mardi 18 août - par Christophe

Les systèmes de défense aérienne ukrainienne : une plaie béante dans le dispositif de défense

Récemment j'ai lu un article qui parlait et faisait quasiment les éloges de la performance du système Patriot. J'ai aussi lu les propos de Zelensky qui réclame à corps et à cri des missiles Patriot. Pourquoi quand on sait quelles sont les données des systèmes déployés en Ukraine ?

L'approche de consommation des contre mesures

Dans une interview à CNN en août 2026, le président Zelensky a déclaré que l'Ukraine possède désormais suffisamment de missiles intercepteurs Patriot pour représenter environ 1% du stock actuel des États-Unis, stock qui aurait été réduit en raison de la guerre avec l'Iran.

Cependant, Zelensky a profité de l'interview pour exhorter les États-Unis à vendre à l'Ukraine les 5% restants de son stock de missiles Patriot, ce qui, selon lui, suffirait à aider l'Ukraine à passer l'hiver.

Le dirigeant ukrainien a ajouté que 10% de l'arsenal de missiles américain permettraient à l'Ukraine d'abattre tout missile balistique russe pointé vers le pays.

Mais ces chiffres deviennent rapidement peu fiables lorsqu'on les examine de plus près.

Combien de missiles possèdent les États-Unis, et que veut Zelensky ?

Le nombre total de missiles intercepteurs Patriot actuellement en possession des États-Unis est classifié, mais les estimations les plus récentes l'évaluent à environ 800, après que les États-Unis auraient utilisé environ 65 % de leur stock total dans la guerre contre l'Iran.

Ainsi, la proposition de Zelensky de transférer 10 % équivaudrait à environ 80 missiles intercepteurs Patriot. Ce nombre paraît important, jusqu'à ce qu'on le compare à la fréquence à laquelle l'Ukraine les a déjà utilisés.

Le conseiller de Zelensky, Dmytro Lytvyn, a déclaré au New York Times que l'Ukraine avait reçu et utilisé environ 600 missiles Patriot au cours des quatre dernières années.

De plus, la vitesse de lancement des missiles balistiques russes doit également être prise en compte.

Zelensky affirme que la Russie tire combien de missiles sur l'Ukraine ?

Zelensky lui-même a déclaré à Axios fin juillet 2026 que la Russie lançait de 30 à 40 missiles balistiques lors de chaque frappe majeure, à une fréquence de 3 à 5 fois par mois.

Les 5 et 6 juillet, la Russie aurait lancé 29 missiles balistiques ou missiles à grande vitesse similaires lors d'une attaque concentrée contre l'Ukraine.

L'Ukraine n'a intercepté aucun missile, et les responsables ukrainiens attribuent cela à un manque de missiles intercepteurs.

Moins de deux semaines plus tard, la Russie aurait lancé 25 missiles balistiques Iskander-M/9K720 et 10 missiles Zircon ainsi que d'autres vecteurs comme des drones et des missiles subsoniques lors d'une autre attaque visant principalement la capitale Kiev.

L'Ukraine affirme avoir intercepté 17 missiles Iskander/Zircon.

Les calculs de Zelensky concernant les missiles sont-ils raisonnables ?

Même en supposant, de manière extrêmement optimiste, que chaque missile intercepteur Patriot détruise un missile balistique entrant, 80 missiles intercepteurs ne suffiraient qu'à détruire 80 cibles.

Avec un rythme de 30 à 40 missiles balistiques par frappe majeure, comme l'a déclaré Zelensky, ce nombre serait suffisant pour environ deux attaques à grande échelle – en supposant encore une fois que chaque missile intercepteur atteigne sa cible.

La doctrine de défense américaine et de l'OTAN prévoit le lancement de 2 à 4 missiles intercepteurs Patriot pour contrer chaque missile entrant.

L'affirmation de Zelensky selon laquelle une attaque russe comprendrait de 30 à 40 missiles balistiques signifie donc que l'Ukraine pourrait devoir utiliser jusqu'à 80 missiles intercepteurs – soit 10 % du nombre estimé de missiles intercepteurs aux États-Unis – pour une seule attaque.

Trois à cinq attaques de ce type par mois, impliquant chacune de 30 à 40 missiles balistiques, équivaudraient à environ 90 à 200 missiles balistiques lancés chaque mois.

Même avec un taux de réussite de 100 %, 80 missiles intercepteurs Patriot ne peuvent pas tous les détruire.

Avec un ratio d'interception de 1:1, 80 systèmes Patriot couvriront 80 cibles volantes. Avec un ratio de 2:1, ils couvriront 40 cibles. Avec un ratio de 3:1, environ 27 cibles.

En résumé, qu'est-ce que cela signifie ?

Il est possible que Zelensky fonde son estimation du stock de missiles américains sur une hypothèse différente, ou que la production américaine fournisse un approvisionnement récurrent à l'avenir plutôt qu'un événement ponctuel.

Il se pourrait aussi que l'utilisation par le président ukrainien de l'expression « tout détruire » ne soit qu'un autre exemple de sa rhétorique habituelle plutôt qu'une affirmation littérale selon laquelle l'Ukraine peut intercepter tous les missiles balistiques lancés par la Russie.

Cela conduit à deux explications possibles.

Soit Zelensky utilise ses propres techniques de manipulation médiatique pour simplifier ou exagérer délibérément les chiffres afin de renforcer son argument en faveur de la poursuite de l'épuisement des réserves américaines ; soit son évaluation de la durée de vie de ces réserves est totalement erronée.

Que conclure ?

Cette approche basée sur le principe d'un manque évident de contre mesures fournies par l'occident serait la cause première du défaut d'interception actuel. Cependant, en recherchant bien les causes profondes, s'il faut admettre que le manque de contre mesures peut expliquer l'incapacité de l'Ukraine à se défendre, elle masque d'autres réalités peu glorieuses pour les systèmes anti aériens occidentaux.

Les données statistiques des systèmes anti aériens occidentaux

Il m'a fallu analyser pas mal de données militaires ces derniers temps pour réaliser une étude qui repose principalement sur les éléments documentés, cette démarche est beaucoup plus difficile pour les systèmes de défense russes qui sont suivis principalement par l'armée russe que pour les systèmes occidentaux qui disposent aujourd'hui de plus de sources. J'ai donc exploité et recoupé les données du RUSI, CSIS, KAS Ukraine Air War Monitor, ISIS, ISW, NASA FIRMS, Dragon Capital, Ukrainska Pravda, GeoConfirmed, Astra ; uniquement des sources non russes.

Toute tentative de dresser un bilan des frappes aériennes dans le conflit russo-ukrainien, encore en cours, se heurte d'entrée à un ensemble de biais structurels qui rendent impossible l’établissement de statistiques certaines. Il convient d’en exposer clairement la nature avant toute interprétation des données disponibles.

Les biais des sources officielles

Les deux belligérants mentent et c’est structurel. L’Ukraine publie quotidiennement des statistiques d’interception détaillées par type de vecteur, donnant une apparence de transparence. En réalité, ces données sont produites dans un contexte où Kiev a un intérêt stratégique à démontrer l’efficacité de ses systèmes de défense auprès de ses donateurs occidentaux, ce qui crée un biais structurel vers la surestimation. La Russie, pour sa part, ne publie que le nombre de vecteurs ukrainiens qu’elle revendique avoir abattus, sans distinguer les types, sans publier de taux global et en attribuant parfois certains dommages subis aux débris de drones plutôt qu’aux frappes elles-mêmes.

Ces biais sont inverses mais symétriques : chaque camp gonfle ses succès défensifs et minimise les impacts reçus. Les estimations indépendantes (RUSI, CSIS) suggèrent que les taux d’interception ukrainiens sont probablement surévalués d’environ 10 à 25 points selon les périodes et les types de vecteurs.

Le problème des leurres

L’Ukraine détruit entre 80 et 90 % des drones russes. Ce chiffre est trompeur. Depuis 2024, environ 38 à 40 % des vecteurs lancés par la Russie sont des leurres Gerbera et Italmas, de simples structures en mousse de polystyrène conçus pour saturer et dévoiler les défenses. Un leurre détruit est comptabilisé comme une interception réussie, ce qui n’est pas faux en soit mais cela gonfle artificiellement les taux globaux de 10 à 15 points.

La confusion entre interception et suppression électronique

Les deux parties comptent comme interception les vecteurs disparus des radars sans impact constaté. Ce phénomène, qui recouvre aussi bien les pannes, les déroutes par brouillage, les plongers hors zone ou les destructions réelles, représente environ 5 à 10 % des vecteurs de chaque salve. Ces suppressions par guerre électronique ne correspondent pas nécessairement à une destruction physique du vecteur.

La densité de défense et la distance parcourue

Un facteur essentiel, souvent oublié dans les analyses statistiques globales est que les taux d’interception dépendent énormément de la densité de défense rencontrée. Un drone traversant les zones frontalières de Belgorod ne fait pas face aux mêmes niveaux de défense qu’un missile visant le cœur de Kyiv ou de Moscou. Plus un vecteur doit parcourir de distance en territoire ennemi, plus il s’expose à des couches successives de radars, missiles sol-air, drones intercepteurs, guerre électronique et plus le risque cumulatif d’interception augmente. Les frappes profondes ne sont donc pas nécessairement plus faciles à intercepter en raison de la seule distance, mais parce qu’elles traversent potentiellement davantage de dispositifs défensifs superposés même si les belligérants essaient au maximum d’éviter ces zones.

De même, le nombre de vecteur attaquant simultanément un même secteur est impactant car si ce nombre est suffisamment important il peut amener à une saturation locale des défenses et donc à une chute ponctuelle des taux d’interception.

La pénurie de munitions anti-aériennes

Les taux d’interception ne sont pas seulement une fonction de la technologie ou du type de vecteur. Ils dépendent aussi et parfois surtout des stocks de munitions disponibles. En janvier 2026, le taux d’interception des missiles par l’Ukraine chute à seulement 36 %, contre une moyenne historique de 60 %. La cause est directe : une pénurie sévère de missiles PAC-3 MSE dans les batteries Patriot. Inversement, certaines semaines de mars 2026 affichent 89 % grâce à un réapprovisionnement.

L'asymétrie informationnelle

La Russie dispose depuis avril 2026 d’une loi interdisant la publication de photos ou vidéos de frappes ukrainiennes mais elle est massivement ignorée par les canaux Telegram civils indépendants (Astra, Baza, Mediazona), qui documentent en quasi-temps réel les incendies et impacts. Cette culture du témoignage spontané produit paradoxalement une documentation abondante des frappes sur le sol russe. L’Ukraine, à l’inverse, applique une discipline informationnelle stricte (article 114-2 du Code criminel, jusqu’à 12 ans de prison), et ne montre que ce qu’elle choisit de montrer. Les taux d’interception ukrainiens sont donc issus d’une source unique, Kiev, quand les impacts sur le sol russe sont, eux, partiellement vérifiables via des sources indépendantes.

Analyse des frappes russes sur l'Ukraine

Approche globale

Sur l’année 2025, la Russie a lancé environ 56 700 vecteurs aériens contre l’Ukraine, dont 96 % de drones. Cette proportion reflète la stratégie d’érosion asymétrique adoptée par les deux belligérants : substituer des drones à bas coût (20 000 à 50 000 dollars) aux missiles de croisiere ou balistiques (300 000 à plusieurs millions de dollars), tirant parti d’un différentiel de coût entre l’attaquant et le défenseur.

En 2026, cette tendance s’est accentuée : mars 2026 a établi un record mensuel avec 6 462 drones russes lancés, dépassé dès avril (6 663), puis en mai avec 9 418 drones, ce sont les ukrainiens qui dépassent le nombre de lancement de drone des russes.

Les vecteurs lents : drones Geran-2 et leurres Gerbera

Le Geran-2 (dérivé du Shahed-136 iranien) constitue le vecteur de masse de la campagne russe. Il vole à environ 180–200 km/h à une faible altitude, son moteur à piston sans silencieux est bruyant et facilement identifiable acoustiquement. Ces caractéristiques en font une cible relativement facile à intercepter par des systèmes divers : missiles courte portée, drones intercepteurs ukrainiens (qui représentaient environ 70 % des destructions de Geran en janvier 2026), groupes de feu mobiles, ou même armement léger. Le taux d’interception déclaré oscille entre 80 et 98 % selon les mois.

Ce taux doit être corrigé du biais des leurres. Les Gerbera, Italmas et Parodya, leurres en mousse imitant le profil radar et acoustique du Geran-2, représentent environ 38 à 40 % des lancements. Comme leur destruction est comptabilisée de la même façon que celle d’un vrai Geran, les taux globaux sont artificiellement gonflés d’environ 10 à 15 points. Si l’on isole les drones réels des leurres, le taux réel d’interception des Geran est probablement dans une fourchette de 75 à 82 %.

Les missiles de croisière subsoniques : KH-101, Kalibr, KH-59

Les missiles de croisiere russes, KH-101/555, Kalibr 3M-14, KH-59/69, volent entre 700 et 900 km/h, avec un profil de vol à basse altitude. Les systèmes Patriot, les systèmes Iris-T et les F-16 ukrainiens se sont montrés efficaces contre ces vecteurs, ce dernier permettant d’intercepter jusqu’à six missiles de croisiere par sortie selon la Force aérienne ukrainienne en janvier 2025. Le taux d’interception déclaré se situe entre 70 et 93 % selon les périodes, avec un pic en août 2025 où 93 % des missiles de croisiere auraient été abattus.

Les missiles de croisières supersoniques : KH-22 et KH-32

Ce sont les missiles quasiment innarêtables dans le conflit ukrainien. Le KH-22 et KH-32 (sa version améliorée), tiré depuis les Tu-22M3, représente le cas le plus extrême des difficultés des systèmes anti-aériens occidentaux. Comme l'a indiqué un spécialiste de ce type d'analyse au journal La Vigie en mai 2026, entre 2022 et août 2024, seulement 2 missiles de ce type ont été interceptés sur 362 tirs, soit un taux d'interception de 0,55 %. En 2025, aucune amélioration significative n’est documentée, avec au mieux 3 à 5 interceptions sur 60 à 80 tirs (1 à 4% de taux d'interception). Son profil de vol, montée à 40 km d’altitude suivie d’un piqué terminal à Mach 4,1, excède les capacités d’engagement de la très grande majorité des systèmes déployés en Ukraine.

Les missiles balistiques  : Iskander-M et le KH-23 coréen

Ce missile a été assez bien intercepté à hauteur de 24% jusqu'en septembre 2025. Mais depuis l'introduction d'une modification russe sur l'Iskander-M, le taux d'interception est tombé à 6%. La nouvelle manoeuvre terminale introduite (plongeon abrupt et virages latéraux en phase terminale) réduit la fenêtre d’engagement du PAC-3 MSE, ce dernier ne disposant pas des 10 secondes de trajectoire stable.

Les missiles hypersoniques : Kinzhal et Zirkon

Les revendications d’interception du Kinzhal KH-47M2 et du Zirkon 3M-22 doivent être traitées avec un scepticisme méthodique. Aucun débris identifiable comme appartenant spécifiquement au Kinzhal n’a été rendu public, contrairement aux fragments d’Iskander-M, de KN-23, de KH-101 ou de Gerbera qui sont régulièrement photographiés.

Pour le Zirkon, les éléments physiques invalident l’argument de la décélération terminale pour justifier une interception par un système Patriot : les images de vol montrent une génération de plasma visible, caractéristique d’un objet volant à Mach 8 à 10 minimum ; et les données empiriques (580 km couverts en 3 minutes en mars 2024) confirment une vitesse moyenne de Mach 9,4 sur l’ensemble du trajet. Une décélération à Mach 2–2,5 en phase terminale représenterait une perte de 80 % d’énergie cinétique en quelques secondes, incompatible avec un engin à propulsion active. L’explication de la décélération terminale s’apparente plutôt à une justification rétrospective pour revendiquer les taux d’interception du Zirkon.

Pour ces deux missiles le taux d'interception est de 0%.

Bilan des taux d'interception

En fait les données corrigées des biais ukrainiens permettent d'établir des taux d'interception qui sont plus proches de la réalité.

Le taux d'interception des leurres est de 90%, celui des drones Geran-2 est entre 75 et 82%, celui des missiles de croisière subsoniques est entre 68 et 75%, celui des missiles de croisières supersoniques est entre 0,5 et 3%, celui des missiles balistiques est de 6% aujourd'hui et depuis des mois, celui des missiels hypersoniques est de 0%.

Les sytèmes anti-aériens occidentaux ont, depuis fin 2025, des taux d'interception plus que médiocre. Un rapport du Pentagone soulignait la chute du taux d'interception du système Patriot de 24 à 6% comme un évènement critique. Les taux d'interception ukrainiens sont principalement et artificiellement gonflés par les interceptions de drones et surtout de drones leurres.

Si on compare avec les systèmes anti-aériens russe, puisqu'on entend souvent que nous avons la supériorité technologique, nous trouvons les mêmes données pour les drones, les leurres et les missiles de croisière subsoniques. L'évolution russe la plus marquante reste les interceptions des Sclap EG / Storm Shadow qui en 2023 était aux environ de 20% et est passé depuis 2024 à 60%. Par contre pour les autes missiles, les système S300, S350 et S400 permettent des taux d'interception supérieurs aux systèmes occidentaux ne descendant pour aucun type de missile en dessous de 60% de taux d'interception. Il faut donc croire que la supériorité technologique donne un désavantage sur les terrains d'opération.

Conclusion

La question qui vient à l'esprit consiste à savoir pourquoi Zelensky insiste à ce point sur l'accroissement de son stock de missiles Patriot sachant que le système est très loin d'être performant, même s'il l'est pour les drones et missiles subsoniques, il est totalement dépassé par les missiles supersoniques et hypersoniques et il a récemment été dépassé aussi par les missiles balistiques. Avec des taux inférieurs à 6% pour ces trois types de missiles l'Ukraine va souffrir le martyre durant l'hiver qui s'annonce. Il n'est pas hasardeux que la Russie ait augmenté sa capacité de production des Iskander, des KH-32 et le rétrofit 22 vers 32, ainsi que la production des missiles hypersoniques.

Concernant les propos de Zelensky qui dit pouvoir détruire l'ensemble des missiles russes avec 10% du stock américain, la question qui se pose est de savoir comment il compte faire avec de tels niveaux d'interception.



7 réactions


  • Com une outre 19 août 09:56

    Article intéressant bien qu’on ne puisse avoir aucune confiance en les chiffres ukrainiens et UE, où le mensonge est une règle encore plus qu’en Russie. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a aucun intérêt à poursuivre cette guerre, si ce n’est pour protéger et faire perdurer des magouilles criminalo-financières de l’UE. Le reste des discours européens, c’est du vent destiné à faire avaler comme règle un capitalisme de connivence amoral instauré progressivement comme norme au sein de l’UE. Dans un but d’enrichissement d’une certaine « élite » au détriment (et aux frais) de tous les autres dont le sort leur importe bien peu.


  • Christophe 19 août 12:36

    Bonjour, les chiffres émanent de structures occidentales d’analyse des conflits en écartant les documents réalisés par des ukrainiens (il y a des rédacteurs de rapports ukrainiens au RUSI par exemple, l’objectivité tant des russes que des ukrainiens est soumise à caution).

    Ces données permettent de réaliser que in fine la population ukrainienne n’est pas du tout protégée contre ce fléau que sont les missiles.

    Aujourd’hui on entend l’Ukraine parler de taux d’interception global mais cela n’a aucun sens.

    En englobant les interceptions des drones leurres (90%) et des drones (85%) dont le nombre représente quasiment 85 à 90% des salves d’attaques aériennes cela fausse totalement la capacité de l’Ukraine à se défendre. A savoir que les drones kamikazes ont une charge d’environ 10/12 kg alors qu’un missile balistique dispose d’une charge de 700 à 800 kg. Il faut 80 drones coordonnées sur un même point pour faire approximativement les mêmes dégâts.

    Donc en effet, la question se pose à savoir si les dirigeants politiques européens, américains et ukrainiens considèrent la vie humaine comme importante car dans les faits ce ne peut être le cas.


  • Qactus.fr

    Le mystère entourant les disparitions et la mort de plusieurs scientifiques éminents du Sud-Ouest ne faisait que s’approfondir.

    Melissa Casias, qui travaillait au Los Alamos National Laboratory, a disparu en juin 2025 après avoir quitté son domicile sans avoir pris son téléphone, ses clés ni sa pièce d’identité un schéma observé dans de nombreuses autres disparitions.

    Presque un an après sa disparition, apparemment sans laisser de trace, ses restes squelettiques furent découverts.

    Aujourd’hui, les résultats de l’autopsie de Melissa ont été rendus publics et ils soulèvent plus de questions que de réponses. Traduction du X :

    L’autopsie révèle de nouveaux détails glaçants dans la mort mystérieuse d’un scientifique disparu retrouvé squelettiquement dans les bois

    L’autopsie note qu’une blessure par balle a été trouvée dans le crâne de Melissa.

    Mais, malgré cela, le médecin légiste a jugé sa manière de mourir « indéterminée ».

    Une source des forces de l’ordre qui a parlé au Daily Mail a expliqué que l’emplacement de la blessure par balle est incompatible avec un suicide.

    Il croit qu’elle a été assassinée.

    Plus d’informations du Daily Mail :

    Les autorités ont révélé que Melissa Casias, dont le corps a été découvert le 28 mai, a été blessée par balle à la tête au moment ou autour de sa mort, mais il reste incertain s’il s’agissait d’un meurtre ou d’un suicide. Son corps a été retrouvé bien après sa mort.

    Casias, assistante administrative au Laboratoire national de Los Alamos, a disparu sans laisser de trace le 26 juin 2025 après être sortie étrangement de chez elle sans aucune pièce d’identité, clé ni moyen de la contacter.

    Ses restes squelettiques ont été découverts 11 mois plus tard dans la forêt nationale de Carson, adossés à un arbre, un pistolet près du corps.

    L’autopsie officielle a indiqué que Casias avait été touchée à la base du crâne, la balle passant par le côté gauche de sa tête. Cependant, le Bureau de l’enquêteur médical n’a pas pu dire si c’est cette blessure qui a tué le jeune homme de 53 ans.

    En raison de la quantité de décomposition des restes de Casias lors de sa retrouvée, le médecin légiste n’a pu que dire que le coup de feu a eu lieu « périmortem », c’est-à-dire qu’il a eu lieu autour de son décès mais n’en était peut-être pas la cause réelle.

    Le rapport du médecin légiste a ajouté que la main gauche et la jambe gauche de la femme ont toutes deux été retrouvées à environ 6 mètres du corps et montraient des signes d’attaque par la faune sauvage qui a probablement fouillé les restes après leur mort.

    Bien que le médecin légiste n’ait pas pu dire si la mort de Casias était un suicide ou un acte criminel, une source anonyme des forces de l’ordre a déclaré au Daily Mail que les nouveaux détails de l’affaire pointent vers un meurtre.

    L’autopsie nouvellement publiée a noté que la balle a été tirée sur le côté droit de la base crânienne de Casias, touchant le bas du crâne près du grand trou où la moelle épinière se connecte au cerveau.

    Elle a également endommagé l’os du cou le plus haut, appelé vertèbre C1, avant de sortir par le côté gauche de la tête, par la partie plate et fine de la tempe.

    « Il n’y a aucune chance que ce soit un suicide, pas sous cet angle », a affirmé la source des forces de l’ordre, notant la position rapportée de la balle lorsqu’elle est entrée dans le crâne de Casias.


  • Eric F Eric F 21 août 10:14

    Chapeau pour ce travail d’investigation, alors que nos média d’info ne font que reprendre superficiellement les déclarations officielles.
    La conclusion est que la capacité d’attaque de missiles dépasse de loin la capacité d’interception. Zelensky fait des pieds et des mains pour en obtenir un maximum, mais les capacités de production de Patriot ne seraient encore pas suffisantes pour les besoins réels, et les Yankees doivent déjà reconstituer leurs stocks.

    Un autre aspect, c’est que la taille du territoire devient un handicap dans ce contexte. Israël qui est très « compact » a pu se protéger par d’un dome de fer -pas totalement étanche, mais le plus dense du monde-, mais la même densité est impossible en Ukraine ...et moins encore dans l’immense Russie, d’où la vulnérabilité face aux missiles et aussi aux essaims de drones à longue portée (le terme « drone » recouvre désormais parfois des quasi missiles de croisière autonomes à réaction, on est loin des mini engins du terme originel)


  • Christophe 21 août 14:34

    Merci.

    Pour les drones cela dépend en fait. Les kamikazes restent très peu dotés en charge explosive ; les longues portée ont une charge de 50 kg environ maximum, loin des 700 à 800 kg des missiles balistiques.

    Par contre pour les drones avec systèmes d’arme, semble-t-il peu utilisés en Ukraine, comme le S-70 Okhotnik russe, le port de puissance de feu est énorme environ 2,8 tonnes de missiles soit une charge explosive de 1,1 à 1,4 tonnes.

    Mais vu le rapport de puissance par rapport au risque il vaut mieux sur le terrain ukrainien envoyer des missiles balistiques.


    • pemile pemile 21 août 14:52

      @Christophe « Par contre pour les drones avec systèmes d’arme, semble-t-il peu utilisés en Ukraine, comme le S-70 Okhotnik russe »

      Pourquoi ça ?

      Le 5 octobre 2024, durant la guerre russo-ukrainienne, un Soukhoï S-70 Okhotnik a été abattu par un avion de chasse russe avec un missile air-air à une quinzaine de kilomètres derrière les lignes de front ukrainiennes à Kostiantynivka. Cette manœuvre a été sans doute effectuée par les russes à la suite de la perte de contrôle du drone dans l’espoir qu’il ne tombe dans les mains ukrainiennes (ce qui ne s’est pas produit, sa chute ayant eu lieu sur le territoire sous contrôle ukrainien). La Russie tire ensuite un missile Iskander sur le lieu du crash afin de détruire l’épave, mais les forces ukrainiennes l’avaient déjà déplacée.

      Une analyse des débris montre que plusieurs composants technologiques occidentaux sont intégrés dans l’appareil


  • pemile pemile 21 août 14:48

    @Christophe «  Pour ces deux missiles le taux d’interception est de 0% »

    Ça ose tout ! smiley


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