mardi 17 avril 2012 - par ddacoudre

Le suicide ou le vote ?

J’ai suivi de loin cette campagne électorale, dans l’ensemble elle est essentiellement riche en copiés collés.

Il est désespérant d’observer que les années s’écoulent, en laissant la marque de leurs rides sur nos peaux, et si des hommes usés par elles disparaissent de la vie politique, d’autres moins marqués résistent, malgré qu’ils soient poussés par de plus jeunes qui ne détiennent leur jeunesse que de leurs âges, car le plus souvent leurs idées ne sont que de pâles copiés collés de leurs prédécesseurs quand elles n’en sont pas pires. Ils sont tristement condamnés à n’avoir aucune idée nouvelle, cela malgré les liftings de leurs communicants. Elles restent vieilles, éculées voire gâteuses.

En homme « intelligent » ayant suivi ces élections je devrais me suicider, mais je sais que le temps sociétal nécessaire à une métamorphose est d’une lenteur écrasante, ressassé par des dirigeants politiques, des experts d’autorités et des journalistes réalisateurs de storytelling qui rebattent et rebattent encore un nécessaire repas socio-économique devenu une mélasse nauséabonde. Le plus dramatique demeure tous ces jeunes représentant notre avenir que nous nourrissons des mêmes soupes que leurs ainés devenues normalement vieux dans leurs peaux, mais anormalement vieux dans leurs têtes parce qu’ils n’ont pas su métamorphoser la chrysalide humaniste encoconnée dans la bible, le coran, d’Adam Smith, Karl Marx, et j’en laisse. Nous payons cela du prix du sang, pour avoir cru par obscurantisme et dogmatisme que la vérité était chez l’un ou l’autre.

L’époque des Lumières s’est éteinte devant les lobbies du nucléaire, symbole s’il en est de la victoire de la science sur la philosophie. Pourtant la science aussi grande soit elle ne peut exclure le sujet qui la conçoit et la porte, l’HOMME.

Ainsi la « science », fut elle comptable, financière, elle ne pourra jamais exclure l’essence humaine car elle n’en est qu’une émanation, et la vie humaine ne peut se jouer sur un marché financier.

Tous ceux, jeunes ou vieux avec ou sans marques du temps visibles, ne sont pas vieux parce qu’ils portent les âges du temps, mais parce que dans leur cœur ils ne portent plus aucunes nouvelles espérances, n’ont aucune utopie, aucun nouvel idéal. En fait ils portent seulement la mort future.

Il est désespérant d’écouter tous ceux qui hier comme aujourd’hui convoitent un place primordiale, qui une fois obtenue ne change rien au déroulement de l’écoulement d’un monde qui poursuit inexorablement son évolution dans les traces de celles qu’ils ont eux mêmes définies par des mots qui les fondent, les enserrent et par les « dominants systémiques » qu’ils ont érigé en déterminants absolutistes, obscurantistes qui ne s’appuient, comme toujours que sur les dogmes élevés en vérités.

Il est juste de dire qu’il n’est pas permis à tout un chacun de comprendre cela s’ils ne se sont pas assis sur les bancs de l’enseignement ou ne l’ont pas acquis par les cicatrices des luttes, mais ceux qui savent et qui prétendent diriger la destinée des moins nantis ou instruits n’ont pas le droit de les tromper et leur faire croire que leur existence est inexorablement attachée à une dette.

Pour que cela fut vraie il aurait fallu qu’aucun ne naisse avec des euros dans les poches, et si je n’ai pas conservé le souvenir du traumatisme de ma naissance j’ai encore moins celui du tintement des pièces de monnaies qui s’entrechoquent.

 

L’époque des lumières ne s'est pas faite dans les manufactures ou dans les mines de charbons, et des femmes, déjà, comme madame du Chatelet y concouraient.

Mais ces lieux prémisses de l’industrialisation furent des viviers qui leur permirent de s’indigner et d’imaginer leurs utopies que nous vivons à présent. Rien que cela mérite que j’aille encore voter.

Mon cœur irait bien vers Cheminade, mais la raison emporte d’aller vers Mélenchon pour donner des troupes à Hollande, car lorsque le combat se fera jour pour conquérir la BCE, il y a de grande chance que nombre des siennes l‘abandonne, comme celles de Mitterrand l’ont abandonné à partir de 1984.

Rien que cela mérite que je m’assoie sur le dogme de la dette.



21 réactions


  • Suldhrun Suldhrun 17 avril 2012 18:44

    Le bonjour , ddacoudre .

     Je n aurais point d écriture , a lire votre texte , s assoir sur la dette mais plus simplement s emanciper du karma financier , ceci pour en imprimer le talent de vos idées dont j en suis .


  • L'enfoiré L’enfoiré 17 avril 2012 19:24

    Salut DD,
     J’ai déjà commenté votre billet sur votre blog.
     Donc, je me tairai. Pas mal, non ? smiley
     


    • ddacoudre ddacoudre 17 avril 2012 22:17

      bonjour l’enfoiré

      merci de ton mot, j’irai lire l’autre sur mon blog. toujours heureux de ton passage.
      cordialement.


  • Gasty Gasty 17 avril 2012 20:06

    Bonjour ddacoudre

    Tant qu’il y aura des Mélenchon, il y aura de l’espoir !


  • beo111 beo111 17 avril 2012 21:49

    Aux présidentielles on élit le représentant de l’oligarchie, normal qu’aucune idée ne fuse, puisque l’oligarchie veut simplement maintenir son pouvoir.


    Aux législatives on élit les représentants du peuple, donc là oui on peut entendre de nouvelles idées, si on ne regarde pas la télé bien sûr.


    • ddacoudre ddacoudre 17 avril 2012 23:16

      bonjour beo 111

      nous en sommes encore à élire le mythe de l’homme salvateur, le zorro de notre enfance, le monarque qui survit même sans tête, l’homme inutile qui concentre l’image du Père, pour d’autres c’est le souvenir de nos atavismes animaliers grégaires, le dominent, le chef de clan, le maitre, tout le contraire de ce qu’est la démocratie qui se nourri ses idées au seins de corps constitués ou lescitoyens viennent parler le leur vécu et dire ce qu’ils souhaitent.
      ddacoudre.over-blog.com
      cordialement.


    • efarista efarista 18 avril 2012 10:12

      Heil Pluto !

      Ben c’est bien, va donc chercher le susucre chez les fachos et restes - y !


    • ddacoudre ddacoudre 18 avril 2012 12:33

      bonjour pluto

      J’ai toujours envié ceux qui avaient l’art de maitriser notre langue, et je ne refuse jamais les aides qui me font chaque jour grandir un peu plus.
      Aucun  homme ne peut se gausser de cerner le monde, il y aurait là folie ou déraison, pourtant c’est dans ce monde que nous vivons. N’y parvenant pas du fait des limites biologique de son être, il a trouvé en lui le lieu où en cumulant l’observation de son monde, il a peut en les organisant dans un apprentissage mimétique passer à un enseignement structuré, duquel il en a sorti les moyens techniques et psychiques d’étaler son cerveau hors de sa boite crânienne dans des milliards de codifications avec lesquels il édifie des mondes imaginaires, qui deviennent parfois des réalités tellement intangibles ou irréfutables qu’ils en génèrent des obscurantismes des plus meurtrier .

      Pire il confie son destin à des structures mécaniques déterministes qu’il nourrie lui-même de sa propre méconnaissance et en tire la conclusion que ces machines sont plus savantes que lui, et que c’est d’elles qu’il doit apprendre le futur imaginaire dont dépend son bonheur et celui du monde. Aussi utile soient-elles, car elles sont une partie de nous, elles excluent de fait ce qui fait l’humain, ses sens. L’être organique qui perçoivent l’indéfinissable, et sans lesquels l’on ne peut pas être un HUMAIN.

      Il semble que cette constante qui s’observe comme une invariance d’échelle, impose un choc inévitable pour franchir un changement d’état. Tel la vapeur devenant eau et l’eau glace en fonction de son environnement, en libérant au passage une décharge d’énergie, la même que l’on observe lorsque un être passe de vie à trépas.

      Quand nous observons cela sous le regard d’un économiste nous parlons de cycle, nous serions dans l’hiver de komdratieff auquel succéderait un conflit guerrier. Mais il y a bien plus grave, c’est le nouveau portillon vers le fascisme.

      J’ai souvent écrit qu’on ne le devient pas par choix, que ceux qui l’ont porté étaient d’honnêtes citoyens qui s’inscrivaient dans le déroulement d’un monde scientiste dont les machines déduisaient des études anthropologiques et anthropomorphiques qu’il y avait des races, alors si « MILGRAN » le dit, c’est lui qui a les arguments d’autorités.

      Que disait-on en ces temps : « la race est la prédisposition instinctive, pour ainsi dire physique, c’est la civilisation dans le sang…. On peut exterminer certains peuples, on ne peut les changer ». Ce n’est pas Hitler qui à dit cela, mais LAMARTINE , citant les hébreux, les bohémiens, et les bédouins à l’assemblée nationale en 1937. Mais c’est Hitler qui est passé à l’acte, comme hier Mehrad pour d’autre race divine.

       

      Alors certainement que je voterai pour celui qui appelle au renouveau humain, pour celui qui n’a certainement aucune idée de la métamorphose à entre prendre, comme moi, et il faudra lutter ou convaincre des millions de LAMARTINE pour que ne naisse pas de nouveaux Hitler ou Merhrad parce que l’argument d’autorité économique fabrique les races de pauvres qu’il va falloir éliminer parce qu’on ne peut pas les changer.

       Marine n’a pas encore compris cela.

      Cordialement et merci pour cet échange.ddacoudre.over-blog.com.


  • Loatse Loatse 18 avril 2012 13:20

    Bonjour ddacoudre,

    je ne crois pas que d’un homme (quelque soit son parti ) viendra LE changement... Mais bien d’une remise en question collective...

    Les vieux modèles de société sont périmés et alors que nous avions l’opportunité de profiter des nouvelles technologies pour créer une autre société, nous nous en sommes servis pour faire du profit...

    En gros, je pense qu’on a loupé le coche... mais ce n’est que partie remise.

    Je vais toutefois voter, pour Hollande... ne serait ce que pour alléger l’atmosphère qui depuis 5 ans est de plus en plus pesante, anxiogène...à l’image de celui qui nous dirige...

    Si la gauche l’emporte, même si ce n’est pas la gauche que certains souhaiteraient, déjà on aura perceptiblement un changement de paradigme, petit mais c’est déjà cela... tout reste à faire...


    • Thorgal 18 avril 2012 14:53

      @Laotse

      Permets-moi de te suggerer de lire ceci.


    • ddacoudre ddacoudre 18 avril 2012 15:24

      bonjour Loatse

      le père est une image psychanalytique, c’est l’être ,salvateur dans lequel l’on espère trouver un achèvement à ses souffrances qu’emporte l’acte de s’assumer pour accéder au bonheur.

      il y a dans l’existence réapparition de découvreurs, d’être qui marquent le déroulement de l’histoire humaine, certes ils sont les acteurs de leurs « oeuvres », mais ils marquent l’histoire en devenant ceux en qui les autres abondent, sans cela ils resteraient d’illustres inconnu.
      et entre un con qui dispose des médias pour nous dires qu’il peut changer le sable en or et celui qui n’ aura que sa voix pour crier qu’il dispose des moyens de nourrir la terre entière, que retiendra l’histoire.
      le premier, car le désir de se nourrir est limité biologiquement par la satiété, tandis que le désir de posséder n’a pas de limites hormis celles que posent la lutte et le combat pour se répartir la puissance qu’offre la posséssion.
      nous le vivons aujourd’hui avec le marché financier et les banques.
      alors il faut faire de choix où c’est .l’humain d’abord.http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=114969. ddacoudre.over-blog.com.
      cordialement.


  • Loatse Loatse 18 avril 2012 16:24

    @ Thorgal, ddacoudre

    L’humain d’abord certes, je suis d’accord... mais ma conception de l’humain et de la société de demain est différente de celle de monsieur melenchon...

    celui ci partage avec nicolas sarkozy une valeur, celle du mérite... or cette valeur pour moi était valable dans une société qui n’avait pas encore porté à un niveau aussi elevé qu’aujourd’hui le progrès technologique permettant par là même d’envisager une autre façon de vivre que par la valeur travail/mérite.. soit la reconnaissance de l’apport à la société de chaque individu.. quelque soit son statut social, ses capacités, son niveau d’engagement dans celle ci...

    Les choses sont amenées à changer, notre vision du monde aussi... dommage que nous nous accrochons aux vieux modèles voulant les faire perdurer par peur sans doute de plonger dans l’inconnu...





  • Thorgal 18 avril 2012 16:38

    @Loatse

    Je ne crois pas que l’on s’accroche aux vieux modeles. Simplement, il y a un phenomene d’« inertie » intrinseque jusqu’a ce que l’on atteigne un point critique de non retour.


  • Loatse Loatse 18 avril 2012 16:59

    Peut-être cette inertie n’est elle qu’apparente, Thorgal... quoiqu’il en soit, il y aura du mouvement ces prochains jours et ces prochains mois, et cela ne peut être que positif quelqu’en soit l’issue...


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