Lecornu : pantin/couffin de Macron
Des centaines de milliards d’euros pour l’industrie d’armement et la guerre, des livraisons d’armes à Israël. Voilà donc le nouvellement nommé Premier ministre. Précédemment, depuis 2022, il officiait au ministère des armées où il a promis de doter la grande muette de 413 milliards d’euros entre 2023 et 2030. Un budget annuel qui passerait de 32 milliards en 2017 à 69 milliards. Pour un pays en crise, c’est tout de même plus du double. Au diable l’avarice lorsqu’il s’agit de flatter les lobbies, tout en accumulant les postes et les privilèges.[i] Dire que ce gars n’a que 39 ans !
Depuis ses 16 ans il militante, puis gravit les échelons du milieu politique, Mediapart le décrit comme un « politicard » qui n'a jamais vraiment eu de métier en dehors de ses mandats, un Attal bis quoi (comme tant d’autres). Son grand sponsor fut Bruno le Maire, une référence s’il en est… Sa devise devrait être « dure avec les faibles, doucereux avec les puissants », en fait le profil type de ceux qui sévissent dans les couloirs du pouvoir depuis que macron s’est emparé des rênes. Comme président du conseil départemental de l'Eure, en 2015, il fait la chasse aux supposés fraudeurs du RSA à grand renfort de communication, il procède également à la fermeture de deux collèges en éducation prioritaire, qu'il justifie par leur taux de remplissage trop faible. Contre ce qu'il nomme « l’excuse sociale », il menace en 2016, de ne pas procéder à l’augmentation du revenu de solidarité active dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté. Un homme de poigne qui sait veiller au grain concernant les manants.
Il est mis en selle par macron dès 2017 comme secrétaire d’état à l’écologie. Et depuis, sans discontinuer, après être passé de ministre chargé des Collectivités territoriales, à ministre des Outre-mer, puis ministre des armées, le voici donc Premier ministre…[ii] Sa maman doit être sacrement fier d’avoir mis au monde un tel génie des quatre pattes…
Pour comprendre le quidam. Il n’a pondu qu’un seul livre « Vers la guerre ? » (Plon, 2024), qui en posant la question dans le titre donne une indication des penchants du mossieur. Selon la critique, le style est direct et l’intention claire : « Réarmer le pays dans ses capacités, dans son industrie, mais surtout dans sa conscience collective. « Notre société, est-elle prête à faire les sacrifices nécessaires pour sa sécurité ? », s’interroge-t-il, convaincu que la défense ne peut plus être un sujet périphérique, ni une affaire de militaires, ni une affaire budgétaire. Pourtant, sur le fond, le ministre défend une vision bien à lui de la souveraineté (en se contredisant). « Pas seulement celle de produire des armes, mais aussi celle de les maintenir, de les exporter, et de pouvoir le faire sans les autres. Il rappelle que « sans exportations, il aurait fallu 500 milliards pour notre LPM au lieu de 413 », soulignant à quel point l’économie de défense est au cœur du contrat social de sécurité. » Donc selon notre nouveau 1er ministre, il faut exporter plus de machines à tuer, pour s’équiper plus… De machines à tuer. Comme toutes les grandes puissances font de même, ça ne s’appellerait-il pas par hasard « escalade », qui comme on le sait n’est jamais signe de paix… Le rêve de Lecornu est une France au garde-à-vous et en treillis (avé les rangers bien cirées),[iii] voici donc celui qui va occuper Matignon, un « guerrier » de salon, qui lorsque ça chauffait, par exemple en Guadeloupe pendant le Covid préféra rester tapi dans son bureau du ministère au lieu d’aller affronter les locaux bien énervés sur leur terrain…[iv]
Le signe envoyé. Tout d’abord, c’est un obligé de plus installé par macron à qui il doit tout. Logiquement, il aurait dû rester dans son département de l’Eure, au lieu de se retrouver à la table des néfastes qui nous entrainent vers le chaos. Sachant que son boss pousse à hue et à dia pour que des troupes européennes soient au sol en Ukraine. Lui-même est un militaire frustré, car étant gamin, il hésitait entre l’uniforme et le goupillon ; et ainsi, à la tête du gouvernement, nous avons un va-t-en-guerre de plus qui est dans le sillon des pas de l’oie macroniens : « Que l’occident casse la gueule aux ruskofs, car Poutine, c’est Hitler ! »
Voilà, donc le duo qui s’apprête à couler définitivement l’entreprise France en faillite : deux idiots utiles aux services du lobby militaro/industriel, des banques, de Black Rock, de la folle von der machin de la Commission européenne avec les 800 milliards prévus d’achats d’armes aux Américains et derrière ces clampins, la mère tape dur Brigitte qui a pour la seconde fois réussit à placer son « chouchou » après le Gabriel Attal… Deux solutions pour nous Le Peuple : destituer ou se soulever !
Georges ZETER/ septembre 2025
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