samedi 6 novembre 2010 - par rakosky

Les retraites, notre Alsace et notre Lorraine, nous ne renoncerons jamais

Il est des victoires qui ne sont pas très belles et surtout qui ne sont que provisoires.

Elles vous marquent à jamais d’un signe d’infamie qui vous désigne comme une cible pour les batailles à venir.

Du côté de l’UMP , ils font pas trop les fiers, ils ont reçu des consignes de modestie, on sait bien ce que l’on doit à Thibault et Chérèque et surtout que l’affaire n’est pas classée ...

Avec la Réforme des retraites, c’est une guerre aux pauvres qu’ils ont déclarée, ce sera notre Alsace et notre Lorraine parce que nous ne renoncerons jamais.

Beaucoup de fictions et d’illusions se sont envolées, la vieille taupe a bien creusé et plus personne ne croit à la République fraternelle et surtout pas sous ce régime.

L’Union européenne avoue enfin ce qu’elle est, une machine à détruire et à piller, un simple instrument des marchés financiers, anglais, français, irlandais , grecs , le même peuple , la même haine qui trouvera bien le moyen de s’exprimer.

Ainsi, nous étions des millions rassemblés dans les grèves et les manifestations, dans des villes entières toute la population valide , 2, 3, 5 fois rassemblée dans la rue.

Ainsi pas une seule fois les dirigeants de la CGT n’ont lancé le mot d’ordre qui aurait pu nous rassembler, Grève générale jusqu’au retrait.

Pendant qu’ils osaient réquisitionner, briser les grèves par la force armée, encercler , frapper et menotter des centaines de jeunes, pas un cri , pas un geste , pas un réflexe de simple défense et de dignité, s’il ne tenait qu’à nos chefs nous serions déjà dépouillés de tout ce qu’ont conquis nos ainés.

Les capitalistes, les banquiers, tous ceux qui vivent de notre travail et à nos crochets, ont au moins une qualité , ils ne renoncent jamais ... et déjà d’autres réformes sont annoncées, le principe même de la retraite par répartition est déjà menacé par une concession du Sénat ... à la CFDT.

On le sait depuis longtemps concernant cette organisation, toutes ses victoires sont nos défaites, il n’est pas seul coup porté contre nous qu’ils n’aient accompagné ou approuvé et parfois même anticipé.

L’heure n’est plus à plaisanter, ils veulent nous mettre au travail forcé, une vie entière de l’usine au tombeau, il faut choisir entre la victoire et la défaite et l’alliance avec la CFDT, c’est le choix conscient, assumé de la défaite.

Nul ne sait quels seront les prochains évènements, ni s’ils réussiront longtemps à nous promener d’une manif à l’autre pour nous épuiser, sans que d’ailleurs ils y parviennent.

Il se trouve que nous ne sommes pas une horde mais une classe, avec son intelligence, sa mémoire, ses militants et ses organisations ... des millions ici et dans toute l’Europe à chercher une issue , à pousser dans le même sens, il n’y aucun barrage , aucune force humaine qui un jour ne sera pas balayée par cela.

Qu’ils s’appellent Fillon, Sarkozy, Woerth ou Bettencourt, ils ne sont qu’une poignée et leurs jours politiques seront comptés quand notre force pourra s’exprimer.

Plus personne ne les écoute, on ne prend même plus la peine d’examiner les chiffres de leurs prétendus déficits, on a tous compris où était le pognon et s’ils continuent à vouloir nous dépouiller nous saurons bien où aller le chercher.

Prenez garde au jour où la classe ouvrière prendra en charge le règlement des déficits, nos solutions risquent d’être un peu plus radicales que le compromis sur lequel nous vivions qui vous laissaient vos Rolls, vos châteaux, vos comptes en Suisse et votre cohorte bruyante de laquais et de demi mondaines, pourvu que vous ne touchiez ni à notre Sécu, ni à nos retraites.

Vous ne savez pas la chance que vous avez que nous soyons si modestes, faut être con comme un footballeur pour vouloir 8 Ferrari et entre le Loto et le PMU , on se dit qu’on a une petite chance de devenir riche en restant honnête, c’est pas nous qui irions dépouiller père et mère, faire la guerre au monde entier , semer partout la mort et la misère, juste pur une Rollex ou des couverts en argent.

Chacun sa vie , chacun sa mère, mais ne nous cherchez pas la guerre.
 


11 réactions


  • cmoy patou 6 novembre 2010 12:06

    Vous avez oublié le gode en or de la mère bettencourt.

     smiley

  • jaja jaja 6 novembre 2010 12:07

    En gros tout à fait ce que je pense. Le seul doute qui me vient à l’esprit concerne le fait que nous ayons pour nous défendre « nos organisations de classe ». Celles-ci sont hélas encore bien faibles.

    Puisse ce mouvement de grève contre cette saloperie de « réforme des retraites » les renforcer durablement avec l’arrivée de nombreux jeunes sur le front de la lutte des classes.

    Tous encore dans la rue aujourd’hui et demain on continue !...


    • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 6 novembre 2010 12:20

      Le problème de « nos organisations de classe » est qu’elles sont aujourd’hui elles-mêmes squizées.
      Entre celui qui est au fond du trou et voit chaque jour sa détresse augmenter, qui milite dans l’espoir de limiter les dégats, et celui qui est dans son bureau à assurer sa carrière de syndicaliste, avec un staff et des réunions de haut niveau, je ne pense pas que ce soit vraiment les mêmes intérêts, la même lutte, et finalement la même classe.
      C’est la même chose dans les partis de gauche.
      La lutte de classe se situe à l’intérieur même des organisations, et non plus entre les organisations. Même si chacune représente des intérêts eux-mêmes antagonistes : il y a aussi une lutte entre le MEDEF et les syndicats, mais elle n’est pas du même ordre.


    • jaja jaja 6 novembre 2010 12:27

      Bien vu ! La lutte de classes traverse aussi les organisations. C’est pourquoi il est important de s’y ’investir et de se battre pour défendre pied à pied ses positions sans jamais laisser à une élite le soin de dire ce qui est bon ou mauvais pour nous.

      Critiquer de loin, en électron libre n’est d’aucune utilité ou presque..


    • brieli67 6 novembre 2010 13:33

      WER BENN DANN DU ? DU DI NALLO ????


      l’avantage SecSoc en Alsace-Lorraine est de l’héritage de Bismarck.
      Les caisses pleines du système ont été rapinées par les vainqueurs de 18 et jamais redistribuées.
      On a même enclenché une inflation massive celle de 1924 ( les célèbres brouettes débordant de billets en papier) pour assainir la situation.

      Ta petite rengaine chauvine a un goût très amer dans le contexte. 

  • cmoy patou 6 novembre 2010 12:22

     


     

    Le grand Amour entre Alsaciens et Lorrains est confirmé

    Un matin, un paysan alsacien aperçoit sa poule sur le terrain de son voisin
     lorrain ...
     Elle pond son oeuf et le Lorrain le ramasse.


     L’Alsacien sort de la maison en vitesse et demande au Lorrain de lui
     redonner l’oeuf.
     



    Celui-ci refuse car, dit-il, l’oeuf a été pondu sur sa propriété et lui
     appartient donc.
     Les deux hommes argumentent pendant un bon moment, jusqu’à ce que
     l’Alsacien propose une solution :
     - Yo Egoute ... Nous, en Alsace, quant on a un litiche qu’on peut pas
     récler et qu’on n’a pas de chuche pour trancher, on utilisse la méthote des
     gouilles dures.

     - C’est quoi ça ?!? demande le Lorrain.


     - Yoh mais c’est donc simble. Che de tonne un coup de pied dans les
     gouilles et che galcule gombien de demps ça de prend pour te relever.
     Enzuite, du me tonnes un coup de pied dans les gouilles et tu calcules
     combien de temps ça me prend pour me relever. Celui qui s’est relevé le plus
     vite a cagné.
     Le Lorrain accepte.



    L’Alsacien s’en va mettre ses bottes de construction, se prend un élan en courant et donne un coup de pied dans les couilles du Lorrain.

     Le pauvre gars tombe par terre et hurle de douleur ...
     

     

    Il lui faut plus de trente minutes pour se relever. 



    Lorsqu’il a finalement réussi à se relever, il dit : ’A mon tour maintenant’
      

    L’Alsacien répond :



    - Non, non, c’est bon. Tu peux l’garder ton oeuf  !!!!


     Moralité ---> Faut pas nous faire chier en Alsace.
     

     

     Salut bisame ! !



    • brieli67 6 novembre 2010 13:47

      HUMM ;; c’est pas l’inverse ??? en schénéralllllllll ?


      Depuis 1525  Lupstein, Scherwiller..... on entend

      « Jesus sprach zu seinen Jüngern
      hütet euch vor den Lothringern »

      Le Professor Schorsch g’ e Weck vient de sévir :
      dans toute bonne librairie  pour ces longues nuits d’hiver.



  • romaeterna romaeterna 6 novembre 2010 21:41

    Bel article ! Merci.

    Je suis de la même génération que vous. Peut-être est-ce pour cela que nous pensons la même chose ?
    Ceux un peu avant nous sont pour certains partis à 55 ans, nous visions 60 ans au max et tout à coup nous tombe sur la tête 62 ans si nous pensons vivre de peu, sinon 67 ans.
    Et nous nous sentons vieillir et l’age du repos recule.

    Nous sommes floués !

    Pour ma part je me battrais de toutes les manières possibles.


  • obismey [ Against All Authorities ] obismey [ Against All Authorities ] 8 novembre 2010 11:16

    Encore un cri de guerre inutile ! Que font les modérateurs pour laisser passer ce genre de texte qui n’apporte rien au débat ? Vous avez des solutions concretes à proposer, allez-y ! On vous écoute ! Si c’est pour vomir votre haine de Sarkozy, Ouste !!!!!!!!

    Je voudrais rappeler à certains à la mémoire courte ( qui vont encore voter sarkozy dans 2 ans ) que le débat sur les retraites ne date pas d’aujourd’hui ! MAIS VOUS ETIEZ OU TOUT CE TEMPS ?


  • Patrick Lefèvre 8 novembre 2010 19:05

    « Le mot d’ordre qui aurait pu nous rassembler : Grève générale jusqu’au retrait »
    Oui, mais pour cela il faut une proposition alternative : un seul et même système de retraite pour tout le monde par exemple...
    Pas beaucoup entendu me semble-t-il...
    Corporatisme et petit interêt personnel font la joie des partis politiques et syndicats 


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