jeudi 4 février 2010 - par ddacoudre

Les « sous-hommes » ?

Peut-on être fier d’organiser la régression salariale, il semble que oui, certains considèrent qu’il y a là un acte républicain, enfin de pouvoir au nom de l’égalité supprimer cette caste de privilégiés que sont les fonctionnaires.

Je sais que nous sommes dans une société de communicant, que la régression s’appelle la modernité, je sais que la peur s’appelle la clairvoyance citoyenne, je sais que l’information s’appelle le JT, je sais que le débat s’appelle la polémique, je sais que les difficultés de la vie s’appelle courber l’échine, je sais que l’avenir s’appelle être plus pauvre, je sais que gagner des millions d’euros s’appelle le juste prix, je sais qu’être égoïste s’appelle le bon choix, je sais que l’intelligence s’appelle la pensé unique, je sais les avantages s’appellent des privilèges, je sais que la vie s’appelle une charge, je sais que le monde s’appelle un commerce.

En sachant tous cela je n’arrive pas à me convaincre que je suis un « sous-homme », ou va donc se nicher l’estime de soi pour nous garder en vie.

Je me souviens de 1974 où je défendais seul la cinquième semaine de congé payé dans les usines où j’étais employé, personne n’y croyait. Les ouvriers n’étaient pas plus courageux qu’aujourd’hui, j’ai dû les haranguer faire le tour de France des usines, mais ils ont certainement trouvé les raisons qui les ont conduit à me suivre et j’ai signé l’accord sur la cinquième semaine de congé, Huit ans avant que la loi ne la généralise.

Alors aujourd’hui sont-ils moins courageux, n’y aurait-il plus d’harangueur ou n’ont-ils seulement plus d’espérance, ou ont-ils seulement succombé à l’entreprise de désinformation gigantesque qui a conduit à supprimer la critique, ou ont-ils succombé au spectacle compassionnel, ou aux alouettes médiatiques des peoples, un peu de tout mon seigneur lié avec une sauce de peur.

Les héros ne sont que dans le monde de l’illusion, je l’ai toujours su, mais le sort que le pouvoir réserve au fonctionnaire à une histoire à laquelle chacun de nous avons participé, et pas comme des héros que nous ne sommes pas.

Le premier coup fut porté par Mr Barre alors premier ministre qui disait en substance la France vit au dessus de ses moyens, et il mit un terme à l’échelle mobile des salaires en 1978.

Ce fut le début d’une régression que l’élection de Mr Mitterrand ralentit à peine.

Même au nom de la réalité ses divers gouvernements ont fait le lit, d’un désengagement syndical au bénéfice de solutions politiques qui ne tiendront pas leurs espérances et abandonneront de fait, le seul réel soutient qu’ils pouvaient attendre de leur solidarité. Mais voilà il faut ne pas oublier que Mr Mitterrand avait déclaré la fin de la lutte des classes, et que ce que l’on appelle la Tertiarisation s’est développée et avec elle une servitude propre aux petites unités de production.

Le terrain s’est trouvé encore plus favorable avec l’écroulement du communisme, où, dans ce vide « sidéral » s’est engouffré le patronat qui a réclamé la liberté de tout « marchandiser » au moindre coût.

Petit à petit le bouclier social qu’est le code du travail fut remanié pour se flexibiliser à la demande « moderniste » afin de préserver l’emploi était-il expliqué.

En 1995 Bill Gate à la réunion de Davos disait à ses semblables « qu’ils devraient mettre la pédale douce car ils allaient à nouveau réveiller les velléités contre le capitalisme ».

Fallait-il donc que ce soit visible, au point que la grève de cette même période semble sonner le déclin de la puissance syndicale ou le dernier baroud d’honneur, et que le feu d’artifice de l’an dernier n’a pas revigoré.

Alors s’installe plus nettement ce qui s’était développé insidieusement, une espèce de comportement malsain qui visait à opposer les salariés du privé et du public entre eux par des comparaisons qui paraissaient anodines, sur les salaires qui régressaient toujours dans le privé, mais se maintenaient dans le public, sur les difficultés du régime général, qui laissaient paraître ceux d’exceptions comme des privilèges, le dénigrement plus général concernant la fonction publique comme tampon d’ajustement au chômage, son financement perçu comme gouffre du budget de l’état, sur la précarité des uns et la garantie d’emploi des autres. Se développe ainsi à l’encontre du public une jalousie perfide qui tisse son manteau de jeux de mots vilains et contribuer à un climat de velléité à son encontre.

J’ai connu les temps où peu voulaient aller travailler dans la fonction publique malgré les garanties d’emploi, salaires trop bas, et au fil du temps parce que les salariés du privé n’ont pas su défendre les leurs, ceux de la fonction publique leur sont passés devant, innommable horreur, ces bons à rien, c’est non productif gagnent mieux et sont plus protégés que ceux qui enrichissent les actionnaires, de ceux qui créaient la richesse dont ils ne bénéficient plus.

C’est monstrueux alors que ce public représente indirectement une charge qui grève les capacités de productivité des entreprises et réduisent le pouvoir d’achat des salariés du privé, par les prélèvements et les impôts.

Haro au nom de l’égalité républicaine sur leurs avantages. Nous n’avons honte de rien, j’ai connu sur Marseille des salariés qui ont payé pour être sélectionné dans un emploi.

Comment pouvons-nous être tombés aussi bas, et nous n’avons pas de mots assez fort pour cracher sur les organismes de solidarité.

Alors pourquoi voulez vous que le pouvoir se prive de poursuivre son dogme libéral. Le pouvoir n’a jamais caché ses intentions, ils les a même fait voter aux dernières élections, je sais, je sais il fallait être capable de traduire le langage des communicants et ne pas croire au héros.

Mais allons, la peur n’empêche pas d’avoir du bon sens et chacun est capable de savoir quand il est veule. Si ce n’est pas le cas, c’est que c’est encore plus grave docteur, il ne faut plus des élites politiques à la France, mais des psychiatres.

Alors jusqu’à quand allons nous nous réjouir de voir les salariés encore épargnés par la précarité y entrer, non pour des raisons économiques, mais pour des choix dogmatiques.

Si nous poursuivons cette voie sans réaction, sans lutter pour réclamer une organisation sociale mondiale auprès de la CISL pour rétablir une compétition à armes égales, comme les marchands ont réclamé l’OMC, alors faisons nous incinérer, comme cela les générations futures ne pourront pas venir cracher sur nos tombes.

 

  



24 réactions


    • LE CHAT LE CHAT 4 février 2010 14:08

      ah on s’est moqué de moi sur l’article à Olivier Cabanel pasque je causais en klingon ! je suis pas le seul !


    • ddacoudre ddacoudre 4 février 2010 15:22

      bonjour parkkway

      la partie encodé je n’ai pu la traduire

      cordialement.


  • Céphale Céphale 4 février 2010 13:48

    Ddacoudre, cher vieux militant,

    Simone Weil a écrit en 1937 (voir Quarto Gallimard) :

    La soumission du plus grand nombre au plus petit, ce fait fondamental de presque toute organisation sociale, n’a pas fini d’étonner tous ceux qui réfléchissent un peu.

    Il est cependant des moments où il n’en est pas ainsi. À certains moments de l’histoire, un grand souffle passe sur les masses ; leurs respirations, leurs paroles, leurs mouvements se confondent. Alors rien ne leur résiste. Les puissants connaissent à leur tour, enfin, ce que c’est que de se sentir seul et désarmé ; et ils tremblent. 

    • ddacoudre ddacoudre 4 février 2010 16:07

      bonjour cephale

      merci pour ce rappel, j’ai écrit cela sur un coup de mauvaise humeur, peut-être parce que je suis toujours frustré d’avoir échoué à les émanciper, j’ai toujours été dans le droit fil de Pelloutier, s’instruire pour comprendre quand l’on vous manipule contre vous intérêts. tous connaissent Ben Laden et la burqa qui les fait trembler et bien peu le nom d’un de ceux à qui il doivent d’être gras aujourd’hui. un ami me dit toujours l’on ne nourri pas la main qui peu vous battre, (pour Cabanel ce n’est pas un africain mon ami).

      actuellement la pauvreté se cristallise dans les cités contre les forces de l’ordre, ou tous ce qui peu en être une image, au travers d’un refuge de « gangstérisme » (ce n’est pas nouveau) et de religieux.

      le problème est qu’a partir du « gangstérisme » il est possible de glisser vers une conscience de classe pour peu que quelques intellos surgissent, c’est le lent cheminement qui nous a conduit au syndicalisme, tandis que ce n’est pas possible avec une référence religieuse.

      elle ne pourra pas appeler à la révolution, à la rébellion, elle ne pourra pas fédérer une classe sociale autour de ce qui caractérise ces populations qui vivent dans les banlieues.

      comme ils ne possèdent pas le savoir nécessaire pour cela, ce sont les forces de l’ordre qui servent de défouloir et le religieux tient lieu de classe sociale qui offre une espérance, avec tous les caractères culturels qui si attachent, et au lieu de s’en prendre au pouvoir économique qui les asservi, ils font chier leurs concitoyens, se définissent des territoires s’affrontent éventuellement en bande tribales pour exister dans une forêt de béton.

      et sont fermés à tous ceux qui pourraient leur offrir une espérance car ils sont comme cette société, ils veulent tout tout de suite de la république,là où il faut du temps pour construire mais sont prêt à endurer le temps pour le salut de leur âme.
      alors l’on a des voitures qui brûlent, des symboles de la république et j’en passe, tout ce qui est facile, car s’organiser pour se charger de son destin c’est bien plus dur, et surtout la religiosité leur efface cela de leur esprit.

      c’est un peu complexe, mais cela fait comprendre que les stigmatiser rend la tâche encore plus difficile, et je pense que le pouvoir actuel est assez ignominieux car il sait cela, et se sert de l’inquiétude que cela soulève dans l’opinion pour policiariser la société et se faire élire.

      cordialement.


  • Olorin 4 février 2010 15:00

    Un extrait, en complément de L’insurection qui vient (p. 27-29), du Comité invisible (transformé en cellule invisible par le gouvernement et les médias dominants, attention en France des gens ont finis en prison pour possession de ce livre !!!) :
    [le live estconsultable en ligne sur le site de son éditeur : http://www.lafabrique.fr/spip/IMG/pdf_Insurrection.pdf
    ou ici (avec d’autres publications, dont celles de Tiqqun) :
    http://www.bloom0101.org
    « « La vie, la santé, l’amour sont précaires,
    pourquoi le travail échapperait-il
    à cette loi ? »

    Il n’y a pas de question plus embrouillée, en
    France, que celle du travail. Il n’y a pas de rapport
    plus tordu que celui des Français au travail. Allez
    en Andalousie, en Algérie, à Naples. On y méprise
    le travail, au fond. Allez en Allemagne, aux États-
    Unis, au Japon. On y révère le travail. Les choses
    changent, c’est vrai. Il y a bien des otaku au Japon,
    des frohe Arbeitslose en Allemagne et des workaholics
    en Andalousie. Mais ce ne sont pour l’heure
    que des curiosités. En France, on fait des pieds
    et des mains pour grimper dans la hiérarchie, mais
    on se flatte en privé de n’en ficher pas une. On
    reste jusqu’à dix heures du soir au boulot quand
    on est débordé, mais on n’a jamais eu de scrupule
    à voler de-ci de-là du matériel de bureau,
    ou à ponctionner dans les stocks de la boîte des
    pièces détachées qu’à l’occasion on revend. On
    déteste les patrons, mais on veut à tout prix être
    employé. Avoir un travail est un honneur, et travailler
    une marque de servilité. Bref : le parfait
    tableau clinique de l’hystérie. On aime en détestant,
    on déteste en aimant. Et chacun sait quelle
    stupeur et quel désarroi frappe l’hystérique lors-
    qu’il perd sa victime, son maître. Le plus souvent,
    il ne s’en remet pas.
    Dans ce pays foncièrement politique qu’est la
    France, le pouvoir industriel a toujours été soumis
    au pouvoir étatique. L’activité économique n’a
    jamais cessé d’être soupçonneusement encadrée
    par une administration tatillonne. Les grands
    patrons qui ne sont pas issus de la noblesse d’État
    façon Polytechnique-ENA sont les parias du monde
    des affaires où l’on admet, en coulisse, qu’ils font
    un peu pitié. Bernard Tapie est leur héros tragique :
    adulé un jour, en taule le lendemain, intouchable toujours.
    Qu’il évolue maintenant sur scène n’a rien
    d’étonnant. En le contemplant comme on
    contemple un monstre, le public français le tient
    à bonne distance et, par le spectacle d’une si fascinante
    infamie, se préserve de son contact. Malgré
    le grand bluff des années 1980, le culte de l’entreprise
    n’a jamais pris en France. Quiconque écrit un livre
    pour la vilipender s’assure un best-seller. Les managers,
    leurs moeurs et leur littérature ont beau parader
    en public, il reste autour d’eux un cordon
    sanitaire de ricanement, un océan de mépris, une
    mer de sarcasmes. L’entrepreneur ne fait pas partie
    de la famille. À tout prendre, dans la hiérarchie
    de la détestation, on lui préfère le flic. Être
    fonctionnaire reste, contre vents et marées, contre
    golden boys et privatisations, la définition entendue
    du bon travail. On peut envier la richesse de
    ceux qui ne le sont pas, on n’envie pas leur poste.
    C’est sur le fond de cette névrose que les gouvernements
    successifs peuvent encore déclarer la
    guerre au chômage, et prétendre livrer la « bataille
    de l’emploi » tandis que d’ex-cadres campent avec
    leurs portables dans les tentes de Médecins du
    monde sur les bords de la Seine. Quand les radiations
    massives de l’ANPE peinent à faire descendre
    le nombre des chômeurs au-dessous de deux millions
    malgré tous les trucages statistiques. Quand
    le RMI et le biz garantissent seuls, de l’avis même
    des renseignements généraux, contre une explosion
    sociale à tout moment possible. C’est l’économie
    psychique des Français autant que la stabilité
    politique du pays qui se joue dans le maintien de
    la fiction travailliste. »


    • Céphale Céphale 4 février 2010 15:28

      En France, on fait des pieds
      et des mains pour grimper dans la hiérarchie, mais
      on se flatte en privé de n’en ficher pas une.

      Cliché !

      En France on aime travailler quand on sait que ça sert à quelque chose de bien.

    • ddacoudre ddacoudre 4 février 2010 16:16

      bonjour olorin

      merci pour llien je suis allé lire

      La liberté
      n’est plus ce nom que l’on écrit sur les murs, suivi
      qu’il est, comme son ombre désormais, par celui
      de « sécurité ». Et la démocratie est de notoriété
      générale soluble dans les plus pures législations
      d’exception .

      heureusement que je me fais incinérer.

      cordialement.


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 4 février 2010 18:27

      Petit rappel à ddacoudre :

      Article II de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 :

      Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

      Quand l’état ne défend plus l’un de ces droits, c’est le début de la tyrannie.


    • ddacoudre ddacoudre 4 février 2010 19:44

      bonjour jesuisunhonnetehomme

      en excluant le débat philosophique, si les premiers français s’étaient appropriés le territoires, il a fallut la république pour les virer, la notion de propriété privé ne peut donc seulement être attaché à une superficie déterminé, mais a un concept, personne ne peu être dépossédé de son bien inaliénable qui est sa personne. si un seul français possédait le territoire sérieusement tu penses que les autres émigreraient,
      compte tenu du courage actuel ils redeviendrait cerfs. et de cela la constitution en préserve les individus, il faut donc seulement inverser le raisonnement, nul ne peut de son fait détenir le destin d’un autre. le fait d’aller travailler pour un tiers ne donne pas à ce dernier le droit de diriger l’existence de l’autre, d’où la création d’accord « librement » consenti, ce qui exclu qu’une partie l’impose a l’autre, sauf dans un rapport de maitre à esclave, mais je ne pense pas que les DDH incluent cela.

      cordialement.


    • Olorin 4 février 2010 23:14

      Petit rappel à je-suis-un-etc. : La revolution française, c’est les bourgeois qui ont gagné... D’ou la propriété. Le problème, c’est la propriété privée des moyen de production, le reste...


  • Olorin 4 février 2010 15:41

    D’accord avec vous, mais combien sont les postes qui permettent de travailler à quelque chose de bien (tout en mangeant à sa faim, cela va de soi) ? Assez peu finalement (vous allez me dire ça dépend du point de vue, et vous aurez raison...). En tout cas la proposition de la citation que vous retenez n’est pas contradictoire avec votre affirmation,
    Cordialement.


  • Olorin 4 février 2010 15:52

    Cela dit, c’est un très bon article


    • ddacoudre ddacoudre 4 février 2010 18:23

      bonjour chantecler

      merci de ton commentaire.

      dans un article il est difficile de ne pas faire de raccourcie, nous sommes toujours dans l’impossibilité de raconter la vie autrement.

      le combat que nous devons mener et celui que devraient mener nos hommes politiques, c’est celui contre leur croyance en un dogme que la compétition échelon naturel de la vie, ne peut qu’être la source de notre développement. si cela était vrai pourquoi les autres animaux qui sont habité des mêmes structures organiques ne seraient ’ils pas comme nous, il y a plusieurs raison mais une de fond c’est qu’il a fallut trouver une solution à notre concentration humaine destructrice des atavismes génétiques. c’est un peu compliqué, j’ai essayer de faire entre voir cela autravers d’un article « du rat jusqu’à moi », je te mets le lien
      http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=67081

      cordialement.


  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 4 février 2010 18:33

    Qu’est-ce qui justifie que certain travailleurs bénéficient du privilège d’un emploi garantie par la nation ?

    Je vais de nouveau citer la DDH : "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits."

    Quand certains ont un emploi protégé, au détriment des autres, cela est anticonstitutionnel, et anti-démocratique.

    Il n’y a aucune justification pour que des employés de la SNCF ou de l’Education Nationale, par exemple, bénéficient d’une garantie de l’emploi !

    Qu’apportent-ils de plus à la nation qu’un médecin, qu’un boulanger, qu’un artisan ???


    • ddacoudre ddacoudre 4 février 2010 19:20

      bonjour jesuisunhommelibre

      moi aussi je suis né librement enchaîné à ma matrice maternelle et culturelle comme tout le monde u jour je suis allé travaillé et de drôles d’hommes en surveillait d’autres, même quand ils allaient pisser, en 1967. j’ai compris comme toi que j’étais un homme libre alors j’ai revendiquer le droit d’aller pisser tout seul, et je ne vois pas pourquoi aujourd’hui cela serait devenu un privilège anti constitutionnel, et pour les riches qui se font porter le wc un droit ides naisses.

      tu devrais allez expliquer le DDH à Davos, ils sont très intéressé par la notion d’égalité, cela fait 400ans qu’ils ont développé le capitalisme pour la comptabiliser, mais dans leur modèle ils n’ont pas entré le signe « égaux », d’où le récurant problème.

      cordialement.


    • Olorin 4 février 2010 21:17

      C’est justement dans le corps de l’article... Il n’y a aucune raison que le medecin, le boulanger et l’artisan ne soient pas fonctionnaires également, avec un emploi garanti par la nation... ! Mais bon je suppose que vous préféreriez que l’on aligne tous les statuts vers le bas : comme ça tout le monde travaillera pour des intérêts privés, sans moyen de donner le moindre avis (la démocratie mon cul, aurai-je tendance à dire un peu vulgairement, car elle s’arrête aux pieds de l’entreprise : ils appellent ça la gouvernance, dans les entreprises privées, et il est vrai, dans le public aussi de plus en plus, le peu de démocratie y est supprimé petit à petit selon le même modèle que dans notre nouvelle ORTF revival, vous comprenez c’était indirectement le gouvernement qui nommait le Président de l’ORTF, alors, tant qu’à être cynique, autant le faire à fond, ; un exemple parmi d’autres : la réforme des universités ou le Président voit ses pouvoirs renforcés, où les notables régionaux sont de plus en plus représentés dans les Conseils d’Administrations, ainsi que dans les « fondations »). Et advienne que pourra... Une des différences essentielles entre un salarié du privé et du public (titulaire, bien sur), c’est que ce dernier, s’il n’est pas d’accord, peu ouvrir un minimum sa gueule (il ne peut être viré qu’en cas de faute, mais même tout ça, c’est en cours de modification, de toute manière...). Tandis qu’un salarié du privé (ou un contractuel/vacataire du public, et ils sont nombreux...) ne peut en général que dire, s’il veut avoir une chance de conserver, « oui m’ssieu, bien m’ssieu ». Sans compter qu’il y a plus de chance, en travaillant dans le public, de faire des trucs dont on a l’impression qu’ils servent à quelque chose que dans le privé. Sans généraliser non plus car un fonctionnaire, ça fonctionne, pour ainsi dire. ça obéit à des ordres aussi. Il y avait eu il y a quelques temps un sondage IPSOS dont il était ressorti que les trois-quarts des jeunes de 15 à 30 ans interrogés déclaraient « qu’ils aimeraient travailler dans la fonction publique s’ils en avaient l’opportunité ». Etrange non ? Quand on sait qu’il faut passer des concours ou, à par dans la police et l’armée, le taux de réussite est situé entre 0,1 et 15 %, que ces concours n’ont pas lieu tous les mois. Que dans la fonction publique d’Etat, il faut accepter le poste proposé quel qu’il soit et où qu’il soit en France ou attendre que le concours ait lieu à nouveau, il n’y a pas de 13e mois. Que la majorité des employés sont surdiplomés pour les postes qu’ils occupent (catégorie C, par exemple, payé au smic au début, avec la perspective d’arriver à 1400 EUROS en fin de carrière, niveau brevet des colleges. Parmi les personnes que je connais dans cette catégorie, et qui ont entre 25 et 40 ans, personne n’a un niveau d’études inférieur à bac+2, en moyenne bac+5, et certains ont bac+8 ! Sans parler du fait qu’ils font tous du boulot qualifié qui serait payé facilement le double dans le privé). Et comparez les salaires du public et du privé... Bien à vous M. l’hommelibrequiveutunecagepourtoutlemonde !


    • ddacoudre ddacoudre 4 février 2010 21:42

      re olorin

      en 99 j’ai écris ceci

      Cela limite toute la pensée pseudo libérale qui ne peut trouver son expression que dans une organisation collective. Elle y parvient en organisant la soumission économique par le revenu au travers d’entités « totalitaires » (entreprises) nées du vocable liberté, de la liberté d’entreprendre, des hommes qui rêvaient d’être roi à la place du roi.

      Cette soumission hégémonique ne cessera que lorsque le système actuel entrera en concurrence avec un autre, faute de le comprendre, pour se réformer.

      Ce que j’ai trouvé de merveilleux dans le libéralisme, c’est qu’il s’arrête aux portes de l’entreprise, où il y fait l’apologie du despotisme au nom de la propriété privée.

      Il entretient la confusion que tout propriétaire qui, s’il dispose à sa convenance de son bien, croit qu’il dispose également de la même manière des personnes qu’il emploie (d’où le code du travail).


      cordialement.


  • olivier cabanel olivier cabanel 4 février 2010 19:16

    ddacoudre,
    merci pour cet article percutant, et vrai,
    il a généré des commentaires du même niveau,
    très bon travail,
    à+
     smiley


  • Salade75 4 février 2010 19:55

    Je partage vos analyses, sauf sur un point : vous rejetez la responsabilité de la situation sur les gouvernements et les pleutres du privé (je suppose que vous n’insinuez pas que les fonctionnaires se tirent aussi une balle dans le pied).

    Or je pense que vous oubliez 2 composantes : les syndicats et justement les fonctionnaires eux mêmes !.

    Dans les années 60/70, chaque combat, mené individuellement ou collectivement, amenait un gain pour tous. Il y avait des grèves locales ou générales, qui aboutissaient tôt ou tard sur des avancées sociales générales.
    Puis le contexte a changé. Le chômage a touché ceux que vous appelez les veules et les rêves créés par les « utopies » ont disparus avec elles.
    Ni les Syndicats, ni les Fonctionnaires (SF) n’ont compris la terreur créée par cette nouvelle situation, ni les chantages faits aux « veules » pour qu’ils arrêtent les combats. Tous « protégés » par leur statut, les SF n’étaient pas concernés !
    Si les luttes des SF s’était focalisée sur les combats « pour tous », ou au moins la défense collective des acquis (vous conviendrez j’espère qu’il est plus facile de faire grève quand on ne risque ni son emploi, ni son augmentation, ni son évolution statutaire), les autres auraient pu se sentir soutenus et revenir dans la lutte.
    Mais les SF ont continué sur des combats de progrès social ciblés dont maintenant ils devenaient les seuls bénéficiaires.
    Chaque victoire des SF était alors vécue par les non SF comme une défaite ou un déclassement social.
    Les gouvernants et libéraux ont eux bien compris la fracture, et se sont jetés dedans pour effectivement transformer une nation unie dans le progrès en micro groupes aux intérêts divergeants : diviser pour régner !
    Contrairement à vous, je pense donc que le manque de clairvoyance des syndicats et des fonctionnaires a été le tapis rouge présenté aux libéraux pour casser l’unité sociale, et maintenant démanteler les acquis qu’elle avait su générer.
    Et que tant que les positions des SF resteront figées, le démantèlement se poursuivra pour le grand profit des actionnaires, et les beaux hochets des politiques.


    • ddacoudre ddacoudre 4 février 2010 21:30

      bonjour Salade75

      j’ai compris. je ne cherche pas à déterminer des responsabilités. 70% des hommes suivent la blouse blanche, 30% la conteste, c’est le rapport qui organise notre société (milgram). donc pas question pour moi de mépriser qui que ce soi.

      le syndicalisme a suivit également l’évolution de l’esprit de ceux qui le composent, tous comme les partis politique et les esprit de chacun de nous celui de l’environnement qui l’influence.

      j’ai vu les salarié quitter les réunions pour aller voir la télé, puis pour vaquer a leur occupations puis conduire leurs enfants à ceci ou cela. je les ai accompagner dans leur lutte, puis je les ai vu les abandonner parce que ils avaient des traites de fin de mois qui tombaient, et il ne pouvaient plus perdre de l’argent (d’où la demande de payement des journées de grêves et, d’où l’opposition des pouvoirs qui ont convaincu l’opinion publique que ce n’était pas normal de les rémunérer, il me semble que cela coule de source pour eux, moins pour l’opinion qui est composé de salariés qui se démunissaient ainsi d’un moyen d’action, à trop écouter les faiseurs d’opinion à la télé. je crois que cet élément manquait à ta réflexion.

      ensuite il ont cru que les syndicats était ces héros de bandes dessiné qui vont affronter les pouvoir et qu’a la seule vu de leur habit ils tremblent. petit a petit ils ont abandonné l’idée que leur force venaient de leur cohésion de leur solidarité. il est vrait que l’individualisme instauré par l’augmentation au mérite n’y concourait pas. puis ils ont fini par croire que la carte syndicale était une assurance tous risques, une carte commerciale, comme celles des magasins et que les syndicats ils vendaient des avantages sociaux.

      à ma connaissance aucun responsable syndical n’est dupe de la réalité mais ils doivent faire avec ce que veulent donner les salariés, j’ai suffisamment manifesté seul sous une banderole pur savoir que cela ne sert a rien d’autre qu’a dire que l’on est toujours là.

      en 1994 les fonctionnaires ont manqué leur fraternisation avec le privé, je ne t’explique pas pourquoi ce serait long, ce n’est pas une raison une raison pour penser qu’ils ont présenté un tapis rouge aux libéraux, je dirais plutôt que depuis 84 certains avaient pris cette voie là qu’il ont confirmé en 1994.

      ceci ne justifie pas même si c’était difficile de crier avec eux pour descendre la fonction publique, sauf que l’espérance était passé du syndicalisme au politique.

      le résultat de cette espérance nous le vivons, les français ne crois plus qu’en eux à 82%, c’est édifiant, la conséquence est qu’ils se font rouler dans la farine et il continuent toujours a dire qu’ils sont meilleurs seul, et s’apprétent à revoter pour ceux qui les ont amené là où ils en sont, je veux bien, au dernier sondage ils ne sont pas prêt a faire une action pour se défendre à 72%, que veux tu que j’en conclu que ce sont des lions.

      merci pour ton commentaire cordialement.


  • zelectron zelectron 5 février 2010 10:07

    @DDacoudre
    La propriété « inaliénable » dans ses excès amène à l’aliénation. C’est une perversion de l’esprit qui a présidé à l’élaboration de la déclaration « UDDDLHEC » indépendamment du fait inique de l’oubli du mot et concept devoir.


    • ddacoudre ddacoudre 5 février 2010 13:41

      bonjour zelectron

      le mot devoir se retrouve dans l’esprit du libéralisme au travers de l’axiome de Locke.

      c’est la faculté de l’altruisme.la conscience de l’autre impose des devoirs, nous sommes d’accord

      cordialement.


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