Les médailles du clientélisme et les autres !
La vie associative, c'est agir ensemble, c'est partager.
L'illustration de cet article, fruit de l'imagination de Sapiens représente bien ce plaisir associatif.
Les associations ont besoin de pouvoir disposer de salles pour pouvoir mener leurs projets, elles ont besoin de reconnaissance collective.
Les médailles, si elles sont données, il faut qu'elles soient délivrées non à la tête du client mais dans le cadre de principes respectés.
J’ai lu que la légion d’honneur c’est comme le bac, tout le monde l’a et elle est bradée !?
Cette assertion n’est pas fondée, si aujourd’hui le bac est devenu accessible à beaucoup, il faut passer un examen-peut être facile- mais il faut le passer.
La légion d’honneur, elle, est donnée par le pouvoir politique à ses serviteurs. Ce sont les amis des amis qui l’obtiennent et souvent ils n’ont que le mérite d’être bien placés dans le cœur des décideurs.
Pour perdre cette « breloque » qui ne distingue que ceux qui plaisent, il faut vraiment faire des grosses « bêtises », c’est ainsi que Sarkozy deuxième ancien chef d’Etat après Pétain à s’être fait retirer cette distinction a été puni publiquement.
Ce retrait n’a pas plu au sommet de l’Etat mais la séparation des pouvoirs existe encore.
Le député de la première circonscription de Seine et Marne, insoumis, vient de remettre une médaille des « citoyennes et citoyens solidaires » à sept citoyens et citoyennes méritants de sa circonscription.
C’est une innovation !
Pourquoi ces personnes ont-elles été choisies, selon quels critères ?
Pourquoi elles et pas d’autres ?
Connaissant la probité de ce député, je suis certains qu’il ne s’agit pas là d’une marque de clientélisme !
Ceci étant dit, je pense que des distinctions de ce type doivent s’effectuer dans la transparence, selon certains critères.
Parmi les sept bénévoles distingués, une est sans contestation possible, à sa place. Depuis des décennies, elle se dévoue à la solidarité.
C’est l’ultime médaillée !
Il existe des distinctions officielles, comme la médaille jeunesse, des sports et de l’engagement associatif qui, elles, sont délivrées par une commission dans le cadre de normes précises.
Il y a trois médailles, le bronze, l’argent et l’or.
Pour obtenir le bronze, il est nécessaire d’avoir six années d’engagement bénévole et d’être proposé par un mouvement, une association ou par une tierce personne.
Entre l’obtention du bronze et de l’argent, il y a un délai minimum de 4 ans et entre l’argent et l’or, de 5 ans. A chaque fois il faut être proposé.
Je trouve que cette démarche est claire, démocratique.
Malheureusement peu d’associations connaissent cette distinction.
C’est ainsi qu’entre 80 et 90 % des distinctions sont délivrées à des sportifs qui ont des fédérations très vigilantes.
Ayant assisté à plusieurs remises de médailles, j’ai un regret, c’est de voir des récipiendaires de la médaille de bronze qui ont parfois plusieurs dizaines d’années d’activités bénévoles.
Il faudrait que pour les plus anciens, présentés tard, ils puissent « sauter » l’étape bronze, ce qui n’est possible qu’exceptionnellement.
Dans de nombreuses localités, il existe des médailles de la ville.
Quand j’étais élu à Vaux le Pénil, j’étais chargé de l’attribution de cette médaille : chaque année toutes les associations recevaient un courrier leur demandant de présenter des candidatures.
Aucune proposition n’était rejetée mais par contre une même association ne pouvait pas obtenir plusieurs nominations pour la médaille d’or, d’argent ou de bronze.
C’est le conseil municipal qui validait le choix de la commission présidée par un élu.
Je suis très attaché à la transparence et opposé au clientélisme, quel qu’il soit.
Je suis peut-être « vieux jeu » mais c’est ainsi !
Jean-François Chalot


