lundi 11 mars 2013 - par alinea

Les oiseaux de Roissy

« Le 27 février, un voyageur surpris à Roissy avec une soixantaine d'oiseaux interdits de commercialisation est reparti libre, et les oiseaux, abandonnés à l'aéroport, sont morts de faim... ».

J'ai envie de m'arrêter là.

Quelques minutes de silence, hein, pour bien digérer l'info.

Vous me direz, tout va si mal dans le monde qu'on n'en est pas à trois piafs près ! Certes.

Mais enfin Roissy c'est pas un désert ! C'est pas un quartier de miséreux ! On y laisserait crever les gens, j'en suis sûre ; à moins qu'une mémé dégoûtée fasse appel aux forces de l'ordre pour qu'on la débarrasse de ces immondices.

Des âmes pleines de compassion.

Voici un article pour rien ; c'est plus fort que moi.

Les grands de ce monde se réunissent à Bangkok ; très bien. Mais ce ne sont pas des chevaliers : des pressions pèsent sur eux : il y a des tas de gens qui vivent de ces trafics ( ne cherchez pas si on pourrait faire autrement dans les pays « du sud », c'est comme ça et la faute à pas de chance) ; les gouvernements qui ne souhaitent pas priver une partie de leur population d'un revenu ( ne cherchez pas s'ils pourraient faire autrement dans leurs pays « du sud », c'est comme ça et notre faute).

Cependant, il faut bien reconnaître que les grands cherchent ; ils se grattent la tête, réfléchissent, font appel à des experts, des philosophes, des économistes ; mais ils ne trouvent pas : comment les gens du sud, qui sont si nombreux, pourraient-ils manger à leur faim sans ce trafic ? C'est impossible, et pourquoi les plus malins et les plus courageux d'entre eux ne pourraient-ils pas rouler en 4X4 ? Ça serait trop injuste ; et les grands sont des justes. Tout cela leur est intolérable.

Les petits cueilleurs, les petits braconniers ; c'est fou comme ces gens-là ont du pouvoir soudain ; ici les travailleurs se bagarrent pour garder un boulot utile à tous mais ils n'arrivent à rien ; là-bas, les braconniers font la loi. Les ouvriers de Goodyear et les autres devraient peut-être copier sur eux.

Et puis il y a des petites négociations entre amis, qui des ailerons de requins, protégés par les lois internationales, avec les États-Unis, qui des peaux d'ours blancs avec le Canada. C'est sûr, les victimes n'ont pas de syndicats et on ne les entend pas se plaindre : ils tombent sous les balles, se heurtent à des barreaux de cage sans avoir jamais commis le moindre crime. Fastoche.

Mais les braconniers tuent autant qu'ils le peuvent, des éléphants, pas pour leur tonne de viande, mais pour quelques kilos d'ivoire alors que depuis Mathusalem son commerce est interdit. On tue les rhinocéros, pas pour leur tonne de viande ni pour leur peau que personne ne voudrait avoir pour sacs à mains ou godasses, mais pour leurs cornes, réduites en poudre pour que les chinois triquent ! Je ne connais rien à la sexualité des chinois mais, soit leurs femmes sont des sacrées gourmandes, soit ils sont au dessous de tout ; sans compter qu'on a jamais vu une femme grimper aux rideaux à cause d'une raideur rhinocérique, une patte mouille faisant l'affaire ! Je ne parle pas des ours blancs dont la douceur ouate vos oignons et cors ; indispensable au confort des bien-nés.

On s'offusque depuis 1973 ! Autant dire un siècle. Mais on comprend bien que pour quelques innocences sacrifiées sur l'autel de l'ego, on ne va pas lever les armées d'Hannibal !

Le contribuable ne s'y retrouverait pas.

À la fin des années soixante-dix, notre Président féru de chasse au gibier rare, avait fait des pieds et des mains pour chasser le Tigre en Inde. Les indiens venaient tout juste de sanctifier leur fauve et d'en interdire absolument la chasse pour le protéger.Tout président tout français qu'il était, cette requête lui fût refusée. L'incident diplomatique a été évité de justesse. Maintenant que j'y pense, les chinois, encore eux, sont friands de testicules de tigre qui leur sont hautement profitables question performance : notre président français avait-il quelques troubles à l'époque ? Depuis que l'on a lu ses confidences, on est, n'est-ce pas, en droit de se le demander.

En tout cas, à tous les coins de notre ronde planète, ça bande sec.

De l'or à l'éléphant, de l'uranium au colibri, du diamant aux phoques, du charbon à l'ourse blanche, du pétrole à la baleine, du gaz aux singes, du sel aux aigles, du loup à l'eau, des phosphates aux ourses brunes, des gemmes aux lions, onpilleontue.

Mais qu'est-ce qu'on baise !

C'est aux cétacés qu'on prenait l'ambre gris, aux esturgeons les œufs, aux huîtres les perles, aux veaux le lait des mères, aux arbres les fruits, aux chênes l'écorce, aux esclaves la sueur, aux femmes l'hymen.

On donne quoi à qui ?

Des coups de fusil à tout ce qui bouge.

Des filets aux poissons.

Du poison aux rats.

Des raclées aux gosses.

Il n'y a pas eu un humain pour s'inquiéter du sort de ces oiseaux....

Il y a finalement très peu de gens concernés par ces histoires : peu d'acheteurs, bien que bien assez pour menacer les espèces, peu de braconniers, bien que bien assez pour fournir les clients.

L'homme a des préoccupations plus importantes : ceux qui n'en ont pas sont de potentiels clients, un boa dans son séjour, ça en jette, des oiseaux rares, des papillons, ça pose son homme ; et les autres sont de potentiels braconniers, du moins symboliquement. Alors, oui, les quelques hurluberlus qui se préoccupent de ces bêtes et qui réussissent à faire passer des lois, ne sont pas assez nombreux pour les faire appliquer ; d'autant plus qu'il leur faut bien bouffer aussi et avoir quelques activités plus lucratives.

On ne peut plus se retourner aujourd'hui sans voir l'exploitation et la maltraitance infligées aux animaux ! Même les mémères à chienchien maltraitent leur amour de substitution, avec les meilleures intentions du monde ; on sait que l'enfer en est pavé.

La stupéfaction de l'animal piégé dans un enfer de verre de métal et de bruit, sa faim, son impuissance

Oh belle indifférence de nos concitoyens que leur importance aveugle ; oh, belle armée d'obéissants qui n'ont plus en eux la possibilité du geste singulier qui sauve .

J'étais, il y a peu, à la Part-Dieu à Lyon et pendant l'heure que j'attendais mon train en retard, j'ai vu défiler des centaines, des milliers d'ombres. J'étais posée au milieu comme un encombrement gênant des trajectoires ; je guettais un regard, un visage, une lueur de malice de bonheur, un sourire et je n'en ai pas vu ; visages tendus sur le tracé connu d'un chemin qu'il faut faire vite, prisonnière d'une cage j'aurais pu y mourir sans témoins. Tant d'humains tout à coup, dans mon ordinaire solitaire, je n'en pensais rien, abasourdie. Le moindre événement aurait été fatal à cette foule d'absents ; même les chiens se reniflent qui ne se connaissent pas !

L'homme a bâti son enfer, pierre par pierre, et en le bâtissant s'est rendu apte à y vivre. Venu de l'extérieur, d'un lointain sauvage dans un corps fragile, il mourra et cela n'aura d'importance pour personne.

Ils se sont affolés, ils ont couru, ils ont cherché et n'ont trouvé personne qui savait ce qu'ils mangeaient

Un poussin de chouette était tombé du nid ; des mains savantes l'ont recueilli, ont confectionné pour lui des boules de steak haché enrobées de poils de chien, trouvé quelques souris, puis de la viande dans du coton ; l'animal régurgitait ses pelotes, nécessaires ; il grandit, puis mis dans une grande volière, dehors. Le printemps suivant des chouettes rôdaient alentour, l'oiseau répondait ; les mains ont ouvert la cage et l'oiseau est parti.

C'est une femme de ménage qui les a trouvés le matin, inertes ; elle s'en est émue. Ils étaient morts ensemble et pourtant ils ne se connaissaient pas ; ils avaient juste partagé le temps de leur agonie. Des jours. Elle a trouvé un sac , les a fourrés dedans et ne sachant que faire, l'a déposé dans une poubelle.

Le passeur a été retenu quelques minutes dans les bureaux ; personne n'a su qu'en faire et il est reparti.

Le trafic est juteux, estimé par la WWF à quelque quinze milliards d'euros. Mais le 10 mars, demain, hier, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction se terminera à Bangkok.

Quant aux espèces non protégées, on en fait ce qu'on veut. Mais c'est vrai que leur marché, légal, est moins lucratif et sûrement moins héroïque aussi.

En attendant, j'ai bien peur que les vrais amoureux des animaux, ceux qui affectionnent tant le tigre qu'ils mettent des fortunes pour en avoir la peau dans leur salon décoré de volières, d'aquariums et, au dessus de la cheminée, de lépidoptères rarissimes, fichés avec des clous d'argent sur des planches d'acajou, le nom savant gravé dessous, j'ai bien peur que les pauvres en soient à jamais privés. Les puissants sont terribles qui, par des lois, empêchent tant de chastes désirs.

Qui a vu les oiseaux de Roissy ?

 

Petite histoire tirée de l'article de Claude-Marie Vadrot dans le Politis du 7 mars.



39 réactions


  • jack mandon jack mandon 11 mars 2013 11:43

    Alinea Bonjour,

    Je vais radoter pour toi petite soeur.

    L’empathie, rien que de l’empathie entre toute espèce animale.
    L’empathie est neuronale, amorale, na tu relle !

    Ce qui signifie que tout être vivant peut s’investir dans l’autre
    quelle que soit sa forme pour autant qu’il entre dans un processus
    de synchronicité du vivant.

    Naturel et non culturel, cela suppose que la maladie mentale ou physique
    peuvent altérer cette formidable magie de la communication.

    www.youtube.com/watch ?v=JabtU4vA7dE

    Je viens de publier un article qui tente de faire le lien entre la nature et la culture.
    Dans une forme différente, j’exprime le même souci que toi

    Amicalement


    • alinea Alinea 11 mars 2013 11:57

      Quelques larmes amères pour tous ceux qui l’ont perdue, car elle existe dans l’enfance et il suffit de rester enfant ou, du moins, ne pas oublier l’enfant en soi.
      Merci Jack, pour ton film, ton commentaire et.. tout les reste


  • Loatse Loatse 11 mars 2013 12:13

    Bonjour Alinéa,

    Saine colère !

    Est ce que, quelque part, quelqu’un surchargé de travail a complètement oublié de faire le nécessaire concernant le suivi de ces pauvres piafs ?

    J’ai pensé en lisant votre article à l’expérience de milgram dans laquelles des personnes comme vous et moi sans plus de tendance à la cruauté infligeaient des décharges à des (faux) cobayes humains.. l’autorité de la blouse blanche.. l’autorité tout court sur laquelle on se décharge bien volontiers.. ou pas selon la capacité de chacun a vaincre l’intimidation ou à sortir de sa soumission à l’ordre établi. de sa tendance à se décharger sur l’autre...

    J’imagine donc une caisse avec quelques trous (pour l’air), une caisse anodine, anonyme (il n’y a pas marqué oiseaux dessus) ...entreposée un peu à l’écart parmi d’autres caisses et quelques quidam qui passent affairés, puis un ou deux qui s’arrêtent, (des curieux, cette espèce se trouve partout)...

    Dialogue :
     
    machin :
    regarde truc, il y a des oiseaux dans cette caisse !
    truc : ILS doivent être au courant (remarquez le : « ils »)
    Machin : oui, mais tout de même, ce n’est pas normal qu’ils restent enfermés
    Truc : Sûr, mais bon quelqu’un va bien s’en charger
    Machin : Tu crois ?
    Truc : mais oui, c’est pas possible autrement....

    Est ce que les choses pourraient s’être passées de cette manière ?


    • alinea Alinea 11 mars 2013 12:52

      Oui Loatse ; c’est très plausible ; c’est vrai que personne n’était responsable de ces bestioles ! L’autre, c’est commode ; je ne pense pas à du sadisme évidemment, même pour ceux qui les capturent ; mais se démettre, être inattentif ou pas concerné, c’est une autre manière de cruauté, beaucoup plus banale...


  • alberto alberto 11 mars 2013 12:14

    Bonjour Alinea,

    Il y en a qui s’en sortent  : voir !

    Ces perruches évadées d’une cage sur l’aéroport d’Orly se sont répandues dans la banlieue sud de Paris et font maintenant partie du paysage des parc et jardins...

    Mais d’après ce que tu rapportes, tous ces oiseaux-marchandises en cours de transit n’ont pas la même destinée ;

    Un petit plus sur une info que j’ai entendu ce matin qui en remet une couche sur la continuité du saccage des espèces : Une partie du pognon qui avait été collecté au Japon pour reconstruire des logements à l’attention des victimes de Fukushima a été détourné par des associations bidon pour financer des actions judiciaires et violentes et armer des navires pour agir contre Paul Watson et son association Sea Shepherd empêcheurs de massacre les baleines : Elle n’est pas belle la vie ?


    • alinea Alinea 11 mars 2013 12:58

      J’ai remarqué que l’homme n’aime guère les espèces qui réussissent à s’adapter, à sa pollution, à la ville,etc. Moi, je trouve ça formidable ; En revanche la deuxième partie du commentaire m’ accable ! C’est plus la même chanson - indifférence, irresponsabilité ( quoique pour ma part je ne pardonne pas, enfin ce ne sont pas des circonstances atténuantes)- mais la guerre à Watson, ça c’est le comble !


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 11 mars 2013 12:24

    Bonjour Alinéa,

    après la drogue, le trafic humain ( enlèvement pour rançon, trafic d’organe, d’enfants et prostitution... ) et la contrefaçon, le trafic d’animaux en voie de disparition est le quatrième plus important revenu illégal au monde. Tout se met en place pour une future Arche de Noé, commandée par les pirates de notre temps...Le suivant est l’Art et l’or. Manque de pot, la Mer prendra le dessus, car c’est elle qui commande.


  • jack mandon jack mandon 11 mars 2013 15:49

    Alinea,

    J’enfonce un peu le clou...

    Les études empiriques et la clinique psychanalytique révèlent l’association entre conduites antisociales et altération de l’empathie. Les données en neuropsychologie, cognition sociale le confirment à l’analyse.

    Ce qui signifie que le circuit neuronal empathique peut être altéré

    dans un monde qui se déshumanise.


    Il existe un lien étroit entre l’instinct maternel et l’empathie, ce qui
    explique que la femme et surtout la mère en soit pourvu.
    Il se trouve, fort heureusement, que les hommes dont la composante
    féminine est forte, les artistes, pédopsychiatres etc... vibrent dans l’empathie. C’est en somme tout à fait naturel.
    Vous observerez que la ville, qui par essence se développe
    culturellement, fabrique un sapiens apeuré, anxieux, craintif,
    stressé, agressif par réactivité. En deux mots névrosé et quelque fois
    psychotique...la communication est alors rompue.

    Je voulais vous dire aussi que l’empathie n’est pas en relation
    avec la sentimentalité et la générosité.

    Ce qui est important de comprendre, c’est que l’empathie
    réveille des instincts purement égocentriques.

    de toute façon...tu es ma petite soeur.


    • alinea Alinea 11 mars 2013 17:01

      Je n’ai pas dit le contraire ? J’ai toujours - intuitivement d’abord- su que cette empathie était très égocentrique, même égoïste : le malheur des autres gêne ou empêche mon bonheur, et j’y voyais de l’espoir ; après tout, tout le monde a envie d’être heureux ? Mais non...
      Les exemples du film montrent toujours des mères... mais la femme moderne ne veut plus être mère, on est mal barré


  • lulupipistrelle 11 mars 2013 16:30

    Je suis éffarée.


    Il n’ y a eu personne pour passer un coup de fil à la LPO... qui vient chez moi pour récupérer n’importe quel passereau blessé ? ... 

    Mais qui sont ces cons qui officiaient à la Police des airs et frontières de Roissy ? 



    • alinea Alinea 11 mars 2013 16:54

      Des cons qui devaient se dire que quelqu’un d’autre s’en occuperait ! ce qui est effarant, c’est qu’il y a des lois qui interdisent ce trafic, et quand, une fois sur mille, ou moins, on tombe sur un type, personne ne sait ou ne veut quoi faire ! Pour moi, c’est une hypocrisie pure et simple. C’est sûr que pour un éléphant en soute, quelqu’un se serait bouger !!!


    • lulupipistrelle 11 mars 2013 17:01

      Si ce n’est pas déjà fait, il faudrait contacter la LPO, pour qu’elle porte plainte, et que cette affaire ne se reproduise JAMAIS. 


    • lulupipistrelle 11 mars 2013 17:05

      PS du coup je trouve que nos gabelous à la frontière italienne sont des génies, et de vrais François d’Assise... A chaque saisie d’animaux , les sociétés protectrices d’animaux sont averties... et font le siège de la préfecture pour que les solutions les plus favorables soient mises en oeuvre. 


    • alinea Alinea 11 mars 2013 17:06

      Il faudrait aussi donner les conditions pour faire face à ce genre de problème ; mais on sait bien que dans les aéroports, il n’y a plus guère de personnel et celui qui reste, c’est pour fliquer le péquin qui pourrait bien avoir caché une bombe dans son tube de dentifrice !
      Quant à la LPO, je ne sais pas s’il y a là quelqu’un de disponible pour faire une enquête ; je ne sais pas comment savoir s’ils ont été contactés !


    • alinea Alinea 11 mars 2013 17:09

      Roissy est un monde inhumain ! apatride, azimuté !


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 mars 2013 17:20

    Dici à s’qu’on r’trouve des zozios dans les lasagnes en bectant à Roissy ....


    • alinea Alinea 11 mars 2013 17:34

      Même pas mon pauvre ! Même pas une plume de gardée, pour se mettre au chapeau et se consoler qu’ils ne sont pas morts pour RIEN ! Pour honorer de manière posthume leur beauté !


  • La râleuse La râleuse 11 mars 2013 17:23

    Oh, s’il vous plaît, Alinea, continuez encore longtemps à écrire des articles pour rien.
    Rien que pour des gens comme nous, qui vous lisent avec bonheur ; le bonheur de savoir que vous existez avec vos indignations légitimes.

    Grâce à vous il n’est pas possible de cacher qu’on laisse les oiseaux mourir.


    • alinea Alinea 11 mars 2013 17:32

      Merci La Râleuse !
      « qu’on laisse les oiseaux mourir » : ça me fait penser à un film ; impossible de m’en souvenir !


    • foufouille foufouille 11 mars 2013 17:58

      « les oiseaux se cachent pour mourrir » ?
       


    • alinea Alinea 11 mars 2013 18:04

      Merci foufouille ! J’ai tendance à m’obséder sur une recherche, plus je m’obsède, moins je trouve !
      Me voilà soulagée !!


    • La râleuse La râleuse 11 mars 2013 18:26

      C’était fait pour, Alinea
      mais pas pour vous donne des maux de tête smiley
      je préfère vos mots d’articles smiley


  • hunter hunter 11 mars 2013 18:25

    Merci Alinea pour ce papier, moi aussi j’ai beaucoup aimé.

    Comment voulez-vous que dans un monde où tout est marchandise, la vie d’un animal soit respectée pour autre chose que sa valeur marchande ?

    Déjà que les malades qui dirigent cette planète considèrent 99% de l’humanité au même niveau que du bétail les autres formes de vie, il s’en foutent !

    A noter, les très bonnes interventions sur ce fil de Jack.

    Merci et bonne soirée

    H/


    • alinea Alinea 11 mars 2013 20:46

      Oui hunter, mais j’aimerais ( ah ! quelle prétention !) que parmi ces quatre-vingt dix neuf pour cent, il s’en trouve quelques-uns,comment dire, qui restent un peu humains !
      On a l’impression qu’il y a les militants mais à part eux, rien ; dans le quotidien, rien ! C’est tout ou rien ; c’est inquiétant !
      Quant à Jack, il nous dit que l’empathie est plus forte que « la chaîne alimentaire » !
      Mais : si l’on reste animal, un tant soit peu animal !
      L’homme se défend de son animalité comme le petit bourgeois des classes moyennes se défend de son origine populaire ! Que puis-je faire de plus que mes articles à la con pour leur montrer le contraire ?
      Merci hunter, merci à vous ; heureusement nous sommes quelques-uns !


    • alinea Alinea 11 mars 2013 20:58

      S’il n’y avait que ces passionnés à tuer et faire souffrir, et pas tous les autres complices par indifférence , on pourrait en venir à bout !’ J’en suis sûre


  • alinea Alinea 11 mars 2013 21:09

    Je voudrais ajouter aussi que je ne crois pas que les gens, la plupart des gens, soient des monstres, et que:moi ! je suis bonne ! ; je crois que c’est la vie, les conditions de vie, les rythmes, l’environnement urbain de plus en plus fou, la fatigue, l’impuissance même dans son boulot, sa famille,etc, qui rendent les gens tels qu’ils sont : indifférents, inattentifs ; ils s’en foutent, tout leur échappe. Il est temps de remédier à cela, de manière fondamentale, mais ce n’est pas une mince affaire, on en a bien tous conscience !
    Sauf les politiques, qui manquent de c....... ; eux sont impardonnables et probablement non réformables non plus !


    • lulupipistrelle 11 mars 2013 22:00

      Vous êtes trop gentilles... Des gens fatigués , usés par leur vie moche, terne et aliénante, j’en rencontre tous les jours, dès que je sors de chez moi... Et bien ils ont encore assez de bonrté en eux pour ne pas négliger les plus faibles : les animaux...

      Des mères harassée qui élèvent seules leurs enfants, et qui sortent deux fois par jour leur petit chien, toute sorte de mamies, de papies qui prélèvent sur leur maigre retraite de quoi nourrir les matous sdf... 
      J’ai une drôle d’histoire : un été en remontant chez moi, je remarque une longue lanière entre deux voitures en stationnement sous les arbres... En arrivant à sa hauteur, je reconnais une couleuvre endormie, avec une petite bosse... une bestiole qu’elle digérait. Cet animal est resté trois jours inerte, et pendant trois jours les gens qui prenaient leur bagnole, ou qui se garaient, des habitants de l’HLM en face de chez moi, ont fait attention à ne pas l’écraser... Et puis elle s’est réveillée, et quand je l’ai revue, elle s’en allait dans les herbes. 

      Non les gens qui ont laissé crever de faim et de soif ces oiseaux n’ont pas d’excuse... de vrais tarés qui ne font que ce qu’on leur dit de faire, qui se foutent de tout ce qui n’est pas dans leur protocole... 

      Il suffit de taper LPO pour trouver un interlocuteur, du côté de la Drôme, tous les jours, même le Dimanche. 

    • alinea Alinea 11 mars 2013 22:12

      non lulu, ce n’est pas de la gentillesse : les gens dont vous parlez ne semblent pas être dans ces conditions ; ceci dit, n’importe où, il y en aurait bien eu un pour être content de l’écraser cette couleuvre ! Je ne fais pas de généralités ; je dis juste que je n’accuse ou ne condamne pas ! et que je suis sûre que dans des conditions de vie moins débiles, il y aurait moins d’indifférents, moins de « méchants » ; mais il y en aurait ! tout est question de proportion dans une société !
      J’aime bien votre histoire de couleuvre qui digère : j’aime tellement ces bestioles et elles sont si peu aimées !


  • Hervé Hum Hervé Hum 12 mars 2013 13:12

    Bonjour Alinea, hier j’ai aperçu votre article mais je tenais à le lire.

    L’humain qui fait l’inventaire des animaux et décide lequel est utile et l’autre nuisible, devrait se rappeler au proverbe selon lequel il faut regarder la poutre qui est dans son oeil avant de voir la paille dans celle de son voisin.

    Ainsi, l’humain à jusqu’à présent fait la preuve irréfutable de sa nuisance à mère nature, mais n’a pas encore montré le moindre début de commencement de preuve de son utilité.

     

     


  • jack mandon jack mandon 19 mars 2013 18:22

    Bonsoir petite soeur,

    Toi qui possèdes des dons de double vue, aurais-tu l’amabilité de regarder
    dans l’espace modérateur pour me dire ce qui se passe pour une proposition
    d’article « l’érotisme entre nature et culture »
    Rubrique« culture »et « tribune libre »
    Sujet qui 
    n’est pas d’actualité et pourtant.

    A bientôt


    • cevennevive cevennevive 19 mars 2013 18:44

      jack bonjour,

      Je ne suis pas Alinéa (donc, je ne suis pas votre petite soeur...) mais je vais tout de même répondre pour elle. Peut-être n’est-elle pas en ligne.

      Voilà : votre article est a + 2 après mon vote.

      Bonne soirée.


    • alinea Alinea 19 mars 2013 19:17

      ’jack : +4,-1 : +3 après mon vote
      Un vent de panique grand frère ? Il date d’aujourd’hui seulement ?
      Au plaisir de le commenter demain


    • alinea Alinea 19 mars 2013 20:06

      cevennevive : étiez-vous retournée sur mon article « je n’ai rien à dire », je crois, ? Je n’ai pas revu Jason depuis !


    • jack mandon jack mandon 20 mars 2013 08:55

      Merci Cevennevive,

      Auriez-vous l’heureuse idée d’avoir vu le jour en pays cévenole ?
      Est-ce pure phonétique qui me fait souvenir de Jean-Pierre Chabrol ?

      " j’ai toujours dit qu’être cévenol n’est ni un métier, ni une excuse. Ceux qui viennent s’installer ici, et ils sont nombreux, ont à mon avis plus de mérite que ceux qui ne se sont donné que la peine de naître ici..."

      Je me sens vraiment mieux en compagnie des dames.

      A bientôt


  • alinea Alinea 19 mars 2013 20:18

    Si l’un de vous deux pouvait me dire combien a eu mon article « Cévennes » du 21 février ! C’est juste pas curiosité car j’ai dû le foirer ; trop proche de mon vécu, trop de choses à dire !!


    • cevennevive cevennevive 20 mars 2013 09:58

      Bon printemps Alinéa,

      L’article de Jack est passé.

      En ce qui concerne votre article « Cévennes », je ne peux pas voir les résultats car j’ai voté pour lui dès votre proposition. 


  • jack mandon jack mandon 20 mars 2013 09:02

    OK je regarde !

    Décidément voici venir le temps béni de l’Occitanie 

    Un savant mélange entre rude nature et passions mystiques

    A bientôt


  • jack mandon jack mandon 20 mars 2013 11:47

    Alinea,

    Je ne trouve rien

    Pourrais tu préciser dans quel rubrique tu l’as inséré.


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