mardi 12 mai 2020 - par Marc Dugois

Les entreprises créent-elles de la richesse ?

En ces moments très particuliers où un prétexte sanitaire met au jour les maux profonds de notre société en fabriquant des peurs pour des raisons provisoirement mal connues, il est encore trop tôt pour analyser le pourquoi de cette pandémie de la peur, quels qu’en soient ses créateurs et quelles qu’en soient leurs motivations. Tester la passivité des peuples est une hypothèse désagréable parmi d’autres. Mais c’est sans doute le moment de se reposer les questions fondamentales dont les réponses seront nécessaires à la construction de demain. Chacun en effet s’accorde à dire une fois de plus que rien ne sera plus comme avant et il n’est pas exclu que cette fois-ci soit la bonne. L’une des questions les plus importantes est de solidifier ou d’invalider la croyance bien installée que ce sont les entreprises qui créent les richesses.

Pour y répondre il faut dans un premier temps cerner la notion de richesse que tout le monde croit connaître et qui n’est pas si simple. La richesse est ce qui plait et qui est reconnu par d’autres comme plaisant. C’est le beau, vu par l’œil ou entendu par l’oreille, c’est le bon, senti par le nez ou goûté par la bouche, c’est l’agréable ressenti par la main et c’est le bien désiré par l’esprit. C’est tout ce que nous aimons collectivement sans savoir si cette attirance est objectivement raisonnable. Cette notion de collectif est essentielle dans l’approche de la richesse et le « nous » était important quand le président du Mali Amadou Toumani Touré disait « On nous dit pauvres, nous sommes riches de la famille ». La richesse n’est qu’un regard collectif positif sur un objet, une idée ou une réalité. Etant un regard, la richesse est subjective mais devient presque objective lorsqu’il y a accumulation de regards identiques. L’aspect collectif de la richesse se retrouve dans son étymologie, le mot franc riki qui veut dire puissant et qui a donné le mot français agréable riche et le mot allemand moins agréable en France, reich.

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Il est indéniable que les entreprises produisent des biens ou des services mais qu’est-ce qui fait que leurs productions soient des richesses et non des déchets ? Quelle différence y a-t-il entre une bouse et du lait, tous deux productions de la vache ? Une vache qui ne créerait que des bouses serait-elle une entreprise qui crée de la richesse ? Assurément non. Ce qui transforme la production en richesse, c’est le client et c’est le jardinier qui peut transformer le crottin en richesse. C’est uniquement si un client achète la production qu’elle devient richesse. Sans cet achat, sans cette dépense, pas de richesse, pas de valeur ajoutée, pas de chiffre d’affaires, pas de PIB.

Certes il y a des richesses qui existent sans que leurs clients ne payent avec de la monnaie officielle. Une mère achète avec des bisous, sa monnaie très personnelle, le dessin de son bambin qu’elle voit évidemment comme une richesse. Mais si le dit bambin produit sans arrêt des dessins, sa mère cessera sans doute de n’y voir que de la richesse et cessera de distribuer autant de bisous. Les dessins du bambin cesseront d’être une richesse, y compris pour lui-même avec l’âge.

C’est pour éviter cette dévalorisation de bon sens de la production qui s’est emballée avec l’introduction des machines, que la troïka politique université médias a depuis 50 ans inventé un véritable truc pour valoriser artificiellement la production des entreprises et faire croire que ce sont systématiquement des richesses. Alors qu’il était imprimé sur les billets de banque que la fausse monnaie emmenait encore au bagne à perpétuité après avoir emmené longtemps à la mort par ébouillantage puis à la guillotine, les Politiques ont légalisé la fausse monnaie quand elle était fabriquée par les banques et ils ont donc donné aux banques le pouvoir de décider que les entreprises créent des richesses puisqu’elles vendent leurs productions grâce à la fausse monnaie créée. La fausse monnaie permet d’investir pour produire et de vendre pour faire croire que la production est une richesse. Le futur paiera. Les universitaires ont inventé pour ce faire une monnaie qu’ils ont appelée fiduciaire, fondée sur la confiance dans l’avenir et plus sur des réalisations du passé comme l’avaient été toutes les monnaies jusqu’alors. Les médias se sont chargés de convaincre le peuple que la vie était facile grâce à la fausse monnaie.

La fausse monnaie ne coûtant quasiment rien (quelques clics d’ordinateur), elle a tout faussé partout. Elle a permis d’acheter des machines de plus en plus sophistiquées qui produisent de plus en plus et vont demander encore plus de fausse monnaie pour que leurs productions soient toujours considérées comme des richesses. La fausse monnaie à fait s’épanouir le monde de la publicité qui a abandonné la réclame qui était une réponse à un désir préexistant pour s’engouffrer dans la création artificielle culpabilisante du désir de consommer. Les médias ne vivent aujourd’hui quasiment que de la fausse monnaie que les publicitaires leur donnent après l’avoir pris aux entreprises, pour qu’ils créent des désirs de consommation. Ces désirs sont satisfaits par un peu de bonne monnaie venant du travail dans les entreprises, et par beaucoup de fausse monnaie, récupérée sur les entreprises ou distribuée avec intérêt par les banques.

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Comme le système est par définition imbécile et intenable, ceux qui ont le pouvoir (le riki, les riches, le reich) ont abandonné l’idée fondamentale depuis toujours qu’une monnaie doit être adossée à une richesse préexistante depuis la plume d’oiseau rare, le grain de sel ou de blé, l’argent ou l’or. Ils ont inventé la monnaie fiduciaire adossée à la confiance, disent-ils, et en fait à la croyance en des lendemains qui chantent tous seuls.

Le résultat est évidemment catastrophique et le pouvoir (le riki, les riches, le reich) est obligé de faire le grand écart entre la fuite en avant de toujours plus de fausse monnaie pour ne pas prendre conscience de l’impasse dans laquelle il s’est mis, et une récupération par tous moyens sur les entreprises et sur les peuples d’un argent qui a déjà été dépensé pour faire du PIB mais que l’on va considérer comme un produit que l’on peut utiliser une deuxième fois. C’est comme si le maire d’un village constatait d’abord qu’au marché du dimanche sur la place, il avait été vendu pour 10.000 € de marchandises (son PIB), puis mettait tranquillement ces 10.000 € comme ressources de son prochain budget. C’est exactement ce que la troïka fait en faisant des ratios sur PIB et en créant évidemment des myriades de réactions naturelles, toutes appelées dédaigneusement populismes.

Le fossé se creuse entre le pouvoir (le riki, les riches, le reich) qui est totalement perdu et qui s’affiche de plus en plus ridicule en faisant semblant de tout maîtriser et les peuples qui subissent leur morgue et leur incompétence. Tout ce que le pouvoir sait faire c’est tenter de recréer l’esclavage en créant « en même temps » une journée de l’abolition de l’esclavage. Il recrée l’esclavage dans l’espace qu’est le mondialisme, l’esclavage dans le temps qu’est la dette et il tente de créer l’esclavage ici et maintenant par l’immigration, le chômage et la paupérisation des classes moyennes. Les seuls qui ne s’en tirent pas trop mal, hors la troïka, sont les kapos du système que sont l’administration et les artistes quand ils sont suffisamment louangeurs par leur silence.

Détruire d’un coup l’économie par un confinement irresponsable, ne pourrait-il pas être la façon la plus discrète d’affronter enfin la réalité qui nous rattrape grâce à un bouc émissaire inespéré ?



38 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 12 mai 2020 11:17

    La question n’est pas celle de la « richesse », concept aussi vide de sens que celui de « liberté » quand l’un et l’autre de ces concepts ne sont pas opposés à leurs contraires : « pauvreté » et « contrainte ».

    La question est celle de la « propriété » et du « contrat social ».

    Les imposteurs qui sévissent en ce moment l’ont transformé en « contrôle social » pour conserver leur propriété génératrice de richesses que ce soit au moyen des entreprises qu’ils possèdent ou celui des artifices financiers et commerciaux..


    • Marc Dugois Marc Dugois 13 mai 2020 08:13

      @Séraphin Lampion

      Si le mot richesse était aussi vide de sens, croyez-vous qu’il attirerait autant ?

      Mais je rentre dans votre jeu et la richesse c’est le pouvoir, et la pauvreté c’est de ne pas l’avoir. Quant à la liberté c’est être esclave de ses propres choix, et la contrainte, de ceux des autres.

      J’attends vos définitions.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 13 mai 2020 11:48

      @Marc Dugois

      je n’ai pas envie de jouer à ce jeu-là !
      par contre, ans votre titre, remplacez « richesse » par « plus-value », et vous verrez qui est l’esclave de qui.


    • Marc Dugois Marc Dugois 13 mai 2020 12:55

      @Séraphin Lampion

      La richesse est un regard alors que la plus value un enrichissement effectif. Cela n’a rien à voir.

      Si vous ne preniez pas tout ça pour un jeu, vous verriez que c’est votre idéologie qui vous dirige et pas l’inverse.


  • kalagan75 12 mai 2020 14:22

    « leurs productions soient des richesses et non des déchets  » : les 2 mon général. Souvent des richesses virtuelles faites de numéros sur un compte bancaire, et des déchets que tu caches à la vue de tous mais qui finiront par ressortir à force de s’accumuler .


  • Le421 Le421 13 mai 2020 09:07

    Oui, je suis formel.

    Les entreprises créent de la richesse... Pour les actionnaires !!

    Parce qu’il faut pas déconner quand même.


    • Marc Dugois Marc Dugois 13 mai 2020 09:54

      @Le421

      Il y a à la France insoumise des réactions très saines mais il faut faire attention aux caricatures.

      Tout le monde croit que les entreprises créent des richesses et les actionnaires sont convaincus de ne prendre qu’une toute petite partie des richesses créées. Tant que l’on ne comprendra pas qu’actionnaires et salariés ne font que se partager l’appauvrissement des clients, partage qui se fait entre ceux qui apportent l’outil et ceux qui l’utilisent, on n’arrivera pas à travailler honnêtement sur le partage honnête.


    • kalagan75 13 mai 2020 11:40

      @Marc Dugois Si tu investis ton argent dans une entreprise et que tu ne retouches rien en contre-partie afin de ne pas appauvrir le client, c’est toi qui t’appauvris au final donc tu n’investis plus, l’entreprise ne peut se développer, etc ... le serpent se mord la queue . C’est un équilibre très difficile à trouver.


    • Marc Dugois Marc Dugois 13 mai 2020 12:51

      @kalagan75

      Très difficile à trouver en effet mais c’est cela la bonne économie d’une société commerciale : trouver la bonne répartition de l’appauvrissement volontaire du client entre actionnaires et salariés, et entre salariés. Poser correctement le problème est déjà un grand pas.


    • merthin 14 mai 2020 16:36

      @Marc Dugois

      une remarque rapide.

      Le client n’est pas qu’un client. Il est égalment un producteur ou un rentier (actionnaire).


    • Marc Dugois Marc Dugois 14 mai 2020 16:48

      @merthin
      L’économie n’est en effet qu’une ronde et le client, pour acheter, tire son argent de son énergie personnelle qui a été rémunérée par un autre client qui lui aussi.......,


  • Jonas 13 mai 2020 09:40

    En tous les cas , si ce ne sont pas les entreprises qui créent la richesse d’un pays , ce n’est certainement pas les « chômeurs » dont on va apprécier le nombre dans plusieurs pays et son corollaire , l’écroulement de la croissance. 

    Quant à la phrase du président Malien Amadou Touami, elle est valable pour tous les pays pauvres , à la démographie galopante et à la mortalité infantile importante. Car c’est la seule richesse précieuse de ces pays, mais celle-ci a force de croître , pose un problème extrême de survie. L’ONU , ne cesse de le rappeler et demande aux pays «  riches » de leur venir en aide. 

    Les prix jouent un rôle important dans les échanges , la preuve , la Russie , l’Inde, le Vietnam etc thésaurisent le blé et le riz et les prix de ces produits flambent. Le prix du pétrole s’écroule et les pays dont c’est la principale denrée exportatrice , faute de clients ont des problèmes a venir en aide a leur population. 


    • Marc Dugois Marc Dugois 13 mai 2020 11:54

      @Jonas

      Mais personne ne crée de la richesse et c’est tout le problème ! On ne crée pas un regard, on regarde différemment. Chacun veut s’enrichir en le justifiant par la création de richesses et par les pays « riches » que vous mettez vous-même entre guillemets. On ne s’enrichit actuellement en occident que par la résurrection de l’esclavage, celui dans l’espace qu’est le mondalisme, celui dans le temps qu’est la dette et ceux ici et maintenant que sont la paupérisaton des classes moyennes, le chômage et l’immigration. Sans compréhenson de ce fait, les cinq esclavages continueront à croitre au seul bénéfice des illusionnistes et en claironnant tous les 10 mai que l’esclavage a été aboli par nous.

      Je vous mets tout de même en garde quand vous écrivez « c’est leur seule richesse » car vous parlez de votre regard, pas du leur, et c’est pour moi la forme de colonialisme la plus insidieuse, celle avec laquelle l’islam cherche à coloniser la France : imposer son regard.

      Enfin si, comme vous l’écrivez, certains pays ont du mal à venir en aide à leur population, c’est bien souvent parce que leurs dirigeants ont été déformés à Londres, Paris ou Washington et regardent leur peuple avec notre propre regard malade.

      Si ces sujets vous intéressent car vous prenez visiblement la peine de les lire, vous pouvez retrouver mes articles sur mon site www.surlasociete.com où je ne censure jamais un commentaire et où j’y réponds le plus souvent.


    • Marc Dugois Marc Dugois 13 mai 2020 17:14

      @Tibère

      Merci pour ce dernier message qui me montre que je perds mon temps. Heureusement vous n’êtes pas le seul lecteur de tous les commentaires.


    • Jonas 14 mai 2020 08:42

      @Marc Dugois
      Combien d’entreprises en difficultés avez-vous sauvées avec , votre philosophie du regard ? Une entreprise créée de la richesse , à travers la production , qui engendre la hausse des revenus et des emplois . Ces hausses des revenus et des emplois engendrent les impôts, en élargissant l’assiette discale. C’est grâce aux impôts , payés par les entreprises et les personnes , que vous avez en France , l’Etat providence , le plus généreux du monde. Avec le coronavirus , vous allez bientôt , vous apercevoir , ce que vos yeux ont longtemps refusé de voir. Le chômage et la faillite de milliers de commerçants et de petites entreprises obligeront l’Etat soit d’augmenter encore plus les impôts , alors que la France est au taquet , soit diminué les prestations. 

      Une entreprise n’est pas « EMMAUS », soit , elle gagne de l’argent , pour payer ses employés, ses impôts , innover et s’adapter , soit elle disparaît . Une entreprise c’est comme un corps humain , il faut qu’elle soit en bonne santé , c-à-d capable de dégager des profits , sinon , elle est comme un corps malade qui vit en absorbant différents médicaments. Une entreprise ne peut pas vivre constamment en comptant sur les prêts. 

      Si les dirigeants de certains pays auxquels vous faites allusion ,vont à Paris, Londres ou Washington , c’est parce que , ils n’ont pas les universités dignes de les former dan leurs pays, a part les madrassa avec leurs imams analphabètes.

      Je crois que vous mélanger tout, l’entreprise , l’esclavage et l’islam. Pour approfondir , vos connaissances sur l’esclavage , je vous incite en, ces moments de confinement à vous plonger dans les livres suivants : « Les traites négrières » de Olivier Pétré-Grenouilleau, ed.Gallimard, 2004 et « Esclavage en Terre d’Islam » de Malek Chebel , ed. Fayard , 2007. , vous aurez une idée , de ce qu’est l’esclavage , bien avant celui de l’Occident dont on parle le plus en oubliant celui antérieur , plus meurtrier et plus long dans le temps. 

      Les pays riches , sont les pays qui peuvent effacer la dette des pays africains , qui croulent sous les prêts. Il y a 10 ans , les pays riches , avaient déjà annulé la dette des pays pauvres, à cette époque la dette représentée 30% du PIB , aujourd’hui , elle est de 60%. 
      Le problème de l’Afrique c’est la démographie , car quelle que soit la croissance , elle ne peut faire face au nombre de bouches de plus en plus nombreuses. L’Afrique a besoin d’une bonne gouvernance et des investissements, pour créer des emplois sur place . 
       
       


    • Marc Dugois Marc Dugois 14 mai 2020 10:00

      @Jonas

      Quel résumé extraordinaire des aveuglements actuels vous faites !

      Le premier aveuglement est d’attaquer les personnes quand on est déstabilisé par des idées avant ou au lieu de les analyser.

      Quand vous résumez l’économie dans votre premier paragraphe vous oubliez ce que trop de gens oublient, c’est que l’économie est une ronde sans fin où il n’y a aucune création magique et où normalement chacun ne reçoit que ce qu’il a donné et où pour cette raison les échanges sont limités. Pour pouvoir recevoir beaucoup sans donner trop, nous ressuscitons les esclavages, l’esclavage dans le temps qu’est la dette, l’esclavage dans l’espace qu’est le mondialisme et les esclavages ici et maintenant que sont le chômage, la paupérisation des classes moyennes et l’immigration. Ce que l’on appelle les pays riches, ce sont les pays esclavagistes qui se félicitent d’avoir aboli l’esclavage. Ne confondez pas ces esclavages avec les esclavages historiques fort bien décrits par Pétré-Grenouilleau. Notre esclavagisme d’occidental commence aujourd’hui y compris sur nos propres enfants par la dette.

      Une entreprise ne fait, grâce à ses efforts, que répartir l’argent de ses clients entre l’État, ses actionnaires et ses salariés. Les uns apportent l’outil, les autres l’utilisent et le troisième est supposé les protéger. Sans clients pas d’entreprise et pour la durabilité de l’entreprise il faut que la ronde qui est en amont du client et qui lui a donné son argent, fonctionne durablement ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

      Votre dernier aveuglement et c’est malheureusement le plus partagé, c’est de croire que le PIB est un produit comme son nom le fait croire. Il serait une nouvelle richesse commune annuelle à se partager et on ne se battrait que pour savoir où iront les pourcentages de PIB. Ce serait merveilleux et nous aurions enfin trouvé la corne d’abondance. C’est hélas entièrement faux et le PIB n’est que la somme de toutes les dépenses publiques et privées. Que de gens croient qu’en annulant des dettes africaines, on est simplement généreux. Plus nous dépensons plus nous nous croyons riches. En réalité la ronde n’est qu’une ronde et l’annulation précédente des dettes de l’Afrique a déjà montré que cela a simplement fait augmenter le mondialisme, la dette, le chômage, la paupérisation des classes moyennes et l’immigration.

      Vous êtes sûrement honnête et de bonne foi. Ouvrez les yeux.


    • Iris Iris 14 mai 2020 12:31

      @Marc Dugois Bonjour,

      Je ne suis pas certain de comprendre votre message, aussi je tente une interprétation simpliste : La création monétaire débridée accentue le consumérisme et nous écarte de valeurs plus saines. Suis-je loin de ce que vous pointez ?

      La dette en revanche, si elle n’est pas remboursable comme vous le dites, n’a finalement aucune espèce (jeu de mot facile) d’importance. Qu’en pensez vous ?

      Je me permet une suggestion/pique à propos de votre troika (politique université médias), remplacer universite par recherche, ou qqchose comme ca, vous rendrait encore plus credible, à mes yeux d’ex universitaire en tout cas.


    • chantecler chantecler 14 mai 2020 12:44

      @Iris
      "Je me permet une suggestion/pique à propos de votre troika (politique université médias), remplacer universite par recherche, ou qqchose comme ca, vous rendrait encore plus credible, à mes yeux d’ex universitaire en tout cas.

      « 
      ...
      Je me permetS de vous faire remarquer que votre ton chochotte, le mec naïf qui débarque est insupportable ...
      ...
       »A mes yeux d’ex universitaire en tout cas.« 
      ....
      Mais plus on est con, plus on prend les autres pour des cons ... !
      Universitaire , vous ?
      Vous étiez appariteur ?
      Vous vous occupiez du ménage , des poubelles ?
      ...
      Un troll de plus , qui se fabrique une »identité" en changeant de pseudo !


    • Marc Dugois Marc Dugois 14 mai 2020 13:05

      @Iris

      Bonjour,

      La création monétaire débridée accentue certes le consumérisme mais surtout, elle casse tous les freins et est un accélérateur de tout.

      La dette est de même nature et, qu’elle ne soit remboursée éternellement que par de nouveaux emprunts plus importants n’y change rien, elle casse aussi tous les freins et accélère tout ce qui passe par les têtes. C’est une énergie apparemment gratuite qui est l’esclavage des génératons futures

      Je vous prie de bien vouloir m’excuser si j’ai heurté l’ex-universitaire que vous êtes, mais je suis obligé de constater que l’éducation nationale ne cherche plus à diffuser un savoir comme elle le faisait, mais un comportement et des valeurs, à la place de la famille dont elle participe à la destruction. C’est elle qui donne aux médias et aux Politiquesn un certificat de blanc-seing pour leur besogne.


    • Jonas 14 mai 2020 14:30

      @Marc Dugois

      Mon cher avocat des entreprises en difficultés, Pouvez -vous , expliquer d’une manière claire et précise que le PIB / par habitant d’un pays n’est qu’une richesse factice et que celui-ci n’a rien a voir avec le développement et le niveau de vie d’un pays. 

      Voici 8 pays choisis par hasard , avec des PIB / par habitants et en regard de ceux-ci , j’ajoute le classement de IDH, indice de développent humain , qui ne tient pas compte du poids  économique . Il s’avère pourtant que le PIB a un rapport direct avec l’IDH. 
      Santé/longévité Savoir au niveau de l’éducation et niveau de vie. 

      -Egypte : PIB, 2549 $ IDH ( 153 eme) 
      -Tunisie : PIB,3447$ IDH (123 eme)
      -Benin : PIB , 902 $ ---IDH (201 eme)
      -Malie : PIB, 901 $ IDH ( 222 eme)

      -Allemagne : 48 196 $ ---IDH ( 12 eme) 
      -France : 41 464 $---IDH (39 eme )
      -Espagne : 30 524 $---IDH (38 eme)
      -Danemark : 60 596 $---IDH ( 20 eme )

      Donc , si le PIB n’est qu’une vue de l’esprit selon vous , pourquoi les pays au PIB bas sont également ceux qui sont mal classé dans l’IDH. 
       


    • Iris Iris 14 mai 2020 15:03

      @chantecler. Bonjour. Je suis déçu que vous me trouviez antipathique et vaguement flaté par votre suspicion, même si je ne la comprends pas vraiment. Une derniere fois, je commente les forums depuis très peu. A part Agoravox, j’ai fait un commentaire chez Castelnau pour défendre les zadistes. En revanche, ca fait 2 ou 3 ans que je lis Agoravox, sur les conseils d’un proche, qui voyant que je devenais un peu complotiste voulais me faire basculer complètement.

      Pour vous répondre plus précisément :

      « Je me permetS de vous faire remarquer que votre ton chochotte, le mec naïf qui débarque est insupportable » ... Merci, vous avez fait ma journée, mon épouse était morte de rire quand je lui ai lu. Et comme on dit, femme qui rit....Merci encore !

      "Mais plus on est con, plus on prend les autres pour des cons ... ! Universitaire , vous ? Vous étiez appariteur ? Vous vous occupiez du ménage , des poubelles ?" .... Mon premier métier c’etait maitre de conf, 192h équivalent TD et recherche appliquée. J’étais ni dans l’apparition, ni dans le nettoyage, ni dans l’économie d’ailleurs, juste des truc techno-boring autour de l’instrumentation et l’électronique.

      « Un troll de plus , qui se fabrique une »identité » en changeant de pseudo !" ... Vous êtes visiblement un fin connaisseur. Je pensais changer mon pseudo pour « chtancule ». Ca serait moins chochotte n’est ce pas ? Ne le prenez pas pour vous svp.

      NB : Sur l’article de Marc vous avez une remarque ?


    • pemile pemile 14 mai 2020 15:25

      @Iris "En revanche, ca fait 2 ou 3 ans que je lis Agoravox, sur les conseils d’un proche, qui voyant que je devenais un peu complotiste voulais me faire basculer complètement.« 

      Après 2 ans de traitement, c’est pour quand la publication de cette »étude" ? smiley

      PS : le pseudo actuel sonne mieux !


    • Marc Dugois Marc Dugois 14 mai 2020 15:55

      @Jonas

      Mon cher Monsieur,

      Tout simplement parce que le PIB n’additionne que la consommation et les investissements qui sont deux dépenses et qu’on y rajoute la prétendue production de l’administration qui est chiffrée par ce qu’elle coûte. Le PIB n’est que dépenses et aucune dépense n’est pas dans le PIB.

      Quant à l’Indice de Développement Humain (IDH), il inclut le PIB par habitant donc la dépense par habitant, l’espérance de vie à la naissance et le degré d’instruction à partir de 17 ans. Vous vous étonnez que ce soit parallèle à ce que l’on dépense par habitant.

      Il faudrait peut-être un jour arrêter d’ironiser et vous intéresser au vrai problème : d’où vient l’argent du PIB et de l’IDH ?


    • Iris Iris 14 mai 2020 17:59

      @Marc Dugois. J’ai l’impression que vous validez ma petite synthèse, merci, j’aime les choses simples. Pour la dette, je la vois comme une conséquence directe de « la création monétaire débridée » donc je comprends ce que vous me dites.

      En revanche, je ne comprends pas pourquoi elle serait l’esclavage des génératons futures, puisqu’elle n’est pas remboursable. Pouvez-vous m’éclairer ?

      Pour l’EN : Ok, il y a ce débat que je comprends, mais :
      - Vous parlez surtout de l’école, parce que à l’université le mal que vous dénoncez est fait depuis longtemps.
      - Je connais très peu les universitaires de votre domaine, mais j’ai bcp de mal a imaginer qu’ils soient les seuls inspirateurs de la politique monétaire que je réprouve avec vous. Une caution parmi d’autres, je suis d’accord.
      - Mettre l’université au même niveau de pouvoir que les politiques et les médias ne me parait pas réaliste.


    • Iris Iris 14 mai 2020 18:11

      @pemile. Si vous parler d’une étude zoologique sur la faune d’agoravox, c’est une super idée ! Je ne saurai pas vraiment comment faire, mais il y a de toute évidence une belle matière, abondante et variée. Il parait qu’il y a des trolls chochottes, des extrémistes et des célébrités. PS Je garde mon pseudo alors.


    • Marc Dugois Marc Dugois 14 mai 2020 18:11

      @Iris Rembourser la dette, c’est soit croire infantilement à la création de richesses par les entreprises, soit laisser la dette au peuple en allant vers un esclavage des générations futures qui ne sera évidemment pas accepté. C’est pour cela que nous allons soit vers une révolution violente soit vers une dictature.

      Pour l’université, quand vous voyez la soumisson des Politiques et des médias à une multitude de professeurs de médecine que l’on nomme maintenant à la pelle, vous constatez comme moi le pouvoir que médias et Politiques leur donnent pour éviter toute responsabilité et essayer de leur faire prendre les coups qui tomberont quand le ridicule de cette pandémie de la peur éclatera et que ses conséquences seront évaluées.


    • Iris Iris 14 mai 2020 19:44

      @Marc Dugois. Pour l’influence des professeurs de médecine je comprend ce que vous dites, certains d’entre eux ont fortement influencé un gouvernement en situation d’urgence, pas certain pour autant qu’ils puissent leur faire porter le chapeau si la situation dérape.

      En revanche, je ne vois pas en quoi ca montre l’influence exclusive des universitaires sur la politique monétaire du gouvernement. C’est leur preter trop de pouvoir. Mais bon cest un détail...

      Il me semble que vous n’avez pas repondu à ma question, ou alors je ne suis pas clair. J’essaye encore : Si la dette n’est pas remboursable, les génerations futures n’auront donc pas à la rembourser, alors pourquoi en deviendraient-ils les esclaves ? Je comprends qu’on dise qu’ils seront les esclaves du consumérisme alimenté par la création monétaire, laquelle augmentera encore la dette. Mais pourquoi cette dette en elle meme est mauvaise, alors qu’elle ne sera pas remboursée, c’est cela que je ne comprends pas.


    • Marc Dugois Marc Dugois 14 mai 2020 20:40

      @Iris

      En économie l’université n’est pas meilleure qu’en médecine et si elle discutaille en interne entre keynésiens, autrichiens, néo machins et nouveaux trucs, aucun n’ose dire que les entreprises ne créent pas de richesse, et politiques et médias les suivent.

      Pour la dette, une dette doit être remboursée et si j’écris qu’elle n’est pas remboursable, c’est parce qu’elle nécessiterait l’esclavage de tout le peuple pendant des années puisque la création de richesse par les entreprises est une manipulation intellectuelle par création de fausse monnaie légale. C’est à cause de cela que je dis que nous allons soit vers une dictature qui asservira le peuple, soit vers une révolution sanglante si le peuple se révolte.

      Si j’écris, c’est pour éveiller une révoluton douce, une révolution des esprits avant qu’il ne soit trop tard. Vous voyez dans beaucoup de commentaires le chemin à parcourir


    • Iris Iris 14 mai 2020 22:18

      @Marc Dugois. Et bien, je n’aurai jamais imaginé que l’université était si puissante et si incompétente !

      Pour la dette encore : Je suis d’accord sur le principe, elle doit être remboursée si elle est le résultat du choix éclairé de l’emprunteur. Dans le cas qui nous intéresse, et du point de vue des générations futures, la dette à été contractée dans un but malicieux, par des représentants pas représentatifs de plusieurs générations d’ascendants. Selon moi cette dette est de ce fait illégitime et n’a pas à être remboursée. J’imagine que ça sera notre principal point de désaccord.

      J’espère que votre révolution douce arrivera. Vous m’expliquerez peut-être comment elle devrait se dérouler selon vous ? Elections ? Prise de conscience individuelle généralisée ?


    • Marc Dugois Marc Dugois 15 mai 2020 06:44

      @Iris

      L’université n’est pas puissante mais elle est une bouée pour les Politiques et les médias qui sont complètement perdus. Et comme malheureusement elle est assez lâche, elle trouve très agréable ce rôle de bouée alors qu’elle sait qu’elle n’a pas les réponses au problème. C’est là sa responsabilité qui n’existerait pas si elle était composée d’imbéciles.

      Je n’ai aucun désaccord sur l’illégitimité de la dette mais le peuple qui la dépense en est complice. Cela fait des années que je dis que le capitalisme fait de ses victimes ses complices.

      Cela étant écrit je ne suis ni devin ni gourou, je constate que nous ne pouvons aller que vers la dictature ou la révolution violente si nous continuons à croire que le PIB est une ressource alors que c’est une dépense.

      Je pose la question urbi et orbi : LE PIB, PROBLEME OU SOLUTION ?


    • Iris Iris 15 mai 2020 14:19

      @Marc Dugois

      Vos propos sur l’université sont étonnants. Y aurait-il un peu de rancune personnelle ?

      Si la dette est illégitime pourquoi dites vous qu’elle doit être remboursées ?

      Le PIB n’est qu’un instrument de mesure. Il devient définitivement un problème lorsqu’il est pris comme critère principal pour l’orientation de nos politiques.


    • Marc Dugois Marc Dugois 15 mai 2020 15:06

      @Iris

      Il n’y a aucune rancune personnelle, sentiment qui m’est étranger, mais une simple observation de la dégringolade de ce que l’universté a été.

      La dette est illégitime mais légale puisque contractuelle. Si elle ne doit pas être remboursée en morale, elle doit l’être en droit.

      Le PIB est surtout un problème lorsque Politiques, médias et universitaires ne vous en déplaise, font des pourcentages de PIB pour en faire une ressource pour leurs fantasmes ( ex : cela ne coûterait que 2% du PIB !!! ). Ne coûter que 2% de ce qui a déjà été dépensé pose un gros problème.


    • Iris Iris 15 mai 2020 15:24

      @Marc Dugois

      Je crois que nous sommes d’accord sur l’essentiel.
      Notre échange arrive maintenant à une impasse, mais il m’a éclairé. 
      J’espère pouvoir vous solliciter à nouveau.

      Merci


    • Jonas 16 mai 2020 15:11

      @Marc Dugois

      Il y a obligatoirement un rapport direct entre un PIB important sur plusieurs années et le classement de l’IDH. 
      -Bangladesh : PIB/ habitant , 1698 $ , IDH : 173 eme.
      -Mozambique : PIB/ par habitant , 490 $ , IDH , 218 eme. 

      Loin de moi d’ironiser , mais je constate , ce que vous , persister a ne pas voir à savoir , que le PIB, mesure la valeur des biens et services produits dans un pays. Son augmentation signifie que le pays est en croissance , l’inverse c’est que le pays est en décroissance. 

      Il est bien évident que le PIB , en croissance ne veut pas dire que tous les habitants sont logés a la même enseigne , mais cela permet à un Etat d’ être plus généreux avec , ceux laissés sur le bas-côté. Il vaut mieux être pauvre et malade en France , qu’au Mozambique ou au Burundi. 


    • Marc Dugois Marc Dugois 16 mai 2020 15:43

      @Jonas
      Je vous ai

      répondu avant hier à 15h55 que l’DH incluant le PlB par habitant lui

      est par définition proportionnel.

      Une fois encore le PlB ne mesure pas une valeur mais un échange entre un bien ou un service et de la monnaie. La croissance étant en effet l’augmentation du PlB, on fait autant de croissance en échangeant des marchandises importées ou fabriquées en France et en payant avec de la monnaie, gagnée, volée, empruntée, ou héritée. Vous pensez sérieusement que cela ne change rien d’acheter quelque chose fabriqué en France avec de l’argent gagné ou d’acheter la même chose importée avec de l’argent emprunté ? Parce que cela fait exactement le même PlB 


    • Jonas 17 mai 2020 08:26

      @Marc Dugois

      Mais chaque fois que le gouvernement , (celui-ci ou les autres ) augmente les salaires , ce sont les produits importés qui remportent la mise, pour une raison simple à comprendre , moins d’offres des entreprises françaises due aux taux horaires de la main -d’oeuvre , aux taxes , et impôts que subissent les entreprises qui ne peuvent concurrencer les produits étrangers. 

      La France bat le record des prélèvements obligatoires de l’OCDE. 

      PS : Vous n’avez pas répondu , aux deux exemples du Bangladesh et du Mozambique , avec un PIB faible et un IDH au fond du classement de l’ONU. Y a t-Il un rapport a vos yeux ? 


    • Marc Dugois Marc Dugois 17 mai 2020 09:39

      @Jonas

      Vous avez sur ce point entièrement raison et c ’est pourquoi le problème doit être pris dans sa globalité et pas par petits bouts.

      Encore une fois puisque l’lDH est en grande partie composée du PlB par habitant, qu’ils soient parallèles est automatique.


  • Iris Iris 17 mai 2020 13:55

    Bonjour,
    Selon Wikipedia, l’IDH intègre à part égales l’Espérance de vie, la Durée de scolarisation et Log10(PIB). Un pays à fort PIB pouvant investir dans la santé et l’éducation, il est logique que les classement PIB et IDH soit très proches.
    Pour ma part, je trouve le BNB plus pertinent, dans la mesure ou il intègre des éléments moins directement dépendants de l’argent.


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