vendredi 5 août 2011 - par Le Grand Ecart

Les Marches Internationales vers Bruxelles

Dans la nuit de mon bureau bruxellois, je m’écris, puise au fond de moi et me plonge dans le monde de l’intangible. Animé par le désir de transposer mon esprit dans le corps d’un marcheur, dans la peau d’un de ces voyageurs dont les pas se dirigent vers ma ville, je transporte donc ma pensée dans cet être qui parcoure les routes, les places et les villages et dont le regard redécouvre en permanence son horizon alors que son esprit lui, s’est déjà projeté vers sa destination.

J’aligne ces mots et les regarde tracer sa voie à travers l’Europe, comme s’ils s’imprimaient sous les pas de ce marcheur, fidèles et dévoués aux moindres de ses mouvements. Nos esprits et nos corps se quittent et se cherchent pour se retrouver. Les premiers imaginent les seconds et inversement. C’est un échange immatériel, au croisement des consciences, le marcheur et l’auteur ne se connaissent pas, ils ne se sont jamais vus, n’ont jamais communiqué sous quelques formes que ce soient. Ils existent, l’un et l’autre, l’un sans l’autre, l’un dans l’autre, tout deux habités par le besoin de soumettre leurs corps au service de leurs idées.

Tous les gens que je croise me demandent où je vais et je leur réponds : « Je vais à moi, oui à moi ! Mon corps marche pour rejoindre mon esprit et les milliers d’autres corps de marcheurs qui font de même  ». Bruxelles est sur toutes les lèvres et les âmes des voyageurs de l’Europe s’y trouveraient donc déjà, attendant patiemment que leurs corps les rejoignent. La capitale européenne se dessine comme une ligne d’arrivée, une source de lumière au bout du tunnel de ma conscience. C’est en cela que Les Marches Internationales vers Bruxelles sont une utopie qui se réalise.

Littéralement,

Badi BALTAZAR

www.lebuvardbavard.com




3 réactions


  • Ariane Walter Ariane Walter 5 août 2011 09:41

    Superbe Badi !
    On participe tous à cette marche qui ne s’arrêtera jamais. Même la victoire sera une marche vers un autre temps ;
    merci à toi.
    heureuse d’être sur la photo !


  • asterix asterix 5 août 2011 12:15

    Tout cela c’est bien beau, plein de poésie, de vérité, de désir de changer le monde, de justice sociale etc... etc...
    Je suis de tout coeur avec eux.
    Mais bon, Bruxelles, toujours Bruxelles.Nos indignés ne pourraient pas pour une fois choisir une autre destination ? Ou alors rajouter à leurs slogans anti-liberticides leur refus de voir la capitale de l’Europe entourée d’un mur de Flandre en vertu de « l’espace vital » que revendiquent au nom du droit du sol les troupes néo-nazies de la Waffel $$ ?
    Tant qu’à faire, hein ! Juste un petit calicot ou deux...
    Qu’en penses-tu, Balthazar ?


  • BA 6 août 2011 00:54
    La BCE va acheter des obligations italiennes à partir de lundi.

    La Banque centrale européenne (BCE) est d’accord pour commencer à acheter des obligations d’Etat italiennes à partir de lundi en échange de l’engagement du gouvernement italien à accélérer la réduction des déficits, a annoncé vendredi un ministre italien.

    « Tout le monde craint que nos obligations ne deviennent des bouts de papier sans valeur mais avec le retour à l’équilibre budgétaire un an plus tôt que prévu, la BCE a garanti qu’à partir de lundi elle achèterait nos obligations », a déclaré aux journalistes le ministre des réformes institutionnelles Umberto Bossi.

    « Pour nous, c’est une solution, une garantie », a déclaré M. Bossi, qui est aussi le chef de la Ligue du Nord, principal allié du Premier ministre Silvio Berlusconi au sein de la coalition gouvernementale de centre droit.

    « Nous avons absolument besoin de ces obligations parce que si nous n’arrivons pas à les vendre nous ne pourrons pas payer les retraites ou la santé, c’est donc une obligation pour nous », a-t-il ajouté.

    M. Berlusconi avait indiqué plus tôt dans la journée que l’Italie allait accélérer son programme d’austérité adopté par le parlement le mois dernier afin de faire en sorte que l’équilibre budgétaire soit atteint en 2013 et non plus en 2014 comme prévu initialement.

    Les marchés boursier et obligataire italiens ont été bousculés au cours des dernières semaines en raison des craintes suscitées auprès des investisseurs par l’ampleur de la dette publique, la croissance anémique et les tensions qui affaiblissent le gouvernement.

    La prime de risque, à savoir l’écart entre le taux des obligations allemandes, référence du marché, et les bons du Trésor italiens a atteint des niveaux record au cours des derniers jours.


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