment-là je sais que le sort de l’Ukraine ne lui appartient pas.
    Le reste est un belle pièce dont Tolstoï se serait régaler à la mettre en page.


Réagir