Les manipulateurs de marionnettes derrière Breivik (30)
Peut-il y avoir d'autres Breivik manipulés ? Oui, car il y en a déjà eu d'autres. On les retrouve à des endroits où certains ne les attendent pas obligatoirement. En novembre 2009, la presse étrangère s'était fait l'écho d'une bien étrange liaison entre des militaires d'active tchèques et des mouvements d'extrême droite racistes et xénophobes. Aujourd'hui, une fois les événements d'Oslo connus, j'ai eu instantanément l'idée de relire ce que j'avais écrit à l'époque, préparatoire à un dossier plus vaste qui est toujours en cours. Voici ces éléments, qui vous démontrent par l'exemple qu'une dérive à la Breivik est toujours possible dans ces milieux d'extrémistes complètement fascinés par les armes, et qui s'entraînent aujourd'hui encore à une hypothétique guerre civile, quand ils ne s'en prennent pas au plus faibles ou au plus démunis, emporté par leur racisme fondamental. Visite au pays de l'horreur raciste ... en Tchéquie.
Il n'y a pas que Breivik admirateur de l'extrême droite, fasciné par les armes et l'armée à pouvoir franchir le pas. Des "inflitrés" d'extrême droite traînent un peu partout dans le monde. Ce sont parfois des militaires ou des policiers, ou d'anciens militaires ou des policiers (certains éjectés pour leur intolérance affichée) ceux-là, pour la plupart jeunes, et qui rêvent à un monde passé et à une société irréaliste, où ils auraient bien entendu eu le beau rôle. Des jeunes nostalgiques, si vous préférez, et si on peut dire : des jeunes qui regrettent en fait un passé qu’ils n’ont même pas connu ! Qui se rasent le crâne, chantent des choses immondes et paradent parfois dans la rue en levant le bras droit. Des nazis, vous les avez reconnus, comme ceux que j’avais pu débusquer jusqu’en israël, et que certains ici ne veulent toujours pas voir au pays de l’étoile de David. Il y en a pourtant, plus personne ne le nie, sauf ceux qui veulent garder leurs œillères et viennent ici détruire des fils de discussion car ils ne veulent pas reconnaître la réalité, malgré les tatouages révélateurs. Les pouvoirs forts les attirent comme des aimants, alors vous pensez bien, celui d'un Netanyahou ou d'un Lieberman... ce que nous constaterons en France aussi bien entendu, où la gangrène s’étend à vue d’œil comme nous allons le constater. Il est temps aujourd'hui d'aller jeter un œil sur ces infiltrés nostalgiques d’Hitler qui ont envahi plusieurs pays, en s’organisant chaque jour davantage au point de proposer aux responsables un réel danger. Plusieurs organismes d’Etat sont gangrénés, avec en priorité l’armée et la police. Voyage en absurdie, en commençant par la... tchéquie. Prévoyez un masque à gaz, on va faire nécessairement dans le nauséabond...
Car des jeunes écervelés susceptibles de se transformer un jour en Breivik, il y en a hélas, aussi, dans quasiment toutes les armées, surtout si les responsables de ces armées ne sont pas assez vigilants pour les débusquer au plus tôt. Car chez les militaires, c’est vite une tare, tant le désir de gâchette facile et d’irresponsabilité les titillent à chaque instant. Elevés dans le mythe de la force et de puissance individuelle, ils sont en effet bien souvent à l’origine d’exactions personnelles. Confondant opinion personnelle et ordres de la hiérarchie, ou interprétant ces ordres comme bon leur semble, au lieu de les appliquer, ce sont les premiers à commettre des actes qui entachent la réputation d’un bataillon entier pendant des années. Admirateurs des anciennes armées d’Hitler, ils ne sont absolument pas faits pour l’armée d’aujourd’hui, en réalité. L’armée est nécessaire à la démocratie, pour se protéger des pays qui ne l’appliquent pas, la démocratie, et elle se doit de respecter les principes démocratiques, y compris par exemple ceux du respect de l’adversaire. Tout l’inverse des vils t-shirts israéliens. Eux n’y voient pas la même chose : le plus souvent, cela devient vite la réalisation de leurs pires fantasmes guerriers. Avec les massacres de civils à la clé qui vont avec. Vous songez bien sûr à Haditha, ou à Nisoor, ou à Gaza, et vous avez raison : quand on ne les retrouve pas dans l’armée (qui les a jugés franchement trop tarés) ils deviennent des mercenaires tueurs incontrôlés. Ceux d’Aegis, qui le week-end, en Irak, pour se détendre, montent une mitrailleuse à l’arrière de leur pick-up et font une sortie punitive en abattant à l’aveuglette quelques civils de plus... l’histoire gardera cette image comme symptomatique de ce qui s’est produit pendant des années en Irak (et qui s’y produit encore !).

La nouvelle, à vrai dire, fortuite, parue dans la presse papier tchèque, avait échappé à tout le monde en novembre 2009, y compris à moi-même. Un rappel, juste avant Noël, sur la démission de responsables de l’armée tchèque m’avait remis en tête l’information originelle que j'avais depuis précieusement gardé. Le 9 décembre 2009 on apprenait en effet que deux officiers de l’Otan en Afghanistan, deux tchèques, Hynek Matonoha (ici sans son casque) et le capitaine Jan Cermak venaient d’être suspendus de leur fonction par le ministre de la défense du pays, Martin Bartak, et par le responsable des armées, Vlastimil Picek. La raison du limogeage était effarante, celle rapportée par le quotidien Dnes, preuves photographiques à l’appui. L’un portait ouvertement sur son casque le symbole de la division SS 9th SS panzer division Hohenstaufen (un H avec une épée) l’autre celui de la SS Dirlewanger (deux grenades à main croisées), coupable de terribles exactions en pendant la guerre. Son fondateur, Oskar Dirlewanger était un psychopathe, alcoolique et violeur, dont l’unité avait recupéré la lie des prisons allemandes, le terrible commando Oranienburg. Un des plus sinistres épisodes de folie meurtrière de la seconde guerre mondiale. Un journal tchèque retrouvant même un autre symbole nazi, accolé sur leur Hummer de patrouille !!! Casque et matériel ; ils avaient tout siglés d'ornements nazis !!

Un troisième responsable, le commandant Petr Prochazka, passait aussitôt à la trappe, mais pour une autre raison : quand il avait appris le scandale, au lieu de mettre à pied ses officiers, il leur avait simplement confisqué leur casque et les avait brûlés : pas vu, pas pris. Ordonnant aussi l’ouverture de la chasse à tous les clichés qui pourraient trainer ici ou là dans la caserne où figuraient les deux soldats concernés.
Pas vraiment la bonne attitude à présenter, à moins d’être complice des actes réprimandés. Seuls ceux montrés par le magazine purent sortir, ou plus exactement repérés sur des photos de reportage sur l’armée tchèque en Afghanistan. Toujours le problème des photos de cette guerre, avec la chape de plomb de la censure américaine qui bloque toute image dérangeante.... Jamais un conflit n’aura hérité d'un contrôle aussi strict : à la moindre erreur de bombardement, on nettoie la scène du crime des corps criblés d’éclat avant l’arrivée des photographes officiels, comme à Kunduz. Tous étaient dans le district difficile de Logar, en Afghanistan, à l’est, en contact avec le Pakistan. Le second faisant partie d’une brigade de reconstruction (les fameuses PRT, infiltrées, elles, jusqu’au trognon par la CIA) et étant donc tous les jours en contact avec la population, chez qui ils arboraient donc fièrement leurs symboles nazis. Allez après ça passer pour des pacificateurs et pas pour des occupants... charmant laissez-passer, charmante carte de visite, consternante représentation extérieure : rien de tel pour la mise en confiance de la population ! Un blog américain pouvait titrer sournoisement "les nazis occupent l’Afghanistan, vaiment !" : ils y étaient en effet, avec leurs oripeaux bien en évidence !
En prime, quelques semaines auparavant, le ministre et son responsable des armées venaient de les décorer, car juste revenus d’Afghanistan... ce jour-là, il est vrai, l’un des protagonistes, Hynek Matonoha arborait un béret rouge plus réglementaire ... le 23 décembre, nouveau coup de tonnerre : le Josef Prokš responsable des services de renseignement en 2002 et 2003 et le Major-General Jiří Halaška (le "Deputy Chief of Staff " tchèque, le responsable des opérations extérieures) sautent aussi, ou plutôt démissionnent d’eux-mêmes : visiblement, l’enquête a remonté plus haut et s’il y a quelque chose de pourri ce n’est plus au royaume de Danemark, mais bien en Tchéquie. Un troisième donne sa démission le même jour, c’est Josef Sedlák, représentant au Supreme Allied Command in Europe de l’Otan (à Bruxelles), mais il ne semble pas qu’il y ait de lien avec les deux précédents... En fait, l’armée tchèque tanguait sérieusement en novembre dernier : à l’époque, on venait de découvrir qu’un soldat tchéque en avait tué un autre alors qu’il était raide saoul, et que quatre autres avaient été découverts en train de fumer de la marijuana, un cinquième ayant été pris à la revendre... non pas au pays de l’opium mais au Kosovo ! Selon certaines sources encore, les anglais s’étaient plaints du manque de fiabilité et de combativité (ou parfois d’excès de combativité incontrôlable, plutôt) des troupes tchèques. Drogue, alcool, actes inconsidérés : c’était bien un syndrome viet-namien sournois qui était en train de s’installer au milieu des 500 soldats du contingent tchèque ! Le colonel fou Bill Kilgore, ses insignes, ses poses outrancières et ses hélicoptères d’Apocalypse Now n’était plus très loin maintenant... quand on pense qu’ici d’aucuns avaient pu s’en réclamer (c'est notre sioniste Jacob, venu à plusieurs reprises sous l'avatar du commandant fou) !!!
Mais il y a pire encore... tout d’abord, à propos d’Hynek Matonoha lui-même, présenté comme étant aussi un déserteur de la légion étrangère française, qui aurait déjà utilisé les mêmes symboles au Kosovo. Jan Fulík, le ministre de la défense techèque reconnaissait le 15 décembre que c’était en effet "probable". De ce côté-ci, en France, aucune réaction de la part de notre ministre occupé à passer le réveillon avec ses troupes et encore moins de la presse française, engluée dans les faux débats et les hésitations Bachelotiennes. Rien, on ne saura rien de l'itinéraire exact d'Hynek Matonoha au sein des troupes françaises de la légion !!! Pour ajouter à la caisse bien chargée de l’armée tchèque, un communiqué le même jour affirmait qu’on venait d’arrêter un groupe d’employés du ministère des armées distribuant sur internet de la pornographie infantile : parmi, eux, un militaire d’active. Remarquez, chez nous on a aussi affaire à un cas, et un haut gradé en prime, âgé de 68 ans, devenu directeur de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN). L’ancien chef du Sirpa (Service d’information et de relations publiques des armées, celui qui distribue les images !) durant la Guerre du Golfe (1990-91) et ancien chef du cabinet militaire des ministres Charles Millon et Alain Richard. Décoré de la Légion d’honneur et de la médaille du mérite. L’affaire n’a pas fait grand bruit dans la presse et encore moins chez notre cher ministre...réveillonneur. Retraité, devenu conseiller auprès du président de la République du Cameroun (la Françafrique, ça aide), il a finalement écopé de 10 mois de prison avec sursis en avril 2010.
Pire encore, donc, avec un autre larron chez nos tchèques : Lukas Sedlacek, soldat de métier découvert lui membre comme étant actif dans un groupe néo-nazi, intitulé White Justice, suspecté de préparer des attentats contre de hautes personnalités juives en Tchéquie et un à l’explosif contre une centrale d’électricité du pays. "Au début de la semaine dernière, Lukas Sedláček a également dû quitter l'armée après avoir avoué être le co-fondateur et a l'organisation extrémiste White Justice. Ce groupe préparait des attentats terroristes et la planification d'nlèvements de policiers et de "Juifs hautement placé »" nous apprenait la presse tchèque. Pour ceux qui pensent que les attentats peuvent seulement provenir de goupes islamistes, c'est raté. Des Breivik ; il y en ailleurs, et ceux-là étaient même dans l'armèe tchèque ! L’homme aurait dirigé quatre camps d’entraînement dans le pays, dont les images inquiétantes ne sont pas vraiment faites pour rassurer (voir la vidéo au milieu de la page et le début avec un drapeau nazi arboré).
A la tête du mouvement, outre Sedlacek, on trouvait un dénommé Philip Stránského (ou Philippe Stransky, parfois dénoncé aujourd’hui par ses anciens camarades comme étant la taupe de la police tchéque)...Un site internet avait été mis en place par eux, dans lequel on avait entrée libre une fois par semaine (en juin 2007) avec comme surnom "No guest" et comme mot de passe "odpor" (résistance, le nom de leur site internet). Bref, pas vraiment des malins... mais ce qui a le plus surpris la police, c’est quand ils ont avoué discuter via des serveurs privés, localisés... aux USA et en Israël ! Parmi les clichés retrouvés chez eux, celui d'un jeune armurier de régiment, posant avec ces pistolets et ses M-16...
Parmi les personnes arrêtées, à Prague, à Budejovice, et Hodoníně Mimon, Patrik Vondrak, l’éditeur du site néo-nazi et leader véritable du groupe, Jiri Barta, Boss Vlašim et Eva Bittmannová et Michaela Dupová(les filles sont plutôt rares dans ce genre de mouvement c’est à souligner !), Josef Šedina du groupe nazi Blood and Honor (ici en photo avec son fusil), Josef Kosutka un chanteur, Petr Bacik, un guitariste, Kamil Cathédrale, un autre guitariste, tous de groupes de Hoï ou de hard-rock, ainsi que Tomáš Vandas, le Président du "parti des travailleurs" pro-nazi, Matyáš Sombati, son adjoint, très actif sur le site sous le pseudo de "Matttwoo", et Dragan Petrovic. C’est chez Sombati qu’avaient été retrouvés des documentations nazies, qui possédait la panoplie complète du parfait petit fasciste.
Tous levaient le bras plutôt facilement en réunion ! Pas n’importe qui que ce Petrovic : un chef de guerre serbe en réalité. Opposé bien entendu à la création du Kosovo, retrouvé par un journaliste anglais en plein Irak. Et membre inscrit de Stormfront, le groupe anglais néo-nazi, qui possède un site et un forum ou à longtemps et régulièrement écrit un dénommé Flak88. Qui s’est bel et bien avéré être... Marc Galasco, malgré des dénégations vite élucidées, l’homme à la mini, collectionneurs d’objets nazis, l’ancien pointeur de cibles du Pentagone devenu rapporteur pour le HWR : le monde est petit parfois, c’est inimaginable ! Toute la fine équipe décrite dans le détail ici, pour ceux qui pourraient croire que j'affabule. Les sources sont là, et indiquent bien les liaisons entre les différents membres des différents groupes existant. Petrovic, qui sera arrêté à Prague en 2009 : "le chef de la branche serbe de Blood & Honour, Dragan Petrovic, a été interpellé à Prague. Il semble qu'un concert ait eu lieu au cours duquel auraient été proclamés des messages racistes et promouvant l'idéologie néo-nazie."
Comme acte de bravoure, nos excités, en effet, avaient lançé une attaque aux mortiers de feux d’artifice et aux cocktails molotovs sur un groupe de Roms de nord Moravie : eh oui, ils étaient aussi racistes et déversaient leur flot de haine sur le vieil ennemi héréditaire dans la région. Rien n’avait changé dans leur tête depuis l’avènement d’Hitler. L’attaque avait détruit une maison et fait trois blessés graves, et dont une enfant de 2 ans, brûlée à 80%. La petite fille, Natálka, défigurée, s’en était sortie vivante, par miracle, après 8 mois d’opérations successives et l’aide financière apportée par une souscription nationale pour ses soins. Tous les tchèques ne suivent pas nécessairement les slogans de ces racistes, bien au contraire.
Chez les membres arrêtés, la police avait trouvé l’habituelle collection d’imageries hitlériennes et de littératures brunes, on l’a vu. Mais ce qu’il y a d’inquiétant, en plus, pour les autorités, c’étaient les liens découverts lors des perquisitions entre ses infiltrations et l’armée, et le résultat sur le comportement général des troupes où ils sévissent quand ces gens réussissent à s’engager dans l’armée. A voir le nettoyage intense subit par l’armée tchèque, la gangrène était remontée bien haut semble-t-il. Transféré aux Etats-Unis, on comprend aisément en ce cas les massacres d’Haditha ou de Nisoor, à voir un tel comportement infect ! Le 20 octobre 2010, les quatre responsables de cette attaque immonde de camp de roms, David Vaculik, Ivo Mueller, Jaromir Lukes et Vaclav Cojocaru étaient rendus responsables de cet assaut à coup de cocktails Molotov, qui s'était effectué le jour anniversaire de la naissance d'Adolf Hitler, ce que les juges avaient découvert avec effroi eux aussi. Vaculik, Mueller et Lukes écopaient de 22 années de prison en haute sécurité,. Cojocaru héritant de 20 ans d'emprisonnement. Une vidéo effrayante de l'attaque et de ses effets sur la petite Natalka, a été réalisée par CNN ; visible au milieu de ce reportage, dans un article évoquant les mêmes liens nazis que possède les anglais, ici à Manchester surtout avec le leader actuel de l'EDL et ses liens avec le BNP.
Car ils le prouvent aisément, leur propension à la bagarre, y compris en Tchéquie même, quand ils ne sont pas d’active : le 25 avril 2008, trois soldats tchèques en virée s’en sont pris sans raison à un jeune australien qui trainait dans un restaurant le jour d’un anniversaire et l’ont sauvagement agressé, dans une ville du sud de la Bohême, à Drazice près de Trabor. Ils l’ont agressé violemment, l’ont battu, et l’ont emmené à 20 km de là, à Milevsko, où ils l’ont laissé pour mort. Complètement idiots, ils ont alors appelé la police en affirmant avoir débusqué et arrêté un vendeur de drogue ! La police les a arrêtés, évidemment, ils faisaient tous les trois partie d’un bataillon d’active tchèque : on ne sait s’ils avaient une chance de se retrouver un jour en Afghanistan. 
