mardi 31 décembre 2013 - par Hamed

Les cycles de Kondratieff, une approche pour l’explication du retournement de la conjoncture économique depuis 2008 ?

 Nombreux sont les débats aujourd’hui sur le « cinquième kondratieff », qui d’ailleurs soulèvent à juste raison la question sur le sens de la crise financière actuelle. La question sur le « cinquième Kondratieff » est d’une importance capitale pour l’avenir du monde. Elle donnerait sens non seulement à l’existence de l’homme mais aussi à la flèche du temps humain.

 Qu’en est-il de cette « humanité qui se débat » dans ce mouvement sans fin de l’histoire. Une histoire constituée à la fois de développements et de régressions, d’avances et de reculs. A l’image même des cycles économiques, une phase ascendante suivie d’une phase descendante, et ainsi de suite. Au point qu’aujourd’hui, le progrès du monde ne se comprend plus, « avance-t-on ou régresse-ton ? » Les temps passés sont-ils meilleurs que ceux qui viennent. Et à cette question cruciale du sens de la flèche du temps, que se pose la question : qu’apporte l’approche de Nikolai Kondratieff sur les crises économiques longs récurrents émise il y a 90 ans sur le sens de l’histoire ?

  1. Une incroyable dynamique de l’accélération du Temps. L’approche de Kondratieff

 Il faut rappeler seulement il y a un peu plus d’un siècle, les hommes se transportaient sur des carrosses tirées par des chevaux, ou utilisaient des charrettes pour transporter leurs marchandises. Le cheval, l’âne, à dos d’homme ou des attelages sur des hommes, y compris la navigation par la rame ou les voiles ont été les moyens privilégiés pour les déplacements et les voyages. Il n’y avait pas d’autres moyens, et après d’incroyables péripéties faites de découvertes scientifiques dans tous les domaines, inimaginables à l’époque, et d’applications sur le terrain du progrès, de guerres meurtrières qui ont au contraire accéléré le progrès et y ont concouru bien plus à l’évolution du monde, une démographie à peine perceptible qui s’est transformée aujourd’hui en menace au point que les Etats adoptent des moyens pour diminuer le flot des naissances, le monde fit connaissance de l’automobile, de l’avion subsonique à l’avion supersonique, de l’énergie nucléaire, des vols spatiaux, la révolution dans la médecine, et aujourd’hui la toile mondiale d’Internet, la face du monde s’est vue radicalement changée.

 Ce rappel est nécessaire parce qu’il met en évidence une accélération de l’histoire en un peu plus d’une centaine d’années et d’une vitesse qui n’a pas son égal par le passé. En 3000 ans, le monde n’est entré réellement dans la modernité que depuis 1900, le XXe siècle a été une véritable rupture avec les siècles passés. Un « siècle de transition » entre les environ 3000 ans passés et les mille ans à venir, et le XXIème siècle préfigure déjà des changements intenses et considérables dans le comportement de l’humanité sur tous les plans.

 Précisément, cette incroyable dynamique de l’accélération du temps a été partiellement théorisée sur le plan économique par Nicholas Kondratieff, dès les années 1920. Ancien révolutionnaire russe, adjoint au ministre du ravitaillement des gouvernements, économiste brillant, il a pu observer que le capitalisme évoluait de manière cyclique. Une phase d’expansion économique est suivie d’une une phase longue de dépression, et le cycle de nouveau recommence, ce qui sous-tendrait que la phase de dépression porte en germe la phase d’expansion, i.e. la crise étant le moyen par lequel le capitalisme se réorganise. Cette thèse « contredisait déjà la théorie marxiste » qui affirme que la crise provoquerait la chute du mode capitaliste. Théorie sur les cycles qui lui valut d’être condamné par le régime soviétique au Goulag puis fusillé en 1938.

 Malgré ses contradicteurs, le quatrième cycle de Kondratieff (1945-1992) – de nombreux économistes adhérèrent à la théorie de N. Kondratieff – fait ressortir la débâcle économique de l’Union soviétique. Elle cessa d’exister en décembre 1991. L’économiste russe a eu une vue prémonitoire. Le régime communiste a été une « aporie nécessaire de l’histoire » que le capitalisme a vite refermée comme une brève parenthèse de l’Histoire.

 La théorie de Kondratieff, en termes purement économiques, décrit une phase ascendante qui s’accompagne d’un excès d’investissements et donc l’octroi de crédits par les banques (création monétaire) qui provoque une hausse des prix. D’autre part, une phase ascendante fait généralement intervenir de nouveaux acteurs dans les échanges économiques, ce qui se traduit par une opposition d’intérêts et de concurrence, affectant les coûts sur les produits. La création monétaire et l’inflation qui en résulte qui provoquerait le resserrement monétaire (hausse des taux d’intérêt par les banques) ralentirait la production. Il s’ensuit un point de rupture durant lequel l’activité économique décline rapidement. La baisse des prix due à un excès de l’offre et à une baisse de la demande enclenche la phase de retournement. La crise apparaît au grand jour. Ce n’est qu’après que la phase dépressive ait expurgé ses excès que le cycle peut recommencer au cours duquel de nouveaux moteurs dans l’innovation économique apparaissaient. Moteurs qui n’existaient pas dans le cycle passé.

 Ainsi, si des phénomènes se répètent régulièrement sous l’influence de facteurs endogènes, et donc si le passage de la phase A à la phase B est endogène, causée par le déclin du taux de profit, le passage de la phase B à la phase A dépend pour sa part de causes exogènes qui n’avaient aucune raison de se produire nécessairement. Mais l’histoire confirme que le cycle qui revient ne procède pas à l’identique, que des causes exogènes entrent à la fois dans une nouvelle configuration du champ économique que dans le redressement durable qui permettent de renouer avec une nouvelle phase d’expansion longue. C’est dans cette optique que Kondratieff semble identifier des cycles récurrents tous les 40 à 60 ans, en prenant pour référentiel la fin du XVIIIe siècle, époque jugée comme posant les assises d’une histoire économique structurée de l’humanité. Avant cette date, il n’y avait pas pour ainsi dire une économie à l’échelle-monde. Il fit ressortir à partir de cette date trois cycles longs :

  • Le premier cycle est daté de 1789 à 1849. La phase A dure jusqu’à 1814, la phase B jusqu’à la fin du cycle.
  • Le deuxième cycle de 1849 à 1896. La phase A dure jusqu’à 1873, la phase B de 1873 à 1896 qui fut l’époque de la Grande Dépression (déflation et dépression).
  • Le troisième cycle de 1896-… La phase A dure jusqu’à 1920, la phase B jusqu’à 1945. Pour le dernier cycle, il ne voit pas la fin du fait de sa déportation et de son exécution.
  1. Les cycles, un écheveau où les crises sont des « instruments » pour faire aboutir l’histoire

 La plupart des économistes ne considèrent pas la théorie de Kondratieff comme suffisamment fiables. Les auteurs soviétiques qualifient cette théorie « d’erronée et de réactionnaire » (Encyclopédie citée par Eric Bosserelle, 1994, p.22). Ernest Mandel rejette l’idée de cycle systématique d’une cinquantaine d’années. Pour lui, les cycles sont influencés tant par la baisse tendancielle du taux de profit que par la lutte des classes qui module, de manière originale et à chaque fois différente, la durée du cycle (Mandel, 1980 et 1997, chapitre 4). Paul Samuelson parle de « science-fiction », il a changé néanmoins d’opinion ensuite. Joseph Stiglitz, dans ses récents Principes, déclare que le « terme de cycle suggère une certaine régularité qui n’existe pas dans la réalité ». Et si l’économie « fluctue », c’est de « façon permanente » (Stiglitz, 2000, p.465 et 673).

 Les critiques émises par les économistes, on ne peut en disconvenir, sont fondées. Il y a réellement un problème de normes de rationalité dans la théorie de Kondratieff, une norme exigée d’ailleurs pour toute théorie émise, et, pour qu’elle soit admise, le Kondratieff demande dans les débats un large consensus. Cependant, s’il ne recueille pas un large consensus, le Kondratieff ressort à chaque fois qu’une crise économique ne se résout pas rapidement. Présentant des singularités inexpliquées, les ressemblances avec les crises passées plus ou moins formelles, le cycle long, ou pour certains économistes des « ondes longues », demeure une énigme. Et le sens de la crise qui resurgit reste toujours inexpliquée.

 Pour la compréhension des phénomènes de crise, ne faut-il pas sortir des explications classiques y compris des réfutations et critiques de la théorie de Kondratieff, et aborder le cycle comme l’a vu l’économiste russe non comme un simple processus cyclique récurrent, mais comme un phénomène qui se déploie et interagit dans le développement même de l’histoire. Le caractère cyclique des crises ne sont pas seulement une évolution périodique des prix et des crédits (une phase à la hausse, une phase à la baisse), mais un écheveau où les crises sont des « instruments » pour faire aboutir l’histoire. Dans le sens que l’histoire d’aujourd’hui n’est pas l’histoire d’hier, et l’histoire de demain ne sera pas l’histoire d’aujourd’hui.

 Les crises économiques sont ce qu’elles sont parce qu’elles sont complexes et appartiennent au « continuum du Temps ». Dont on ne peut considérer que des parties et par abstraction. Même si les banques ont joué un rôle essentiel dans les crises, elles ne peuvent être seules au centre de l’explication. Parce que la question se poserait pourquoi les banques ont joué ce rôle en relâchant à l’excès le crédit. Pourquoi au début du cycle, le dérèglement du système n’a pas été observé. Ce n’est que lorsque l’excès du crédit est porté à son comble et la spéculation qui a suivi a tendu les ressorts économiques à l’extrême, que le renversement qui s’est opéré devenait inévitable. Le système dopé « artificiellement » ayant atteint ses limites ressemblait à une corde tendue qui rompait (forces au-delà de sa solidité).

 En réalité, dans toute crise économique majeure, il y a une « herméneutique » qui joue dans son développement, et son avènement a par conséquent un sens. On ne peut prendre argent comptant que c’est la « poussée spéculative des marchés boursiers et le relâchement des banques » qui sont les causes « essentielles » de la crise. Certes, le lien de causalité est certainement vrai sur un plan purement économique comme la sanction prise par la Banque centrale pour arrêter la spirale spéculative. Bien que la Banque centrale soit la première responsable dans la crise puisqu’elle l’a « architecturée » par sa politique ultra-expansive, ce mouvement de cause à effet n’explique pas pourquoi le retour périodique des crises, une causalité de récurrence qui devient en plus qu’énigmatique, une « fatalité ». Ce qui revient à dire que la Banque centrale ne peut agir autrement que suivre les « oscillations du balancier économique qui régit le monde ».

 Il est évident qu’il y a une nécessité d’aller au-delà de la crise. Qu’il est nécessaire de procéder à une étude dépassant les critiques sur les cycles Kontradieff, en les replaçant dans leur contexte historique. Partant du principe que ce sont les peuples qui entreprennent, qui travaillent, qui spéculent, qui luttent, qui s’opposent…, que la science économique se fait par eux et pour eux, que la crise économique est avant tout une crise des peuples, une crise qui marque une rupture dans leur évolution, et c’est tout cela qu’il faut prendre en considération pour tenter de comprendre les phénomènes des crises. Dans le sens hégélien, une phase dépressive vient contredire une phase expansive pour se résoudre dans son « dépassement ». Donc, les cycles de Kondratieff tant décriés par les économistes peuvent être une approche tangible pour l’explication des crises économiques dans le développement de l’histoire.

 Si on y fait appel aujourd’hui, et qu’un débat de nouveau sur le Kondratieff mobilise des économistes, c’est que le niveau de connaissance atteint par la science économique aujourd’hui n’est pas à même de satisfaire la raison humaine. Et la raison humaine est raisonneuse par essence, elle cherche à comprendre et tout procédé, combien même il est herméneutique, et aucune hermétisme ne pourrait la rebuter sauf s’il ne s’inscrit pas dans la dialectique de la raison.

  1. Les causes exogènes reviennent à chaque fois sur les causes endogènes pour changer le cours de l’histoire-monde

 La crise que traverse depuis 2008 le monde et la langueur de cette phase doit nous interpeler pour nous interroger sur les nouveaux phénomènes de cette crise. Depuis 1929, il n’y a pas réellement eu de progrès dans la compréhension des crises économiques et les conséquences qu’elles entraînent en matière d’emplois, de baisses de production, d’investissements, de hausses de déficits budgétaires, d’endettement, amenant les Etats de plus en plus à un repli sur soi.

 Et si la période 1896-2014 qui a vu deux cycles complètement achevés, le troisième cycle 1896-1945 et le quatrième cycle 1945-1992, et un cycle dont la phase A est achevé en 2008, et nous nous trouvons transportés dans la phase B, tout compte fait, cette période n’est-elle pas qu’une « Grande Phase de transition » de l’histoire de l’humanité. Il est possible qu’aujourd’hui encore, le monde se trouve dans une bifurcation de l’histoire. D’autre part, si on analysait très brièvement le troisième cycle 1896-1945, et ses deux phases ascendantes et descendantes, on s’apercevrait que les deux phases n’ont pas été uniformes. La phase A qui va de 1896 à 1920 est traversée par une période de croissance avec un point de rupture en 1914 (déclenchement du Premier conflit mondial), entraînant une décroissance économique. La phase B qui va de 1920 à 1945 est elle aussi marquée par une période de croissance dans les années 1920 avec un point de rupture en 1929 (le krach de Wall Street) et la Grande dépression qui suivit dans les années 1930, à l’issue de laquelle un autre point de rupture a surgi en 1939 et rompu le système-monde (Deuxième Conflit mondial).

 Ceci pour montrer qu’il n’y a pas réellement une uniformité dans les phases, i.e. il n’y a pas une idée de pré-déterminisme dans les phases, ce qui veut dire que si rien n’était su par avance, les phénomènes qui ont surgi avaient une certaine valeur de « prédictibilité » par précisément les « forces en présence ».

 Il en va de même pour le cycle suivant. Le quatrième cycle 1945-1992 lui aussi présente deux phases distinctes. La phase A que l’on qualifie communément les Trente glorieuses va de 1945 à 1973. La datation n’est évidemment qu’une approche. On peut attribuer la fin de la phase A en 1971 avec le déclenchement des crises monétaires et la décision unilatérale américaine de suspendre la convertibilité du dollar en or à cette date. Il est évident que le problème se trouve surtout dans les conséquences et le retournement du cycle qui a commencé avec le premier choc pétrolier en 1973. Retournement qui a vu l’entrée de nouveaux acteurs dans la crise mondiale. Aux causes endogènes se sont greffées des causes exogènes. Précisément, ce sont les facteurs exogènes qui tout en influant très fortement sur la phase B qu’ils vont de nouveau peser sur la phase A du cinquième cycle au point qu’ils provoqueront un « remodelage de la configuration économique et politique du monde ». Celui-ci débouchera sur l’émergence d’une nouvelle configuration des institutions internationales.

 Si la crise financière de 2008 marque la fin de la phase A du cinquième kondratieff, des mécanismes nouveaux ont été mis en œuvre par les institutions monétaires internationales pour lutter contre la dépression économique durant la phase B (période dans laquelle le monde se trouve aujourd’hui).

  On ne peut en disconvenir sur les mesures de relance et de stabilisation de l’économie mondiale. La reprise économique dans le monde comme l’annoncent de nombreuses institutions internationales paraît réelle, et rien n’infirme que la phase B qui s’étale depuis 2008 et probablement ira à l’horizon 2025-2030 ne sera pas ponctué, à l’instar des phases B du troisième et quatrième kondratieff, par des fluctuations de hausses et de baisses. Dans les phases baissières passées, l’économie-monde a évolué pour ainsi dire en dents de scie, les économistes en diront des croissances en W récurrents, ou des cycles Juglar insérés dans les phases des cycles kondratieff.

 La question qui revient dans les cycles économiques est de comprendre pourquoi « les causes exogènes à chaque fois viennent directement ou indirectement donner aux causes endogènes un nouveau souffle à l’économie-monde ». Par le truchement des cycles économiques, les situations s’éclaircissent, rebondissent pour de nouveau baisser. Qu’en est-il réellement de ces phénomènes qui interagissent par saccades dans l’évolution de l’humanité ?

 Aussi peut-on dire que la science économique s’est aujourd’hui beaucoup enrichie de concepts et d’histoire économique, qu’un temps long est passé, que le monde n’est plus à la traction par le cheval ou l’âne pour le transport des hommes et des marchandises. A l’ère des TGV, des avions supersoniques, de l’apport de l’énergie nucléaire, des sondes posées sur la Lune, de la prospection des espaces interplanétaires, l’homme doit mieux appréhender les failles du système économie-monde, et bousculer si nécessaire les concepts admis d’autant plus que l’histoire est là, elle lui offre suffisamment de recul pour qu’il creuse dans le sens de la compréhension de la marche de l’histoire.

 Mis à part les cycles courts de Juglar, Kitchin, il n’existe pas d’autres théories qui traitent un sujet aussi éminemment important que le cycle économique long. Sorti du « voile économique », le cycle économique long peut offrir une meilleure vision, une meilleure compréhension de l’évolution du monde.

 

Medjdoub Hamed

Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale,

Relations internationales et Prospective.

www.sens-du-monde.com

 



8 réactions


  • politzer politzer 31 décembre 2013 15:52

    bonjour


    Article indigent : des généralités aussi évanescentes que la brume du matin : du vent , du baratin et surtout le maintenant régulier couplet anti communiste anti soviétique attardé ! C est tous les jours , je suis l affaire de près, ici et ailleurs .
    L auteur qui n apporte rien du tout se permet de sortir en bon jobard ceci :« Cette thèse « contredisait déjà la théorie marxiste » qui affirme que la crise provoquerait la chute du mode [il a oublié... »de production« dans son copié collé ! lol ]capitaliste. » !

     Là il faut le faire ! ladite «  théorie marxiste » dont l auteur ne connaît apparemment pas une ligne , n a jamais parlé de LA CRISE d une part , mais des crises , et seulement annoncé que LES crises du capitalisme sont les périodes les plus favorables aux esclaves salariés pour se libérer de leurs chaînes, sans plus !
    Je défis ce jobard d exhiber la moindre ligne où Marx aurait dit une telle sottise , y compris Lénine d ailleurs .
    Tout ce laius sans aucun intérêt a pour objectif finalement de cracher sur le marxisme . Le capital financier a chaud aux fesses , c est pourquoi il fait flèche de tout bois et lance ses commis idéologique dans la propagande destinée à détourner les mécontents de la seule solution à nos problèmes : le passage à l économie dirigée sous contrôle populaire démocratique !

    Un troll qui assemble des copiés collés creux en en oubliant une partie , ce qui prouve qu il ne comprend même pas ce qu il écrit !

    • Hamed 1er janvier 2014 14:23

      @ politzer

      Décidément le message ne passe pas. On va dans l’indigence et vous avez raison de le souligner. Quand on est carré ou rectangulaire, c’est ce qu’on dit,  ma foi je ne réponds qu’à votre compréhension du texte que j’estime complètement à côté de l’idée que j’ai énoncée.

      C’est votre droit de défendre le marxisme et le léninisme. Malheureusement les faits sont là et vous n’y pouvez rien. Marxisme et léninisme ont eu leurs heures de gloire. Seulement ce que vous ne prenez pas en compte, c’est l’histoire. Et l’Histoire avec un grand H avance et n’attend ni Marx ni Lénine. Elle attend les hommes qui réfléchissent et ne vivent pas avec des idées passées sauf si évidemment, elles sont toujours d’actualité. Et il se trouver que la théorie de Kondratieff peu connue, voire même négligée, rebondit encore lorsque le monde se trouve confronté aux crises, en particulier celles qui perdurent et affectent des pays entiers comme c’est le cas de nombreux pays de l’Europe du Sud.

      Et pour la crise financière d’aujourd’hui, on n’appelle pas K. Marx ou Lénine et son vrai nom si je me rappelle bien est Vladimir Ilitch Oulianov, et figurez-vous que je parle russe assez couramment pour avoir y étudié de nombreuses années. Et les économistes appellent Kondratieff pour comprendre le monde d’aujourd’hui, et une théorie qui n’est pas très bien comprise et dont l’auteur qui a eu le courage de la divulguer, et à mon sens, avec une intention purement scientifique, l’a payé de sa vie.

       Donc, mon ami, ne vous gargarisez pas de Marx ou de Lénine, ce sont certes des grands hommes à qui l’ont un grand respect parce qu’ils ont fait avancer l’humanité, ils ont concouru à libérer aussi bien les peuples européens que les pays du Tiers monde.

      Mais je vous le dis encore, le monde avance et il reste encore à libérer une bonne partie de l’humanité… Et cela par les idées

      J’espère avoir répondu.

      Meilleurs vœux pour l’année 2014

       


    • Hamed 1er janvier 2014 14:26

      Un ajout

      Pour y avoir étudié en URSS


  • soi même 31 décembre 2013 16:26

    A vous trouvez « le XXIème siècle préfigure déjà des changements intenses et considérables dans le comportement de l’humanité sur tous les plans. » 
    Quel optimisme, j’attente un article de votre part.
    Quand à votre article sur les cycles de Kondratieff , et un habile article pour évité de dire de quel moralité découle ce grand désordre financier. Car il est évident, si les hommes étaient un peut plus morale, ils auraient des maux qui auraient été combattue à leurs racines.
    Vous dormez dans une illusion paradisiaque, le réveil va être dur pour vous !
     


  • HELIOS HELIOS 31 décembre 2013 22:09

    ... en relisant bien l’article, je me demande si l’auteur ne pourrait pas faire le même article en prenant les signes du zodiaques comme arguments.

    Apres tout et en cherchant bien on doit pouvoir tout expliquer, a posteriori, et donc tout prevoir a priori !

    Dans mon jeune temps, lorsque je voyageais pour decouvrir le monde j’avais elaboré une excellente theorie dite « theorie des vaches » que j’ai exposé dans lors d’une manifestation culturelle dans mon ecole d’ingenieur.

    Je ne vous ferai pas l’offense de la decrire ici, c’est un peu longuet pour une reponse, mais elle traduit parfaitement la construction intellectuelle absolue, celle qui valide tout et n’importe quoi... a l’instar de la theorie de Kondratieff, qui, ma foi, n’est pas plus mauvais que moi, bien evidement... et même surement meilleur.

    Dommage qu’on se serve de ses reflexions pour en tirer des conclusions completement délirantes. Auriez vous le courage d’appliquer une theorie parallele a celle la
     a d’autres sujet ? par exemple, vous regardez passer un vehicule qui tousse et qui avance par a coup a cause d’une m... dans le carburateur et depuis le trottoir vous en deduiriez que le chauffeur est indecis et ne sais pas s’il doit decider d’avancer ou s’arreter ????

    Cela dit, respect, Hamed, pour votre echaffaudage, a l’heure des fetes, il faut le faire (et n’avoir rien d’autre a faire). Passez un bon reveillon, vous, votre famille, vos amis et tous ceux d’Agoravox qui nous lisent... Bonne année 2014 !


    • Hamed 1er janvier 2014 15:58

      @ HELIOS

      Merci pour le « respect pour l’échafaudage ». Cependant votre « théorie des vaches », un peu hurluberlu par le titre, et qui peut contre les éluculbrations intellectuelles ?
      Enfin, vous pouvez dire ce que vous voulez, l’essentiel est d’en être convaincu.

      Bonne année 2014 et à tous ceux qui nous lisent dans agoravox et ailleurs.
       


  • Jean-François Moreau 5 mars 2016 17:24

    Que faites-vous de 2020 durant le 5e cycle ?


    • Hamed 10 mars 2016 15:05

      @Jean-François Moreau

      Question pertinente. Je pense que vous avez votre idée sur 2020, et vous conveniez avec moi sr le bien fondé de l’analyse sur les cycles de Kondratieff. Tout d’abord, la datation n’est qu’une approche et tout dépend du repère historique sur lequel se pose notre vision. J’ai pris 1992, la fin du quatrième cycle 1945-1982 par ce qu’il se termine avec la fin de l’Union soviétique.
      La phase ascendante s’est terminé avec la crise financière de 2008. 
      Entre 1992 et 2008, se sont écoulés 17 ans. Et ces 17 ans ont été une période de croissance pour l’ensemble du monde. 2008 a été l’année de rupture, et déclin de l’économie mondiale.
      Si on croit la gouverneure de la Fed, la politique monétaire de la Fed va se durcir jusqu’à 2019, et après cette date, commencera une détente monétaire. Dès lors, il apparaîtra que la phase B du cinquième cycle Kondratieff va se retourner en 2019, après correction des marchés mondiaux.
      Évidemment, vous ne pouvez pas me suivre parce que j’intègre dans les cycles Kondratieff des sous-cycles, ce qu’on appelle le cycle financier.
      Normalement, en 2025, on aurait clos le cinquième cycle Kondratieff, Et 2019 ou 2020, l’année de retournement de la politique monétaire américaine du dernier sous-cycle (ou cycle financier) et dont la phase d’expansion qui suivre se terminera avec la fin du cinquième cycle Kondratieff.
      Évidemment, tout l’échafaudage qui est ici construit et expliqué ne cherche simplement qu’à montrer que l’évolution du monde est rationnelle. Que tout interagit et s’inscrit dans une évolution positive.
      J’espère vous avoir éclairé. Une analyse plus fouillée serait peut-être utile pour plus de compréhension.

       


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