vendredi 24 mars 2023 - par averoes

Les ennemis du savoir

 

 L'avènement d'Internet a signé une révolution culturelle sans précédent. Et tous les reproches qu'on pourrait lui faire peuvent apparaître comme secondaires, voire exagérés et inappropriés, si l'on tient compte de ce qui suit.

 D'abord, jamais l'accès à l'information n'a été aussi facile. En outre, le caractère révolutionnaire de ce média ne se manifeste pas seulement à travers la profusion et la rapide disponibilité de celle-ci, mais il réside surtout dans la possibilité qu'il offre d'émettre également du contenu informationnel. C'est cette interactivité qui signe la singularité d'Internet, puisqu'elle lui permet de transcender la simple logique de diffusion qui caractérise les autres médias. À la faveur de cette interactivité, la parole, libérée à certains égards, a alors profité de sa nouvelle condition pour favoriser l'émergence d'un sentiment de liberté inédit.

 Malgré ces caractéristiques, uniques dans l'histoire de l'humanité, le terme même de "révolution", qu'il soit utilisé pour décrire le progrès prodigieux réalisé notamment en informatique ou même pour parler de ses conséquences, est parfois récusé. On y voit alors une sorte d'abus de langage, dans la mesure où les changements observés créent l'impression d'une rupture radicale avec un passé. On est prêt à admettre l'existence de transmutations, mais -au vrai- elles ne sont que superficielles puisqu'elles se limitent à un changement dans les moyens techniques et dans les formes des comportements sociaux. Elles ne sauraient traduire un changement en profondeur des mentalités, ni une véritable sédition de l'esprit par rapport à ses réflexes traditionnels. L'Homme (les masses) est toujours le même : sa propension au conformisme rassurant, à la complaisance dans l'ignorance et à la paresse intellectuelle n'a rien de crépusculaire.

 Nous n'avons pas vocation ici à discourir des considérations philosophiques relatives au concept de "révolution". Mais nous espérons simplement vérifier la validité de cette idée selon laquelle les modifications engendrées par l'apparition d'Internet, sur le plan des comportements sociaux, correspondraient -au fond- à un changement illusoire. En l'occurrence, il s'agira d'essayer de savoir si l'individu a vraiment bouleversé ses rapports au savoir, dans la perspective d'un abonnissement de ses capacités intellectuelles. Bref, est-ce que tout le monde parvient à tirer bénéfice de cette facilité d'accès à la connaissance, en améliorant ses acquis cognitifs ?

 

 S'informer n'est pas savoir

 Si l'on consent à l'idée que le savoir c'est la connaissance organisée, alors il n'est pas vraiment possible d'utiliser, avec rigueur, les mots "savoir" et "connaissance" de manière interchangeable. Qu'est-ce à dire ?

 D'abord, il semblerait que la confusion viendrait du fait que les deux termes convergent vers un même but : l'accès au vrai. Mais, on a tendance à oublier que les chemins empruntés respectivement par l'un et l'autre et les mécanismes cognitifs qui les sous-tendent ne sont pas les mêmes. Imaginez un enseignant qui, pour évaluer ses élèves sur le théorème de Thalès, leur demande explicitement de restituer les égalités qu'il énonce. À cet égard, cet enseignant est dans le registre de la connaissance puisqu'il cherche à contrôler des connaissances. En revanche, s'il confronte ses élèves à un problème de géométrie euclidienne où il leur demande de prouver le parallélisme entre deux lignes (sans jamais évoquer le théorème de Thalès), sachant que cette démonstration exige de passer par la réciproque de celui-ci, l'enseignant est alors en train de contrôler un savoir et non une simple connaissance (il faut connaître ce théorème et savoir l'utiliser à bon escient). Les opérations mentales investies dans chacune des deux situations ne sont donc pas les mêmes. Dans le premier cas, une simple consultation de la mémoire suffit ; alors que dans la seconde, il faut d'abord comprendre la situation, percevoir les chemins de la solution (c’est-à-dire réaliser que celle-ci repose sur une convocation du théorème de Thalès et de sa réciproque) et, au bout du compte, mobiliser des connaissances en sollicitant la mémoire. De même, la possession des modes et des temps verbaux n'est rien de moins qu'une connaissance, alors que le savoir suppose la pertinence de leur emploi : dans quel cas employer tel temps ou tel mode. Évidemment, d'autres exemples existent pour illustrer la nuance entre savoir et connaissance.

 Au fait, c'est à Spinoza que revient le grand mérite d'avoir établi une nette distinction entre les différents modes d'accès à la chose vraie. Pour lui, le premier mode, partagé par le plus grand nombre, est celui de la croyance, c’est-à-dire l'opinion qui dérive du ouï-dire ou de l’expérience vague, le deuxième consiste en une connaissance rationnelle et, enfin, l’intuition. C'est donc à la lumière d'une lecture spinoziste que la connaissance, vue comme une simple rétention de l'information dans la mémoire, nous semble assimilable à une perception par ouï-dire, alors qu'un mode d'accès au vrai qui repose sur un processus rationnel nous apparaît comme étant un véritable savoir. Or, il ne faut pas perdre de vue que l'objectif d'accès au vrai impose une certaine hiérarchie épistémologique entre les trois modes. Si l'en est ainsi, comment ne pas voir la connaissance par ouï-dire, comme un mode d'un rang inférieur ?

 Une fois qu'on a admis ce principe hiérarchique, qu'en est-il de ce qui se passe sur Internet ? Comment la quête du vrai s'opère-t-elle ? Au fond, il n'est nul besoin d'être un grand clerc pour comprendre que la plupart du temps c'est de l'information que l'on recueille (la croyance, l'opinion et la perception par ouï-dire, dirait Spinoza). Or, s'informer n'est pas savoir. Savoir c'est la construction rationnelle de la connaissance ; c'est l'organisation des idées et des notions dans un ensemble de réseaux cognitifs ; c'est l'appropriation des concepts par la compréhension de leur généalogie et de leur condition épistémologique ; c'est la perception des tensions qui sous-tendent leur interconnexion ; c'est la pratique constante de la métacognition (réflexion sur l'acquisition du savoir). En somme, c'est tout ce dont la simple information est dépourvue. En d'autres termes, si l'information a vocation à s'évanouir rapidement dans l'oubli sous l'effet des affairements du quotidien (étant, en général, liée à un évènement ou à un affect, sa condition d'existence disparaît avec la disparition de ceux-ci), le savoir, fort de son système de réseaux épistémiques, a -lui- tendance à s'installer durablement.

 Dès lors, pour un internaute qui espère transcender ce stade de l'information pour accéder à celui du savoir véritable, les exigences cognitives sont multiples. D'abord, il convient d'abandonner tout consumérisme cognitif : il faut déconstruire tout rapport utilitariste ou fonctionnaliste vis-à-vis de la connaissance. Celle-ci ne doit plus être considérée comme un simple outil mobilisable pour résoudre un problème donné ou une rodomontade pour briller dans une discussion de salon. Elle doit être appréhendée en elle-même : la connaissance pour la connaissance. Une fois établie cette posture intellectuelle, peuvent alors être mises en branle toutes les opérations mentales, mentionnées supra.

 Évidemment, la tâche n'est pas impossible, mais elle est coûteuse en énergie et en temps et -surtout- requiert d'importantes dispositions cognitives. Il résulte de ce constat les interrogations suivantes : est-ce que tout le monde est vraiment disposé à s'acquitter d'un tel tribut ? Et si oui, en est-il capable ?

 Conscients de la seule réponse négative qu'ils fourniraient à ces apostrophes, si jamais ils y étaient confrontés, nombreux sont ceux qui renoncent à l'intérêt intellectuel que l'on peut tirer d'Internet. Dans la mesure où -au fond- ils ne se sentent pas vraiment concernés par un tel objectif, leur posture mérite d'être considérée comme tout à fait honnête. De toute façon, au nom de quoi doit-on attendre de tout un chacun qu'il profite de ce média afin d'augmenter son instruction ? Vive la liberté ! En revanche, il est une autre catégorie de personnes qui, malgré le fait qu'ils soient censés être en capacité de payer le tribut libératoire vers l'accès au savoir, en raison de leurs liens professionnels avec la sphère de l'enseignement, refusent d'accomplir la besogne. Tout au plus, à défaut d'un savoir véritable, ils se contentent de la simple information, du ouï-dire, c’est-à-dire de la connaissance plate, dépourvue d'un soubassement épistémologique solide et expurgée de tout travail métacognitif. Au pis, même la recherche de cette plate connaissance est loin de constituer une de leur préoccupation mentale. C'est leur droit le plus strict. Mais, ce qui interroge c'est que cette posture n'en demeure pas moins antinomique par rapport à leur activité professionnelle et -surtout- avec leur prétention à se présenter, dans les forums et les plateformes de discussion, comme des relais favorisant l'échange et le débat intellectuels. Au vrai, ils font l'exact contraire de ce qu'ils prétendent faire. Ceux-là sont les véritables ennemis du savoir. Comment cela ? Considérons ce qui suit pour tenter d'y voir un peu plus clair.

 

 Quand l'abstinence intellectuelle autorise la censure

 Précisons d'abord que tout le monde n'est pas comme ça. Par bonheur, cette engeance n'est qu'une minorité. Pour la rencontrer, il suffit de fréquenter une des plateformes d'échange entre enseignants plus ou moins connue. Mais c'est une minorité visible et puissante, dans la mesure où son pouvoir de nuisance réside dans la position de médiateur ou de modérateur qu'occupent ses membres.

 En principe, puisqu'il s'agit d'un cénacle réservé aux enseignants, ce genre d'agora devrait faire la part belle à la profondeur de l'esprit et à la consistance dans les idées, bref à tout ce qui invite à l'épanouissement intellectuel et à l'enrichissement culturel. On peut y croire un instant ; mais un instant seulement. Car, dès lors qu'on insiste un peu dans cette direction, les gardiens du temple de l'ignorance peuvent avoir la main lourde. Essayez d'évoquer des sujets de pure culture ou de soulever des questions qui transcendent le simple exercice du métier d'enseignant, et l'on s'évertuera immédiatement à vous faire savoir que vous êtes un dérangeur de service. Et si vous avez le malheur de châtier un peu la langue, vous avez alors toutes les chances de susciter, avec la puissance d'un réflexe pavlovien, l'hostilité acrimonieuse des bedeaux de la paroisse. Insistez pour essayer de comprendre le pourquoi de ces réactions inamicales, et là c'est la boîte de Pandore : tombereau de remarques et de jugements négatifs (« Pour qui il se prend celui-là ?  », « Qu'est-ce qu'il a à nous enquiquiner avec ça ?  », « Comment peut-il parler de cette manière ?  », « Pédant ! », « Cuistre ! », « fat ! », « suffisant !  », etc.). En tout cas, en lieu et place d’une réponse sur le fond du sujet que vous proposez, c’est la causticité gratuite, voire les moqueries d'adolescent attardé, qui le disputent à l’attaque ad hominem. Et quand vous pointez l’anormalité de ce manque d’intérêt pour le sujet, c’est votre style rédactionnel qui est rendu responsable de leur ignorance : soi-disant abscons, ce style les empêche de comprendre. Il est ainsi jugé parce que vous employez des mots qu’ils ne connaissent pas et des tournures stylistiques auxquelles ils ne sont pas habitués. Croyez-le ou non, ce sont des réponses qui ont été fournies par des enseignants.

 Lorsqu'on est confronté à une telle ambiance pour la première fois, on est totalement déconcerté par l'incompréhension : comment est-il possible que les choses de l'esprit puissent être à ce point mal accueillies par des enseignants ? Pourquoi le langage soutenu et le raffinement dans l'expression sont-ils viscéralement rejetés ? Mais, si les préoccupations intellectuelles et les qualités rédactionnelles sont ainsi mal vues dans ce genre d'agora, où cela peut-il être accueilli favorablement ? On comprendrait ce rejet si l'on était dans un forum de bricolage ou de cuisine, mais là, n'est-on pas, en principe, dans un lieu pour enseignants ? Alors ? À la vérité, vous êtes à court d'explication rationnelle ; sauf à songer à la bassesse et à la mesquinerie qui, malgré toutes les postures et tous les stratagèmes mis en œuvre pour les occulter, n'en demeurent pas moins ce qui préside à la vilenie des auteurs de ces réactions fielleuses. Sinon, comment expliquer les réponses comminatoires qu'on vous adresse dès lors que vous tentez de pointer le paradoxe entre la nature du lieu (forum pour enseignants) et la réaction de ses responsables (rejet de la culture et des choses de l'esprit) ? Et si jamais vous êtes du genre à avoir une personnalité affirmée, c’est-à-dire celle qui ne se contente pas d'explications fallacieuses et qui pousse l'éristique à son expression la plus dialectique, alors les ennemis du savoir ne vont plus se contenter de réactions simplement caustiques, mais ils iront même jusqu'à supprimer toutes vos interventions à caractère intellectuel. Que vos messages respectent scrupuleusement la charte de leur forum et qu'ils soient des plus courtois, rien n'y fera. Poursuivez dans votre quête de la pertinence et dans votre réclamation d'un traitement juste, et c'est alors l'expression d'une haine manifeste, vile et mesquine, qui vous attend au tournant : vous voilà condamné au ban, sans autre forme de procès. La coterie peut alors jubiler puérilement d'un sentiment de puissance. Cela suffit amplement à sa pitance intellectuelle, au reste.

 En revanche, ce qui est non seulement toléré mais fortement encouragé ce sont les interventions prosaïques, c’est-à-dire celles qui sont immanentes à l'exercice du métier : sujet lié à l'évolution de carrière, préoccupation à propos du salaire, demande concernant un congé maladie, question relative à un problème avec élèves ou parents, interrogations sur la préparation d'une inspection, intervention relative à une réforme institutionnelle ou à une mesure administrative, etc. Il est évident que toutes ces questions ont tout à fait leur place et leur importance dans une plateforme pour enseignants. Il n'y a absolument rien à redire à cela. Le problème c'est le rejet systématique de tout ce qui a trait aux choses de l'esprit. Dès lors, une série d'interrogations émerge : est-il normal que ce rejet puisse être l'œuvre des responsables d'un site pour enseignants ? Si l'abstinence intellectuelle est un droit absolu, quand bien même elle émanerait d'un professionnel de l'enseignement, qu'est-ce qui expliquerait le désir intransigeant de l'ériger en modèle de conduite sociale, ayant vocation à faire partie d'un habitus corporatiste ? Qu'est-ce qui légitimerait cette volonté acharnée de l'imposer à autrui ? Au nom de quoi ce renoncement volontaire s'arroge-t-il le droit de censurer l'expression lettrée ? Abhorrer à ce point le savoir et la connaissance est-ce digne d'un enseignant ? In fine, dans cette plateforme, a-t-on vraiment affaire à des vrais enseignants ou à de vulgaires techniciens de l'apprentissage ?

 

 Que peut-on en conclure ?

 Lorsqu'on est dans une sphère où le savoir, le raffinement culturel et la profondeur de l'esprit sont suspectés d'hérésie par rapport à la doctrine d'un habitus, un esprit éclairé ne peut alors échapper à ce destin funeste : il se trouve ainsi martyrisé par la tyrannie des cerbères de la république de l'inscience et de l'inélégance intellectuelle et, finalement, voué aux gémonies par la dictature du simple et le pouvoir de la médiocrité.

 On pouvait s'attendre à tout, sauf à l'invraisemblance de ce constat : ce sont des professionnels de l'enseignement qui sont les maîtres artisans de cet habitus. Le supplice que l'on fait subir au savoir et à la connaissance y résonne comme un acte fondateur du microcosme. C'est dire que le processus de socialisation autorisant l'intégration dans cette sphère exige du candidat membre qu'il cautionne implicitement ce supplice, à défaut de reconnaître explicitement sa légitimité. La démarche, inscrite dans l'histoire commune du groupe, développe des penchants identificatoires  : on se reconnaît à demi-mot et l'esprit de solidarité partisane, dont les membres témoignent mutuellement, est un principe systématiquement sollicité pour revigorer en permanence le besoin d'être défendu par une force protectrice. En dépit de la spéciosité de l'argument du nombre, qu'un esprit rationnel ne saurait contester, l'on s'accroche toujours à un « Je ne suis pas le seul à penser que… », comme le ferait un vivant par rapport aux possibilités de son écosystème. Mais, depuis quand la vérité est tributaire du nombre de personnes qui pensent la détenir ? Et quand P. Bourdieu décrit l'habitus comme un « système de dispositions réglées », cette définition nous éclaire suffisamment sur la possibilité qu'il y a de voir la petite confrérie des gérants de la plateforme en question et leurs sectateurs comme formant un micro-habitus, eu égard à la faiblesse de leur nombre. Et pour cause : avec des réflexes communs, des représentations partagées, une expression comparable, des jugements dont la validité est reconnue dans un esprit de corps et qui ne sont jamais discutés, une histoire collectivement vécue comme un récit fondateur…, le risque de se tromper, à propos de ces ennemis du savoir et de la connaissance, sur l'existence de leur habitus, est à peu près nul.

 Forts de leur « système de dispositions réglées » ressenti (par eux) comme constitutif de la socialité de leur groupe, ils éprouvent un sentiment de protection dans leur esprit de corps. C'est bien connu que le conformisme procure un certain confort. Mais, ils ne réalisent pas qu'en s'enfermant dans leurs représentations sectaires et en revendiquant une doctrine partisane ils mettent en échec, à leur échelle, cette belle promesse d'Internet d'illuminer les consciences. Dès lors, malgré la prodigieuse disponibilité de la connaissance grâce à l'existence de ce média, l'ilotisme et le philistinisme ont de beaux jours devant eux. Penser que ce support y est pour quelque chose c'est faire comme celui qui voit mourir quelqu'un par étouffement après s'être abreuvé maladroitement à une source et conclut que son eau est empoisonnée. Il va de soi que le vers n'est pas dans le fruit ; il est dans le mauvais usage qu'on en fait.

 À cet égard, Prométhée qui voulait éclairer les hommes par le feu de la sagesse s'est-il finalement trompé sur la nature humaine ? Difficile de ne pas songer à une telle conclusion quand on s'aperçoit de l'incommensurable facilité avec laquelle prolifèrent ceux qui se complaisent dans l'ignorantisme. Et que dire lorsqu'il s'avère que ce sont ces vulgaires techniciens de l'apprentissage qui sont les véritables ennemis du savoir ?

 averoes

 Son site : https://www.antipedagog.com/



31 réactions


  • S. Lampion paparazzo 24 mars 2023 15:58

    Certains mots (comme liberté) se définissent plus facilement par une opposition à leur contraire que par des analyses compliquées.

    Savoir et intelligence, ce n’est pas la même chose.

    Le contraire du savoir est l’ignorance.

    Le contraire de l’intelligence est la connerie.

    La pédagogie et la « communication » ne concernent, le plus souvent, que savoir.


  • Lynwec 24 mars 2023 16:15

    Internet est un outil, et comme tout outil, il peut être utilisé à de bonnes (ou mauvaises) fins . Il pourrait effectivement s’avérer un vecteur dispensateur de savoir mais il ne faut pas s’y tromper, il peut aussi être le moyen ultra-rapide de rendre vrai le pire mensonge par la dissémination de masse .

    Un mensonge répété mille fois à des millions de personnes en même temps peut-il devenir la vérité ? La question mérite qu’on y réfléchisse .

    https://nospensees.fr/mensonge-repete-mille-se-transforme-t-verite/

    A voir ce qui a été possible avec le covidisme, il faut vraiment y réfléchir longuement...


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 mars 2023 16:22

    Ce fut longtemps la définition du poujadiste. Je ne sais si l’expression est encore d’actualité. Prenons l’exemple de Zemmour. Un intello. Même si ses lectures ne sont pas les miennes. 


  • averoes 24 mars 2023 16:26

    Bonjour.

    Merci pour l’intérêt porté à cette modeste réflexion. Mais, je me demande un peu si la lecture est allée au bout du texte.

    Bien à vous.


    • SilentArrow 25 mars 2023 03:21

      @averoes
       

      Il va de soi que le vers n’est pas dans le fruit

      Le vers ??

      Ceci pour vous convaincre que certains ont lu l’article, pas pour vous reprocher un minuscule typo.

      J’ai trouvé que l’article prenait beaucoup de hauteur pour finalement se focaliser sur une querelle de profs.

      Point de vue accès à la connaissance par internet, il y a un paradoxe. Un étudiant peut se rendre dans la bibliothèque de son université et y consulter gratuitement toutes les publications scientifiques qui s’y trouvent. Par contre, sur internet, pour avoir accès aux publications scientifiques, il faut s’inscrire et c’est rarement gratuit.


    • averoes 25 mars 2023 10:46

      @SilentArrow
      Bonjour.
      Merci pour avoir signalé la coquille. En effet, quand on est attentif, on doit écrire « le ver ».
      Ceci dit, je ne pense pas que le qualificatif « querelle de profs » soit une désignation appropriée pour qualifier le propos. Il s’agit simplement de dénoncer une sorte d’obstruction à l’élévation intellectuelle. Et le fait que celle-ci soit l’œuvre d’une petite clique de modérateurs d’un forum pour enseignants rend la situation encore plus incongruente.
      Bien à vous


    • @averoes
      bonjour
      pour vous et dans ce sujet, tres interessant vous verrez si vous ne l’avez pas déja visionné et assez simple d’accès, c’est le millieu et la fn le plus interessant
      autant de la part de l’animateur de thinkerview qui lui a des positions tres « tranchées » et ou N Polony qui est tout de meme une forme d’ovni de le rejoindre meme si un peu plus « souple » ou moins « pessimiste »
      (cela dépend de la maniere dont on le visionne)
       
      https://www.youtube.com/watch?v=db26_acAeF4
       
      Bonne journée,


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 mars 2023 16:26

    A savoir je préfère le terme que certains trouveront prétentieux, mais épistémologie : Étude critique des sciences, destinée à déterminer leur origine logique, leur valeur et leur portée (théorie de la connaissance). 

    Théorie de la connaissance ; « étude de la constitution des connaissances valables » (Piaget).
    Épistémologie génétique.

    Macron est-il un sachant. J’ai des doutes. N’oublions pas que son livre de chevet est le (je l’« espère » pour lui....) LE ROUGE ET LE NOIR de Stendhal. Rappelons-nous la fin du héros. Julien Sorel


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 mars 2023 16:35

    « À cet égard, Prométhée qui voulait éclairer les hommes par le feu de la sagesse s’est-il finalement trompé sur la nature humaine ? Difficile de ne pas songer à une telle conclusion quand on s’aperçoit de l’incommensurable facilité avec laquelle prolifèrent ceux qui se complaisent dans l’ignorantisme. Et que dire lorsqu’il s’avère que ce sont ces vulgaires techniciens de l’apprentissage qui sont les véritables ennemis du savoir ? » Un sujet qui ne cesse de m’interpeller. Car si on se rappelle la mythologie. Celui qui maîtrisait le feu et était vraiment le fils de Zeus, était Héphaïstos. Prométhée, lui était fils d’un Titan (Japet). Japet, fils d’Uranus qui symbolise justement l’électricité puisqu’il serait le ciel. C’est seulement après l’intervention de Saturne, CHronos, que commença vraiment la civilisation. Car saturne ré-introduit les saisons. (Petite allusion au fait que l’homme des horloge a enlevé sa montre...). C’est de la castration symbolique et non du meurtre que naquit la déesse de l’amour. Qui remplaça la relation violent et incestuezuse d’Uranus et Gaïa.... C’est d’ailleurs elle qui demanda l’aide de saturne pour en finir.... C’est ainsi que naquit Aphrodite. L’amour. 


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 mars 2023 16:39

    Dans un des livres de la superbe collection : Belles lettre. Héphaïstos et Prométhée sont confrontés. Je pense que c’est Marie Delcourt qui en fut l’autrice. Mais pour moi cela date de 40 années et je ne retrouve le titre. Ah, j’ai retrouvé : 

    Hephaistos ou la legende du magicien. - precede de la magie d’hephaistos.Marie Delcourt

  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 mars 2023 16:42

    Hélaaas le livre n’est plus disponible. Mais je l’ai encore en mémoire : 

    Héphaïstos ou la Légende du magicien. La Magie d’HéphaïstosDe Marie Delcourt et André Green chez Belles lettres
    Broché 270 pages
    Paru le 01/01/1982

  • Étirév 24 mars 2023 16:48

    Savoir, c’est Voir Ça !


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 mars 2023 16:56

      @Étirév Justement. Les psychanalystes savent parfaitment d’ou vient l’envie de voir ça. Cela s’appelle la « scène primitive » ou celle de notre origine. L’enfant perdu dans ce monde complexe veut comprendre comme il a été conçu et par qui. VOIR CA ou la scène primitive. Pour les non psys : La scène primitive ou scène originaire, ainsi nommée par Sigmund Freud dans L’Homme aux loups, correspond à l’observation par un très jeune enfant du rapport sexuel entre ses parents. Pourquoi les psy sont opposés à la PMA. Ils ont une raison. Car c’est dans la "scène primitivie de notre OR IGINE que l’enfant va trouver la semence de son besoin de savoir. Dit autrement : la pulsion épistémophilique. Pourquoi pensez-vous que le niveau intellectuel des jeunes baissent de manière VERTIGINEUSE ????


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 mars 2023 17:01

    Il n’est pas bon de confronter trop vite aux regards de l’enfant, les rapport sexuels de parents (et le pire, c’est la pornographie sur internet). Je dirais même qu’ils ne devraient jamais y avoir accès. Car c’est de ce « NON SAVOIR » que vient l’origine de VOIR CA.... Et cette quête du Graal se fait toute la vie....


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 mars 2023 17:06

    L’homme aux loup de Freud était un parfait exemple de ceux que l’on appelle : pervers ou ETATS-LIMITE. Avec la libération de mai 68 on a fabriqué une société d’ETATS-LIMITE. Dont la limite sera l’IDIOCRATIE étalée sur les trottoirs de Paris....


  • saint louis 24 mars 2023 17:15

    De plus il y a plusieurs formes d’intelligence, il ne faut pas généraliser.

    L’intelligence est la capacité de comprendre assez rapidement une situation donné.

    Très peu sont capable d’être très « intelligent » dans tous les domaines.

    Certains vont êtres très doués pour résoudre une formule mentale ou mathématique, d’autres plus compétents en physique et ainsi de suite sans forcement être bons dans d’autres situations différentes.

    Ainsi un « idiot » peut avoir des capacités intéressantes dans un cas particulier.

    Et par principe, nous apprenons plus volontiers dans notre domaine de compétences naturelles.

    Un bon mécanicien, va trouver l’origine dune panne très rapidement grâce à ses connaissances et son intelligence de son secteur d’activité.

    Chacun va utiliser internet pour ses besoins de compléter ses connaissances.

    Cet outil a effectivement révolutionné l’information instantanée dans d’innombrables secteurs.

    Mais nous devons prendre garde de ses effets indésirables dont beaucoup ne mesurent pas les conséquences possibles de la part de personnes mal intentionnés ou affirmant des contenus non vérifiés.

    Ce média et utilisé pour diffuser des propagandes à des fins politiques voire commerciales.

    L’intelligence est de faire le tri.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 mars 2023 17:20

    Le mot APHRODITE est clair dans sa pudeur. Étymologie. ( XVI e siècle) Emprunté au grec ancien Ἀφροδίτη , Aphrodítē (« beauté physique, grâce, vénusté ») par translittération. La relation sexuelle vue dans sa crudité ne peut être belle. excepté représentée dans la beauté et l’amour du trait. Je pense au peintre TREMOIS qui a depuis longtemps cessé de nous émouvoir. ET POURTANT : que de vénusté dans ce rapport. Tant qu’il reste artistique. Et pas une atteinte crue et avilissante. L’enfant est trop jeune pour encaisser le choc de la vue de rapport sexuel dans leur animalité sans l’esthétique que lui donne l’amour. Lire : Scène primitive : 

    L’amour la mer


    Je voudrais être l’eau de mer quand vous nagez
    Vous ensevelir entière dans le sel
    L’iode et le goémon Le bleu qui ne peut pas finir
    Pour vous couvrir je voudrais être drap des algues
    Votre corps archipel serait mien Totalité
    De matière qui se souvient et ohaque mouvement
    Chaque esquisse de vous des bras des jambes
    Serait appartenance à mon statut océanique
    Vous sur la balance de la vague divagante
    Tout le corps allégé l’âme liège qui flotte
    La bouche respire au rebord La peau reprend en boucle
    Partition de l’eau le corps enfin s’y raccorde
    Et l’eau qui compose la chair se change en souffle
    Fente d’air pur passage à l’extrême de soi
    L’ œil rame avec la vue Le cœur en battant crawle
    À longs brassages de ressac et de cadences
    L’amour la mer soudés profond en voyance scellés
    Pour le voyage illuminé des revoyures.

    Sans jamais recommencer
    la mer est autre rive à la pensée
    l’immense est un appel en vous.

  • eau-mission eau-mission 25 mars 2023 10:30

    @averoes

    Je confirme, votre style n’a rien de repoussant. J’avoue avoir accroché sur le terme d’éristique que j’ignorais.

    Ce phénomène que vous décrivez peut s’expliquer par le niveau d’études très faible qui a suffi longtemps pour accéder à la fonction de professeur. Outre les simples fumistes, il s’est glissé de nombreux revanchards qui, ayant tout jeunes conçu de l’hostilité à l’encontre de l’école, certains juste par refus de la « prise de tête » (je ne vais quand même pas utiliser cette fraîche découverte pas encore assimilée du terme « éristique ») que représentent les devoirs du soir, utilisent la facilité pédagogique comme continuation de leur combat.

    Ce faisant, ils s’opposent au rôle que peut jouer l’école pour celui qui voudrait s’émanciper de sa classe sociale ; ça convient aux gens installés.

    Votre exemple du théorème de Thalès mériterait discussion. Je pense à la programmation informatique, dans laquelle l’usage de séquences standardisées (sous-programmes, objets), la plupart du temps utiles pour ne pas ré-écrire le même code, est parfois cause de lourdeurs dans le code global. Je pense à la nécessité de renommer les éléments manipulés pour les ramener dans le domaine standard.

    Comme dit plus haut par un autre intervenant, on espérait du départ de votre texte que vous creuseriez plus l’idée d’interactivité. Google n’aurait-il pas dans la tête d’un élève le rôle symbolique qu’avait le prof ? Et pouvons nous frauder, lui cacher nos ’tustes«  ?

    Un autre aspect de l’assistance neuronale de synthèse, c’est qu’elle peut »singer" mieux que l’homme une expérience de physique. C’est une découverte youtubesque récente pour moi, à l’occasion je vous retrouverai le lien.


    • averoes 25 mars 2023 11:30

      @eau-mission
      Bonjour.
      On a tout à fait le droit de trouver une manière d’écrire repoussante. Je peux bien comprendre que l’on soit rebuté par un style rédactionnel. Dans ce cas là, on n’a qu’à passer son chemin. Mais ce qui est incompréhensible, c’est le rejet systématique, l’hostilité agressive et l’attaque ad hominem gratuite, que l’on manifeste dès lors qu’on est face d’une intervention à caractère purement intellectuel. Et ceci est d’autant plus incongruent qu’il émane d’enseignants.
      Bien à vous.


    • eau-mission eau-mission 25 mars 2023 13:34

      @averoes

      L’exemple du théorème de Thalès n’est pas le meilleur pour illustrer la différence entre dialogue entre humains et échanges homme-machine.

      En effet, la solution des exercices sur des figures composées de droites peut être « mécanisée » en se servant du calcul vectoriel. Il existe dans les exercices de géométrie proposés en collège-lycée des cas style « montrer que les 4 points sont sur un même cercle » où le calcul vectoriel ou trigonométrique ne simplifie ni la recherche ni la rédaction de la solution.

      Ceci dit, j’imagine que la configuration à étudier soit proposée à l’élève sur un écran Il repère 5 points en configuration de Thalès (direct ou réciproque). Il les désigne et appuie sur le bouton correspondant parmi la liste les résultats déjà connus qui lui est présentée.
      Cette manipulation peut être mémorisée pour que le professeur-correcteur suive le raisonnement de l’élève. La machine peut en même temps écrire la séquence d’étapes qui aboutit à la conclusion du théorème, avec les symboles utilisés dans l’exercice pour désigner les points. Cette séquence alourdirait inutilement la rédaction de la solution pour un humain, mais c’est adapté à la machine.

      Bon, je n’insiste pas sur l’application aux maths. Les initiés au codage savent l’intérêt pour le programmeur de coder en assembleur plutôt qu’en langage machine, savent que le compilateur « C » est encore plus pratique, et qu’au final c’est du code machine qui est exécuté.


    • pemile pemile 25 mars 2023 14:35

      @eau-mission " Je pense à la programmation informatique, dans laquelle l’usage de séquences standardisées (sous-programmes, objets), la plupart du temps utiles pour ne pas ré-écrire le même code, est parfois cause de lourdeurs dans le code global."

      Tu peux argumenter et donner quelques exemples concrets ?


    • eau-mission eau-mission 25 mars 2023 15:36

      @pemile

      Nous sommes dans une réflexion que j’aurais voulu voir l’auteur développer, en même temps que nous sommes hôtes de cet auteur, si bien qu’il convient, par courtoisie, de ne pas trop dériver de sa préoccupation principale, à savoir justement le manque de courtoisie dans les forums de profs, et le parti-pris des admins de ces fora.

      Voici une réponse qui ne demande aucune compétence informatique.

      Je peux te dire
      soit : j’ai quitté ma mission de prof il y a presque 20 ans et quitté mon dernier emploi il y a presque 10 ans
      j’ai quitté ma mission de prof et mon dernier emploi il y a respectivement presque 20 et 10 ans.

      Tu vois le dilemme ? Soit je fais pédant, soit je risque la lourdeur. Et le « presque », ai-je le droit de le mettre en facteur ?

      Voici une réponse plus élaborée. Il s’agit d’écrire un mini site « herbier » de botanique. Les données sont dans une bdd. On peut soit écrire une seule page « type » qui fait des appels au sgbd, soit « étaler » les données de l’herbier dans autant de pages que de plantes.

      Dans chaque page, on peut souhaiter ajouter en plusieurs points un script simple (masquer-démasquer une div par exemple). Dans la version « étalée » on peut soit écrire un seul script qui récupère l’id du div appelant, soit écrire autant de scripts que de points d’application.

      Tu préconises quelle(s) solution(s) ?

      En revenant un peu plus haut, le lecteur comprendra qu’en 10 ans d’évolutions techniques la réflexion sur le dialogue homme-machine et la mise en facteur des séquences de raisonnement se pose avec plus d’actualité et en termes renouvelés ... aux gens en activité comme toi.


    • eau-mission eau-mission 25 mars 2023 15:39

      @la mandale ou rien

      Quand même, @Cyrus, prêter des intentions à @pemile ... tu n’y penses pas, quand même ?

      Quoique, si ton intuition se révélait vraie, nous aurions une excellente illustration du phénomène que déplore @averoes.


    • Pascal L 25 mars 2023 21:53

      @eau-mission
      Pour le site de l’herbier, il faut commencer par les bonnes questions. Combien de temps ce site doit fonctionner ? Qu’est-ce qui coûte le plus cher ? le temps CPU ou l’heure de programmeur... La solution la plus économique est de prendre un CMS comme Drupal qui peut absolument tout faire et qui nous évitera la moindre ligne de programmation. Le CMS sépare le contenu de la présentation. J’utiliserai un seul type de page et un seul type de scripts et tant pis pour le temps CPU. Ainsi chaque modification du site ne se fait qu’à un seul endroit et coûte moins cher.
      J’ai utilisé l’assembleur, C, Fortran, C++, ADA, Java... depuis ma jeunesse, mais le choix d’un langage est toujours une question d’optimisation. On pouvait faire tourner des asservissements complexes dans les années 80 sur des processeurs qui ne sont même pas 1/1000 d’une montre d’aujourd’hui. A l’époque, on réécrivait tout ce qu’on pouvait pour que ça rentre : le système d’exploitation, la bibliothèque mathématique, les drivers... on modifiait aussi le code à la volée, en particulier pour les drivers. Dans ce cas il n’y a que l’assembleur pour le faire. Aujourd’hui, on utilise des langages de haut niveau pour créer des systèmes de systèmes gigantesques. A partir d’un million d’objets gérés, cela devient compliqué pour notre pauvre petit cerveau, alors il faut utiliser des concepts de base de plus haut niveau. Le contrôle aérien européen écrit en assembleur, personne ne pourrait le faire fonctionner. Il y a environ 150 partenaires différents qui travaillent sur ce sujet. Rien que la synchronisation des documents du projet est un casse-tête.
      L’intérêt de travailler dans un domaine comme l’aéronautique est que tout, absolument tout doit être vérifié. On travaille sur des faits et lorsque l’on est obligé de poser une hypothèse, on fait un test pour la valider. Même les facteurs humains sont vérifiés avec des hommes face à une simulation réaliste. Lorsque l’on commence à réfléchir avec ses tripes, l’accident devient certain. Du coup, les personnes avec un comportement trop émotionnel ne restent pas longtemps. Ils vont peut-être dans l’enseignement où ils ne seront pas contredits...


    • eau-mission eau-mission 25 mars 2023 23:00

      @Pascal L

      D’après ce que vous écrivez, vous remplissez encore une mission professionnelle autour de l’informatique. Ce n’est plus mon cas, je place donc mes posts dans l’optique de savoir comment former les jeunes (et les recyclés, pourquoi pas).

      Pour le mini-site que je prends en exemple, on peut le considérer comme un TP pour enseigner l’informatique ou la biologie.

      Dans le deuxième cas, les connaissances générales sur le fonctionnement des plantes seront matérialisées par la définition de la structure de la base. J’inciterais les élèves, sur cet exemple, à imaginer que cet herbier soit diffusé. Il faudrait alors que la configuration informatique la plus basique puisse l’afficher de façon autonome (hors ligne) ; la version « éclatée », s’impose presque sur ce critère.

      Parenthèse, je savais faire la version « bdd » en un seul fichier html, en utilisant les « îlots de données » xml et les capacités de requêtage du xsl intégré au navigateur, et je sais que je ne suis pas le seul puisque j’ai consulté pour y arriver différents tutoriels. Des fois je me demande où sont les gars qui ont rédigé ces tutos ...


    • Pascal L 26 mars 2023 09:55

      @eau-mission
      Ah, vous ajoutez des contraintes au cahier des charges. Ce sera plus cher... Mais pourquoi pas apprendre à installer un serveur LAMP/MAMP/WAMP sur leur PC. Aujourd’hui, n’importe quel PC est apte à faire tourner Apache2 avec MySql et PHP. Ce n’est pas du temps de perdu et cela leur prendra moins de temps que de tout faire à plat. Ainsi, ils auront le site complet sur leur PC et pourraient ainsi remonter l’Amazone en toute sérénité. Apprendre xml ou xsl, c’est beaucoup de temps pour pas grand chose. Un CMS gratuit comme Drupal les emmènera beaucoup plus loin en terme de capacité de développement et tout est déclaratif. Pas de ligne de code et même pour l’ajustement de la présentation (couleurs, positions des objets sur la page...), il y a des modules gratuits qui aident.
      J’ai maintenant tourné la page de l’informatique pour me tourner vers des sciences moins dures avec une approche transversale entre plusieurs disciplines.


    • eau-mission eau-mission 26 mars 2023 10:29

      @la mandale ou rien

      Pourquoi chercher une fanitude quelconque chez moi ? Je crains qu’avec l’étiquette de prof que je trimbale, même si elle a été temporaire, tu ne puisses me sortir du catalogue des vieux cons figés dans leurs certitudes.

      En 1990, on chantait les louanges des listes chaînées versus les tableaux. C’était vrai. Plus tard (prof), j’ai écrit un outil de travail en C/TeX qui m’a été très utile. Je faisais du xsl sans le savoir. Au début des années 2000, j’ai installé mon premier serveur LAMP.

      Pourquoi glisses-tu systématiquement au « comment » en zappant le stade « pourquoi » ? Peut-être parce qu’il y a plusieurs réponses à un même « pourquoi » ?

      Ce n’est pas la technique xml qui m’obsède, c’est la tendance de ceux qui ont des données à gérer à les considérer comme leur propriété. Tendance bien compréhensible pour se faire mousser, pour sécuriser son rôle ou autre, mais tendance néfaste au fonctionnement social. On est responsable des données qu’on diffuse, c’est différent. On a des comptes à rendre si on ne s’occupe pas des données comme convenu.

      Ai-je besoin de signaler ce phénomène alors que la covidiotie continue ? Et si on en causait avec Véran ?

      Pour en revenir à mon herbier, on peut satisfaire la contrainte de simplicité de diffusion de plusieurs façons. Je répondrai à @Pascal_L sur sa proposition. On peut éclater l’herbier en pages (une par plante plus l’accueil) puis zipper. On peut faire un gros fichier html avec un div par plante et jouer sur les attributs « display ». Si j’ai évoqué la façon xml/xsl, plus élégante mais exposée aux changements de standard du W3C, c’est sans-doute mon côté vieux con obsédé du fun qui est ressorti.


    • eau-mission eau-mission 26 mars 2023 10:51

      @Pascal L

      Oui j’ai rajouté une contrainte.

      Les gens, en majorité, n’installeront rien sur leur ordinateur. Ils craignent le virus, moyennant quoi ils acceptent les mises à jour imposées. Si vous arrivez à leur ouvrir les yeux sur leur naïveté, chapeau.

      Le serveur qu’on leur installera sera un cheval de Troie supplémentaire (suis parano, ou c’est les hackers qui sont forts ?) Demandez à @Cyrus qui s’amuse à lire la configuration du serveur de son copain @Furtif.

      Drupal permet-il de créer (sans coder, j’ai bien noté) des animations dans les pages html ?

      Apprendre xml ou xsl, c’est beaucoup de temps pour pas grand chose ... préjugé.

      Au début de la covidiotie, Ph.Huysmans était présent sur Avox et participait au travail de P.Chaillot. Je crois qu’aujourd’hui ce dernier a des dépôts de données accessibles. Ils sont moins faciles à exploiter que s’ils étaient en xml. Mais je ne convaincrai pas le fan des bidouilles sous tableur, ni l’habitué de SPSS. La Google Suite permet plus subtilement de sortir du mode tableur que la M$ Suite et son langage abominable.

      Les outils big dateux, j’avoue que je ne connais pas. Même sur les opérations a priori bienveillantes tel l’observatoire mondial de la biodiversité, j’ai des craintes.


    • pemile pemile 27 mars 2023 08:59

      @eau-mission « Voici une réponse plus élaborée. »

      Censée expliquer tes attaques récurrentes contre le développement objet et les SGBD ? smiley

      « Tu préconises quelle(s) solution(s) ? »

      Simple : Séparer les données de leur présentation.


    • pemile pemile 27 mars 2023 09:03

      @la mandale ou rien « ce genre de question dans le vague prouve que tu n’ as rien a dire sur le sujet »

      Ma question à @eau-mission concerne ses attaques récurrentes contre le développement objet et les SGBD, sujet sur lequel j’ai à dire, et c’est toi qui n’a jamais codé qui veut me donner des leçons ? smiley


    • @la mandale ou rien
      oui meme le con-pile à tord ^^
      C’est lui qui ne veut pas admettre l’erreur de type (p ex )


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