Les Etats-Unis : L’affrontement final a-t-il déjà commencé ?
Depuis la mort de George Floyd, et d'autres, les manifestations contre les violences racistes au sein de la police américaine persistent. L'extrême droite commence à contre-attaquer. Il y a un vrai risque de guerre civile. Mais cet affrontement n'est même pas le début du commencement du combat final, l'assaut final contre le capitalisme-salariat.
Avant d'analyser ces mouvements politiques racistes ou anti-racistes, il faut commencer par l'analyse économique du pays à l'instant t, puis sa dynamique dialectique : quelle est la superclasse en déclin, en décomposition et qui ne peut manquer d'être "déclassée" ? Quelle est la superclasse qui monte et qui ne peut manquer de croître non seulement de façon absolue mais aussi relativement à l'autre superclasse ?
Lorsqu'on prend une population on peut la diviser de plusieurs manières : les "pauvres", les "riches", les "1%", les "99%". On peut aussi la diviser de façon infinie en considérant les revenus (classe inférieure, classe moyenne inférieure, classe moyenne supérieure, classe.....). Ces façons d'étudier la société ne sont pas pertinents pour comprendre la nature des grands mouvements politiques et idéologiques parce qu'ils ne saisissent pas la population dans son mouvement, dans la transformation de sa structure économique. Ils se bornent à une photographie de la société au lieu de le saisir son mouvement historique.
Tout le monde sait que patronat et syndicat sont opposés et que cette opposition dure depuis le XIXe siècle. Les capitalistes et les salariés sont ainsi en lutte de classes. Les premiers veulent toujours abaisser le coût du travail pour maximiser leur profit à l'inverse les syndicats de salariés cherchent toujours l'augmentation des salaires et la baisse du temps de travail pour abaisser le degré d'exploitation subi. Mais ces deux classes forment une superclasse capitaliste-salariale dirigée contre une nouvelle superclasse issue de la décomposition capitaliste-salariale, la superclasse des chômeurs. Les progrès techniques brisent le lien entre le capitaliste et le salarié. L'Etat capitaliste-salarial agit énergiquement pour conserver ce lien, vend l'illusion dans les médias, les écoles, les universités de la possibilité de croissance infinie du capitalisme-salariat.
Aux Etats-Unis, le Parti Républicain et le Parti Démocrate ne sont que des fractions du parti unique du capitalisme-salariat et de la propriété privée. En France même constat. Seul le parti unique de la propriété privée gouverne avec une alternance entre ses différentes fractions. Les fractions extrêmes sont en général écartées. Mais l'extrême droite et l'extrême gauche sont en ascension. Le centre traditionnel est en train de s’effriter au fil des quinquennats, au fil de la montée du chômage, de la précarité, des mouvements migratoires. Le combat final entre l'extrême droite et l'extrême gauche est inévitable mais débouchera sur le vrai communisme c'est à dire la domination absolue de la superclasse des chômeurs, l'abolition de toutes les nationalités, de la famille, etc. Actuellement l'extrême gauche est prise en otage par l'idéologie capitaliste-salariale étatique (qui réduit le communisme à l'étatisation des seuls moyens de production) et seul un Parti communiste des chômeurs est capable de mener le communisme jusqu'au bout c'est à dire l'émancipation totale de la superclasse des chômeurs.
Au lendemain de la Seconde guerre mondiale jusqu'au premier choc pétrolier, l'Occident était l'atelier du monde. Le capitalisme-salariat a connu une croissance rapide de son PIB. Mais avec la naissance de nouveaux pays industrialisés cette croissance s'est mis à ralentir et parallèlement le chômage et la précarité augmentaient rapidement. L'entrée de la Chine dans le commerce mondial a vraiment été fatal. Désormais l'Occident, en particulier les Etats-Unis, est en décroissance réelle. Pour mieux mesurer le déclassement du capitalisme-salariat américain et la montée du chômage et de la précarité, il faut voir le déclin de sa consommation surtout la consommation d'énergie et la consommation automobile par rapport à la hausse de la population. Son niveau de vie est baisse constante depuis les années 1990.
C'est dans cette atmosphère de déclin de la superclasse capitaliste-salariale aux Etats-unis que surgit la question raciale. Cette question est au devant de la scène politique parce que le capitalisme-salariat est encore majoritaire mais avec l'augmentation inévitable du taux de chômage, la conscience communiste (la conscience de l'abolition du capitalisme-salariat et donc de la propriété privée des biens de consommation et de production) montera et se généralisera parallèlement à la transformation de la majorité de la population active en chômeurs.
L'affrontement final aux Etats-Unis se ferra inévitablement au XXIe siècle entre la superclasse des chômeurs, organisé en parti politique distinct communiste, et la superclasse capitaliste-salariale organisé en parti unique de la propriété privée avec ses différentes fractions Républicains, Démocrates, etc.


