jeudi 23 août 2007 - par olivier cabanel

Les abeilles ont le bourdon !

Et si demain, suite à la disparition programmée des abeilles, nous n’avions plus un seul fruit à nous mettre sous la dent ?

Encore une fable écologique, les écolos ne sont que des paniqués incorrigibles, et ils ont une tendance à l’exagération ? Malheureusement, non. Les chiffres sont là, indiscutables.

Les abeilles disparaissent par milliards depuis quelques mois, et leur disparition pourrait nous poser quelques problèmes. Aller même jusqu’à la disparition de l’espèce humaine. C’est une épidémie monstrueuse, d’une violence et d’une ampleur qui font froid dans le dos.

Les abeilles quittent les ruches, et ne reviennent pas. Source : http://www.mdgrf.org

Pour beaucoup d’écologistes, le coupable est tout trouvé, les OGM.

Les Américains se sont tournés vers la vieille Europe et font venir par containers d’énormes quantités d’abeilles, car sans les abeilles, plus de fruits, plus de légumes, plus d’oléagineux.

Pourquoi mettre les OGM responsable de ce génocide ?

Les OGM innoculent aux plantes des pesticides qui tuent les insectes prédateurs.

Mais les OGM ne font pas de détails, ils tuent tous les insectes et pourquoi pas les abeilles ?

Les abeilles adorent butiner çà et là, et peuvent faire des kilomètres pour trouver des trésors, un peu comme nous, dans le fond.

Et malgré les dénégations de quelques pseudo spécialistes lourdement bardés de certitudes, les abeilles butinent aussi dans le maïs, même s’il est trangénique.

Ceci a été prouvé par des agriculteurs du Sud-Ouest, qui, sous le contrôle d’un huissier ont récolté du pollen, à proximité de champs de maïs trangénique et y ont trouvé pres de 40 % de pollen de maïs contaminé.

C’est dans le village de Grézet Cavagnan, dans le Lot-et-Garonne que l’expérience a été conduite sous l’égide du collectif « Aquitaine, avenir sans OGM » entre le 6 et le 11 juillet dernier.

Cette étude montre que les pollens récoltés jusqu’à 1 500 mètres de la ruche sont contaminés.

Or que savons-nous aujourd’hui sur les OGM et sur ceux qui s’en nourrissent ? On sait que des expériences menées sur des rats nourris aux OGM ont mis en évidence des atteintes aux organes vitaux, le foi, les reins...

Que deviendrions-nous dans un monde sans fruits ?

Fini la célèbre pomme de l’ex-président, les fraises sauvages du regretté Bergmann, les poires belle Hélène, les raisins de la colère ?

Un monde sans fruits... mais aussi un monde sans fleurs.

Le plus étonnant, c’est que c’est notre société de charité citoyenne qui permet de financer en partie la recherche sur les OGM.

Bien involontairement, c’est vrai.

En effet, lors du Téléthon, des sommes considérables sont récoltées pour lutter contre les maladies génétiques.

Une bonne partie de ces sommes généreusement données par des citoyens sensible à la détresse humaine des malades est reversée aux laboratoires qui travaillent sur la recherche génétique.

Si vous avez la curiosité de téléphoner au centre financier du Téléthon, on vous donnera facilement l’adresse de ces laboratoires.

Si comme moi, vous en appelez un, et demandez à parler au directeur, vous serez surpris d’apprendre que dans ces laboratoires de recherche « maladies génétiques », on pratique aussi la recherche sur les OGM : ils permettent de faire le lien pour étudier la correspondance entre code génétique et gène induisant une fonction.

Je ne suis pas sûr que si les donateurs du Téléthon apprenaient qu’une partie de leur argent vient aussi financer la recherche OGM, ils continueraient à verser leur obole si facilement.

Tiens, voilà un bon sujet de discussion en octobre, pour le Grenelle Parisien.



109 réactions


  • Luciole Luciole 24 août 2007 09:46

    Merci de rappeler encore une fois ce problème gravissime à côté duquel la crise financière est un niaiseux enfantillage.

    Je mange presque exclusivement du bio, mais cela ne suffira pas à sauver mes enfants du désastre qui nous attend.

    Que faut-il faire ? Manifester pour faire interdire les pesticides ?


    • olivier cabanel olivier cabanel 24 août 2007 15:27

      il faut se battre, par tous les moyens possibles, même s’ils sont aujourd’hui illégaux.

      pendant la dernière guerre, les résistants qui faisaient sauter ponts et voies ferrées étaient considérés comme hors la loi.

      comme aujourd’hui un certain josé.


    • Francis JL 27 août 2007 20:27

      @ Luciole : «  »Je mange presque exclusivement du bio, mais cela ne suffira pas à sauver mes enfants du désastre qui nous attend.«  »

      Non, il faudrait qu’eux aussi ... Mais je ne devrais pas plaisanter avec ce sujet, pardon.

      Avez-vous eu connaissance de ces expérimentations :

      http://fr.wikipedia.org/wiki/HAARP

      ou bien,

      http://www.syti.net/ArmesClimatiques.html

      Ou encore … ? mais, tapez plutôt HAARP dans votre moteur de recherche préféré, je ne vous en dis pas plus.


  • FdJ 24 août 2007 11:39

    Ca ne vous pose pas de problème de poster 5 fois (ou plus j’ai pas vraiment compté) un article des échos sans doute soumis au droit d’auteur ?


    • olivier cabanel olivier cabanel 24 août 2007 15:25

      vous ne savez pas compter ?

      c’est triste et dommage pour vous.

      mais 5 fois ou 6 fois quelle importance.

      je n’ai aucun droit d’auteur, ni interet a donner une information publiée par une association qui, bénévolement, utilise son temps pour informer le citoyen responsable.

      mais celui qui a peur d’avoir tort est tenté de trouver des parades étranges.

      je vous laisse dans votre monde de méfiant.

      comme disait ma vieille grand mere « mefiez vous des méfiants »

      allez bonne journée.


    • olivier cabanel olivier cabanel 27 août 2007 13:26

      cher philippe renevre

      on est toujours le con de quelqu’un

      mais, je ne me permet pas de vous tutoyer

      on dit tu...., comme disait Prévert.

      mais vla pas que vous tombez en plein jeunisme

      l’age n’est pas une réponse

      la connerie , c’est toujours l’autre

      bon vent avec vos certitudes.

      et cordialement.


  • cza93 cza93 29 août 2007 15:19

    bonjour Mr Cabanel,

    voici un article paru à point nommé dans l’édition du 30/08 du Monde ... et qui vient conforter et compléter le votre ...

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-948835@51-948933,0.html

    « Restent deux pistes privilégiées : les maladies, virus, parasites et autres champignons, d’un côté. La dégradation générale de l’environnement - changements climatiques, raréfaction des fleurs et surtout surdose de produit chimiques -, de l’autre. Peut-être tout cela à la fois. »On peut supporter séparément une maladie, une mauvaise alimentation, un empoisonnement aux pesticides, mais quand tous les facteurs se conjuguent, il arrive un moment où la limite de résistance est atteinte« , explique M. Neumann. Pour les apiculteurs, l’abeille est une »sentinelle« , une »sonnette d’alarme« , le témoin de dérèglements invisibles à nos yeux. Une chose est certaine, au bout de toutes les pistes, c’est toujours l’homme que l’on retrouve. »

    la survie de 80 % des plantes à fleurs et la production de 35 % de la nourriture des hommes dépendent de la pollinisation. Aux Etats-Unis, ce marché a été évalué à 15 milliards de dollars. Certes, ni le blé, ni le riz, ni les pommes de terre n’ont besoin d’abeilles. Mais imagine-t-on un monde sans fruits, sans légumes et sans fleurs ? Circonstance aggravante, les autres pollinisateurs ne s’en tirent pas mieux. « On a toutes les raisons de penser que quand l’abeille domestique a des soucis, c’est pire pour les espèces sauvages, car la colonie a un effet protecteur », explique Bernard Vaissière. Les spécialistes de l’abeille se sentent un peu seuls. Nous vivons dans une société « insectophobe », dit Francesco Panella. Pourtant, sans les insectes, rien ne marche. Ils sont la colonne vertébrale des écosystèmes terrestres. « Ce sont les grands oubliés du monde animal, déplore Marie-Pierre Chauzat, membre de l’équipe abeille de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Ils n’ont pas les grands yeux du panda, les belles plumes des oiseaux, la jolie fourrure des bébés phoques. »

    ... très bon article, très instructif, ... pour ceux qui doutent encore ...


  • GXul 30 août 2007 14:27

    Merci pour la sensibilisation.

    10 ans que je suis apiculteur, c’est un rêve d’enfant. J’ai failli en faire mon métier. J’ai eu jusqu’à 20 ruches. Mes débuts dans l’apiculture ont coïncidé avec les premières difficultés pour les abeilles. Avec un collègue ont à tout vu en matière de mortalité, pesticide (un tapis d’abeilles mortes devant les ruches c’est à faire chialer), maladies (ça sent pas bon dans la ruche), famine, mais le syndrome de dépopulation (en fait ça fait plus de 5 ans que ça dure) c’est vraiment déroutant ruche saine, rien d’anormal mais plus d’abeille. 50% de perte par an, maintenant il me reste 2 ruches.

    Rare sont ceux qui sont conscient de l’importance des petites bêtes. Ce monde que nous ignorons, qui fait peur à certain au point de sortir l’arme chimique au moindre bourdonnement.

    Einstein a prévenu : plus d’abeille c’est moins de 4 ans qu’il reste à l’humanité. Fulcanelli (alias Jules Violle) a prévenu : il ne faut pas jouer avec les ondes c’est le système nerveux de la nature. Rudolf Steiner à prévenu : donnez de la viande en guise de nourriture à des bovins, leur cerveau secrètera de l’acide urique et ils deviendront fou.

    Vos jours sont désormais comptés. A bon entendeur salut. Je réactive la merkaba et je change de planète.


  • christian 3 septembre 2007 00:01

    voir : http://www.agriculture-environnement.fr/AENEW/article.php3?id_article=222

    C’est pratiquement la seule source d’information pertinente que j’ai trouvé sur internet au sujet de cette disparition d’abeilles qui inquiète tout le monde. Bien que cette source soit aussi poélmique.

    Seulement il ya plusieurs problématiques, le sujet a été déjà évoqué à la une du Figaro en 1979 voir le lien suivant issu d’un site spécialisé sur l’apiculture.

    http://www.beekeeping.com/articles/fr/disparition_abeilles.htm.

    De plus apparemment, le sujet est sérieux, repéré depuis des années et n’a pas bien l’air de mobiliser les autorités sanitaires des pays concernés.

    D’après votre article et les différentes sources spécialiseés, ce qui serait en cause ce serait la mondialisation ( la aussi ) des espéces d’abeilles, le normalisation des espéces, donc une perte de biodiversité garante justement de la résitance aux maladies.

    Encore un lien démontrant que le probléme existait dèjà aux USA il y a 30 ans.

    http://www.beekeeping.com/spmf/sapmp/maladie_disparition_usa.htm

    En conclusion le probléme est grave, l’homme c’est certain est le premier responsable de la disparition des abeilles, ça c’est un certitude. ( les causes sont certainement multiples )

    Et comme c’est lui le probléme c’est à lui de le résoudre et il est certainement aussi urgent de réunir les scientifiques et décideurs politiques mondiaux sur le sujet que cela l’a été pour les CFC maintenant interdit de production sur la planéte.

    Nous avons déjà par ignorance, appat du gain, provoqué nombre de désordres dans la biosphère, il est je pense inutile d’y ajouter des suceptibilités d’egos déplacées.

    Je souhaiterai que les réactions contribuent à l’intelligence du débat : et que par exemple la dernière réaction de la personne apiculteur amateur fasse état d’un peu plus de précisions sur l’origine de ses abeilles, dans quel région elles butinaient,quel traitement était appliqué aux ruches malades etc... car sinon cela ne fait avancer en rien le débat.

    Exemple je pourrai dire j’élevai 20 chiens, 10 sont morts de maladies, 8 se sont jamais rentrés au chenil et il m’en reste 2 de vivants. En quoi cet alignement d’information me donne des éléments de réponse au probléme posé.

    Aucun et de plus cela fait fonctionner l’interprétation et l’imagination délirante sur les causes des maladies et disparitions.

    Nous avons déjà 90% de professionnels, qui se disent journalistes, qui fonctionnent comme ça en,ne retenant que le sensationnel. Merci aux agoravoxiens d’être plus informatifs, plus pragmatiques en étayant leur propos en citant des sources.

    Les réactions épidermiques c’est bien, mais généralement ça ne dure pas et donc ça ne fait pas avancer la compréhension du phénoméne qui déclenche ces réactions épidermiques.

    Merci de faire avancer le débat : par exemple pour M.Cabanel de lancer via internet une grande enquète française, région par région auprès des apiculteurs pour savoir combien sont touchés par la Disparition massive des abeilles, de savoir si ils les remplacent et par qu’elles races d’abeilles, de quel origine etc... Voila ce que j’appelle des actions pragmatiques.

    Le reste, j’appelle ça pisser dans un tonneau, le remplir c’est bien mais ça sera toujours la même chose, quel que soit l’origine du liquide.

    Cordialement Agoravoxien comme un autre.


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