samedi 19 janvier 2013 - par
Les oubliés du périphérique...
Victimes de la précarité, de la misère, des SDF se sont installés au bord du périphérique parisien dans des abris de fortune, sous des ponts parfois. Ils vivent en permanence avec le bruit des voitures qui circulent sur le périphérique : même le sommeil, dans ce cas-là devient précaire.
Certains se sont construit des cabanes faites de bric et de broc, quelques planches et des morceaux de bois. La température à l'intérieur de ces frêles abris atteint difficilement les 10 degrés quand il ne fait pas trop froid dehors.
On peut compter environ une dizaine de campements autour de Paris.
Qui sont ces oubiés du périph ? Des travailleurs pauvres ou sans emploi, souvent des gens venus des pays de l'est pour trouver une forme d'eldorado, des bulgares, des ukrainiens espérant découvrir loin de leur pays moins de misère et de désarroi...
Et si on s'informe de leur désir de retourner dans leurs pays, la réponse est catégorique : leur vie de souffrance, de dénuement en France leur paraît préférable à ce qu'ils ont quitté. Des camps de roms se sont aussi crées aux alentours de la capitale..
Certains sont privés de travail mais d'autres exercent de petits métiers mais leur maigre salaire ne leur permet même pas de prendre une quelconque location:ils sont condamnés à vivre hors du monde, alors même qu'ils travaillent ! C'est bien là tout le tragique de la situation : même en travaillant ces gens sont exclus de la société et doivent vivre à la marge...
Notre monde moderne devient bien celui de l'exclusion, du rejet. Le travail lui-même ne permet plus parfois de s'insérer dans la société : les loyers et les prix ont explosé en France, tout est cher, tout est hors de prix, hors de portée pour certains...
Ce qui était autrefois possible ne l'est plus : vivre de son travail, avoir un logement, un abri décent. La situation est encore plus préoccupante à Paris où les prix des loyers sont démesurés mais partout, le simple fait de se nourrir, de se loger coûte très cher.
Ces oubliés du périph, ces gens qui vivent à la marge doivent nous interpeller, car avec la crise ces campements de fortune risquent de se multiplier et de générer de vrais phénomènes d'exclusion, des sociétés marginalisées, en perdition.
Nous devons être inquiets de ce monde qui en arrive à rejeter les miséreux,les démunis, les plus malheureux, de cette Europe si inégalitaire où des pauvres viennent en France car chez eux la misère est plus noire encore....


